Lactalis a annoncé mercredi le lancement d’un vaste rappel de lait infantile en France et dans de nombreux pays à travers le monde dont la Chine, l’Australie et le Mexique, s’ajoutant à plusieurs rappels lancés par d’autres fabricants ces dernières semaines.Les rappels de Lactalis sont motivés par la présence potentielle de “céréulide”, une substance d’origine bactérienne susceptible de provoquer diarrhées et vomissements, souligne Lactalis dans un communiqué. En France métropolitaine, c’est la marque Picot qui est concernée. Les six lots en question sont des pots nommés “Picot Nutrition Quotidienne 1er âge” dans les formats 400, 800 et 850 grammes d’une part, des pots “Picot Nutrition Quotidienne 2e âge” dans les formats 800 et 850 grammes, ainsi que le “Picot AR 2e âge” au format 800 grammes.Ces lots sont disponibles en réseau pharmaceutique et en grande distribution. Seize autres pays sont concernés: l’Australie, le Chili, la Chine, la Colombie, le Congo, l’Équateur, l’Espagne, Madagascar, le Mexique, l’Ouzbékistan, le Pérou, la Géorgie, la Grèce, le Koweït, la République Tchèque et Taïwan, a précisé une porte-parole à l’AFP, qui a également mentionné la Polynésie française.Pour tous ces pays, il s’agit de “quelques lots”, a souligné la même source, sans être en mesure de tous les détailler dans l’immédiat. – Un “fournisseur international” -“C’est un fournisseur international qui propose de l’ARA”, une molécule rentrant dans la composition de certains laits infantiles, qui est en cause, a précisé Lactalis à l’AFP, sans toutefois souhaiter communiquer le nom du fournisseur en question. Le groupe a néanmoins précisé que ce fournisseur était distribué par un grossiste européen “avec qui travaille Lactalis”. Ce rappel fait suite à une alerte de l’association Alliance 7, qui réunit des syndicats des métiers de l’épicerie et de la nutrition spécialisée, a expliqué Lactalis à l’AFP. Si les premières analyses ont “donné des résultats conformes”, les analyses complémentaires “menées sur le produit reconstitué”, c’est-à-dire le biberon préparé, ont “révélé la présence de céréulide”, ce qui conduit Lactalis, “par précaution”, à procéder à ce rappel, détaille le géant laitier. “Nous avons pleinement conscience que cette information peut susciter de l’inquiétude parmi les parents de jeunes enfants”, note le groupe dans son communiqué, précisant qu’à “ce stade, aucune réclamation ni aucun signalement liés à la consommation de ces produits n’ont été rapportés par les autorités françaises”. Le secteur laitier est secoué ces dernières semaines par des rappels de produits de laits infantiles dans le monde entier, avec pour cause la présence potentielle de céréulide. L’agence alimentaire de Singapour a annoncé le 17 janvier dans un communiqué le rappel de laits infantiles Dumex, une marque de nutrition pour bébés rachetée en 2022 par Danone. Selon l’entreprise, seules “quelques palettes” de Dumex 1er âge ont été bloquées à la demande des autorités singapouriennes, ce qui signifie que les lots concernés n’était pas encore en magasin.- Excuses de Nestlé -Début janvier, plusieurs des filiales de Nestlé en Europe, notamment en Allemagne, en Italie, en Suède et en France, avaient annoncé un rappel volontaire de certains lots de produits, commercialisés sous des noms différents selon les pays. Ces procédures concernent désormais une soixantaine de pays, dont la France, et le patron de Nestlé, Philipp Navratil, a présenté des excuses mi-janvier alors que le groupe est accusé par certaines ONG d’avoir tardé à prendre des mesures. Selon l’association Foodwatch, le fournisseur de l’acide arachidonique incriminé pour Nestlé est basé en Chine, mais l’association relève qu’il y a peu de fournisseurs au monde pour cette substance, très réglementée en Europe. Interrogé par l’AFP, Lactalis a affirmé qu’il n’était pas en mesure de dire s’il s’agit du même fournisseur. Foodwatch a annoncé mercredi qu’elle allait porter plainte contre X pour “faire la lumière” sur ces rappels. Les autorités sanitaires françaises ont annoncé mardi que des investigations étaient en cours après le décès d’un bébé ayant consommé du lait infantile produit par Nestlé et concerné par un vaste rappel, sans qu’il soit possible à ce stade d’établir un lien direct.Contactées mercredi au sujet du rappel Lactalis et celui de Danone, elles n’avaient pas répondu dans l’immédiat.Depuis début janvier, trois rappels concernant des laits infantiles ont été effectués en France, selon la base de données des rappels de consommation du ministère de l’Economie. Une fréquence qui tranche avec la rareté des rappels les années précédentes: un en 2025, zéro en 2024.
Lactalis a annoncé mercredi le lancement d’un vaste rappel de lait infantile en France et dans de nombreux pays à travers le monde dont la Chine, l’Australie et le Mexique, s’ajoutant à plusieurs rappels lancés par d’autres fabricants ces dernières semaines.Les rappels de Lactalis sont motivés par la présence potentielle de “céréulide”, une substance d’origine bactérienne susceptible de provoquer diarrhées et vomissements, souligne Lactalis dans un communiqué. En France métropolitaine, c’est la marque Picot qui est concernée. Les six lots en question sont des pots nommés “Picot Nutrition Quotidienne 1er âge” dans les formats 400, 800 et 850 grammes d’une part, des pots “Picot Nutrition Quotidienne 2e âge” dans les formats 800 et 850 grammes, ainsi que le “Picot AR 2e âge” au format 800 grammes.Ces lots sont disponibles en réseau pharmaceutique et en grande distribution. Seize autres pays sont concernés: l’Australie, le Chili, la Chine, la Colombie, le Congo, l’Équateur, l’Espagne, Madagascar, le Mexique, l’Ouzbékistan, le Pérou, la Géorgie, la Grèce, le Koweït, la République Tchèque et Taïwan, a précisé une porte-parole à l’AFP, qui a également mentionné la Polynésie française.Pour tous ces pays, il s’agit de “quelques lots”, a souligné la même source, sans être en mesure de tous les détailler dans l’immédiat. – Un “fournisseur international” -“C’est un fournisseur international qui propose de l’ARA”, une molécule rentrant dans la composition de certains laits infantiles, qui est en cause, a précisé Lactalis à l’AFP, sans toutefois souhaiter communiquer le nom du fournisseur en question. Le groupe a néanmoins précisé que ce fournisseur était distribué par un grossiste européen “avec qui travaille Lactalis”. Ce rappel fait suite à une alerte de l’association Alliance 7, qui réunit des syndicats des métiers de l’épicerie et de la nutrition spécialisée, a expliqué Lactalis à l’AFP. Si les premières analyses ont “donné des résultats conformes”, les analyses complémentaires “menées sur le produit reconstitué”, c’est-à-dire le biberon préparé, ont “révélé la présence de céréulide”, ce qui conduit Lactalis, “par précaution”, à procéder à ce rappel, détaille le géant laitier. “Nous avons pleinement conscience que cette information peut susciter de l’inquiétude parmi les parents de jeunes enfants”, note le groupe dans son communiqué, précisant qu’à “ce stade, aucune réclamation ni aucun signalement liés à la consommation de ces produits n’ont été rapportés par les autorités françaises”. Le secteur laitier est secoué ces dernières semaines par des rappels de produits de laits infantiles dans le monde entier, avec pour cause la présence potentielle de céréulide. L’agence alimentaire de Singapour a annoncé le 17 janvier dans un communiqué le rappel de laits infantiles Dumex, une marque de nutrition pour bébés rachetée en 2022 par Danone. Selon l’entreprise, seules “quelques palettes” de Dumex 1er âge ont été bloquées à la demande des autorités singapouriennes, ce qui signifie que les lots concernés n’était pas encore en magasin.- Excuses de Nestlé -Début janvier, plusieurs des filiales de Nestlé en Europe, notamment en Allemagne, en Italie, en Suède et en France, avaient annoncé un rappel volontaire de certains lots de produits, commercialisés sous des noms différents selon les pays. Ces procédures concernent désormais une soixantaine de pays, dont la France, et le patron de Nestlé, Philipp Navratil, a présenté des excuses mi-janvier alors que le groupe est accusé par certaines ONG d’avoir tardé à prendre des mesures. Selon l’association Foodwatch, le fournisseur de l’acide arachidonique incriminé pour Nestlé est basé en Chine, mais l’association relève qu’il y a peu de fournisseurs au monde pour cette substance, très réglementée en Europe. Interrogé par l’AFP, Lactalis a affirmé qu’il n’était pas en mesure de dire s’il s’agit du même fournisseur. Foodwatch a annoncé mercredi qu’elle allait porter plainte contre X pour “faire la lumière” sur ces rappels. Les autorités sanitaires françaises ont annoncé mardi que des investigations étaient en cours après le décès d’un bébé ayant consommé du lait infantile produit par Nestlé et concerné par un vaste rappel, sans qu’il soit possible à ce stade d’établir un lien direct.Contactées mercredi au sujet du rappel Lactalis et celui de Danone, elles n’avaient pas répondu dans l’immédiat.Depuis début janvier, trois rappels concernant des laits infantiles ont été effectués en France, selon la base de données des rappels de consommation du ministère de l’Economie. Une fréquence qui tranche avec la rareté des rappels les années précédentes: un en 2025, zéro en 2024.
