US Supreme Court to hear migrant asylum claim case

The US Supreme Court agreed on Monday to weigh in on a policy of turning away migrants before they can cross the US-Mexico border to present an asylum claim.The policy known as “metering” was rescinded by the Biden administration but President Donald Trump is seeking a ruling in the event it may be reinstated.Trump campaigned for president on a promise to expel millions of undocumented migrants from the United States.He has taken a number of actions since returning to the White House in January aimed at speeding up deportations and reducing border crossings.The Immigration and Nationality Act allows an “alien who is physically present in the United States or who arrives in the United States” to apply for asylum.A divided appeals court ruled last year that this applies to potential asylum seekers at ports of entry “whichever side of the border they are standing on.”The Trump administration is asking the conservative-dominated Supreme Court to reject this interpretation.”In ordinary English, a person ‘arrives in’ a country only when he comes within its borders,” Solicitor General John Sauer said in a filing. “An alien thus does not ‘arrive in’ the United States while he is still in Mexico.”Al Otro Lado, an immigration rights group representing asylum seekers, welcomed the Supreme Court decision to hear the case.”Our immigration laws require the government to inspect and process people seeking asylum at ports of entry and allow them to pursue their legal claims in the United States,” it said in a statement.”The government’s turnback policy was an illegal scheme to circumvent these requirements by physically blocking asylum seekers arriving at ports of entry and preventing them from crossing the border to seek protection,” Al Otro Lado said.Vulnerable families, children, and adults fleeing persecution were stranded in perilous conditions where they faced violent assault, kidnapping, and death, the group added.The Trump administration announced last month that it would drastically cut back the number of refugees to be accepted annually by the United States to a record low and give priority to white South Africans.Under the new policy, the United States would welcome 7,500 refugees in fiscal 2026, down from more than 100,000 a year under Democratic president Joe Biden.

Bangladesh: l’ex-Première ministre Sheikh Hasina condamnée à mort pour la répression des émeutes de 2024

L’ex-Première ministre du Bangladesh Sheikh Hasina, 78 ans, a été condamnée à mort en son absence lundi pour avoir ordonné la répression meurtrière des manifestations qui ont causé sa chute pendant l’été 2024, un verdict qualifié de “politiquement motivé” par l’intéressée, depuis son exil en Inde.Au terme de cinq mois de procès, un tribunal de la capitale Dacca a estimé que la “bégum de fer” était coupable de crimes contre l’humanité, notamment pour avoir incité et ordonné des meurtres.”Tous les éléments (…) constitutifs du crime contre l’humanité sont réunis”, a déclaré le juge Golam Mortuza Mozumder en rendant son verdict, “nous avons décidé de lui infliger une seule peine, la peine de mort”.Depuis son exil en Inde, Mme Hasina, qui a toujours nié les accusations portées contre elles, a aussitôt dénoncé un jugement “politiquement motivé”, ordonné par “un tribunal illégal, nommé et présidé par un gouvernement non élu et sans mandat démocratique”.”Ce verdict de culpabilité était préétabli”, a-t-elle ajouté dans un communiqué.En juillet et août 2024, les manifestations antigouvernementales qui l’ont contrainte à quitter le pays après quinze ans de règne ont fait au moins 1.400 morts, selon l’ONU, pour la plupart des civils.Dans un pays sous fortes tensions politiques déjà tourné vers les élections législatives prévues dans trois mois, la décision du tribunal, protégé par d’imposants effectifs de policiers, était très attendue.- Appel -Le chef du gouvernement provisoire, le prix Nobel de la paix Muhammad Yunus, a salué un “verdict historique” et mis en garde contre tout “acte d’indiscipline” ou “action (…) qui tomberait sous le coup de la loi”.  Dans les rues de la capitale, la décision a été saluée par des groupes de manifestants agitant le drapeau national.L’avocat commis d’office de l’ex-Première ministre, Md Amir Hossain, a pour sa part regretté que sa cliente “ne puisse faire appel à moins de se rendre devant le tribunal ou d’être arrêtée”.Au terme des débats, le représentant de l’accusation, Tajul Islam, avait requis le mois dernier la condamnation de Sheikh Hasina à la peine capitale. “Pour 1.400 meurtres, elle la mérite 1.400 fois”, avait-il déclaré, comparant l’accusée à une “criminelle endurcie”.Dans sa déclaration lundi, Sheikh Hasina a rejeté les éléments retenus contre elle par l’accusation, notamment des enregistrements suggérant qu’elle avait autorisé le recours aux “armes létales” contre la foule.Ces enregistrements sont “fragmentaires et ont été sortis de leur contexte”, a argué l’ex-cheffe du gouvernement. “Les dirigeants du Bangladesh ont agi de bonne foi et avec le souci de minimiser les pertes en vies humaines”.Dacca a profité du jugement pour rééditer lundi sa demande d’extradition de l’ex-dirigeante. New Delhi a “pris acte du verdict”, sans autre commentaire.Le tribunal a également condamné à mort lundi l’ancien ministre de l’Intérieur, Asaduzzaman Khan Kamal, lui aussi en fuite. L’ex-chef de la police, Chowdhury Abdullah Al Mamun, en détention et qui a plaidé coupable, s’est vu lui infliger une peine de cinq ans d’emprisonnement.Le Haut-commissariat de l’ONU aux droits humains a rappelé dans un communiqué s’opposer “en toutes circonstances” à la peine de mort, et “regretter” que celle-ci ait été prononcée.Mais ces procès constituent par ailleurs “un moment important pour les victimes des graves violations commises lors de la répression des manifestations l’année dernière”, a déclaré une porte-parole, Ravina Shamdasani.- Critiques politiques -Dans sa déclaration, Mme Hasina a une nouvelle fois pris à partie lundi le gouvernement provisoire, au pouvoir jusqu’aux élections prévues en février prochain.Ella a notamment critiqué sa décision d’interdire à son parti d’y participer. “Leur but consiste à faire de la Ligue Awami des boucs émissaires pour détourner l’attention du monde de (leurs) échecs”, a-t-elle lancé.Dans l’opposition sous le règne de Mme Hasina, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) est considéré comme le grand favori du prochain scrutin.Après ce verdict, “la perspective de voir Sheikh Hasina organiser un retour au Bangladesh apparaît extrêmement mince”, a commenté Thomas Kean, analyste à l’ONG International Crisis Group (ICG).   Le parcours judiciaire de Sheikh Hasina ne se limite pas à ce procès. Elle fait également l’objet de multiples plaintes pour les meurtres, enlèvements et séquestrations dont l’ont accusé, tout au long de ses mandats, ses adversaires politiques et les ONG.Mme Hasina a une nouvelle fois balayé ces accusations lundi. “Je suis très fière du bilan de mon gouvernement en matière de respect des droits humains et de développement”, a-t-elle insisté.

À son procès à Paris, le Martiniquais Serge Letchimy défend les conditions de son départ à la retraite

La figure politique martiniquaise Serge Letchimy a défendu lundi sa “probité” à l’ouverture de son procès à Paris sur les conditions de son départ à la retraite début 2016 en tant que fonctionnaire territorial de Fort-de-France, en parallèle de son mandat de député.Héritier politique d’Aimé Césaire, Serge Letchimy, 72 ans, est poursuivi pour recel de détournement de fonds publics aux côtés du maire de Fort-de-France Didier Laguerre, de son premier adjoint Yvon Pacquit et l’ancien directeur général des services de la collectivité. Le procès est prévu jusqu’à jeudi.”Depuis ma rencontre avec Aimé Césaire et après 40 ans de vie politique et 33 ans en tant qu’élu, à aucun moment ma probité n’a été remise en cause. J’ai toujours eu la volonté d’une grande transparence et l’exigence d’une intégrité dans toutes mes fonctions politiques, tant au niveau national qu’au niveau local”, déclare à la barre celui qui est l’un des visages les plus connus de la vie publique martiniquaise et des outre-mer français.Le parquet national financier (PNF), basé à Paris, reproche à Serge Letchimy d’avoir été réintégré au premier trimestre 2016 dans ses fonctions d’ingénieur territorial pour la mairie de Fort-de-France pour faire valoir ses droits à la retraite anticipée, tandis qu’il exerçait le mandat de député de la 3e circonscription de Martinique.Dans cette “violation du principe de séparation des pouvoirs et de non-cumul des emplois”, la justice lui reproche d’avoir coûté à la mairie de Fort-de-France 34.000 euros de salaires et charges pendant les trois mois de sa réintégration dans l’administration locale. Serge Letchimy est également accusé d’avoir indûment perçu 67.000 euros d’incitation financière au départ à la retraite et 97.000 euros de pensions de retraite entre avril 2016 et mars 2019.Convoqué à la barre pour son interrogatoire de personnalité en ce premier jour d’audience, Serge Letchimy remet en contexte son départ à la retraite. Après sa défaite au second tour des régionales de 2015, il dit avoir envisagé un temps d’abandonner la politique et de partir dans le secteur privé.- Personnage de roman -“Je n’ai jamais demandé à être réintégré au sein de la municipalité pour occuper une fonction. J’ai seulement demandé la possibilité d’exercer mon droit de départ à la retraite. Ensuite, j’ai suivi la procédure qui m’a été indiquée”, affirme-t-il.L’ex-député au casier judiciaire vierge se défend d’avoir exercé la moindre activité à cette occasion, ni même d’avoir demandé paiement de son salaire durant les trois mois de sa réintégration dans la fonction publique territoriale.”C’est une réintégration administrative et tout de suite mise en congés. Lorsque j’ai reçu un premier virement, j’ai tout de suite appelé (le directeur général des services) et j’ai dit +qu’est-ce que c’est que ça ?+. On m’a répondu que c’était obligatoire.”Adoubé très tôt par Aimé Césaire, le père de la “négritude”, Serge Letchimy a connu une trajectoire constamment ascendante: maire de la “capitale” martiniquaise de 2001 à 2010, député de 2007 à 2021, président de la Région en 2010 puis, en 2021, président de la toute jeune Collectivité territoriale de Martinique.A l’Assemblée, ce bon orateur s’était fait un nom à travers plusieurs séquences politiques marquantes. En 2012, son interpellation très vive du ministre de l’Intérieur Claude Guéant après des propos sur la hiérarchie supposée des civilisations avait provoqué la sortie de l’hémicycle du gouvernement Fillon et de l’ensemble de la majorité, un épisode rarissime sous la Ve République.En 2011, il avait été le rapporteur d’une loi sur l’habitat indigne en outre-mer. Rien de surprenant pour cet urbaniste de formation qui a contribué à la réhabilitation de l’emblématique quartier Texaco à Fort-de-France, un ancien bidonville squatté par des familles pauvres d’origine rurale.Un épisode de l’histoire de la Martinique rendu célèbre par le roman “Texaco” de Patrick Chamoiseau, prix Goncourt 1992, dans lequel Serge Letchimy était mis en scène dans le rôle – réel – d’un urbaniste accueilli très froidement par les habitants.Le calendrier judiciaire tombe en outre au plus mal pour Serge Letchimy qui risque l’inéligibilité, alors que l’élu est en plein chantier pour préparer les évolutions institutionnelles de l’île.

Western aid cuts could cause 22.6 million deaths, researchers sayMon, 17 Nov 2025 17:04:16 GMT

More than 22 million people, many of them children, could die preventable deaths by 2030 due to aid cuts by the United States and European countries, new research said Monday.The findings are an update of a study earlier this year that said President Donald Trump’s sweeping reductions in assistance, including the dismantling the US Agency …

Western aid cuts could cause 22.6 million deaths, researchers sayMon, 17 Nov 2025 17:04:16 GMT Read More »

Western aid cuts could cause 22.6 million deaths, researchers say

More than 22 million people, many of them children, could die preventable deaths by 2030 due to aid cuts by the United States and European countries, new research said Monday.The findings are an update of a study earlier this year that said President Donald Trump’s sweeping reductions in assistance, including the dismantling the US Agency for International Development (USAID), could lead to 14 million additional deaths.The new research, seen by AFP, takes into account reductions in all official development assistance as Britain, France and Germany also slash their aid to the developing world.”It is the first time in the last 30 years that France, Germany, the United Kingdom and the United States are all cutting aid at the same time,” said one of the new research’s authors, Gonzalo Fanjul, policy and development director at the Barcelona Institute for Global Health (ISGlobal).”The European countries do not compare with the US, but when you combine all of them, the blow to the global aid system is extraordinary. It’s absolutely unprecedented,” he told AFP.The research by authors from Spain, Brazil and Mozambique was submitted Monday to The Lancet Global Health and is awaiting peer review.The research is based off data on how aid in the past has reduced deaths, especially in preventable areas such as HIV/AIDS, malaria and tuberculosis.In a scenario in which aid cuts turn out to be severe, the new research expects 22.6 million excess deaths by 2030, including 5.4 million children under the age of five.The researchers gave a range of 16.3-29.3 million deaths to account for uncertainties, including which programs will be cut and whether there are external shocks such as wars, economic downturns or climate-related disasters.A milder defunding scenario would see 9.4 million excess deaths, the research said.- Major donors cut at once -Trump, in a cost-cutting spree advised by the world’s richest person Elon Musk, soon after taking office slashed foreign assistance by more than 80 percent and shut down USAID, which was the world’s largest aid agency and handled $35 billion in the 2024 fiscal year.Secretary of State Marco Rubio said that aid did not serve core US interests, pointing in part to how aid recipient nations have voted against the United States at the United Nations, and called instead for assistance with clear and narrow aims.Testifying before Congress, Rubio denied any deaths from US aid cuts and accused critics of being beneficiaries of an “NGO industrial complex.”Instead of seeking to fill the gap, Britain, France and Germany have also cut aid owing to budgetary pressure at home and decisions to focus more on defense spending following Russia’s invasion of Ukraine.Among top donors of official development assistance, only Japan’s assistance has remained relatively steady over the past two years.Beyond the immediate ends to projects, the study said that cuts would have knock-on effects by tearing down institutional capacities “painstakingly built over decades of international cooperation.”Fanjul acknowledged a need for countries to transition from the existing setup, especially their reliance on international HIV/AIDS funding.”The problem has been the speed and the brutality of the process. In six months, we are experiencing a process that should have taken over a decade” or more, he said.Davide Rasella, the principal investigator on the latest research, put aid budgets in comparison by noting that the Trump administration has promised $20 billion to prop up Argentina.”In the world context these amounts of money are nothing huge,” Rasella said.Policymakers “change budgets and they really have no perception how many lives are at stake,” he said.The research was funded by the Rockefeller Foundation and Spain’s science ministry.A Rockefeller Foundation spokesperson said the New York-based philanthropy will “look forward to the publication of the peer-reviewed numbers, which will make even clearer the human cost of inaction and the profound opportunity we have to save lives.” “This data is an urgent alarm for the world.”

Vote attendu du Conseil de sécurité de l’ONU pour autoriser une force internationale à Gaza

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se prononcer lundi sur le soutien au plan de paix de Donald Trump à Gaza, en particulier le déploiement d’une force internationale, sous la pression des Etats-Unis qui mettent en garde contre le risque d’une reprise de la guerre.Le projet de résolution américaine, plusieurs fois modifié lors de négociations sensibles, “endosse” le plan de Donald Trump ayant permis la mise en place, le 10 octobre, d’un cessez-le-feu fragile entre Israël et le Hamas dans le territoire palestinien ravagé par deux années de guerre provoquée par l’attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien du 7 octobre 2023.Le texte, vu par l’AFP, “autorise” la mise en place d’une “force de stabilisation internationale” (ISF) chargée notamment de l’appui à la sécurisation des frontières en coopération avec Israël et l’Egypte, de la démilitarisation de Gaza, du désarmement “des groupes armés non étatiques”, de la protection des civils, et de la formation d’une police palestinienne. La composition de cette force n’est pas évoquée.Il donne également mandat jusqu’au 31 décembre 2027 à un “Comité de la paix”, organe de “gouvernance de transition” à Gaza jusqu’à la réforme de l’Autorité palestinienne. Selon le plan en 20 points annexé à la résolution, ce comité doit être présidé par Donald Trump. Contrairement aux premières versions du texte, le projet qui doit être soumis au vote lundi à 17H00 (22H00 GMT) évoque l’éventualité d’un Etat palestinien.Après la réforme de l’Autorité palestinienne et l’avancée de la reconstruction de Gaza, “les conditions pourraient finalement être en place pour un chemin crédible vers une autodétermination palestinienne et un statut d’Etat”, dit ainsi le texte.Un avenir clairement rejeté par Israël. “Notre opposition à un Etat palestinien sur quelque territoire que ce soit n’a pas changé”, a insisté dimanche le Premier ministre Benjamin Netanyahu.- Objections russes -La Russie, qui a fait circuler un texte concurrent, a justifié cette initiative notamment par le fait que la résolution américaine n’allait pas assez loin sur ce point, affirmant quant à elle un “engagement indéfectible” en faveur de la solution à deux Etats.Le texte russe, également consulté par l’AFP, n’autorise ni la création d’un Comité de la paix ni le déploiement d’une force à ce stade, demandant au secrétaire général de l’ONU de proposer des “options” en la matière.Face à ce qu’ils ont qualifié de “tentatives de semer la discorde”, les Etats-Unis ont redoublé d’efforts ces derniers jours pour pousser le Conseil à donner son feu vert.”Tout refus de soutenir cette résolution est un vote en faveur de la poursuite du règne des terroristes du Hamas ou en faveur de la reprise de la guerre avec Israël, condamnant la région et sa population à un conflit perpétuel”, a insisté vendredi l’ambassadeur américain à l’ONU Mike Waltz dans un texte publié dans le Washington Post.Les Américains ont également mis en avant l’ampleur du soutien pour ce texte, publiant une déclaration commune avec le Qatar, l’Egypte, les Emirats arabes unis, l’Arabie saoudite, l’Indonésie, le Pakistan, la Jordanie et la Turquie. Plusieurs sources diplomatiques ont estimé auprès de l’AFP que, malgré les critiques affichées de la Russie, qui a un droit de veto, et les réticences d’autres Etats membres, qui s’inquiètent d’un manque de clarté dans les mandats du Comité de la paix et de l’ISF, il serait surprenant que le texte américain soit rejeté.”Les Russes savent que, même si beaucoup de membres du Conseil vont jouer le jeu des Américains, ils partagent des inquiétudes sur le contenu du texte américain et la façon dont Washington a tenté d’accélérer” son adoption, commente Richard Gowan, de l’International Crisis Group, doutant d’un veto russe à une résolution soutenue par les pays arabes.”Il est plus probable que la Chine et la Russie s’abstiennent, expriment leur scepticisme sur le plan, puis regardent les Etats-Unis se débattre pour le mettre en œuvre”, ajoute-t-il auprès de l’AFP.

Un Choose France met à l’honneur les entreprises tricolores qui investissent en France

Le sommet Choose France, grand-messe annuelle habituellement destinée aux investisseurs étrangers, a mis à l’honneur lundi, pour sa première “édition France”, les entreprises tricolores qui choisissent d’investir dans le pays, à hauteur de 30,4 milliards d’euros cette année.Choose France valorise chaque année les investissements en France d’entreprises étrangères, et la France est cette année pour la sixième fois consécutive pays le plus attractif d’Europe, selon le cabinet EY.Mais cette fois il s’agit de saluer, à la maison de la Chimie à Paris et non sous les ors du château de Versailles, les 151 investissements annoncés cette année par des entreprises françaises, pour un total de 30,4 milliards d’euros dont 9,2 milliards d’euros annoncés lors de l’évènement lundi.Ces derniers concernent surtout des centres de données: champion de la journée, OpCore (groupe Iliad, maison mère de l’opérateur Free) va investir 4 milliards d’euros dans un nouveau “data center” (centre de données) en Seine-et-Marne.Eclairion investira 2,5 milliards d’euros en Moselle, Sesterce 1,5 milliard en Auvergne-Rhône Alpes et Thésée 60 millions d’euros dans les Yvelines, toujours pour des centres de données.”Dans le monde actuel, chaque entreprise regarde partout pour ses investissements, en UE ou ailleurs”, remarque-t-on à Bercy, et “c’est bien de pouvoir féliciter celles qui continuent à investir en France”.”On a souhaité cette journée pour vous dire +bravo et merci+”, a d’ailleurs lancé le ministre de l’Economie Roland Lescure aux 200 acteurs économiques (chefs d’entreprises, fédérations professionnelles, organisations syndicales et patronales…) à l’ouverture de la réunion.- “Mélasse” -Le Premier ministre Sébastien Lecornu assistait en personne dans l’après-midi à une des tables rondes à huis clos, celle sur le budget.Il y a en effet urgence à rassurer des patrons choqués, ces dernières semaines, par l’avalanche de taxes sur les entreprises votées par les députés dans le cadre du budget: 53 milliards d’euros selon les calculs du Medef, qui, avec 12 autres organisations d’entrepreneurs a écrit la semaine dernière à M. Lecornu pour s’en plaindre.”Il est hors de question que la stabilité politique se fasse sur le dos des entreprises”, leur a promis Roland Lescure. Car la bataille budgétaire n’est pas finie et le Sénat pourrait bien détricoter une grande partie de ces taxes.Alexandre Huard, directeur général de Verso Energy (carburants synthétiques) est optimiste: “les taxes ça va ça vient, et cela ne nous dissuadera pas d’investir pour créer les usines et les emplois de demain”, explique-t-il à l’AFP.D’autant que la France “est une terre bénie” pour sa future usine de Rouen, grâce à son électricité bas carbone, qui attire aussi les centres de données.L’investissement des entreprises est pourtant au plus bas depuis la crise sanitaire, selon le baromètre Bpifrance Le Lab publié mercredi: les chefs d’entreprise sont 39% à souhaiter investir cette année, contre 45% en septembre, tandis qu’au premier semestre, selon la Direction générale des Entreprises, le solde entre ouvertures ou extensions d’usines et fermetures est à peine positif (+9).Alors que ce Choose France s’achèvera par un dîner à l’Elysée, en présence notamment du prix Nobel d’économie Philippe Aghion, ou des équipes d’ouvrages des JO ou de restauration de Notre-Dame-de-Paris, symboles des succès français, l’économiste Sylvain Bersinger, du site Bersingéco, est plus amer: “Macron pourra en offrir, des petits fours aux chefs d’entreprise, pour faire oublier sa dissolution et la mélasse dans laquelle le pays patauge depuis”.- “Un avant et un après” -D’autant, souligne-t-il, qu’il n’est pas acquis que “les annonces soient suivies d’effets”, comme on a pu le voir dans le passé.Pourtant, a souligné Roland Lescure, les chiffres macroéconomiques sont encourageants, avec une croissance inattendue de 0,5% au troisième trimestre. La croissance annuelle devrait ainsi dépasser les 0,7% attendus cette année.Le ministre a souligné la rudesse actuelle de l’économie mondiale, avec les attitudes commerciales sans concession des Etats-Unis et de la Chine. Il a cependant prédit “un avant et un après” l’affaire de la vente de poupées sexuelles représentant des enfants sur la plateforme asiatique Shein, notant “un véritable changement” et une volonté accrue de réagir de ses collègues européens.Les projets annoncés lundi concernent toutes les tailles d’entreprises, du grand groupe à la start-up.Les principaux secteurs représentés sont l’énergie et l’environnement, le numérique, la santé et la chimie et les matériaux, et ils sont répartis sur l’ensemble du territoire.Outre les projets de data centers, les principaux nouveaux investissements annoncés lundi émanent de Sanofi (pharmacie, un milliard d’euros), Holosolis (photovoltaïque, 800 millions) NGE (construction, 400 millions, Elyse Energy (biocarburant, 213 millions), OVH (cloud, 160 millions) et Derichebourg (recyclage, 130 millions).

Un Choose France met à l’honneur les entreprises tricolores qui investissent en France

Le sommet Choose France, grand-messe annuelle habituellement destinée aux investisseurs étrangers, a mis à l’honneur lundi, pour sa première “édition France”, les entreprises tricolores qui choisissent d’investir dans le pays, à hauteur de 30,4 milliards d’euros cette année.Choose France valorise chaque année les investissements en France d’entreprises étrangères, et la France est cette année pour la sixième fois consécutive pays le plus attractif d’Europe, selon le cabinet EY.Mais cette fois il s’agit de saluer, à la maison de la Chimie à Paris et non sous les ors du château de Versailles, les 151 investissements annoncés cette année par des entreprises françaises, pour un total de 30,4 milliards d’euros dont 9,2 milliards d’euros annoncés lors de l’évènement lundi.Ces derniers concernent surtout des centres de données: champion de la journée, OpCore (groupe Iliad, maison mère de l’opérateur Free) va investir 4 milliards d’euros dans un nouveau “data center” (centre de données) en Seine-et-Marne.Eclairion investira 2,5 milliards d’euros en Moselle, Sesterce 1,5 milliard en Auvergne-Rhône Alpes et Thésée 60 millions d’euros dans les Yvelines, toujours pour des centres de données.”Dans le monde actuel, chaque entreprise regarde partout pour ses investissements, en UE ou ailleurs”, remarque-t-on à Bercy, et “c’est bien de pouvoir féliciter celles qui continuent à investir en France”.”On a souhaité cette journée pour vous dire +bravo et merci+”, a d’ailleurs lancé le ministre de l’Economie Roland Lescure aux 200 acteurs économiques (chefs d’entreprises, fédérations professionnelles, organisations syndicales et patronales…) à l’ouverture de la réunion.- “Mélasse” -Le Premier ministre Sébastien Lecornu assistait en personne dans l’après-midi à une des tables rondes à huis clos, celle sur le budget.Il y a en effet urgence à rassurer des patrons choqués, ces dernières semaines, par l’avalanche de taxes sur les entreprises votées par les députés dans le cadre du budget: 53 milliards d’euros selon les calculs du Medef, qui, avec 12 autres organisations d’entrepreneurs a écrit la semaine dernière à M. Lecornu pour s’en plaindre.”Il est hors de question que la stabilité politique se fasse sur le dos des entreprises”, leur a promis Roland Lescure. Car la bataille budgétaire n’est pas finie et le Sénat pourrait bien détricoter une grande partie de ces taxes.Alexandre Huard, directeur général de Verso Energy (carburants synthétiques) est optimiste: “les taxes ça va ça vient, et cela ne nous dissuadera pas d’investir pour créer les usines et les emplois de demain”, explique-t-il à l’AFP.D’autant que la France “est une terre bénie” pour sa future usine de Rouen, grâce à son électricité bas carbone, qui attire aussi les centres de données.L’investissement des entreprises est pourtant au plus bas depuis la crise sanitaire, selon le baromètre Bpifrance Le Lab publié mercredi: les chefs d’entreprise sont 39% à souhaiter investir cette année, contre 45% en septembre, tandis qu’au premier semestre, selon la Direction générale des Entreprises, le solde entre ouvertures ou extensions d’usines et fermetures est à peine positif (+9).Alors que ce Choose France s’achèvera par un dîner à l’Elysée, en présence notamment du prix Nobel d’économie Philippe Aghion, ou des équipes d’ouvrages des JO ou de restauration de Notre-Dame-de-Paris, symboles des succès français, l’économiste Sylvain Bersinger, du site Bersingéco, est plus amer: “Macron pourra en offrir, des petits fours aux chefs d’entreprise, pour faire oublier sa dissolution et la mélasse dans laquelle le pays patauge depuis”.- “Un avant et un après” -D’autant, souligne-t-il, qu’il n’est pas acquis que “les annonces soient suivies d’effets”, comme on a pu le voir dans le passé.Pourtant, a souligné Roland Lescure, les chiffres macroéconomiques sont encourageants, avec une croissance inattendue de 0,5% au troisième trimestre. La croissance annuelle devrait ainsi dépasser les 0,7% attendus cette année.Le ministre a souligné la rudesse actuelle de l’économie mondiale, avec les attitudes commerciales sans concession des Etats-Unis et de la Chine. Il a cependant prédit “un avant et un après” l’affaire de la vente de poupées sexuelles représentant des enfants sur la plateforme asiatique Shein, notant “un véritable changement” et une volonté accrue de réagir de ses collègues européens.Les projets annoncés lundi concernent toutes les tailles d’entreprises, du grand groupe à la start-up.Les principaux secteurs représentés sont l’énergie et l’environnement, le numérique, la santé et la chimie et les matériaux, et ils sont répartis sur l’ensemble du territoire.Outre les projets de data centers, les principaux nouveaux investissements annoncés lundi émanent de Sanofi (pharmacie, un milliard d’euros), Holosolis (photovoltaïque, 800 millions) NGE (construction, 400 millions, Elyse Energy (biocarburant, 213 millions), OVH (cloud, 160 millions) et Derichebourg (recyclage, 130 millions).