Israeli Bedouin say hope for better life crushed after deadly crackdown

When the Israeli Bedouin village of Tarabin al-Sana backed Prime Minister Benjamin Netanyahu’s party in the last elections, they expected their lives would improve. Three years later, the small community in the Negev has been left stunned after a two-week crackdown during which police shot dead a 36-year-old father of six.Israeli police set up roadblocks, fired tear gas and searched homes in scenes reminiscent of military raids on Palestinian towns in the occupied West Bank.Tarabin’s residents, however, are Israeli citizens.At the last national elections in 2022, some 60 percent of the village’s voters cast their ballots for Netanyahu’s right-wing Likud party.”What happened in Tarabin in the last two weeks has never happened before,” tribal representative and local council member Abed Tarabin told AFP.”We are citizens of the state; we didn’t do anything to warrant the move they made,” he added, accusing the police of having “punished the entire village”.The crackdown began on December 27 when police made arrests in the village over what they said were violent incidents and stolen weapons.After accusing residents of retaliatory acts of vehicle arson in a nearby Jewish community, officers encircled Tarabin.Residents say forces withdrew on January 11, but that police were still present. Two young children wandered aimlessly past a pile of twisted charred metal, crushed breeze blocks and a burnt-out car next to the dilapidated village school.”The children here are traumatised,” said resident Mundher Tarabin, 36, adding that some were so badly affected they still hadn’t gone back to school days later. – ‘People supported him’ -Israel’s impoverished and long-marginalised Bedouin are descendants of shepherds who once roamed freely far beyond the country’s current borders.Today there are about 300,000 Bedouin living in Israel, and like its other Arab minorities, they often complain of discrimination.Campaigning in 2021, Netanyahu visited Tarabin and drank coffee with local leaders to woo Arab voters.Behind a camel pen on the edge of the village, Mundher Tarabin showed where Netanyahu had made a speech.”He said he’d make the Negev a better place,” Tarabin said.”And people supported him.”Tarabin said he had himself voted for Netanyahu’s Likud, but would not do so again in elections this year.Faced with poor infrastructure and opportunities, Bedouin grapple with high levels of crime within their communities.Police said the Tarabin raid was part of a wider operation called “New Order” aimed at “removing illegal weapons from criminal circulation, disrupting criminal activity and enforcing the law”.”Dozens of suspects were arrested or fined for a range of offences, including illegal weapons possession, drug offences, outstanding warrants and traffic-related violations,” they said.Visiting the Negev on January 7, Netanyahu warned that crime in the region was “out of control”.”We will rein it in,” he vowed, and said this would involve Jewish settlement on an unprecedented scale as well as “arrangements for the Bedouin residents”.- ‘Incitement’ -Bedouin in the Negev live in a mixture of communities recognised and not recognised by the government. Many say the police fail to effectively address crime. “The state has always known how to come and deal with crime. But what we see today is not dealing with crime — it’s incitement,” Mundher Tarabin said. He accused far-right National Security Minister Itamar Ben Gvir — who spearheaded the Tarabin operation and visited the village five times in two weeks — of using the raid as a campaign stunt. “They want to show the right wing that they are doing their job,” agreed Huda Abu Obaid, a resident of Lakiya, a nearby Bedouin town where police placed temporary roadblocks in November.Abu Obaid said Ben Gvir had visited multiple times to record social media videos.Abu Obaid — who heads the NGO Negev Coexistence Forum for Civil Equality — said the key to stopping the cycle of violence was investing in education and employment. But she was fearful the state was attempting to scapegoat the Bedouin. “If today they are closing the towns, and they are using the police, using weapons against the people, I’m not sure what they will do in the next few years.”

Compter les oiseaux pour mieux les protéger

Mésange bleue, martinet noir, verdier d’Europe: les oiseaux communs des parcs et jardins se raréfient. Pour quantifier le phénomène, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) organise ce week-end un vaste comptage citoyen, pour aider à la mise en place de mesures de protection et sensibiliser le public.L’an dernier, près de 600.000 données ont été collectées lors des différentes opérations de comptage – dont 171.000 sur le seul dernier week-end de janvier – soit 23% de plus qu’en 2024. Depuis 2012, année de mise en place de ces opérations, plus de 6 millions de données ont ainsi été rassemblées, par plus de 100.000 observateurs, “ce qui constitue un record pour une opération de science participative grand public en France”, se félicite Rishane Colas, chargée de projet à la LPO Ile-de-France.- 41% en déclin -“Ces informations sont précieuses, car elles viennent compléter certaines données scientifiques pour comprendre sur le long terme l’état des populations des oiseaux communs, et ensuite après analyse, permettre de mettre en place des plans d’actions destinés à préserver certaines espèces”, explique Mme Colas. “Ça permet de comparer des données que l’on a déjà – par exemple celles dans les milieux naturels – avec celles que l’on n’a pas, notamment dans les espaces occupés par l’Homme pour voir les impacts des activités humaines sur les oiseaux”, notamment en milieu urbain.Cet observatoire, en partenariat avec le Museum national d’histoire naturelle, a déjà permis de constater que 41% des espèces d’oiseaux des parcs et jardins ont vu leurs populations diminuer entre 2012 et 2022. “Depuis 10 ans, le déclin est très marqué, notamment dû à la perte d’habitats, au manque de ressources alimentaires”, ou encore au changement climatique. “C’est une tendance inquiétante”, pointe la responsable.La majorité des oiseaux communs sont insectivores, et la baisse des populations d’insectes, liée notamment aux pesticides, diminue leurs sources de nourriture, influant sur leur survie ou leur reproduction. Par ailleurs, l’urbanisation et la disparition des haies entraînent la raréfaction des sites de nidification et de refuge, explique Mme Colas. Ces chiffres confirment les tendances observées au niveau mondial. En octobre, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a publié des données d’experts montrant que dans le monde, six espèces d’oiseaux sur 10 sont en déclin (contre 44% en 2016) et une sur 10 menacée d’extinction. En France, ce sont plus de 280 espèces d’oiseaux qui sont menacées.Parmi elles, le moineau friquet dont les effectifs ont diminué de 60% au niveau national, signale Mme Colas. “En Ile-de-France, nos comptages citoyens montrent qu’on est passé de 30.000 couples en 1995 à seulement 150 en 2023”.- Attention aux doublons -“Les oiseaux les plus menacés sont ceux qui se nourrissent exclusivement d’insectes. Au printemps on retrouve ainsi un déclin particulièrement dramatique pour le martinet noir et les hirondelles”.A l’inverse, les espèces comme le moineau commun, qui est omnivore, restent parmi les plus observées lors des comptages dans les parcs et jardins, car elles peuvent plus facilement s’adapter.Des observatoires citoyens existent aussi en Belgique ou au Royaume-Uni. En France, outre le comptage des 24 et 25 janvier, utile aussi pour observer les oiseaux migrateurs, un autre week-end d’observation est prévu fin mai pour comptabiliser les oiseaux au moment de la nidification.Le protocole se veut à la fois très précis, pour que les données soient réellement exploitables scientifiquement, et simple: il faut choisir un endroit d’observation – par exemple son balcon en ville, son jardin depuis sa fenêtre ou bien un endroit dans un parc public – et compter pendant une heure exactement tous les oiseaux qui se posent à cet endroit en tentant de reconnaître les espèces. On rentre ensuite toutes ces observations sur le site oiseauxdesjardins.fr, sur lequel on s’est préalablement inscrit.”Attention aux doublons”, prévient Rishane Colas. “On ne comptabilise que le nombre maximal d’oiseaux de la même espèce qui se posent au même endroit pendant l’heure d’observation, on n’additionne pas chaque fois que l’un deux se présente, car ça peut être deux fois le même”, explique-t-elle.

Compter les oiseaux pour mieux les protéger

Mésange bleue, martinet noir, verdier d’Europe: les oiseaux communs des parcs et jardins se raréfient. Pour quantifier le phénomène, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) organise ce week-end un vaste comptage citoyen, pour aider à la mise en place de mesures de protection et sensibiliser le public.L’an dernier, près de 600.000 données ont été collectées lors des différentes opérations de comptage – dont 171.000 sur le seul dernier week-end de janvier – soit 23% de plus qu’en 2024. Depuis 2012, année de mise en place de ces opérations, plus de 6 millions de données ont ainsi été rassemblées, par plus de 100.000 observateurs, “ce qui constitue un record pour une opération de science participative grand public en France”, se félicite Rishane Colas, chargée de projet à la LPO Ile-de-France.- 41% en déclin -“Ces informations sont précieuses, car elles viennent compléter certaines données scientifiques pour comprendre sur le long terme l’état des populations des oiseaux communs, et ensuite après analyse, permettre de mettre en place des plans d’actions destinés à préserver certaines espèces”, explique Mme Colas. “Ça permet de comparer des données que l’on a déjà – par exemple celles dans les milieux naturels – avec celles que l’on n’a pas, notamment dans les espaces occupés par l’Homme pour voir les impacts des activités humaines sur les oiseaux”, notamment en milieu urbain.Cet observatoire, en partenariat avec le Museum national d’histoire naturelle, a déjà permis de constater que 41% des espèces d’oiseaux des parcs et jardins ont vu leurs populations diminuer entre 2012 et 2022. “Depuis 10 ans, le déclin est très marqué, notamment dû à la perte d’habitats, au manque de ressources alimentaires”, ou encore au changement climatique. “C’est une tendance inquiétante”, pointe la responsable.La majorité des oiseaux communs sont insectivores, et la baisse des populations d’insectes, liée notamment aux pesticides, diminue leurs sources de nourriture, influant sur leur survie ou leur reproduction. Par ailleurs, l’urbanisation et la disparition des haies entraînent la raréfaction des sites de nidification et de refuge, explique Mme Colas. Ces chiffres confirment les tendances observées au niveau mondial. En octobre, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a publié des données d’experts montrant que dans le monde, six espèces d’oiseaux sur 10 sont en déclin (contre 44% en 2016) et une sur 10 menacée d’extinction. En France, ce sont plus de 280 espèces d’oiseaux qui sont menacées.Parmi elles, le moineau friquet dont les effectifs ont diminué de 60% au niveau national, signale Mme Colas. “En Ile-de-France, nos comptages citoyens montrent qu’on est passé de 30.000 couples en 1995 à seulement 150 en 2023”.- Attention aux doublons -“Les oiseaux les plus menacés sont ceux qui se nourrissent exclusivement d’insectes. Au printemps on retrouve ainsi un déclin particulièrement dramatique pour le martinet noir et les hirondelles”.A l’inverse, les espèces comme le moineau commun, qui est omnivore, restent parmi les plus observées lors des comptages dans les parcs et jardins, car elles peuvent plus facilement s’adapter.Des observatoires citoyens existent aussi en Belgique ou au Royaume-Uni. En France, outre le comptage des 24 et 25 janvier, utile aussi pour observer les oiseaux migrateurs, un autre week-end d’observation est prévu fin mai pour comptabiliser les oiseaux au moment de la nidification.Le protocole se veut à la fois très précis, pour que les données soient réellement exploitables scientifiquement, et simple: il faut choisir un endroit d’observation – par exemple son balcon en ville, son jardin depuis sa fenêtre ou bien un endroit dans un parc public – et compter pendant une heure exactement tous les oiseaux qui se posent à cet endroit en tentant de reconnaître les espèces. On rentre ensuite toutes ces observations sur le site oiseauxdesjardins.fr, sur lequel on s’est préalablement inscrit.”Attention aux doublons”, prévient Rishane Colas. “On ne comptabilise que le nombre maximal d’oiseaux de la même espèce qui se posent au même endroit pendant l’heure d’observation, on n’additionne pas chaque fois que l’un deux se présente, car ça peut être deux fois le même”, explique-t-elle.

Fury over five-year-old’s detention in US immigration crackdown

Democrats and local officials in Minneapolis expressed outrage Thursday at the detention of a five-year-old boy in a massive immigration crackdown, as US Vice President JD Vance defended federal agents’ actions.Thousands of Immigration and Customs Enforcement (ICE) agents have been deployed to the Democratic-led city, as the administration of President Donald Trump presses its campaign to deport what it says are millions of illegal immigrants across the country.Vance confirmed Thursday that the five-year-old boy, Liam Conejo Ramos, was among those detained, but argued that agents were protecting the boy after his father “ran” from an immigration sweep.”What are they supposed to do? Are they supposed to let a five-year-old child freeze to death?” he said.Democratic Texas congressman Joaquin Castro rejected that explanation, branding Homeland Security authorities “sick liars.”Castro said that he had not been able to locate the boy, who was reportedly being held with his father in San Antonio, Texas.”My staff and I have been working to figure out his whereabouts, make sure that he’s safe and also to demand his release by ICE,” he said in a video posted on X.But ICE “have not given us information,” he said.Former US vice president Kamala Harris said she was “outraged” by Ramos’s detention.”Liam Ramos is just a baby. He should be at home with his family, not used as bait by ICE and held in a Texas detention center,” she wrote on X.Harris shared a photo of the child wearing a blue knitted hat with dangling, white rabbit ears, while a person behind him appears to hold onto his backpack.Another photo circulating online shows Ramos escorted by a man wearing black clothes and a black face covering.Former US secretary of state Hillary Clinton accused law enforcement of “terrorizing a population” and “using children as pawns.”Minneapolis Mayor Jacob Frey said the federal government was treating children “like criminals.”Frey said the influx of 3,000 federal agents felt like an “occupation,” the Minnesota Star Tribune newspaper reported.The Homeland Security department rejected claims that ICE agents targeted the child, saying he had been “abandoned” by his father during an operation to arrest the man.”For the child’s safety, one of our ICE officers remained with the child while the other officers apprehended (his father) Conejo Arias,” it posted on X.”Parents are asked if they want to be removed with their children, or ICE will place the children with a safe person the parent designates.”- ‘Taking a toll’ -Ramos is one of at least four children detained in the same Minneapolis school district this month, US media have reported citing local administrators.Zena Stenvik, the Columbia Heights Public Schools District superintendent, said the children were “apprehended and taken away by masked and armed ICE agents with no identifying badges.””The onslaught of ICE activity in our community is inducing trauma and is taking a toll on our children,” she told reporters.The children’s detention came as the US attorney general announced the arrests of three activists accused of disrupting a church service with a protest accusing a pastor of working for ICE.Videos of that protest showed dozens of demonstrators chanting “ICE out!” in the church.Minneapolis has been rocked by increasingly tense protests since federal agents shot and killed US citizen Renee Good on January 7.The officer who fired the shots that killed Good, Jonathan Ross, has neither been suspended nor charged with any crime. Trump and his officials quickly defended his actions as legitimate self-defense.The lawyer for Ramos and his father, Marc Prokosch, said the pair are not US citizens and followed the legal process in applying for asylum in Minneapolis, which is a sanctuary city, meaning police do not cooperate with federal immigration sweeps.Vance claimed such local efforts were hindering ICE efforts.”The lack of cooperation between state and local officials makes it harder for us to do our job and turns up the temperature,” Vance said.Minnesota has sought a temporary restraining order for the ICE operation in the state which, if granted by a federal judge, would pause the sweeps. There will be a hearing on the application Monday.

Moscou exige le départ des troupes de Kiev du Donbass, avant une réunion à Abou Dhabi

La Russie a indiqué vendredi qu’elle exigeait toujours de Kiev un retrait de ses troupes de l’est de l’Ukraine pour régler le conflit, avant des pourparlers à Abou Dhabi entre responsables russes, ukrainiens et américains.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a de son côté indiqué que la question territoriale restait le principal point non résolu et serait au menu des pourparlers prévus pour durer vendredi et samedi.Ces discussions seraient les premières négociations directes entre Moscou et Kiev sur un plan américain de règlement du conflit.”Les forces armées ukrainiennes doivent quitter le Donbass, elles doivent s’en retirer. C’est une condition très importante”, a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. “Sans règlement de la question territoriale (…) il est inutile d’espérer la conclusion d’un accord de long terme”, a-t-il ajouté.La Russie exige un retrait des forces ukrainiennes du Donbass, territoire industriel et minier de l’est de l’Ukraine incluant les régions de Donetsk et Lougansk. Ses exigences visent notamment de la région de Donetsk qu’elle contrôle en partie et qui reste l’épicentre des combats qui ont fait a minima des dizaines de milliers de morts depuis 2022.Cette réunion à Abou Dhabi doit se tenir au lendemain de deux rencontres au plus haut niveau: l’une à Davos entre Volodymyr Zelensky et le président  américain Donald Trump, et l’autre à Moscou entre le président Vladimir Poutine et les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner.- Europe “perdue” -Pour l’heure, il n’est pas confirmé que les délégations russes et ukrainiennes négocieront en face à face. Cela n’a jamais été le cas depuis l’annonce, en novembre, d’un plan promu par Donald Trump pour trouver une issue au conflit.Le dernier cycle de négociations directes entre les deux belligérants sur le règlement du conflit, déclenché par l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine en 2022, date de juillet 2025 à Istanbul. Il n’avait débouché que sur des échanges de prisonniers et de dépouilles de soldats.”La question du Donbass est clé”, a indiqué vendredi Volodymyr Zelensky, ajoutant que cette question sera discutée “à Abou Dhabi, aujourd’hui et demain”.M. Zelensky a précisé qu’il prévoyait un échange par téléphone avec son équipe de négociateurs sur place vers 15H ou 16H (13H/14H GMT) pour préparer la réunion tripartite.Kiev tiendra informé ses alliés européens des résultats des discussions, a-t-il dit.A Davos la veille, le dirigeant ukrainien a tenu un discours très dur envers ses principaux soutiens politiques et financiers, disant voir une Europe “fragmentée” et “perdue” lorsqu’il s’agit d’influer sur les positions de Donald Trump, et manquant de “volonté politique” face à Vladimir Poutine.- Objectifs “sur le champ de bataille” -L’équipe russe sera menée par le général Igor Kostioukov, le chef des renseignements militaires russes (GRU), a déclaré tôt vendredi à la presse le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov.Selon Kiev, l’Ukraine sera représentée par le secrétaire du Conseil de sécurité Roustem Oumerov, son chef de cabinet Kyrylo Boudanov et son chef-adjoint Serguiï Kyslytsia, par le chef du parti présidentiel David Arakhamia et par le chef d’état-major des forces armées, le général Andriï Gnatov.M. Ouchakov a souligné que l’entretien jeudi entre MM. Poutine et Witkoff à Moscou, avait été “utile à tous points de vue”.Une autre rencontre, consacrée aux questions économiques, aura lieu également vendredi à Abou Dhabi entre M. Witkoff et l’émissaire du Kremlin aux questions économiques internationales, Kirill Dmitriev, a précisé Iouri Ouchakov.”Nous sommes sincèrement intéressés par un règlement (du conflit) par les moyens politico-diplomatiques”, a assuré M. Ouchakov. Mais “tant que ce n’est pas encore le cas, la Russie va continuer d’atteindre ses objectifs (…) sur le champ de bataille”, a-t-il averti.- Garanties de sécurité -A Davos, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est brièvement entretenu jeudi avec M. Trump, une rencontre qu’il a qualifiée de “positive” mais de dialogue “pas simple”.Il a assuré être parvenu à un accord sur “les garanties de sécurité” que doivent offrir les Etats-Unis à l’Ukraine pour dissuader la Russie d’attaquer à nouveau.La Russie a multiplié ces derniers mois les frappes sur le réseau énergétique ukrainien, provoquant des coupures d’électricité et de chauffage massives notamment dans la capitale, par des températures glaciales.

Budget: Lecornu affronte deux motions de censure, avant un nouveau 49.3

“Coup de force”, “reniement”: Eric Coquerel (LFI) et Marine Le Pen (RN) s’en sont pris avec force vendredi à la décision de Sébastien Lecornu de recourir au 49.3 pour faire passer le budget. Mais les  motions de censures de la gauche hors PS et de l’extrême droite sont promises à l’échec, faute de soutien de LR et du PS.Le débat, tenu dans un hémicycle clairsemé, a mis en lumière les fractures de la gauche, le PS se trouvant isolé face au front commun des Insoumis, des écologistes et des communistes.”En novembre ou en janvier, le 49.3 demeure un coup de force”, a affirmé Eric Coquerel, le président insoumis de la Commission des Finances, disant avoir “toujours pensé” que Sébastien Lecornu finirait par utiliser cet instrument décrié de la Constitution, alors que son gouvernement ne dispose d’aucune majorité à l’Assemblée.”Dans quelle démocratie un homme seul peut décider que gouverne un camp minoritaire ?”, s’est-il interrogé – LFI demande depuis les législatives anticipées de 2024 la démission du président de la République Emmanuel Macron.La présidente du groupe RN, Marine le Pen, a elle fustigé la “trahison du pacte solennel” conclu par le chef du gouvernement avec le Parlement, et un “passage en force”, selon elle “marque de fabrique” du macronisme. “Tout aurait dû vous conduire à démissionner”, a-t-elle estimé, pointant l'”impuissance” du gouvernement.Dès avant sa prise de parole, l’entourage du Premier ministre a laissé filtrer des éléments de réponse. “Le pouvoir n’a pas été confisqué” et il est “toujours pleinement entre les mains des députés”, devrait se défendre le Premier ministre, qui admet que recourir au 49.3 n’est pas “une victoire”. Il devrait expliquer avoir voulu “trancher” après avoir “laissé le Parlement aller jusqu’au bout” des débats.Le Premier ministre a engagé mardi la responsabilité de son gouvernement pour faire passer le budget, constatant l’absence de majorité pour le voter.- Sortir du “blocage permanent” -Le PS a dès mardi confirmé qu’il ne voterait pas la motion de censure commune déposée par les trois autres groupes de gauche. Le député PS Laurent Baumel a défendu ce choix vendredi, saluant les “inflexions substantielles” obtenues par son groupe, et se félicitant que l’abandon au moins temporaire du 49.3 ait permis de donner une “portée effective” aux discussions menées dans l’hémicycle.”Nous avons effacé le spectre de l’année blanche en réindexant l’ensemble des prestations et des barèmes sur le coût de la vie”, s’est-il félicité, mentionnant aussi la hausse de la prime d’activité pour trois millions de salariés modestes concédée par le Premier ministre, ou la généralisation des repas à un euro pour les étudiants.Une décision fustigée par M. Coquerel, comme par l’orateur du groupe Ecologiste et social, Benjamin Lucas-Lundy: “Je dis à mes amis et à mes camarades socialistes que quelques non-reculs ne font pas une avancée”, leur a-t-il lancé.Du côté de la coalition présidentielle, les choix budgétaires de M. Lecornu laissent aussi un goût amer. “Nos désaccords avec ce texte sont réels et assumés”, a ainsi souligné l’ancienne ministre Agnès Firmin-Le Bodo. Mais en attendant la présidentielle, “nous devons sortir (le pays) du blocage permanent”, a souligné le député Nicolas Ray (LR).Les deux motions de censure devraient être rejetées successivement en fin de matinée. Le gouvernement devrait engager dans la foulée sa responsabilité sur la partie dépenses et l’ensemble du texte, suscitant deux nouvelles motions de censure, qui devraient être rejetées en début de semaine prochaine.Après un bref passage au Sénat, le texte devrait revenir à l’Assemblée pour un troisième et dernier 49.3, et d’ultimes motions de censure, permettant la promulgation du texte début février.

Budget: Lecornu affronte deux motions de censure, avant un nouveau 49.3

“Coup de force”, “reniement”: Eric Coquerel (LFI) et Marine Le Pen (RN) s’en sont pris avec force vendredi à la décision de Sébastien Lecornu de recourir au 49.3 pour faire passer le budget. Mais les  motions de censures de la gauche hors PS et de l’extrême droite sont promises à l’échec, faute de soutien de LR et du PS.Le débat, tenu dans un hémicycle clairsemé, a mis en lumière les fractures de la gauche, le PS se trouvant isolé face au front commun des Insoumis, des écologistes et des communistes.”En novembre ou en janvier, le 49.3 demeure un coup de force”, a affirmé Eric Coquerel, le président insoumis de la Commission des Finances, disant avoir “toujours pensé” que Sébastien Lecornu finirait par utiliser cet instrument décrié de la Constitution, alors que son gouvernement ne dispose d’aucune majorité à l’Assemblée.”Dans quelle démocratie un homme seul peut décider que gouverne un camp minoritaire ?”, s’est-il interrogé – LFI demande depuis les législatives anticipées de 2024 la démission du président de la République Emmanuel Macron.La présidente du groupe RN, Marine le Pen, a elle fustigé la “trahison du pacte solennel” conclu par le chef du gouvernement avec le Parlement, et un “passage en force”, selon elle “marque de fabrique” du macronisme. “Tout aurait dû vous conduire à démissionner”, a-t-elle estimé, pointant l'”impuissance” du gouvernement.Dès avant sa prise de parole, l’entourage du Premier ministre a laissé filtrer des éléments de réponse. “Le pouvoir n’a pas été confisqué” et il est “toujours pleinement entre les mains des députés”, devrait se défendre le Premier ministre, qui admet que recourir au 49.3 n’est pas “une victoire”. Il devrait expliquer avoir voulu “trancher” après avoir “laissé le Parlement aller jusqu’au bout” des débats.Le Premier ministre a engagé mardi la responsabilité de son gouvernement pour faire passer le budget, constatant l’absence de majorité pour le voter.- Sortir du “blocage permanent” -Le PS a dès mardi confirmé qu’il ne voterait pas la motion de censure commune déposée par les trois autres groupes de gauche. Le député PS Laurent Baumel a défendu ce choix vendredi, saluant les “inflexions substantielles” obtenues par son groupe, et se félicitant que l’abandon au moins temporaire du 49.3 ait permis de donner une “portée effective” aux discussions menées dans l’hémicycle.”Nous avons effacé le spectre de l’année blanche en réindexant l’ensemble des prestations et des barèmes sur le coût de la vie”, s’est-il félicité, mentionnant aussi la hausse de la prime d’activité pour trois millions de salariés modestes concédée par le Premier ministre, ou la généralisation des repas à un euro pour les étudiants.Une décision fustigée par M. Coquerel, comme par l’orateur du groupe Ecologiste et social, Benjamin Lucas-Lundy: “Je dis à mes amis et à mes camarades socialistes que quelques non-reculs ne font pas une avancée”, leur a-t-il lancé.Du côté de la coalition présidentielle, les choix budgétaires de M. Lecornu laissent aussi un goût amer. “Nos désaccords avec ce texte sont réels et assumés”, a ainsi souligné l’ancienne ministre Agnès Firmin-Le Bodo. Mais en attendant la présidentielle, “nous devons sortir (le pays) du blocage permanent”, a souligné le député Nicolas Ray (LR).Les deux motions de censure devraient être rejetées successivement en fin de matinée. Le gouvernement devrait engager dans la foulée sa responsabilité sur la partie dépenses et l’ensemble du texte, suscitant deux nouvelles motions de censure, qui devraient être rejetées en début de semaine prochaine.Après un bref passage au Sénat, le texte devrait revenir à l’Assemblée pour un troisième et dernier 49.3, et d’ultimes motions de censure, permettant la promulgation du texte début février.

Iran lambasts Zelensky after Davos ‘bully’ warning

Iran’s foreign minister on Friday launched a furious tirade against Volodymyr Zelensky after the Ukrainian president commented in Davos that the deadly crackdown on protests in the Islamic republic showed that if authorities “kill enough people” they stay in power.Zelensky, whose country has been fighting the full-scale Russian invasion for almost four years, said in a speech at the World Economic Forum on Thursday that if Iran’s clerical leadership was able to remain in power, it was a “clear signal to every bully”.Russian President Vladimir Putin is an ally of the Islamic republic’s leadership under Ayatollah Ali Khamenei and last week held telephone talks with President Masoud Pezeshkian, with both sides agreeing to ramp up bilateral ties.Foreign Minister Abbas Araghchi responded to Zelensky’s comments with a broadside of accusations and claims in an English-language post on X, saying the Ukrainian leader had been “rinsing American and European taxpayers to fill the pockets of his corrupt generals”. “The world has had enough of Confused Clowns, Mr Zelensky,” he said, in apparent reference to the Ukrainian leader’s previous career as a wildly-successful comedian and comic actor.”Unlike your foreign-backed and mercenary-infested military, we Iranians know how to defend ourselves and have no need to beg foreigners for help,” he added.Foreigners are fighting in the Ukrainian army but make up only a tiny percentage of the armed forces.- ‘Drowned in blood’ -Kyiv and the West accuse Iran of providing drones and ballistic missiles to Russia for use in Ukraine. Tehran has repeatedly denied sending any weapons to Russia.In his speech in Davos, Zelensky appeared to cite the response to the protests as another example of Western inaction in the face of aggression.”There was so much talk about the protests in Iran — but they drowned in blood. The world has not helped enough the Iranian people, it has stood aside,” he said, speaking in English.Zelensky noted that the start of the protests coincided with the Christmas and New Year holidays in Europe. “By the time politicians came back to work and started forming a position, the ayatollah has already killed thousands.””What will Iran become after this bloodshed? If the regime survives, it sends a clear signal to every bully — kill enough people, and you stay in power,” he said.Iranian authorities have said well over 3,000 people were killed in the protests but have blamed the violence on “rioters” backed by the United States and Israel.Rights groups however say the toll is far higher and could be as much as 20,000, adding that confirming the numbers is hugely impeded by the now two-week shutdown of the internet in Iran.NGOs, including Amnesty International, have accused security forces of deliberately firing on protesters to suppress the demonstrations, which have now petered out.