En Ethiopie, le fléau du prosopis, l’arbre qui a “tout envahi”

“A cause de cette plante, nous sommes devenus pauvres”, s’émeut l’éleveuse Khadija Humed. Introduit pour lutter contre la désertification, le prosopis se répand désormais en Ethiopie, menaçant l’écosystème et la survie des communautés locales.Ce petit arbre épineux originaire d’Amérique latine a été planté pour la première fois dans les années 1970 dans la région de …

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“On est déjà dans la science-fiction”: la discrète révolution des neurotechnologies

Traduire directement la pensée en mots, faire remarcher des paralytiques… Autant d’avancées déjà permises par les neurotechnologies, un champ de recherche qui pourrait s’avérer aussi révolutionnaire que l’intelligence artificielle (IA) et, comme elle, soulever de graves préoccupations éthiques.”Les gens ignorent à quel point on est déjà dans la science-fiction”, explique à l’AFP Anne Vanhoestenberghe, chercheuse …

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Trump estime avoir “l’obligation” de poursuivre la BBC

Le président américain Donald Trump a “l’obligation” de poursuivre la BBC qui a “trompé le public”, a-t-il affirmé mardi soir, justifiant de menacer de réclamer un milliard de dollars de dommages et intérêts à la chaîne britannique.”Je pense que j’ai l’obligation de le faire parce qu’on ne peut pas permettre aux gens de faire cela”, …

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Réforme des retraites: les députés vont enfin voter

Exigée par les socialistes pour ne pas censurer le gouvernement Lecornu, la suspension de la réforme des retraites est enfin débattue mercredi à l’Assemblée et devrait être approuvée en première lecture, même si les échanges s’annoncent houleux à gauche.Peu après 15H00, les députés débattront de l’article du projet de loi de financement de la Sécurité sociale qui suspend jusqu’à janvier 2028 la marche en avant vers les 64 ans, tout comme le relèvement du nombre de trimestres à cotiser.Concrètement, la génération née en 1964 partirait à 62 ans et 9 mois (comme la précédente) au lieu des 63 ans prévus par la réforme. Ces assurés partiraient avec 170 trimestres cotisés au lieu de 171.Si aucune autre réforme n’était votée après la présidentielle, l’application de la réforme Borne reprendrait ensuite, avec un trimestre de décalage.Pour s’assurer du vote des socialistes, voire de certains écologistes et communistes, le gouvernement a déposé un amendement pour élargir cette suspension, notamment aux carrières longues, aux catégories “actives” et “superactives” de la fonction publique (pompiers, aides-soignantes…) et aux personnes nées au premier trimestre 1965.Une ouverture qui a un coût : évaluée à 100 millions d’euros en 2026 et 1,4 milliard en 2027 par le gouvernement, la suspension coûterait avec l’élargissement 300 millions en 2026 et 1,9 milliard en 2027. Elle pourrait être financée par une hausse de la CSG sur les revenus du capital votée dans le même budget.Et si les socialistes ne boudent pas leur plaisir d’avoir réussi à faire bouger Emmanuel Macron sur sa principale réforme du second quinquennat, les Insoumis restent vent debout contre “une trahison” du PS sur “l’abrogation” de la réforme, revendiquée par le Nouveau Front populaire aux législatives-2024.”Nous ne voterons pas cette compromission PS-Lecornu !”, dénonce Eric Coquerel (LFI) selon qui voter “ce décalage de 3 mois” revient à valider de facto aussi pour la première fois l’âge légal de 64 ans.Le “rapport de force, il porte ses fruits”, se réjouit au contraire Jérôme Guedj (PS).Une ligne de partage qui divise aussi les syndicats, la CFDT ayant salué une “vraie victoire”, quand la CGT fustige un “simple décalage”.De quoi susciter des interrogations à gauche. “Je suis sensible à ce que dit la CGT” mais voter contre serait “difficilement compréhensible pour les travailleurs”, confie Alexis Corbière, dont le groupe écologiste se réunit à 13H00 pour trancher.- “On peut continuer” -Pour des raisons diamétralement opposées, une majorité du groupe LR devrait s’opposer à cette suspension, à l’instar des députés Horizons d’Édouard Philippe, qui a désapprouvé une concession “trop importante” au PS.Ces oppositions ne suffiront pas car “tous les députés RN” voteront pour la suspension, selon leur leur cheffe de file Marine Le Pen. Et les députés Renaissance s’abstiendront majoritairement, souvent à contrecœur, pour ne pas faire dérailler l’accord avec les socialistes. “Cinq ou six députés” devraient voter contre, selon une source au groupe.Le chemin sera de toute façon encore long pour l’adoption finale de cette suspension, qui sera accueillie en terrain hostile au Sénat, probablement à partir de samedi.En raison du retard accumulé, les députés n’auront peut-être pas la possibilité de voter en première lecture sur l’ensemble du budget de la Sécurité sociale, dont l’examen doit s’achever à ce stade mercredi à minuit, avec près de 400 amendements encore à examiner.Y’a-t-il encore une chance d’aller au vote ? “Non”, estimait sobrement un député PS mercredi matin. “On peut continuer” les débats au-delà de minuit, insistait quelques heures plus tard le député LFI Hadrien Clouet, interpellant le gouvernement, arguant que ce dernier peut à partir de minuit transmettre le texte au Sénat, mais n’est pas obligé de le faire.Les Insoumis estiment que socialistes et gouvernement se sont entendus pour jouer la montre pour ne pas prendre le risque d’un rejet du budget dans l’hémicycle.Car, si le RN vote pour la suspension de la réforme des retraites, il entend voter contre le texte dans son ensemble avec la suspension incluse.Cela pourrait contraindre les socialistes à voter avec les macronistes en faveur du texte global alors qu’ils préfèreraient s’abstenir, n’en cautionnant pas toutes les mesures.En l’absence de vote, le texte sera quoi qu’il arrive transmis au Sénat et le gouvernement s’est engagé à envoyé la copie de l’Assemblée, dans son état au moment de l’interruption des débats.parl-far-sac/hr/asm

Réforme des retraites: les députés vont enfin voter

Exigée par les socialistes pour ne pas censurer le gouvernement Lecornu, la suspension de la réforme des retraites est enfin débattue mercredi à l’Assemblée et devrait être approuvée en première lecture, même si les échanges s’annoncent houleux à gauche.Peu après 15H00, les députés débattront de l’article du projet de loi de financement de la Sécurité sociale qui suspend jusqu’à janvier 2028 la marche en avant vers les 64 ans, tout comme le relèvement du nombre de trimestres à cotiser.Concrètement, la génération née en 1964 partirait à 62 ans et 9 mois (comme la précédente) au lieu des 63 ans prévus par la réforme. Ces assurés partiraient avec 170 trimestres cotisés au lieu de 171.Si aucune autre réforme n’était votée après la présidentielle, l’application de la réforme Borne reprendrait ensuite, avec un trimestre de décalage.Pour s’assurer du vote des socialistes, voire de certains écologistes et communistes, le gouvernement a déposé un amendement pour élargir cette suspension, notamment aux carrières longues, aux catégories “actives” et “superactives” de la fonction publique (pompiers, aides-soignantes…) et aux personnes nées au premier trimestre 1965.Une ouverture qui a un coût : évaluée à 100 millions d’euros en 2026 et 1,4 milliard en 2027 par le gouvernement, la suspension coûterait avec l’élargissement 300 millions en 2026 et 1,9 milliard en 2027. Elle pourrait être financée par une hausse de la CSG sur les revenus du capital votée dans le même budget.Et si les socialistes ne boudent pas leur plaisir d’avoir réussi à faire bouger Emmanuel Macron sur sa principale réforme du second quinquennat, les Insoumis restent vent debout contre “une trahison” du PS sur “l’abrogation” de la réforme, revendiquée par le Nouveau Front populaire aux législatives-2024.”Nous ne voterons pas cette compromission PS-Lecornu !”, dénonce Eric Coquerel (LFI) selon qui voter “ce décalage de 3 mois” revient à valider de facto aussi pour la première fois l’âge légal de 64 ans.Le “rapport de force, il porte ses fruits”, se réjouit au contraire Jérôme Guedj (PS).Une ligne de partage qui divise aussi les syndicats, la CFDT ayant salué une “vraie victoire”, quand la CGT fustige un “simple décalage”.De quoi susciter des interrogations à gauche. “Je suis sensible à ce que dit la CGT” mais voter contre serait “difficilement compréhensible pour les travailleurs”, confie Alexis Corbière, dont le groupe écologiste se réunit à 13H00 pour trancher.- “On peut continuer” -Pour des raisons diamétralement opposées, une majorité du groupe LR devrait s’opposer à cette suspension, à l’instar des députés Horizons d’Édouard Philippe, qui a désapprouvé une concession “trop importante” au PS.Ces oppositions ne suffiront pas car “tous les députés RN” voteront pour la suspension, selon leur leur cheffe de file Marine Le Pen. Et les députés Renaissance s’abstiendront majoritairement, souvent à contrecœur, pour ne pas faire dérailler l’accord avec les socialistes. “Cinq ou six députés” devraient voter contre, selon une source au groupe.Le chemin sera de toute façon encore long pour l’adoption finale de cette suspension, qui sera accueillie en terrain hostile au Sénat, probablement à partir de samedi.En raison du retard accumulé, les députés n’auront peut-être pas la possibilité de voter en première lecture sur l’ensemble du budget de la Sécurité sociale, dont l’examen doit s’achever à ce stade mercredi à minuit, avec près de 400 amendements encore à examiner.Y’a-t-il encore une chance d’aller au vote ? “Non”, estimait sobrement un député PS mercredi matin. “On peut continuer” les débats au-delà de minuit, insistait quelques heures plus tard le député LFI Hadrien Clouet, interpellant le gouvernement, arguant que ce dernier peut à partir de minuit transmettre le texte au Sénat, mais n’est pas obligé de le faire.Les Insoumis estiment que socialistes et gouvernement se sont entendus pour jouer la montre pour ne pas prendre le risque d’un rejet du budget dans l’hémicycle.Car, si le RN vote pour la suspension de la réforme des retraites, il entend voter contre le texte dans son ensemble avec la suspension incluse.Cela pourrait contraindre les socialistes à voter avec les macronistes en faveur du texte global alors qu’ils préfèreraient s’abstenir, n’en cautionnant pas toutes les mesures.En l’absence de vote, le texte sera quoi qu’il arrive transmis au Sénat et le gouvernement s’est engagé à envoyé la copie de l’Assemblée, dans son état au moment de l’interruption des débats.parl-far-sac/hr/asm

Lebanese say Israel preventing post-war reconstruction

When engineer Tarek Mazraani started campaigning for the reconstruction of war-battered southern Lebanon, Israeli drones hovered ominously overhead — their loudspeakers sometimes calling him out by name.Despite a ceasefire struck last November aiming to put an end to more than a year of fighting with Hezbollah, Israel has kept up near-daily strikes on Lebanon. In addition to hitting alleged militants, it has recently also targeted bulldozers, excavators and prefabricated houses, often saying they were part of efforts to restore Hezbollah infrastructure.The bombing has prevented tens of thousands of people from returning to their homes, and has made rebuilding heavily-damaged border villages — like Mazraani’s Hula — almost impossible.”For us, the war has not ended,” Mazraani, 61, told AFP.”We can’t return to our villages, rebuild or even check on our homes.”In cash-strapped Lebanon, authorities have yet to begin reconstruction efforts, and have been hoping for international support, particularly from Gulf countries.They have also blamed Israeli strikes for preventing efforts to rebuild, which the World Bank estimates could cost $11 billion.Eager to go back home, Mazraani established the “Association of the Residents of Border Villages” to call for the return of displaced people and the start of reconstruction.He even started making plans to rebuild homes he had previously designed.But in October, Israeli drones flew over southern villages, broadcasting a message through loudspeakers. They called out Mazraani by name and urged residents to expel him, implicitly accusing him of having ties with Hezbollah, which he denies.Asked by AFP, the Israeli army would not say on what basis they accuse Mazraani of working with Hezbollah.”They are bombing prefabricated houses, and not allowing anyone to get close to the border,” said Mazraani, who has moved to Beirut for fear of Israel’s threats.”They are saying: no reconstruction before handing over the weapons,” he added, referring to Israel’s demand that Hezbollah disarm.- ‘Nothing military here’ -Amnesty International has estimated that “more than 10,000 structures were heavily damaged or destroyed” between October of last year — when Israel launched a ground offensive into southern Lebanon — and late January.It noted that much of the destruction followed the November 2024 truce that took effect after two months of open war.Just last month, Israeli strikes destroyed more than 300 bulldozers and excavators in yards in the Msaileh area, one of which belonged to Ahmed Tabaja, 65.Surrounded by burned-out machinery, his hands stained black, Tabaja said he hoped to repair just five of his 120 vehicles destroyed in the strikes — a devastating loss amounting to five million dollars.”Everyone knows there is nothing military here,” he insisted. The yards, located near the highway, are open and visible. “There is nothing to hide,” he said.In a nearby town, Hussein Kiniar, 32, said he couldn’t believe his eyes as he surveyed the heavy machinery garage his father built 30 years ago.He said Israel struck the family’s yard twice: first during the war, and again in September after it was repaired.The first strike cost five million dollars, and the second added another seven million in losses, he estimated.”I watched everything burn right before my eyes,” Kiniar said.The Israeli army said that day it had targeted “a Hezbollah site in the Ansariyah area of southern Lebanon, which stored engineering vehicles intended to rebuild the terrorist organisation’s capabilities and support its terrorist activity.” Kiniar denied that he or the site were linked to Hezbollah. “We are a civilian business,” he said.- Disarmament disagreements -In October, Israel killed two engineers working for a company sanctioned by the United States over alleged Hezbollah ties.Under US pressure and fearing an escalation in strikes, the Lebanese government has moved to begin disarming Hezbollah, a plan the movement and its allies oppose.But Israel accuses Beirut of acting too slowly and, despite the stipulation in the ceasefire that it withdraw, it maintains troops in five areas in southern Lebanon.Hezbollah, meanwhile, insists Israel pull back, stop its attacks and allow reconstruction to begin before it can discuss the fate of its weapons.In the aftermath of the 2006 war with Israel, Hezbollah spearheaded rebuilding in the south, with much of the effort financed by Iran.But this time, the group’s financial dealings have been under heightened scrutiny.It has insisted the state should fund post-war reconstruction, and it has only paid compensation for its own associates’ rent and repairs.For three long seasons, olive grower Mohammed Rizk, 69, hasn’t been able to cultivate his land.He now lives with his son just outside the city of Nabatiyeh, having been forced out of his border village where his once-vibrant grove lies neglected.”The war hasn’t ended,” he said. “It will only be over when we return home.”

Iraq’s Sudani secures ‘major victory’ in general election: sources close to PM

Incumbent Iraqi Prime Minister Mohammed Shia al-Sudani, who is vying for a second term, has scored a big win in general elections, sources close to the premier said on Wednesday.Iraqis on Tuesday headed to the polls for a general election that came as the country experiences a rare moment of calm in a region roiled by recent conflicts.The next premier must answer to Iraqis seeking jobs, better infrastructure, and improved education and health systems in a country plagued by corruption and mismanagement.But he also faces the exacting task of maintaining the delicate balance between Iraq’s allies, Iran and the US, even more so now that the Middle East is undergoing seismic changes, with new alliances forming and old powers weakening.Iraq’s electoral commission is expected to announce preliminary results later in the evening, but an official close to the premier said that his “Reconstruction and Development list has secured a major victory”.Another two sources said Sudani’s alliance has “won the largest bloc”, with approximately 50 seats.Sudani has emerged as a major force in Iraqi politics, after he was brought to power three years ago by an alliance of pro-Iran groups.- Difficult task -Once final results are confirmed, lawmakers are set to begin negotiations to nominate the prime minister — an often painstaking task that has at times taken months.With an outright majority almost impossible to achieve by any single list, the role of prime minister is determined by the coalition that can secure enough post-election allies to form the largest alliance.In Iraq, the role of prime minister goes to the Shiite majority, the speaker of parliament to a Sunni Muslim, and the largely ceremonial presidency goes to a Kurd. In previous parliaments, Shiite-majority parties have struck compromise deals to work together and form a government.Sudani was brought to power in 2022 by the Coordination Framework, an alliance of powerful pro-Iran Shiite parties who formed the largest parliamentary bloc.A senior Iraqi politician told AFP last month that the Coordination Framework is divided over supporting Sudani, with former prime minister Nuri al-Maliki reportedly likely to oppose a second term for the incumbent.- Always a balance -Even as Iraq tries to move past two decades of war since a US-led invasion toppled Saddam Hussein, the country of 46 million suffers from poor infrastructure and public services, mismanagement and corruption.Many Iraqis who boycotted the elections told AFP the vote wouldn’t bring meaningful change to their daily lives and said that it was a sham that only benefits political elites and regional powers.Sudani has nonetheless vowed to continue on the path of “reconstruction and development”.During his three-year tenure, Baghdad has been transformed into a bustling construction hub, with new tunnels and bridges springing up across the city.He also maintains that his government helped shield Iraq from regional turmoil in the past two years.The next premier will have to maintain the balance between Iran and the US, the long term foes for whom Iraq has often served as a proxy battleground.Since the US-led invasion, Iran has held sway in Iraqi politics, not only backing influential politicians but also supporting armed groups there.The past two years have seen Israel inflict heavy losses on Tehran-backed groups in the region, and Iran itself was on the receiving end of an unprecedented Israeli bombing campaign that led to a 12-day war in June.In addition to maintaining its foothold through the groups it backs, Tehran is also seeking to keep the Iraqi market open to products from its crippled economy.Washington meanwhile hopes to cripple Tehran’s influence, and has long pressured Baghdad to disarm Iran-backed groups.

USA: la Chambre des représentants vote pour clore sept semaines de paralysie budgétaire

La Chambre américaine des représentants doit voter mercredi un texte, salué comme “une très grande victoire” par Donald Trump, pour mettre fin à la plus longue paralysie budgétaire de l’histoire des Etats-Unis.La puissante commission des règles de la Chambre, qui examine les projets de loi avant qu’ils ne soient soumis au vote des parlementaires, a indiqué sur son site internet avoir donné son feu vert mardi soir (8 voix contre 4) à l’examen du projet de loi adopté par le Sénat lundi.Grâce à ce feu vert procédural indispensable, la Chambre dominée par les républicains pourra voter le texte mercredi en soirée. Il ne resterait alors que la signature présidentielle pour lever le “shutdown”.Après plus de 40 jours d’impasse, huit sénateurs démocrates avaient fini par rendre les armes lundi en votant avec leurs collègues républicains le projet de texte budgétaire.Cette proposition de loi, adoptée par la marge minimum de 60 voix contre 40, étend le budget actuel jusqu’à fin janvier. Le texte laisse en revanche dans le flou la prolongation de l’assurance santé pour les plus modestes (“Obamacare”), au grand dam de la base et de nombreux élus démocrates.Seule concession à l’opposition, le texte prévoit la réintégration et le paiement des salaires de ceux qui ont été licenciés ou mis en chômage technique depuis le début du “shutdown”. Quelque 650.000 fonctionnaires ont été mis en congé sans solde et 600.000 autres ont travaillé sans rémunération.Le projet de loi prévoit également des fonds pour le programme d’aide alimentaire jusqu’en septembre prochain.”Notre long cauchemar national touche enfin à sa fin”, s’est félicité le chef républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson. “Nous rouvrons notre pays, il n’aurait jamais dû être fermé”, s’est réjoui de son côté le président Donald Trump. – “Capitulation” -Huit voix de l’opposition étaient nécessaires pour adopter le texte, même si les républicains sont majoritaires au sénat. Et les huit qui l’ont voté se sont attiré les foudres de nombreux membres du camp démocrate, qui dénoncent de maigres concessions et de fausses promesses républicaines.Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, s’est ainsi lamenté sur X d’une “capitulation” et d’une “trahison” envers l’Amérique qui travaille.La polémique vise principalement Chuck Schumer, chef des démocrates au Sénat. S’il a voté non au texte, il est soupçonné par de nombreux élus et sympathisants démocrates d’avoir poussé en coulisses pour un accord.Le chef de la minorité démocrate à la Chambre, Hakeem Jeffries, a pour sa part exhorté les républicains à tenir leur engagement d’organiser bientôt un vote au Congrès pour prolonger certaines subventions de l'”Obamacare”.”Maintenant, il va falloir voir s’il y aura des actes ou si c’était seulement des mots”, a déclaré Hakeem Jeffries sur CNN.- Santé “inabordable” -La question de ces subventions est au coeur du différend qui a mené au “shutdown”. Sans leur prolongation, les coûts de l’assurance santé devraient plus que doubler en 2026 pour 24 millions d’Américains qui utilisent “Obamacare”, selon KFF, un cercle de réflexion spécialisé sur les questions de santé.”La santé des gens à travers ce pays est sur le point de devenir inabordable (…) Et cela en Amérique, le pays le plus riche au monde dans l’Histoire!”, a dénoncé Hakeem Jeffries lors d’une conférence de presse mardi au Capitole.Depuis le 1er octobre, plus d’un million de fonctionnaires ne sont pas payés. Le versement de certaines aides est fortement perturbé, tout comme le trafic aérien.En raison de pénuries de contrôleurs aériens, certains choisissent de se faire porter pâle plutôt que de travailler sans salaire. Des dizaines de milliers de vols ont été annulés ces derniers jours dans le pays.Le ministre des Transports, Sean Duffy, a lancé un nouvel avertissement mardi: si la Chambre des représentants n’adopte pas rapidement le nouveau texte budgétaire, de nouvelles répercussions sont à attendre dans les aéroports.

Islamabad sous haute-sécurité après un attentat-suicide

Au lendemain d’un attentat-suicide qui a fait 12 morts à Islamabad, la capitale est placée sous haute sécurité et le gouvernement a promis d’agir contre une recrudescence d’attaques meurtrières.L’explosion a visé mardi après-midi un véhicule de police stationné devant un tribunal d’Islamabad, capitale qui abrite les principaux bureaux gouvernementaux et la diplomatie étrangère.L’attaque a été revendiquée en début de soirée par une faction des talibans pakistanais (TTP), groupe armé qui se réclame de la même idéologie que ceux de Kaboul.Mercredi, le tribunal était fermé, des forces de sécurité quadrillaient la capitale, fusil à la main, et des renforts ont été dépêchés devant les bâtiments officiels, alors que plusieurs ambassades étrangères ont appelé leurs ressortissants à la prudence.”Notre armée, notre police et les forces de l’ordre sont en état d’alerte et font leur travail. Mais la question demeure: d’où viennent ces attaques et comment peuvent-elles se produire”, interroge  Fazal Satar, 58 ans, un habitant d’Islamabad.Mardi, douze personnes ont été tuées et 27 blessées dans cet attentat, le premier à toucher la capitale en trois ans. “Il s’agit d’une grave faille sécuritaire”, estime Sharjeel Ahmed, étudiant de 26 ans. “Si ces attaques se poursuivent, comment le monde pourra-t-il nous faire confiance ? Qui viendra dans notre pays pour des compétitions sportives ou pour investir ?”Quelques heures après l’attaque, le Premier ministre Shehbaz Sharif et le président Asif Zardari ont tenu un point sécuritaire exceptionnel.”Les deux dirigeants ont réaffirmé leur engagement à poursuivre leurs opérations contre les terroristes soutenus par des puissances étrangères et leurs facilitateurs jusqu’à éradiquer complètement le terrorisme”, a indiqué le président pakistanais dans un communiqué.- Attaques -Confronté à une résurgence d’attaques contre ses forces de sécurité, Islamabad accuse de longue date son voisin afghan de soutenir les talibans pakistanais, que Kaboul dément abriter. Le gouvernement taliban a exprimé mardi sa “profonde tristesse”, et a condamné l’attantat-suicide ainsi qu’une autre attaque, survenue lundi, contre une école militaire à la frontière afghane.Une source sécuritaire pakistanaise a assuré, sous couvert d’anonymat, que les élèves avaient été secourus lors d’un raid où cinq insurgés avaient été tués. L’insurrection menée par les talibans pakistanais (TTP), s’est principalement concentrée ces dernières dans la province de Khyber-Pakhtunkhwa, frontalière de l’Afghanistan.Le Pakistan connaît depuis le retour au pouvoir des talibans afghans à l’été 2021 une recrudescence d’attaques et les relations entre les deux voisins, envenimées par ces questions sécuritaires, se sont détériorées jusqu’à conduire à leur pire affrontement en octobre.Les heurts avaient principalement eu lieu à la frontière, mais la confrontation avait débordé jusqu’à Kaboul, frappée par des explosions.Plus de 70 personnes avaient été tuées, parmi lesquelles une cinquantaine de civils afghans, selon l’ONU.Les deux pays ont approuvé une trêve, fragile, dont ils ne sont pas parvenus à préciser les contours lors de plusieurs cycles de négociations mais avaient menacé de reprendre les hostilités en cas d’attaque sur leur sol.Les tensions sont également fortes avec l’Inde — autre pays voisin et ennemi historique du Pakistan qui s’est récemment rapproché de Kaboul — depuis une guerre éclair en mai qui avait fait plus de 70 morts dans les deux camps, jusqu’à un cessez-le-feu.La faction du TTP qui a mené l’attentat-suicide de mardi a promis d’autres attaques jusqu’à ce “que la charia — la loi islamique, soit appliquée dans tout le pays” à grande majorité musulmane.”Tous les juges et avocats avaient peur”, raconte à l’AFP Hafiz Mazhar Malik Javeed, un avocat de 45 ans venu assister aux funérailles de son collègue, tué dans l’explosion. “Nous savions qu’après un certain temps, on serait de nouveau attaqués”.