Is China a threat to Greenland as Trump argues?

US President Donald Trump has repeatedly threatened to take Greenland by force from NATO ally Denmark in order to keep the Arctic island from Beijing’s hands.But analysts suggested China is a small player in the Arctic region, and thus far from the threat Trump has argued.Here is what we know about Beijing’s presence in the region:- Covered with Chinese ships? -Despite Trump’s claim that, without US intervention, Greenland would have “Chinese destroyers and submarines all over the place”, Beijing’s Arctic military presence is underwhelming.”Greenland is not swarming with Chinese and Russian vessels. This is nonsense,” said to Paal Sigurd Hilde at the Norwegian Institute for Defence Studies.In other parts of the Arctic, China’s modest military presence has grown in collaboration with Russia since the 2022 invasion of Ukraine.”China’s only pathway to gaining significant influence in the Arctic goes through Russia,” Hilde said.The two countries have increased joint Arctic and coast guard operations, including a 2024 bomber patrol near Alaska.China also operates a handful of icebreakers equipped with deep-sea mini-submarines, which could map the seabed — potentially useful for military deployment — and satellites for Arctic observation.Beijing says they are for scientific research.- Is China’s influence growing? -These activities are “potential security concerns if China’s military or military-linked assets establish a regular presence in the region”, said Helena Legarda at the Mercator Institute for China Studies in Berlin.”China has clear ambitions to expand its footprint and influence in the region, which it considers… an emerging arena for geopolitical competition,” she said.Beijing launched the Polar Silk Road project in 2018 — the Arctic arm of its transnational Belt and Road infrastructure initiative — and aims to become a “polar great power” by 2030.It has established scientific research stations in Iceland and Norway, while Chinese firms have invested in projects like Russian liquefied natural gas and a Swedish railway line.Competition with China for resources and access to trade routes in the Arctic could threaten European interests, Legarda said.Recently, however, China has faced pushback. Proposals to buy an abandoned naval station in Greenland and an airport in Finland have failed.The US reportedly pressured nations to reject Chinese companies. In 2019, Greenland opted against using China’s Huawei for its 5G networks.Russia remains the exception, with China investing heavily in resources and ports along Russia’s northern coast.- What is China seeking? -Greenland has the world’s eighth-largest rare earth reserves, elements vital for technologies including electric vehicles and military equipment, according the US Geological Survey.While China dominates global production of these critical materials, its attempts to tap Greenland’s resources have seen limited success.A Chinese-linked project at a massive deposit in Kvanefjeld was halted by the Greenland government in 2021 over environmental concerns, while another deposit in southern Greenland was sold to a New York-based firm in 2024 after US lobbying.”There was a fear in Denmark and the US that mining investments several times the GDP of Greenland could have led to Chinese influence a decade ago, but the investments never materialised,” said Jesper Willaing Zeuthen, associate professor at Aalborg University.More recently, “Beijing discourages engagement, because the diplomatic costs have been too high”.- Transforming shipping routes -The Polar Silk Road aims to link China to Europe via Arctic routes increasingly accessible as warming temperatures melt Arctic sea ice.China and Russia agreed in October to develop the Northern Sea Route (NSR) along Russia’s northern border.Last year, a Chinese ship reached Britain in 20 days via the Arctic, half the time of the regular Suez Canal route.The passage could transform global shipping and reduce Chinese reliance on the Straits of Malacca for its trade.But ships have to be modified to travel through ice, fog makes navigation difficult, and the weather is extreme.Chinese ships made just 14 NSR voyages last year, mostly carrying Russian gas.Another possible route — the Northwest Passage — follows the Canadian archipelago, potentially mitigating the risks of a Russian and Chinese-dominated northern passage.The NSR does not pass by Greenland, so it is not the source for Trump’s claim of Chinese ships prowling the island’s coastline.Zeuthen maintains there is no sign of Chinese military activity in or around the Arctic part of Greenland.”Actual security issues are very hard to identify,” he said.

Corée du Sud: l’heure des réquisitions pour l’ex-président Yoon après son coup de force de 2024

Le parquet sud-coréen doit livrer mardi ses réquisistions à l’encontre de l’ex-président Yoon Suk Yeol, qui encourt la peine de mort pour avoir tenté d’instaurer la loi martiale en décembre 2024.L’audience finale dans le procès principal de Yoon Suk Yeol, qui a débuté dans la matinée, doit permettre à l’ancien dirigeant de 65 ans de faire sa dernière déclaration avant la mise en délibéré.Le crime d’insurrection, le plus grave pour lequel il est poursuivi, est passible de la peine de mort, encore en vigueur en Corée du Sud même si aucune exécution n’a eu lieu depuis 1997.Selon la loi sud-coréenne, les procureurs devraient requérir la prison à vie ou la peine de mort pour l’ancien président conservateur accusé d’insurrection.Dans la soirée du 3 décembre 2024, Yoon Suk Yeol avait sidéré le pays en annonçant par surprise à la télévision l’imposition de la loi martiale, envoyant des troupes au Parlement pour le museler.Il avait fait marche arrière quelques heures plus tard, un nombre suffisant de députés ayant réussi à se faufiler dans l’hémicycle cerné par les soldats et à voter la suspension de son décret.Procureur de carrière, Yoon Suk Yeol est jugé depuis février 2025 à Séoul en même temps que sept autres personnes, dont son ex-ministre de la Défense et l’ancien chef de la police. Le verdict est attendu le mois prochain.L’équipe de défense de M. Yoon a formulé des arguments dans l’espoir de lui venir en aide ainsi qu’à ses complices.Mardi, ils ont comparé l’ancien dirigeant en disgrace à de grandes figures historiques comme les savants italiens Galileo Galilei et Giordano Bruno, injustement condamnés. “La majorité ne révèle pas toujours la vérité”, ont-ils soutenu.- Plusieurs procès -M. Yoon était devenu en janvier 2025 le premier président sud-coréen en exercice à être arrêté et placé derrière les barreaux. Il s’était retranché pendant des semaines dans sa résidence de Séoul sous la protection de sa garde rapprochée, faisant même échouer un premier raid des autorités sur son domicile.Il a été officiellement destitué en avril 2025 par la Cour constitutionnelle, après des mois de manifestations massives et de chaos politique.Yoon Suk Yeol avait justifié la loi martiale, une mesure sans précédent en Corée du Sud depuis les dictatures militaires des années 1980, par le fait que le Parlement contrôlé par l’opposition bloquait le budget.Dans son allocution télévisée, il avait affirmé agir pour protéger le pays des “forces communistes nord-coréennes” et “éliminer les éléments hostiles à l’Etat”.Remis en liberté en mars en raison d’un vice de procédure, M. Yoon a de nouveau été incarcéré en juillet, de crainte qu’il ne détruise des preuves.S’il est reconnu coupable, il sera le troisième ex-président sud-coréen à être condamné pour le crime d’insurrection, après les généraux Chun Doo-hwan et Roh Tae-woo pour un coup d’Etat en 1979.Yoon fait l’objet de plusieurs autres procès pour des délits de gravité moindre liés à son coup de force manqué.Dans l’un, le parquet a requis dix ans de prison pour entrave à la justice, notamment pour avoir résisté à son arrestation. Le verdict dans cette affaire est attendu vendredi.Dans une autre procédure, l’ex-président est accusé par le parquet d’avoir provoqué la Corée du Nord en ordonnant l’envoi de drones au-dessus de Pyongyang dans l’espoir de déclencher une réaction du pays voisin qui aurait justifié l’imposition de la loi martiale.

Naissances, décès: l’Insee dévoile mardi les chiffres 2025 sur la population française

Y a-t-il eu plus de décès que de naissances en France en 2025 ? L’Insee va dévoiler mardi à la mi-journée des statistiques très attendues sur la démographie française, alors que le pays est proche d’un tournant.Naissances, décès, taille de la population, mais aussi espérance de vie et mariages: l’Institut nationale de la statistique va présenter une série de données démographiques concernant la France en 2025.Parmi les plus attendues, le solde naturel de population, soit la différence entre le nombre de naissances et de décès, qui pourrait être négatif pour la première fois depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.Sur onze mois, il parvient tout juste à rester positif: +2.864 personnes. Deux tendances, qui seront détaillées par l’Insee, expliquent la situation.D’un côté, les naissances reculent du fait d’une baisse de la fécondité, c’est-à-dire du nombre d’enfant par femmes. Celle-ci est liée à de multiples facteurs (difficultés à accéder à un emploi stable, changement d’aspirations, inquiétude au sujet de l’avenir de la planète, problèmes d’infertilité…).De l’autre, le nombre de décès augmente en raison de l’arrivée à des âges de forte mortalité des générations nombreuses du baby-boom.Ainsi, en 2025, entre janvier et novembre, le nombre quotidien moyen de nouveaux-nés s’est replié de 2,4%, par rapport à la même période l’année précédente. Le nombre de décès quotidien moyen a lui augmenté de 1,2%.Si le solde naturel de population devient négatif, cela signifie que la France ne peut compter que sur le solde migratoire pour voir sa population croître (la différence entre le nombre de personnes entrées et sorties du territoire).Le solde migratoire a été le principal moteur de croissance de la population ces dernières années.Le solde naturel s’est lui drastiquement réduit. Au cours de la dernière décennie, il est passé de +200.000 personnes en 2015 à seulement +17.000 personnes en 2024.

Takaichi says urged S. Korea’s Lee to help ‘ensure regional stability’

Japanese Prime Minister Sanae Takaichi called on South Korean President Lee Jae Myung Tuesday to help “ensure regional stability”, as Beijing pressures Tokyo over its stance on Taiwan.The two leaders met in Takaichi’s picturesque home region of Nara in western Japan, days after Lee visited Chinese leader Xi Jinping in Beijing.They agreed to strengthen cooperation on economic security, regional and global issues, as well as artificial intelligence, according to South Korea’s presidential office.Looming in the background of the meeting was Japan’s heated diplomatic spat with China, triggered by Takaichi’s suggestion in November that Japan could intervene militarily if China attacks Taiwan.China, which regards Taiwan as its own territory, reacted angrily, blocking exports to Japan of “dual-use” items with potential military applications, fuelling worries in Japan that Beijing could choke supplies of much-needed rare earths.Takaichi said she told Lee that “while advancing Japan-South Korea relations, both countries should cooperate to ensure regional stability and fulfill their respective roles”.”As the environment surrounding both of our countries becomes ever more severe, our bilateral relations, as well as the cooperation among Japan, South Korea and the United States, are assuming greater importance,” she later told a news conference.At the beginning of his meeting with Takaichi, Lee said that cooperation between the two US allies “is more important than ever”.”In this increasingly complex situation and within this rapidly changing international order, we must continue to make progress toward a better future,” Lee added.They agreed to continue their “shuttle diplomacy” of regular meetings, according to Takaichi, as well as work towards the complete denuclearisation of North Korea.Lee and Takaichi, who both took office in 2025, last met in October on the sidelines of the APEC regional summit in Gyeongju, South Korea.It is Lee’s second visit to Japan since August, when he met Takaichi’s predecessor Shigeru Ishiba.- Bitter memories -Lee and Takaichi will have dinner Tuesday, before visiting one of Japan’s oldest temples in Nara on Wednesday.”Behind closed doors, the leaders will certainly discuss the current Japan-China crisis, as Beijing’s retaliatory measures, including export controls, will have an impact on Korea as well,” Benoit Hardy-Chartrand, an East Asian geopolitics expert at Temple University’s Tokyo campus told AFP, with the supply chains of the three nations deeply intertwined.Lee said in an interview with Japanese public broadcaster NHK aired on Monday that it was not his place to “intervene or get involved” in the Japan-China row.”From the standpoint of peace and stability in Northeast Asia, confrontation between China and Japan is undesirable,” he said. “We can only wait for China and Japan to resolve matters amicably through dialogue.”Hardy-Chartrand said he believed “the South Korean government felt that it was necessary for President Lee to visit Japan not too long after going to China, in order to demonstrate that Seoul is not favouring one side over the other”.Lee and Takaichi were also expected to discuss their relations with the United States because the unpredictable Trump “has put in doubt old certainties and highlighted the importance of strengthening their ties”, he said.On the bilateral front, bitter memories of Japan’s brutal occupation of the Korean peninsula from 1910 to 1945 have cast a long shadow over Tokyo-Seoul ties.Lee’s conservative predecessor Yoon Suk Yeol, who declared martial law in December 2024 and was removed from office, had sought to improve relations with Japan.Lee is also relatively more dovish towards North Korea than was Yoon, and has said that South Korea and Japan are like “neighbours sharing a front yard”.

Images dénudées de Grok: la Haute commissaire à l’Enfance française a saisi la commissaire européenne

La Haute commissaire à l’Enfance française, Sarah El Haïry, a saisi la commissaire européenne à la souveraineté numérique sur la fonctionnalité de Grok permettant de générer de fausses images de personnes dénudées, qui tombe sous le coup de réglementations européennes, a-t-elle indiqué au Parisien.”J’ai saisi la justice française, ainsi que l’Arcom (le régulateur de l’audiovisuel) …

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Asian markets rise, Iran worries push up oil

Asian markets mostly rose on Tuesday with Tokyo closing at a record high on speculation over a snap election, while concerns about Iran pushed oil prices higher.The rallies followed another record finish on Wall Street overnight, where investors shrugged off worries about a US criminal probe of the Federal Reserve central bank.Tokyo’s Nikkei closed 3.1 percent up, driven by anticipation that Prime Minister Sanae Takaichi will capitalise on strong poll numbers by calling an election.Takaichi became Japan’s first woman prime minister in October and her cabinet has an approval rating of around 70 percent.But her ruling bloc only has a slim majority in parliament’s powerful lower house, hindering her ambitious policy agenda.Tokyo’s gains were mirrored by increases in Hong Kong, Sydney, Singapore and Malaysia. Shanghai was down at the close, with Wellington, Mumbai, Bangkok and Manila also in the red.London and Frankfurt were flat at the open, with Paris in the red.Seoul climbed 1.5 percent after South Korean chip giant SK hynix said it would spend 19 trillion won ($12.9 billion) building an advanced chip packaging plant, as the firm rides the global AI boom.It came after New York’s Dow and S&P 500 ended at records for a second straight day.The tech-rich Nasdaq index also bounced back from early losses after Sunday night’s disclosure of the US Department of Justice probe into the Federal Reserve.Broad optimism over the global economy and technological advances such as artificial intelligence have buoyed market sentiment in recent months.Oil prices rose after US President Donald Trump announced a 25 percent tariff on any country trading with Iran, ramping up pressure on Tehran over its violent crackdown on a wave of protests.Michael Wan at MUFG noted that Iran makes up three percent of global oil production, with Venezuela supplying around one percent “as a rough rule of thumb”.”China stands out as the top trading partner for Iran, both across exports and imports, and also in terms of its position as the top importer of Iranian crude oil,” he said.Trump said in a social media post on Monday that the new levies would “immediately” hit the Islamic republic’s trading partners who also do business with the United States.Taipei was up 0.5 percent after the democratic island said it had reached a “general consensus” with Washington on a trade deal, following months of talks.Taiwan and the United States began negotiations in April to hash out a trade deal after Trump slapped a 32 percent tariff on Taiwanese exports, which was later lowered to 20 percent, as part of his sweep of measures against dozens of trade partners.- Key figures at around 0815 GMT -Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.9 percent at 26,848.47 (close)Shanghai – Composite: DOWN 0.6 percent at 4,138.76 (close)Tokyo – Nikkei 225: UP 3.1 percent at 53,549.16 (close)West Texas Intermediate: UP 0.5 percent at $59.81 per barrelBrent North Sea Crude: UP 0.5 percent at $64.18 per barrelEuro/dollar: DOWN at $1.1658 from $1.1666 on MondayPound/dollar: UP at $1.3468 from $1.3466Dollar/yen: UP at 158.86 yen from 158.17 yenEuro/pound: DOWN at 86.56 pence from 86.63 penceLondon – FTSE 100: FLAT at 10,140.70New York – Dow: UP 0.2 percent at 49,590.20 (close)

Ouverture du procès de l’Iranienne qui pourrait être échangée contre les Français Kohler et Paris

Le procès pour apologie du terrorisme de l’Iranienne Mahdieh Esfandiari, possible monnaie d’échange avec Téhéran contre les Français Cécile Kohler et Jacques Paris, s’ouvre ce mardi au tribunal correctionnel de Paris, pour quatre jours.Cette affaire devrait être scrutée de près: les autorités iraniennes souhaitent échanger Mahdieh Esfandiari, arrêtée en France en février 2025, contre Cécile Kohler, 41 ans, et Jacques Paris, 72 ans, qui avaient été incarcérés en Iran en mai 2022 avant d’être condamnés respectivement à 20 et 17 ans de prison notamment pour espionnage pour Israël puis libérés début novembre 2025 avec l’interdiction toutefois de quitter le pays.Ils restent bloqués à l’ambassade de France à Téhéran. Mahdieh Esfandiari a pour sa part obtenu fin octobre, après huit mois de détention provisoire, sa libération sous contrôle judiciaire, avec interdiction de quitter le territoire français.”Cet échange entre nous et la France a été négocié. Il y a eu un accord et en effet, nous attendons que toute la procédure juridique et judiciaire se fasse dans les deux pays”, avait déclaré fin novembre le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, à France 24.”Une procédure judiciaire est en cours qu’il ne nous appartient pas de commenter”, a de son côté déclaré une source diplomatique française.Interrogée par l’AFP, la diplomatie française s’est refusée à tout commentaire sur l’impact potentiel sur leur libération du mouvement de protestation qui secoue l’Iran depuis des jours, et dont la répression a fait des centaines de morts.- Cinq prévenus, dont Alain Soral -L’Iranienne de 39 ans sera jugée avec quatre autres personnes, dont l’essayiste d’extrême droite multicondamné Alain Soral.Résident en Suisse, il est visé par un mandat d’amener, faute d’avoir répondu à sa convocation devant le juge d’instruction.Mme Esfandiari comparaîtra pour apologie d’un acte de terrorisme commis en ligne, provocation directe en ligne à un acte de terrorisme (des délits passibles de sept ans d’emprisonnement et 100.000 euros d’amende), injure publique en ligne en raison de l’origine, ethnie, nation, race ou religion et association de malfaiteurs. Elle conteste les accusations.”Nous abordons très sereinement ce procès qui va permettre à ma cliente de préciser ses propos”, a commenté son avocat, Me Nabil Boudi, pour qui il “apparaît prématuré à ce stade d’évoquer un échange tant qu’il y a l’incertitude du volet judiciaire”.Les faits qui lui sont reprochés ont été commis à Paris et à Lyon de courant 2023 jusqu’au 3 décembre 2024, notamment sur les plateformes Telegram et X, Twitch et YouTube et le site Egalité et réconciliation d’Alain Soral.Le 30 octobre 2023, le parquet de Paris avait reçu un signalement du ministre de l’Intérieur sur un compte Telegram @Axe_de_la_Résistance, faisant l’apologie de l’attaque sanglante menée par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, incitant à des actes de terrorisme et injuriant la communauté juive.Après plusieurs mois d’enquête, des juges d’instruction avaient été saisis en novembre 2024.Selon leur ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel, Mahdieh Esfandiari a occupé une “place centrale dans l’organisation Axe de la Résistance” et “a secondé” Maurizio Buisson, un ancien étudiant de l’université Al-Mustafa de Qom en Iran qui en était le principal organisateur. Il sera lui aussi jugé.Lors d’une perquisition au domicile de l’Iranienne, ont été retrouvés des livres édités par le régime iranien et plus de 2.000 euros en liquide.Arrivée en France en 2018, elle y a créé une entreprise de traduction et interprétariat et avait pour projet en 2025 de rentrer dans son pays.Parmi les nombreux propos qui lui sont reprochés: avoir publié la phrase “Une attaque qui fait le bonheur de milliards de gens dans le monde…” en référence aux massacres du 7-Octobre; avoir remercié “ceux qui ont soutenu la Résistance (…) Et à leur tête la République islamique d’#Iran” ou un an plus tard avoir célébré notamment avec des émoticônes l’anniversaire de l’attaque perpétrée par le Hamas.Le tribunal pourrait rendre sa décision dans la foulée du procès ou la mettre en délibéré à plusieurs semaines.

Face aux pressions chinoises, Tokyo et Séoul resserrent les liens

La Première ministre du Japon, Sanae Takaichi, a reçu mardi le président de la Corée du Sud, Lee Jae Myung, qui ont appelé à resserrer les liens entre les deux pays, en pleine crise diplomatique entre Tokyo et Pékin.Les deux dirigeants se sont serré la main devant les caméras avant un entretien dans l’ex-capitale impériale de Nara, près de Kyoto (ouest du Japon), région natale de la dirigeante nationaliste, a constaté une journaliste de l’AFP sur place.La rencontre intervient alors que les relations entre la Chine et le Japon enregistrent un coup de froid depuis que Mme Takaichi a laissé entendre en novembre que son pays pourrait intervenir militairement si la Chine attaquait Taïwan, considérée comme partie intégrante de la Chine par Pékin.La semaine dernière, Pékin a annoncé des contrôles renforcés sur l’exportation vers le Japon de biens à double usage, civil et militaire, au risque d’affecter l’approvisionnement du Japon en terres rares.”Dans cette situation de plus en plus complexe, au sein d’un ordre international en rapide évolution, nous devons continuer à progresser vers un avenir meilleur (…) la coopération entre nos deux pays est plus importante que jamais, et primordiale”, a déclaré le président sud-coréen au début de la rencontre. M. Lee, qui ne souhaite pas se mêler du différend entre Pékin et Tokyo, est au Japon pour deux jours.De son côté, Mme Takaichi a déclaré au président sud-coréen que, “tout en faisant progresser leurs relations bilatérales, les deux pays devaient coopérer pour assurer la stabilité régionale et remplir leurs rôles respectifs”.”Face à la détérioration de la situation dans le voisinage de nos deux pays, nos relations bilatérales, ainsi que la coopération entre Japon, Corée du Sud et Etats-Unis revêtent une importance croissante” et les liens entre Tokyo et Séoul sont “stratégiques”, a-t-elle martelé à l’issue de l’entretien.Selon la présidence sud-coréenne, les deux pays sont convenus de renforcer leur coopération sur la sécurité économique et l’intelligence artificielle, ainsi que sur les “questions régionales et mondiales”.- Restrictions chinoises -Avant sa visite au Japon, M. Lee s’est rendu il y a une semaine en Chine, où il a rencontré son homologue Xi Jinping et mis en scène leur entente dans des selfies largement partagés en ligne.Sa visite au Japon peu de temps après sert à “montrer que Séoul ne favorise pas un camp plutôt qu’un autre”, analyse Benoît Hardy-Chartrand, expert de géopolitique au campus de l’Université Temple à Tokyo.Pour lui, la Chine s’imposait au menu des discussions à huis clos, “car les mesures de rétorsion de Pékin, y compris les contrôles à l’exportation, auront également un impact sur la Corée”. Les chaînes d’approvisionnement des trois pays sont imbriquées, notamment dans l’industrie électronique.La rencontre au sommet se déroule aussi après d’importantes manœuvres militaires chinoises autour de Taïwan et des tirs de missiles balistiques par la Corée du Nord, dont Pékin est proche, en mer du Japon.Dans un entretien avec la chaîne publique nippone NHK diffusé lundi, M. Lee a cependant déclaré qu’il n’avait pas à “intervenir ou s’impliquer” dans la dispute sino-japonaise.Contrairement à son prédécesseur, tenant d’une ligne dure avec la Corée du Nord, il défend l’apaisement avec Pyongyang, alors que Tokyo s’inquiète des menaces nord-coréennes pour la sécurité régionale.Tokyo et Séoul pourraient également évoquer les relations avec leur allié américain. L’imprévisibilité du président Donald Trump “a remis en question de vieilles certitudes et souligné l’importance de renforcer leurs liens”, selon M. Hardy-Chartrand.”Sanae Takaichi se méfiera de la stratégie de la Chine, conçue pour creuser des divisions entre la République de Corée et le Japon, et elle voudra réaffirmer le terrain d’entente partagé entre Séoul et Tokyo”, a relevé auprès de l’AFP Yee Kuang Heng, professeur en sécurité internationale à l’Université de Tokyo.Les relations entre les deux voisins ont longtemps été minées par les questions liées à l’occupation brutale de la péninsule coréenne par le Japon entre 1910 et 1945. L’ancien président conservateur sud-coréen Yoon Suk Yeol avait travaillé à un réchauffement diplomatique avec Tokyo. M. Lee, son successeur, compare pour sa part la relation entre les deux pays à celle de “voisins partageant un jardin”. Sa visite au Japon est la deuxième depuis août lorsqu’il avait rencontré le prédécesseur de Mme Takaichi, Shigeru Ishiba.