Germany’s Merz meets Xi in China, seeking closer ties

German Chancellor Friedrich Merz met with Chinese leader Xi Jinping in Beijing on Wednesday, hoping to bolster ties with his country’s largest trade partner and high-tech rival as Europe’s biggest economy struggles.Berlin and Beijing want to build on their decades-old economic ties at a time when US President Donald Trump has sparked global chaos with his tariffs blitz and other erratic foreign policy moves.China, the world’s number two economy, overtook the United States last year to become Germany’s biggest trade partner, but Berlin also regards the Communist Party-run state as a systemic rival to the West.The two leaders reaffirmed their commitment to developing closer strategic relations, with Merz saying he saw the trip as a “great opportunity” to boost economic ties.Xi, in turn, told Merz he was willing to take their ties to “new levels”, stressing that he “always attached great importance to Sino-German relations”.Merz also noted that he wished for joint consultations between their two governments, which had been interrupted by a change in Germany’s government and the pandemic, to resume “very soon”.But he is also expected to stress German and European interests during his talks with Xi, and urge him to put pressure on China’s ally Russia to end the war in Ukraine.Merz is the latest in a string of Western leaders courting Beijing in recent months, including Britain’s Keir Starmer, France’s Emmanuel Macron and Canada’s Mark Carney, as they recoil from the mercurial policies of Trump, who is also expected from March 31.- Large business delegation -Export-dependent Germany needs “economic relations all over the world”, Merz said before leaving for Beijing with a large business delegation in tow.”But we should be under no illusions,” he added, pointing out that China, as a rival to the United States, now “claims the right to define a new multilateral order according to its own rules”.Merz earlier met with Premier Li Qiang in Beijing’s opulent Great Hall of the People, where he called for “fair” cooperation, and representatives from both sides signed agreements and memorandums — including on climate change and food security.In an apparent allusion to the United States, Li noted that “unilateralism and protectionism have gained ground and even become prevalent in some countries and regions”.”Against such a backdrop, China and Germany, as two major economies in the world with significant influence, should… jointly safeguard multilateralism and free trade,” Li said.China under Xi has grown far more assertive on the world stage, built up its military, stressed its claim to self-ruled Taiwan, and pushed back strongly against criticism of its human rights record.Flexing its muscle at times of tension, Beijing has restricted exports of critical minerals used in products from microchips and wind turbines to electric-car batteries and weapons systems.Last year, Beijing temporarily halted the export of Nexperia chips to Europe following a dispute with the Dutch government.More broadly, European businesses complain that China, with its low domestic demand, is flooding Europe with goods made cheap through state subsidies and an undervalued currency.Germany’s trade deficit with China hit a record 89 billion euros ($105 billion) last year.- ‘Systemic competition’ -As Trump has unsettled allies and rivals alike, China has nonetheless also sought to present itself as a reliable partner and defender of the multilateral order.China’s top diplomat, Wang Yi, told Merz at the Munich Security Conference this month that Beijing hoped to bring ties “to a new level” and wanted Germany to be a “stabilising anchor for strategic relations” in the European Union.Merz, like his predecessors Angela Merkel and Olaf Scholz, is joined by business leaders including executives of auto giants Volkswagen, BMW and Mercedes.On Thursday, Merz is to visit Beijing’s Forbidden City, then a Mercedes plant where autonomous driving vehicles will be presented.The chancellor then travels to AI hub Hangzhou to visit the robotics group Unitree and German turbine maker Siemens Energy.German businesses have given Merz a to-do list on his trip.”We expect the chancellor to clearly address problems such as overcapacity, distortions of competition, and export controls on critical raw materials,” said Wolfgang Niedermark of the Federation of German Industries.German and European companies in China are not only “competing with highly innovative Chinese firms” but are also players in a “state-driven systemic competition”.Merz should advocate for “structural reforms to strengthen domestic demand and fairer competitive conditions” in China, he said, warning that without change there will be “new trade conflicts with the EU”.

Eau et agriculture, un enjeu crucial sous tension climatique

Pas d’agriculture sans eau”, martèlent les agriculteurs, au début d’un siècle sous la pression du changement climatique qui verra les ressources aquifères diminuer et les coûts liés à la dépollution augmenter.Tour d’horizon des pratiques et enjeux en France, première puissance agricole européenne.Les usages de l’eauEn France métropolitaine, 31 milliards de m3 d’eau douce sont prélevés par an pour tous les usages. Le volume réellement consommé, non restitué aux milieux aquatiques, est estimé à 4,1 milliards de m3 en moyenne (entre 2010 et 2020), selon les données officielles.L’agriculture prélève moins que d’autres secteurs mais consomme 80% de ses prélèvements – une tomate est composée à 90% d’eau, une betterave à 70%. Elle est donc la première activité consommatrice d’eau avec plus de 2 milliards de m3, soit 58% du total, devant l’eau potable (26%), le refroidissement des centrales électriques (12%) et les usages industriels (4%).Seule 7% de la surface agricole utile est irriguée.Une ressource plus rare, source de tensionsLe président du Haut conseil pour le climat Jean-François Soussana alertait en janvier sur “une tension croissante entre la quantité d’eau réellement utilisable”, en recul avec le réchauffement climatique, et des “besoins (qui) vont s’accentuer, y compris pour l’irrigation”.En 2023, le président Emmanuel Macron avait présenté un “plan de sobriété” sur l’eau, épargnant largement les agriculteurs, quelques jours après des affrontements lors d’une manifestation contre une retenue d’eau artificielle – qualifiée de “méga-bassine” par ses opposants – à Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres.Le gouvernement a réaffirmé depuis son soutien au stockage de l’eau, réclamé par les syndicats agricoles FNSEA ou Coordination rurale, tout en le conditionnant à “des changements de pratiques significatifs”.La loi Duplomb, adoptée à l’été, vise notamment à faciliter la construction d’ouvrages de stockage de l’eau, sans imposer aucun engagement dans la transition.Les types de prélèvement sont la retenue collinaire, alimentée par les eaux de ruissellement, le barrage, alimenté par un cours d’eau, jusqu’aux réserves de substitution ou “bassines”, déconnectées du réseau hydrographique et remplies essentiellement par pompage de la nappe phréatique.Nécessaire adaptationAlors qu’entre 2010 et 2020, les surfaces irriguées en France ont augmenté de 15%, une combinaison de solutions est mise en avant.L’institut Inrae plaide notamment pour une irrigation via un système de “goutte-à-goutte”, qui permet des économies d’eau de 10 à 30% pour les grandes cultures et de 20 à 35% pour l’arboriculture.Le changement des pratiques est mis en avant: introduction de haies pour lutter contre l’érosion et préserver l’humidité du sol, moins labourer ou diminuer les surfaces de maïs irrigué, qui ne consomme pas plus d’eau que le blé mais en réclame en été quand elle est la plus rare. La réutilisation des eaux usées traitées – qui représente environ 1% des eaux usées en France contre 15% en Espagne -, pourrait aussi être un levier pour certaines cultures à forte valeur ajoutée, comme les agrumes, le maïs irrigué ou la luzerne, selon l’institut Terram.Pesticides et dépollution de l’eauEn 40 ans, 14.000 captages d’eau ont disparu en France, à 41% du fait de pollutions agricoles (pesticides, engrais), avec pour conséquence une augmentation du prix de l’eau potable, liée au coût de son traitement, selon Harold Levrel, professeur d’économie au Muséum d’histoire naturelle.”On estime qu’on est autour d’un milliard d’euros de dépenses par an” pour traiter l’eau, avec des systèmes complexes de filtration utilisant “des charbons actifs importés de Chine ou des Etats-Unis”, relève-t-il.Cette dépollution est financée par les consommateurs via leur facture d’eau. Entre janvier 2023 et septembre 2025, sur l’indice du prix de l’eau publié par l’INSEE, “on a vu une augmentation de 16%, ce qui est énorme”, pour Olivier Andrault, de l’UFC-Que Choisir.Cette ardoise est appelée à gonfler pour “maintenir le niveau de dépollution requis par la réglementation, avec les nouveaux résidus de pesticides recherchés”, souligne-t-il.En France, s’applique théoriquement le principe “préleveur-pollueur-payeur”, selon lequel le prélèvement de l’eau et les rejets polluants qu’il engendre doivent donner lieu à une contribution financière proportionnelle à l’impact environnemental causé, rappelle une note récente du Conseil d’analyse économique.Alors que l’agriculture constitue une source majeure de pollution de l’eau, “on s’aperçoit que les redevances pour prélèvement d’eau sont essentiellement payées par les usagers domestiques”, indique à l’AFP l’économiste Stéphane Saussier, co-auteur de cette étude.

Jour J pour l’assurance chômage, la CGT mobilise devant l’Unédic

Patronat et syndicats tentent mercredi de trouver un accord sur l’assurance chômage dégageant au moins 400 millions d’euros d’économies et éviter ainsi que le gouvernement reprenne la main sur les conditions d’indemnisation.Au cœur de l’équation figurent notamment les conditions d’indemnisation des salariés ayant conclu une rupture conventionnelle, dispositif que le gouvernement juge trop coûteux. Devant le siège de l’Unédic, au moins 300 personnes se sont réunies à l’appel de la CGT, en présence de sa secrétaire générale Sophie Binet, qui a dénoncé une baisse “inédite” des droits des chômeurs de 25% depuis 2017.”On ne lutte pas contre le chômage en s’attaquant aux chômeurs”, a-t-elle ajouté, devant des militants principalement issus de la fédération du Spectacle (FNSAC) et du comité chômeurs et précaires.Parmi les propositions patronales pour trouver des économies figure l’augmentation du nombre d’heures annuel nécessaire aux intermittents du spectacle pour être indemnisés, qui passerait de 507 à 557 heures. “On peut craindre qu’avec l’adoption d’une telle mesure, beaucoup d’entre nous n’arrivent pas à ouvrir des droits à l’assurance chômage”, a expliqué Ghislain Gauthier, secrétaire général de la FNSAC.Cette proposition pourrait toutefois être écartée, les discussions devraient se focaliser sur les ruptures conventionnelles. Si un accord est trouvé, il aboutirait à des conditions d’indemnisation moins favorables pour les salariés rompant leur CDI d’un commun accord avec leur employeur, aujourd’hui soumis quasiment aux mêmes règles que les autres chômeurs. En 2024, 515.000 ruptures conventionnelles individuelles ont été conclues, notamment dans de petites entreprises. Avec des dépenses d’allocations chômage atteignant 9,4 milliards d’euros, soit 26% du total, le dispositif, créé en 2008, est trop cher aux yeux du gouvernement, qui dénonce des “abus”. Plus jeunes et plus diplômés que la moyenne des demandeurs d’emploi, les chômeurs issus de ces ruptures touchent en moyenne des allocations plus élevées, ouvrant des droits plus longtemps, selon l’Unédic.- “Voie de passage” –  La négociation a été ouverte à la demande du gouvernement Lecornu, qui a écarté une réforme de l’assurance chômage plus large avec un objectif d’économies dix fois supérieur demandée en août par son prédécesseur François Bayrou: la mission confiée aux partenaires sociaux est d’économiser au moins 400 millions d’euros par an. Après une politique de la chaise vide du Medef, la négociation a connu un nouveau départ en sa présence, avec la volonté affichée des trois organisations patronales (Medef, CPME et U2P) d’économiser au moins un milliard et de négocier sur l’assurance chômage au-delà des seules ruptures conventionnelles. Irrecevable pour les syndicats.Lundi, les chefs de file des cinq syndicats représentatifs ont appelé le patronat à se montrer “raisonnable”, plusieurs se disant optimistes sur un possible accord. La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a ainsi évoqué une “voie de passage”.”Depuis toujours on nous dit que c’est dans la philosophie du gouvernement de vouloir reprendre la main sur l’assurance chômage mais à chaque fois, on lui a démontré qu’on était capable de trouver des accords”, selon son homologue de FO, Frédéric Souillot. La CGT, qui désigne les employeurs comme responsables des abus de ruptures conventionnelles et propose un “malus” pour ceux y ayant beaucoup recours, est moins accommodante. Lundi, les organisations patronales ont soumis aux syndicats un projet d’accord prévoyant de réduire à 15 mois, au lieu de 18, la durée d’indemnisation maximale pour les chômeurs de moins de 55 ans ayant signé une rupture conventionnelle. Après un accord à l’amiable, la grande majorité des demandeurs d’emploi verraient en outre leur indemnisation diminuer de 30% au-delà de six mois d’indemnisation. La CFDT défend, elle, une dégressivité qui ne serait appliquée qu'”en cas d’absence de démarche de mise en œuvre du projet professionnel”, à l’issue d’un accompagnement renforcé.  “La CFE-CGC se bat depuis des années contre la dégressivité, qui ne sert à rien”, s’agace pour sa part le négociateur du syndicat des cadres, Jean-François Foucard. De l’issue de cette journée incertaine dépendra aussi la possibilité d’avancer dans l’autre négociation en cours, sur les contrats courts.

Jour J pour l’assurance chômage, la CGT mobilise devant l’Unédic

Patronat et syndicats tentent mercredi de trouver un accord sur l’assurance chômage dégageant au moins 400 millions d’euros d’économies et éviter ainsi que le gouvernement reprenne la main sur les conditions d’indemnisation.Au cœur de l’équation figurent notamment les conditions d’indemnisation des salariés ayant conclu une rupture conventionnelle, dispositif que le gouvernement juge trop coûteux. Devant le siège de l’Unédic, au moins 300 personnes se sont réunies à l’appel de la CGT, en présence de sa secrétaire générale Sophie Binet, qui a dénoncé une baisse “inédite” des droits des chômeurs de 25% depuis 2017.”On ne lutte pas contre le chômage en s’attaquant aux chômeurs”, a-t-elle ajouté, devant des militants principalement issus de la fédération du Spectacle (FNSAC) et du comité chômeurs et précaires.Parmi les propositions patronales pour trouver des économies figure l’augmentation du nombre d’heures annuel nécessaire aux intermittents du spectacle pour être indemnisés, qui passerait de 507 à 557 heures. “On peut craindre qu’avec l’adoption d’une telle mesure, beaucoup d’entre nous n’arrivent pas à ouvrir des droits à l’assurance chômage”, a expliqué Ghislain Gauthier, secrétaire général de la FNSAC.Cette proposition pourrait toutefois être écartée, les discussions devraient se focaliser sur les ruptures conventionnelles. Si un accord est trouvé, il aboutirait à des conditions d’indemnisation moins favorables pour les salariés rompant leur CDI d’un commun accord avec leur employeur, aujourd’hui soumis quasiment aux mêmes règles que les autres chômeurs. En 2024, 515.000 ruptures conventionnelles individuelles ont été conclues, notamment dans de petites entreprises. Avec des dépenses d’allocations chômage atteignant 9,4 milliards d’euros, soit 26% du total, le dispositif, créé en 2008, est trop cher aux yeux du gouvernement, qui dénonce des “abus”. Plus jeunes et plus diplômés que la moyenne des demandeurs d’emploi, les chômeurs issus de ces ruptures touchent en moyenne des allocations plus élevées, ouvrant des droits plus longtemps, selon l’Unédic.- “Voie de passage” –  La négociation a été ouverte à la demande du gouvernement Lecornu, qui a écarté une réforme de l’assurance chômage plus large avec un objectif d’économies dix fois supérieur demandée en août par son prédécesseur François Bayrou: la mission confiée aux partenaires sociaux est d’économiser au moins 400 millions d’euros par an. Après une politique de la chaise vide du Medef, la négociation a connu un nouveau départ en sa présence, avec la volonté affichée des trois organisations patronales (Medef, CPME et U2P) d’économiser au moins un milliard et de négocier sur l’assurance chômage au-delà des seules ruptures conventionnelles. Irrecevable pour les syndicats.Lundi, les chefs de file des cinq syndicats représentatifs ont appelé le patronat à se montrer “raisonnable”, plusieurs se disant optimistes sur un possible accord. La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a ainsi évoqué une “voie de passage”.”Depuis toujours on nous dit que c’est dans la philosophie du gouvernement de vouloir reprendre la main sur l’assurance chômage mais à chaque fois, on lui a démontré qu’on était capable de trouver des accords”, selon son homologue de FO, Frédéric Souillot. La CGT, qui désigne les employeurs comme responsables des abus de ruptures conventionnelles et propose un “malus” pour ceux y ayant beaucoup recours, est moins accommodante. Lundi, les organisations patronales ont soumis aux syndicats un projet d’accord prévoyant de réduire à 15 mois, au lieu de 18, la durée d’indemnisation maximale pour les chômeurs de moins de 55 ans ayant signé une rupture conventionnelle. Après un accord à l’amiable, la grande majorité des demandeurs d’emploi verraient en outre leur indemnisation diminuer de 30% au-delà de six mois d’indemnisation. La CFDT défend, elle, une dégressivité qui ne serait appliquée qu'”en cas d’absence de démarche de mise en œuvre du projet professionnel”, à l’issue d’un accompagnement renforcé.  “La CFE-CGC se bat depuis des années contre la dégressivité, qui ne sert à rien”, s’agace pour sa part le négociateur du syndicat des cadres, Jean-François Foucard. De l’issue de cette journée incertaine dépendra aussi la possibilité d’avancer dans l’autre négociation en cours, sur les contrats courts.

L’Iran dénonce des “mensonges” après des accusations de Trump sur ses programmes nucléaire et balistique

L’Iran a rejeté mercredi de “gros mensonges” américains, après que Donald Trump l’a accusé de développer des missiles capables de frapper les Etats-Unis et de poursuivre ses “sinistres ambitions nucléaires”. Avant de nouveaux pourparlers entre les deux pays prévus jeudi à Genève, sous médiation omanaise, le président américain a toutefois dit privilégier la voie diplomatique alors que Téhéran estimait qu’un accord était “à portée de main”. Les Etats-Unis, qui ont multiplié les menaces d’attaque en cas d’échec de la diplomatie, ont déployé un dispositif militaire massif dans la région du Golfe. “Tout ce qu’ils avancent au sujet du programme nucléaire iranien, des missiles balistiques de l’Iran et du nombre de victimes lors des troubles de janvier n’est rien d’autre que la répétition de gros mensonges”, a déclaré sur X le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï. Quelques heures plus tôt, M. Trump avait affirmé lors de son discours de politique générale devant le Congrès que l’Iran avait “déjà développé des missiles qui peuvent menacer l’Europe et nos bases” militaires et travaillait à concevoir des missiles “qui pourront atteindre bientôt les Etats-Unis”. – “Opportunité historique” -“Ils (…) poursuivent à l’heure actuelle leurs sinistres ambitions nucléaires”, a ajouté le président américain, qui tente d’arracher un accord garantissant notamment que l’Iran ne se dote pas de l’arme atomique. “Ma préférence va à une résolution de ce problème par la diplomatie, mais une chose est sûre: je ne permettrai jamais au principal soutien mondial du terrorisme (…) de se doter d’une arme nucléaire”, a-t-il poursuivi. “Ils veulent conclure un accord, mais nous n’avons pas encore entendu ces mots clés: +Nous n’aurons jamais l’arme nucléaire+”, a-t-il insisté. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avait auparavant affirmé que son pays était “déterminé à parvenir à un accord juste et équitable — dans les plus brefs délais”. Il a fait état d’une “opportunité historique de conclure un accord sans précédent qui prenne en compte” les intérêts mutuels. “Un accord est à portée de main, mais seulement si la diplomatie est privilégiée”, a-t-il ajouté.- Manifestations d’étudiants -Téhéran se défend d’ambitions nucléaires militaires, mais insiste sur son droit au nucléaire civil, en vertu du Traité de non-prolifération (TNP) dont il est signataire.L’Iran et les Etats-Unis, qui ont renoué le dialogue le 6 février à Mascate, avaient tenu cinq sessions de pourparlers nucléaires l’an dernier, stoppés net par la guerre de 12 jours déclenchée en juin par une attaque israélienne, durant laquelle Washington avait bombardé des sites nucléaires iraniens.Le président américain a également affirmé que les autorités iraniennes avaient tué 32.000 personnes dans la répression d’une vague inédite de contestation qui a culminé les 8 et 9 janvier.Les responsables iraniens reconnaissent plus de 3.000 morts dans ces manifestations, mais imputent les violences à des “actes terroristes” orchestrés par les Etats-Unis et Israël. L’organisation Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, a elle recensé plus de 7.000 morts, des manifestants pour la plupart, précisant que le bilan réel est probablement bien plus élevé. En Iran, des étudiants des universités de Téhéran ont recommencé à manifester contre le pouvoir depuis la reprise des cours samedi.  La porte-parole du gouvernement, Fatemeh Mohajerani, a reconnu mardi qu’ils avaient “le droit de manifester”, mais les a avertis de ne pas franchir des “lignes rouges”. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et authentifiées par l’AFP ont montré des étudiants brûler le drapeau de la République islamique et scander notamment “Mort au dictateur”, en référence au guide suprême, Ali Khamenei.Selon un habitant de Téhéran, interrogé par un journaliste de l’AFP basé à l’étranger, les protestations se limitent aux grandes universités.

L’Assemblée se prononce à nouveau sur la loi créant une aide à mourir

L’Assemblée nationale se prononcera à nouveau mercredi sur la création d’un droit à l’aide à mourir, réforme sociétale majeure débattue depuis plusieurs années, qui avait été largement adoptée en première lecture, mais sur laquelle subsistent des points de friction.Le suspense sur le nombre de députés qui soutiendront le texte sera finalement plus important que prévu à cause de certains changements adoptés durant son examen. Ils feront l’objet d’un nouveau vote mercredi avant celui sur l’ensemble du texte, et pourraient faire basculer certains élus.Les scrutins, prévus à partir de 15H00, ont dû être repoussés d’une journée pour terminer l’examen des quelque 2.000 amendements, qui aura duré plus d’une semaine. La proposition de loi doit ensuite repartir au Sénat.Les députés adopteront d’abord un premier texte sur le développement des soins palliatifs, consensuel, qui prévoit notamment la création de “maisons d’accompagnement”, intermédiaires entre le domicile et l’hôpital.Le “droit opposable” à disposer de soins palliatifs a toutefois été supprimé, face aux risques de contentieux qu’il entraînerait, selon ses contempteurs.- Mode d’administration -Les députés n’auront toujours pas de consigne de vote de leur groupe mercredi sur un sujet jugé plus intime que politique.Ainsi le député RN Jean-Philippe Tanguy, proche de Marine Le Pen, a expliqué qu’il voterait pour alors même que la cheffe du groupe y est opposée. Mais avant le vote solennel, l’Assemblée devra trancher deux points précis du texte.Source de la principale incertitude: la seconde délibération réclamée sur le mode d’administration de la substance létale qu’un patient pourra demander pour mettre fin à sa vie.Initialement, selon le texte, le malade devait s’administrer lui-même le produit, sauf s’il n’était “physiquement pas en mesure” de le faire, auquel cas un médecin ou un infirmier s’en chargerait.Mais plusieurs amendements ont été adoptés lors des discussions, parfois sur un fil, pour que l’administration par un soignant ne soit plus l’exception, et puisse être librement choisie.Une manière de respecter “l’ultime liberté de la personne”, qui pourrait ainsi accorder son “attention aux personnes qui l’entourent” plutôt qu’à ce geste, a fait valoir auprès de l’AFP la socialiste Océane Godard.Une “ligne rouge”, estime au contraire Agnès Firmin-Le Bodo (Horizons), pour qui l’auto-administration est une façon de vérifier la “volonté libre et éclairée (du patient) jusqu’au bout”. Un tel changement mettrait selon elle “en péril le vote du texte”. Le député RN Théo Bernhardt avait lui aussi dit dans l’hémicycle qu’il ne pourrait alors plus “voter pour”. “Ce texte ouvre une boîte de Pandore et ne pose pas les limites suffisantes pour prémunir la société des dérives”, a abondé de son côté la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.A l’inverse, la cheffe des députés insoumis, Mathilde Panot, a évoqué sur France 2 “un grand moment d’avancée humaniste (…) attendu par des millions de gens”. – Calendrier serré -L’auteur de la proposition de loi, Olivier Falorni (groupe MoDem), modère toutefois les inquiétudes: il trouverait “très surprenant” qu’elle soit rejetée pour cette raison.Tout en défendant malgré tout le statu quo, au nom de l'”équilibre” trouvé en première lecture, bien que personnellement favorable au libre choix du mode d’administration.Les députés devront également à nouveau voter sur l’ajout, souhaité par le gouvernement, d’une précision indiquant qu’une “souffrance psychologique seule” ne peut permettre de bénéficier de l’aide à mourir.”Superfétatoire”, estime M. Falorni. Une dépression ne pourra par exemple jamais permettre d’accéder à une aide à mourir, vu les critères cumulatifs à remplir pour y être éligible, a-t-il dit à l’AFP.Mis à part ces points encore en suspens, le texte n’a que peu évolué.Les députés ont validé les critères d’éligibilité, la procédure collégiale d’instruction de la demande, et la clause de conscience pour les soignants.Certains ont tenté, en vain, de remplacer le terme d’aide à mourir par ceux de suicide assisté et d’euthanasie, ou encore de supprimer le délit d’entrave prévu. Un délit d’incitation a été ajouté.Le parcours législatif du texte est encore loin d’être fini. Il doit être à nouveau étudié en avril au Sénat, qui l’avait rejeté en bloc en première lecture. Le gouvernement devra ensuite vraisemblablement donner le dernier mot à l’Assemblée.Ce qui supposerait une réunion pour tenter de concilier sénateurs et députés, et, après un probable échec, une nouvelle lecture dans les deux chambres, puis une lecture définitive à l’Assemblée.Les défenseurs de la loi souhaitent qu’elle soit promulguée à l’été. Un calendrier très serré aux yeux de certains députés.

L’Assemblée se prononce à nouveau sur la loi créant une aide à mourir

L’Assemblée nationale se prononcera à nouveau mercredi sur la création d’un droit à l’aide à mourir, réforme sociétale majeure débattue depuis plusieurs années, qui avait été largement adoptée en première lecture, mais sur laquelle subsistent des points de friction.Le suspense sur le nombre de députés qui soutiendront le texte sera finalement plus important que prévu à cause de certains changements adoptés durant son examen. Ils feront l’objet d’un nouveau vote mercredi avant celui sur l’ensemble du texte, et pourraient faire basculer certains élus.Les scrutins, prévus à partir de 15H00, ont dû être repoussés d’une journée pour terminer l’examen des quelque 2.000 amendements, qui aura duré plus d’une semaine. La proposition de loi doit ensuite repartir au Sénat.Les députés adopteront d’abord un premier texte sur le développement des soins palliatifs, consensuel, qui prévoit notamment la création de “maisons d’accompagnement”, intermédiaires entre le domicile et l’hôpital.Le “droit opposable” à disposer de soins palliatifs a toutefois été supprimé, face aux risques de contentieux qu’il entraînerait, selon ses contempteurs.- Mode d’administration -Les députés n’auront toujours pas de consigne de vote de leur groupe mercredi sur un sujet jugé plus intime que politique.Ainsi le député RN Jean-Philippe Tanguy, proche de Marine Le Pen, a expliqué qu’il voterait pour alors même que la cheffe du groupe y est opposée. Mais avant le vote solennel, l’Assemblée devra trancher deux points précis du texte.Source de la principale incertitude: la seconde délibération réclamée sur le mode d’administration de la substance létale qu’un patient pourra demander pour mettre fin à sa vie.Initialement, selon le texte, le malade devait s’administrer lui-même le produit, sauf s’il n’était “physiquement pas en mesure” de le faire, auquel cas un médecin ou un infirmier s’en chargerait.Mais plusieurs amendements ont été adoptés lors des discussions, parfois sur un fil, pour que l’administration par un soignant ne soit plus l’exception, et puisse être librement choisie.Une manière de respecter “l’ultime liberté de la personne”, qui pourrait ainsi accorder son “attention aux personnes qui l’entourent” plutôt qu’à ce geste, a fait valoir auprès de l’AFP la socialiste Océane Godard.Une “ligne rouge”, estime au contraire Agnès Firmin-Le Bodo (Horizons), pour qui l’auto-administration est une façon de vérifier la “volonté libre et éclairée (du patient) jusqu’au bout”. Un tel changement mettrait selon elle “en péril le vote du texte”. Le député RN Théo Bernhardt avait lui aussi dit dans l’hémicycle qu’il ne pourrait alors plus “voter pour”. “Ce texte ouvre une boîte de Pandore et ne pose pas les limites suffisantes pour prémunir la société des dérives”, a abondé de son côté la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.A l’inverse, la cheffe des députés insoumis, Mathilde Panot, a évoqué sur France 2 “un grand moment d’avancée humaniste (…) attendu par des millions de gens”. – Calendrier serré -L’auteur de la proposition de loi, Olivier Falorni (groupe MoDem), modère toutefois les inquiétudes: il trouverait “très surprenant” qu’elle soit rejetée pour cette raison.Tout en défendant malgré tout le statu quo, au nom de l'”équilibre” trouvé en première lecture, bien que personnellement favorable au libre choix du mode d’administration.Les députés devront également à nouveau voter sur l’ajout, souhaité par le gouvernement, d’une précision indiquant qu’une “souffrance psychologique seule” ne peut permettre de bénéficier de l’aide à mourir.”Superfétatoire”, estime M. Falorni. Une dépression ne pourra par exemple jamais permettre d’accéder à une aide à mourir, vu les critères cumulatifs à remplir pour y être éligible, a-t-il dit à l’AFP.Mis à part ces points encore en suspens, le texte n’a que peu évolué.Les députés ont validé les critères d’éligibilité, la procédure collégiale d’instruction de la demande, et la clause de conscience pour les soignants.Certains ont tenté, en vain, de remplacer le terme d’aide à mourir par ceux de suicide assisté et d’euthanasie, ou encore de supprimer le délit d’entrave prévu. Un délit d’incitation a été ajouté.Le parcours législatif du texte est encore loin d’être fini. Il doit être à nouveau étudié en avril au Sénat, qui l’avait rejeté en bloc en première lecture. Le gouvernement devra ensuite vraisemblablement donner le dernier mot à l’Assemblée.Ce qui supposerait une réunion pour tenter de concilier sénateurs et députés, et, après un probable échec, une nouvelle lecture dans les deux chambres, puis une lecture définitive à l’Assemblée.Les défenseurs de la loi souhaitent qu’elle soit promulguée à l’été. Un calendrier très serré aux yeux de certains députés.