Affaire Epstein: les époux Clinton auditionnés, les démocrates veulent entendre Trump
Une commission d’enquête parlementaire a commencé jeudi à auditionner l’ex-cheffe de la diplomatie américaine Hillary Clinton, avant son mari Bill Clinton le lendemain, sur les liens du couple avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein, mais les démocrates réclament aussi d’entendre Donald Trump.Les membres de cette commission de la Chambre des représentants a majorité républicaine, qui se sont déplacés pour l’occasion jusqu’à Chappaqua, petite ville au nord de New York où les Clinton possèdent une maison, ont “beaucoup de questions” à leur poser, a insisté son président, le républicain James Comer.L’ancien président démocrate Bill Clinton, qui a voyagé à plusieurs reprises à bord du jet privé de Jeffrey Epstein et a été photographié de nombreuses fois en sa compagnie, avait affirmé en 2019 ne pas lui avoir parlé depuis plus d’une décennie. Hillary Clinton pour sa part a déclaré à peine connaître le financier et criminel sexuel, décédé en 2019.”Personne, à l’heure actuelle, n’accuse les Clinton de la moindre malversation. Ils bénéficieront d’une procédure régulière, mais nous avons beaucoup de questions, et l’objectif de toute l’enquête est d’essayer de comprendre de nombreux aspects de l’affaire Epstein”, a poursuivi James Comer.Robert Garcia, élu démocrate au sein de la commission, a accusé pour sa part la Maison Blanche de dissimuler des allégations contre Donald Trump, évoquant le retrait par le gouvernement de documents mentionnant le président américain, dont certains relatant selon la presse des accusations d’agression sexuelle sur mineure.”Le ministère de la Justice continue d’organiser une dissimulation orchestrée par la Maison-Blanche et nous allons exiger, dans les prochains jours, la publication des documents restants”, a-t-il dit, ajoutant : “faisons venir le président Trump devant notre commission pour répondre aux questions”.C’est ce même groupe de parlementaires qui avait entendu le 9 février la complice de Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell, en visioconférence de la prison où elle purge une peine de 20 ans d’emprisonnement pour exploitation sexuelle.Comme cela avait été le cas pour elle, l’audition des époux Clinton sera rendue publique à son issue, probablement vendredi.L’audition de Ghislaine Maxwell avait rapidement tourné court, celle-ci ayant sans surprise invoqué son droit constitutionnel à garder le silence. Mais elle “est prête à parler complètement et honnêtement si elle obtient une grâce du président Donald Trump”, avait déclaré son avocat David Markus.Mme Maxwell serait prête notamment à témoigner du fait que “le président Trump et le président Clinton sont innocents de tout méfait”, a assuré son avocat.- “Rien à cacher” -Donald Trump et Bill Clinton, tous deux âgés de 79 ans, ont chacun entretenu des liens avec Jeffrey Epstein mais assurent avoir rompu avec lui bien avant sa mort en prison à New York et n’avoir pas eu connaissance de ses crimes sexuels.”Nous n’avons rien à cacher”, a déclaré Hillary Clinton, 78 ans, à la BBC en février, rappelant que le couple avait demandé à maintes reprises la publication de l’intégralité du dossier Epstein.Le ministère américain de la Justice a publié le 30 janvier “plus de trois millions de pages” en partie caviardées du dossier Epstein, affirmant que l’administration Trump s’était ainsi acquittée de son obligation, imposée par une loi adoptée en novembre par le Congrès, de faire toute la lumière sur ce dossier politiquement explosif.Ces millions de documents ne contiennent pas d’élément pouvant aboutir à des poursuites supplémentaires de la part de la justice américaine, avait prévenu d’emblée le numéro 2 du ministère, Todd Blanche, ancien avocat personnel de Donald Trump.Mais depuis leur publication, de nombreux dirigeants et personnalités du monde entier ont été éclaboussés pour leurs liens passés avec Jeffrey Epstein, provoquant enquêtes pénales, arrestations et démissions en cascade, principalement en Europe.La simple mention du nom d’une personne dans le dossier ne suppose aucun acte répréhensible a priori de sa part.Le témoignage des époux Clinton clôt des mois de bataille avec le chef républicain de cette commission.Initialement convoqués en octobre, Bill et Hillary Clinton avaient refusé de se présenter, dénonçant une tentative des républicains de détourner l’attention de la proximité passée entre Jeffrey Epstein et Donald Trump.Menacé par la commission de poursuites pour entrave au Congrès, le couple a finalement annoncé fin janvier accepter d’être entendu. Tous deux ont exigé en vain des auditions publiques, disant vouloir éviter une instrumentalisation de leurs propos par les républicains.
Municipales: Mélenchon en meeting à Lyon, sous pression depuis la mort de Quentin Deranque
L’événement, prévu de longue date, prend une résonance particulière depuis la mort de Quentin Deranque: Jean-Luc Mélenchon tient jeudi soir à Lyon un meeting de soutien à la candidate LFI aux municipales, alors que la France insoumise est en pleine tourmente.Le fondateur de La France insoumise prendra la parole vers 20h à la Bourse du travail, aux côtés de la députée du Rhône et candidate dans la capitale des Gaules, Anaïs Belouassa-Cherifi.Le mouvement de gauche radicale, accusé par ses rivaux d’encourager un climat de violence, réfute toute responsabilité indirecte dans la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque. Et ce même si un collaborateur parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, originaire de Lyon et cofondateur du mouvement antifasciste dissous La Jeune Garde, est mis en examen pour complicité d’homicide.Tout en condamnant les violences et la mort de Quentin Deranque, les Insoumis ont refusé de couper les ponts avec la Jeune Garde et Raphaël Arnault.”Nous ne renierons pas nos camarades et amis de la Jeune Garde. Nous ne chasserons pas de nos rangs le camarade Raphaël Arnault”, a insisté Jean-Luc Mélenchon en début de semaine. “L’objet même de la Jeune Garde, c’était de protéger les Lyonnaises et les Lyonnais progressistes”, a abondé mardi soir lors d’un débat sur BFMTV la candidate Anaïs Belouassa-Cherifi. – “Plus sa place” -Mais les arguments avancés par La France insoumise, notamment celui selon lequel un employeur (en l’occurrence Raphaël Arnault) n’est pas responsable des actes commis par ses salariés (ses collaborateurs parlementaires) ne semblent pas convaincre l’opinion.Selon un sondage Elabe pour BFMTV publié mercredi, 66% des Français ne sont pas d’accord avec cette idée.Jeudi matin, ce sont deux figures de gauche, François Ruffin et Marine Tondelier, qui ont appelé à la démission du co-fondateur de la Jeune Garde.Le premier en raison de la mise en examen de son collaborateur parlementaire. La seconde en raison de la condamnation pour violences du député du Vaucluse, survenue avant son élection à l’Assemblée mais devenue définitive après, lorsqu’il s’est désisté de son appel. A Lyon jeudi pour soutenir les sortants écologistes à la mairie et à la métropole, Grégory Doucet et Bruno Bernard, le sénateur Yannick Jadot a également appelé Jean-Luc Mélenchon à “rejetter la violence de la Jeune Garde, très clairement”. Quant à Raphaël Arnault, il “n’a plus vraiment de place à l’Assemblée nationale”, a-t-il ajouté.- Dispositif sécuritaire renforcé -La question de la sécurisation du meeting sera primordiale, alors que la ville est connue pour ses affrontements entre groupes d’ultra-gauche et d’ultra-droite et que la marche en hommage au militant nationaliste le week-end dernier a été marquée par des saluts nazis. “Aucune menace caractérisée” n’a été repérée à ce stade, mais “compte tenu du contexte”, un dispositif renforcé a été mis en place, a expliqué mercredi une source policière à l’AFP. Une compagnie de CRS sera mobilisée ainsi que des effectifs de la police nationale pour sécuriser notamment les accès par transports en commun au meeting, selon cette source.”Nous sommes parfaitement bien organisés et préparés, comme nous le sommes pour chacun de nos meetings, qui se sont toujours bien passés malgré les provocations incessantes de l’extrême droite”, indique pour sa part l’entourage de Jean-Luc Mélenchon à l’AFP.”Le Rhône est un département de force insoumise, nous y avons quatre députés. Les meetings à Lyon pour Jean-Luc Mélenchon ont toujours été des moments populaires massifs et nous nous attendons à ce que celui-ci le soit aussi”, ajoute-t-on de même source. François Hollande, autre figure de gauche, volontier critique de LFI et Jean-Luc Mélenchon, est attendu à Lyon en fin d’après-midi. L’ancien président doit notamment assister à la diffusion d’un documentaire sur lui dans un cinéma.A moins de trois semaines du premier tour, la campagne s’intensifie, à l’image de Paris où Rachida Dati vient de démissionner du ministère de la Culture. Jeudi est le dernier jour pour les candidats pour déposer leurs listes en préfecture, avant le couperet de 18H00. A Toulouse, l’Insoumis François Piquemal, donné à la troisième place dans les sondages, tiendra également un meeting. Tout comme la maire écologiste de Strasbourg, Jeanne Barseghian, en difficulté dans les sondages. A Pau, c’est l’ancien Premier ministre François Bayrou, candidat à sa réélection à la mairie, qui doit présenter son programme.
France : une Iranienne condamnée à un an ferme, le sort de deux Français en suspens
La justice française a condamné jeudi l’Iranienne Mahdieh Esfandiari à un an de prison ferme assorti d’une interdiction définitive du territoire, notamment pour apologie du terrorisme, une peine contre laquelle elle dit vouloir faire appel.Mme Esfandiari, sortie libre du tribunal correctionnel de Paris, pourrait servir de possible monnaie d’échange avec Téhéran contre les Français Cécile Kohler et Jacques Paris, assignés à l’ambassade de France en Iran après plus de trois ans de détention.Agée de 39 ans, Mahdieh Esfandiari, née en Iran et arrivée en France en 2018, a été condamnée à quatre ans d’emprisonnement dont un ferme, pour apologie du terrorisme mais aussi provocation directe en ligne à un acte de terrorisme, injure publique en ligne en raison de l’origine, ethnie, nation, race ou religion et association de malfaiteurs.Le tribunal a prononcé l’incription de la jeune femme sur le fichier des personnes condamnées pour terrorisme. Quatre hommes ont aussi été condamnés dans cette affaire.La justice française l’accusait d’avoir alimenté en publications les comptes de l’organisation Axe de la Résistance en 2023 et 2024, notamment sur les plateformes Telegram, X, Twitch et YouTube.Ces publications ont notamment fait l’apologie de l’attaque sanglante menée par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, incitant à des actes de terrorisme et injuriant la communauté juive.Jeudi, l’avocat de la défense a aussitôt annoncé son intention de faire appel de cette décision, s’interrogeant sur les motivations du tribunal.”On nous parle depuis le départ de ce soit-disant échange qui doit avoir lieu entre nos compatriotes et Mme Esfandiari (…) si le tribunal a rendu une peine aussi sévère sur la base de considérations diplomatiques, le tribunal a commis une faute”, a affirmé Me Nabil Boudi à l’issue de l’audience.”Nous allons interjeter appel (…) en espérant avoir une décision qui sera rendue sur la base d’éléments de droit et de faits”, a-t-il ajouté.- Incertitudes multiples -Interrogé sur la question de savoir si Mme Esfandiari comptait rester en France ou quitter le territoire le temps de la procédure en appel, ce qui pourrait avoir des conséquences sur l’échange avec les deux Français, l’avocat a répondu: “On verra, moi je n’ai pas la réponse”.L’issue de ce procès était attendue avec fébrilité par les proches de Cécile Kohler et Jacques Paris, dans un contexte de haute tension en Iran, secoué par de récentes contestations réprimées dans le sang et menacé d’une intervention militaire américaine.”Nous prenons bonne note de cette décision de justice et de l’appel mais je n’ai pas de commentaires à faire sur les conséquences du jugement”, a réagi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères français Pascal Confavreux lors d’un point presse.Les autorités iraniennes ont émis le souhait d’échanger, une fois la procédure judiciaire close en France, leur ressortissante contre les deux Français.Cécile Kohler, 41 ans, et Jacques Paris, 72 ans, avaient été condamnés en octobre dernier respectivement à 20 et 17 ans de prison pour espionnage au profit notamment d’Israël, puis libérés début novembre avec interdiction de quitter le territoire iranien. “Cet échange entre nous et la France a été négocié. Il y a eu un accord et en effet, nous attendons que toute la procédure juridique et judiciaire se fasse dans les deux pays”, avait déclaré fin novembre le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi à la chaîne France 24.”Le verdict a été prononcé mais comme je vous l’ai dit, sur la base de la loi iranienne (…) les prisonniers, sur la base des intérêts nationaux, peuvent être échangés”, a expliqué Abbas Araghchi. “Tout est prêt. Nous attendons que le processus judiciaire s’achève en France”.Outre l’appel de Mme Esfandiari, la grande incertitude qui continue de peser sur la situation en Iran soulèvent des questions sur les modalités pratiques d’un tel échange.Les Etats-Unis, qui ont multiplié les menaces d’attaque en cas d’échec de la diplomatie sur le programme nucléaire iranien, ont déployé un dispositif militaire massif dans la région du Golfe. Des pourparlers ont repris jeudi à Genève.
Le Pen – Bardella, le relais de la flamme
Côte à côte jeudi au Salon de l’agriculture, Marine Le Pen et Jordan Bardella font “bloc”. Mais derrière cette unité s’esquisse un passage de flambeau en vue de la présidentielle entre la cheffe des députés RN, suspendue à son sort judiciaire, et le jeune patron du parti.Que l’horizon du 7 juillet 2026 paraît encore lointain pour Marine Le Pen, qui connaîtra ce jour-là la décision de la cour d’appel de Paris dans le dossier des assistants des eurodéputés RN.Une attente qu’elle vit “mal”, a-t-elle dit mercredi soir sur BFMTV, car empêchant son parti de se projeter d’ores et déjà dans la campagne présidentielle, alors qu’ont été requis à son encontre quatre ans de prison, dont un ferme aménageable sous bracelet électronique, ainsi que cinq ans d’inéligibilité qui lui barreraient la route vers l’Élysée.”Je ne suis pas résignée, je suis juste sage”, assure-t-elle encore, déclinant une devise stoïcienne: “quand la décision ne dépend pas de vous, ça ne sert à rien de s’exciter, ça ne sert à rien de s’agiter, ça ne sert à rien de faire des plans sur la comète”. Cela ne dispense pas d’une carte postale au ton acide pour la justice et ces “trois magistrats qui décideront si oui ou non, les millions de Français qui veulent voter pour moi pourront le faire ou pas”.Dans ce contexte, la triple candidate à l’Élysée fait flotter un petit parfum de succession au bénéfice de M. Bardella, officiellement adoubé comme son remplaçant. Un exercice délicat, car il s’agit de maintenir vivace l’espoir chez ses partisans qu’elle puisse postuler, tout en préparant l’avenir.”Il semble hautement improbable qu’elle soit candidate”, décrypte un ministre. “J’ai l’impression, car je la côtoie à l’Assemblée, que ça fait un moment qu’elle a intégré le truc, qu’elle est sereine avec ça”, avance-t-il aussi.En façade, rien ne bouge. Jordan Bardella a ainsi pris soin d’insister jeudi sur le fait qu’à ce stade, il se “prépare à devenir chef du gouvernement et Marine se prépare à devenir présidente de la République”.”Nous avons toujours fait bloc et je crois que personne n’en doute. Nous travaillons ensemble, main dans la main”, a-t-il insisté.- Émancipation -Par touches cependant, Mme Le Pen travaille à l’émancipation de son cadet. D’abord en actant qu’il lui serait impossible de faire campagne si elle était condamnée à porter un bracelet électronique, jugeant qu’une telle sanction serait “une autre manière” de l’empêcher d’être candidate.Surtout, elle a assuré qu’elle ne jouerait pas “un rôle de tutelle” auprès de Jordan Bardella, qu’il soit candidat ou président.”Je n’ai aucun regret et surtout, je me félicite d’avoir réussi, à la différence de beaucoup de dirigeants politiques d’ailleurs, à faire émerger une personnalité qui, en cas d’empêchement, a les qualités pour pouvoir porter nos idées à la présidentielle”, a-t-elle poursuivi.Et c’est “lui qui déterminera à quel niveau il a besoin de ma présence, de mes conseils”, a-t-elle souligné, le présentant comme un “homme libre”.De fait, Jordan Bardella doit consolider sa légitimité pour convaincre, s’il est amené à sortir du rôle de second.La stratégie de campagne dépendra du candidat, pointe un cadre du RN. Il y a la question de “l’image présidentielle”, estime cette source. “Marine a moins à construire que Jordan, qui doit renforcer, construire”, ce qui pourrait passer par des déplacements à l’étranger, analyse-t-il.Le jeune président du parti, qui vient déjà d’écumer la France pour assurer la promotion de son récent livre, s’est aussi lancé dans la campagne des municipales. Samedi, il occupera la tête d’affiche d’un grand meeting à Perpignan, vitrine du frontisme municipal, au côté du maire Louis Aliot.En attendant, le trentenaire a reçu un accueil plutôt chaleureux et multiplié les selfies dans les allées du Salon de l’agriculture, nonobstant quelques quolibets – plusieurs “fasciste” ont été lancés. “2027, on y va Jordan!”, a crié un visiteur. De quoi chatouiller les ambitions de M. Bardella, alors qu’un sondage Odoxa pour Le Figaro, publié début février, montre que plus de deux tiers des sympathisants RN préféreraient sa candidature à celle de Marine Le Pen.arz-led-fff-jmt/vl/abl
Hillary Clinton faces ‘a lot of questions’ in US House panel’s Epstein probe
Former US secretary of state Hillary Clinton will face “a lot of questions” Thursday from a congressional committee investigating the late convicted sex offender Jeffrey Epstein and his accomplice Ghislaine Maxwell, its Republican chair said.James Comer, who chairs the committee that will also grill former president Bill Clinton on Friday, said ahead of the hearing that “the purpose of the whole investigations to try to understand many things about Epstein.”But the top Democrat on the committee, Robert Garcia, said it was President Donald Trump who should appear before the panel to explain his Epstein ties, alleging the White House was hiding allegations against him in the Epstein files.”Let’s get President Trump in front of our committee to answer the questions that are being asked across this country from survivors,” Garcia said ahead of the hearing.The Republican-led House Oversight Committee is probing those who were linked to Epstein, who died in a New York jail cell in 2019 while awaiting trial.The Clintons had initially rejected subpoenas ordering them to testify in the panel’s probe, but the Democratic power couple eventually agreed to do so after House Republicans threatened to hold them in contempt of Congress.Democrats say the investigation is being weaponized to attack political opponents of Trump rather than to conduct legitimate oversight.Trump and Bill Clinton, both 79, feature prominently in the recently released trove of government documents related to Epstein, but have each said they broke ties with the financier before his 2008 conviction in Florida as a sex offender.Mere mention in the files is not proof of having committed a crime.The Clintons called for their depositions to be public but the committee insisted on questioning them behind closed doors, a move Bill Clinton denounced as akin to a “kangaroo court.”Hillary Clinton, 78, who lost the 2016 presidential election to Trump, said in an interview with the BBC last week that she and her husband “have nothing to hide.”She met Maxwell “on a few occasions,” she said, but never had any meaningful interactions with Epstein.The depositions are being held in Chappaqua, New York, where the Clintons reside. Dozens of journalists have converged on the wealthy hamlet to cover the unprecedented hearing.The Secret Service had erected metal barricades around the arts center where the deposition will take place, with the Clintons expected to enter through a side door shielded by a white tent.- Sex trafficking -Bill Clinton has acknowledged flying on Epstein’s plane several times in the early 2000s for Clinton Foundation-related humanitarian work, but said he never visited Epstein’s private Caribbean island.Maxwell, 64, is serving a 20-year prison sentence for sex trafficking.She appeared via video-link before the House Oversight Committee earlier this month but refused to answer questions, invoking her Fifth Amendment right not to incriminate herself.Her attorney, David Markus, said Maxwell would be prepared to speak publicly if granted clemency by Trump.Epstein cultivated a network of powerful business executives, politicians, celebrities and academics. The release of the Epstein case files has had repercussions around the globe, including the arrests in Britain of former prince Andrew and Peter Mandelson, the ex-ambassador to the United States. A number of prominent Americans have had their reputations damaged by their friendships with Epstein and have resigned their positions, but so far Maxwell is the only person who has been convicted of a crime in connection with late financier.
Carney on route to Asia to promote Canada trade as US ties falter
Canadian Prime Minister Mark Carney was flying to Asia on Thursday for a three-country tour with a first stop in India, where he hopes to double trade to offset the damage of his country’s fracturing relations with the United States.Carney’s India visit marks the latest effort to reset bilateral ties that effectively collapsed after Ottawa accused New Delhi of orchestrating a deadly campaign against Sikh activists on Canadian territory.For Carney, the trip that includes stops in Australia and Japan is part of a broad effort to pivot the Canadian economy away from excessive reliance on its southern neighbor.In 2024, before US President Donald Trump returned to office and upended global trade through a flurry of tariffs, more than 75 percent of Canadian exports went to the United States. Two-way trade that year exceeded $900 billion.So far Trump broadly adhered to the North American free trade agreement he signed during his first term and about 85 percent of US-Canada trade remains tariff-free. But at the same time, he also imposed painful industry-specific tariffs and there are fears that if he scraps the broader trade deal, the Canadian economy will be hit hard.Carney has made boosting commerce with Europe and Asia cornerstones of his strategy to backstop Canada’s economy, should free trade with Washington collapse.University of Toronto public policy expert Drew Fagan said Carney was wise to pursue other markets, calling for a strategy that seeks to do “more elsewhere, when there’s an opportunity.”The prime minister has said he wants to more than double two-way trade with India by 2030, eyeing a target of Can$70 billion ($51 billion) by 2030.Fagan cautioned that progress with countries like India cannot mitigate the damage of a US rupture.”It’s not a solution. It’s not a replacement and it never will be,” Fagan told AFP.- Transnational repression -Carney left Ottawa on Thursday morning en route to Mumbai. He is expected to meet with business groups in the Indian city over the weekend before heading to New Delhi for talks with Prime Minister Narendra Modi, a meeting that will be closely watched. Before Carney took office last year, Ottawa accused Modi’s government of direct involvement in the 2023 killing of Hardeep Singh Nijjar, a naturalized Canadian citizen who advocated for an independent Sikh state called Khalistan.Former prime minister Justin Trudeau’s government further charged India with directing a campaign of intimidation against Sikh activists across Canada.India has denied those allegations.Canadian Foreign Minister Anita Anand was asked Monday if Canadian concerns about transnational repression would feature at the New Delhi talks.”Yes, that is always at the forefront of our minds,” Anand told reporters in Ottawa.Carney’s hopes for trade growth with Australia and Japan are more modest, but his office said cooperation over critical mineral supply chains will be a priority.Advanced economies have made a push to deepen critical mineral cooperation, especially in the processing of rare earth elements essential to power many high-tech products.China currently has dominant control of rare earth supply chains, a concern that Canada highlighted throughout its just-concluded G7 presidency.
Carney on route to Asia to promote Canada trade as US ties falter
Canadian Prime Minister Mark Carney was flying to Asia on Thursday for a three-country tour with a first stop in India, where he hopes to double trade to offset the damage of his country’s fracturing relations with the United States.Carney’s India visit marks the latest effort to reset bilateral ties that effectively collapsed after Ottawa accused New Delhi of orchestrating a deadly campaign against Sikh activists on Canadian territory.For Carney, the trip that includes stops in Australia and Japan is part of a broad effort to pivot the Canadian economy away from excessive reliance on its southern neighbor.In 2024, before US President Donald Trump returned to office and upended global trade through a flurry of tariffs, more than 75 percent of Canadian exports went to the United States. Two-way trade that year exceeded $900 billion.So far Trump broadly adhered to the North American free trade agreement he signed during his first term and about 85 percent of US-Canada trade remains tariff-free. But at the same time, he also imposed painful industry-specific tariffs and there are fears that if he scraps the broader trade deal, the Canadian economy will be hit hard.Carney has made boosting commerce with Europe and Asia cornerstones of his strategy to backstop Canada’s economy, should free trade with Washington collapse.University of Toronto public policy expert Drew Fagan said Carney was wise to pursue other markets, calling for a strategy that seeks to do “more elsewhere, when there’s an opportunity.”The prime minister has said he wants to more than double two-way trade with India by 2030, eyeing a target of Can$70 billion ($51 billion) by 2030.Fagan cautioned that progress with countries like India cannot mitigate the damage of a US rupture.”It’s not a solution. It’s not a replacement and it never will be,” Fagan told AFP.- Transnational repression -Carney left Ottawa on Thursday morning en route to Mumbai. He is expected to meet with business groups in the Indian city over the weekend before heading to New Delhi for talks with Prime Minister Narendra Modi, a meeting that will be closely watched. Before Carney took office last year, Ottawa accused Modi’s government of direct involvement in the 2023 killing of Hardeep Singh Nijjar, a naturalized Canadian citizen who advocated for an independent Sikh state called Khalistan.Former prime minister Justin Trudeau’s government further charged India with directing a campaign of intimidation against Sikh activists across Canada.India has denied those allegations.Canadian Foreign Minister Anita Anand was asked Monday if Canadian concerns about transnational repression would feature at the New Delhi talks.”Yes, that is always at the forefront of our minds,” Anand told reporters in Ottawa.Carney’s hopes for trade growth with Australia and Japan are more modest, but his office said cooperation over critical mineral supply chains will be a priority.Advanced economies have made a push to deepen critical mineral cooperation, especially in the processing of rare earth elements essential to power many high-tech products.China currently has dominant control of rare earth supply chains, a concern that Canada highlighted throughout its just-concluded G7 presidency.







