La cravate au féminin, entre accessoire de mode et symbole d’émancipation

Nicole Kidman, Demi Moore, Bella Hadid… Des actrices et mannequins arborent sans complexe la cravate, accessoire masculin par excellence, un geste qui prend une résonance particulière à l’heure où les droits des femmes vacillent.Qu’elle soit assortie à un tailleur pantalon, comme Nicole Kidman en février 2025 lors de la cérémonie des Critics Choice Awards, ou à une robe noire et une chemise transparente, comme Demi Moore en novembre dernier à Berlin, la cravate, cet accessoire longtemps associé aux hommes en costume et au monde du travail, refait surface depuis quelques saisons dans le vestiaire féminin.Popularisée sur les tapis rouges dans les années 1970 par la regrettée actrice américaine Diane Keaton, la cravate a été plébiscitée récemment par les mannequins Bella Hadid ou Loli Bahia, qui ont toutes deux succombé au style boyish.”On la voit non seulement sur les tapis rouges, mais aussi au cœur des sphères de pouvoir politiques et économiques, où de grandes dirigeantes portent un accessoire qui, jusqu’à récemment, restait presque exclusivement masculin”, observe auprès de l’AFP la spécialiste de la mode Patrycia Centeno.”C’est une manière de revendiquer la place des femmes dans un monde et un système qui demeurent profondément patriarcaux”, souligne cette experte de la communication non verbale. Les influenceuses ont également contribué à installer la cravate dans les silhouettes féminines. – Émancipation féminine -Cet accessoire, dont les précurseurs pourraient être les foulards noués autour du cou que portaient les mercenaires croates au XVIIe siècle, avait déjà fait, à plusieurs reprises, son apparition dans la garde-robe féminine. À partir du XIXe siècle, la cravate avait été adoptée par les intellectuelles françaises George Sand et Colette. Elle a aussi été arborée par les suffragettes britanniques au début du XXe siècle. L’accessoire est brandi par certaines féministes comme “un signe de conquête de droits et puis de visibilité dans l’espace public”, rappelle Marine Chaleroux, historienne de la mode.L’actrice allemande Marlene Dietrich et la créatrice de mode Coco Chanel s’en sont également emparées. Dans les années 1980-1990, lorsque les femmes commencent à gravir les échelons professionnels, la cravate devient une “symbolique visuelle de cet accès de plus en plus important à des fonctions importantes de dirigeantes de grandes entreprises ou de hauts postes”, ajoute Marine Chaleroux.Ces retours cycliques de la cravate dans le vestiaire féminin coïncident souvent “avec des périodes de fragilité où les droits sont remis en question”, observe l’historienne.- “Politique testostéronée” -Un constat qui trouve un écho particulier aujourd’hui, au moment où de nombreuses organisations féministes dénoncent un recul des droits des femmes dans le monde à l’heure où les discours réactionnaires se multiplient.Actuellement, “nous sommes confrontés à une approche politique (…) très testostéronée”, souligne Patrycia Centeno, rappelant que la cravate est le grand accessoire représentatif du “symbole phallique”.”Le féminisme cherche souvent à s’approprier des signes qui, socialement et culturellement, ont longtemps été réservés aux hommes afin d’affirmer, voire de normaliser visuellement, le fait qu’une femme puisse exercer le pouvoir et diriger”, explique-t-elle.Remise au goût du jour par les femmes, la cravate fait par ailleurs depuis peu son retour sur les podiums masculins.Lors des défilés de mode masculine à Paris cette semaine, elle était presque de tous les shows, de Louis Vuitton à Dries Van Noten, en passant par Issey Miyake.Mais sous l’influence d’un usage féminin jugé “plus créatif”, la mode masculine voit émerger “des cravates presque streetwear, portées avec des pantalons très amples, sur des tee-shirts, des hoodies, ou même sciemment mal portées”, comme chez Dior, souligne Marc Beaugé, directeur du semestriel de mode masculine L’Étiquette. De quoi transformer cet accessoire “totalement inutile, très traditionnel, très masculin, qui exige une grande précision au niveau du col, du nœud et de la longueur” en sorte de “sucrerie fashion”, assure-t-il.

Trophée Jules Verne: Coville et les siens s’offrent le record absolu autour du monde

Infatigable et pugnace, Thomas Coville (Sodebo) a bouclé dimanche matin son dixième tour du monde à la voile en 40 jours 10 heures et 45 minutes avec son courageux équipage de six marins, nouveau record absolu à la clef.Parti le 15 décembre au large d’Ouessant, Sodebo Ultim 3 a amélioré de 12 heures et 44 minutes le record du Trophée Jules Verne, créé en 1993 en référence au célèbre roman “Le Tour du monde en 80 jours”, et à son héros Phileas Fogg.Le maxi-trimaran, ralenti ces derniers jours par la tempête Ingrid, a franchi la ligne située entre le phare de Créac’h et le phare de Lizard Point, en Angleterre, à 7h46 (GMT+1), a annoncé son équipe.Sodebo a parcouru 28.315 milles (52 440 kilomètres) à la vitesse moyenne de 29,17 nœuds (50 km/h). Coville, Benjamin Schwartz, Léonard Legrand, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Guillaume Pirouelle et Nicolas Troussel sont désormais attendus dans le port de Brest aux alentours de 11 heures pour des célébrations nourries.Le quatrième essai depuis 2020 aura été le bon pour Coville, digne successeur de Francis Joyon qui, en 2017 à bord d’Idec Sport, avait signé un temps stratosphérique de 40 jours et 23 heures, sur lequel de nombreux marins ont buté.- “Sur le fil du rasoir” -Malgré un début de tour du monde canon marqué par un premier record – la traversée Ouessant/Bonne-Espérance en 10 jours et 23 heures seulement -, le suspense aura duré jusqu’au bout entre les “Sodeboyz” et le fantôme de l’équipage de Joyon.Dépassés à l’antiméridien, les hommes de Thomas Coville ont repris les commandes au cap Horn, mais ont ensuite dû affronter dans le sprint final vers la Bretagne la tempête Ingrid, ses dix mètres de creux et ses coups de vent à près de 100 km/h.”Nous avons fait une sacrée rencontre. Les 36 dernières heures ont été les plus difficiles et les plus longues de cette tentative: nous avons abîmé plus de choses que pendant tout le tour du monde”, a souligné le skipper de 57 ans dans une vidéo envoyée depuis le bord samedi.”Une déferlante a arraché un support qui permettait de monter et descendre le safran. On s’en sort bien puisqu’il reste opérationnel. Forcément, ça ajoute une tension et un stress supplémentaires à bord, la sensation d’être sur le fil du rasoir”, a-t-il ajouté.Une deuxième dépression se formant au large de l’Irlande balayait encore au petit matin la zone d’arrivée, ce qui a obligé l’équipage à réaliser un ultime empannage avant de pouvoir lever les bras, à une trentaine de kilomètres des côtes.- Consécration -Pour Coville, il s’agit d’une magnifique consécration. Ce marin chevronné, affable et meneur d’hommes, enlève son 3e Trophée Jules Verne après ses périples d’équipier pour De Kersauson en 1997 et Franck Cammas en 2010. Le premier en tant que skipper.Ce succès valide également les choix de son sponsor historique qui lui fait confiance depuis 1999 – une éternité à l’échelle du sport – et a mis la main à la poche en 2017 pour lancer la construction d’un onéreux maxi-trimaran, avec déjà le tour du monde dans le viseur.Mis à l’eau en 2019 après 110.000 heures de travail, Sodebo Ultim 3 a mis du temps à trouver son rythme de croisière, longtemps moins véloce que ses principaux concurrents de la classe Ultim.Mais au gré des courses et des tentatives autour du monde, il est devenu une référence en matière de fiabilité, une qualité essentielle pour s’emparer du mythique Trophée Jules Verne.En tout cas, ni le skipper ni son bateau ne sont au bout de leur aventure commune. Une troisième génération de foils est actuellement en construction à Lorient pour tenter de gagner la prochaine Route du Rhum à la fin de l’année.

Hollywood stars slam ICE after fatal Minneapolis shooting

Hollywood stars used red carpet appearances at the Sundance Film Festival on Saturday to denounce the killing of an American protester who was shot dead on the streets of Minneapolis by federal immigration agents.Actress Olivia Wilde, who was in Park City, Utah, for the premiere of “The Invite,” said the death of a second protester in just three weeks at the hands of federal agents was “unfathomable.””I can’t believe that we’re watching people get murdered in the street,” she told AFP.”These brave Americans who have stepped out to protest the injustice of these ICE quote/unquote ‘officers,’ and watching them be murdered — it’s unfathomable. We cannot normalize it.”Wilde’s comments come after the killing of 37-year-old ICU nurse Alex Pretti, who died after being pinned to the ground and shot multiple times by federal agents.Pretti’s death came weeks after an Immigration and Customs Enforcement (ICE) officer shot and killed Renee Good, also 37, in her car in the city.Wilde, who wore an “ICE OUT” badge, said the US government violence against people exercising their right to free expression was “un-American.””We may have a government that is somehow trying to make excuses for it and legitimize it, but we (Americans) don’t.”Fellow actress Natalie Portman, who was promoting “The Gallerist,” got emotional as she described her feelings over a “horrible day.””What is happening in our country is just obscene,” she told AFP in Park City.”What (President Donald) Trump and (Homeland Security Secretary) Kristi Noem and ICE are doing to our citizens and to undocumented people is outrageous and needs to end.”

Géants de l’aéronautique cherchent main d’oeuvre pour tenir les cadences

“On est tous blindés, saturés”. Bertrand Kaiser dirige un centre de formation aux métiers de l’aéronautique à Toulouse et pour 2026, ses stages, comme ceux de ses confrères, sont pleins, témoignage du grand besoin de recrutement d’un secteur aux cadences de production en croissance constante.Derrière un pupitre, le chef du “learning center” du constructeur aéronautique Daher renseigne, en cette fin de semaine, candidats et curieux, au cours d’un “Aéroday”, une journée de recrutement dédiée à la filière, dans les entrailles du Stadium de Toulouse, capitale de l’aéronautique française.Pour la ville rose et les départements limitrophes, “ce sont 1.200 postes à pourvoir”, explique à l’AFP Jonathan Periquet, responsable de la division aéronautique, défense et spatial pour Randstad, spécialiste RH-intérim et organisateur de l’évènement, décliné le même jour sur tous les bassins d’emploi hexagonaux de la filière.”En période post-Covid, beaucoup de personnes expérimentées sont parties à la retraite ou en reconversion, il y a eu appauvrissement des ressources, avec en parallèle une reprise d’activité côté aviation civile et un phénomène de +ramp up+ (accélération) du volume de livraisons à fournir”, explique-t-il. – Pénurie -D’où une “grosse pénurie en recrutement”, au premier chef pour le mastodonte Airbus. “On a été obligé de lancer beaucoup de plans de formation pour faire rentrer des collaborateurs junior”, raconte M. Periquet.Le Daher learning center de M. Kaiser, comme trois de ses concurrents présents au Stadium, proposent ainsi des formations rémunérées aux CQPM (certificats de qualification paritaire de la métallurgie), passeport indispensable pour transformer en six mois demandeurs d’emploi ou actifs en reconversion, en futurs professionnels de “l’aéro”.C’est la démarche d’Ophélie Canal et Amandine Salles, 27 ans et 29 ans, qui souhaitent tenter une CQPM d’inspectrices qualité, après des parcours pour l’une dans “l’administratif et l’accueil”, pour l’autre “en cosmétique”.”Ma famille, ils sont à peu près tous chez Airbus ou des sous-traitants, ils nous ont dit qu’ils cherchaient pas mal de postes, même des personnes qui n’ont pas forcément d’expérience aéronautique, du coup on s’est inscrit au salon”, raconte Ophélie, en attendant un entretien avec sa copine.”Il y a vraiment de tout, des personnes très motivées, mais aussi des gens, si je puis dire, qui viennent parce qu’ils ont vu de la lumière”, explique Richard Lalanne, gérant du centre Sud-Aéro Formation.- “Savoir-être” -Les profils les plus recherchés en région toulousaine sont ceux des métiers dédiés aux “lignes d’assemblage finales” (FAL) d’Airbus: côté ouvriers, des ajusteurs, mécaniciens système, intégrateurs-câbleurs ou contrôleurs aéronautiques et pour les cols blancs, les métiers du support technique.Pour autant, tout le monde ne fait pas l’affaire. “Il y a une culture aéro de l’engagement et du sérieux, avec un degré d’exigence énormissime”, souligne M. Periquet qui insiste sur un mot – le “savoir-être” – que l’on retrouve sur toutes les bouches dans les couloirs du salon.”L’état d’esprit est primordial”, insiste Stéphane Le Roux, responsable RH chez Safran Electrical & Power. “A partir du moment où vous avez de moins en moins de gens avec une expertise technique, si vous investissez sur une personne via de la formation, (…) vous devez vous assurer qu’elle est solide sur ses motivations, sa mentalité”.Or, aujourd’hui, souligne ce professionnel qui recrute pour de la sous-traitance chez Airbus ou Dassault, c’est difficile de trouver des gens qui acceptent les exigences de l’aéronautique, par exemple en termes d’horaires, pouvant être étalés sur 24h ou les week-ends, en raison des cadences.”L’approche du monde du travail n’est plus la même aujourd’hui”, abonde Freddy Bobichon, responsable RH du site de production Latécoère, à Gimont (Gers). Chez les candidats, “le souci prioritaire c’est qu’il faut que le travail s’adapte à la vie privée”, résume-t-il, peinant à trouver les ajusteurs-monteurs et les peintres aéronautiques dont il a besoin pour les pièces de Falcon, de Rafale ou d’A320, produites sur son site.

Géants de l’aéronautique cherchent main d’oeuvre pour tenir les cadences

“On est tous blindés, saturés”. Bertrand Kaiser dirige un centre de formation aux métiers de l’aéronautique à Toulouse et pour 2026, ses stages, comme ceux de ses confrères, sont pleins, témoignage du grand besoin de recrutement d’un secteur aux cadences de production en croissance constante.Derrière un pupitre, le chef du “learning center” du constructeur aéronautique Daher renseigne, en cette fin de semaine, candidats et curieux, au cours d’un “Aéroday”, une journée de recrutement dédiée à la filière, dans les entrailles du Stadium de Toulouse, capitale de l’aéronautique française.Pour la ville rose et les départements limitrophes, “ce sont 1.200 postes à pourvoir”, explique à l’AFP Jonathan Periquet, responsable de la division aéronautique, défense et spatial pour Randstad, spécialiste RH-intérim et organisateur de l’évènement, décliné le même jour sur tous les bassins d’emploi hexagonaux de la filière.”En période post-Covid, beaucoup de personnes expérimentées sont parties à la retraite ou en reconversion, il y a eu appauvrissement des ressources, avec en parallèle une reprise d’activité côté aviation civile et un phénomène de +ramp up+ (accélération) du volume de livraisons à fournir”, explique-t-il. – Pénurie -D’où une “grosse pénurie en recrutement”, au premier chef pour le mastodonte Airbus. “On a été obligé de lancer beaucoup de plans de formation pour faire rentrer des collaborateurs junior”, raconte M. Periquet.Le Daher learning center de M. Kaiser, comme trois de ses concurrents présents au Stadium, proposent ainsi des formations rémunérées aux CQPM (certificats de qualification paritaire de la métallurgie), passeport indispensable pour transformer en six mois demandeurs d’emploi ou actifs en reconversion, en futurs professionnels de “l’aéro”.C’est la démarche d’Ophélie Canal et Amandine Salles, 27 ans et 29 ans, qui souhaitent tenter une CQPM d’inspectrices qualité, après des parcours pour l’une dans “l’administratif et l’accueil”, pour l’autre “en cosmétique”.”Ma famille, ils sont à peu près tous chez Airbus ou des sous-traitants, ils nous ont dit qu’ils cherchaient pas mal de postes, même des personnes qui n’ont pas forcément d’expérience aéronautique, du coup on s’est inscrit au salon”, raconte Ophélie, en attendant un entretien avec sa copine.”Il y a vraiment de tout, des personnes très motivées, mais aussi des gens, si je puis dire, qui viennent parce qu’ils ont vu de la lumière”, explique Richard Lalanne, gérant du centre Sud-Aéro Formation.- “Savoir-être” -Les profils les plus recherchés en région toulousaine sont ceux des métiers dédiés aux “lignes d’assemblage finales” (FAL) d’Airbus: côté ouvriers, des ajusteurs, mécaniciens système, intégrateurs-câbleurs ou contrôleurs aéronautiques et pour les cols blancs, les métiers du support technique.Pour autant, tout le monde ne fait pas l’affaire. “Il y a une culture aéro de l’engagement et du sérieux, avec un degré d’exigence énormissime”, souligne M. Periquet qui insiste sur un mot – le “savoir-être” – que l’on retrouve sur toutes les bouches dans les couloirs du salon.”L’état d’esprit est primordial”, insiste Stéphane Le Roux, responsable RH chez Safran Electrical & Power. “A partir du moment où vous avez de moins en moins de gens avec une expertise technique, si vous investissez sur une personne via de la formation, (…) vous devez vous assurer qu’elle est solide sur ses motivations, sa mentalité”.Or, aujourd’hui, souligne ce professionnel qui recrute pour de la sous-traitance chez Airbus ou Dassault, c’est difficile de trouver des gens qui acceptent les exigences de l’aéronautique, par exemple en termes d’horaires, pouvant être étalés sur 24h ou les week-ends, en raison des cadences.”L’approche du monde du travail n’est plus la même aujourd’hui”, abonde Freddy Bobichon, responsable RH du site de production Latécoère, à Gimont (Gers). Chez les candidats, “le souci prioritaire c’est qu’il faut que le travail s’adapte à la vie privée”, résume-t-il, peinant à trouver les ajusteurs-monteurs et les peintres aéronautiques dont il a besoin pour les pièces de Falcon, de Rafale ou d’A320, produites sur son site.

Vols annulés, supermarchés vides: une tempête hivernale majeure déferle sur les Etats-Unis

Une tempête hivernale majeure déferle dimanche vers le nord-est des Etats-Unis après avoir provoqué d’importantes chutes de neige dans le centre, menaçant des millions d’Américains de coupures d’électricité et d’une paralysie des transports par des températures glaciales.De nombreux supermarchés ont été dévalisés face aux prévisions des services météo nationaux (NWS) qui ont annoncé d’abondantes chutes de neige et des accumulations de glace aux potentielles conséquences “catastrophiques à l’échelle locale” des plaines du sud jusqu’au littoral atlantique.Au total, 20 États ainsi que la capitale américaine, Washington, ont déclaré l’état d’urgence.Environ 14.000 vols à destination et en provenance des Etats-Unis ont été annulés au cours du week-end, et des milliers d’autres ont été retardés, selon FlightAware.La tempête, qualifiée d'”inhabituellement étendue et de longue durée” par le NWS, est provoquée par l’arrivée d’une masse d’air arctique en provenance du Canada.A New York, où les températures devraient rester négatives toute la journée et où jusqu’à 30 centimètres de neige sont attendus à Central Park, le maire Zohran Mamdani a demandé d’éviter tous les déplacements non essentiels dimanche. Une décision sera prise dans la journée concernant une éventuelle fermeture des écoles lundi, auquel cas les cours seraient assurés en ligne.- Le Texas grelotte -Des chutes de neige ont déjà été enregistrées samedi dans le centre des Etats-Unis, notamment au Kansas, en Oklahoma et dans le Missouri, où certaines localités montraient 20 centimètres au sol samedi soir, a indiqué le NWS.Ville du sud plus habituée aux températures clémentes, Dallas a vu le thermomètre chuter à -6°C.A Houston, des centres d’accueil, notamment pour les sans-abri, ont ouvert samedi après-midi dans cette ville de près de 2,4 millions d’habitants.”La nuit dernière, je suis resté dans mon campement sous la pluie, et il ne faisait même pas vraiment froid. Mais je sais que ce soir, cela me tuerait probablement”, a déclaré à l’AFP Caroll Eaton, un sans-abri de 71 ans rencontré à Houston. Alors que le réseau électrique du Texas avait connu une panne générale lors de la dernière grande tempête hivernale en 2021, les autorités se sont montrées rassurantes sur sa solidité cette fois-ci.Selon le site poweroutage.us, plus de 180.000 foyers et commerces étaient néanmoins sans électricité dimanche matin, dont quelque 45.000 au Texas et 67.000 dans l’Etat voisin de Louisiane.Donald Trump a déclaré samedi avoir approuvé des déclarations d’urgence pour 12 Etats du sud et de la côte est, ce qui permettra le déploiement plus rapide des moyens de la Fema, l’agence américaine de gestion des catastrophes naturelles.”Restez en sécurité et restez au chaud!”, a de nouveau exhorté le président américain sur sa plateforme Truth Social.- Vortex polaire -Vendredi il avait anticipé l’arrivée de la tempête pour exprimer de nouveau son scepticisme à propos du changement climatique: “Est-ce que les insurgés environnementaux pourraient m’expliquer s’il vous plaît: QU’EST CE QUI EST ARRIVE AU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE?”Le rapport entre le changement climatique et les tempêtes hivernales de ce type, quand l’air arctique d’ordinaire confiné au pôle Nord s’échappe vers le continent nord-américain, fait l’objet de débats au sein de la communauté scientifique.Les chercheurs relèvent que les perturbations du vortex polaire, qui envoient ces masses d’air arctique vers les Etats-Unis, deviennent plus fréquentes depuis vingt ans. Cela pourrait être dû au réchauffement relativement rapide de l’Arctique, qui affaiblit la ceinture de vents isolant habituellement l’atmosphère au-dessus de cette zone polaire de l’Amérique du Nord. Mais les scientifiques attendent d’avoir davantage de données, sur une plus longue période, pour établir fermement un lien entre ces tempêtes hivernales extrêmes et le dérèglement climatique.- “Cinq ou six minutes” -La gouverneure de New York, Kathy Hochul, a exhorté les habitants à rester chez eux en raison du froid glacial. “Cinq ou six minutes à l’extérieur peuvent être littéralement dangereuses pour votre santé”, a-t-elle souligné.Les autorités ont mis en garde contre un froid extrême, potentiellement mortel, qui pourrait persister jusqu’à une semaine après la tempête, en particulier dans les Grandes Plaines du Nord et le Haut-Midwest, où les températures devraient descendre en dessous de -45 °C. 

Final round of Myanmar vote set to seal junta ally’s victory

Myanmar opened the final round of its month-long election on Sunday, with the dominant pro-military party on course for a landslide in a junta-run vote critics say will prolong the army’s grip on power.The Southeast Asian nation has a long history of military rule, but the generals took a back seat for a decade of civilian-led reforms.That ended in a 2021 military coup when democratic figurehead Aung San Suu Kyi was detained, civil war broke out, and the country descended into humanitarian crisis.The election’s third and final phase opened in dozens of constituencies across the country at 6:00 am on Sunday (2330 GMT Saturday), just a week shy of the coup’s five-year anniversary.The military pledges the election will return power to the people but with Suu Kyi sidelined and her hugely popular party dissolved, democracy advocates say the ballot is stacked with military allies.Junta chief Min Aung Hlaing — who has not ruled out serving as president after the poll — toured voting stations in Mandalay, wearing civilian dress.”This is the path chosen by the people,” he told reporters in response to a question from AFP. “I am also a part of the people, and I support this.””The people from Myanmar can support whoever they want to support,” he said.Voting is not being held in rebel-held parts of the country, and in junta-controlled areas rights monitors say the run-up has been characterised by coercion and the crushing of dissent.Teacher Zaw Ko Ko Myint cast his vote at a Mandalay high school around dawn.”Although I do not expect much, we want to see a better country,” the 53-year-old told AFP. “I feel relieved after voting, as if I fulfilled my duty.”- ‘Fabricated vote’ -The Union Solidarity and Development Party (USDP) — packed with retired officers and described by analysts as a military puppet — won more than 85 percent of elected lower house seats and two-thirds of those in the upper house in the poll’s first two phases.”The junta has orchestrated the election specifically to ensure a landslide by its political proxy,” UN rights expert Tom Andrews said in a statement Friday.”States that endorse the results of these polls will be complicit in the junta’s attempt to legitimise military rule through a fabricated vote.”Official results are expected late this week, but the USDP could claim victory in the hours after polling closes.A military-drafted constitution also gives the armed forces a quarter of the seats in both houses of parliament, which will vote as a whole to pick the president.”I don’t expect anything from this election,” a 34-year-old Yangon resident told AFP earlier, requesting anonymity for security reasons. “Things will just keep dragging on.”Suu Kyi’s National League for Democracy party thrashed the USDP in the last elections in 2020, before the military seized power on February 1, 2021, making unfounded allegations of widespread vote-rigging.The 80-year-old Nobel Peace Prize laureate remains detained incommunicado at an unknown location on charges rights monitors dismiss as politically motivated.- ‘Not safe at all’ -The military has long presented itself as the only force guarding restive Myanmar from rupture and ruin.But its putsch tipped the country into full-blown civil war, with pro-democracy guerrillas fighting the junta alongside a kaleidoscope of ethnic minority armies which have long held sway in the fringes.Air strikes are frequent in some regions, others enjoy relative peace, while some zones are blockaded, haunted by the spectre of starvation.Polling was called off in one in five lower house constituencies, but some frontline locations went to the polls Sunday.”Candidates still haven’t held any campaigning because of security,” complained one parliamentary candidate, speaking on condition of anonymity for security reasons. “It’s not safe at all to travel.”There is no official death toll for Myanmar’s civil war.But monitoring group ACLED, which tallies media reports of violence, estimates more than 90,000 have been killed on all sides.Meanwhile, more than 400 people have been pursued for prosecution under stark new junta-tailored legislation forbidding “disruption” of the election.It punishes protest or criticism with up to a decade in prison, and arrests have been made for as little as posting a “heart” emoji on Facebook posts criticising the polls.Turnout in the first and second phases of the vote was just over 50 percent, official figures say, compared to roughly 70 percent in 2020.