How far will he go? Trump’s options for US action against Iran

US President Donald Trump has threatened military action against Iran over its crackdown on protesters, while still for now appearing to leave the door open for negotiations over the Islamic republic’s controversial nuclear programme.But should Trump, after weeks of American threats and counter-threats from Tehran, finally decide to order military action after already sending a US aircraft carrier to the region, he faces another dilemma over what form the intervention should take.Such action could replicate American strikes during Israel’s June war against the Islamic republic, enforce economic strangulation by targeting the energy sector or amount to a bid to replace the theocratic system under supreme leader Ayatollah Ali Khamenei.- Venezuela economic pressure scenarioTrump’s relatively cautious stance so far has sparked speculation he could target Iranian energy infrastructure and squeeze its oil exports, mimicking a strategy Washington used over Venezuela.This policy earlier this month led to the capture of Venezuelan leader Nicolas Maduro, with Trump then working with the remnants of his former administration.The US naval group in Middle East waters could look to block “dark fleet vessels” carrying Iranian oil and put pressure on Iran’s oil exports, said Farzan Sabet, managing researcher of the Sanctions and Sustainable Peace Hub at the Geneva Graduate Institute.”And that pressure can be gradual, similar to what we saw in Venezuela. It could play out over days, weeks, months, it’s hard to foresee, but possibly longer,” he said, while acknowledging that Trump was playing “his cards very close to his chest”.The naval group, repeatedly described as an “armada” by Trump, consists of the aircraft carrier USS Abraham Lincoln and its more than 80 aircraft, as well as its escort of three destroyers, equipped with anti-missile capabilities and Tomahawk cruise missiles.- Strikes on military and IRGC targetsIf Trump decides on a course of military action, prime targets would be bases of the Islamic Revolutionary Guards Corps (IRGC) and its youth militia, the Basij, which are accused by rights groups of taking a frontline role in the deadly crackdown on the protests that according to rights groups left thousands dead. Using Tomahawk missiles and combat aircraft, the United States could strike positions of the Basij and the IRGC forces, “particularly those forces that participated and continue to participate in targeting Iranian protesters”, said independent military researcher Eva J. Koulouriotis.She said US intelligence, helped by Israel’s Mossad spy agency, has “a clear picture” of those forces and their location nationwide. “Such a strike would serve as a direct warning to the Iranian regime,” she said.During its June war against Tehran, Israel showed its deep intelligence penetration of the Islamic republic by killing senior security officials including the IRGC’s chief and the armed forces chief of staff in targeted strikes based on location intelligence.In a “harsh but measured strike”, the United States could target “operations command and senior officers involved in mass killings carried out by the Iranian regime”, she said.- Massive strikes and regime change bid -Iran’s theocratic system has been in place since the 1979 revolution led by Ayatollah Ruhollah Khomeini that ousted the largely pro-Western shah.Relations with the United States were cut in the wake of the hostage siege of the US embassy in Tehran that began that year and have remained severed ever since.Under Khomeini, the revolution survived the war with Iraq in the 1980s. Since Khamenei took over in 1989, he has managed to keep the system in place despite economic sanctions and repeated protests.As well as the so-called “armada”, Washington already has a heavy deployment of military resources in the region with dozens of aircraft deployed at the air bases of Al Udeid in Qatar and Al Dhafra in the United Arab Emirates.”The American objective is to destabilise the regime,” said David Khalfa, co-founder of the Atlantic Middle East Forum (AMEF) think-tank.”So there is really a strategy that will aim to paralyse it, to disrupt the chain of command” marked by the physical “elimination” of Khamenei, his close advisors and senior IRGC generals, he added.But he said: “The regime is still relatively solid and resilient, it will not be an easy task”, especially as “the Guards have anticipated this scenario”.Sabet said it would appear for now that Washington “would prefer something limited, where they can continue the process of weakening the system while minimising the Islamic republic’s desire — and to some extent its ability, but mostly its desire –- to carry out larger-scale retaliation”.

Crans-Montana: des victimes françaises désorientées par la complexité des procédures

Un mois après l’incendie meurtrier d’un bar à Crans-Montana, en Suisse, des victimes françaises se sentent désorientées par la complexité des procédures, déplore la Fédération nationale des victimes d’attentats et d’accidents collectifs (Fenvac), qui doit rencontrer la semaine prochaine le parquet de Paris.Ce drame, survenu dans la nuit du Nouvel An, a fait 40 morts et 116 blessés. Parmi eux: neuf Français ont perdu la vie et 25 ont été blessés.La Fenvac souligne la “difficulté persistante” pour les proches à identifier leurs interlocuteurs dans ce dossier transfrontalier complexe.”Un rendez-vous est prévu avec le procureur de la République (de Paris) adjoint, dans le cadre d’un travail de coopération visant à améliorer la circulation de l’information dans l’intérêt exclusif des victimes françaises et leurs familles”, explique dans un communiqué l’association, qui a aussi saisi les autorités suisses fédérales et cantonales. Ce rendez-vous est prévu la semaine prochaine, précise-t-elle à l’AFP.Le parquet de Paris a ouvert le 5 janvier une enquête dite “miroir”, “afin d’accompagner les familles françaises”, tout en précisant que les autorités suisses demeuraient compétentes pour les investigations en elles-mêmes.Avec pour leitmotiv: éviter “une victimisation secondaire” – notion selon laquelle une victime subit un préjudice supplémentaire en raison de la manière dont les institutions et d’autres individus la traitent.Sollicité vendredi par l’AFP, le parquet a précisé que son enquête miroir avait “vocation à permettre aux victimes de disposer d’interlocuteurs judiciaires sur le territoire français, d’être entendues par la police française (OCRVP), de voir un médecin à proximité de leur domicile afin de faire évaluer leurs préjudices (physiques et psychologiques)”.La Fédération France victimes (réunissant les associations d’aide aux victimes réparties sur tout le territoire national) a été mandatée par le parquet: “les associations du réseau ont contacté les victimes pour proposer leur accompagnement de proximité. Elles sont en mesure de mettre les victimes en relation avec des avocats et des psychologues”, a précisé le ministère public.Le parquet a par ailleurs indiqué que le ministre de la Justice avait mandaté en urgence la Diav (Délégation interministérielle à l’aide aux victimes) et le Sadjav (Service de l’accès au droit et à la justice et de l’aide aux victimes) pour assurer une prise en charge.- “Labyrinthe” -“Notre rôle et notre obsession, c’est que les familles soient accompagnées dans ce contexte si particulier, avec trois pays qui sont directement concernés: la France, la Suisse et l’Italie”, insiste auprès de l’AFP Marie-Claude Desjeux, vice-présidente de la Fenvac, qui entend échanger de manière “constructive” avec le parquet.Pour éviter que l’après-drame ne devienne un “labyrinthe”, la Fenvac, qui met en avant ses 30 années d’expérience dans les drames collectifs, a présenté des propositions.Outre l’organisation “le plus rapidement possible” d’une réunion d’information centralisée et la mise en place de “coordonnateurs identifiés”, elle demande l’accès des associations de victimes aux procédures pénales transfrontalières, afin qu’elles puissent se constituer partie civile.Le parquet de Paris a précisé à ce sujet que “les constitutions de parties civiles reçues en France seront transmises aux autorités suisses”.Il va par ailleurs “être destinataire d’une commission rogatoire internationale pour mener des investigations en France qui viendront alimenter le dossier des autorités suisses”.- Souci de l’indemnisation -Autre demande clé de la Fenvac: “une stratégie indemnitaire coordonnée et équitable, afin d’éviter des inégalités de traitement entre victimes, selon leur nationalité ou leur lieu de résidence”.”Il n’y a pas d’avance de provision à ce jour”, expose à l’AFP Sophie Cormary, autre vice-présidente de l’association, en qualifiant la situation de “scandaleuse” pour les victimes françaises.De plus, selon elle, l’assureur AXA Suisse a fait savoir que les garanties souscrites par l’établissement “ne permettraient pas de dédommager tout le monde”.”Nous sommes en lien avec les autorités et les instances concernées pour remplir nos engagements, que ce soit en termes de responsabilité civile ou de prise en charge médicale”, a indiqué l’assureur à l’AFP.L’enquête pénale en Suisse a été élargie cette semaine à deux responsables de la sécurité de la commune de Crans-Montana, qui reconnaît avoir failli à effectuer des contrôles sécurité et incendie dans le bar Le Constellation depuis 2019.Les Français propriétaires de l’établissement, Jacques et Jessica Moretti, font l’objet d’une instruction pénale pour “homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence”.

Canal: le Panama en contact avec Maersk après l’annulation de la concession du Hongkongais CK Hutchison

Le Panama a annoncé vendredi être en contact avec le géant mondial du transport maritime danois Maersk afin qu’il gère temporairement deux ports du canal reliant l’Atlantique au Pacifique, après l’annulation par la justice de la concession accordée au groupe hongkongais CK Hutchison.La Cour suprême du Panama a annulé jeudi la concession accordée à CK Hutchison pour exploiter deux ports du canal, provoquant une vive réaction de Pékin qui a promis de “protéger les droits et intérêts légitimes de ses entreprises”.Cette annonce a eu lieu alors que les États-Unis cherchent à limiter l’influence chinoise sur cette voie stratégique, exacerbant les tensions autour de cette voie maritime de 80 kilomètres par laquelle transite environ 5% du commerce maritime mondial. Les États-Unis et la Chine en sont les deux principaux utilisateurs. “Des discussions ont progressé” avec “une filiale du groupe APM Moller Maersk, qui s’est montrée disposée à prendre temporairement en charge l’exploitation des deux terminaux”, a indiqué le président panaméen José Raul Mulino dans une déclaration enregistrée.Dans un premier temps, “il y aura une période de continuité avec l’opérateur actuel”, après quoi “débutera une période de transition, qui aboutira à une nouvelle concession à des conditions favorables à notre pays”, a expliqué M. Mulino.Le chef de l’Etat panaméen avait qualifié à plusieurs reprises de “contraires aux intérêts nationaux” les contrats en vertu desquels CK Hutchison exploitait les ports situés aux deux extrémités du canal, celui de Cristobal, côté Atlantique, et de Balboa, côté Pacifique.- Pression américaine -La Cour suprême a jugé jeudi “inconstitutionnelles” les lois en vertu desquelles le groupe hongkongais opère ces infrastructures.La nullité des contrats avait été demandée par la Cour des comptes panaméenne, qui avait déposé deux plaintes l’an dernier, estimant qu’ils présentaient des irrégularités.”La partie chinoise prendra toutes les mesures nécessaires pour défendre résolument les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises”, a réagi Guo Jiakun, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, lors d’un point presse régulier.Le gouvernement de Hong Kong a également répondu vendredi, affirmant dans un communiqué qu’il “désapprouve vivement et rejette fermement cette décision”. L’exécutif de la région administrative spéciale dit s’opposer “catégoriquement à ce que tout gouvernement étranger utilise des moyens coercitifs, répressifs ou autres pratiques déraisonnables dans les relations économiques et commerciales internationales”.Panama Ports Company (PPC), filiale de CK Hutchison, a dénoncé une décision qui “manque de fondement juridique et met en péril non seulement PPC et son contrat, mais aussi le bien-être et la stabilité de milliers de familles panaméennes qui dépendent directement ou indirectement de l’activité portuaire”.- Prudence des investisseurs -Fondé par le milliardaire Li Ka-shing, CK Hutchison est l’un des plus grands conglomérats de Hong Kong, présent notamment dans la finance, le commerce de détail, les infrastructures, les télécommunications et la logistique.Sa filiale PPC gère les ports de Cristobal et de Balboa depuis 1997. Elle avait obtenu une première concession de 25 ans, prolongée pour une durée équivalente en 2021.Construit par les États-Unis et inauguré en 1914, le canal est passé sous contrôle panaméen en 1999 dans le cadre de traités bilatéraux négociés sous la présidence du démocrate américain Jimmy Carter (1977-1981).A son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a menacé à plusieurs reprises l’an dernier de reprendre le contrôle du canal, estimant qu’il se trouve sous l’influence de Pékin. Il a également exigé du Panama des conditions préférentielles pour son utilisation par les navires américains.En mars, CK Hutchison avait accepté de céder le contrôle des deux ports à un conglomérat mené par le fonds américain BlackRock, mais la transaction, que la Chine considère avec suspicion, n’a toujours pas été finalisée.Après l’annonce venue du Panama, l’action du conglomérat a perdu 4,6% en séance vendredi à la bourse de Hong Kong.Selon Kelvin Lam, économiste chez Pantheon Macroeconomics, “dorénavant, les pays étrangers vont être de plus en plus prudents lorsqu’il s’agira d’investir des capitaux dans des projets d’infrastructures stratégiques dans l’arrière-cour des États-Unis, en particulier pour les pays qui n’entretiennent pas de bonnes relations avec ces derniers”.

‘He probably would’ve survived’: Iran targeting hospitals in crackdown

Hospitals are no longer places of safety as Iran’s crackdown on anti-government protests impacts all aspects of life, rights groups say, with authorities arresting wounded protesters and even the medics who treat them.Activists accuse security forces of killing thousands of people and wounding more by directly firing on protests, often with birdshot that can leave metal pellets lodged in the body until hygienically extracted by a professional.But rights groups say authorities have raided hospitals searching for people with wounds that suggest they were involved in protests. At least five doctors have meanwhile been arrested for treating them, according to the World Health Organisation.Amnesty International said security forces had “arrested protesters receiving treatment in hospitals”, adding it had received information that medical staff in central Isfahan province had been ordered to notify authorities about patients with injuries from gunshots and shotgun pellets. The New York-based Center for Human Rights in Iran (CHRI) said it “has documented cases in which security forces raided hospitals to identify and arrest protesters injured during demonstrations”.In apparent response to the charges, Iran’s health ministry this week urged those injured in the protests should “not worry” about going to hospital and not self-treat at home.According to the Tasnim news agency, Mohammad Raeeszadeh, head of the Medical Council of Iran said Friday that “only a very limited number” of medical personnel had been arrested over the protests, without indicating why they were held.”There are no reports of anyone being arrested for seeing patients or performing their professional duties,” he added.- ‘Raiding medical facilities’ -Sajad Rahimi, 36, from Iran’s Gulf island of Qeshm, was badly wounded after security forces shot at him when he joined a protest in the southern province of Fars at the peak of the movement on January 9, according to Norway-based NGO Iran Human Rights.But, fearing he could be shot dead by security forces in a “coup de grace”, he asked friends not to take him directly to hospital, said IHR, which has investigated this and several other cases and spoke to the man’s brother.Eventually, the family transferred him to hospital, but he died as a result of a deep wound caused by live ammunition and severe bleeding. “The doctor said that if he had arrived at the hospital just ten minutes earlier, he would probably have survived,” his brother told IHR.The group said it had reports of “security forces raiding certain medical facilities and informal shelters for the wounded in order to arrest medical staff and volunteer first responders”. The Hengaw rights group, also based in Norway, highlighted the case of Dr Ali Reza Golchni, a physician from the city of Qazvin, northwest of Tehran, who it said had been arrested “for providing medical care to injured protesters”.- ‘Grave violations’ -World Health Organisation director general Tedros Adhanom Ghebreyesus said he was “deeply concerned by multiple reports of health personnel and medical facilities in Iran being impacted by the recent insecurity, and prevented from delivering their essential services to people requiring care”.He said there were reports of “at least five doctors detained, while treating injured patients”.The World Medical Association (WMA) said it had received reports that security forces arrested injured protesters in both the Isfahan and the southwestern province of Chaharmahal-and-Bakhtiari.  “Hospital staff have also been instructed to report patients suffering gunfire injuries to security authorities, with non-compliance exposing them to prosecution and other reprisals,” it said, citing information received by the WMA.Hengaw also cited the case of Taher Malekshahi, a 12-year-old Kurdish-Iranian boy from Qorveh in western Iran who was severely injured after being shot in the face and eyes with pellet ammunition.It said he lost one eye and suffered serious damage to the other, publishing a picture of his face with the boy’s entire forehead pock-marked with pellet wounds.It said while he was currently receiving intensive medical treatment in Tehran, “authorities have pressured his family to falsely claim he was wounded by ‘terrorists’ in exchange for state recognition as a war-disabled victim.”

Mali fuel tanker convoy destroyed in attack blamed on jihadistsFri, 30 Jan 2026 16:46:11 GMT

A convoy of several dozen tankers was set on fire in Mali in a deadly assault that local officials blamed on jihadists, the latest escalation in a fuel blockade that had calmed in recent weeks.The attack took place Thursday on a road leading from the Senegalese border to the major city of Kayes in western …

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Pour Téhéran, pas de négociation possible sur ses capacités de défense et ses missiles

Les capacités de défense et balistiques iraniennes “ne feront jamais l’objet de négociations”, a averti vendredi le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, au moment où Téhéran fait face à une forte pression des Etats-Unis.Le ministre iranien s’exprimait à Istanbul après avoir rencontré son homologue Hakan Fidan, la Turquie voulant jouer un rôle de “facilitateur” entre les deux pays ennemis qui enchaînent les menaces.Après avoir prévenu que “le temps” était “compté” avant une attaque contre Téhéran, le président américain Donald Trump a toutefois dit jeudi “espérer” ne pas avoir à frapper l’Iran, pressé dans le même temps à conclure un accord sur le nucléaire.Si M. Araghchi, dont la visite à Istanbul est la première officielle à l’étranger depuis la vague de protestation réprimée dans le sang dans son pays, s’est déclaré prêt à reprendre des négociations “sur un pied d’égalité”, il a aussi affirmé que “les capacités de défense et les missiles iraniens” n’étaient pas sur la table.”La sécurité du peuple iranien ne regarde personne d’autre”, a-t-il insisté en conférence de presse, précisant qu’aucune rencontre n’était prévue à ce stade avec les Etats-Unis.Selon le média américain Axios citant des responsables américains, tout accord avec Téhéran devrait notamment inclure le retrait de tout l’uranium enrichi du pays, le plafonnement du stock de missiles à longue portée et un changement de politique vis-à-vis de certains groupes armés dans la région.En 2018 pendant son premier mandat, Donald Trump s’était retiré du pacte international sur le nucléaire iranien, conclu trois ans plus tôt, et avait rétabli des sanctions. L’Iran s’est en riposte affranchi de la plupart de ses engagements.- “Vitale” -A Istanbul, le ministre turc Hakan Fidan a estimé que la reprise des négociations sur le nucléaire était “vitale afin d’apaiser les tensions régionales”.”Nous constatons qu’Israël tente de persuader les Etats-Unis de lancer une attaque militaire contre l’Iran (…) Nous espérons que l’administration américaine fera preuve de bon sens”, a-t-il dit.La Turquie, membre de l’Otan, souhaite à tout prix éviter une escalade militaire qui risquerait de jeter des milliers de migrants par-delà les plus de 550 km de frontière qu’elle partage avec l’Iran et créerait un nouveau conflit à ses portes, après la Syrie.Par précaution, la Turquie se prépare à “renforcer la sécurité à sa frontière” avec l’Iran, a confié à l’AFP un haut responsable turc.Le président Recep Tayyip Erdogan pousse lui pour l’organisation d’une réunion trilatérale Etats-Unis/Iran/Turquie, selon une source diplomatique turque.Il s’est entretenu vendredi avec le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a de nouveau refusé de négocier sous les menaces américaines.Le contexte est particulièrement tendu pour le pouvoir iranien, avec une armada américaine déployée dans le Golfe et l’inscription jeudi par l’Union européenne des Gardiens de la Révolution, son bras armé, sur la liste des “organisations terroristes”.Cette force est accusée par les Occidentaux d’avoir orchestré début janvier la répression du vaste mouvement de contestation ayant fait des milliers de morts.- “Compromis” -Les Européens “subiront les conséquences de cette décision insensée”, a prévenu vendredi le chef du pouvoir judiciaire en Iran, Gholamhossein Mohseni Ejei.M. Araghchi a lui parlé d’une “erreur”, de la part d’un continent, l’Europe, qui “attise le feu”.Pour Serhan Afacan, directeur du centre d’études iraniennes Iram à Ankara, “le compromis n’est pas impossible mais ne peut être atteint qu’après de longs cycles de négociations et si les craintes sécuritaires de Téhéran, surtout vis-à-vis des Etats-Unis et d’Israël”, sont adressées.Avant Ankara, des pays du Golfe, dont certains abritent des bases militaires américaines, ont déjà appelé ces derniers jours à la désescalade.Les autorités iraniennes reconnaissent que des milliers de personnes ont été tuées lors des manifestations, mais affirment que la grande majorité étaient des forces de sécurité ou passants tués par des “émeutiers”.Des ONG parlent de dizaines de milliers de morts potentiels mais le travail de recensement est entravé par les restrictions de communication, bien qu’internet ait été partiellement rétabli après trois semaines de coupure.

Ski: Lindsey Vonn chute lourdement à Crans-Montana, mais son rêve olympique “pas terminé”

Stupeur à une semaine du début des JO de Milan Cortina. La star américaine Lindsey Vonn s’est blessée au genou gauche en chutant lourdement vendredi lors de la descente de Crans-Montana, mais la skieuse de 41 ans a assuré que son “rêve olympique” n’était “pas terminé”.”J’ai chuté aujourd’hui en descente en Suisse et je me suis blessée au genou gauche”, a écrit sur instagram Lindsey Vonn, quelques heures après sa chute. “C’est une situation très difficile à une semaine des Jeux mais s’il y a bien une chose que je sais faire, c’est revenir. Mon rêve olympique n’est pas terminé.”Un message qui laisse de l’espoir après les images terribles de la matinée. La “Speed Queen” a été déséquilibrée au début du tracé piégeux de la descente de Crans-Montana, avant de chuter et de terminer sa glissade dans les filets de sécurité. Elle est restée longtemps immobile avant de se relever.L’Américaine a finalement pu redescendre sur ses skis, en grimaçant toutefois et en s’arrêtant régulièrement pour se tenir le genou gauche. Visage fermé dans l’aire d’arrivée, on l’a vue faire plusieurs fois “non” de la tête, visiblement très frustrée. Se tenant debout, elle a finalement été hélitreuillée.Si elle affirme toujours croire en son “rêve olympique”, Lindsey Vonn ne donne pas de détails concernant sa blessure et souligne qu’elle “discute avec les médecins” et qu’elle allait “continuer à faire d’autres examens”.”Je donnerai plus d’informations quand j’en aurai”, a-t-elle ajouté, en concluant: “tant que ce n’est pas fini, ça n’est pas fini”.Cette chute arrive au pire moment pour la quadragénaire, sortie l’année dernière de sa retraite et qui rêve d’or olympique à Cortina, où elle doit faire figure d’immense tête d’affiche 16 ans après son titre en descente à Vancouver. La descente femmes des JO est prévue dans neuf jours, le 8 février, à Cortina.Motivée par la perspective des Jeux dans sa station européenne de coeur, et libérée par la pose d’une prothèse en titane au genou droit qui lui a permis de reprendre le ski sans douleurs, Vonn a retrouvé cet hiver son meilleur niveau, avec sept podiums en huit courses de Coupe du monde, dont deux victoires en descente à St-Moritz (Suisse) et à Zauchensee (Autriche).”J’espère qu’elle va bien. On n’est pas totalement certain, elle est en train d’être examinée. Elle ressentait un peu de douleurs dans le pied gauche et dans le genou gauche, mais je reste positif”, avait affirmé à la télévision autrichienne son entraîneur, l’ancien skieur norvégien Aksel Lund Svindal, juste après la chute.- Course arrêtée -Les organisateurs ont décidé de tout bonnement arrêter la course après la chute de Vonn, alors que deux autres athlètes avaient aussi terminé dans les filets avant l’Américaine, soit trois chutes sur six skieuses ayant pu s’élancer.”La sécurité reste notre priorité et le jury a décidé d’annuler la course”, a fait savoir la Fédération internationale de ski (FIS).Avant Vonn, l’Autrichienne Nina Ortlieb avait chuté au même endroit mais sans gravité. La Norvégienne Marte Monsen a elle fait une chute d’une grande violence juste avant la ligne d’arrivée, terminant dans les filets jusqu’à en perdre son casque. Elle a elle aussi été hélitreuillée.Les skieuses s’élançaient dans des conditions compliquées et en manque de repères, avec d’importantes chutes de neige qui ont modifié l’état de la piste ces dernières 48 heures.Les athlètes n’ont pu faire qu’un entraînement mercredi, alors que la neige n’était pas encore tombée en masse. L’entraînement de jeudi a été annulé pour permettre aux bénévoles de préparer la piste au mieux. Vendredi, il neigeait toujours, avec une visibilité moyenne, compliquant encore la tâche pour les athlètes sur une piste particulièrement étroite et tournante.Un mois après l’incendie dans un bar qui a fait 40 morts et 116 blessés la nuit du Nouvel An, Crans-Montana a tenu à organiser malgré tout son étape de Coupe du monde, qui doit servir de test en vue des championnats du monde 2027 prévus dans la station valaisanne. La plupart des festivités ont été annulées, avec des moments de recueillement prévus.Un super-G féminin est prévu samedi, avant une descente masculine dimanche.