L’épidémie de grippe s’achève en métropole

L’épidémie de grippe est en train de s’achever en métropole, plusieurs régions françaises étant déjà revenues à la normale, a constaté mercredi l’agence de santé publique, rapportant que les taux de vaccination étaient un peu meilleurs que l’année précédente.”L’épidémie de grippe 2025-26 (est) terminée dans l’Hexagone”, a résumé Santé publique France dans un bilan hebdomadaire, soulignant que quatre régions – Auvergne-Rhône-Alpes, Centre-Val-de-Loire, ¨Île-de-France et Nouvelle-Aquitaine – étaient complètement revenues à la normale.Les neuf autres devraient vite suivre, étant dites en “post-épidémie”. Outre-mer, néanmoins, la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane restent touchées par l’épidémie.Il est encore trop tôt pour dresser un bilan en matière de mortalité, mais l’épidémie de grippe s’avère déjà moins longue qu’un an plus tôt, quand elle avait été marquée par deux pics successifs et avait été particulièrement meurtrière avec plus de 17.000 décès.L’agence de santé publique remarque que le taux de vaccination s’est un peu amélioré par rapport à la saison dernière, marquée par des chiffres assez médiocres. “Au 31 décembre 2025, la couverture vaccinale contre la grippe de l’ensemble des personnes ciblées par la vaccination (…) était de 46,3%”, estime Santé publique France. “Elle était de 53,3% chez les personnes âgées de 65 ans et plus.””Ces couvertures vaccinales sont supérieures à celles observées à la même date pour la saison 2024-2025”, souligne-t-elle, rappelant les chiffres: 42,5% pour l’ensemble des personnes à risque (et) 49,8% chez les personnes âgées de 65 ans et plus.En revanche, la vaccination contre le Covid, recommandée par les autorités de manière couplée avec celle contre la grippe, continue à baisser alors que ses taux sont déjà très bas: fin décembre, à peine plus de 15% des plus de 65 ans et moins de 13% de l’ensemble des personnes à risque s’étaient fait vacciner dans le cadre de la campagne actuelle. Santé publique France explique toutefois que ces chiffres peuvent être sous-estimés en raison d’une méthodologie différente de décompte par rapport à la grippe.

New Zealand produce late flurry to reach 168-7 against Sri Lanka

New Zealand recovered after a mini-collapse to post 168-7 against Sri Lanka in T20 World Cup Super Eight clash in Colombo on Wednesday.Co-hosts Sri Lanka, who need to win to keep their semi-final hopes alive, had New Zealand reeling at 84-6 in the 13th over.But but an 84-run stand off 47 deliveries for the seventh wicket between Cole McConchie and Mitchell Santner pulled New Zealand back into the game.Skipper Santner top scored with 47 off 26 balls with two fours and four sixes. McConchie, recalled to the side, posted an unbeaten 31 off 23 ballsNew Zealand were struggling to read Maheesh Theekshana as he cleverly mixed up his off-breaks and carrom balls, claiming 3-9 in his first three overs.From 84-3, New Zealand lost three wickets for no run in the space of six deliveries.New Zealand blasted 70 off the last four overs The last four overs, including 21 off the final one from Theekshana.  Pace bowler Dushmantha Chameera finished with 3-38.

Mexique: un country club de luxe, dernier repaire d'”El Mencho”

Les touristes se réjouissaient d’un week-end paisible au Tapalpa Country Club, dans une pittoresque localité de l’ouest du Mexique. Mais ils ne savaient pas qu’un puissant baron de la drogue se cachait parmi eux.Dimanche au lever du jour, le crépitement des mitraillettes et le vrombissement des hélicoptères ont brusquement transformé en pandémonium le luxueux complexe hôtelier niché dans les montagnes de l’Etat de Jalisco, quand les forces spéciales ont donné l’assaut pour capturer Nemesio Oseguera, alias “El Mencho”, le patron du Cartel Jalisco Nueva Generacion (CJNG), déclenchant la riposte des gardes du corps du malfrat armés jusqu’aux dents.”C’était terrifiant”, raconte à l’AFP un touriste arrivé la veille de l’opération et qui, effrayé, requiert l’anonymat. “Ca tirait à la mitraillette du sol vers le ciel et du ciel vers le sol”, pendant environ deux heures, poursuit-il.Criblé de balles alors qu’il tentait de fuir à travers les bois, “El Mencho” a succombé pendant son transfert par hélicoptère vers un hôpital.Mardi, les clients du Tapalpa Country Club Hotel, établissement construit à la manière d’une hacienda avec des sols carrelés, une vaste terrasse panoramique et un patio luxuriant décoré d’une fontaine, ont enfin pu sortir de leurs chambres, où la municipalité leur avait demandé de se confiner depuis dimanche.- Rendez-vous galant mortel -Evitant les journalistes, ils quittaient la ville de 32.000 habitants dans de longs convois de voitures escortés par des véhicules officiels, sous la surveillance de soldats postés tout le long de la route.Selon des informations officielles, “El Mencho” se trouvait là pour une rencontre avec sa petite amie, et c’est ce rendez-vous galant qui a permis de le localiser. Il semble avoir fait profil bas pendant son séjour dans le complexe hôtelier, si l’on en croit les témoignages recueillis par l’AFP.”Je ne savais pas qu’il pouvait y avoir des gens comme ça ici”, déclare, également sous le couvert de l’anonymat, une jeune travailleuse domestique locale.Mardi, les forces de sécurité interdisaient à quiconque d’approcher. Selon des habitants du voisinage, les alentours du bungalow du narco, aux façades décorées d’immenses images religieuses, sont jonchés de douilles et une Jeep a été abandonnée portières ouvertes juste à côté.Quelques médias mexicains ont diffusé des images de l’intérieur du repaire d'”El Mencho”. On y voit des lits défaits, des tiroirs ouverts, une table avec des images religieuses, une prière écrite à la main et des médicaments contre les problèmes rénaux.La paisible bourgade de Tapalpa, dont les bâtiments traditionnels aux façades blanches et aux toits rouges font d’ordinaire la joie des touristes, est soudainement devenue l’épicentre de la vague de vengeances du CJNG, qui s’est propagée dans 20 des 32 Etats du pays.”Ils brûlaient des voitures et des autobus à la sortie de Tapalpa”, rapporte la travailleuse domestique, les nerfs encore à vif.

Iran negotiators head to Geneva for US talks, president strikes hopeful tone

An Iranian delegation headed by its top diplomat set off for Geneva on Wednesday for talks with the US, as the Islamic republic’s president struck an upbeat tone about the prospect for a negotiated agreement to avert fresh conflict.Donald Trump has repeatedly threatened strikes if Iran fails to cut a deal on its atomic programme, and in his State of the Union address on Tuesday, the US president accused Tehran of “sinister nuclear ambitions” after he ordered a massive military deployment around the Gulf.But Iranian President Masoud Pezeshkian said Wednesday that he had a “favourable outlook for the negotiations”, after Foreign Minister Abbas Araghchi and his team left for Switzerland. “We are continuing the process under the guidance of the supreme leader so that we can move beyond this ‘neither war nor peace’ situation,” Pezeshkian said in a speech. Trump in his address claimed that Tehran had “already developed missiles that can threaten Europe and our bases overseas, and they’re working to build missiles that will soon reach the United States of America”.He also said that Iran was “at this moment again pursuing their sinister nuclear ambitions”.But Iranian foreign ministry spokesman Esmaeil Baqaei on Wednesday refuted those claims as “simply the repetition of ‘big lies'”.The maximum range of Iran’s missiles is 2,000 kilometres (1,200 miles) according to what Tehran has publicly disclosed, though the US Congressional Research Service estimates they top out at about 3,000 kilometres — less than a third of the distance to the continental United States.- ‘Historic opportunity’ -The West believes Iran is seeking an atomic bomb, but Tehran insists its nuclear programme is peaceful. “My preference is to solve this problem through diplomacy but one thing is certain: I will never allow the world’s number one sponsor of terror, which they are by far, to have a nuclear weapon,” Trump said.Hours before Trump’s speech, Iran’s Araghchi declared the two sides had “a historic opportunity”, saying a deal was “within reach, but only if diplomacy is given priority”.He vowed Iran would “under no circumstances” develop atomic weapons, but insisted on its right to peacefully use nuclear technology.Iran and the US held five rounds of nuclear talks last year, but those negotiations ended after Israel’s unprecedented attack on Iran triggered a 12-day war that Washington briefly joined.- ‘People are suffering’ -In recent weeks Trump has deployed two aircraft carrier groups and dozens of other warplanes to the region to back up his threats, and Iran has repeatedly said it would respond firmly to any attack, even a limited one.Tehran residents who spoke to AFP on Wednesday were divided as to whether there would be renewed conflict.Some said war was all but inevitable, while one salesman who gave his name as Mehdi predicted the negotiations would succeed, saying: “The Americans are bluffing.”Homemaker Tayebeh noted that Trump had “said that war would be very bad for Iran”. “There would be famine and people would suffer a lot. People are suffering now, but at least with war, our fate might be clear,” she added.Emile Hokayem, senior fellow for Middle East security at the International Institute for Strategic Studies, said the huge military outlay carried a political cost for Trump.”It looks like President Trump has cornered himself,” Hokayem said, adding the US leader may have predicted the “Iranians would cave quickly”, which they have yet to do. “At this point, the force posture is such that if the US were to pull back without (an agreement), it could come at the credibility of the president himself.”

Bill Gates admits affairs but denies involvement in Epstein crimes

Bill Gates has admitted making a “huge mistake” in associating with Jeffrey Epstein, telling staff at his charity foundation that he had affairs with two Russian women but denying involvement in the disgraced financier’s crimes.The Microsoft co-founder is among the prominent names appearing in documents released by the US Justice Department that revealed close friendships, illicit financial dealings and private photos with convicted sex offender Epstein.In a town hall Tuesday with staff at the Gates Foundation, a recording of which was reviewed by The Wall Street Journal, Gates expressed regret that his relationship with Epstein had affected the work of his philanthropic organization.”It was a huge mistake to spend time with Epstein” and to also bring Gates Foundation executives into meetings with Epstein, he said.”I apologize to other people who are drawn into this because of the mistake that I made.”In a draft email among the documents released by the Justice Department, Epstein alleged Gates engaged in extramarital affairs, writing that his relationship with Gates ranged from “helping Bill to get drugs, in order to deal with consequences of sex with russian girls, to facilitating his illicit trysts, with married women.”- ‘I saw nothing illicit’ -Gates, 70, admitted at the town hall to two affairs.”I did have affairs, one with a Russian bridge player who met me at bridge events, and one with a Russian nuclear physicist who I met through business activities,” he said.But he denied any involvement with victims of Epstein, who died in a New York jail cell in 2019 while awaiting trial for sex trafficking underage girls.”I did nothing illicit. I saw nothing illicit,” Gates told the town hall.The tech titan said his relationship with Epstein began in 2011, three years after the financier pleaded guilty to soliciting a minor for prostitution.Gates said he knew of an “18-month thing” restricting Epstein’s travel but didn’t check his background.He said his then-wife Melinda expressed concerns about Epstein in 2013, but that he continued the relationship for at least another year.”Knowing what I know now makes it, you know, a hundred times worse in terms of not only his crimes in the past, but now it’s clear there was ongoing bad behavior,” Gates told staff.The Gates Foundation said Gates addressed the Epstein case and other issues at its scheduled twice-yearly town hall event. “Bill spoke candidly, addressing several questions in detail, and took responsibility for his actions,” it said in a statement to AFP.

A Angers, Shein accueille ses premiers clients sans attirer la foule

Pas de foule comme à l’automne à Paris, mais des fidèles du site internet venus découvrir Shein “en vrai”: des amateurs de la marque de mode asiatique ultra-éphémère se sont pressés mercredi matin au BHV d’Angers, prêts à acheter mais parfois déçus.Un quart d’heure avant l’ouverture, Maud Bigot, 34 ans, patiente avec ses filles de 10 et 12 ans en tête d’une file d’attente d’une dizaine de personnes. La jeune femme, chignon blond et lunettes de soleil plantées sur la tête, passe “très régulièrement” commande sur le site internet de Shein.”Environ une fois par mois, mais ce serait toutes les semaines si j’écoutais mes filles… Les tarifs sont hyper abordables, on ne peut pas se le permettre ailleurs”, explique cette comptable. Une fois dans le magasin, ses filles slaloment dans les rayons, essayent ici un pull, là un pantalon. “C’est bien plus cher que sur le site”, souffle Maud Bigot. Carla, caissière de 25 ans dans un hypermarché, passe commande depuis “quatre ou cinq ans” sur le site de Shein et était impatiente de découvrir la marque “en vrai”. “La collection est plus basique que le site, plus chère aussi”, relève-t-elle.La direction du BHV d’Angers assure que les prix affichés sont les mêmes que sur le site, le magasin ne proposant toutefois que la gamme “premium” de Shein. Comme à Angers, des corners ont ouvert mercredi à Limoges, Dijon, Grenoble et Reims, découlant d’un partenariat dévoilé en octobre par l’exploitant du BHV — la Société des grands magasins (SGM) cofondée par Frédéric Merlin — et le géant de la vente en ligne Shein, régulièrement accusé de concurrence déloyale et de pollution environnementale. – Promotion -A Dijon, seuls sept clients ont franchi les portes du BHV à l’heure d’ouverture pour rejoindre le corner Shein, loin des foules qui s’étaient massées l’an dernier pour l’ouverture d’une boutique éphémère dans la même ville. Les ouvertures en province avaient été reportées mi-novembre, en pleine tempête médiatique après la découverte de poupées sexuelles à l’apparence de fillettes et d’armes de catégorie A sur la section du site de Shein dédiée aux vendeurs tiers. Le dirigeant avait invoqué la nécessité d'”adapter l’offre” et la “politique de prix”, dix jours après l’inauguration d’un magasin Shein au BHV de Paris.Avec ces nouvelles ouvertures, “l’idée est de tester, d’apprendre et d’ajuster avant d’élargir”, a indiqué le groupe SGM mardi.”Je sais qu’il y a des critiques mais pour les gens comme moi, qui n’ont pas beaucoup de revenus, ça permet d’acheter de jolies choses, d’avoir l’impression d’être bien habillée”, explique dans les rayons Irmine Pontalba, 63 ans, un pull noir et blanc à la main. Elle écarte sa veste pour montrer sa tunique: “Ca aussi, c’est Shein.” Les cent premiers clients ont reçu à l’entrée un bon pour un “cadeau collector” à retirer en caisse. Un panneau rose annonce une promotion de 40% dès le deuxième article acheté. – “Créer un flux” -“On propose des prix très attractifs pour les quatre premiers jours”, précise la directrice du magasin, Adeline Commard. Selon elle, l’arrivée de Shein au BHV “va créer un flux”: “en ce moment, beaucoup de magasins ferment, ce genre d’enseignes fait venir la clientèle.” Les polémiques ne sont pour elle “pas un sujet”. Près du grand magasin, un cafetier partage son analyse: “en ce moment, toute ouverture est bonne à prendre, cela fait vivre le centre-ville”, affirme ce gérant, qui souhaite rester anonyme pour “ne pas entrer dans la polémique”. Plusieurs magasins de vêtements du centre-ville, qui ne souhaitaient pas non plus être cités, se sont inquiétés auprès de l’AFP de l’arrivée de cette concurrence “à coup de prix réduits” qui pourrait capter leur clientèle. Dans le corner de 300 mètres carrés du BHV, des vendeuses vêtues de combinaisons noires marquées “Shein Squad” orientent les clientes. Sac noir et blanc à la main, Maud Bigot s’apprète à quitter le magasin. Elle continuera, dit-elle, à passer commande sur internet. 

Aston Martin, entravé par les droits de douane, tranche dans ses effectifs

Le constructeur automobile de luxe britannique Aston Martin Lagonda a annoncé mercredi un plan de réduction de ses effectifs visant 20% de son personnel, en marge de la publication d’un résultat annuel 2025 plombé par les droits de douane aux Etats-Unis et en Chine.Cette annonce concerne environ 600 personnes sur les quelque 3.000 salariés du groupe, …

Aston Martin, entravé par les droits de douane, tranche dans ses effectifs Read More »

La porte-parole du gouvernement qualifie de “totalitaire et complotiste” le rapport de LFI à la presse

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a qualifié mercredi de “totalitaire et complotiste” le rapport de La France insoumise avec “tout ou partie de la presse”, après notamment l’organisation d’une conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon excluant les médias traditionnels. Lors du compte rendu du Conseil des ministres, Mme Bregeon a également vivement dénoncé comme “une …

La porte-parole du gouvernement qualifie de “totalitaire et complotiste” le rapport de LFI à la presse Read More »

Devant le Congrès, Trump se livre à un long exercice d’autosatisfaction

Dans un discours fleuve au Capitole, Donald Trump a célébré mardi son bilan sans faire d’annonces majeures ni esquisser le moindre changement de cap face au mécontentement manifesté par les Américains dans les sondages.”Ceci est l’âge d’or de l’Amérique”, a clamé le président républicain, reprenant l’un de ses slogans préférés.Dans son allocution d’une durée d’une heure quarante-sept minutes, un record pour un “discours sur l’état de l’Union”, le dirigeant républicain de 79 ans a présenté son bilan comme la meilleure plateforme de campagne possible pour son parti avant des législatives cruciales en novembre.”L’inflation chute, les revenus augmentent vite, l’économie est florissante comme elle ne l’a jamais été”, a assuré Donald Trump sous les applaudissements des élus du parti républicain scandant “USA, USA, USA”.- “Déconnecté” -Le chef de file des sénateurs démocrates Chuck Schumer l’a accusé de présenter une vision “déconnectée de la réalité”.Dans un sondage YouGov/Marketwatch publié mardi, près de 47% des personnes interrogées jugent que leur pouvoir d’achat s’est dégradé depuis qu’il est revenu au pouvoir en janvier 2025.Les conservateurs observent avec inquiétude l’impopularité croissante de leur chef à l’approche des “midterms”, ces élections de mi-mandat qui pourraient leur coûter cet automne la majorité au Congrès.”Notre pays a retrouvé le chemin de la victoire”, a répété Donald Trump, avant de faire entrer dans l’hémicycle les joueurs de l’équipe de hockey sur glace, tout juste sacrés champions olympiques.Avec leur médaille d’or autour du cou, ils ont été longuement acclamés par les parlementaires des deux camps dans une rare manifestation d’unité politique, l’un des moments marquants d’une soirée qui n’en a pas offert beaucoup.- Fraude -Le président américain a attaqué à plusieurs reprises les élus de l’opposition démocrate, sans toutefois les accabler d’injures ou de quolibets comme il peut le faire sur son réseau Truth Social ou en meeting.”Vous devriez avoir honte”, a-t-il lancé à l’intention des démocrates, qui sont restés assis lorsqu’il a fait applaudir sa politique de lutte contre l’immigration illégale. A cette occasion, il a à nouveau appelé le Congrès à voter une loi exigeant que les électeurs présentent des pièces d’identité dans les bureaux de vote.Donald Trump a évoqué, sans apporter de preuves, des fraudes d’ampleur autant dans les élections que dans les aides sociales, imputées aux immigrés.Il a d’ailleurs chargé le vice-président JD Vance d’une mission de lutte contre les détournements d’aides sociales, en visant plus particulièrement certains Etats démocrates.”Malades”, a-t-il aussi jeté, quand certains parlementaires démocrates ont contesté à voix haute le chiffre de huit conflits auxquels il prétend avoir mis fin dans le monde.- Cour suprême et Iran -Mais le président a fait preuve de retenue face à quatre juges de la Cour suprême présents, dont trois ont soutenu la récente décision de l’institution invalidant une bonne partie des droits de douane décidés par Donald Trump.Après leur avoir serré la main à son arrivée, il a parlé d’une “décision très regrettable”, sans embrayer sur de violentes attaques personnelles, comme il l’avait fait vendredi en réagissant à chaud à cette décision qui ébranle son programme économique et sa stratégie diplomatique.L’ancien promoteur immobilier se dit de toute façon persuadé de pouvoir poursuivre son offensive protectionniste par d’autres voies légales.Attendu sur l’Iran, le président américain n’a pas donné d’indice très clair sur ses intentions.Il a dit sa préférence pour la “diplomatie”, tout en multipliant les accusations contre Téhéran.- Lame de fond -L’Iran “travaille à bâtir des missiles qui pourront atteindre bientôt les Etats-Unis”, a déclaré Donald Trump, qui a massé une armada dans la région. Les Iraniens “poursuivent à l’heure actuelle leurs sinistres ambitions” nucléaires, a-t-il ajouté. Téhéran a réagi à ses propos en dénonçant de “gros mensonges”.Plusieurs dizaines de parlementaires de l’opposition avaient choisi de laisser leurs sièges vides.Le Parti démocrate a confié à la nouvelle gouverneure de Virginie, Abigail Spanberger, le soin de prononcer la traditionnelle réponse de l’opposition au président.Elue après une campagne centriste et pragmatique, elle incarne, pour son camp, les espoirs d’une lame de fond anti-Trump lors des législatives de novembre.

Dernière ligne droite pour les négociations sur l’assurance chômage et les ruptures conventionnelles

Patronat et syndicats tentent mercredi de trouver un accord sur l’assurance chômage dégageant au moins 400 millions d’euros d’économies par an, principalement sur les ruptures conventionnelles, et d’éviter ainsi que le gouvernement ne reprenne la main sur les conditions d’indemnisation.Pour les salariés ayant conclu une rupture de contrat d’un commun accord avec leur employeur, les droits au chômage seraient ainsi réduits.Les trois organisations patronales interprofessionnelles (Medef, CPME, U2P) ont transmis lundi un projet d’accord qui ferait passer de 18 à 15 mois la durée d’indemnisation maximale pour les chômeurs ayant signé une rupture conventionnelle.Cette seule mesure permettrait d’économiser 270 millions dès 2027 et 940 millions d’euros une fois la mesure pleinement montée en charge, c’est-à-dire à partir de 2030, selon un chiffrage de l’Unédic. Elle aurait toutefois besoin d’être votée par le Parlement avant de pouvoir être appliquée.Selon plusieurs négociateurs, un accord pourrait également être trouvé pour assurer un meilleur recouvrement des trop-perçus versés aux chômeurs, dont les trois quarts sont inférieurs à 650 euros et dont 68% sont d’ores et déjà recouvrés au bout de quatre ans.Ces trop-perçus représentent au total près de 1,3 milliard d’euros en 2025, soit 3% des indemnités versées par l’Unédic.Les autres mesures envisagées par le patronat, comme la dégressivité des allocations après une rupture conventionnelle ou un durcissement des conditions d’indemnisation des intermittents du spectacle, seraient abandonnées.Pour protester contre cette dernière éventualité, au moins 300 personnes se sont réunies dans la matinée à l’appel de la CGT devant le siège de l’Unédic, en présence de sa secrétaire générale Sophie Binet, qui a dénoncé une baisse “inédite” des droits des chômeurs de 25% depuis 2017.”On ne lutte pas contre le chômage en s’attaquant aux chômeurs”, a-t-elle estimé.Des rassemblements sur le même thème se sont également tenus dans d’autres villes, dont Marseille, où plus d’une centaine de personnes ont manifesté devant le siège régional du Medef. Une dizaine de manifestants se sont introduits dans les locaux de l’organisation patronale pendant une heure sans commettre de dégradations, a-t-on appris de sources concordantes.- “Voie de passage” –  Le patronat a depuis le début tenu à élargir le spectre de la négociation et à dégager un milliard d’euros d’économies par an, au grand dam des syndicats, alors que le gouvernement a demandé aux partenaires sociaux de trouver au moins 400 millions, “notamment” sur les ruptures conventionnelles.En 2024, 515.000 ruptures conventionnelles individuelles ont été conclues, notamment dans de petites entreprises. Avec des dépenses d’allocations chômage atteignant 9,4 milliards d’euros, soit 26% du total, le dispositif, créé en 2008, est trop cher aux yeux du gouvernement, qui dénonce des “abus”. Plus jeunes et plus diplômés que la moyenne des demandeurs d’emploi, les chômeurs issus de ces ruptures touchent en moyenne des allocations plus élevées, ouvrant des droits plus longtemps, selon l’Unédic. Le gouvernement Lecornu a écarté une remise à plat complète de la convention d’assurance chômage de novembre 2024, demandée en août par son prédécesseur François Bayrou, avec un objectif d’économies de quatre milliards d’euros.Lundi, les chefs de file des cinq syndicats de salariés représentatifs ont appelé le patronat à se montrer “raisonnable”, plusieurs se disant optimistes sur un possible accord. La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a ainsi évoqué une “voie de passage”.”Depuis toujours on nous dit que c’est dans la philosophie du gouvernement de vouloir reprendre la main sur l’assurance chômage mais à chaque fois, on lui a démontré qu’on était capable de trouver des accords”, selon son homologue de FO, Frédéric Souillot. La CGT, qui désigne les employeurs comme responsables des abus de ruptures conventionnelles et propose un “malus” pour ceux y ayant beaucoup recours, est moins accommodante. De l’issue de cette journée dépendra aussi la possibilité d’avancer dans l’autre négociation en cours, sur les contrats courts.bj-gag-boc-dac/ito/tes