Le président syrien Ahmad al-Chareh arrive aux Etats-Unis
Le président intérimaire syrien, Ahmad al-Chareh, est arrivé aux Etats-Unis samedi pour une visite officielle inédite, a rapporté l’agence de presse officielle de son pays, au lendemain de son retrait de la liste noire américaine du terrorisme.Le chef d’Etat par intérim, dont les forces rebelles ont renversé le dirigeant de longue date Bachar al-Assad en fin d’année dernière, doit rencontrer lundi le président américain, Donald Trump.Il s’agit de la première visite bilatérale d’un chef d’Etat syrien aux Etats-Unis depuis l’indépendance du pays en 1946.A son arrivée, M. Chareh a échangé des passes de basketball avec le commandant des forces américaines aux Moyen-Orient, Brad Cooper, ainsi qu’avec le chef de la coalition internationale anti-jihadistes, Kevin Lambert, selon des images qu’il a postées sur les réseaux sociaux.Lors de cette visite, Damas devrait signer un accord pour rejoindre cette coalition menée par les Etats-Unis, selon l’émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack.Le groupe jihadiste Etat Islamique (EI) avait été défait militairement en 2019 en Syrie par la coalition et les Forces démocratiques syriennes (FDS), conduites par les Kurdes, qui négocient actuellement leur intégration dans l’armée syrienne.Les Etats-Unis prévoient pour leur part d’établir une base militaire près de Damas, a indiqué à l’AFP une source diplomatique en Syrie. La Syrie, sortie de plus de 13 ans de guerre civile, cherche aussi à garantir des fonds pour sa reconstruction, un chantier dont le coût pourrait dépasser les 216 milliards de dollars (187 milliards d’euros), selon la Banque mondiale. Jeudi, le Conseil de sécurité de l’ONU a levé les sanctions contre M. Chareh, qui jusqu’à présent avait besoin d’une exemption des Nations unies pour chaque déplacement international.La résolution préparée par les Etats-Unis salue l’engagement des nouvelles autorités de M. Chareh, qui il y a encore un an dirigeait le groupe Hayat Tahrir al-Sham (HTS), l’ancienne branche syrienne d’Al-Qaïda, à “lutter contre le terrorisme”.Le ministère syrien de l’Intérieur a annoncé samedi avoir mené 61 raids et procédé à 71 arrestations dans une “campagne proactive pour neutraliser la menace que représente l’EI”, selon l’agence officielle Sana.Ces raids ont eu lieu notamment dans les secteurs d’Alep, d’Idlib, de Hama, de Homs, de Deir ez-Zor, de Raqqa et de Damas, où demeurent des cellules dormantes de l’organisation, a-t-il été précisé. C’est au titre de chef de HTS, qui à la tête d’une coalition islamiste a renversé Bachar al-Assad le 8 décembre 2024, que M. Chareh était inscrit depuis 2013 sur la liste des sanctions de l’ONU.- Bouleversement -Mais dès sa prise du pouvoir, il a clairement rompu avec son passé jihadiste, multipliant les ouvertures vers l’Occident et les pays de la région, notamment les riches monarchies arabes. Il a aussi engagé des négociations avec Israël, pays avec lequel la Syrie est théoriquement en état de guerre.Donald Trump avait déjà rencontré le dirigeant syrien lors d’un voyage dans le Golfe en mai et avait annoncé la levée des sanctions américaines contre la Syrie.Les deux hommes vont également évoquer les négociations directes entamées par les autorités syriennes avec Israël.M. Trump avait pressé en mai le dirigeant syrien de rejoindre les accords d’Abraham, qui ont acté en 2020 la reconnaissance d’Israël par plusieurs pays arabes.Aux yeux de Michael Hanna, analyste de Crisis Group, “le président Trump a bouleversé de manière inattendue la politique de longue date des États-Unis concernant la Syrie en mai et a continué à soutenir le nouveau gouvernement à Damas, malgré des épisodes d’instabilité et de violence sectaire qui ont entamé la confiance envers les nouveaux dirigeants du pays”.La visite prévue à la Maison-Blanche de M. Chareh est “un témoignage supplémentaire de l’engagement des Etats-Unis envers la nouvelle Syrie et un moment hautement symbolique pour le nouveau dirigeant du pays, marquant ainsi une nouvelle étape dans sa transformation étonnante de chef militant en homme d’Etat mondial”, ajoute l’analyste.
L’Ukraine lutte pour rétablir l’électricité et le chauffage après des frappes russes massives
L’Ukraine s’efforce dimanche de rétablir l’électricité et le chauffage après des frappes russes à grande échelle qui ont endommagé ses infrastructures énergétiques et provoqué des coupures de courant massives.”Il est difficile de se souvenir d’un nombre aussi important de frappes directes sur des installations énergétiques depuis le début de l’invasion”, a affirmé la ministre de l’Energie Svitlana Grintchouk sur la chaîne locale United News. La nuit de samedi à dimanche a été, selon elle, “l’une des plus difficiles” depuis le début de l’offensive russe à grande échelle en février 2022.Ces frappes de drones et de missiles russes ont fait au moins quatre morts à Dnipro, grande ville du centre-est de l’Ukraine, et à Kharkiv (nord-est).La Russie cible depuis plusieurs semaines les centrales électriques et les installations gazières ukrainiennes, provoquant régulièrement des coupures à travers le pays et faisant craindre un hiver difficile alors que les températures baissent.Dans la nuit de vendredi à samedi, la Russie a tiré un total de 458 drones et 45 missiles sur l’Ukraine, selon l’armée de l’air ukrainienne, qui a assuré avoir abattu 409 drones et neuf missiles.Ces attaques ont coupé l’approvisionnement en électricité, en chauffage et en eau dans de nombreuses villes, le groupe public d’électricité Centerenergo avertissant samedi que la capacité de production était “réduite à zéro” après “la frappe la plus massive sur (les) centrales thermiques” ukrainiennes “depuis le début de l’invasion”.- “Attaques délibérées” -“La Russie a une nouvelle fois pris pour cible les sous-stations qui alimentent les centrales nucléaires de Khmelnytskyi et Rivne (ouest). Il ne s’agissait pas d’attaques accidentelles, mais d’attaques délibérées”, a réagi sur X le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andrii Sybiha.Dénonçant des “risques inacceptables” pour la sécurité nucléaire en Europe, il a appelé à la tenue au plus vite d’une réunion du Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).Sur le terrain, les techniciens travaillent d’arrache-pied dimanche pour rétablir le courant.L’électricité restera cependant coupée encore entre huit et seize heures par jour dans la plupart des régions d’Ukraine en raison de délestages, a déclaré le fournisseur public Ukrenergo, le temps d’effectuer les réparations et de déployer des sources d’énergie alternatives.Comme lors de chaque vague de frappes, le ministère russe de la Défense a affirmé avoir visé “des entreprises du complexe militaro-industriel ukrainien et des installations gazières et énergétiques qui soutiennent leurs opérations”.Ces frappes russes, qui les années précédentes avaient déjà plongé des millions de personnes dans le noir en Ukraine, font craindre un nouvel hiver rude pour les civils.Le directeur du Centre ukrainien de recherche sur l’énergie, Oleksandre Khartchenko, a averti que le pays court un “risque significatif” de coupures de chauffage cet hiver.Selon un rapport fin octobre de l’Ecole d’économie de Kiev, au moins “27% de la demande en électricité ne pourra être satisfaite” cet hiver, en raison des dommages causés aux installations énergétiques.L’Ukraine vise de son côté quasiment chaque semaine des dépôts et raffineries de pétrole en Russie, avec l’objectif de perturber les exportations de pétrole et de réduire le financement de l’effort de guerre de la Russie. Elle a aussi déjà ciblé des centrales électriques et des conduites d’hydrocarbures, y compris approvisionnant l’Europe.
India mega-zoo in spotlight again over animal acquisitions
Leading wildlife protection experts have urged India to suspend all imports of the world’s most endangered species, endorsing long-running concerns by conservationists about mass acquisitions by mega-zoo Vantara.The facility in western Gujarat state, officially known as the Green Zoological Rescue and Rehabilitation Centre, is run by the son of Asia’s richest man.It has scooped up tens of thousands of animals in recent years, and was subject to an Indian Supreme Court review that cleared it of any wrongdoing.But experts from the world’s top wildlife watchdog — the secretariat overseeing the Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora (CITES) — have warned Vantara may have imported highly endangered species in violation of international rules.In a report published ahead of CITES talks this month, they found a “large number of imports… appear to be inconsistent” with rules protecting so-called Appendix I species, the world’s most threatened animals.They recommended serious reforms to ensure Vantara does “not inadvertently become a driver of illegal harvest of wild animals”.Vantara and India’s environment ministry did not respond to AFP requests for comment.Experts have repeatedly sounded the alarm on Vantara’s massive animal intake. The facility claims to have 150,000 animals, though CITES officials said closer to 47,000 were reported during a September visit.”This report raises more questions than it answers,” said Mark Jones, head of policy at wildlife group Born Free.”Why the discrepancies in numbers? Why import so many animals from so many species across the world… Who is supplying these animals, and how can we be sure they’re not being traded for profit?”- ‘Really, really shocking’ -CITES examined a laundry list of allegations involving endangered animals including the world’s most endangered great ape — the Tapanuli orangutan.AFP earlier this year reported that Vantara had acquired a Tapanuli orangutan from the United Arab Emirates that originated in Indonesia.CITES prohibits trade in the world’s most endangered species, but there are exceptions, including for “captive-bred” animals.The Tapanuli orangutan, like many of Vantara’s rarest acquisitions, was given this designation.But multiple experts told AFP there are no captive breeding programmes for the species in Indonesia — home to all the estimated 800 Tapanuli orangutans left in the world.Similar cases involving cheetahs from Syria, a gorilla from Haiti, and bonobos from Iraq are among those questioned by CITES.The report “is evidence of Vantara’s problematic acquisitions,” said Panut Hadisiswoyo, founder and chairman of the Orangutan Information Centre in Indonesia.He has been lobbying, so far unsuccessfully, for the return of several orangutans in Vantara, including a smuggled animal intercepted in India and handed to the facility.The CITES report says Vantara has acquired more than 2,000 Appendix I animals and nearly 9,000 from less endangered species.”It’s really, really shocking, the number is huge,” Panut said. “Vantara is exploiting legal loopholes and undermining Appendix I.”- ‘Exemplary action’ -The CITES report acknowledges Vantara’s world-class facilities, but urges India to review its import procedures, bolster capacity and more closely scrutinise permits.Independent wildlife trade expert Daniel Stiles said the report was “a true examination” of Vantara.”We’ll see if anything changes for the better.”CITES has asked India to report back on its progress, and it could face measures, including trade suspension, if it does not fully address the concerns.The findings are “deeply concerning and damaging to India’s conservation credibility”, warned K. Yoganand, a longtime conservation expert in India and Southeast Asia.”Restoring India’s global standing, damaged by the irregularities surrounding these imports, will require exemplary action.”
Une tornade fait six morts et 750 blessés dans le sud du Brésil
Les autorités ont fait état samedi d’au moins six morts et 750 blessés dans une tornade qui a dévasté une localité du sud du Brésil et entraîné des destructions sans précédent dans la région.En quelques minutes seulement, cette tornade a renversé des voitures et détruit des maisons entières vendredi à Rio Bonito do Iguaçu, une localité de 14.000 habitants dans l’Etat du Parana, à quelque 300 km des chutes emblématiques d’Igaçu.Selon le dernier bilan en date des autorités régionales, six personnes ont été tuées. Les pompiers et les services de secours de plusieurs communes voisines ont indiqué avoir pris en charge 750 blessés, dont neuf sont dans un état grave, à la suite de ce phénomène météorologique survenu peu avant l’ouverture de la COP30 sur le climat lundi à Belem (nord).- “Etat d’urgence” -Le gouvernement du Parana a décrété “l’état d’urgence” à Rio Bonito de Iguaçu. “Nous travaillons à des plans d’aide humanitaire, d’envoi de matériel et de soutien aux actions de reconstruction”, a annoncé sur la plateforme X le ministre de l’Intégration et du Développement régional, Waldez Góes.”Je suis arrivé chez moi et je me suis retrouvé sans toit au-dessus de la tête”, a témoigné auprès de l’AFP Nereu Sabadini, 51 ans, qui travaillait hors de la ville quand la tornade a frappé. “Je suis sans domicile maintenant, et la reconstruction va prendre du temps.””Tout a été détruit. La ville, les maisons, les écoles. Qu’est-ce qu’on va devenir?”, a déclaré à une chaîne locale Roselei Dalcandon, devant son magasin en ruines. Elle venait de sortir de son échoppe lorsque la tornade est arrivée, son fils étant resté seul à l’intérieur.”Quand le vent s’est un peu calmé, mon mari est arrivé en courant. Mais il (son fils) allait bien. Le magasin avait disparu, mais il s’en est sorti (vivant), Dieu l’a sauvé”, a-t-elle ajouté.”Je tiens à exprimer mes sincères condoléances à toutes les familles qui ont perdu des êtres chers dans la tornade”, a écrit sur X le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva.Selon la défense civile, 90% de la ville a été touchée. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent de nombreuses maisons le toit arraché ou totalement détruites.Les secours fouillent dans les décombres à la recherche de survivants ou de corps. Un refuge a été mis en place dans une ville voisine.Alors que deux personnes étaient précédemment portées disparues, il n’y en a désormais plus qu’une, selon le gouvernement de l’Etat du Parana. Mais les équipes de secours continuent de recevoir des informations de la part des familles, ce qui pourrait faire augmenter ce nombre dans les prochaines heures, selon la même source.D’après le Système de technologie et de surveillance environnementale du Parana, les vents ont atteint jusqu’à 250 km/h.- “Violentes tempêtes” -Les villes de Rio de Janeiro et Sao Paulo ont relevé leur niveau d’alerte en raison des vents violents et des pluies, et les autorités ont demandé à la population d’éviter tout déplacement, en raison de l’avancée d’un cyclone extra-tropical sur les régions sud et sud-est du Brésil.”C’est un cyclone intense, une vaste zone de basse pression atmosphérique, (…) qui favorise la rotation du vent et a créé des conditions propices à un phénomène d’une telle sévérité”, explique à l’AFP la météorologue Estael Sias, de la société de prévisions Metsul.Selon elle, les tornades ne sont pas aussi courantes au Brésil que dans certaines régions des Etats-Unis, mais “elles ne sont pas rares pour autant dans le sud” du pays.Le gouverneur du Parana, Ratinho Junior, a précisé sur X que “les forces de sécurité (étaient) en alerte, mobilisées et (surveillaient) les villes touchées par les violentes tempêtes”. L’Institut national de météorologie maintient pour le week-end une alerte de “danger de tempêtes” dans tout le Parana, ainsi que dans les autres Etats méridionaux de Santa Catarina et Rio Grande do Sul, proches de l’Argentine et de l’Uruguay.Depuis le début du mois de novembre, plusieurs villes du Parana font face à de fortes pluies, des orages, des vents violents et de la grêle.Il n’existe pas de consensus scientifique concernant l’impact du réchauffement climatique sur les tornades, phénomène météorologique local difficile à étudier.
Une tornade fait six morts et 750 blessés dans le sud du Brésil
Les autorités ont fait état samedi d’au moins six morts et 750 blessés dans une tornade qui a dévasté une localité du sud du Brésil et entraîné des destructions sans précédent dans la région.En quelques minutes seulement, cette tornade a renversé des voitures et détruit des maisons entières vendredi à Rio Bonito do Iguaçu, une localité de 14.000 habitants dans l’Etat du Parana, à quelque 300 km des chutes emblématiques d’Igaçu.Selon le dernier bilan en date des autorités régionales, six personnes ont été tuées. Les pompiers et les services de secours de plusieurs communes voisines ont indiqué avoir pris en charge 750 blessés, dont neuf sont dans un état grave, à la suite de ce phénomène météorologique survenu peu avant l’ouverture de la COP30 sur le climat lundi à Belem (nord).- “Etat d’urgence” -Le gouvernement du Parana a décrété “l’état d’urgence” à Rio Bonito de Iguaçu. “Nous travaillons à des plans d’aide humanitaire, d’envoi de matériel et de soutien aux actions de reconstruction”, a annoncé sur la plateforme X le ministre de l’Intégration et du Développement régional, Waldez Góes.”Je suis arrivé chez moi et je me suis retrouvé sans toit au-dessus de la tête”, a témoigné auprès de l’AFP Nereu Sabadini, 51 ans, qui travaillait hors de la ville quand la tornade a frappé. “Je suis sans domicile maintenant, et la reconstruction va prendre du temps.””Tout a été détruit. La ville, les maisons, les écoles. Qu’est-ce qu’on va devenir?”, a déclaré à une chaîne locale Roselei Dalcandon, devant son magasin en ruines. Elle venait de sortir de son échoppe lorsque la tornade est arrivée, son fils étant resté seul à l’intérieur.”Quand le vent s’est un peu calmé, mon mari est arrivé en courant. Mais il (son fils) allait bien. Le magasin avait disparu, mais il s’en est sorti (vivant), Dieu l’a sauvé”, a-t-elle ajouté.”Je tiens à exprimer mes sincères condoléances à toutes les familles qui ont perdu des êtres chers dans la tornade”, a écrit sur X le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva.Selon la défense civile, 90% de la ville a été touchée. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent de nombreuses maisons le toit arraché ou totalement détruites.Les secours fouillent dans les décombres à la recherche de survivants ou de corps. Un refuge a été mis en place dans une ville voisine.Alors que deux personnes étaient précédemment portées disparues, il n’y en a désormais plus qu’une, selon le gouvernement de l’Etat du Parana. Mais les équipes de secours continuent de recevoir des informations de la part des familles, ce qui pourrait faire augmenter ce nombre dans les prochaines heures, selon la même source.D’après le Système de technologie et de surveillance environnementale du Parana, les vents ont atteint jusqu’à 250 km/h.- “Violentes tempêtes” -Les villes de Rio de Janeiro et Sao Paulo ont relevé leur niveau d’alerte en raison des vents violents et des pluies, et les autorités ont demandé à la population d’éviter tout déplacement, en raison de l’avancée d’un cyclone extra-tropical sur les régions sud et sud-est du Brésil.”C’est un cyclone intense, une vaste zone de basse pression atmosphérique, (…) qui favorise la rotation du vent et a créé des conditions propices à un phénomène d’une telle sévérité”, explique à l’AFP la météorologue Estael Sias, de la société de prévisions Metsul.Selon elle, les tornades ne sont pas aussi courantes au Brésil que dans certaines régions des Etats-Unis, mais “elles ne sont pas rares pour autant dans le sud” du pays.Le gouverneur du Parana, Ratinho Junior, a précisé sur X que “les forces de sécurité (étaient) en alerte, mobilisées et (surveillaient) les villes touchées par les violentes tempêtes”. L’Institut national de météorologie maintient pour le week-end une alerte de “danger de tempêtes” dans tout le Parana, ainsi que dans les autres Etats méridionaux de Santa Catarina et Rio Grande do Sul, proches de l’Argentine et de l’Uruguay.Depuis le début du mois de novembre, plusieurs villes du Parana font face à de fortes pluies, des orages, des vents violents et de la grêle.Il n’existe pas de consensus scientifique concernant l’impact du réchauffement climatique sur les tornades, phénomène météorologique local difficile à étudier.




