Forced confession fears as Iran chief justice interrogates protesters

Iran’s hardline judiciary chief has personally interrogated protesters arrested in a crackdown that has sparked an international outcry, amplifying fears among rights groups about the use of “forced confessions” to instil fear in society.On Thursday, state television showed Gholamhossein Mohseni Ejei, who has spent his career at the heart of the Islamic republic’s legal apparatus and has been sanctioned by both the European Union and United States, quizzing several people the authorities accuse of being “rioters”.It aired footage of the former intelligence minister and top Tehran prosecutor interrogating two detained women, their faces blurred, both of whom broke down in tears while questioned.The day earlier, he had spent five hours inside one of the prisons of Tehran to examine the cases of prisoners arrested in the protests, state television said, showing him interrogating some detainees.According to rights groups, state television has broadcast dozens such “confessions” of individuals accused of attacks on security forces and other acts of violence in the demonstrations.”State media began airing the forced confessions of protesters within days of the outbreak of protests,” said Norway-based Iran Human Rights.”Confessions that were obtained under coercion and torture being aired prior to legal proceedings violate the right of defendants to be presumed innocent until proven guilty,” it added.In another example, the US-based Human Rights Activists News Agency said two teenage girls arrested in the central city of Isfahan were shown in “forced confessions” saying they received money from an individual to participate in street protests.The use of such alleged admissions comes against the backdrop of a crackdown that rights group say has left thousands dead in rallies that have openly challenged the authority of supreme leader Ayatollah Ali Khamenei.- ‘Work quickly’ -In the latest footage, Ejei was shown seated in a room flanked by other officials, beneath a double picture of Khamenei and revolutionary founder Ruhollah Khomeini. The detainee sat in a chair opposite.One woman, accused of sending a message to Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu, said: “I’ve done something that even I can’t forgive myself for.””For what… to who,” pressed Ejei, speaking softly while clasping his hands.Another woman is accused of dropping concrete blocks on security forces in Tehran from a balcony. “I don’t know what happened, why I did something so foolish,” she said, after Ejei pressed her by asking, “What was the day?” and “How did you know they were officers?”No further evidence of their alleged involvement was shown.US-based group United Against Nuclear Iran in 2024 described Ejei, who has vowed fast-track trials for those arrested, as a “ruthless enforcer of the Islamic republic with no regard for human rights”.Opposition groups also accuse him of involvement in the 1988 mass execution of political prisoners in the Islamic republic.Media freedom NGO Reporters Without Borders (RSF) has said he has “journalists’ blood on his hands”, recalling that Ejei in 2004 even bit a journalist on the shoulder during a debate. “If a person burned someone, beheaded someone and set them on fire then we must do our work quickly,” Ejei said on Wednesday.With any delays, “it wouldn’t have the same effect,” he said.

40 ans d'”emprise” dans une congrégation de soeurs catholiques

Gavage, chantage, abus financiers, psychologiques et spirituels: un rapport détaille un système d'”emprise” marqué par une “dérive sectaire” qui a régné pendant 40 ans au sein des Bénédictines du Sacré-Coeur de Montmartre (BSCM).Au long de 142 pages, le rapport publié par une commission indépendante mandatée en 2024 décrit le système mis en place par l’ancienne supérieure, mère Marie-Agnès, à l'”autorité excessive et inappropriée” avec “une dérive manifeste dans tous les domaines”.Les soeurs de cette congrégation catholique avaient déjà reconnu en 2023 qu’un “système d’emprise” avait existé pendant plusieurs décennies, et demandé que la lumière soit faite sur le passé.Après avoir rencontré les 86 sœurs actuellement membres des BSCM et 28 ayant quitté la communauté, la commission fait état de 1.489 faits, allant de l’abus d’autorité au culte de la personnalité en passant par le pouvoir financier et la maltraitance physique ou psychologique.Ce système a perduré de 1969, date de l’élection de soeur Marie-Agnès en tant que prieure générale, jusqu’au début des années 2010, avec une dérive qui “s’est accentuée après 2004”.Pour les jeunes victimes poussées à s’engager “très vite” après leur recrutement s’instaure ce qu’une soeur décrit comme “un régime policier”.Car la responsable, à la personnalité “de type pervers narcissique”, a une capacité à repérer les vulnérabilité des soeurs qu’elle harcèle ensuite et manipule, souligne la commission présidée par l’ancien général Hervé Giaume.Coupées de leur famille, les religieuses doivent accepter que leurs parloirs soient écoutés et leur courrier lu. “L’espionnage, l’incitation à la délation et le chantage sont présents dans tous les prieurés et sanctuaires”, ajoute le rapport qui parle de “contexte clairement marqué par une dérive sectaire”.Le rapport détaille une “suractivité” imposée aux soeurs pour “empêcher toute prise de recul”, et une série de “violences verbales, parfois physiques” ainsi qu’une maltraitance psychologique: “infantilisation, culpabilisation, humiliation, dévalorisation”.”Je ne pouvais pas me mettre à genoux (…) et elles m’ont demandé de récurer l’entièreté des lieux à la brosse à dent et à l’éponge”, témoigne une soeur. Le rapport évoque même une “soumission médicamenteuse pour les plus récalcitrantes”.S’il n’y a pas ici de violences sexuelles, la maltraitance passe aussi par la nourriture avec des “repas forcés et déséquilibrés” et des “gavages allant jusqu’aux vomissements”. Car “il fallait (…) ressembler même physiquement” à la supérieure, a expliqué une soeur à la commission.- Héritages captés -Sur le plan financier, le rapport note que “le recrutement des jeunes filles visait manifestement les familles aisées” et que “faire +entrer de l’argent+ constituait une préoccupation constante” de mère Marie-Agnès.La congrégation “prenait en main les biens des sœurs dès le postulat”, avec parfois des “comptes bancaires et livrets vidés, héritages captés”. Un total de 857.356 euros a ainsi été prélevé sur les comptes de cinq soeurs et de la congrégation, selon le rapport. Mère Marie-Agnès, décédée en 2016, était secondée dans sa tache par deux acolytes (des soeurs40 nommées X et Y dans le rapport).Ce trio menait un “train de vie fastueux”: repas gastronomiques, vacances sur la Côte d’Azur… ainsi que des investissements immobiliers dans deux appartements et une maison près de Vernon. Le rapport note que le trio a habité “souvent en civil” dans cette maison entre 2008 et 2012, avant de la revendre avec une moins-value de 150.000 euros.La commission, qui émet 58 préconisations, appelle à plusieurs mesures de réparation (indemnisations et remboursements). Elle prône une reconnaissance officielle par l’Eglise des dérives “qu’elle n’a pas vues, ou pas voulu voir”, notamment au niveau du diocèse de Paris dont Jean-Marie Lustiger était archevêque pendant une partie des faits.Dans un communiqué le diocèse de Paris “reconnaît aujourd’hui que pendant de nombreuses années, il n’a pas exercé, en ses responsables, son propre devoir de vigilance”.La commission souligne qu’avec des “changements importants” engagés depuis 2014, la congrégation “a retrouvé aujourd’hui un fonctionnement normal mais encore fragile”.Car il est “essentiel de restaurer la confiance”, ajoute le texte.

Macron ou “l’oeil du tigre” devant les Armées

Emmanuel Macron, apparu l’oeil droit rougi jeudi lors des voeux aux Armées, a ironisé en renvoyant à “une référence non volontaire à l’oeil du tigre”, “un signe de détermination”. “Je vous prie d’excuser ce caractère inesthétique de mon œil”, a-t-il dit sur la base aérienne d’Istres (Bouches-du-Rhône) devant un parterre de hauts gradés.”Ce n’est que quelque chose de totalement anodin”, a ajouté le chef de l’Etat, arrivé sur la base le regard dissimulé derrière de grosses lunettes d’aviateur sous un soleil généreux. Un petit vaisseau de l’oeil qui a saigné, “totalement bénin” selon le médecin chef de l’Elysée, a renchéri son entourage.”Voyez-y simplement une référence non volontaire à l’oeil du tigre en ce début d’année. Pour ceux qui ont la référence, c’est un signe de détermination. Elle est entière”, a ajouté le chef de l’Etat, énigmatique.Une référence à Georges Clemenceau, surnommé “le Tigre”, figure de la détermination française pendant la Première Guerre mondiale ?Ou à Rocky, boxeur amateur italo-américain immortalisé par l’acteur Sylvester Stallone dans “L’Oeil du tigre” (Rocky III)…Le chef de l’Etat a ensuite appelé la France et ses armées à consentir “des efforts à la mesure de notre rude époque” et annoncé, face aux revendications de Donald Trump sur le Groenland, l’envoi de “moyens terrestres, aériens et maritimes” dans ce territoire autonome du Danemark.”Pour être puissant dans ce monde si brutal, il faut faire plus vite et faire plus fort”, a-t-il martelé.

Russia, China unlikely to back Iran against US military threats

While Russia and China are ready to back protest-rocked Iran under threat by US President Donald Trump, that support would diminish in the face of US military action, experts told AFP.Iran is a significant ally to the two nuclear powers, providing drones to Russia and oil to China. But analysts told AFP the two superpowers would only offer diplomatic and economic aid to Tehran, to avoid a showdown with Washington.”China and Russia don’t want to go head-to-head with the US over Iran,” said Ellie Geranmayeh, a senior policy expert for the European Council on Foreign Relations think tank.Tehran, despite its best efforts over decades, has failed to establish a formal alliance with Moscow and Beijing, she noted.If the United States carried out strikes on Iran, “both the Chinese and the Russians will prioritise their bilateral relationship with Washington”, Geranmayeh said.China has to maintain a “delicate” rapprochement with the Trump administration, she argued, while Russia wants to keep the United States involved in talks on ending the war in Ukraine. “They both have much higher priorities than Iran.”- Ukraine before Iran -Despite their close ties, “Russia-Iranian treaties don’t include military support” — only political, diplomatic and economic aid, Russian analyst Sergei Markov told AFP.Alexander Gabuev, director of Carnegie Russia Eurasia Center, said Moscow would do whatever it could “to keep the regime afloat”. But “Russia’s options are very limited,” he added.Faced with its own economic crisis, “Russia cannot become a giant market for Iranian products” nor can it provide “a lavish loan”, Gabuev said. Nikita Smagin, a specialist in Russia-Iran relations, said that in the event of US strikes, Russia could do “almost nothing”.”They don’t want to risk military confrontation with other great powers like the US — but at the same time, they’re ready to send weaponry to Iran,” he said. “Using Iran as a bargaining asset is a normal thing for Russia,” Smagin said of the longer-term strategy, at a time when Moscow is also negotiating with Washington on Ukraine.Markov agreed. “The Ukrainian crisis is much more important for Russia than the Iranian crisis,” he argued.- Chinese restraint -China is also ready to help Tehran “economically, technologically, militarily and politically” as it confronts non-military US actions such as trade pressure and cyberattacks, Hua Po, a Beijing-based independent political observer, told AFP.If the United States launched strikes, China “would strengthen its economic ties with Iran and help it militarise in order to contribute to bogging the United States down in a war in the Middle East,” he added.Until now, China has been cautious and expressed itself “with restraint”, weighing the stakes of oil and regional stability, said Iran-China relations researcher Theo Nencini of Sciences Po Grenoble. “China is benefiting from a weakened Iran, which allows it to secure low-cost oil… and to acquire a sizeable geopolitical partner,” he said. However, he added: “I find it hard to see them engaging in a showdown with the Americans over Iran.”Beijing would likely issue condemnations, but not retaliate, he said.Hua said the Iran crisis was unlikely to have an impact on China-US relations overall.”The Iranian question isn’t at the heart of relations between the two countries,” he argued.”Neither will sever ties with the other over Iran.” 

Canal+ “assume complètement” de garder Morandini sur CNews malgré sa condamnation

“On assume complètement” le maintien à l’antenne de CNews de l’animateur Jean-Marc Morandini malgré sa condamnation définitive pour corruption de mineurs, a déclaré jeudi le directeur général de Canal+ France, Gérald-Brice Viret.”Il n’est en contact avec aucun mineur à CNews”, et ce “depuis très longtemps”, a-t-il souligné devant l’Association des journalistes médias.Le “Morandini Live” a …

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RSF relance ses accusations contre CNews et saisit formellement l’Arcom

L’organisation Reporters sans frontières (RSF) a formellement saisi jeudi le régulateur de l’audiovisuel, l’Arcom, lui demandant de sanctionner des “manquements flagrants” en “matière de pluralisme” sur la chaîne d’information CNews, dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré.Comme annoncé fin novembre, l’organisation a transmis sa saisine, document de 112 pages de l’avocat Patrice Spinosi, qui …

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Le maire de Londres craint un “chômage de masse” à cause de l’IA

Le maire de Londres, Sadiq Khan, dit craindre jeudi que l’intelligence artificielle (IA) ne cause un “chômage de masse” qui toucherait particulièrement la capitale britannique, dont les services financiers ou les industries créatives sont, selon lui, très vulnérables.Le responsable veut placer la capitale britannique “à l’avant-garde de cette nouvelle révolution technologique” et annonce notamment une …

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Amours contrariées et diversité, “Bridgerton” revient sur Netflix pour une 4e saison

La quatrième saison de la série romantique d’époque “La Chronique des Bridgerton” a été lancée mercredi soir en grande pompe à Paris avant sa diffusion le 29 janvier sur Netflix avec la même recette à succès: amours contrariées, commérages, bals et toujours plus de diversité.Plusieurs centaines de fans se sont massés devant le palais Brongniart …

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Thaïlande: le gouvernement sévit après deux drames en deux jours liés à la même entreprise

Le gouvernement va engager des poursuites et résilier les contrats d’une compagnie du BTP impliquée dans les effondrements meurtriers de deux grues mercredi et jeudi sur des chantiers en Thaïlande.Le Premier ministre thaïlandais, Anutin Charnvirakul, a annoncé que le gouvernement allait résilier les contrats d’Italian-Thai dans les deux projets concernés, engager des poursuites judiciaires à …

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La Russie annonce l’expulsion d’un diplomate britannique accusé d’espionnage

La Russie a annoncé jeudi expulser un diplomate britannique accusé d’être membre des “services secrets” du Royaume-Uni, des allégations jugées “malveillantes” par Londres, dans un nouvel épisode de tensions bilatérales dans le contexte du conflit en Ukraine.Cette annonce intervient alors que Londres, l’un des principaux soutiens militaires et financiers de Kiev, participe activement aux efforts …

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