Meurtre d’un bébé à la crèche: 30 ans de prison requis contre l’accusée

Trente ans de réclusion criminelle, dont 20 ans incompressibles, ont été requis jeudi à Lyon contre une employée de crèche qui, en 2022, a empoisonné un bébé dont elle avait la garde avec un produit caustique de type Destop.Il y a une part “d’insondable, qui nous échappe” dans ce crime, a déclaré l’avocat général Baptiste Godreau, tout en estimant que l’accusée, Myriam Jaouen, avait agi “en parfaite conscience”.”Afin de sanctionner l’extrême gravité de cet acte, pour avoir lâchement retiré la vie à une enfant sans défense, afin de protéger la société de façon durable et de protéger les intérêts de la famille”, il a assumé de réclamer une peine “lourde”.Les jurés de la cour d’assises du Rhône, qui doivent encore entendre les arguments de la défense, rendront leur verdict en fin de journée.L’accusée, aujourd’hui âgée de 30 ans, a reconnu dès sa garde à vue avoir fait ingérer le liquide corrosif, un déboucheur de canalisation, à la petite Lisa, tout en assurant ne pas avoir voulu la tuer.Elle a présenté plusieurs versions des faits avant de reconnaître, au cours du procès, avoir maintenu la tête de l’enfant et versé le produit directement dans sa bouche. Elle ne supportait plus, selon ses explications, les pleurs de la petite fille.”Huit minutes seule avec un enfant quand on est diplomée d’un CAP petite enfance, est-ce que c’est insurmontable”?, s’est interrogé M. Godreau en référence au court intermède lors duquel s’est noué le drame.Le magistrat a dénoncé la “lâcheté” de l’accusée après les faits, qui n’a pas appelé les secours elle-même, a fait disparaître la bouteille de liquide incriminée, a fini sa journée de travail puis est allée faire du shopping, apparemment indifférente à “l’agonie” du bébé.- “Cruauté indicible” -L’avocate des parents de Lisa a regretté les réponses évasives de l’accusée pendant le procès.”La première personne qui doit réfléchir, se remettre en question (…), c’est Myriam Jaouen et elle ne le fait pas”, a déploré Me Catherine Bourgade. “Au bout de trois jours, on n’en sait pas plus”.Mais pour Me Jean Sannier, conseil de l’association Innocence en danger, “elle ne répondra pas, car il n’y a pas de réponse: on ne tue pas un enfant dans une crèche”.Elle a commis “un geste d’une cruauté indicible”, a renchéri sa collègue Sidonie Leblanc pour L’Enfant bleu Enfance maltraitée, qui s’est également constituée partie civile.Les débats, auxquels Myriam Jaouen a assisté le dos souvent voûté mais sans manifester beaucoup d’émotion, ont mis en lumière sa personnalité fragile et ses capacités cognitives limitées. A l’époque du drame, la jeune femme, atteinte d’une surdité partielle, vivait encore chez ses parents après une scolarité difficile et des expériences intermittentes dans le secteur de la petite enfance.Elle est d’une “immaturité absolue”, a pointé l’avocat général.- “Pas un bébé Destop” -Malgré ses failles et son manque d’expérience, Myriam Jaouen avait été embauchée par le groupe People & Baby qui gérait la micro-crèche Danton Rêve.Le 22 juin 2022, elle était seule à l’ouverture de l’établissement, quand le père de Lisa est venu déposer le nourrisson, qui “ne pleurait pas” selon son témoignage poignant.Quelques minutes plus tard, deux femmes venues déposer leurs fils ont trouvé l’employée en panique, et l’enfant en train de vomir.La fillette, grièvement brûlée, est décédée en fin de matinée à l’hôpital où elle avait été transportée.Le drame a suscité un vif émoi et déclenché une série d’enquêtes administratives, parlementaires et journalistiques qui ont épinglé la course au rendement dans le secteur des crèches privées.Très éprouvés, les parents de Lisa ont souhaité ramener le débat sur la responsabilité pénale du “monstre” qui a tué leur fille.”Parler des crèches, c’est un mauvais sujet”, a lancé mercredi la mère, vibrante d’émotion et de colère. Lisa, “c’était pas un bébé Destop”, a-t-elle asséné, mais une petite fille riante, tuée à une semaine de son premier anniversaire.

Guerre commerciale: le patronat craint pour l’économie européenne, réunion à l’Elysée

Emmanuel Macron réunit jeudi après-midi à l’Elysée les responsables des principales filières affectées par les droits de douane annoncés la veille par Donald Trump, que le Medef voit comme “des mesures d’une extrême gravité pour l’économie européenne.”Le président américain Donald Trump a signé un décret généralisant des droits de douane de 10% minimum sur toutes les importations arrivant aux États-Unis et de 20% pour les produits arrivant de l’UE.Dans une déclaration transmise à l’AFP, le président du Medef Patrick Martin a dénoncé des mesures “d’une extrême gravité pour l’économie européenne et probablement pour l’économie américaine elle-même.””La priorité reste une négociation ferme mais la France et l’Europe doivent en parallèle mettre en place des mesures de soutien aux secteurs impactés”, a ajouté M. Martin. “C’est ce que je rappellerai au président de la République cet après midi.”Emmanuel Macron reçoit à l’Elysée à 16H00 les représentants de filières exportatrices et du patronat. Le Premier ministre François Bayrou et plusieurs ministres ( économie, agriculture, industrie, commerce extérieur) seront aussi présents.Selon la liste des invités obtenue par l’AFP, sont notamment attendus les représentants des filières aéronautiques (dont Guillaume Faury, de Airbus), industrielles et, agricoles et viticoles.Le secteur automobile, qui sera touché par une surtaxe spécifique de 25% sur les voitures importées, devait être représenté par Luc Chatel, président la Plateforme automobile (PFA).Devaient être également présents les représentants de la chimie, de l’électronique, de la métallurgie, de la santé et des cosmétiques.Pour Emmanuel Guichard, de la Fédération des Entreprises de la Beauté (FEBEA), “il y aura forcément un impact pour l’industrie cosmétique de passer de 0% à 20% de droits de douane. Il sera avalé soit par l’inflation, soit par la baisse des volumes vendus avec les Etats-Unis, notre premier marché à l’export”, a-t-il indiqué à l’AFP.”La première chose, c’est que nous fassions un bilan et prévisionnel de ce que seront les attaques et leurs effets sur l’ensemble des filières. Ensuite, nous regarderons comment nous pouvons soutenir nos industries de production”, a déclaré jeudi sur RTL la porte-parole du gouvernement français Sophie Primas.”On voit bien que tous les marchés d’exportation, notamment des vins et spiritueux, sont en train de se fermer. Il va falloir donc supporter notre production européenne”, a-t-elle ajouté.- “Choc” -De son côté, François Bayrou a jugé que cette décision est une “immense difficulté” pour l’Europe et une “catastrophe” pour les Etats-Unis.A gauche, le socialiste Olivier Faure a également appelé l’UE à riposter. “Depuis le 20 janvier, Trump déroule. Parlons lui dans la seule langue qu’il connaisse, celle du rapport de force”, a-t-il réagi sur X. A la Bourse de Paris, le CAC 40 accusait le coup, chutant de plus de 3% vers 15H00.Les Etats-Unis étaient en 2023 le 4e marché à l’exportation de la France, derrière l’Allemagne, l’Italie et la Belgique, selon les douanes françaises.Parmi les secteurs les plus exposés figurent l’aéronautique (avec 9 milliards d’euros en 2024, il représente un cinquième des exportations de la France vers les Etats-Unis), le luxe (parfums, maroquinerie etc.), les vins et le cognac.- “Impact énorme” -“Nous évaluons les impacts potentiels”, a déclaré jeudi à l’AFP un porte-parole d’Airbus.”Nous vendons aux États-Unis, nous fabriquons, nous assemblons, nous développons aux États-Unis, comme peu d’autres entreprises”, avait expliqué en février le PDG de l’avionneur européen, Guillaume Faury.Côté vins et alcools distillés, la France, réputée pour ses vins de Bordeaux, de Bourgogne ou de Champagne, en exporte massivement aux Etats-Unis, qui est son premier marché à l’exportation.En 2024, quelque 2,4 milliards d’euros de “vins de raisin” ont traversé l’Atlantique pour les Etats-Unis, auxquels il faut ajouter 1,5 milliard d’euros de “boissons alcoolisés distillées”, notamment le cognac.La Fédération française des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) craint “un recul des exportations (aux Etats-Unis) d’environ 800 millions d’euros”, avec “un impact énorme sur l’emploi et l’économie du secteur”.D’après les annonces faites mercredi, Donald Trump semble avoir abandonné l’idée d’une taxation à 200% des alcools européens qu’il avait envisagée à la mi-mars.fff-od-fmp-max/jbo/rhl

Guerre commerciale: le patronat craint pour l’économie européenne, réunion à l’Elysée

Emmanuel Macron réunit jeudi après-midi à l’Elysée les responsables des principales filières affectées par les droits de douane annoncés la veille par Donald Trump, que le Medef voit comme “des mesures d’une extrême gravité pour l’économie européenne.”Le président américain Donald Trump a signé un décret généralisant des droits de douane de 10% minimum sur toutes les importations arrivant aux États-Unis et de 20% pour les produits arrivant de l’UE.Dans une déclaration transmise à l’AFP, le président du Medef Patrick Martin a dénoncé des mesures “d’une extrême gravité pour l’économie européenne et probablement pour l’économie américaine elle-même.””La priorité reste une négociation ferme mais la France et l’Europe doivent en parallèle mettre en place des mesures de soutien aux secteurs impactés”, a ajouté M. Martin. “C’est ce que je rappellerai au président de la République cet après midi.”Emmanuel Macron reçoit à l’Elysée à 16H00 les représentants de filières exportatrices et du patronat. Le Premier ministre François Bayrou et plusieurs ministres ( économie, agriculture, industrie, commerce extérieur) seront aussi présents.Selon la liste des invités obtenue par l’AFP, sont notamment attendus les représentants des filières aéronautiques (dont Guillaume Faury, de Airbus), industrielles et, agricoles et viticoles.Le secteur automobile, qui sera touché par une surtaxe spécifique de 25% sur les voitures importées, devait être représenté par Luc Chatel, président la Plateforme automobile (PFA).Devaient être également présents les représentants de la chimie, de l’électronique, de la métallurgie, de la santé et des cosmétiques.Pour Emmanuel Guichard, de la Fédération des Entreprises de la Beauté (FEBEA), “il y aura forcément un impact pour l’industrie cosmétique de passer de 0% à 20% de droits de douane. Il sera avalé soit par l’inflation, soit par la baisse des volumes vendus avec les Etats-Unis, notre premier marché à l’export”, a-t-il indiqué à l’AFP.”La première chose, c’est que nous fassions un bilan et prévisionnel de ce que seront les attaques et leurs effets sur l’ensemble des filières. Ensuite, nous regarderons comment nous pouvons soutenir nos industries de production”, a déclaré jeudi sur RTL la porte-parole du gouvernement français Sophie Primas.”On voit bien que tous les marchés d’exportation, notamment des vins et spiritueux, sont en train de se fermer. Il va falloir donc supporter notre production européenne”, a-t-elle ajouté.- “Choc” -De son côté, François Bayrou a jugé que cette décision est une “immense difficulté” pour l’Europe et une “catastrophe” pour les Etats-Unis.A gauche, le socialiste Olivier Faure a également appelé l’UE à riposter. “Depuis le 20 janvier, Trump déroule. Parlons lui dans la seule langue qu’il connaisse, celle du rapport de force”, a-t-il réagi sur X. A la Bourse de Paris, le CAC 40 accusait le coup, chutant de plus de 3% vers 15H00.Les Etats-Unis étaient en 2023 le 4e marché à l’exportation de la France, derrière l’Allemagne, l’Italie et la Belgique, selon les douanes françaises.Parmi les secteurs les plus exposés figurent l’aéronautique (avec 9 milliards d’euros en 2024, il représente un cinquième des exportations de la France vers les Etats-Unis), le luxe (parfums, maroquinerie etc.), les vins et le cognac.- “Impact énorme” -“Nous évaluons les impacts potentiels”, a déclaré jeudi à l’AFP un porte-parole d’Airbus.”Nous vendons aux États-Unis, nous fabriquons, nous assemblons, nous développons aux États-Unis, comme peu d’autres entreprises”, avait expliqué en février le PDG de l’avionneur européen, Guillaume Faury.Côté vins et alcools distillés, la France, réputée pour ses vins de Bordeaux, de Bourgogne ou de Champagne, en exporte massivement aux Etats-Unis, qui est son premier marché à l’exportation.En 2024, quelque 2,4 milliards d’euros de “vins de raisin” ont traversé l’Atlantique pour les Etats-Unis, auxquels il faut ajouter 1,5 milliard d’euros de “boissons alcoolisés distillées”, notamment le cognac.La Fédération française des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) craint “un recul des exportations (aux Etats-Unis) d’environ 800 millions d’euros”, avec “un impact énorme sur l’emploi et l’économie du secteur”.D’après les annonces faites mercredi, Donald Trump semble avoir abandonné l’idée d’une taxation à 200% des alcools européens qu’il avait envisagée à la mi-mars.fff-od-fmp-max/jbo/rhl

Guerre commerciale: le patronat craint pour l’économie européenne, réunion à l’Elysée

Emmanuel Macron réunit jeudi après-midi à l’Elysée les responsables des principales filières affectées par les droits de douane annoncés la veille par Donald Trump, que le Medef voit comme “des mesures d’une extrême gravité pour l’économie européenne.”Le président américain Donald Trump a signé un décret généralisant des droits de douane de 10% minimum sur toutes les importations arrivant aux États-Unis et de 20% pour les produits arrivant de l’UE.Dans une déclaration transmise à l’AFP, le président du Medef Patrick Martin a dénoncé des mesures “d’une extrême gravité pour l’économie européenne et probablement pour l’économie américaine elle-même.””La priorité reste une négociation ferme mais la France et l’Europe doivent en parallèle mettre en place des mesures de soutien aux secteurs impactés”, a ajouté M. Martin. “C’est ce que je rappellerai au président de la République cet après midi.”Emmanuel Macron reçoit à l’Elysée à 16H00 les représentants de filières exportatrices et du patronat. Le Premier ministre François Bayrou et plusieurs ministres ( économie, agriculture, industrie, commerce extérieur) seront aussi présents.Selon la liste des invités obtenue par l’AFP, sont notamment attendus les représentants des filières aéronautiques (dont Guillaume Faury, de Airbus), industrielles et, agricoles et viticoles.Le secteur automobile, qui sera touché par une surtaxe spécifique de 25% sur les voitures importées, devait être représenté par Luc Chatel, président la Plateforme automobile (PFA).Devaient être également présents les représentants de la chimie, de l’électronique, de la métallurgie, de la santé et des cosmétiques.Pour Emmanuel Guichard, de la Fédération des Entreprises de la Beauté (FEBEA), “il y aura forcément un impact pour l’industrie cosmétique de passer de 0% à 20% de droits de douane. Il sera avalé soit par l’inflation, soit par la baisse des volumes vendus avec les Etats-Unis, notre premier marché à l’export”, a-t-il indiqué à l’AFP.”La première chose, c’est que nous fassions un bilan et prévisionnel de ce que seront les attaques et leurs effets sur l’ensemble des filières. Ensuite, nous regarderons comment nous pouvons soutenir nos industries de production”, a déclaré jeudi sur RTL la porte-parole du gouvernement français Sophie Primas.”On voit bien que tous les marchés d’exportation, notamment des vins et spiritueux, sont en train de se fermer. Il va falloir donc supporter notre production européenne”, a-t-elle ajouté.- “Choc” -De son côté, François Bayrou a jugé que cette décision est une “immense difficulté” pour l’Europe et une “catastrophe” pour les Etats-Unis.A gauche, le socialiste Olivier Faure a également appelé l’UE à riposter. “Depuis le 20 janvier, Trump déroule. Parlons lui dans la seule langue qu’il connaisse, celle du rapport de force”, a-t-il réagi sur X. A la Bourse de Paris, le CAC 40 accusait le coup, chutant de plus de 3% vers 15H00.Les Etats-Unis étaient en 2023 le 4e marché à l’exportation de la France, derrière l’Allemagne, l’Italie et la Belgique, selon les douanes françaises.Parmi les secteurs les plus exposés figurent l’aéronautique (avec 9 milliards d’euros en 2024, il représente un cinquième des exportations de la France vers les Etats-Unis), le luxe (parfums, maroquinerie etc.), les vins et le cognac.- “Impact énorme” -“Nous évaluons les impacts potentiels”, a déclaré jeudi à l’AFP un porte-parole d’Airbus.”Nous vendons aux États-Unis, nous fabriquons, nous assemblons, nous développons aux États-Unis, comme peu d’autres entreprises”, avait expliqué en février le PDG de l’avionneur européen, Guillaume Faury.Côté vins et alcools distillés, la France, réputée pour ses vins de Bordeaux, de Bourgogne ou de Champagne, en exporte massivement aux Etats-Unis, qui est son premier marché à l’exportation.En 2024, quelque 2,4 milliards d’euros de “vins de raisin” ont traversé l’Atlantique pour les Etats-Unis, auxquels il faut ajouter 1,5 milliard d’euros de “boissons alcoolisés distillées”, notamment le cognac.La Fédération française des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) craint “un recul des exportations (aux Etats-Unis) d’environ 800 millions d’euros”, avec “un impact énorme sur l’emploi et l’économie du secteur”.D’après les annonces faites mercredi, Donald Trump semble avoir abandonné l’idée d’une taxation à 200% des alcools européens qu’il avait envisagée à la mi-mars.fff-od-fmp-max/jbo/rhl

Espagne: quatre ans et neuf mois de prison requis contre Ancelotti pour fraude fiscale

Balayant “l’ignorance” invoquée par Carlo Ancelotti, le parquet a requis jeudi contre l’entraîneur du Real Madrid quatre ans et neuf mois de prison pour fraude fiscale, au terme d’un procès qualifié d'”humiliation publique” par son avocat.Le ministère public, qui fait connaître en Espagne ses réquisitions avant l’ouverture du procès et les confirme ou non lors de l’audience, a maintenu sa demande de peine d’emprisonnement à l’encontre du coach italien de 65 ans, accusé d’avoir fraudé plus d’un million d’euros au Trésor public lors de son premier passage à la tête du Real Madrid (2013-2015).”Nous considérons que les faits de fraude, de dissimulation et d’omission sont avérés”, a déclaré le procureur. Carlo Ancelotti “invoque une ignorance dont il peut difficilement se prévaloir”, a estimé le magistrat.La décision du Tribunal supérieur de justice de Madrid devant lequel l’Italien comparaissait depuis mercredi a été mise en délibéré. Devant le tribunal, Carlos Zabala, l’avocat de Carlo Ancelotti, a assuré jeudi que le Real Madrid était à l’origine du “désordre contractuel” ayant engendré les problèmes de son client, en ayant voulu lui payer une partie de son salaire sous la forme de droits à l’image pour “bénéficier d’une fiscalité plus avantageuse”. “M. Ancelotti n’avait pas très bien compris ce qu’il était en train de signer”, a assuré Me Zabala, plaidant la relaxe. – Messi, Ronaldo, Shakira -Estimant que l’affaire aurait pu être réglée sans passer par le tribunal, Me Zabala a en outre fustigé le fisc espagnol, accusé d’avoir voulu soumettre l’entraîneur italien “à une humiliation publique”.Lors de son audition mercredi, Carlo Ancelotti, revenu au Real Madrid en 2021, avait déclaré n’avoir “jamais envisagé de frauder”, assurant lui aussi que c’était le Real Madrid qui avait suggéré de lui régler une partie de ses 6 millions d’euros nets annuels de salaire sous la forme de droits à l’image.”Je ne me suis jamais rendu compte que quelque chose n’était pas correct” avant 2018, quand le parquet avait ouvert une enquête le visant, avait encore affirmé l’Italien. “Tous les joueurs le font, Mourinho (son prédécesseur comme entraîneur) avait fait ça aussi”, avait également déclaré le technicien italien.José Mourinho avait justement été pour sa part condamné à un an de prison avec sursis et à une amende de près de 2 millions d’euros après avoir plaidé coupable en 2019 de fraude fiscale, pour avoir caché au fisc espagnol des revenus tirés de l’exploitation de ses droits à l’image, via un montage de sociétés.Dans le cas de Carlo Ancelotti, le ministère public a évalué à 1,24 million d’euros en 2014 et 2,96 millions d’euros en 2015 les revenus que l’entraîneur avait tirés de la cession de ses droits à l’image, sur lesquels porte le litige.Pour le parquet, les omissions de Carlos Ancelotti dans ses déclarations fiscales étaient volontaires car le technicien italien “a eu recours à un réseau +complexe+ et +déroutant+ de trusts et de sociétés écrans pour canaliser la perception des droits à l’image”, avait-il assuré dans ses réquisitions.Outre José Mourinho et Carlo Ancelotti, de nombreuses autres célébrités, notamment du ballon rond, ont eu des démêlés ces dernières années avec le fisc espagnol, dont les superstars Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, ou encore la chanteuse colombienne Shakira.Sur le plan sportif, le Real de Carlo Ancelotti, champion d’Espagne et d’Europe en titre, est encore engagé dans toutes les compétitions cette saison: qualifié pour la finale de la Coupe du Roi et les quarts de finale de la Ligue des champions, il est à la lutte avec le FC Barcelone pour le titre en Liga.

Lithuania honours four US soldiers who died in training ground

Hundreds of Lithuanians on Thursday paid their respects to four US soldiers who died when their vehicle sank in a peat bog at a military training ground in the Baltic state.Three of the soldiers were found dead on Monday when rescuers recovered their M88 Hercules armoured vehicle from a swamp in eastern Lithuania, where it had gone missing last week. The fourth soldier was found a day later.Lithuania, a NATO and EU member bordering Russia and Belarus, hosts more than 1,000 American troops stationed on a rotational basis.Lithuanian President Gitanas Nauseda and other officials watched as a procession with the soldiers’ remains stopped in a central square in the capital Vilnius before the bodies were flown back to the United States.Hundreds of people held US and Lithuanian flags as the procession passed on an arterial avenue and cathedral bells tolled.The bodies will be flown to Dover, the capital of Delaware. “We ourselves have experienced many different challenges in our own history, so we are well aware of what loss, death, and the honourable performance of duty means,” Nauseda told reporters.”Their willingness to be with us… in this tough neighbourhood is the best proof of who our friends are today,” he added.Lithuania, a staunch supporter of Kyiv, has ramped up defence spending and training since Russian troops invaded Ukraine in 2022, voicing fears that Moscow could target it next.Defence Minister Dovile Sakaliene said on Thursday that “every soldier of our allies is our own”.”They came to Lithuania, our land, to defend our citizens, and their deaths during an exercise are a very painful loss,” she added.Lithuanian authorities received a report last week that the soldiers had gone missing during a military drill at a training ground in the eastern city of Pabrade, near the border with Belarus.Hundreds of local and foreign troops and others including engineers and divers were then involved in a search and rescue operation. A private fundraising campaign in Lithuania has raised 232,000 euros ($257,000) for the families of the soldiers.

Jeux vidéo: à Paris, la Switch 2 de Nintendo se laisse approcher

Quelques jours avant de présenter la Switch 2 au grand public, le géant japonais des jeux vidéo Nintendo a convié à Paris la presse européenne pour essayer en avant-première sa nouvelle console, lors d’un événement auquel l’AFP a pu assister.Comme en 2017 pour la première Switch, le constructeur a investi une aile du Grand Palais pour dévoiler son nouveau produit tout juste annoncé, et déjà très critiqué pour son prix élevé (469 euros), tout comme celui de ses jeux (entre 80 et 90 euros pour les versions physiques), au lancement prévu le 5 juin.Près d’une quinzaine d’entre eux – dont certains exclusifs à la Switch 2 – étaient accessibles sur des dizaines de bornes réparties sur deux étages.Plus imposante et dotée d’un plus grand écran LCD, la Switch 2 perpétue le concept de machine hybride jouable aussi bien en déplacement que connectée à une télévision, qui a fait son succès de son aînée.”La console est très agréable à prendre en main, très légère”, s’enthousiasme Nicolas Dixmier, du site jeuxvideo.com. Selon Nintendo, elle dispose aussi d’une plus grande batterie assurant “entre 2 et 6,5 heures” d’autonomie.- “Super Nintendo Switch” -Lors d’une table ronde avec les journalistes, les trois créateurs japonais de la console ont confié avoir planché dessus depuis 2019. Et beaucoup hésité sur son nom.Un temps envisagé, l’appellation “Super Nintendo Switch”, en référence à sa console phare du début des années 90, a été abandonnée au profit d’un nom reflétant davantage la continuité avec sa prédécesseur, selon eux.Toujours de la partie, les manettes amovibles – les “joy con” – sont désormais attachées magnétiquement à la console et se libèrent grâce à une gâchette. Détachées, elles peuvent s’utiliser comme une souris d’ordinateur, une fonctionnalité dont le potentiel se révèle avec les jeux de tir comme “Metroid Prime 4” ou de stratégie comme “Civilization VII”.”Nous avons fait en sorte qu’elle fonctionne même sur le pantalon”, s’est amusé Kouichi Kawamoto, l’un des créateurs, en référence à l’utilisation nomade de la console.Hormis ces petites nouveautés, les habitués de la première version, vendue à 150 millions d’exemplaires dans le monde, ne seront pas dépaysés.”On ne peut pas dire que je suis impressionné”, assène Alexander Bohn-Elias, du site spécialisé Eurogamer Germany.”Les nouvelles fonctionnalités sont intéressantes mais je ne suis pas sûr que ça en fasse un achat indispensable dès le premier jour”, abonde Paul Hinrich Aeils, du média allemand Gamestar, regrettant une offre de jeux au lancement “un peu mince”.- “Palier” franchi -Proposant des courses à 24 concurrents et la possibilité de se balader à sa guise entre les circuits, “Mario Kart World” avait les honneurs d’un étage entier pour ce nouvel épisode de l’une des séries les plus populaires de Nintendo, qui accompagnera la sortie de la console.Parmi les autres nouveautés: le jeu d’aventure en 3D “Donkey Kong Bananza”, qui met en scène le célèbre singe de la marque dans un monde où tout est destructible à coups de poings, et une version améliorée du jeu de l’oie version Nintendo “Mario Party Jamboree” exploitant la nouvelle fonctionnalité de chat vocal.Le constructeur japonais a également mis l’accent sur la possibilité d’améliorer les graphismes et les fonctionnalités de certains jeux de la première Switch.Mais un élément est venu troubler cette présentation: le prix de la console et de ses jeux, chaudement débattu dans les allées du Grand Palais alors que Nintendo s’est toujours placé comme un constructeur aux produits accessibles face à ses concurrents Sony et Microsoft.”Un palier a été franchi, c’est un peu inquiétant pour la suite”, estime Nicolas Dixmier.Vendredi, c’est au tour des fans tirés au sort par Nintendo de mettre la main sur la Switch 2 à Paris et à New York, premières étapes d’une série d’événements organisés dans plusieurs villes à travers le monde.

Taiwan says US tariffs ‘highly unreasonable’

US President Donald Trump’s tariffs were “highly unreasonable” and the government planned to start “serious negotiations” with Washington, Taipei said Thursday.Taiwan had sought to avoid Trump’s threatened levies by pledging increased investment in the United States, more purchases of US energy and greater defence spending.But Trump’s sweeping new tariffs announced overnight included a hefty 32 percent tax on Taiwanese imports, which Taipei described as “unfair”.”The Executive Yuan found the decision highly unreasonable and deeply regretted it, and will initiate serious negotiations with the United States,” cabinet spokeswoman Michelle Lee said.Taiwan’s trade surplus with the United States is the seventh highest of any country, reaching US$73.9 billion in 2024.Around 60 percent of Taiwan’s exports to the United States are information and communications technology products, or ICT, which includes semiconductor chips.Lee said the surplus reflected soaring US demand for Taiwan’s semiconductors and other tech products that was further driven by the tariffs and export controls targeting China that Trump imposed during his first term.”The surge in US demand for Taiwan’s ICT products reflects Taiwan’s significant contribution to the US economy and national security, yet Taiwan is now being hit with high tariffs,” Lee said.”The proposed tariff does not accurately reflect the actual state of Taiwan-US trade relations and is unfair to Taiwan.”- ‘Spillover effect for chips’ -President Lai Ching-te said later that the government would announce measures in response “as soon as possible”.The government aimed to offer “the strongest possible support to industry” and ensure “economic stability”, Lai said in a post on Facebook.Semiconductor chips, a sector that Taiwan dominates and has been a source of friction between Washington and Taipei, were excluded from the levies.However, analysts warned that tariffs on components would have a knock-on effect for the critical chip industry that is the lifeblood of the global economy.”Although TSMC has somewhat escaped from these trade tariffs, the components supply chain, as well as other upstream, downstream companies with a lower margin… could be hard hit, and there could be spillover effect writ large to the entire (semiconductor) industry,” said Jason Hsu, senior fellow at the Hudson Institute, referring to Taiwan’s chipmaking titan TSMC.”So, the government must figure out a supplementary package to help businesses sustain the next four years,” said Hsu, who is also a former legislator for Taiwan’s opposition Kuomintang party.Taiwan had drawn up plans to help its industries hit by possible US tariffs, Minister of Economic Affairs Kuo Jyh-huei said on Tuesday.There had also been hopes that TSMC’s plan to invest $100 billion in the United States would shield the island from Trump’s tariffs.Taiwan has also pledged to increase investment in the United States, buy liquefied natural gas from the US state of Alaska, and raise its defence spending to more than three percent of GDP.Trump has accused Taiwan of stealing the US chip industry and recently threatened to impose tariffs of up to 100 percent on semiconductor imports from the island.