Pacte Dutreil : la Cour des comptes propose une réforme, le Medef outré, Bercy réservé

La Cour des comptes a présenté mardi des propositions de réforme du pacte Dutreil sur les transmissions d’entreprises familiales, qui en diviseraient le coût par deux pour les finances publiques, mais ont mis en colère le Medef et reçu un accueil très froid de Bercy.Le pacte Dutreil, du nom de l’ancien ministre des PME Renaud Dutreil, favorise depuis 2003 le maintien des entreprises familiales de toutes tailles à l’intérieur de la famille, à l’origine pour préserver le tissu industriel et éviter des rachats par des entreprises étrangères.Le dispositif, utilisé par des milliers de familles chaque année, permet notamment, sous réserve d’un engagement de conservation de l’entreprise pendant six ans minimum, d’obtenir un abattement de 75% sur la valeur des biens transmis.Le rapport de la Cour des comptes constitue la première évaluation chiffrée de cette niche fiscale, réalisée avec l’Institut des politiques publiques (IPP). Selon la juridiction économique, elle a coûté plus de 5,5 milliards d’euros de manque à gagner au fisc en 2024 – en raison d’une énorme transmission – alors que Bercy ne l’avait inscrite que pour 500 millions dans le projet de loi de finances (PLF), comme chaque année. – “Peu discernables” -Depuis, le ministère a revu ses prévisions à la hausse : le pacte figurait pour 800 millions dans le PLF 2025 et 4 milliards dans celui de 2026.Dans le même temps, la Cour juge “peu discernables” les résultats économiques du pacte, a souligné lors d’une conférence de presse son Premier président Pierre Moscovici. Si elle considère qu’un tel dispositif se justifie par la fiscalité élevée des transmissions en France, elle propose de le restreindre nettement.Elle suggère ainsi d’exclure les biens non professionnels de l’abattement, d’allonger la durée obligatoire de détention des titres, et de réduire ou moduler le taux d’abattement de 75%, en fonction du montant transmis ou de l’exposition de l’entreprise à la concurrence internationale.”Je ne peux que souhaiter que les parlementaires s’emparent (du rapport) dans le cadre du débat budgétaire en cours”, a glissé M. Moscovici.Or ce débat est inflammable, et les avantages financiers du pacte régulièrement critiqués à gauche. Ce climat a sans doute poussé de nombreuses entreprises à souscrire un Dutreil ces dernières années, craignant qu’il soit remis en cause à l’avenir, estime la Cour.Les députés en ont déjà resserré les critères début novembre, supprimant les biens non-professionnels de l’abattement et allongeant la durée de détention obligatoire.- “Lamentable” -Le rapport a mis en colère le Medef et le Meti (mouvement des entreprises de taille intermédiaire).Dans un communiqué, ils qualifient de “partiales et partielles” les analyses de la Cour, agitant l’épouvantail de la “prédation de nos produits, savoir-faire, PME et ETI” par des rachats étrangers si les paramètres du pacte, qualifié de “trésor national” pour avoir fait décoller le nombre d’ETI en France, sont modifiés.Alors que le projet de loi de finances arrive au Sénat fin novembre, le gouvernement veille au grain. Lundi, devant des dizaines de chefs d’entreprises réunis à l’évènement Choose France, le Premier ministre Sébastien Lecornu a qualifié le pacte Dutreil “d’avancée absolument formidable”, tandis que la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin suggérait quelques corrections “pour le rendre moins attaquable”.En l’occurrence, a précisé Bercy mardi, l’établissement d’une liste de “biens somptuaires” – yachts, voitures de luxe… – qui se glissent parfois dans la transmission Dutreil, et devront en être explicitement exclus.Bercy a poliment salué “le travail d’analyse de la Cour des comptes, précieux et complémentaire de l’action menée par Bercy ces dernières années”, mais critiqué les calculs avancés par la Cour.Dès fin octobre, alors que le rapport avait fuité, Renaud Dutreil avait accusé cette dernière d’avoir un “intérêt idéologique” avec ce rapport, et d’être une “officine du Parti socialiste”, parti de M. Moscovici pendant sa carrière politique.”Un commentaire lamentable, une remise en cause infondée, indécente, et peut-être un signe de fébrilité”, a tancé mardi le Premier président de la Cour.

Pacte Dutreil : la Cour des comptes propose une réforme, le Medef outré, Bercy réservé

La Cour des comptes a présenté mardi des propositions de réforme du pacte Dutreil sur les transmissions d’entreprises familiales, qui en diviseraient le coût par deux pour les finances publiques, mais ont mis en colère le Medef et reçu un accueil très froid de Bercy.Le pacte Dutreil, du nom de l’ancien ministre des PME Renaud Dutreil, favorise depuis 2003 le maintien des entreprises familiales de toutes tailles à l’intérieur de la famille, à l’origine pour préserver le tissu industriel et éviter des rachats par des entreprises étrangères.Le dispositif, utilisé par des milliers de familles chaque année, permet notamment, sous réserve d’un engagement de conservation de l’entreprise pendant six ans minimum, d’obtenir un abattement de 75% sur la valeur des biens transmis.Le rapport de la Cour des comptes constitue la première évaluation chiffrée de cette niche fiscale, réalisée avec l’Institut des politiques publiques (IPP). Selon la juridiction économique, elle a coûté plus de 5,5 milliards d’euros de manque à gagner au fisc en 2024 – en raison d’une énorme transmission – alors que Bercy ne l’avait inscrite que pour 500 millions dans le projet de loi de finances (PLF), comme chaque année. – “Peu discernables” -Depuis, le ministère a revu ses prévisions à la hausse : le pacte figurait pour 800 millions dans le PLF 2025 et 4 milliards dans celui de 2026.Dans le même temps, la Cour juge “peu discernables” les résultats économiques du pacte, a souligné lors d’une conférence de presse son Premier président Pierre Moscovici. Si elle considère qu’un tel dispositif se justifie par la fiscalité élevée des transmissions en France, elle propose de le restreindre nettement.Elle suggère ainsi d’exclure les biens non professionnels de l’abattement, d’allonger la durée obligatoire de détention des titres, et de réduire ou moduler le taux d’abattement de 75%, en fonction du montant transmis ou de l’exposition de l’entreprise à la concurrence internationale.”Je ne peux que souhaiter que les parlementaires s’emparent (du rapport) dans le cadre du débat budgétaire en cours”, a glissé M. Moscovici.Or ce débat est inflammable, et les avantages financiers du pacte régulièrement critiqués à gauche. Ce climat a sans doute poussé de nombreuses entreprises à souscrire un Dutreil ces dernières années, craignant qu’il soit remis en cause à l’avenir, estime la Cour.Les députés en ont déjà resserré les critères début novembre, supprimant les biens non-professionnels de l’abattement et allongeant la durée de détention obligatoire.- “Lamentable” -Le rapport a mis en colère le Medef et le Meti (mouvement des entreprises de taille intermédiaire).Dans un communiqué, ils qualifient de “partiales et partielles” les analyses de la Cour, agitant l’épouvantail de la “prédation de nos produits, savoir-faire, PME et ETI” par des rachats étrangers si les paramètres du pacte, qualifié de “trésor national” pour avoir fait décoller le nombre d’ETI en France, sont modifiés.Alors que le projet de loi de finances arrive au Sénat fin novembre, le gouvernement veille au grain. Lundi, devant des dizaines de chefs d’entreprises réunis à l’évènement Choose France, le Premier ministre Sébastien Lecornu a qualifié le pacte Dutreil “d’avancée absolument formidable”, tandis que la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin suggérait quelques corrections “pour le rendre moins attaquable”.En l’occurrence, a précisé Bercy mardi, l’établissement d’une liste de “biens somptuaires” – yachts, voitures de luxe… – qui se glissent parfois dans la transmission Dutreil, et devront en être explicitement exclus.Bercy a poliment salué “le travail d’analyse de la Cour des comptes, précieux et complémentaire de l’action menée par Bercy ces dernières années”, mais critiqué les calculs avancés par la Cour.Dès fin octobre, alors que le rapport avait fuité, Renaud Dutreil avait accusé cette dernière d’avoir un “intérêt idéologique” avec ce rapport, et d’être une “officine du Parti socialiste”, parti de M. Moscovici pendant sa carrière politique.”Un commentaire lamentable, une remise en cause infondée, indécente, et peut-être un signe de fébrilité”, a tancé mardi le Premier président de la Cour.

Trump hosts Saudi prince for first time since Khashoggi killing

Saudi Crown Prince Mohammed bin Salman received a red carpet welcome from President Donald Trump on Tuesday, on his first visit to the United States since the 2018 murder of journalist Jamal Khashoggi.Trump laid on a noisy military flypast featuring F-35 stealth fighters that Washington will sell to Riyadh as the de facto Saudi ruler arrived at the White House.Cannon fire and a parade of horses also greeted the Saudi prince as Trump doubles down on Washington’s burgeoning alliance — and his own personal bond — with the key Middle Eastern ally.Portugal soccer legend Cristiano Ronaldo, who plays in Saudi Arabia, will also be at the White House for the gala day of events, a White House official told AFP.Trump has made a priority of boosting ties with the oil-rich Gulf kingdom, and said on Monday he would sell coveted F-35 stealth fighters to Saudi Arabia, calling it a “great ally.”The move comes despite concerns from Israel and warnings from US officials that China could steal technological knowledge about the jets. In another area of past contention, Trump will sign a deal on a framework for civilian nuclear cooperation, a US official and a source familiar with the negotiations said.- ‘Honoring Saudi Arabia’ -The 40-year-old prince has fostered close ties with Trump and his family over the years — a relationship burnished by a lavish welcome and $600 billion in investment pledges when the president visited Saudi Arabia in May.Saudi Arabia is also expected to announce a “multi-billion dollar investment” in AI infrastructure in the United States on Tuesday, the US official added.Trump will meanwhile push Prince Mohammed to normalize relations with Israel as he seeks a wider Middle East peace deal after the war in Gaza.”We’re more than meeting,” Trump told reporters on Air Force One on Friday when asked about the visit. “We’re honoring Saudi Arabia, the Crown Prince.”Trump will host the prince in the Oval Office, while later in the day First Lady Melania will hold a gala dinner.The Saudi heir to the throne is looking forward to a fresh start on his first US trip since the murder and dismembering of Washington Post columnist Jamal Khashoggi by Saudi agents sparked global outrage.The killing also chilled relations with Washington, as US intelligence suggested that Prince Mohammed approved the operation inside the kingdom’s consulate in Istanbul, an allegation which Saudi authorities deny.Khashoggi’s widow, Hanan Elatr Khashoggi, told CNN that her husband’s killing had “destroyed my life” and she hoped Washington would remember that as it seeks ties with Riyadh.”I hope they look at the American values of human rights and (democracy)” besides any deal and selling weapons, she said.- Security guarantees -Prince Mohammed will have his own agenda, seeking firmer US security guarantees after Israeli strikes in September on Qatar, an iron-clad US ally, rattled the wealthy Gulf region.Along with the F-35 jets, Riyadh is seeking to buy advanced air and missile defense systems. It will also push hard for access to the high-tech chips it needs to fuel its AI ambitions, experts said.But Saudi Arabia is unlikely to agree to normalization with Israel at this stage, despite Trump’s aim for the grand prize of Riyadh joining the Abraham Accords that he launched in his first term.Potential Saudi moves towards normalization in return for security and energy guarantees were put on hold after the outbreak of Israel’s devastating war in Gaza in October 2023.Riyadh appears in no mood to budge without any progress on its international push for a Palestinian state.

Trump hosts Saudi prince for first time since Khashoggi killing

Saudi Crown Prince Mohammed bin Salman received a red carpet welcome from President Donald Trump on Tuesday, on his first visit to the United States since the 2018 murder of journalist Jamal Khashoggi.Trump laid on a noisy military flypast featuring F-35 stealth fighters that Washington will sell to Riyadh as the de facto Saudi ruler arrived at the White House.Cannon fire and a parade of horses also greeted the Saudi prince as Trump doubles down on Washington’s burgeoning alliance — and his own personal bond — with the key Middle Eastern ally.Portugal soccer legend Cristiano Ronaldo, who plays in Saudi Arabia, will also be at the White House for the gala day of events, a White House official told AFP.Trump has made a priority of boosting ties with the oil-rich Gulf kingdom, and said on Monday he would sell coveted F-35 stealth fighters to Saudi Arabia, calling it a “great ally.”The move comes despite concerns from Israel and warnings from US officials that China could steal technological knowledge about the jets. In another area of past contention, Trump will sign a deal on a framework for civilian nuclear cooperation, a US official and a source familiar with the negotiations said.- ‘Honoring Saudi Arabia’ -The 40-year-old prince has fostered close ties with Trump and his family over the years — a relationship burnished by a lavish welcome and $600 billion in investment pledges when the president visited Saudi Arabia in May.Saudi Arabia is also expected to announce a “multi-billion dollar investment” in AI infrastructure in the United States on Tuesday, the US official added.Trump will meanwhile push Prince Mohammed to normalize relations with Israel as he seeks a wider Middle East peace deal after the war in Gaza.”We’re more than meeting,” Trump told reporters on Air Force One on Friday when asked about the visit. “We’re honoring Saudi Arabia, the Crown Prince.”Trump will host the prince in the Oval Office, while later in the day First Lady Melania will hold a gala dinner.The Saudi heir to the throne is looking forward to a fresh start on his first US trip since the murder and dismembering of Washington Post columnist Jamal Khashoggi by Saudi agents sparked global outrage.The killing also chilled relations with Washington, as US intelligence suggested that Prince Mohammed approved the operation inside the kingdom’s consulate in Istanbul, an allegation which Saudi authorities deny.Khashoggi’s widow, Hanan Elatr Khashoggi, told CNN that her husband’s killing had “destroyed my life” and she hoped Washington would remember that as it seeks ties with Riyadh.”I hope they look at the American values of human rights and (democracy)” besides any deal and selling weapons, she said.- Security guarantees -Prince Mohammed will have his own agenda, seeking firmer US security guarantees after Israeli strikes in September on Qatar, an iron-clad US ally, rattled the wealthy Gulf region.Along with the F-35 jets, Riyadh is seeking to buy advanced air and missile defense systems. It will also push hard for access to the high-tech chips it needs to fuel its AI ambitions, experts said.But Saudi Arabia is unlikely to agree to normalization with Israel at this stage, despite Trump’s aim for the grand prize of Riyadh joining the Abraham Accords that he launched in his first term.Potential Saudi moves towards normalization in return for security and energy guarantees were put on hold after the outbreak of Israel’s devastating war in Gaza in October 2023.Riyadh appears in no mood to budge without any progress on its international push for a Palestinian state.

Court upholds dismissal of Trump defamation suit against CNN

A US federal appeals court on Tuesday upheld the dismissal of a lawsuit Donald Trump filed against CNN for describing his claim that the 2020 presidential election was stolen as the “Big Lie.”District Court Judge Raag Singhal, who was appointed by Trump during his first term in the White House, tossed out his $475 million suit against the Cable News Network in July 2023.Trump, in the suit filed in a district court in Florida, alleged that the use of the phrase the “Big Lie” by CNN associated him with tactics used by Adolf Hitler.The network’s use of “Big Lie,” he said, was a “deliberate effort by CNN to propagate to its audience an association between the plaintiff and one of the most repugnant figures in modern history.”Singhal, in her ruling, said “the complained of statements are opinion, not factually false statements, and therefore are not actionable.”A three-judge panel of the 11th Circuit Court of Appeals agreed.”Trump has not adequately alleged the falsity of CNN’s statements,” the panel, which included two judges appointed by Trump, said. “Therefore, he has failed to state a defamation claim.”Trump, who returned to the White House in January after winning the November 2024 election, continues to insist falsely that he won the 2020 presidential vote against Democrat Joe Biden.The Republican president has had a caustic relationship with CNN and other major news organizations, branding them “fake news” and repeatedly raging against them on social media.He has filed a number of lawsuits against media outlets and has reached monetary settlements in a number of cases.He threatened last week to sue the BBC for up to $5 billion over a misleading edit to the speech he delivered before the January 6, 2021 assault by his supporters on the US Capitol.Trump was accused of conspiring to overturn the 2020 election results but the case was dropped after the November 2024 election under a Justice Department policy of not indicting or prosecuting a sitting president.

L’écrivain Boualem Sansal de retour en France, aussitôt reçu par Macron

Boualem Sansal de retour en France: l’écrivain franco-algérien, qui se trouvait en Allemagne depuis sa libération de prison en Algérie mercredi, a atterri sur le sol français mardi et a aussitôt été reçu par Emmanuel Macron. Le président français se “réjouit profondément de la libération” de ce “grand écrivain dont la dignité, la force morale et le courage ont été exemplaires”, indique un communiqué de l’Élysée, où l’écrivain et son épouse Naziha ont été reçus.Sa libération, “un moment d’émotion et de joie”, a été “rendue possible par une méthode faite de respect, de calme et d’exigence”, souligne la présidence.Emmanuel Macron s’est rendu ensuite à Berlin, où il a remercié le président allemand Frank-Walter Steinmeier pour son aide dans la libération de Sansal. L’écrivain va bien, “heureusement”, a indiqué Emmanuel Macron à des journalistes qui l’interrogeaient à ce sujet.Le Comité de soutien international à Boualem Sansal avait annoncé à la mi-journée le retour en France de son “ami et compatriote”.Incarcéré en Algérie pendant un an pour certaines prises de position sur son pays natal, Boualem Sansal, 81 ans, avait retrouvé la liberté mercredi après avoir été gracié par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, qui avait répondu favorablement à une demande des autorités allemandes.L’écrivain, qui se trouvait au cœur d’une crise diplomatique entre Alger et Paris, avait alors été transféré à Berlin pour des soins médicaux et résidait à la résidence de l’ambassadeur français en Allemagne.Son retour était, depuis, guetté en France où un comité de soutien réclamait depuis plusieurs mois sa libération. En Algérie, Boualem Sansal purgeait une peine de cinq ans de prison notamment pour “atteinte à l’unité nationale”.Écrivain dissident admirateur de Camus et Orwell, polémiste révéré par les droites françaises, le romancier avait été condamné pour avoir notamment déclaré en octobre 2024 au média français d’extrême droite Frontières que l’Algérie avait hérité sous la colonisation française de régions appartenant précédemment, selon lui, au Maroc.- “Salut fraternel” -Cet ancien haut fonctionnaire en Algérie avait été arrêté le 16 novembre 2024 à son arrivée à l’aéroport d’Alger avant d’être emprisonné, aggravant le froid diplomatique entre la France et son ancienne colonie.”Nous envoyons un salut fraternel à Boualem Sansal, ainsi qu’à sa famille qui a traversé avec dignité et courage cette épreuve longue, injuste et douloureuse”, indique son comité de soutien dans son communiqué.En France, chacun va désormais guetter les déclarations de cet écrivain franc-tireur, athée revendiqué, adversaire acharné des jihadistes et critique féroce du pouvoir à Alger où son œuvre est méconnue. Un de ses romans, “Le Village de l’Allemand”, avait été censuré en Algérie car il dressait un parallèle entre islamisme et nazisme.- Soutien à Christophe Gleizes -Peu après sa libération, Boualem Sansal avait indiqué à son compatriote Kamel Daoud, prix Goncourt 2024, qu’il espérait que les relations entre la France et l’Algérie allaient “évoluer”.”Il appartiendra désormais à l’écrivain de choisir le moment et les formats dans lesquels il souhaitera s’exprimer”, estime son comité de soutien mardi, appelant de nouveau à la “libération immédiate” du journaliste sportif français Christophe Gleizes, détenu en Algérie où il doit être jugé en appel début décembre notamment pour “apologie du terrorisme”.”Nous pensons aussi à notre compatriote Christophe Gleizes, dont nous souhaitons ardemment la libération. Nous y travaillons”, a indiqué l’Élysée dans son communiqué.Dans une tribune publiée lundi, la famille de Christophe Gleizes a formé l’espoir que la grâce accordée à Boualem Sansal scelle un “apaisement des relations entre la France et l’Algérie” qui pourrait conduire “à une issue favorable” pour le journaliste.

L’écrivain Boualem Sansal de retour en France, aussitôt reçu par Macron

Boualem Sansal de retour en France: l’écrivain franco-algérien, qui se trouvait en Allemagne depuis sa libération de prison en Algérie mercredi, a atterri sur le sol français mardi et a aussitôt été reçu par Emmanuel Macron. Le président français se “réjouit profondément de la libération” de ce “grand écrivain dont la dignité, la force morale et le courage ont été exemplaires”, indique un communiqué de l’Élysée, où l’écrivain et son épouse Naziha ont été reçus.Sa libération, “un moment d’émotion et de joie”, a été “rendue possible par une méthode faite de respect, de calme et d’exigence”, souligne la présidence.Emmanuel Macron s’est rendu ensuite à Berlin, où il a remercié le président allemand Frank-Walter Steinmeier pour son aide dans la libération de Sansal. L’écrivain va bien, “heureusement”, a indiqué Emmanuel Macron à des journalistes qui l’interrogeaient à ce sujet.Le Comité de soutien international à Boualem Sansal avait annoncé à la mi-journée le retour en France de son “ami et compatriote”.Incarcéré en Algérie pendant un an pour certaines prises de position sur son pays natal, Boualem Sansal, 81 ans, avait retrouvé la liberté mercredi après avoir été gracié par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, qui avait répondu favorablement à une demande des autorités allemandes.L’écrivain, qui se trouvait au cœur d’une crise diplomatique entre Alger et Paris, avait alors été transféré à Berlin pour des soins médicaux et résidait à la résidence de l’ambassadeur français en Allemagne.Son retour était, depuis, guetté en France où un comité de soutien réclamait depuis plusieurs mois sa libération. En Algérie, Boualem Sansal purgeait une peine de cinq ans de prison notamment pour “atteinte à l’unité nationale”.Écrivain dissident admirateur de Camus et Orwell, polémiste révéré par les droites françaises, le romancier avait été condamné pour avoir notamment déclaré en octobre 2024 au média français d’extrême droite Frontières que l’Algérie avait hérité sous la colonisation française de régions appartenant précédemment, selon lui, au Maroc.- “Salut fraternel” -Cet ancien haut fonctionnaire en Algérie avait été arrêté le 16 novembre 2024 à son arrivée à l’aéroport d’Alger avant d’être emprisonné, aggravant le froid diplomatique entre la France et son ancienne colonie.”Nous envoyons un salut fraternel à Boualem Sansal, ainsi qu’à sa famille qui a traversé avec dignité et courage cette épreuve longue, injuste et douloureuse”, indique son comité de soutien dans son communiqué.En France, chacun va désormais guetter les déclarations de cet écrivain franc-tireur, athée revendiqué, adversaire acharné des jihadistes et critique féroce du pouvoir à Alger où son œuvre est méconnue. Un de ses romans, “Le Village de l’Allemand”, avait été censuré en Algérie car il dressait un parallèle entre islamisme et nazisme.- Soutien à Christophe Gleizes -Peu après sa libération, Boualem Sansal avait indiqué à son compatriote Kamel Daoud, prix Goncourt 2024, qu’il espérait que les relations entre la France et l’Algérie allaient “évoluer”.”Il appartiendra désormais à l’écrivain de choisir le moment et les formats dans lesquels il souhaitera s’exprimer”, estime son comité de soutien mardi, appelant de nouveau à la “libération immédiate” du journaliste sportif français Christophe Gleizes, détenu en Algérie où il doit être jugé en appel début décembre notamment pour “apologie du terrorisme”.”Nous pensons aussi à notre compatriote Christophe Gleizes, dont nous souhaitons ardemment la libération. Nous y travaillons”, a indiqué l’Élysée dans son communiqué.Dans une tribune publiée lundi, la famille de Christophe Gleizes a formé l’espoir que la grâce accordée à Boualem Sansal scelle un “apaisement des relations entre la France et l’Algérie” qui pourrait conduire “à une issue favorable” pour le journaliste.