Epilogue pour le budget: Lecornu va recourir au 49.3

Sébastien Lecornu a mis fin au suspense lundi, officialisant un recours au 49.3 pour faire passer sans vote le budget de l’Etat 2026. Une manoeuvre qui exposera le Premier ministre à plusieurs motions de censure, pour lesquelles il comptera sur la mansuétude des socialistes, en échange de concessions sur le texte.Plusieurs sources parlementaires et au sein de l’exécutif ont confirmé que le chef du gouvernement avait tranché en faveur de cet outil, plutôt que de recourir à une ordonnance budgétaire inédite.M. Lecornu, qui s’exprimera lundi après-midi dans la foulée d’un Conseil des ministres réuni depuis 16H00, s’apprête donc à engager sa responsabilité à plusieurs reprises à l’Assemblée nationale, jusqu’à trois fois pour enjamber les différentes étapes restantes pour l’adoption d’un budget.La présidente du groupe LFI, Mathilde Panot, a déjà prévenu que ses députés déposeraient en retour une motion de censure du gouvernement, et “un budget de malheur”.S’il pourrait arriver à faire adopter un budget, c’est aussi un revers sur la forme pour Sébastien Lecornu, qui s’était engagé au début des discussions budgétaires à l’automne à renoncer à cette arme tant décriée.”On aurait été les premiers à aimer qu’un compromis puisse se trouver”, a regretté dimanche la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.L’autre option à la main du Premier ministre est celle de l’ordonnance budgétaire prise par l’exécutif sans l’aval du Parlement. Inédite, cette procédure paraissait plus risquée politiquement, car elle ne permet pas, en théorie, de retenir des mesures différentes du texte initial. De nombreux dirigeants politiques, notamment au PS, ont promis que cette hypothèse vaudrait censure immédiate.Le 49.3 pourrait être activé dès mardi à l’Assemblée nationale sur le volet “recettes” du projet de loi de finances, puis une deuxième fois quelques jours plus tard sur le volet dédié aux dépenses. Le texte ira ensuite rapidement au Sénat, puis reviendra à l’Assemblée pour un troisième et dernier 49.3. Selon le calendrier retenu, un budget définitif pourrait alors être promulgué autour de la mi-février… A condition que Sébastien Lecornu résiste aux motions de censure.Avant de trancher, le gouvernement avait déclaré vouloir “la garantie” de différentes forces politiques qu’il ne serait pas censuré car sinon “vous n’avez ni budget ni gouvernement pour reproposer un budget”, a expliqué sur BFMTV/RMC la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.- Surtaxe -Cela semble bien parti, car le Parti socialiste, qui détient une bonne partie des clés de la censure, s’est montré satisfait des annonces gouvernementales. Celles-ci permettent “d’envisager une non-censure”, a confirmé le chef des députés PS, Boris Vallaud. Et le 49.3 “était la moins mauvaise des solutions”, a estimé le porte-parole du groupe PS, Romain Eskenazi, estimant avoir obtenu sur le fond du texte “une rupture dans la politique du macronisme”.Les vœux du PS ont en effet été exaucés sur le pouvoir d’achat, avec une hausse de la prime d’activité, mais également sur la jeunesse, avec les repas à un euro pour les étudiants, une hausse des moyens des bailleurs sociaux et du fonds vert…”Les mesures de Sébastien Lecornu pour acheter les socialistes, c’est la verroterie avec laquelle les colons achetaient les indigènes dans certains pays”, s’est indigné le vice-président du RN, Sébastien Chenu, sur Europe 1/Cnews. C’est également la proposition PS de surtaxe sur les bénéfices de 300 grandes entreprises qui a été retenue in fine, pour un rendement de huit milliards d’euros en 2026, comme en 2025.Pour contenir le déficit public à 5% du PIB au maximum sans augmenter la fiscalité des ménages, la taxation des grandes entreprises a fini par faire office de variable d’ajustement.”Une nouvelle crise politique affaiblirait notre pays et pèserait encore plus directement et lourdement sur l’activité et l’emploi”, s’est justifié dimanche Sébastien Lecornu dans un courrier aux entrepreneurs, promettant la “stabilisation” des “règles fiscales”.Et ce même si les modalités de cette surtaxe risquent d’irriter les parlementaires du bloc central qui visaient une contribution bien moindre.”Le budget proposé par le gouvernement reprend tous les ingrédients socialistes qui ont conduit au déclin de la France: plus de dépenses et plus d’impôts qui pèsent et découragent ceux qui produisent”, a vertement critiqué lundi le patron de LR, Bruno Retailleau, estimant que “ce budget entérine le fait qu’il faudra attendre l’élection présidentielle pour mener les réformes dont le pays a besoin”.ama-far-sl-sac/jmt/bfi

Epilogue pour le budget: Lecornu va recourir au 49.3

Sébastien Lecornu a mis fin au suspense lundi, officialisant un recours au 49.3 pour faire passer sans vote le budget de l’Etat 2026. Une manoeuvre qui exposera le Premier ministre à plusieurs motions de censure, pour lesquelles il comptera sur la mansuétude des socialistes, en échange de concessions sur le texte.Plusieurs sources parlementaires et au sein de l’exécutif ont confirmé que le chef du gouvernement avait tranché en faveur de cet outil, plutôt que de recourir à une ordonnance budgétaire inédite.M. Lecornu, qui s’exprimera lundi après-midi dans la foulée d’un Conseil des ministres réuni depuis 16H00, s’apprête donc à engager sa responsabilité à plusieurs reprises à l’Assemblée nationale, jusqu’à trois fois pour enjamber les différentes étapes restantes pour l’adoption d’un budget.La présidente du groupe LFI, Mathilde Panot, a déjà prévenu que ses députés déposeraient en retour une motion de censure du gouvernement, et “un budget de malheur”.S’il pourrait arriver à faire adopter un budget, c’est aussi un revers sur la forme pour Sébastien Lecornu, qui s’était engagé au début des discussions budgétaires à l’automne à renoncer à cette arme tant décriée.”On aurait été les premiers à aimer qu’un compromis puisse se trouver”, a regretté dimanche la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.L’autre option à la main du Premier ministre est celle de l’ordonnance budgétaire prise par l’exécutif sans l’aval du Parlement. Inédite, cette procédure paraissait plus risquée politiquement, car elle ne permet pas, en théorie, de retenir des mesures différentes du texte initial. De nombreux dirigeants politiques, notamment au PS, ont promis que cette hypothèse vaudrait censure immédiate.Le 49.3 pourrait être activé dès mardi à l’Assemblée nationale sur le volet “recettes” du projet de loi de finances, puis une deuxième fois quelques jours plus tard sur le volet dédié aux dépenses. Le texte ira ensuite rapidement au Sénat, puis reviendra à l’Assemblée pour un troisième et dernier 49.3. Selon le calendrier retenu, un budget définitif pourrait alors être promulgué autour de la mi-février… A condition que Sébastien Lecornu résiste aux motions de censure.Avant de trancher, le gouvernement avait déclaré vouloir “la garantie” de différentes forces politiques qu’il ne serait pas censuré car sinon “vous n’avez ni budget ni gouvernement pour reproposer un budget”, a expliqué sur BFMTV/RMC la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.- Surtaxe -Cela semble bien parti, car le Parti socialiste, qui détient une bonne partie des clés de la censure, s’est montré satisfait des annonces gouvernementales. Celles-ci permettent “d’envisager une non-censure”, a confirmé le chef des députés PS, Boris Vallaud. Et le 49.3 “était la moins mauvaise des solutions”, a estimé le porte-parole du groupe PS, Romain Eskenazi, estimant avoir obtenu sur le fond du texte “une rupture dans la politique du macronisme”.Les vœux du PS ont en effet été exaucés sur le pouvoir d’achat, avec une hausse de la prime d’activité, mais également sur la jeunesse, avec les repas à un euro pour les étudiants, une hausse des moyens des bailleurs sociaux et du fonds vert…”Les mesures de Sébastien Lecornu pour acheter les socialistes, c’est la verroterie avec laquelle les colons achetaient les indigènes dans certains pays”, s’est indigné le vice-président du RN, Sébastien Chenu, sur Europe 1/Cnews. C’est également la proposition PS de surtaxe sur les bénéfices de 300 grandes entreprises qui a été retenue in fine, pour un rendement de huit milliards d’euros en 2026, comme en 2025.Pour contenir le déficit public à 5% du PIB au maximum sans augmenter la fiscalité des ménages, la taxation des grandes entreprises a fini par faire office de variable d’ajustement.”Une nouvelle crise politique affaiblirait notre pays et pèserait encore plus directement et lourdement sur l’activité et l’emploi”, s’est justifié dimanche Sébastien Lecornu dans un courrier aux entrepreneurs, promettant la “stabilisation” des “règles fiscales”.Et ce même si les modalités de cette surtaxe risquent d’irriter les parlementaires du bloc central qui visaient une contribution bien moindre.”Le budget proposé par le gouvernement reprend tous les ingrédients socialistes qui ont conduit au déclin de la France: plus de dépenses et plus d’impôts qui pèsent et découragent ceux qui produisent”, a vertement critiqué lundi le patron de LR, Bruno Retailleau, estimant que “ce budget entérine le fait qu’il faudra attendre l’élection présidentielle pour mener les réformes dont le pays a besoin”.ama-far-sl-sac/jmt/bfi

Trump tariff threat has global investors running for cover

International investors bought heavily into precious metals while switching out of stocks Monday in a flight to safety after US President Donald Trump threatened fresh tariffs over opposition to his Greenland plans.Gold and silver prices surged, with silver hitting a new record high, while stock markets slid after European countries said they “stand united” against Trump’s weekend vow to hit them with tariffs of up to 25 percent unless Greenland is ceded to the United States.”Gold surged to a record high and stocks wobbled as fresh worries about Greenland surfaced,” noted Neil Wilson, investor strategist at Saxo UK.Gold has broken record after record in recent months as the precious commodity, along with sister metal silver, benefits from safe-haven status.Gold traded around 1.6 percent higher at the end of the European trading day, while silver rose by more than four percent, having set a new record high.Market jitters got worse after the US Treasury chief said Monday that any retaliatory EU tariffs on the US would be “unwise”.Experts said investors were finding it difficult to absorb what Ipek Ozkardeskaya, senior analyst at Swissquote, called a constant stream of “abnormal” news surrounding the Trump’s campaign to take over Greenland.”I lose my words in the absurdity of the news flow,” she said.Wall Street was shut for Martin Luther King Day, but there was much selling in Europe’s equity markets as the mood turned risk-averse.The luxury and auto sectors were hit hard by Trump’s threats, with the share prices of LVMH dropping by close to five percent, and that of BMW by nearly four percent.But some defence stocks climbed, with Germany’s Rheinmetall up by more than one percent.The IMF on Monday upgraded its 2026 global growth forecast, citing a boost from tech investments but warning that a reevaluation of AI productivity gains or renewed trade tensions could bring disruptions.World economic growth is projected to hold steady at 3.3 percent this year, it said. This would match the pace of growth in 2025.China’s economy grew at one of the slowest rates in decades last year, official data revealed Monday, as authorities struggled to overcome low consumer spending and a debt crisis in the property sector.Chinese stocks closed mixed at the start of the new trading week.- Key figures at around 1640 GMT -London – FTSE 100: DOWN 0.4 percent at 10,195.35 points (close)Frankfurt – DAX: DOWN 1.3 percent at 24,959.06 (close)Paris – CAC 40: DOWN 1.8 percent at 8,112.02 (close)Tokyo – Nikkei 225: DOWN 0.7 percent at 53,583.57 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 1.1 percent at 26,563.90 (close)Shanghai – Composite: UP 0.3 percent at 4,114.00 (close)New York – ClosedEuro/dollar: UP at $1.1641 from $1.1604 on FridayPound/dollar: UP at $1.3428 from $1.3382Dollar/yen: UP at 158.09 yen from 158.07 yenEuro/pound: UP at 86.71 pence from 86.69 penceBrent North Sea Crude: UP 0.1 percent at $64.18 per barrelWest Texas Intermediate: UP 0.1 percent at $59.40 per barrelburs-jh/rmb

La “paranoïa” du prince Harry face aux pratiques du Daily Mail

Le prince Harry a fait part de sa “paranoïa” et Elton John a souligné son “indignation” face aux pratiques du Daily Mail, tabloïd qu’ils accusent d’avoir obtenu illégalement des informations sur leur vie privée, et dont le procès a démarré lundi à Londres.Le fils cadet du roi Charles III, qui vit en Californie avec son épouse Meghan et leurs deux enfants, mène depuis plusieurs années une bataille contre la puissante presse à scandale britannique.Le prince de 41 ans a assisté lundi au premier jour du procès, qui est prévu pour durer neuf semaines devant la Haute Cour. Sept personnalités attaquent Associated Newspapers Limited (ANL), éditeur du Daily Mail et du Mail on Sunday: aux côtés de Harry figurent notamment le chanteur Elton John et son époux David Furnish, ainsi que les actrices Elizabeth Hurley et Sadie Frost.Il y a eu “un recours manifeste, systématique et continu à la collecte illégale d’informations tant au Daily Mail qu’au Mail on Sunday”, a dit à l’ouverture du procès leur avocat, David Sherborne. Ces pratiques ont eu lieu pendant “au moins deux décennies”.Ces tabloïds ont employé des détectives privés pour écouter des appels téléphoniques, obtenir des informations privées comme des factures téléphoniques détaillées ou des dossiers médicaux, des relevés bancaires, principalement entre 1993 et 2011, mais encore en 2018, selon les avocats des plaignants.- “Absurdes” -Selon des documents écrits des avocats du prince, ces pratiques ont “profondément perturbé” Harry. Il attaque ANL pour le contenu de 14 articles publiés entre 2001 et 2013.”J’avais l’impression que chacun de mes gestes, chacune de mes pensées ou chacun de mes sentiments était traqué juste pour que le Mail en tire de l’argent”, a dit le prince, cité dans ces documents de sa défense.Les intrusions du tabloïd dans sa vie privée l’ont rendu “paranoïaque à l’extrême” et l’ont “isolé”, a-t-il également confié.Elton John et son époux David Furnish ont pour leur part eu “le sentiment que leur foyer, ainsi que la sécurité de leurs enfants et de leurs proches, (avaient) été violés”, selon ces documents.Les conclusions soumises par leur avocat soulignent “l’indignation” ressentie par le couple qui accuse notamment ANL d’avoir volé le certificat de naissance de leur fils, “avant même” d’avoir pu l’obtenir.L’éditeur rejette catégoriquement les accusations contre lui, qu’il qualifie d'”absurdes”.La défense aura la parole à partir de mardi. Dans des documents écrits, l’avocat d’ANL, Antony White, a affirmé que les plaintes avaient été déposées trop tardivement.Il est “frappant de constater qu’aucun des articles n’avait fait l’objet d’une plainte au moment de leur publication”, a-t-il écrit.Les fuites venaient de l’entourage des personnalités, affirme la défense. – Animosité -Selon le calendrier d’audience, le prince Harry va témoigner jeudi. Elton John devrait lui intervenir début février, mais certainement en distanciel.Harry avait déjà témoigné en 2023 contre MGN, l’éditeur du Daily Mirror.Il était alors devenu le premier membre de la famille royale à déposer à la barre lors d’un procès en plus de cent ans.Harry, qui tient les paparazzi pour responsables de la mort de sa mère Diana en 1997 à Paris, nourrit une forte animosité contre la presse à scandale britannique.Il s’agit selon son entourage de la dernière bataille judiciaire intentée par le prince contre des éditeurs de tabloïds et leurs pratiques illicites. En 2023, le prince avait obtenu la condamnation de l’éditeur du Daily Mirror pour des articles issus du piratage de messageries téléphoniques et reçu des dommages et intérêts à hauteur de 140.600 livres sterling (162.290 euros). Il y a un an, il avait obtenu un dédommagement ainsi que des excuses du propriétaire du Sun, du groupe News Group Newspapers (NGN) de Rupert Murdoch. Harry, qui avec Meghan s’est mis en retrait de la famille royale en 2020 après un départ fracassant du Royaume-Uni, ne devrait pas voir son père lors de son passage à Londres. Harry et Charles se sont vus en septembre lors d’une rencontre brève, leur première depuis un an et demi. Le roi se trouve actuellement en Ecosse.Le prince avait confié en mai 2025 à la BBC qu’il “aimerait beaucoup (se) réconcilier avec (sa) famille”, en particulier avec son père, âgé de 77 ans et atteint d’un cancer dont la nature n’a pas été dévoilée.Selon l’agence de presse PA, ils sont désormais en contact régulier. 

Trump says not thinking ‘purely of peace’ in Greenland push

Donald Trump no longer needs to think “purely of peace” after being snubbed for a Nobel, the US president said in comments published Monday, adding the world will not be safe until Washington controls Greenland.Trump has put the transatlantic alliance to the test with threats to take over Greenland “one way or the other”, as European countries close ranks against Washington’s designs on the vast Danish autonomous territory.German and French leaders denounced as “blackmail” weekend threats by Trump to wield new tariffs against countries which oppose his plans for the Arctic island.They said Monday that Europe was preparing trade countermeasures — though US Treasury Secretary Scott Bessent, asked by AFP about potential retaliatory tariffs, warned: “I think it would be very unwise”.The European Union said it was holding an emergency summit on Thursday to weigh its response, and that while its priority is to “engage not escalate” it is ready to act if needed. Greenland, for its part, said the tariffs threat does not change its desire to assert its own sovereignty. “We will not be pressured,” Greenlandic prime minister Jens-Frederik Nielsen said in a Facebook post, adding that the autonomous territory “is a democratic society with the right to make its own decisions”.But Trump had earlier doubled down, announcing in a message to Norway’s Prime Minister Jonas Gahr Store that the world “is not secure unless we have Complete and Total Control of Greenland”.The message — published Monday and whose authenticity was confirmed to AFP by Store’s office — also saw Trump brush aside peace as a primary goal.”I no longer feel an obligation to think purely of Peace,” he said, citing his failure to win the last year’s Nobel Peace Prize, despite openly coveting it.He said although peace would still be “predominant,” he could “now think about what is good and proper for the United States of America.” Store said the statement had been received in response to a message from him and Finnish President Alexander Stubb, where they had “conveyed our opposition” to Trump’s tariff threats.Store also underlined that the Nobel Peace Prize was not awarded by the Norwegian government.”I have clearly explained, including to President Trump what is well known — the prize is awarded by an independent Nobel Committee,” he said in a written statement.Bessent, speaking in response to a question from AFP at the World Economic Forum in Davos, Switzerland, dismissed any link between the Prize and Trump’s plans for Greenland. “I think it’s a complete canard that the president will be doing this because of the Nobel Prize,” he said.- ‘Blackmail’ -Trump has repeatedly said his country needs vast, mineral-rich Greenland for “national security”, despite the United States already having a base on the island and security agreements with fellow NATO ally Denmark. “Denmark cannot protect that land from Russia or China,” Trump said in his message to the Norwegian premier, doubling down on that sentiment in a post to Truth Social on Monday.”Why do they have a ‘right of ownership’ anyway? There are no written documents, it’s only that a boat landed there hundreds of years ago, but we had boats landing there, also,” he said in his message to Store.Denmark’s defence minister Troels Lund Poulsen said Monday steps had already been taken along with NATO allies to increase its military presence in the region.This weekend, Trump said that from February 1, Denmark, Norway, Sweden, France, Germany, the United Kingdom, the Netherlands, and Finland would be subject to a 10-percent tariff on all goods sent to the United States — a duty which could go higher.Germany’s vice chancellor Lars Klingbeil slammed the move as blackmail, and said Monday that Europe was preparing countermeasures.French finance minister Roland Lescure, speaking at a press conference alongside Kingbeil, agreed.”Blackmail between allies of 250 years, blackmail between friends, is obviously unacceptable,” Lecurse said.Europe’s stock markets fell as the week’s trading began Monday, with British Prime Minister Keir Starmer warning that a “trade war is in no one’s interest”.Greenland — whose tiny population of 57,000 has voiced disquiet at Trump’s threats — continued to make its preferences clear.Greenland’s dogsled federation said that the new US special envoy to the island had been disinvited to its annual race. Jeff Landry had been invited to attend the race by a private Greenlandic tour operator, an invite the KNQK federation has previously called “totally inappropriate”.burs-jll/st

Syria’s Kurds feel disappointed, abandoned by US after Damascus deal

Residents of the Kurdish Syrian city of Qamishli voiced disillusionment on Monday after a deal with Damascus struck a fatal blow to their long-held aspirations of autonomy, with some accusing the United States of abandoning them.Under pressure from a government advance through Kurdish-controlled areas, Syrian Democratic Forces (SDF) leader Mazloum Abdi said Sunday that he had agreed to a ceasefire deal formalising plans for Kurdish integration into the state in order to avoid “civil war”.The deal stipulates that the Kurds’ de facto autonomous administration immediately hand over two predominantly Arab provinces it controlled, and outlines the integration of the body’s civil institutions in its stronghold of Hasakeh.On Sunday, US envoy Tom Barrack embraced the new deal as an “inflection point, where former adversaries embrace partnership”, but some in Qamishli saw it as a betrayal after the Kurds’ contributions in the war against the Islamic State (IS) group.”I never felt like the Americans’ support was genuine,” said 40-year-old Kurdish activist Hevi Ahmed, who likened Washington’s “dealings with people to mere real estate brokerage”.”The agreement is a disappointment after years of hope that the Syrian constitution might contain a better future for the Kurds,” she added.Spread across Turkey, Syria, Iraq and Iran, the Kurds say that their attempts to establish an independent state have been systematically repressed by regional and international powers throughout their history.Washington has long allied itself with the SDF, which helped lead the fight against IS. But since the fall of Assad in 2024, the US position has been more complex, with President Donald Trump broadly supporting the new government’s efforts to unify the country while sending signals he is ready to move on from the SDF partnership.- Sharaa’s ‘vision’ -Aras Mohammed, a 34-year-old employee in the Kurdish administration, also expressed a “great sense of disappointment”. With the new deal, he said, Syrian President Ahmed al-Sharaa “imposes his vision of the state and constitution, based on the legitimacy he obtained by overthrowing al-Assad”.That vision involves a centralised government, which Sharaa argues is necessary for stability after years of war, but which flies in the face of calls from minority groups in Syria for a more federalised system that safeguards their goal of self-determination.Mohammed said he also had major concerns after past “agreements have been violated, bypassed or diluted”.Ever since clashes erupted between Kurdish-led forces and Syrian government troops in Aleppo city earlier this month, Kurds living in autonomous areas have been growing increasingly anxious about the future of their long-marginalised community.As the clashes extended to areas of Kurdish control in Raqa and Deir Ezzor provinces, thousands of people came to seek refuge in Kurdish-majority Qamishli, many in overcrowded shelters, according to AFP correspondents.The Kurdish administration had already agreed in principle to be integrated into the government, though its leaders continued to call for decentralised rule — a non-starter for the new authorities.A decree announced by Sharaa on Friday made Kurdish a national language, designated the Kurdish new year of Nowruz an official holiday and granted citizenship to Kurds previously deprived of it, though it did little to reassure the community.- Like ‘Sweida and the coast’ -Ahmed said she “fears reprisals from government-affiliated factions… similar to what happened in Sweida and the coast”, where outbreaks of sectarian violence against the Alawite and Druze communities killed hundreds of people last year.She also expressed concern about the potential desecration of “images and graves of martyrs” killed in battles against IS.After the SDF withdrew from parts of Raqa on Sunday, an AFP correspondent saw people destroy a statue honouring a woman who fought with Kurdish forces and was killed by IS during the battle for Raqa city.Despite their partnership in the fight against jihadists, the US sparked an outcry when it pulled its troops out of northeastern Syria in 2019, leaving Kurdish-run territory open to a Turkish offensive that killed hundreds and displaced tens of thousands.”This is not the first time America abandons its allies, allies who fought hard and gave thousands of martyrs against barbarians and terrorists,” said jewellery shop owner Rafeh Ismail, 43.Pharmacist Mohammed Issa, 25, asked that “the international coalition and the US do not abandon the Kurds”.”Unfortunately, international decisions are determining our fate today,” he said.

Au procès en appel du RN, les “réponses de Normand” de l’eurodéputé Nicolas Bay

L’eurodéputé Nicolas Bay a admis lundi au procès en appel des assistants parlementaires du Front national que le sien l’avait “aidé” dans “ses activités politiques nationales”, jurant ne pas s’être “rendu compte” qu’il s’agissait d’un détournement: “une réponse de Normand”, a ironisé la présidente de la cour d’appel.Depuis le 31 mars dernier, Nicolas Bay n’est plus conseiller régional de Normandie, sa terre électorale depuis plus de quinze ans.Condamné ce jour-là à trois ans d’inéligibilité avec effet immédiat, il n’était pas parvenu à convaincre le tribunal correctionnel de Paris de la réalité du travail de son assistant Timothée Houssin, embauché au lendemain de son élection au Parlement européen en juin 2014, et dont la rémunération était prise en charge par l’institution communautaire.C’est avec une ligne de défense singulièrement infléchie que celui qui siège toujours dans l’hémicycle de Strasbourg – élu sur la liste Reconquête! en 2024, il s’est depuis éloigné d’Eric Zemmour – s’est présenté lundi après-midi à Paris devant ses juges d’appel.”Je reconnais qu’avec mes activités politiques nationales qui m’accaparaient, Timothée Houssin m’a aidé dans ces tâches-là.” Un aveu? “Je pense en 2025 que ça apparaît comme un détournement aux yeux de tout le monde”, mais “en 2015, ç’aurait été beaucoup moins clair pour beaucoup de monde”, tempère-t-il.La présidente de la cour d’appel, Michèle Agi, le relance: reconnaît-il ces détournements de fonds publics, pour lesquels il est poursuivi aux côtés de Marine Le Pen, le parti d’extrême droite en tant que personne morale, et dix autres anciens eurodéputés et assistants?”A l’époque, je ne me suis pas du tout rendu compte. C’est un tort. L’activité partisane (de mon assistant), je pense que ça répond à la définition de détournement, mais à aucun moment, je n’ai eu l’intention de…”Un mi-oui, mi-non qui a donc suscité le trait d’esprit de la magistrate: “C’est une réponse de Normand!” Et un éclat de rire dans la salle d’audience.- “Zones grises” -La nouvelle défense de l’élu est dans la droite ligne de celle qu’a esquissée Marine Le Pen dès l’ouverture des débats, mardi – le procès doit durer jusqu’au 11 février -, contestant “l’élément intentionnel” de l’infraction, à défaut de nier la matérialité des faits reprochés tel que plaidé lors du premier procès.Mais, s’il est désormais admis que M. Houssin a pu travailler pour le Front national, devenu RN, la réalité de la moindre activité pour son eurodéputé demeure sujette à caution.”Timothée Houssin explique qu’il répondait au courrier mais jamais par écrit! C’est sûr, à l’oral, y’a pas de trace”, constate la magistrate. De même que ces “notes de synthèse”, qui se sont révélées n’être que de simples revues de presse fournies lors de l’instruction.Michèle Agi hausse le ton: “Franchement, ça n’est pas probant comme émanant d’un travail de Timothée Houssin…”A la barre, l’ancien secrétaire général du Front national, aujourd’hui 48 ans, évoque des “zones grises”, reconnaît son “tort” de ne pas avoir suffisamment archivé les documents, son manque de “vigilance”.Mais l’élu apparaît en difficulté lorsque la magistrate lui soumet un “annuaire interne” du FN de l’automne 2014, dans lequel M. Houssin apparaît comme l'”assistant” du… secrétaire général du parti. “Alors que le parti ne devrait même pas connaître Timothée Houssin”, lui fait-elle observer. Une erreur matérielle, suppose Nicolas Bay.C’est l’hypothèse d’un “système”, tel que les juges de première instance l’avaient reconnu, qui est à nouveau interrogée, notamment lorsque la présidente de la cour d’appel rappelle l’évocation par plusieurs témoins d’une réunion au cours de laquelle la présidente du FN, Marine Le Pen, aurait expressément demandé aux eurodéputés de laisser le parti répartir leurs assistants.”Elle ne connaissait aucun de mes assistants: je suis la démonstration qu’il n’y avait pas de consignes”, conteste Nicolas Bay. “Si elle m’avait demandé de le faire, je me serais donc affranchi de cette recommandation et quatre mois plus tard, elle ne m’en aurait tenu aucune rigueur et nommé secrétaire général?”, feint-il d’interroger. “Marine Le Pen n’est pas connue pour manquer d’autorité…”L’intéressée, qui n’était pas présente lundi à l’audience, pourra s’en expliquer mardi: elle est attendue à la barre à 13H30 pour son interrogatoire qui doit s’étaler sur deux jours.

Au procès en appel du RN, les “réponses de Normand” de l’eurodéputé Nicolas Bay

L’eurodéputé Nicolas Bay a admis lundi au procès en appel des assistants parlementaires du Front national que le sien l’avait “aidé” dans “ses activités politiques nationales”, jurant ne pas s’être “rendu compte” qu’il s’agissait d’un détournement: “une réponse de Normand”, a ironisé la présidente de la cour d’appel.Depuis le 31 mars dernier, Nicolas Bay n’est plus conseiller régional de Normandie, sa terre électorale depuis plus de quinze ans.Condamné ce jour-là à trois ans d’inéligibilité avec effet immédiat, il n’était pas parvenu à convaincre le tribunal correctionnel de Paris de la réalité du travail de son assistant Timothée Houssin, embauché au lendemain de son élection au Parlement européen en juin 2014, et dont la rémunération était prise en charge par l’institution communautaire.C’est avec une ligne de défense singulièrement infléchie que celui qui siège toujours dans l’hémicycle de Strasbourg – élu sur la liste Reconquête! en 2024, il s’est depuis éloigné d’Eric Zemmour – s’est présenté lundi après-midi à Paris devant ses juges d’appel.”Je reconnais qu’avec mes activités politiques nationales qui m’accaparaient, Timothée Houssin m’a aidé dans ces tâches-là.” Un aveu? “Je pense en 2025 que ça apparaît comme un détournement aux yeux de tout le monde”, mais “en 2015, ç’aurait été beaucoup moins clair pour beaucoup de monde”, tempère-t-il.La présidente de la cour d’appel, Michèle Agi, le relance: reconnaît-il ces détournements de fonds publics, pour lesquels il est poursuivi aux côtés de Marine Le Pen, le parti d’extrême droite en tant que personne morale, et dix autres anciens eurodéputés et assistants?”A l’époque, je ne me suis pas du tout rendu compte. C’est un tort. L’activité partisane (de mon assistant), je pense que ça répond à la définition de détournement, mais à aucun moment, je n’ai eu l’intention de…”Un mi-oui, mi-non qui a donc suscité le trait d’esprit de la magistrate: “C’est une réponse de Normand!” Et un éclat de rire dans la salle d’audience.- “Zones grises” -La nouvelle défense de l’élu est dans la droite ligne de celle qu’a esquissée Marine Le Pen dès l’ouverture des débats, mardi – le procès doit durer jusqu’au 11 février -, contestant “l’élément intentionnel” de l’infraction, à défaut de nier la matérialité des faits reprochés tel que plaidé lors du premier procès.Mais, s’il est désormais admis que M. Houssin a pu travailler pour le Front national, devenu RN, la réalité de la moindre activité pour son eurodéputé demeure sujette à caution.”Timothée Houssin explique qu’il répondait au courrier mais jamais par écrit! C’est sûr, à l’oral, y’a pas de trace”, constate la magistrate. De même que ces “notes de synthèse”, qui se sont révélées n’être que de simples revues de presse fournies lors de l’instruction.Michèle Agi hausse le ton: “Franchement, ça n’est pas probant comme émanant d’un travail de Timothée Houssin…”A la barre, l’ancien secrétaire général du Front national, aujourd’hui 48 ans, évoque des “zones grises”, reconnaît son “tort” de ne pas avoir suffisamment archivé les documents, son manque de “vigilance”.Mais l’élu apparaît en difficulté lorsque la magistrate lui soumet un “annuaire interne” du FN de l’automne 2014, dans lequel M. Houssin apparaît comme l'”assistant” du… secrétaire général du parti. “Alors que le parti ne devrait même pas connaître Timothée Houssin”, lui fait-elle observer. Une erreur matérielle, suppose Nicolas Bay.C’est l’hypothèse d’un “système”, tel que les juges de première instance l’avaient reconnu, qui est à nouveau interrogée, notamment lorsque la présidente de la cour d’appel rappelle l’évocation par plusieurs témoins d’une réunion au cours de laquelle la présidente du FN, Marine Le Pen, aurait expressément demandé aux eurodéputés de laisser le parti répartir leurs assistants.”Elle ne connaissait aucun de mes assistants: je suis la démonstration qu’il n’y avait pas de consignes”, conteste Nicolas Bay. “Si elle m’avait demandé de le faire, je me serais donc affranchi de cette recommandation et quatre mois plus tard, elle ne m’en aurait tenu aucune rigueur et nommé secrétaire général?”, feint-il d’interroger. “Marine Le Pen n’est pas connue pour manquer d’autorité…”L’intéressée, qui n’était pas présente lundi à l’audience, pourra s’en expliquer mardi: elle est attendue à la barre à 13H30 pour son interrogatoire qui doit s’étaler sur deux jours.

Espagne: le Premier ministre promet une “transparence absolue” sur les causes de la collision entre deux trains

Le Premier ministre espagnol a décrété trois jours de deuil national et promis lundi “une transparence absolue” sur les causes de l’accident ferroviaire qui a fait au moins 39 morts dimanche dans le sud de l’Espagne, un bilan qui pourrait encore s’alourdir.- Un bilan en hausse -Le bilan du drame survenu dimanche soir en Andalousie a grimpé en flèche au cours de la nuit, s’établissant, selon une porte-parole du ministère de l’Intérieur, à 39 morts lundi matin. “Dans les prochaines heures, les engins lourds commenceront à travailler et soulèveront les wagons les plus touchés du train Alvia. Il est malheureusement fort possible que d’autres personnes décédées soient découvertes sous les amas de ferraille”, a averti le président régional andalou Juan Manuel Moreno.La catastrophe a également fait plus de 120 blessés. 43 étaient encore hospitalisés, dont 12 en soins intensifs, lundi à la mi-journée, selon les services d’urgence. – Que s’est-il passé ? -Dimanche à 19H45 (18H45 GMT), près d’Adamuz, à environ 200 km au nord de Malaga, deux trains à grande vitesse circulant sur deux voies parallèles dans des directions opposées sont entrés en collision.En cause: un train Iryo (un opérateur de transport ferroviaire privé) à destination de Madrid transportant quelque 300 personnes, qui a déraillé et s’est déporté sur la voie parallèle, heurtant une rame de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, circulant dans l’autre sens en direction de Huelva (sud), avec à son bord 184 passagers.Les wagons à l’arrière du train Iryo ont déraillé et percuté les deux premiers wagons de l’autre train, projetant ceux-ci “hors des rails”, selon le ministre des Transports Oscar Puente.Selon Iryo, la dernière révision de la rame accidentée avait eu lieu jeudi dernier.Sur des images aériennes diffusées par la garde civile, les deux rames apparaissent assez éloignées l’une de l’autre.Complètement sortis des rails, les quatre wagons du train de la Renfe se sont retournés, et deux d’entre eux semblent même avoir été écrasés par l’impact. Plusieurs centaines de mètres plus loin se trouve le train Iryo rouge, qui a probablement continué sur sa lancée après le choc, avec la plupart de ses wagons encore dans les rails et ses deux dernières voitures couchés sur le flanc. – Des causes encore inconnues -“Nous allons découvrir trouver la vérité, nous allons connaître la réponse et, lorsque l’origine de cette tragédie sera connue, (…) avec une transparence et une clarté absolues, nous la porterons à la connaissance de l’opinion publique, des citoyennes et des citoyens”, s’est engagé le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez en début d’après-midi lundi, à Adamuz, en Andalousie.Survenue en ligne droite, sur une portion de voie rénovée, selon le ministre des Transports, qui a évoqué un accident “extrêmement étrange”, la collision est pour le moment toujours inexpliquée.”Tous les experts en matière ferroviaire (…) sont très surpris par cet accident”, a assuré Oscar Puente.”L’erreur humaine est pratiquement écartée”, a aussi assuré le président de la Renfe Álvaro Fernández Heredia sur la radio publique RNE. “Cela doit être lié au matériel roulant d’Iryo ou à un problème d’infrastructure”, a-t-il estimé.Sur cette portion de voie ferrée limitée à 250 km/h, la vitesse n’était pas en cause dans l’accident, a-t-il aussi assuré, soulignant qu’un des trains circulait à 205 km/h, et l’autre à 210 km/h.- L’Espagne sous le choc -Le pays tout entier s’est réveillé sous le choc, à commencer par le petit village d’Adamuz.Manuel Muñoz, un de ses habitants de 60 ans, s’est empressé d’apporter “de l’eau, des couvertures, tout ce que nous avons pu” et dit être reparti “quand les premiers blessés sont arrivés. Nous sommes partis parce que nous étions en train d’entraver le travail des professionnels”. “C’est une catastrophe”, se lamente un autre habitant, José Pérez Rojas, 80 ans. “Ici c’est un village agricole, pacifique, avec des gens très paisibles, et un événement comme celui-ci…”.La famille royale espagnole se rendra à proximité des lieux de l’accident mardi.Trois jours de deuil national, de mardi à 00H00 (23H00 GMT) à vendredi à 00H00 (23H00 GMT) ont par ailleurs été annoncés par Pedro Sánchez, qui a évoqué à Adamuz “un jour de douleur pour toute l’Espagne”.Des minutes de silence ont été respectées dans plusieurs lieux du pays, notamment au ministère des Transports à Madrid, lundi à 12H00 (11H00 GMT).En juillet 2013, l’Espagne avait déjà été meurtrie par un déraillement de train peu avant son arrivée à Saint-Jacques-de-Compostelle (nord-ouest), tuant 80 personnes.