Coupe de France: Monaco évite la crise en écartant Orléans

A la peine en championnat, Monaco s’est offert un peu de répit en allant s’imposer 3-1 à Orléans, club de National, samedi en 16e finale de la Coupe de France.Bousculés par une valeureuse équipe orléanaise, les Monégasques se sont imposés non sans difficultés, pourtant bien lancés par une de leurs rares opportunités, convertie par Folarin Balogun, servi par Denis Zakaria (27e).Cette victoire, qui permet au moins à Monaco d’éviter de plonger encore un peu plus dans la crise, n’a toutefois pas levé toutes leurs difficultés dans le jeu, symbolisées par leur apathique situation en championnat, où ils ont perdu à six reprises lors des sept dernières journées.Fébriles, les joueurs de Sébastien Pocognoli auraient pu céder à plusieurs reprises dès la première période, notamment sur un centre dangereux (13e), une frappe dangereuse du gauche de Fahd El Khoumisti (26e), ou une autre d’Arthur Lallias (26e).Ils ont pourtant joué toute la deuxième période à dix contre onze, après l’exclusion de Stanis Idumbo (44e) pour un deuxième jaune juste avant la pause, se contentant de résister en s’appuyant sur leur gardien, Philipp Köhn.Privés de dix joueurs majeurs, les Monégasques ont alors reculé, laissant la possession de balle et les occasions franches à leurs adversaires de National, qui ont longtemps cru pouvoir leur jouer un bien mauvais tour.Sur un corner, El Khoumisti n’a pas été loin de permettre aux siens de revenir au score (64e), mais la réussite a fui l’USO, pourtant bien en place et portée par sa supériorité numérique et ses quelque 7.000 supporters du stade de la Source.Sans parvenir à convertir leurs nombreuses situations, les Orléanais ont même fini par céder en toute fin de match, crucifiés par le jeune George Ilenikhena (88e), entré à la place de Balogun et auteur d’un libérateur but du break.Agé de 19 ans, le Nigérian a récidivé quelques minutes plus tard pour s’offrir un doublé et aggraver le score (90e+4).Les Orléanais ont réduit l’écart dans la foulée, avec une réalisation inscrite pour l’honneur par El Khoumisti (90e+6).”Orléans a fait ce qu’ils devaient faire, venir nous chercher haut à domicile, ils ont été agressifs. On s’est exposés”, a estimé Sébastien Pocognoli à l’issue de la rencontre.”Le principal c’est de se qualifier, l’état d’esprit à dix contre onze a été remarquable”, a aussi salué l’entraineur monégasque.Pour les Monégasques, l’objectif est maintenant de relever la tête en Ligue 1, englués à une décevante neuvième place, avec la réception de Lorient (12e) vendredi prochain.

Iran: la mobilisation ne faiblit pas, craintes d’une répression brutale

Les craintes montent samedi d’une brutale répression en Iran, coupé du monde par un blocage d’internet, après de nouvelles manifestations dans la nuit dans le cadre d’une mobilisation inédite depuis trois ans.Des ONG ont signalé des dizaines de morts depuis le début du mouvement fin décembre, alors que la République islamique fait face à l’un de ses plus grands défis depuis sa mise en place en 1979. Les Iraniens sont désormais privés d’internet depuis 36 heures à la suite d’une coupure imposée par les autorités sur l’ensemble du territoire, selon l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks. Dans ces conditions, peu d’informations filtrent. La coupure d’internet vise “à dissimuler les violences infligées lors de la répression”, ont mis en garde les cinéastes iraniens dissidents, Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof, appelant la communauté internationale à “mettre en place des moyens de communication” pour surveiller la situation. – Corps entassés -La lauréate du prix Nobel de la Paix 2003, l’avocate iranienne en exil Shirin Ebadi, a aussi dit redouter un “massacre sous le couvert d’un black-out total”, de nombreuses capitales occidentales condamnant l’usage de la force contre des manifestations “pacifiques”.”C’est le prix à payer pour la victoire du peuple”, a déclaré samedi un habitant de Téhéran au sujet de la coupure d’internet.Depuis le début le 28 décembre de la contestation, initialement liée au coût de la vie, au moins 51 manifestants, dont neuf enfants, ont été tués et des centaines d’autres blessés, a dénombré vendredi l’organisation Iran Human Rights, basée en Norvège.Elle a diffusé des images montrant, selon elle, des cadavres de manifestants empilés sur le sol d’un hôpital de Téhéran.L’ONG Amnesty International a dit analyser des éléments “inquiétants” semblant montrer une intensification de la répression ces derniers jours.Après une forte mobilisation jeudi, de nouveaux rassemblements ont secoué Téhéran et d’autres grandes villes dans la nuit de vendredi à samedi, selon des images vérifiées par l’AFP, diffusées sur les réseaux sociaux via des moyens satellitaires. Dans le quartier de Saadatabad à Téhéran, des Iraniens ont scandé des slogans anti-gouvernementaux, notamment “Mort à Khamenei”, du nom du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. Des chaînes de télévision en persan basées à l’étranger ont aussi diffusé des vidéos de nombreux protestataires à Machhad, dans l’est, à Tabriz, dans le nord, et dans la ville sainte de Qom.Une autre vidéo montre un homme brandissant un drapeau iranien de l’époque du chah au milieu de feux et d’une foule dansant à Hamedan (ouest), alors que des slogans appellent au retour de la dynastie chassée par la Révolution islamique en 1979.  L’ancien prince héritier Reza Pahlavi, figure de l’opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, a appelé samedi les Iraniens à “se préparer à prendre” les centres-villes. “Il me semble que le peuple est en train de prendre le contrôle de certaines villes, ce que personne n’aurait cru possible il y a encore quelques semaines”, a lancé vendredi Donald Trump, estimant que l’Iran avait “de gros problèmes”. La veille, le président américain avait réitéré ses menaces de “frapper très fort” le pays en cas de vague de répression meurtrière. – “En pleine guerre” -Rues désertes et plongées dans l’obscurité, un journaliste de l’AFP a décrit jeudi et vendredi une capitale inhabituellement peu animée, avant le début des manifestations en soirée. Il a aussi vu des vitrines de magasins brisées et des forces de sécurité se déployer.Sur l’avenue Valiasr, l’une des principales artères de Téhéran, les commerces ont fermé exceptionnellement tôt. “Le quartier n’est pas sûr”, a expliqué le gérant d’un café.Dans un discours offensif, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a fustigé des “vandales” et “saboteurs” à la botte de Donald Trump.”Nous sommes en pleine guerre”, a ensuite lancé Ali Larijani, un de ses proches conseillers qui dirige la plus haute instance de sécurité, dénonçant “des incidents orchestrés de l’extérieur”. Le chef de la diplomatie Abbas Araghchi a lui accusé les Etats-Unis et Israël d’ingérence dans le mouvement. L’armée iranienne a de son côté assuré qu’elle “protégerait et sauvegarderait vigoureusement les intérêts nationaux” contre un “ennemi cherchant à perturber l’ordre et la paix”. La télévision d’Etat a diffusé samedi des images des funérailles, devant une vaste foule à Chiraz (sud), de membres des forces de sécurité tués lors des manifestations. Le pouvoir iranien n’avait pas été confronté à une telle contestation depuis celle provoquée par la mort en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin.Elle survient dans un pays affaibli par sa guerre de juin avec Israël et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, ainsi que par les sanctions liées à son programme nucléaire rétablies en septembre par l’ONU. 

Syrian authorities transferring Kurdish fighters from Aleppo to northeast

Syrian authorities on Saturday began transferring Kurdish fighters from the country’s second city Aleppo to areas they control in the country’s northeast, state television reported, after days of deadly clashes.The violence in Aleppo erupted after efforts to integrate the Kurds’ de facto autonomous administration and military into the country’s new government stalled.Since the fighting began on Tuesday, at least 21 civilians have been killed, according to figures from both sides, while Aleppo’s governor said 155,000 people have been displaced.On Saturday evening, state television reported that Kurdish fighters “who announced their surrender… were transported by bus to the city of Tabaqa” in the Kurdish-controlled northeast.An AFP correspondent saw at least five buses on Saturday carrying fighters leaving the Kurdish-majority Sheikh Maqsud district accompanied by security forces.Their departure came as US envoy Tom Barrack on Saturday met with Syrian President Ahmed al-Sharaa, and afterwards issued a call for a “return to dialogue” with the Kurds in accordance with an integration agreement sealed last year.In a statement to the official SANA news agency, the military announced earlier on Saturday “a halt to all military operations in the Sheikh Maqsud neighbourhood”.A Syrian security source had told AFP that the last Kurdish fighters had entrenched themselves in the area of al-Razi hospital in Sheikh Maqsud, before being evacuated by authorities.On the outskirts of Sheikh Maqsud, families who were unable to flee the violence were leaving, accompanied by Syrian security forces, according to an AFP correspondent.Men were carrying their children on their backs as women and children wept, before entering buses taking them to shelters.Dozens of young men in civilian clothing were separated from the rest, with security forcing them to sit on the ground, heads down, before being taken by bus to an unknown destination, according to the correspondent.Government forces began striking the district overnight after a deadline elapsed for Kurdish fighters to withdraw during a ceasefire.- Residents waiting to return -At the entrance to the district, 60-year-old resident Imad al-Ahmad waited for permission from the security forces to return home.”I left four days ago… I took refuge at my sister’s house,” he told AFP. “I don’t know if we’ll be able to return today.”Nahed Mohammad Qassab, a 40-year-old widow also waiting to return, said she left before the fighting to attend a funeral.”My three children are still inside, at my neighbour’s house. I want to get them out,” she said. The clashes, some of the most intense since Syria’s new Islamist authorities took power, present yet another challenge as the country struggles to forge a new path after the ousting of longtime ruler Bashar al-Assad in December 2024.Both sides have blamed the other for starting the violence in Aleppo.- ‘Fierce’ resistance -Kurdish forces earlier reported coming under artillery and drone attacks, and claimed on social media to be mounting a “fierce and ongoing resistance”.The army said three soldiers had been killed by Kurdish fighters, while state television accused them of launching drones at residential areas of Aleppo.A flight suspension at Aleppo airport was extended until late Saturday.The Kurdish-led Syrian Democratic Forces (SDF) control swathes of the country’s oil-rich north and northeast, and were key to the 2019 territorial defeat of the Islamic State group. But Turkey, a close ally of neighbouring Syria’s new leaders, views its main component as an extension of the Kurdistan Workers’ Party (PKK), which agreed last year to end its four-decade armed struggle against Ankara.Turkey has launched successive offensives to push Kurdish forces from the frontier.Elham Ahmad, a senior official in the Kurdish administration in Syria’s northeast, accused Syrian authorities of “choosing the path of war” by attacking Kurdish districts and of “seeking to put an end to the agreements that have been reached”.”We are committed to them and we are seeking to implement them,” she told AFP.The March integration agreement was meant to be implemented last year, but differences, including Kurdish demands for decentralised rule, have stymied progress.Ahmad welcomed on X a proposal by international mediators to evacuate the Kurdish forces from Sheikh Maqsud, but on condition that the local Kurdish population is protected. Nanar Hawach, senior Syria analyst at the International Crisis Group, said the renewed clashes cast doubt on the government’s ability to unite the country after years of civil war.Syria’s authorities have committed to protecting minorities, but sectarian bloodshed rocked the Alawite and Druze communities last year.