Inde: le bilan de l’explosion d’une voiture à New Delhi passe à 12 morts

L’explosion lundi soir d’une voiture au coeur de la capitale indienne New Delhi, décrite par le Premier ministre Narendra Modi comme un “complot”, a fait au moins 12 morts et une trentaine de blessés, a-t-on appris mercredi de source hospitalière.”A ce jour, nous recensons 12 morts et plus de 30 blessés”, a déclaré à l’AFP le responsable médical de l’hôpital LNJP, Ritu Saxena.Un précédent bilan de même source faisait état de 8 morts et d’une vingtaine de blessés.Les causes de la déflagration survenue à proximité du Fort Rouge, un des monuments emblématiques de la mégapole de 30 millions d’habitants, n’ont pas été formellement établies mais les autorités semblent privilégier la piste d’un attentat.”Je peux garantir à chacun que les agences feront toute la lumière sur ce complot”, a déclaré M. Modi mardi lors d’une visite au Bhoutan voisin, “tous ceux impliqués seront traduits en justice”.L’enquête a été confiée à l’Agence nationale d’enquête (NIA), en charge de la lutte antiterroriste, dont les agents tentaient d’établir la présence d’explosifs dans la carcasse du véhicule.Si son origine criminelle était confirmée, cette attaque serait la plus importante depuis l’attentat qui a causé la mort de 26 civils de confession hindoue le 22 avril dernier dans le Cachemire indien.L’Inde en a attribué la responsabilité au Pakistan et lancé des représailles qui ont dégénéré en trois jours d’affrontements militaires entre les deux puissances nucléaires rivales, les plus graves depuis 1999.Islamabad a catégoriquement nié ces accusations.L’explosion de lundi soir s’est produite quelques heures après que la police a annoncé l’arrestation de plusieurs personnes présentées comme membres d’une organisation criminelle et saisi des engins explosifs et des fusils d’assaut. La police a indiqué que les hommes interpellés étaient liés à Jaish-e-Mohammed, un groupe islamiste pakistanais, et à Ansar Ghazwat-ul-Hind, une branche jihadiste d’Al-Qaïda au Cachemire.Ces deux mouvements sont considérés par l’Inde comme des organisations terroristes.

DR Congo ex-rebel leader Lumbala’s war crimes trial opens in ParisWed, 12 Nov 2025 06:27:18 GMT

Former Congolese rebel leader Roger Lumbala goes on trial in Paris Wednesday over atrocities committed in the Democratic Republic of Congo’s bloody eastern conflict more than two decades ago.Lumbala, 67, is accused of complicity in crimes against humanity for his role during the 1998-2003 Second Congo War, which saw more than a half-dozen African nations …

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A Paris, ouverture d’un procès historique sur les crimes dans l’est de la RDC

Le procès de l’ex-rebelle congolais Roger Lumbala s’ouvre mercredi à Paris, une audience historique sur les atrocités commises dans l’est de la République démocratique du Congo, théâtre d’un des conflits les plus meurtriers du XXIe siècle.Notamment poursuivi pour complicité de crimes contre l’humanité, cet homme de 67 ans est détenu à la prison de la …

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Un porte-avions américain au large de l’Amérique latine attise les tensions avec le Venezuela

Un porte-avions américain est arrivé mardi au large de l’Amérique latine, marquant une montée en puissance considérable des moyens militaires mobilisés par Washington dans la région et accentuant les tensions avec le Venezuela qui a annoncé en réponse un déploiement “massif”.L’arrivée du Gerald R. Ford, le plus grand porte-avions du monde, pour renforcer ce que Washington assure être une opération anti-drogue, coïncide avec des exercices militaires vénézuéliens de défense et intervient alors que la Russie, alliée de Caracas, a condamné les frappes aériennes américaines contre les embarcations de narcotrafiquants présumés.”Le groupe aéronaval Gerald R. Ford (…) est entré le 11 novembre dans la zone” de Southcom, le commandement américain pour l’Amérique latine et les Caraïbes, a annoncé ce dernier dans un communiqué. Ce déploiement, annoncé par Washington le 24 octobre, a pour but de “soutenir l’ordre du président (Donald Trump) de démanteler les organisations criminelles transnationales et de contrer le narcoterrorisme”, ajoute Southcom.Le porte-avions, le plus avancé de l’armée américaine, transporte entre autres quatre escadrilles d’avions de combat et est accompagné notamment de trois destroyers lance-missiles.Depuis août, Washington maintient dans les Caraïbes une importante présence militaire avec notamment une demi-douzaine de navires de guerre, officiellement pour lutter contre le trafic de drogue à destination des Etats-Unis. Le Venezuela accuse Washington de prendre prétexte du narcotrafic “pour imposer un changement de régime” à Caracas et s’emparer de son pétrole.Donald Trump, qui a autorisé des opérations clandestines de la CIA au Venezuela, a donné des indications contradictoires sur sa stratégie, évoquant par moments des frappes sur le sol vénézuélien et des jours comptés pour Nicolas Maduro, mais écartant aussi l’idée d’une guerre.”Si nous devions, en tant que République, en tant que peuple, aller à la lutte armée pour défendre l’héritage sacré des libérateurs et des libératrices, nous serions prêts à gagner”, a réagi le président vénézuélien.Ce dernier a promulgué une loi créant des “Commandos de défense intégrale”, assurant lundi que cette structure avait “la force et le pouvoir” de faire face aux États-Unis.- Frappes “inacceptables” -Parallèlement aux déclarations du Pentagone, l’armée vénézuélienne a annoncé un déploiement “massif” dans tout le pays, contre “l’impérialisme” américain. Le ministre de la Défense Vladimir Padrino Lopez a évoqué des “moyens terrestres, aériens, navals, fluviaux et de missiles, systèmes d’armes, unités militaires, milice bolivarienne”, dans un communiqué.Selon lui, quelque 200.000 soldats ont participé à l’exercice, bien qu’aucun mouvement militaire n’ait été observé dans des villes comme Caracas.Le gouvernement a annoncé à maintes reprises des manœuvres militaires dans le pays. Elles sont fortement médiatisées par le pouvoir sans être toujours visibles sur le terrain.Ces dernières semaines, les États-Unis ont mené une vingtaine de frappes aériennes dans les Caraïbes et le Pacifique contre des embarcations qu’ils accusent – sans présenter de preuves – de transporter de la drogue, faisant au total 76 victimes.Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Volker Türk, a exhorté lundi Washington à enquêter sur la légalité de ses frappes, évoquant de “solides indices” selon lesquels elles constituent des exécutions extrajudiciaires. Et mardi, le ministre russe des Affaires étrangères a qualifié ces opérations d'”inacceptables”. “C’est ainsi, en général, qu’agissent les pays (…) qui se considèrent au-dessus des lois”, a lancé Sergueï Lavrov lors d’une rencontre avec des médias russes, retransmise sur les chaînes d’État.Nicolas Maduro, fidèle allié de Vladimir Poutine, avait annoncé en mai un nouveau rapprochement entre Moscou et Caracas avec la signature d’un traité de coopération.Le déploiement militaire américain dans les Caraïbes a généré des inquiétudes du Brésil de Lula, mais aussi de la Colombie de Gustavo Petro qui a indiqué mardi suspendre les échanges de renseignements de Bogota avec Washington “tant que les attaques par missile contre des bateaux se (poursuivraient)”.Même le Royaume-Uni, pourtant proche allié des États-Unis, a renoncé il y a plus d’un mois à partager ses renseignements avec Washington concernant les navires soupçonnés de trafic de drogue dans les Caraïbes, ne souhaitant pas être complice des frappes américaines, a affirmé mardi la chaîne de télévision américaine CNN, citant des sources proches du dossier.Contacté par l’AFP, Downing Street a indiqué ne pas souhaiter commenter sur les questions de sécurité ou de renseignement.burs-esp-pgf/liu/tmt/ega

Réseaux sociaux, stratégie spatiale et agriculteurs, visite chargée pour Macron à Toulouse

Un débat sur “la démocratie à l’épreuve des réseaux sociaux” puis un après-midi consacré à la stratégie spatiale nationale: Emmanuel Macron se rend mercredi à Toulouse pour une visite chargée à laquelle veulent en outre s’inviter les agriculteurs occitans.Ulcéré par les propos du chef de l’État, qui s’est dit “plutôt positif” mais “vigilant” sur la possibilité d’accepter l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur, le syndicat agricole FNSEA a appelé ses adhérents à se mobiliser mercredi matin pour “exiger des engagements clairs et fermes du président de la République en faveur de l’agriculture française”.Les agriculteurs devraient ainsi converger, pour certains à bord de leurs engins agricoles, vers le siège du quotidien local La Dépêche du Midi, dans l’ouest de la Ville rose, où M. Macron doit lancer une série de débats autour de la “démocratie à l’épreuve des réseaux sociaux”.Le président y évoquera avec plusieurs experts trois grands thèmes face à 250 à 300 personnes qui pourront “intervenir ou rebondir sur ce qui est dit” pendant environ deux heures, a indiqué à l’AFP le directeur de l’information de La Dépêche du Midi, Lionel Laparade.- Complotisme, infox et éducation -Il sera d’abord question du complotisme sur les questions sanitaires, en compagnie notamment du Dr Julien Mazières, pneumologue au CHU de Toulouse, en première ligne lors de la crise du Covid-19. Puis de la désinformation et des infox lors d’un échange avec le directeur général de La Dépêche du Midi, Jean-Nicolas Baylet ainsi qu’avec M. Laparade.Et enfin, de l’éducation des jeunes face aux réseaux sociaux, avec notamment l’enseignant et youtubeur Yann Bouvier – plus de 1,17 million d’abonnés cumulés sur YouTube et TikTok – et l’ex-recteur de l’académie d’Occitanie, Mostafa Fourar.”Si on compare la puissance des réseaux sociaux à (celle de) la presse, on voit bien qu’il y a une difficulté, un rapport de force qui ne joue pas en notre faveur. C’est notre rôle, dans ce maquis des réseaux sociaux, de continuer à faire notre métier”, a souligné Lionel Laparade.Le chef de l’État poursuivra son “tour de France” consacré aux réseaux sociaux lors d’une deuxième étape à Dunkerque le 19 novembre devant les lecteurs de La Voix du Nord.Le président, en retrait sur la scène politique intérieure depuis la dissolution ratée de 2024, entend faire des effets néfastes des écrans et des réseaux sociaux son nouveau cheval de bataille dans la dernière ligne droite du quinquennat avant les municipales de 2026 et la présidentielle de 2027.Avec “des algorithmes et des ingérences qui structurent finalement nos émotions, la façon dont se déroule notre débat public et la façon dont on s’informe”, “l’indépendance nationale est une forme d’indépendance cognitive”, a-t-on souligné à l’Elysée. Des “décisions” pourront être prises à l’issue de ce tour de France, et “tout est ouvert”, y compris l’hypothèse du référendum, quant à la façon dont elles seront prises, a-t-on précisé.- L’espace, “endroit de contestation” -Le président de la République doit ensuite inaugurer des bâtiments du Commandement de l’espace (CDE) où il dévoilera la stratégie nationale spatiale française à l’horizon 2040 pour faire face à la compétition mondiale, tant civile que militaire.”L’espace n’est plus un endroit paisible, c’est un endroit de contestation”, dont certaines “extrêmement agressives de la part de nos compétiteurs, parmi lesquels la Russie”, fait valoir l’Elysée.”Dans l’espace, le mot d’ordre est d’accélérer immédiatement. (…) Face à la militarisation de l’espace, le temps n’est plus celui des politesses de la défense active mais bien des actions offensives”, jugeait jeudi le chef d’état-major de l’armée de l’Air et de l’Espace, le général Jérôme Bellanger.Emmanuel Macron doit donc, selon l’Elysée, donner mercredi après-midi “une vision”, “un calendrier” et “fixer un objectif” pour cette stratégie, qu’il devrait décliner selon cinq piliers: la “souveraineté en matière d’accès à l’espace”, les compétences industrielles, la défense, “la science et l’exploration”, ainsi que la coopération, tant intra-européenne qu’avec les alliés non-européens.