Départements: le gouvernement souhaite doubler le fonds de sauvegarde

Le gouvernement va déposer un amendement pour porter de 300 à 600 millions d’euros le fonds de sauvegarde des départements, en difficulté financière, dans le budget 2026, a annoncé vendredi le Premier ministre Sébastien Lecornu en clôture des Assises nationales des Départements de France.”Le gouvernement déposera un amendement pour multiplier par deux le fonds d’urgence”, a déclaré M. Lecornu, qui a également “donné mandat aux ministres pour rouvrir le dossier du Dilico”, un dispositif très critiqué de mise en réserve des recettes fiscales, faisant droit aux revendications des départements. Ancien président du conseil départemental de l’Eure et toujours membre de cette assemblée, Sébastien Lecornu a également jugé que le temps était “venu de réformer en profondeur les agences régionales de santé, d’affirmer la part régalienne du sanitaire, les analyses de l’eau, la gestion des grandes épidémies” et de “permettre aux préfets d’en être les responsables”.”Comment peut-on expliquer que la planification des soins de proximité soit encore gérée par une agence régionale, là où les conseils départementaux” qui “ont accompli ces dernières années les maisons pluridisciplinaires de santé peuvent le faire?”, s’est-il interrogé devant un parterre d’élus et plusieurs ministres. Les départements alertent depuis trois ans sur le risque d’asphyxie financière qui les guette sous l’effet conjoint de la chute de leurs recettes issues des transactions immobilières et de l’explosion de leurs dépenses sociales. “Le Premier ministre a annoncé une mesure de 600 millions d’aides pour les départements les plus en difficulté. C’est ce que nous demandions. Je lui ai demandé d’arrêter de charger la barque des départements (…), ça nous permettra d’avoir la tête hors de l’eau”, a réagi le président de Départements de France François Sauvadet (UDI).

Départements: le gouvernement souhaite doubler le fonds de sauvegarde

Le gouvernement va déposer un amendement pour porter de 300 à 600 millions d’euros le fonds de sauvegarde des départements, en difficulté financière, dans le budget 2026, a annoncé vendredi le Premier ministre Sébastien Lecornu en clôture des Assises nationales des Départements de France.”Le gouvernement déposera un amendement pour multiplier par deux le fonds d’urgence”, a déclaré M. Lecornu, qui a également “donné mandat aux ministres pour rouvrir le dossier du Dilico”, un dispositif très critiqué de mise en réserve des recettes fiscales, faisant droit aux revendications des départements. Ancien président du conseil départemental de l’Eure et toujours membre de cette assemblée, Sébastien Lecornu a également jugé que le temps était “venu de réformer en profondeur les agences régionales de santé, d’affirmer la part régalienne du sanitaire, les analyses de l’eau, la gestion des grandes épidémies” et de “permettre aux préfets d’en être les responsables”.”Comment peut-on expliquer que la planification des soins de proximité soit encore gérée par une agence régionale, là où les conseils départementaux” qui “ont accompli ces dernières années les maisons pluridisciplinaires de santé peuvent le faire?”, s’est-il interrogé devant un parterre d’élus et plusieurs ministres. Les départements alertent depuis trois ans sur le risque d’asphyxie financière qui les guette sous l’effet conjoint de la chute de leurs recettes issues des transactions immobilières et de l’explosion de leurs dépenses sociales. “Le Premier ministre a annoncé une mesure de 600 millions d’aides pour les départements les plus en difficulté. C’est ce que nous demandions. Je lui ai demandé d’arrêter de charger la barque des départements (…), ça nous permettra d’avoir la tête hors de l’eau”, a réagi le président de Départements de France François Sauvadet (UDI).

Départements: le gouvernement souhaite doubler le fonds de sauvegarde

Le gouvernement va déposer un amendement pour porter de 300 à 600 millions d’euros le fonds de sauvegarde des départements, en difficulté financière, dans le budget 2026, a annoncé vendredi le Premier ministre Sébastien Lecornu en clôture des Assises nationales des Départements de France.”Le gouvernement déposera un amendement pour multiplier par deux le fonds d’urgence”, a déclaré M. Lecornu, qui a également “donné mandat aux ministres pour rouvrir le dossier du Dilico”, un dispositif très critiqué de mise en réserve des recettes fiscales, faisant droit aux revendications des départements. Ancien président du conseil départemental de l’Eure et toujours membre de cette assemblée, Sébastien Lecornu a également jugé que le temps était “venu de réformer en profondeur les agences régionales de santé, d’affirmer la part régalienne du sanitaire, les analyses de l’eau, la gestion des grandes épidémies” et de “permettre aux préfets d’en être les responsables”.”Comment peut-on expliquer que la planification des soins de proximité soit encore gérée par une agence régionale, là où les conseils départementaux” qui “ont accompli ces dernières années les maisons pluridisciplinaires de santé peuvent le faire?”, s’est-il interrogé devant un parterre d’élus et plusieurs ministres. Les départements alertent depuis trois ans sur le risque d’asphyxie financière qui les guette sous l’effet conjoint de la chute de leurs recettes issues des transactions immobilières et de l’explosion de leurs dépenses sociales. “Le Premier ministre a annoncé une mesure de 600 millions d’aides pour les départements les plus en difficulté. C’est ce que nous demandions. Je lui ai demandé d’arrêter de charger la barque des départements (…), ça nous permettra d’avoir la tête hors de l’eau”, a réagi le président de Départements de France François Sauvadet (UDI).

India’s Modi celebrates as party set for big win in state vote

Indian Prime Minister Narendra Modi on Friday hailed a “resounding” victory for his party and its allies in a key local election in the country’s poorest state of Bihar.The eastern state of 130 million people was widely seen as a bellwether and a test of Modi’s ability to translate New Delhi’s booming economy into gains for its poorest citizens.Counting is still ongoing and the final tally may not be out until Saturday, but the election commission said partial results and projections suggested a solid majority for Modi’s Hindu nationalist Bharatiya Janata Party (BJP) and its allies in the state assembly.Modi called the win a “victory of good governance”.”This resounding public mandate will empower us to serve the people and work with new resolve for Bihar,” he said in a post on social media.Bihar is the only state in the Hindi-speaking north where Modi’s party has never ruled alone.This time too, it is unlikely to secure a majority by itself but appears set to emerge as the single largest party ahead of its alliance partner, Janata Dal (United).Together with smaller allies, they are on course to securing at least three quarters of the state legislature’s 243 seats, according to figures from the election commission.The election outcome can boost Modi and his party ahead of other key regional polls next year, analysts say.It is also expected to put the Indian leader on a surer footing after a series of daunting economic and foreign policy challenges, including armed conflict with neighbouring Pakistan and steep US tariffs.

BHP liable for 2015 Brazil mine disaster: UK court

A British court ruled Friday that Australian mining giant BHP is liable for one of Brazil’s worst environmental disasters, potentially paving the way for billions of pounds in compensation. A dam collapse in 2015 at an iron-ore mine run by a firm co-owned by BHP killed 19 people and unleashed a deluge of thick toxic mud into villages, fields, rainforest, rivers and the ocean.”BHP are strictly liable as ‘polluters’ in respect of damage caused by the collapse,” the High Court in London said in its ruling following a mammoth trial. BHP on Friday said it intends to appeal the ruling.”BHP has supported extensive remediation and compensation efforts in Brazil since 2015,” the company said in a statement.The victims first filed the UK legal action in 2018 to demand compensation from BHP. At the time of the disaster, one of its global headquarters was in Britain.The eventual trial at the High Court in London ran from October 2024 to March this year, and the court has already begun preparing the second phase of the case to determine potential damages and compensation. During the trial, the claimants’ lawyers argued that BHP was aware that toxic sludge was accumulating at the facility in Minas Gerais state, north of Rio de Janeiro, at rates that far exceeded the annual limit.The lawyers said the build-up contributed to the disaster at the mine, which was managed by Samarco, co-owned by BHP and Brazilian miner Vale.Judge Finola O’Farrell ruled on Friday that “BHP were negligent, imprudent and/or lacking in skill,” in monitoring the dam’s condition, despite studies and recommendations for remediation. “The risk of collapse of the dam was foreseeable,” she noted in the judgment.- ‘Long-overdue justice’ -BHP maintained on Friday that a compensation agreement it reached last year in Brazil — worth around $31 billion — provided a resolution. However, a majority of the 620,000 claimants, including 31 municipalities, argue that they are not sufficiently covered by the deal.Instead, claimants are seeking around £36 billion ($47 billion) in compensation, according to a previous estimate from law firm Pogust Goodhead.The amount of compensation to be awarded to claimants will be decided at a later trial, scheduled for October 2026.The city of Mariana, one of the areas hardest hit by the disaster, is seeking tens of billions of Brazilian reais in damages.”Today’s ruling delivers long-overdue justice to the thousands whose lives were torn apart,” said Pogust Goodhead chief executive Alicia Alinia.She added that the judgment “sends an unmistakable message to multinational companies around the world: You cannot disregard your duty of care and walk away from the devastation you caused.”Vale and BHP were acquitted in November 2024 of criminal charges by a Brazilian court, which ruled there was insufficient evidence linking them to the dam’s failure.”Finally, justice has begun to be served, and those responsible have been held accountable for destroying our lives,” Gelvana Rodrigues, who lost her 7-year-old son in the tragedy, said in a statement shared by Pogust Goodhead.”I promised myself that I would not rest until those responsible were punished for the death of my son Thiago,” she said.Another similar civil lawsuit has been ongoing since 2024 in the Netherlands.

Marseille horrifiée après le meurtre d’un 2e frère d’un écologiste engagé contre le narcobanditisme

“Changement de dimension”, “bascule criminelle”: Marseille est vendredi sous le choc après le meurtre d’un deuxième frère d’Amine Kessaci, militant écologiste de 22 ans engagé dans la lutte contre le narcobanditisme, le parquet n’excluant pas l’hypothèse d’un assassinat d’avertissement.Jeudi, aux alentours de 14H30, Mehdi, frère cadet âgé de 20 ans et qui voulait devenir policier, a été abattu par balle près de la plus grande salle de concert de la deuxième ville de France.En 2020, cette famille de six enfants avait déjà été endeuillée par l’assassinat de Brahim, dont le corps avait été retrouvé carbonisé dans un véhicule. Concernant l’assassinat de Mehdi, l’enquête ne fait que débuter. Seule certitude: il s’agit d’une “victime innocente”, selon une source proche de l’enquête. Le parquet a indiqué qu’il était totalement inconnu des services de police et de justice.Ce drame relance le débat sur la dangereuse lutte contre le narcobanditisme dans cette ville régulièrement secouée par des narchomicides et la guerre des gangs pour le contrôle des points de vente de stupéfiants.Le procureur Nicolas Bessone n’exclut pas l’hypothèse d’un assassinat d’avertissement visant à atteindre Amine Kessaci, qui était sous protection policière depuis quelques semaines, selon une source proche de l’enquête.”Si tel devait être le cas, on aurait franchi une étape supplémentaire. Ca rappelle un certain nombre de périodes terribles connues dans notre pays, où vous allez assassiner des gens, simplement parce qu’ils sont membres d’une famille avec laquelle vous avez des problèmes”, a-t-il estimé sur Franceinfo.”Si l’hypothèse d’un assassinat d’avertissement, destiné à décourager Amine de son engagement contre le narcotrafic qui gangrène notre ville, était confirmée, nous serions devant un changement de dimension absolument terrifiant, où l’on méprise la vie pour des menaces, de l’argent ou du pouvoir”, s’est inquiété le maire divers gauche Benoît Payan dans un communiqué envoyé à l’AFP. “Nous devons considérer ce mal comme une pieuvre qu’il faut attaquer à tous les niveaux: il faut des renforts policiers, des magistrats, des enquêteurs”, a-t-il ajouté. La classe politique locale a d’ailleurs unanimement fait part de son effroi comme l’écologiste Sébastien Barles qui parle de “bascule criminelle”.- “Museler la parole”  -La préfète de police déléguée des Bouches-du-Rhône, Corinne Simon, a assuré de son côté que l’enquête était “une priorité” pour retrouver les auteurs. Mehdi, à bord de son véhicule, a été abattu par deux hommes à moto alors qu’il venait de se garer.Concernant Amine Kessaci – qui en 2024 manquait de peu d’être élu député face à une candidate Rassemblement national – la menace le visant n’a pas été identifiée précisément, selon la source proche de l’enquête. Mais elle intervient dans le contexte de la parution de son livre qui est une sorte de longue lettre adressée à son grand frère Brahim, qui n’avait pas le même père que lui, avec ce sous-titre “Vivre et mourir en terre de narcotrafic”. Avec la perspective du procès attendu en 2026 des assassins présumés de Brahim et de deux autres hommes tués avec lui.Malgré cela, Amine Kessaci, qui avait créé l’association Conscience pour aider les familles de victimes de narchomicides, tentait de rester actif dans sa ville. Fin octobre il était sur le Vieux-Port pour une opération de tractage avec les écologistes.”Amine paie le prix fort pour son combat”, a réagi auprès de l’AFP Karima Méziène, avocate de familles de victimes de narchomicides et qui a elle-même perdu son frère dans un règlement de comptes. “On s’en prend à une famille pour museler la parole, ça va refroidir pas mal de monde”, déplore cette militante, dénonçant “des méthodes de la mafia italienne”.A Marseille, la criminalité ne cesse de franchir des paliers dans l’horreur: avant 2020/2021 les victimes étaient bien ancrées dans le narcobanditisme, puis les cibles sont devenues les petites mains du trafic, parfois mineures et touchées à l’aveugle sur des points de deal. Les auteurs aussi sont de plus en plus jeunes. Il y a un an, un adolescent de 14 ans à peine, recruté pour 50.000 euros, était arrêté après avoir tué un chauffeur VTC et père de famille, avant même d’approcher sa cible initiale. Selon un décompte de l’AFP, 14 personnes ont perdu la vie dans des narchomicides depuis le début de l’année dans les Bouches-du-Rhône.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

De l’Isère à la mer, l’ambitieux projet de décarbonation d’une cimenterie Vicat

Les millions de tonnes de Co2 qu’elle relâche dans l’atmosphère pourraient disparaître, enfouies sous la Méditerranée: la plus grande cimenterie de France, située en Isère (sud-est), prépare sa mue en industrie “zéro émission” à l’horizon 2030.L’usine du cimentier français Vicat, posée au bord du Rhône dans le village de Montalieu-Vercieu à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Lyon, se classe parmi les 50 sites industriels les plus émetteurs de dioxyde de carbone du pays. Coiffée d’une haute cheminée, elle se compose de silos de toutes les tailles et d’un four rotatif atteignant les 1.450°C où se consume 24H/24 toute une variété de combustibles, charbon et biomasse mais aussi une part croissante de déchets: pneus broyés, vieux meubles ou farines animales. L’air y est imprégné de fine poussière grise, inlassablement lavée au sol par des camions-balais.Le site quasiment centenaire est aujourd’hui au coeur d’un vaste projet visant à capturer puis évacuer le Co2 lié à sa production via un vieux gazoduc reconverti en “carboduc” et offrir au passage le même service à d’autres entreprises tout au long de la vallée du Rhône.Arrivé à Fos-sur-mer (Bouches-du-Rhône), le gaz serait liquéfié pour être transporté par bateau puis “définitivement” stocké dans des fosses géologiques exploitées par le groupe ENI au large de l’Italie.Baptisé “Rhône décarbonation”, le projet évalué à entre 1 et 1,5 milliard d’euros a pour particularité d’offrir une nouvelle vie à des infrastructures déjà existantes, notamment une portion de gazoduc de quelque 300 km et un terminal méthanier à Fos-Tonkin. – “Petit bonus” -Outre Vicat, le projet est porté par des co-maîtres d’ouvrage: la société de pipeline SPSE, l’exploitant du terminal de Fos-Tonkin Elengy et le gestionnaire du réseau de transport électrique RTE.Ils ambitionnent de convoyer annuellement 4 millions de tonnes de CO2, dont 1,2 million pour Vicat. D’autres cimentiers préparent des projets similaires mais à l’heure actuelle, seule la Norvège dispose d’une unité déjà opérationnelle de ce type. Vicat, qui prévoit d’investir entre 600 et 900 millions d’euros et mise aussi sur des financements français et européens, a lancé ses études il y a deux ans et prévoit une “décision d’investissement” fin 2027 pour une mise en service trois ans plus tard. “2030, à l’échelle industrielle, c’est demain. On ne va pas le cacher. C’est ambitieux”, souligne Christian Daumarie, directeur du programme. L’idée est d’arriver au plus vite sur le marché des ciments bas carbone car “les premiers auront un petit bonus” grâce à l’évolution attendue de la réglementation sur l’usage des bétons et ciments, explique-t-il à l’AFP.- “Pas d’autre solution” – Pour Jean-Michel Fourniau, l’un des trois garants de la commission nationale du débat public (CNDP) pour la concertation préalable menée au printemps sur le projet Rhône décarbonation, l’industrie cimentière n’a de fait “pas d’autre solution que de se décarboner”.Une nécessité liée, selon lui, à la hausse attendue du coût des émissions sur le marché des quotas carbone et l’évolution des normes européennes qui “imposent d’ici 2031 une réduction massive de l’empreinte carbone dans la construction, et donc l’utilisation de bétons bas-carbone”.”On voit monter depuis deux ans cette question du captage, du stockage du carbone parce que, dans la perspective du zéro carbone en 2050, pour ce type d’industrie, il n’y a pas d’autre solution que de le capter et de l’enfouir”, a-t-il dit à l’AFP.Le captage et stockage de dioxyde de carbone (CCS) est cité par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) parmi les solutions pour réduire l’empreinte d’industries difficiles à décarboner telles que les cimenteries, responsables à elles seules de 7% des émissions mondiales de CO2.La zone industrialo-portuaire de Fos, deuxième zone industrielle la plus polluante de France après Dunkerque, a elle aussi amorcé une profonde transformation pour sauvegarder son tissu industriel tout en la décarbonant, et accueille des dizaines de projets.Tel qu’annoncé, le chantier Rhône décarbonation apparaît “plutôt vertueux”, estime Philippe Chamaret, directeur de l’Institut Ecocitoyen, implanté depuis 2010 à Fos-sur-Mer. Mais “qu’est-ce que ça va représenter en termes d’énergie de transporter tout ce dioxyde de carbone? Il est issu de la production d’énergie et on va dépenser encore plus d’énergie pour s’en occuper”, relève-t-il.

Boualem Sansal va rester encore quelques jours “au moins” à Berlin

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, gracié et libéré mercredi par l’Algérie après un an de détention, va rester encore quelques jours “au moins” à Berlin, a indiqué vendredi à l’AFP une source proche du dossier.Soigné dans un hôpital militaire de la capitale allemande depuis mercredi soir, quelques heures après avoir été gracié par le président algérien à la demande de son homologue allemand, Boualem Sansal va y rester dans “les prochains jours”, le temps de finaliser “divers examens”, a dit cette même source.”Puis, il y aura une discussion pour décider de la suite. Cela signifie qu’il restera jusqu’au début de la semaine prochaine au moins. Et en fait, il est prévu qu’il reste encore plus longtemps”, a ajouté la source.M. Sansal “va bien compte tenu des circonstances” et est “bien sûr euphorique à propos de cette libération et de cette grâce”, a-t-elle encore dit.Selon une conversation téléphonique avec son confrère et soutien Kamel Daoud retranscrite dans Le Point, M. Sansal devait être transféré dès vendredi ou samedi à Paris.Âgé de 81 ans, l’écrivain avait été condamné à cinq ans de prison pour avoir affirmé que l’Algérie avait hérité sous la colonisation française de certaines régions qu’il estimait avoir appartenu auparavant au Maroc.Il aura passé un an en détention. Sa famille avait exprimé à plusieurs reprises son inquiétude pour la santé du romancier et essayiste, traité pour un cancer de la prostate.Figure primée de la littérature francophone nord-africaine, M. Sansal est connu pour ses critiques à l’égard des autorités algériennes et des islamistes. Il a obtenu la nationalité française en 2024.Son incarcération avait envenimé une brouille entre Paris et Alger déclenchée en juillet 2024 lorsque la France avait reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.