Honduras: Nasry Asfura, nouvel allié de Trump, investi nouveau président

Nasry Asfura, soutenu par Donald Trump qui en avait fait son favori durant le scrutin, soulevant des critiques d’ingérence, a prêté serment mardi pour un mandat de quatre ans à la tête du pays le plus pauvre et le plus violent d’Amérique centrale.”Je fais la promesse légale de respecter la Constitution, les lois, comme le prescrivent les saints commandements. Honduras, nous sommes là pour te servir”, a déclaré le nouveau chef de l’Etat, 67 ans, lors de la cérémonie d’investiture au Parlement.Son arrivée au pouvoir tourne la page de quatre années de gouvernement de gauche et assure au président républicain d’un allié de plus en Amérique latine, après l’avènement de la droite au Chili, en Bolivie, au Pérou et en Argentine.Son élection, dont les résultats ont été retardés de près de trois semaines, entraînant des suspicions de fraude, a été dénoncée par la présidente sortante Xiomara Castro fustigeant “l’ingérence” du président américain qui avait notamment menacé de réduire l’aide au Honduras si son favori ne l’emportait pas.Reconnaissant de ce soutien, l’ancien entrepreneur du bâtiment et maire de Tegucigalpa s’est déjà rendu aux Etats-Unis pour rencontrer le secrétaire d’Etat Marco Rubio.Il est revenu annonçant un projet d’accord de libre-échange avec les Etats-Unis, destination de 60% des exportations du Honduras, et une promesse de renforcement de la coopération en matière de sécurité.Disposant du premier groupe parlementaire à l’Assemblée, sans la majorité, le nouveau chef de l’Etat a appelé les législateurs à soutenir son programme, sans toutefois en détailler les contours.”Pour moi (…) il n’existe ni différences, ni couleurs politiques, il n’existe pas d’idéologies qui vont nous diviser”, a affirmé M. Asfura, qui a remporté la présidence d’une infime marge avec son principal rival également de droite.- Chine, insécurité -Derrière le soutien américain à M. Asfura se dessine la rivalité entre Washington et Pékin.Sous le gouvernement de la présidente Castro, Tegucigalpa avait rompu ses relations avec Taïwan, que la Chine revendique comme partie intégrante de son territoire. M. Asfura n’exclut pas de les rétablir.”Il faut analyser les engagements (signés avec la Chine), voir ce qui est le mieux pour le Honduras, et c’est là que nous prendrons les meilleures décisions”, a-t-il déclaré à CNN.Selon l’économiste Liliana Castillo à l’AFP, “en 2024 (…) ce que nous achetons (à la Chine) approche les 3 milliards de dollars”, alors que le Honduras n’arrive même pas à lui vendre “40 millions”.La question migratoire sera au menu des relations avec l’administration Trump.Quelque deux millions de Honduriens vivent aux Etats-Unis, beaucoup sans papiers. Leurs envois de fonds représentent un tiers du PIB du Honduras, où la pauvreté frappe 60% des 11 millions d’habitants.M. Asfura souhaite que le président républicain rétablisse un dispositif spécial, dit TPS, qui protégeait de l’expulsion quelque 60.000 Honduriens sur le sol américain.Nasry Asfura devra parvenir à un difficile équilibre : attirer les investissements étrangers et développer les infrastructures, tout en réduisant les dépenses du pays où la dette publique représente 45% du PIB, selon des chiffres officiels.Tout cela dans un contexte sécuritaire périlleux dans un pays gangréné par le narcotrafic et où prospèrent les gangs de la Mara Salvatrucha et du Barrio 18, déclarés organisations terroristes par les Etats-Unis.”Si l’on ne paie pas, on se fait tuer”, a déclaré à l’AFP Daniel Santos, un chauffeur de taxi de la capitale âgé de 64 ans, dénonçant l’extorsion omniprésente.Le nouveau chef de l’Etat a assuré que son gouvernement va “lutter de front contre l’insécurité, n’ayez aucun doute là-dessus”, annonçant un plan anti-extorsion et des renforts de sécurité dans les zones conflictuelles pour assurer un contrôle territorial.Bien qu’il n’ait pas expliqué comment il s’attaquera à la criminalité organisée, Nasry Asfura avait promis de ne “pas reconduire l’état d’exception” décrété par sa prédécesseuse. Il se démarque donc d’emblée de la manière forte contre les gangs opérée au Salvador voisin, dont disent s’inspirer les nouveaux gouvernements de droite en Amérique latine.Si les homicides ont diminué, le Honduras demeure un des pays les plus violents de la région, avec un taux de mort violente de 23 pour 100.000 habitants.

Minneapolis: sous la pression, Trump lâche du lest

Des agents fédéraux devaient commencer à quitter Minneapolis mardi, dans le cadre de la reprise en main de l’opération anti-immigration sur place par un proche conseiller de Donald Trump, contraint à l’apaisement après la mort d’un deuxième manifestant américain.L’annonce du départ de “certains” des 3.000 agents fédéraux déployés dans le Minnesota depuis plusieurs semaines — sans plus de précisions — est venue du maire de la plus grande ville de l’Etat, le démocrate Jacob Frey, lundi.L’édile, qui a promis sur X de “continuer à lutter pour que le reste (des agents) s’en aille”, devait rencontrer mardi Tom Homan, le nouveau responsable de l’opération, dépêché par M. Trump la veille.M. Homan est le principal responsable de la politique d’expulsions massives de migrants menée par le gouvernement à travers les Etats-Unis. Il prend le relais dans le Minnesota du chef de la police aux frontières, Greg Bovino.Le gouvernement américain a en revanche démenti lundi des informations de presse selon lesquelles M. Bovino avait été démis de ses fonctions. Il reste “un membre clé de l’équipe du président”, a posté sur X la porte-parole du ministère de la Sécurité intérieure, Tricia McLaughlin.Selon le New York Times, Donald Trump a également reçu la ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, pendant deux heures lundi soir.Ces signes d’apaisement interviennent après une nouvelle flambée des tensions suite au décès samedi à Minneapolis d’un deuxième manifestant américain, Alex Pretti, un infirmier de 37 ans tué par des tirs d’agents fédéraux.- “Violence et terreur” -Confronté à des critiques y compris au sein de son camp, Donald Trump s’est aussi entretenu par téléphone lundi avec Jacob Frey et avec le gouverneur démocrate du Minnesota Tim Walz, ancien colistier de Kamala Harris.Le président “ne veut pas voir de gens blessés ou tués dans les rues”, a souligné la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, devant la presse. Il continue néanmoins d’exiger que les autorités locales coopèrent avec les agences fédérales chargées de l’immigration, une ligne rouge pour les élus démocrates.La mort d’Alex Pretti intervient après celle de Renee Good, une Américaine de 37 ans elle aussi, tuée par balles par un agent de la police de l’immigration (ICE) à Minneapolis le 7 janvier.Le malaise atteint jusqu’au camp républicain. Lundi, Chris Madel, un des avocats qui a assisté cet agent, a renoncé à briguer l’investiture du parti pour le poste de gouverneur du Minnesota.”Je ne peux pas soutenir les représailles lancées par les républicains à l’échelle nationale contre les citoyens de notre Etat, ni me compter comme membre d’un parti qui le ferait”, a souligné ce juriste connu pour défendre les forces de l’ordre.Quelques jours après ses prédécesseurs Bill Clinton et Barack Obama, l’ex-président démocrate Joe Biden a, à son tour, condamné mardi les événements des dernières semaines.”La violence et la terreur n’ont pas leur place aux Etats-Unis d’Amérique, particulièrement quand c’est notre propre gouvernement qui cible des citoyens américains”, a fustigé le prédécesseur de Donald Trump, affirmant que ces faits “violent nos valeurs les plus fondamentales en tant qu’Américains”.- “Diffamer et mentir” -Plusieurs procédures judiciaires sont par ailleurs en cours concernant la validité de l’action des agences fédérales de l’immigration dans le Minnesota et l’enquête sur la mort d’Alex Pretti. Dans l’une d’elle, un juge fédéral a appelé le directeur d’ICE, Todd Lyons, à comparaître “en personne” vendredi.Une juge fédérale a pour sa part promis lundi de rendre une décision rapide concernant la demande du procureur général du Minnesota de suspendre l’opération anti-immigration dans l’Etat. A Minneapolis, les habitants continuent de rendre hommage aux deux manifestants tués.”C’est terrifiant et profondément ignoble de pouvoir exécuter quelqu’un de sang-froid dans la rue, puis le diffamer et mentir sur ce qui s’est passé”, s’est indigné Stephen McLaughlin, un retraité de 68 ans, auprès de l’AFP lundi.Comme pour Renee Good, accusée d’avoir mis en danger les agents fédéraux avec sa voiture, le gouvernement a rejeté la faute sur Alex Pretti, lui reprochant de porter un pistolet, ce pour quoi il disposait d’un permis, selon les autorités locales.Les analyses des vidéos par l’AFP et d’autres médias contredisent toutefois les versions officielles. 

US sued over deadly missile strikes on alleged drug boats

Relatives of two Trinidadian men killed last year in a US military strike on a boat allegedly carrying drugs filed a wrongful death lawsuit on Tuesday against the US government.It is the first such case to be brought against the Trump administration over the three dozen missile strikes in the Caribbean and eastern Pacific, which have left at least 125 people dead since September.The suit, filed in a federal court in Massachusetts, is being brought by the families of Chad Joseph, 26, and Rishi Samaroo, 41, who were among six people killed in an October 14 strike in the Caribbean.President Donald Trump alleged at the time that “six male narcoterrorists” were killed in a boat allegedly ferrying drugs from Venezuela to the United States.Washington has yet to release any evidence supporting its claims that the targeted boats have links to drug cartels designated by Trump as terrorist organizations.”The United States’ unlawful killings of persons at sea including Mr Joseph and Mr Samaroo constitute wrongful deaths and extrajudicial killings,” the complaint says. “These premeditated and intentional killings lack any plausible legal justification.”Thus, they were simply murders, ordered by individuals at the highest levels of government and obeyed by military officers in the chain of command.”The case is being brought under the Death on the High Seas Act, which allows for redress for wrongful deaths at sea, and the Alien Tort Statute, which allows foreigners to file suit in US courts for rights violations.Plaintiffs in the case are Lenore Burnley, Joseph’s mother, and Sallycar Korasingh, Samaroo’s sister, and they are being represented by the American Civil Liberties Union (ACLU) and the Center for Constitutional Rights (CCR).The family members are seeking punitive damages, the amount of which would be determined at trial.”These are lawless killings in cold blood; killings for sport and killings for theater,” CCR legal director Baher Azmy said.The suit is “a critical step in ensuring accountability, while the individuals responsible may ultimately be answerable criminally for murder and war crimes,” Azmy added.- ‘Must be held accountable’ -In a statement, Korasingh said her brother, who had spent 15 years in prison for participation in a homicide, “was a hardworking man who paid his debt to society and was just trying to get back on his feet again.””If the US government believed Rishi had done anything wrong, it should have arrested, charged, and detained him, not murdered him,” she said.According to the complaint, neither man was affiliated with drug cartels and they were simply hitching a ride back to Trinidad from Venezuela, where they had been engaged in fishing and farm work.In December, the family of a Colombian man killed in another strike lodged a complaint with the Washington-based Inter-American Commission on Human Rights (IACHR).The family of Alejandro Carranza Medina, 42, who was killed on September 15, rejected assertions there were drugs on his vessel and said he was a fisherman doing his job on the open sea.The complaint accuses the United States of violating Carranza’s right to life and to due process.The IACHR is a quasi-judicial body of the Organization of American States, created to promote and protect human rights in the region.

Mairie d’Orange: levée de l’inéligibilité de Jacques Bompard qui peut être candidat

L’inéligibilité de l’ancien maire d’extrême droite d’Orange Jacques Bompard, condamné en mars 2021 pour prise illégale d’intérêt, a été levée mardi par la cour d’appel de Nîmes, l’autorisant à être candidat aux prochaines municipales, a-t-on appris auprès de son avocat.La décision survient le lendemain de la condamnation, à moins de deux mois de l’élection municipale, de son fils Yann, qui lui avait succédé en 2021 à la mairie d’Orange (Vaucluse), et lui-même rendu inéligible.Yann Bompard a été condamné lundi par le tribunal correctionnel de Marseille à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire et 18 mois de prison avec sursis pour avoir occupé un emploi fictif de collaborateur parlementaire.”Hier, Yann Bompard est dégagé de la mairie et dans l’incapacité de se présenter, et ce matin son père peut à nouveau retrouver son éligibilité, le tout sur deux juridictions différentes, le tribunal correctionnel de Marseille pour Yann et la cour d’appel de Nîmes pour Jacques, c’est assez fou”, a commenté l’avocat de Jacques Bompard, Me Gilbert Sindrès.”J’ai été surpris”, a réagi mardi après-midi Jacques Bompard, 82 ans, cité par Ici Provence, confirmant son intention d’être candidat. “Ma popularité est intacte”, a-t-il assuré.Son fils a annoncé faire appel de sa condamnation, estimant qu’il serait “encore opérationnel” pour les municipales de 2032. Aucun des deux hommes n’a pu être immédiatement joint par l’AFP.Yann Bompard avait succédé en novembre 2021 à son père Jacques, contraint de démissionner après le rejet de son pourvoi en cassation contre une condamnation à cinq ans d’inéligibilité pour prise illégale d’intérêt.Maire d’Orange, ville de 30.000 habitants, depuis 1995, Jacques Bompard avait été condamné en mai 2019 à une peine de six mois de prison avec sursis, mais avait échappé à la peine d’inéligibilité requise par le parquet. Le 25 mars 2021, il avait été condamné en appel à un an de prison avec sursis et cinq ans d’inéligibilité.”La cour a dû se dire qu’à 15 jours près, on n’allait pas l’empêcher de se présenter aux municipales, sinon ça correspondait de fait à prolonger sa peine d’inéligibilité de six ans puisque s’il sautait le tour de 2026, il ne pouvait se représenter qu’en 2032″, a expliqué à l’AFP M. Sindrès.Le décision de la cour d’appel n’était pas immédiatement disponible, ayant été rendue en audience non publique.La justice reprochait au maire d’Orange la vente par la ville d’un bien immobilier à sa fille et à son gendre. Il était également mis en cause pour avoir acheté avec son épouse deux terrains à bâtir dans un lotissement d’Orange via une société civile immobilière (SCI). Elu en 1995 sous l’étiquette Front national, Jacques Bompard avait quitté dix ans plus tard le FN, devenu depuis RN, avant de fonder en 2010 la Ligue du Sud qu’il préside depuis.

Lecornu accuse Ciotti “d’importer” à l’Assemblée sa campagne des municipales de Nice

Sébastien Lecornu a accusé mardi Eric Ciotti “d’importer” sa campagne des municipales à Nice en faisant du “recel du malheur” d’une nonagénaire victime de viol dans cette ville, pour lequel un Tunisien en situation irrégulière a été arrêté.”On vous voit importer votre campagne municipale ici dans cet hémicycle, en faisant le recel du malheur de cette famille”, a lancé lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale le Premier ministre, applaudi par les députés du bloc central et de La France insoumise.Il était interrogé par le président de l’UDR Eric Ciotti, allié du Rassemblement national, à propos du viol d’une femme de 90 ans à Nice, pour lequel un Tunisien en situation irrégulière a été arrêté. Le député dénonçait l'”incapacité” du gouvernement “à expulser” et “à protéger”.”Monsieur le président Ciotti, puisque vous nous appelez à agir, pourquoi dans une heure vous allez censurer le budget du ministère de l’Intérieur, du ministère de la Justice, du ministère des Armées?”, a demandé le chef du gouvernement, confronté à de nouvelles motions de censure mardi après-midi pour avoir déclenché un nouveau 49.3 sur la partie dépenses du budget.L’Assemblée devrait repousser ces deux nouvelles motions, les socialistes ayant annoncé qu’ils ne les voteraient pas.”Qu’attendez vous pour agir? Plutôt que de bloquer, plutôt que d’entraver?”, a poursuivi Sébastien Lecornu en haussant la voix. C’est “insupportable de vous voir faire le recel de cette émotion (…) Au bout d’un moment, halte avec cette petite politique”.M. Ciotti a en retour crié au “scandale”, déplorant que M. Lecornu n’ait pas eu “un mot de compassion” dans sa réponse. “Un Premier ministre responsable et coupable qui doit présenter des excuses à la victime et sa famille”, a-t-il estimé sur X.Sébastien Lecornu s’en était déjà pris à Eric Ciotti fin novembre, en multipliant les piques et en mettant en avant ses divergences avec le parti de Jordan Bardella, notamment sur la fiscalité.

‘Doomsday Clock’ moves closer to midnight, a year into Trump term

The “Doomsday Clock” representing how near humanity is to catastrophe on Tuesday moved closer than ever to midnight as concerns mount on nuclear weapons, climate change and disinformation.The Bulletin of the Atomic Scientists, which set up the metaphorical clock at the start of the Cold War, moved its time to 85 seconds to midnight — four seconds closer than a year ago.The announcement comes a year into President Donald Trump’s second term, in which he has shattered norms — ordering unilateral attacks abroad, deploying force at home in defiance of local authorities and withdrawing from a slew of international organizations.Russia, China, the United States and other major countries have “become increasingly aggressive, adversarial and nationalistic,” said a statement announcing the clock shift, determined after consultations with a board that includes eight Nobel laureates.”Hard-won global understandings are collapsing, accelerating a winner-takes-all great power competition and undermining the international cooperation critical to reducing the risks of nuclear war, climate change, the misuse of biotechnology, the potential threat of artificial intelligence and other apocalyptic dangers.”The Doomsday Clock board warned of heightened risks of a nuclear arms race, with the New START nuclear arms reduction treaty between the United States and Russia set to expire next week.”For the first time in over half a century, there will be nothing preventing a runaway nuclear arms race,” Daniel Holz, a University of Chicago physicist who chairs the Bulletin’s Science and Security Board, told a virtual news conference.Trump has threatened to resume nuclear testing and is pushing a costly “Golden Dome” missile defense system that would further militarize space.- Minnesota approach spells conflict -The board members also voiced alarm over Trump’s crackdown in Minnesota, where he has deployed a phalanx of masked, armed anti-immigration agents who have aggressively repressed protesters and shot dead two people.”History has shown that when governments become unaccountable to their own citizens, conflict and misery follow,” Holz said.The board also noted record emission levels of carbon dioxide, the key driver of the planet’s warming temperatures, as Trump sharply reverses US policy on fighting climate change and a number of other countries have backtracked in turn.Underpinning the threats, board members warned of a dangerous fracturing of global trust.”We are living through an information Armageddon — the crisis beneath all crises — driven by extractive and predatory technology that spreads lies faster than facts and profits from our division,” said Maria Ressa, the Filipina investigative journalist and Nobel Peace Prize winner who faced intense pressure from iron-fisted former Philippine president Rodrigo Duterte, now awaiting trial at the International Criminal Court.Ressa pointed to Trump’s use of force in Minnesota and threats to seize Greenland as examples of losing “the battle for information integrity” with memes turning into reality.”The men who control the platforms that shape what billions believe have merged with the men who control governments and militaries,” she said. The Bulletin of the Atomic Scientists, founded by Albert Einstein, Robert Oppenheimer and other nuclear scientists at the University of Chicago, initially placed the clock at seven minutes to midnight in 1947.It was moved closer last year but by only one second, amid guarded hopes on newly reinaugurated Trump’s promises to pursue peace and cooperation.”The problem is that rhetoric has not matched actions at all,” said Alexandra Bell, president and CEO of the Bulletin.

Stocks gain tracking tech, Fed and trade

Global stock markets mostly rose Tuesday as investors geared up for the US Federal Reserve’s policy meeting outcome and earnings from tech titans, which will be pored over for signs of AI momentum.In New York, the Dow blue-chip index ran into some profit-taking but the broader S&P index and the tech-heavy Nasdaq Composite were well bid.European equity markets ended the day mostly higher, with Frankfurt slipping lower.Earlier Tuesday, Asian stocks brushed off South Korea-US tariff concerns, instead focusing on “hopes of strong earnings from the US tech heavyweights in the next couple of days”, said Richard Hunter, head of markets at Interactive investor.Tech firms are enjoying a fresh boost ahead of earnings releases as traders continue to pile into all things artificial intelligence.Apple, Meta, Microsoft and Tesla give updates this week, with other bellwethers including Texas Instruments, Boeing and Mastercard providing an idea about the state of the US economy.Boeing shares rose 1.8 percent after the aircraft maker reported its first annual profit since 2018.Concerns remain meanwhile over the scale of investment in AI even as its deployment has yet to pay off significantly.Investor attention was also on the Federal Reserve’s policy meeting starting Tuesday.The US central bank is widely expected to hold key interest rates steady on Wednesday, but “markets will be watching keenly to see if Chair (Jerome) Powell, who’s kept a tight grip on monetary policy, is to be replaced by a Trump dove,” said Derren Nathan, head of equity research at Hargreaves Lansdown.Data released Tuesday showed consumer confidence in the United States plunged in January to its lowest level since 2014 as American households continue to fret about inflation and elevated costs of living.Lale Akoner, eToro market analyst, said that weaker sentiment gives the Fed more room to wait before acting, as it indicates a gradual slowdown in growth than a downturn.”If inflation continues to cool and growth softens gradually, rate cuts later in the year or into 2027 become more likely,” she said.Markets currently expect to Fed to cut interest rates next in June or July.US President Donald Trump has meanwhile reverted back to tariff threats this week, warning South Korea he would impose 25 percent tolls on goods including autos for falling short of expectations on an earlier pact struck with Washington.The dollar remained under pressure after a selloff sparked by talk of a joint intervention between US and Japanese authorities to support the yen.Shares in German sportswear brand Puma climbed strongly in Frankfurt with Chinese athletic goods giant Anta Sports set to purchase a leading stake in the company.But although posting a rise of 9.5 percent, Puma’s share price, at 23.71 euros, was quoted far below the 35 euros per share that Anta is paying Artemis, the holding firm of France’s Pinault family, for its 29-percent stake.This, analysts said, reflects investor caution about the group’s chances of turning its fortunes around, after seeing its market capitalisation plunge by about a third over the past year.- Key figures at around 1630 GMT -New York – Dow: DOWN 0.6 percent at 49,098.78 pointsNew York – S&P 500: UP 0.5 percent at 6,986.17New York – Nasdaq Composite: UP 1.0 percent at 23,839.38London – FTSE 100: UP 0.6 percent at 10,207.80 (close)Paris – CAC 40: UP 0.3 percent at 8,152.82 (close)Frankfurt – DAX: DOWN 0.2 percent at 24,894.44 (close)Tokyo – Nikkei 225: UP 0.9 percent at 53,333.54 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 1.4 percent at 27,126.95 (close)Shanghai – Composite: UP 0.2 percent at 4,139.90 (close)Euro/dollar: UP at $1.1971 from $1.1883Dollar/yen: DOWN at 153.08 yen from 153.98 yen on MondayPound/dollar: UP at $1.3766 from $1.3682Euro/pound: UP at 86.98 pence from 86.85 penceBrent North Sea Crude: UP 1.6 percent at $65.82 per barrelWest Texas Intermediate: UP 1.9 percent at $61.75 per barrelburs/rl/jh

US border enforcer set to leave Minneapolis as Trump tries to calm crisis

The US Border Patrol commander famed for reveling in aggressive, televised immigration crackdowns, and some federal agents were expected to leave Minneapolis on Tuesday as the White House sought to stem fallout over the second fatal shooting of a protester in a month.The imminent exit of Gregory Bovino, known for his military-style outfits and phalanxes of masked agents, was reported by US media as President Donald Trump’s new envoy Tom Homan was due to meet Minneapolis Mayor Jacob Frey.Homan, the top US border security official, brings a less confrontational communication style and his appointment as Trump’s new point man for Minneapolis underlines the Republican president’s scramble to contain the political crisis.In another possible sign of deescalation, Frey announced, without giving details, that “some federal agents” will be leaving the Minnesota city.Protesters, braving sub-zero weather, were due to gather outside the state legislature later Tuesday.The shooting death at point blank range of 37-year-old protester Alex Pretti on Saturday sparked outrage nationwide, even among some of Trump’s usually ultra-loyal Republican allies in Congress.Former Democratic president Joe Biden on Tuesday said the situation “betrays our most basic values as Americans.” Former presidents Bill Clinton and Barack Obama have also spoken out.Pretti, shot multiple times after being knocked to the ground, was the second US citizen killed by immigration officers in Minneapolis this month, turning the city into ground zero of national tensions over Trump’s mass deportation policies.Protester Renee Good, a mother of three, was shot by an agent at point blank range in her car on January 7.The killings capped months of escalating violence in which masked, unidentified, and heavily armed Immigration and Customs Enforcement (ICE) and US Border Patrol agents have grabbed people suspected of violating immigration laws off the streets.The roving units are the spearhead for Trump’s vow to deport hundreds of thousands of people who are in the country illegally. But while the policy was initially popular, the chaotic and violent implementation is causing uproar.Despite multiple videos clearly showing that Pretti posed no threat, top officials initially claimed he had been intending to kill federal agents and described him as a “domestic terrorist.” Trump himself amplified the conspiracy theory on social media before retreating on Monday with a more conciliatory message.Concern over the violence and the attempt to blame Pretti for his death quickly spread to Washington.Republican Senator Rand Paul said Tuesday that agents involved in the Pretti shooting should be put “immediately” on administrative leave. Centrist Democratic Senator John Fetterman — who rarely criticizes Trump — said “grossly incompetent” Department of Homeland Security Secretary Kristi Noem should be fired.The turmoil could even result in suspension of wide swaths of US government funding with Democrats threatening to block approval of routine spending bills up for votes in the Senate later this week.- Protestors feel vindicated -At a demonstration in Minneapolis on Monday, locals expressed relief that ICE was expected to scale down.”It’s a vindication to some degree. We have a lot of fear around what kind of violence and reprisals might come as they leave,” protester Kyle Wagner told AFP.”Our neighborhoods and communities have been brutalized by them, so any decrease in the numbers and the severity is just a huge relief to the community that’s been suffering for months now.”Jasmine Nelson, who was also at the demonstration, said she was inspired by locals coming together to protest the killings.”It’s really beautiful to see everyone get together like this and fight against these injustices,” she said.On another front, a federal judge in Minneapolis heard arguments on Monday about whether the deployment of federal officers violates the state of Minnesota’s sovereignty.In addition, the acting director of ICE, Todd Lyons, was ordered to appear in a Minnesota federal court on Friday over a case of a man challenging his detention by the agency.

Jugement imminent pour Joël Guerriau, trois ans ferme requis pour avoir drogué Sandrine Josso

Jugement imminent pour Joël Guerriau: le tribunal correctionnel de Paris s’est retiré mardi pour délibérer au procès de l’ex-sénateur, contre lequel le parquet a requis trois ans de prison ferme pour avoir lourdement drogué en 2023 la députée Sandrine Josso afin de la violer.À la surprise générale de la salle, le tribunal a indiqué à l’issue des débats lundi et mardi qu’il se retirait pour délibérer, sans remettre la décision à une date ultérieure. Le jugement sera rendu dans les prochaines heures.Dans cette affaire, souvent perçue comme un cas emblématique de soumission chimique, ce que nie le prévenu, “M. Guerriau a volontairement placé de la MDMA dans le verre de champagne qu’il a servi à Sandrine Josso” lors d’un dîner à son domicile parisien le 14 novembre 2023, a estimé un peu plus tôt dans son réquisitoire le procureur Benjamin Coulon.Le représentant du ministère public a demandé au tribunal de prononcer un mandat de dépôt à effet différé pour les trois ans de prison ferme, ainsi que cinq années d’inéligibilité avec exécution provisoire et l’inscription au fichier des délinquants sexuels.En tant que sénateur de Loire-Atlantique de 2011 à 2025, Joël Guerriau “a lui-même voté la loi du 3 août 2018 qui a créé le délit d’administration de substance nuisible en vue de commettre un viol ou une agression sexuelle”, qui lui vaut d’encourir cinq ans de prison et 75.000 euros d’amende, a relevé le procureur.Pour calibrer ses réquisitions, le parquet a souligné le “caractère préparé, prémédité” des faits “d’une gravité extrême” commis par “un sénateur de la République” astreint à “un devoir d’exemplarité”.Il a toutefois noté à sa décharge que Joël Guerriau, 68 ans, possède un casier judiciaire vierge et a “donné une partie de sa vie au fonctionnement de la démocratie française”, appelant le tribunal à trancher “dans l’ambivalence de ces faits, de cette personnalité”.Lors de son interrogatoire lundi par le tribunal, Joël Guerriau a argué d’une inadvertance pour expliquer pourquoi une très forte dose de MDMA pure à 91,1% était diluée dans la coupe de champagne qu’il a servie à son amie de dix ans, niant toute intentionnalité ou caractère sexuel.- Débats sur l’intention sexuelle -L’élu centriste “n’est pas passé à l’acte, c’est vrai, aucun geste n’a été esquissé en direction de Mme Josso mais il lui a administré de la drogue dans le but de la violer”, a soutenu Benjamin Coulon. S’il l’a droguée, c’est “pour lui voler son portefeuille ?”, a-t-il ironisé.En grande détresse, parlant et se tenant debout avec difficulté, persuadée d’être sur le point de mourir, Sandrine Josso avait quitté précipitamment le domicile de Joël Guerriau deux heures après y être arrivée, et été prise en charge par des collègues à l’Assemblée nationale.Transportée à l’hôpital, les analyses toxicologiques avaient relevé une forte intoxication de son corps à l’ecstasy. Associée à l’alcool, la MDMA peut provoquer des trous de mémoire.Aujourd’hui politiquement engagée contre le fléau de la soumission chimique, Sandrine Josso est une femme traumatisée depuis les faits, déclarant lundi à la barre avoir découvert un “agresseur” sous le visage familier d’un vieil ami de sa famille politique.”Six mois d’arrêt de travail, des traitements physiques, un suivi psychologique et psychiatrique, des cauchemars, des réminiscences, une dissociation”, a listé son avocat Me Arnaud Godefroy, en réclamant 10.000 euros au titre du préjudice moral.Ayant la parole en dernier, la défense de M. Guerriau a appelé le tribunal à rendre non “pas un jugement sur la soumission chimique, mais un jugement sur les faits, le droit”.Sur l’intention sexuelle du sénateur, son avocat Me Henri Carpentier s’est étonné ainsi de “l’écart abyssal entre la certitude absolue affichée par le ministère public (…) et l’absence de tout acte certain”.Dès la révélation de cette affaire très médiatisée, “l’émotion a été unanime, le dégoût légitime. À partir de là, toute autre parole devenait absolument inaudible. L’émotion est mauvaise conseillère, elle efface toute nuance”, a-t-il mis en garde.Face aux dénégations de Joël Guerriau, “la crédibilité (de la partie civile) ne suffit pas à asseoir des poursuites et une condamnation”, a appuyé son autre avocate, Me Marie Roumiantseva, en demandant la relaxe.