Inondations en Asie : course contre la montre pour venir en aide aux survivants

En Indonésie, où les inondations et glissements de terrain ont fait plus de 700 morts et plus d’un million de déplacés, selon un dernier bilan, l’urgence est désormais d’acheminer de la nourriture aux sinistrés dans des zones totalement isolées, alors que les intempéries en Asie du Sud-Est et au Sri Lanka ont fait plus de …

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Pour les enfants, un téléphone est une “arme”, avertit la mère d’un Australien harcelé en ligne

Un téléphone, c’est “la pire arme qui soit”, lance Mia Bannister, partisane de l’interdiction des réseaux sociaux aux jeunes Australiens depuis le suicide de son fils, victime de harcèlement en ligne et atteint d’anorexie.A partir du 10 décembre, TikTok, Instagram, Snapchat, Facebook ou encore Twitch seront interdits aux moins de 16 ans en Australie. Les …

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Guerre en Ukraine : pourparlers entre Poutine et Witkoff à Moscou, Kiev aux aguets

Vladimir Poutine et l’émissaire américain Steve Witkoff ont débuté mardi soir à Moscou des pourparlers sur le plan américain visant à mettre fin à la guerre en Ukraine, peu après des propos menaçants du président russe à l’encontre des Européens.Une délégation de Kiev pourrait rencontrer mercredi Steve Witkoff et le gendre du président américain, Jared Kushner, en Europe après leurs pourparlers à Moscou, selon une source ukrainienne à l’AFP. L’Ukraine guette avec attention les résultats de cet entretien, le président Volodymyr Zelensky ayant plaidé mardi pour une fin de la guerre et pas “seulement à une pause” dans les combats.Selon des images de la télévision russe, M. Poutine était flanqué de son conseiller diplomatique Iouri Ouchakov et de son émissaire pour les questions économiques internationales, Kirill Dmitriev. M. Witkoff était, lui, accompagné du gendre du président américain, Jared Kushner.Le président russe, qui a lancé une offensive à grande échelle contre son voisin ukrainien en février 2022, a tenu juste avant la rencontre des déclarations martiales.”Nous n’avons pas l’intention de faire la guerre à l’Europe, mais si l’Europe le souhaite et commence, nous sommes prêts dès maintenant”, a lancé M. Poutine aux journalistes, en marge d’un forum économique.Il a accusé les Européens de vouloir “empêcher” les efforts américains visant à mettre fin à la guerre en Ukraine. “Ils n’ont pas de programme de paix, ils sont du côté de la guerre”, a-t-il ajouté.Des propos qui tranchent avec ceux du chef de l’Otan, Mark Rutte, qui s’est dit peu avant convaincu que les efforts américains en Ukraine “finiront par rétablir la paix en Europe”. La veille, Washington s’est déclaré “très optimiste” sur son plan présenté il y a deux semaines.- “Ajustements” -De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, sous forte pression politique et diplomatique, a accusé la Russie d’utiliser les pourparlers actuels pour tenter “d’affaiblir les sanctions” visant Moscou.Il a appelé à la fin de la guerre et pas “seulement à une pause” dans les combats, lors d’un déplacement en Irlande.Les Etats-Unis ont annoncé fin octobre des sanctions contre deux géants du secteur des hydrocarbures russes, Rosneft et Lukoil, les premières sanctions d’importance prises par Donald Trump contre la Russie depuis son retour au pouvoir.Les Européens espèrent que l’administration Trump, soupçonnée de complaisance vis-à-vis de Vladimir Poutine, ne sacrifiera pas l’Ukraine, considérée comme un rempart face à la Russie.Selon une conversation téléphonique révélée fin novembre par Bloomberg, Steve Witkoff a donné des conseils à Iouri Ouchakov, conseiller diplomatique du président russe, sur la manière d’introduire auprès du président américain un plan de règlement du conflit en Ukraine.Le président ukrainien a affirmé lundi s’attendre à présent “à une discussion avec le président des Etats-Unis sur des questions clés”, après que le négociateur ukrainien Roustem Oumerov a fait état de “progrès significatifs” sur le projet de plan américain, bien que des “ajustements” soient encore nécessaires.Ces discussions se sont déroulées alors que les forces russes ont réalisé en novembre leur plus grosse progression sur le front en Ukraine depuis un an, selon l’analyse par l’AFP des données fournies par l’Institut américain pour l’étude de la guerre (ISW), qui travaille avec le Critical Threats Project (CTP, émanation de l’American Enterprise Institute), deux thinks tanks américains spécialisés dans l’étude des conflits.- Semaine “cruciale” pour Kiev -En un mois, la Russie a pris 701 km2 aux Ukrainiens, la deuxième avancée la plus importante après celle de novembre 2024 (725 km2), en dehors des premiers mois de guerre au printemps 2022.La Russie a revendiqué lundi la prise de la ville de Pokrovsk dans l’est de l’Ukraine, un nœud logistique clé pour Kiev, ainsi que celle de Vovtchansk, dans le nord-est. Mais l’Ukraine a affirmé mardi que les combats à Pokrovsk se poursuivaient.En novembre, la Russie a tiré plus de missiles et de drones lors de ses attaques nocturnes sur l’Ukraine que durant le mois précédent, soit un total de 5.660 missiles et drones longue portée (+2%).En interne, le président ukrainien est affaibli par un vaste scandale de corruption qui a contraint son puissant chef de cabinet, Andriï Iermak, à la démission vendredi.La semaine s’annonce “cruciale” pour l’Ukraine, a estimé la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne Kaja Kallas.Les Etats-Unis ont présenté il y a dix jours un premier projet en 28 points jugé très favorable à Moscou, rédigé sans les alliés européens de Kiev et censé mettre fin au conflit déclenché par l’offensive russe contre l’Ukraine en février 2022.Washington a ensuite amendé ce projet avec les Ukrainiens, qui ont de leur côté consulté leurs alliés européens, et le texte a été encore retravaillé dimanche en Floride.burx/blb/thm

Pas question de toucher au fonctionnement du livret A, assure Roland Lescure

Le ministre de l’Economie et des Finances Roland Lescure a assuré mardi que le gouvernement “n’envisageait absolument pas” de toucher au fonctionnement du Livret A, que suggère de modifier le Conseil des prélèvements obligatoires, un organisme rattaché à la Cour des Comptes.”Les recommandations rendues publiques hier n’engagent que la Cour des comptes et ne constituent en aucun cas la position du Gouvernement”, assure-t-il dans un message posté sur le réseau social Bluesky.Dans un rapport présenté lundi, le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO) suggère de nombreuses pistes pour réformer la fiscalité du patrimoine, et notamment de modifier les plafonds des livrets d’épargne réglementée (Livret A, livret d’Epargne Populaire-LEP…), en soumettant à l’impôt ce qui dépasserait du plafond.Cela permettrait, selon le CPO, d’inciter à réorienter l’épargne populaire vers des investissements qu’il juge plus efficaces pour l’économie.”Le Gouvernement n’envisage absolument pas de toucher au fonctionnement du Livret A : ni à travers une réduction de son plafond, ni par une fiscalisation, y compris partielle”, assure M. Lescure.Pour lui, le Livret A est “un produit d’épargne populaire essentiel, qui joue un rôle déterminant dans le financement du logement social et du renouvellement urbain”, et “il constitue un outil central pour soutenir les ménages qui en ont le plus besoin”.”S’agissant des préoccupations exprimées sur le pouvoir d’achat”, M. Lescure rappelle dans son message toutes les mesures “fortes” qu’avait prise le gouvernement pour lutter contre l’inflation ces dernières années, comme le bouclier tarifaire ou les chèques énergie.Le sujet est inflammable politiquement. Le ministre bataille ainsi verbalement depuis plusieurs jours avec le RN, dont le président Jordan Bardella a appelé ses partisans à “se mobiliser” contre un projet de hausse des certificats d’économie d’énergie (CEE).Celui-ci fera monter les prix du carburant à la pompe de 4 à 6 centimes par litre en janvier, a prévenu mercredi l’Union française des industries pétrolières (Ufip). Rappelant que les CEE financent la transition écologique des moins aisés, M. Lescure a accusé M. Bardella, “de ne pas savoir de quoi il parle ou de mentir comme un arracheur de dents”, samedi sur BFMTV.”S’il veut relayer la communication (des pétroliers) il peut le faire, mais il devrait plutôt utiliser la relation qu’il a avec eux pour les convaincre de ne pas augmenter les prix” du carburant, avait-il lancé.

Le Honduras sous la pression de Trump pour déclarer le vainqueur de la présidentielle

L’autorité électorale du Honduras, mise sous pression par le président américain Donald Trump qui l’accuse d'”essayer de changer” le résultat de la présidentielle où deux candidats de droite sont au coude-à-coude, a reconnu mardi des “problèmes techniques” mais promis de respecter “scrupuleusement la volonté populaire”.Selon le dernier décompte du Conseil national électoral (CNE), l’homme d’affaires Nasry Asfura, 67 ans, qui a les faveurs de Donald Trump, ne devançait que de 515 voix son rival de droite, le présentateur de télévision Salvador Nasralla, 72 ans, après le décompte numérique de 57% des procès-verbaux.Ce faible écart constitue, compte tenu de la marge d’erreur, une “égalité technique”, a indiqué sur X la présidente du Conseil, Ana Paola Hall, demandant “de la patience” aux électeurs. Le dépouillement manuel pourrait durer plusieurs jours.”On dirait que le Honduras est en train d’essayer de changer le résultat de son élection présidentielle. S’ils le font, ils le paieront cher!”, a menacé lundi soir Donald Trump sur son réseau Truth Social, accusant le CNE d’avoir “abruptement cessé de compter” les voix, sans étayer cette affirmation.Mardi, le Conseil a reconnu dans un communiqué “des problèmes techniques” et le fait que “des paquets de procès-verbaux transmis lors de la nuit électorale sont encore en attente de traitement”. Elle “réitère son engagement à ce que la déclaration des résultats respecte scrupuleusement la volonté populaire exprimée par les citoyens”, dans le délai imparti par la Constitution d’un mois maximum après le vote.Le CNE indique mettre “en place un accès public dans un environnement contrôlé pour les médias et les partis politiques afin qu’ils puissent suivre le traitement des informations en temps réel”, estimant que “le travail des médias sera fondamental pour tenir le public informé des progrès du dépouillement”.- La gauche sanctionnée -Les deux candidats sont de leur côté restés optimistes et prudents à la fois. “Les chiffres parleront d’eux-mêmes”, a affirmé Nasry Asfura, du Parti national (PN), depuis son quartier général de campagne. “Je sais que j’ai déjà gagné. Ce matin, on m’a communiqué un chiffre qui me donne l’avantage”, a répondu Salvador Nasralla (Parti libéral – PL) aux journalistes, avant de préciser sur X ne pas se proclamer vainqueur mais ne faire “que projeter les résultats”.Dimanche, les Honduriens ont clairement sanctionné la gauche qui gouverne ce pays parmi les plus pauvres d’Amérique latine, miné par la violence des gangs, le trafic de drogue et la corruption. La candidate du parti au pouvoir, Rixi Moncada, 60 ans, est  reléguée 20 points derrière les deux leaders.Elle a dénoncé l’irruption de Donald Trump dans la campagne, déclarant que son soutien à l’ancien maire de Tegucigalpa avait “été perçu par la population comme une forme de coercition”.L’actuelle présidente Xiomara Castro est arrivée au pouvoir en 2021, plus d’une décennie après le coup d’État contre son époux, Manuel Zelaya, qui s’était rapproché du Venezuela et de Cuba.Les deux candidats en tête ont mené campagne sur la peur que le maintien de la gauche ne conduise le Honduras à devenir un autre Venezuela, pays dans une crise profonde. – Ancien président gracié -Donald Trump, interventionniste dans toute la région, n’a pas hésité à conditionner l’aide américaine à la bonne volonté des gouvernements et à ses affinités avec leurs dirigeants, comme il l’avait fait précédemment en Argentine, au soutien de Javier Milei.Il a assuré que “les États-Unis ne gaspilleraient pas leur argent” si Nasry Asfura ne gagnait pas.”Tito (Nasry Asfura) et moi pouvons travailler ensemble contre les +narco-communistes+ et apporter au peuple du Honduras l’aide dont il a besoin”, a insisté le milliardaire américain.Le dirigeant républicain a accordé la grâce de l’ancien président Juan Orlando Hernandez, qui a gouverné de 2014 à 2022 sous la bannière du PN de Nasry Asfura. Il est sorti lundi de sa prison en Virginie-Occidentale où il purgeait une peine de 45 ans de détention pour avoir aidé à expédier des centaines de tonnes de cocaïne vers les États-Unis.”Après presque quatre années de douleur, d’attente et d’épreuves difficiles, mon mari (…) est à nouveau un homme libre”, a déclaré mardi son épouse, Ana Garcia de Hernandez, sur les réseaux sociaux.Une grâce à contre-courant du déploiement militaire de Washington dans les Caraïbes, dans le cadre d’opérations antidrogue visant particulièrement le Venezuela.

Dépassée par Bardella, Le Pen réaffirme sa primauté

Surclassée par son dauphin dans les sondages, Marine Le Pen a encore martelé mardi qu’elle se présentera en 2027 “si (elle) peut être candidate”, tout en vantant la “force de (son) duo” avec Jordan Bardella, appelé à la remplacer en cas d’empêchement judiciaire.On ne change pas une équipe donnée gagnante. Jusqu’à nouvel ordre, c’est donc Marine Le Pen la titulaire et Jordan Bardella le suppléant. “Nous en avons décidé ainsi”, a affirmé la patronne du Rassemblement national sur BFMTV et RMC.Un “choix commun” pris avec son cadet, qui ne souffre aucune discussion. “Si je peux être candidate je le serai, si je ne peux pas être candidate, il le sera”, a-t-elle développé. Parole de cheffe : “Il n’y a pas de primaire chez nous, donc les choses sont extrêmement claires. La mise au point s’imposait pourtant, une semaine après un nouveau sondage fracassant pour le jeune président du parti à la flamme, donné gagnant de la prochaine présidentielle face à tous ses adversaires potentiels au second tour.De quoi semer le trouble après les sorties fatalistes de la triple candidate à l’Elysée, assurant qu’elle ne se présenterait “évidemment pas” une quatrième fois si son procès en appel début 2026 (dans l’affaire des assistants parlementaires européens) confirmait sa peine d’inéligibilité.Même pas proposée dans les intentions de vote, Mme Le Pen a d’abord feint de s’en amuser. “Ca ne me traumatise pas qu’un institut de sondage n’ait pas voulu me tester. Peut-être n’a-t-il pas assez d’argent (ou) pas assez de clients pour pouvoir tester les deux candidatures?”, a-t-elle ainsi ironisé samedi depuis son fief du Pas-de-Calais.Avant de s’offusquer mardi matin de “la manière dont les élites, une partie de la magistrature, les médias, maintenant les instituts de sondage cherchent à contourner les Français pour pouvoir imposer leurs vues (et) choisir les candidats”.Ce qui n’a pas empêché le parti de reprendre à son compte les résultats de l’enquête d’opinion, et de vanter “l’alternance (…) plébiscitée par une majorité de Français”, visuels de ses deux têtes d’affiche à l’appui.- “Main dans la main” -Les spécialistes de l’opinion sont pourtant formels: M. Bardella a pris l’ascendant sur Mme Le Pen. Il y a six mois à peine, les deux étaient “quasiment à égalité”, à présent “il la surclasse” observe Céline Bracq.Non content de culminer à 39% de “cote d’adhésion” (contre 35% pour sa mentor), l’étoile montante du RN “creuse l’écart” chez les retraités (5 points d’avance chez les 65 ans et plus), les jeunes (+6 points chez les 25-34 ans) et surtout les sympathisants LR (63% contre 50% pour Marine Le Pen), détaille la directrice générale d’Odoxa.”Il capte un peu plus de reports venus de la droite”, confirme le patron d’Elabe, Bernard Sananès, qui constate sur la base d’études “qualitatives” que même dans l’électorat d’extrême droite, le favori ressort “en avance sur quasiment tous les traits d’image, avec un décalage net à son profit”.Consciente de cette situation, Mme Le Pen cherche à en tirer profit. “Il a une cote de popularité de plus en plus forte, je m’en réjouis”, dit-elle, pour mieux mettre en avant “la force de (leur) duo” et promettre qu’ils “vont combattre ensemble”.Dans tous les cas de figure: si elle est candidate, “il sera mon Premier ministre”, sinon “je serai son premier soutien”, prévient celle que Matignon n’intéresse pas.Jordan Bardella, lui, reste dans son rôle. Celui de “préparer notre mouvement à l’exercice des responsabilités” et de “créer les conditions du rassemblement le plus large possible”, auquel “nous travaillons main dans la main avec Marine Le Pen”, a-t-il déclaré dimanche sur CNews.Message destiné autant aux électeurs qu’aux cadres. “Il y a un ticket, il est populaire dans l’opinion (…) on ne peut que s’en satisfaire”, mais “aujourd’hui c’est Marine qui est candidate”, a souligné le maire de Perpignan, Louis Aliot, mardi sur RTL.Et si leur championne devait renoncer, “nous respecterons son choix”, assure une autre cadre mariniste, certaine que Mme Le Pen “accompagnera” M. Bardella. “D’ailleurs, on le lui demandera”.