Budget de la Sécu: l’Assemblée adopte à une courte majorité les “recettes”, les débats continuent

Une première étape franchie à l’Assemblée pour le budget de la Sécurité sociale: les députés ont adopté sur un fil samedi sa partie “recettes”, largement remaniée. L’examen du texte peut donc se poursuivre sur la partie “dépenses”, qui comprend l’article-phare suspendant la réforme des retraites.Les débats dureront jusqu’à mercredi, mais seront interrompus par deux journées de relâche en raison de l’Armistice du 11-Novembre. Et les parlementaires devront adopter un rythme soutenu, s’ils ne veulent pas dépasser les délais constitutionnels, ce qui entraînerait l’envoi du texte au Sénat sans vote.L’article sur la suspension de la réforme de 2023, condition de la non-censure du gouvernement de Sébastien Lecornu pour les socialistes, sera examiné mercredi peu après 15H00, le gouvernement ayant réservé ce créneau pour éviter le risque d’un débat nocturne le week-end.Au bout d’un long suspense samedi les députés ont adopté la partie “recettes”, expurgée de beaucoup de mesures d’économies prévues par le gouvernement, par 176 voix contre 161 (et 58 abstentions).L’enjeu était de taille: un rejet aurait coupé court aux débats, envoyant séance tenante le texte entier au Sénat dans sa version initiale.Malgré les appels du gouvernement à approuver ce volet, la division a contaminé son camp : les députés Renaissance et MoDem ont voté pour. Horizons (parti d’Edouard Philippe) s’est divisé entre pour et abstentions. LR s’est abstenu.Juste avant le vote, l’Assemblée a rétabli dans une nouvelle délibération un impôt de production (C3S) supprimé jeudi, pour éviter un trou de “cinq milliards” dans les caisses, selon Amélie de Montchalin. Un casus belli pour le Rassemblement national – qui a du coup voté contre l’ensemble de la partie “recettes” –  estimant que la suppression de cet impôt était “la seule mesure qui aurait pu rééquilibrer la copie finale”.- Divisions à gauche et au centre -Quant aux Insoumis, ils ont assumé voter contre: “nous ne sommes pas d’accord”, avec la politique du gouvernement, a lancé Hadrien Clouet.Le RN et LFI ont fait “le jeu du pire”, a critiqué le Premier secrétaire du PS Olivier Faure. Les députés socialistes ont presque unanimement validé cette partie du texte, “pour la poursuite du débat”, a assuré le groupe.La gauche s’est globalement désunie : les écologistes et communistes se sont divisés entre pour, contre et abstentions.Seule LFI “a mené le combat à gauche”, a fustigé le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon, des socialistes rétorquant que toute la gauche avait voté la partie “recettes” du budget de l’an passé, à l’époque largement réécrite en leur faveur.Les oppositions, et une partie du camp gouvernemental, peuvent encore se targuer d’avoir modifié la copie cette année : exit la surtaxe sur les mutuelles, la cotisation patronale sur les tickets-restaurants ou la fin d’une exonération sur les salaires des apprentis.La gauche a aussi fait adopter des amendements pour une hausse de la CSG sur les revenus du patrimoine (2,8 milliards de recettes estimées). Le tout avec un avis favorable, quoique très froid, du gouvernement, afin que la mesure reste sur la table pour la suite de la navette parlementaire.Les sujets clivants ne manqueront pas dans la partie “dépenses”. Dès l’entame de son examen samedi soir, l’Assemblée a supprimé l’élargissement prévu des participations forfaitaires et franchises aux consultations chez le dentiste, et aux dispositifs médicaux.Un débat qui en cache un autre encore plus vif : le doublement par décret, en-dehors du budget de la Sécu, des franchises médicales, pour récupérer 2,3 milliards d’euros. Une large partie de l’Assemblée pressant le gouvernement de renoncer à une mesure qui pèserait sur les patients.”Plus que jamais, le gouvernement se tient à disposition des députés et sénateurs pour la suite des débats”, a réagi le Premier ministre Sébastien Lecornu après le vote de samedi.Plus d’impôts, moins de dépenses… Tous les groupes s’inquiètent de la façon dont sera réduit le déficit de la Sécu. Le projet de budget prévoyait 17,5 milliards d’euros de déficit en 2026 (contre 23 milliards en 2025).Le déficit ne devra pas être “supérieur à 20 milliards d’euros”, a insisté mercredi Amélie de Montchalin.Le rapporteur général du budget Thibault Bazin s’est inquiété des votes sur les “recettes” qui font grimper à ce stade le déficit à “20,6 milliards”. Sans compter d’éventuelles concessions gouvernementales dans les dépenses, comme le renoncement à l’inflammable proposition de gel des retraites et minima sociaux.

Budget de la Sécu: l’Assemblée adopte à une courte majorité les “recettes”, les débats continuent

Une première étape franchie à l’Assemblée pour le budget de la Sécurité sociale: les députés ont adopté sur un fil samedi sa partie “recettes”, largement remaniée. L’examen du texte peut donc se poursuivre sur la partie “dépenses”, qui comprend l’article-phare suspendant la réforme des retraites.Les débats dureront jusqu’à mercredi, mais seront interrompus par deux journées de relâche en raison de l’Armistice du 11-Novembre. Et les parlementaires devront adopter un rythme soutenu, s’ils ne veulent pas dépasser les délais constitutionnels, ce qui entraînerait l’envoi du texte au Sénat sans vote.L’article sur la suspension de la réforme de 2023, condition de la non-censure du gouvernement de Sébastien Lecornu pour les socialistes, sera examiné mercredi peu après 15H00, le gouvernement ayant réservé ce créneau pour éviter le risque d’un débat nocturne le week-end.Au bout d’un long suspense samedi les députés ont adopté la partie “recettes”, expurgée de beaucoup de mesures d’économies prévues par le gouvernement, par 176 voix contre 161 (et 58 abstentions).L’enjeu était de taille: un rejet aurait coupé court aux débats, envoyant séance tenante le texte entier au Sénat dans sa version initiale.Malgré les appels du gouvernement à approuver ce volet, la division a contaminé son camp : les députés Renaissance et MoDem ont voté pour. Horizons (parti d’Edouard Philippe) s’est divisé entre pour et abstentions. LR s’est abstenu.Juste avant le vote, l’Assemblée a rétabli dans une nouvelle délibération un impôt de production (C3S) supprimé jeudi, pour éviter un trou de “cinq milliards” dans les caisses, selon Amélie de Montchalin. Un casus belli pour le Rassemblement national – qui a du coup voté contre l’ensemble de la partie “recettes” –  estimant que la suppression de cet impôt était “la seule mesure qui aurait pu rééquilibrer la copie finale”.- Divisions à gauche et au centre -Quant aux Insoumis, ils ont assumé voter contre: “nous ne sommes pas d’accord”, avec la politique du gouvernement, a lancé Hadrien Clouet.Le RN et LFI ont fait “le jeu du pire”, a critiqué le Premier secrétaire du PS Olivier Faure. Les députés socialistes ont presque unanimement validé cette partie du texte, “pour la poursuite du débat”, a assuré le groupe.La gauche s’est globalement désunie : les écologistes et communistes se sont divisés entre pour, contre et abstentions.Seule LFI “a mené le combat à gauche”, a fustigé le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon, des socialistes rétorquant que toute la gauche avait voté la partie “recettes” du budget de l’an passé, à l’époque largement réécrite en leur faveur.Les oppositions, et une partie du camp gouvernemental, peuvent encore se targuer d’avoir modifié la copie cette année : exit la surtaxe sur les mutuelles, la cotisation patronale sur les tickets-restaurants ou la fin d’une exonération sur les salaires des apprentis.La gauche a aussi fait adopter des amendements pour une hausse de la CSG sur les revenus du patrimoine (2,8 milliards de recettes estimées). Le tout avec un avis favorable, quoique très froid, du gouvernement, afin que la mesure reste sur la table pour la suite de la navette parlementaire.Les sujets clivants ne manqueront pas dans la partie “dépenses”. Dès l’entame de son examen samedi soir, l’Assemblée a supprimé l’élargissement prévu des participations forfaitaires et franchises aux consultations chez le dentiste, et aux dispositifs médicaux.Un débat qui en cache un autre encore plus vif : le doublement par décret, en-dehors du budget de la Sécu, des franchises médicales, pour récupérer 2,3 milliards d’euros. Une large partie de l’Assemblée pressant le gouvernement de renoncer à une mesure qui pèserait sur les patients.”Plus que jamais, le gouvernement se tient à disposition des députés et sénateurs pour la suite des débats”, a réagi le Premier ministre Sébastien Lecornu après le vote de samedi.Plus d’impôts, moins de dépenses… Tous les groupes s’inquiètent de la façon dont sera réduit le déficit de la Sécu. Le projet de budget prévoyait 17,5 milliards d’euros de déficit en 2026 (contre 23 milliards en 2025).Le déficit ne devra pas être “supérieur à 20 milliards d’euros”, a insisté mercredi Amélie de Montchalin.Le rapporteur général du budget Thibault Bazin s’est inquiété des votes sur les “recettes” qui font grimper à ce stade le déficit à “20,6 milliards”. Sans compter d’éventuelles concessions gouvernementales dans les dépenses, comme le renoncement à l’inflammable proposition de gel des retraites et minima sociaux.

Budget de la Sécu: l’Assemblée adopte à une courte majorité les “recettes”, les débats continuent

Une première étape franchie à l’Assemblée pour le budget de la Sécurité sociale: les députés ont adopté sur un fil samedi sa partie “recettes”, largement remaniée. L’examen du texte peut donc se poursuivre sur la partie “dépenses”, qui comprend l’article-phare suspendant la réforme des retraites.Les débats dureront jusqu’à mercredi, mais seront interrompus par deux journées de relâche en raison de l’Armistice du 11-Novembre. Et les parlementaires devront adopter un rythme soutenu, s’ils ne veulent pas dépasser les délais constitutionnels, ce qui entraînerait l’envoi du texte au Sénat sans vote.L’article sur la suspension de la réforme de 2023, condition de la non-censure du gouvernement de Sébastien Lecornu pour les socialistes, sera examiné mercredi peu après 15H00, le gouvernement ayant réservé ce créneau pour éviter le risque d’un débat nocturne le week-end.Au bout d’un long suspense samedi les députés ont adopté la partie “recettes”, expurgée de beaucoup de mesures d’économies prévues par le gouvernement, par 176 voix contre 161 (et 58 abstentions).L’enjeu était de taille: un rejet aurait coupé court aux débats, envoyant séance tenante le texte entier au Sénat dans sa version initiale.Malgré les appels du gouvernement à approuver ce volet, la division a contaminé son camp : les députés Renaissance et MoDem ont voté pour. Horizons (parti d’Edouard Philippe) s’est divisé entre pour et abstentions. LR s’est abstenu.Juste avant le vote, l’Assemblée a rétabli dans une nouvelle délibération un impôt de production (C3S) supprimé jeudi, pour éviter un trou de “cinq milliards” dans les caisses, selon Amélie de Montchalin. Un casus belli pour le Rassemblement national – qui a du coup voté contre l’ensemble de la partie “recettes” –  estimant que la suppression de cet impôt était “la seule mesure qui aurait pu rééquilibrer la copie finale”.- Divisions à gauche et au centre -Quant aux Insoumis, ils ont assumé voter contre: “nous ne sommes pas d’accord”, avec la politique du gouvernement, a lancé Hadrien Clouet.Le RN et LFI ont fait “le jeu du pire”, a critiqué le Premier secrétaire du PS Olivier Faure. Les députés socialistes ont presque unanimement validé cette partie du texte, “pour la poursuite du débat”, a assuré le groupe.La gauche s’est globalement désunie : les écologistes et communistes se sont divisés entre pour, contre et abstentions.Seule LFI “a mené le combat à gauche”, a fustigé le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon, des socialistes rétorquant que toute la gauche avait voté la partie “recettes” du budget de l’an passé, à l’époque largement réécrite en leur faveur.Les oppositions, et une partie du camp gouvernemental, peuvent encore se targuer d’avoir modifié la copie cette année : exit la surtaxe sur les mutuelles, la cotisation patronale sur les tickets-restaurants ou la fin d’une exonération sur les salaires des apprentis.La gauche a aussi fait adopter des amendements pour une hausse de la CSG sur les revenus du patrimoine (2,8 milliards de recettes estimées). Le tout avec un avis favorable, quoique très froid, du gouvernement, afin que la mesure reste sur la table pour la suite de la navette parlementaire.Les sujets clivants ne manqueront pas dans la partie “dépenses”. Dès l’entame de son examen samedi soir, l’Assemblée a supprimé l’élargissement prévu des participations forfaitaires et franchises aux consultations chez le dentiste, et aux dispositifs médicaux.Un débat qui en cache un autre encore plus vif : le doublement par décret, en-dehors du budget de la Sécu, des franchises médicales, pour récupérer 2,3 milliards d’euros. Une large partie de l’Assemblée pressant le gouvernement de renoncer à une mesure qui pèserait sur les patients.”Plus que jamais, le gouvernement se tient à disposition des députés et sénateurs pour la suite des débats”, a réagi le Premier ministre Sébastien Lecornu après le vote de samedi.Plus d’impôts, moins de dépenses… Tous les groupes s’inquiètent de la façon dont sera réduit le déficit de la Sécu. Le projet de budget prévoyait 17,5 milliards d’euros de déficit en 2026 (contre 23 milliards en 2025).Le déficit ne devra pas être “supérieur à 20 milliards d’euros”, a insisté mercredi Amélie de Montchalin.Le rapporteur général du budget Thibault Bazin s’est inquiété des votes sur les “recettes” qui font grimper à ce stade le déficit à “20,6 milliards”. Sans compter d’éventuelles concessions gouvernementales dans les dépenses, comme le renoncement à l’inflammable proposition de gel des retraites et minima sociaux.

L1: l’OM part en vacances leader et l’esprit plus tranquille

Après plusieurs semaines délicates, l’OM a facilement battu Brest (3-0) samedi en ouverture de la 12e journée de Ligue 1, ce qui offre aux Marseillais la première place provisoire au classement et un peu de sérénité alors que va s’ouvrir la trêve internationale.Pour Roberto De Zerbi et ses hommes, auteurs d’un match maîtrisé, l’affaire est excellente. A part le Paris SG, qui ira à Lyon dimanche soir, personne ne pourra en effet les déloger de la plus haute marche du podium.Surtout, comme le disait l’entraîneur italien vendredi, l’OM va “manger des points” à ses principaux rivaux, puisque cette 12e journée propose trois affrontements directs entre équipes de haut de tableau, Monaco-Lens, Strasbourg-Lille et donc Lyon-PSG.La victoire de samedi a par ailleurs donné raison à Timothy Weah, qui estimait vendredi qu’il y avait “plus de positif que de négatif” dans la saison marseillaise et qui s’étonnait de l’atmosphère de “fin du monde” qui peut entourer son club à chaque période compliquée.L’ailier américain a raison, Marseille est bien ce club étrange qui peut être au bord de la crise de nerfs le mercredi et leader du championnat le samedi.Il faut dire que l’OM et le Vélodrome restaient sur la frustration d’une défaite mercredi en Ligue des champions contre l’Atalanta Bergame, à la fois cruelle par son scénario et vraiment pas illogique compte tenu de la médiocre prestation des hommes de De Zerbi.Mais samedi, on a très vite compris que la partie allait être différente, parce que Brest, qui n’a plus gagné depuis six matches et fin-septembre, n’est pas l’Atalanta, et parce que l’OM a été infiniment meilleur que mercredi.- Aubameyang ferme le match -Dès la première minute, une belle action conclue par une reprise de Pierre-Emerick Aubameyang a donné le ton et le Gabonais a ensuite manqué une immense occasion avec le mauvais choix d’un ballon piqué face à Radoslaw Majecki (5e).Mais malgré les difficultés initiales de leur avant-centre, les Marseillais sont logiquement arrivés à la pause avec un avantage de deux buts. A la 25e minute, ils ont d’abord ouvert le score via un but sur coup franc qui doit autant à la frappe d’Angel Gomes qu’à la gigantesque faute de main de Majecki (1-0).Et moins de dix minutes plus tard, Mason Greenwood a ensuite doublé la mise sur un penalty, obtenu par Igor Paixao, chargé dans la surface par Kenny Lala (2-0, 33e).En face, Brest n’avait été dangereux qu’une fois, quand Pathé Mboup a buté sur Geronimo Rulli, toujours vigilant (9e).Après la pause, l’OM a été moins convaincant, semblant parfois s’assoupir, moins appliqué derrière et moins juste techniquement devant. Sa meilleure opportunité est venue sur une tête à côté d’Angel Gomes après un beau mouvement (58e) et, sans se mettre en danger, Marseille ne se mettait pas non plus à l’abri.Pour cela, et pour boucler définitivement la partie, il a fallu attendre la 81e minute et une volée du droit d’Aubameyang après un bon travail de l’entrant Matt O’Riley (3-0).Avec cette victoire, l’OM conclut donc sur une bonne note cette séquence mitigée de trois semaines, marquée par des résultats inégaux, un jeu parfois hésitant, des blessures et, aussi, un peu de malchance.Mais la trêve s’annonce, des blessés vont revenir et le classement est là pour rappeler que Marseille ne va pas si mal.

COP30: sans les indigènes, “pas d’avenir pour l’humanité”, avertit une ministre brésilienne

La ministre des Peuples indigènes du Brésil, Sonia Guajajara, espère que les autochtones pourront jouer les premiers rôles à la COP30 à Belem, en Amazonie, qui débute lundi: sans eux, “il n’y a pas d’avenir pour l’humanité”, dit-elle à l’AFP.Membre de l’ethnie Guajajara-Tenetehara, née dans une réserve indigène de l’État du Maranhao (nord-est), elle est …

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Festival de BD d’Angoulême: le scénario d’une gestion partagée n’éteint pas l’incendie

L’association propriétaire du festival de BD d’Angoulême (FIBD) a proposé samedi de confier son organisation future à un binôme associant son actuel délégataire, très critiqué, sans mettre fin à l’appel au boycott de la prochaine édition en cas de reconduction.Ce dernier, la société privée 9eArt+, et la Cité Internationale de la Bande dessinée et de l’Image (CIBDI), un établissement public qui abrite le musée de la BD, doivent soumettre “un projet commun” d’ici au 20 novembre, a annoncé l’association à l’issue d’un appel à projets pour l’organisation de l’événement après 2028.Depuis 2007 et jusqu’en 2027, celle-ci est confiée à 9eArt+.Ce “rapprochement” entre les deux offres candidates vise à produire une “plus grande transparence dans la gestion de l’événement” et offre aux financeurs publics du festival – État et collectivités locales, qui subventionnent aussi la CIBDI – “l’opportunité de prendre une place appropriée” dans sa gouvernance, a fait valoir l’association dans un communiqué.Et d’espérer “que les auteurs et leurs éditeurs considèreront que leur voix a été entendue dans une telle réorganisation”, a-t-elle ajouté, précisant que l’actuel organisateur avait “apporté des garanties” quant au départ de son délégué général décrié, Franck Bondoux.- “Manœuvre” -Raté: le syndicat national des auteurs et des compositeurs (Snac) et le Syndicat des travailleurs.euses Artistes-Auteur.ices (STAA) CNT-SO, dénonçant une reconduction déguisée de 9e Art+, ont confirmé leur appel à boycotter la prochaine édition, du 29 janvier au 1er février 2026.Samedi, la pétition en ligne totalisait près de 2.300 signatures, dont celles de la dessinatrice et autrice française Anouk Ricard, qui avait reçu le Grand Prix d’Angoulême en 2025, et de plusieurs précédents lauréats comme la Britannique Posy Simmonds, l’Américain Art Spiegelman ou les Français Blutch et Lewis Trondheim.”Puisque l’association refuse de tourner la page, nous n’avons d’autre choix que de refermer le livre”, a cinglé le premier, tandis que le second fustigeait “une manœuvre qui ne trompe personne”, par laquelle Delphine Groux, présidente de l’association du FIBD, ne chercherait qu’à “gagner du temps”.De son côté, le syndicat national de l’édition (SNE), a dénoncé la “totale opacité” du processus de sélection du FIBD, et réclamé “une clarification” et “des réponses satisfaisantes sur cette nouvelle structure organisatrice”.”Sans cette nécessaire transparence, le groupe BD du SNE ne participera pas à l’édition 2027 et suivantes”, a menacé le syndicat, qui sera néanmoins présent à l’événement en janvier.En début d’année, le festival 2025 avait été marqué par une virulente mise en cause de 9eArt+, accusé dans l’Humanité magazine d’opacité financière, de “dérives” mercantiles et d’avoir licencié une salariée, en 2024, qui venait de porter plainte pour un viol survenu en marge du festival.Une information judiciaire est ouverte sur ces faits et la jeune femme conteste son licenciement pour “faute grave” – l’entreprise lui reproche un “comportement incompatible” avec son image – devant les prud’hommes.L’affaire était remontée jusqu’au ministère de la Culture, qui s’inquiétait des “dysfonctionnements” évoqués dans la presse.- Page blanche ? -“9eArt+ a défini en 20 ans les canons de ce qu’est le festival aujourd’hui. Je vois dans la décision de l’association une forme de reconnaissance et de confiance”, a salué Franck Bondoux.”On va se rapprocher de la Cité et se mettre au travail”, a-t-il indiqué à l’AFP.Patrick Mardikian, président de la CIBDI, n’est pas opposé à un rapprochement des projets mais il souhaite que la Cité soit chargée par les financeurs publics de “piloter un travail de préfiguration, en lien avec l’interprofession” de la bande dessinée.”Nous avons l’opportunité d’écrire une page blanche mais cela doit être organisé”, a-t-il déclaré, jugeant le délai fixé au 20 novembre “pas tenable”.Les collectivités (Région Nouvelle-Aquitaine, Conseil départemental de Charente, intercommunalité du Grand Angoulême et ville d’Angoulême), qui cofinancent le festival avec l’État à hauteur de 40%, ont pris acte, “compte tenu du retrait” annoncé de Franck Bondoux, de la proposition de l’association.Elles “souhaitent qu’une nouvelle page s’écrive” pour assurer “le développement et la pérennité” du festival.”J’ai eu du mal à être entendu mais je ne peux que le répéter: je n’ai pas vocation à rester au-delà de 2028 en tant que DG et ma fille n’a pas vocation à me succéder”, a martelé M. Bondoux, souhaitant renouer le dialogue avec ses détracteurs.

Au Soudan, la ville d’El-Obeid craint un assaut des paramilitaires

Les habitants de la ville soudanaise d’El-Obeid, dans la région stratégique du Kordofan, vivent ce weekend dans la peur d’un assaut des paramilitaires, dont la prise récente d’une grande ville du Darfour voisin a donné lieu à des récits glaçants d’exactions.   Le troisième plus grand pays d’Afrique est ensanglanté depuis avril 2023 par une lutte pour le pouvoir opposant l’armée du général Abdel Fattah Al-Burhane aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) de son ancien adjoint, Mohamed Daglo, tous deux accusés d’exactions.Le 26 octobre, les FSR ont pris le contrôle d’El-Facher, dernier verrou stratégique qui leur échappait au Darfour (ouest), où les témoignages de viols, enlèvements et massacres se multiplient. De son côté, l’armée tient l’est et une partie du centre, dont la capitale Khartoum.Entre le Darfour et Khartoum, la région pétrolifère du Kordofan, apparaît comme le nouvel épicentre du conflit, en l’absence d’accord des belligérants sur une proposition de trêve des pays médiateurs, Arabie saoudite, Etats-Unis, Egypte, Emirats arabes unis. Les FSR ont dit jeudi soutenir cette proposition tandis que l’armée n’a pas commenté et plutôt suggéré la poursuite des affrontements. Et dès vendredi, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a mis en garde contre des “préparatifs en vue d’une intensification” des hostilités au Kordofan.”Nous avons particulièrement peur en raison de ce qui s’est passé à El-Facher”, a déclaré samedi à l’AFP Soaad Ali, à El-Obeid. “Nous vivons dans la peur. Les autorités tentent de nous rassurer (…) mais après ce qui s’est passé à Bara, notre peur ne fait que croître”, souligne un autre habitant, requérant l’anonymat pour des raisons de sécurité.- “Intensification” -Les paramilitaires des FSR ont pris la semaine dernière la ville de Bara, aussi au Kordofan, et regroupé des forces autour d’El-Obeid, plus au sud, où une attaque a fait au moins 40 morts mardi, selon l’ONU. A quelque 400 km au sud-ouest de Khartoum, cette capitale de l’Etat de Kordofan-Nord compte environ un demi-million d’habitants. Après l’entrée des FSR à Bara, quelque 36.000 personnes ont fui la ville et quatre autres localités voisines, selon l’ONU. “Depuis la prise d’El-Facher, le nombre de victimes civiles, les destructions et les déplacements massifs de population n’ont cessé d’augmenter”, a aussi alerté M. Türk. L’armée soudanaise a intercepté samedi une attaque de drone lancée par les FSR contre El-Obeid, a indiqué à l’AFP une source militaire, qui a requis l’anonymat car non autorisée à s’adresser aux médias.Les attaques de drone ont été l’une des tactiques clés des FSR dans ce conflit. – “Disparus, détenus, tués” -La prise d’El-Facher par les paramilitaires a enclenché l’exode de plus de 80.000 personnes, qui ont fui la ville et ses environs pour trouver refuge dans les localités de Tawila, Kebkabiya, Melit et Kutum, selon l’ONU.Des réfugiés ont confié à l’AFP que des femmes et des hommes avaient été séparés à la sortie d’El-Facher, et que des centaines d’hommes avaient été détenus dans les villes voisines.A Tawila, de nombreuses familles sont arrivées avec “des enfants qui ne sont pas les leurs”, a déclaré Mathilde Vu, responsable du plaidoyer pour l’ONG Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) au Soudan.”Cela signifie que les enfants ont perdu leurs parents en chemin, parce que ceux-ci (…) ont disparu dans ce chaos, ont été détenus, ou encore tués”, a-t-elle expliqué à l’AFP.Le gouverneur du Darfour, Minni Minnawi, désormais établi à Port-Soudan, siège temporaire du gouvernement pro-armée, a affirmé samedi que le retrait des FSR des villes sous leur contrôle était une précondition à tout cessez-le-feu. “La trêve doit être précédée du retrait des Janjawids et des mercenaires (noms donnés aux FSR) des hôpitaux et des villes; de la libération des personnes enlevées, notamment des enfants et des femmes; et du retour des déplacés”, a déclaré Minnawi sur X.”Une trêve sans ces conditions signifierait la division du Soudan”, a-t-il mis en avant. En 2011, le Soudan avait déjà été amputé du Soudan du Sud à l’issue de décennies de guerre, puis d’un référendum d’indépendance.  La dernière guerre au Soudan a fait jusqu’à présent des dizaines de milliers de morts, déplacé près de 12 millions de personnes et provoqué selon l’ONU, la plus grande crise humanitaire au monde.

Djibouti’s President Guelleh announces candidacy for sixth termSat, 08 Nov 2025 17:15:10 GMT

Djibouti’s President Ismail Omar Guelleh, in power since 1999, confirmed Saturday that he would run for a sixth term in elections next year, after parliament removed a constitutional barrier that had prevented him from running again.The 77-year-old accepted the nomination from his People’s Rally for Progress (RPP) party during a congress in the capital, a …

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