Darmanin veut revoir les règles d’application des peines pour les narcotrafiquants

Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a affirmé dimanche qu’il souhaitait une refonte des règles d’application des peines en matière de criminalité organisée, alors qu’un détenu de la prison pour narcotrafiquants de Vendin-le-Vieil a obtenu une permission de sortir.  “L’épisode concernant le détenu de la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil”, autorisé à une sortie “travail”, “met en lumière un enjeu plus large: notre cadre législatif d’application des peines doit être pleinement revu face aux réalités de la grande criminalité organisée”, écrit le ministre dans un message posté sur X. “Ces profils particulièrement structurés et dangereux exigent des outils juridiques différents et une vigilance toute particulière”, poursuit le ministre.  Gérald Darmanin avait défendu au Parlement la loi sur le narcotrafic, qui comprend des mesures répressives, des outils pour les enquêteurs, et la création de quartiers de haute sécurité dans des prisons pour y placer à l’isolement les narcotrafiquants les plus dangereux. La loi a été promulguée en juin. Dimanche, le ministre a dit souhaiter “moderniser et consolider les règles encadrant l’exécution des peines pour les criminels les plus dangereux (…)”.Il promet, comme en matière de terrorisme, “un droit spécifique et un juge d’application spécialisé qui connaît parfaitement les profils dangereux”, et entend proposer ces changements dans le cadre du prochain texte de loi qu’il présentera “en début d’année prochaine”. La permission de sortir “travail”, délivrée par un juge de l’application des peines à un détenu du nouveau quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) de la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), a suscité l’incompréhension, voire l’indignation de syndicats pénitentiaires. Le juge de l’application des peines (JAP) de Béthune (Pas-de-Calais) a émis une ordonnance octroyant cette permission de sortir, malgré un avis défavorable du parquet, a indiqué le procureur de Béthune Etienne Thieffry. Le parquet a fait appel, mais la chambre d’application des peines de la cour d’appel de Douai a confirmé l’ordonnance du JAP, a-t-il ajouté.Le procureur n’a pas souhaité commenter le fond de l’affaire. Mais “il est dans les critères légaux” pour cette permission de sortir, a-t-il admis. “Après, tout est question d’opportunité et d’appréciation”, a estimé le magistrat.”C’est l’un des objectifs de la peine d’emprisonnement que de favoriser la réinsertion, pour permettre à la personne de retrouver sa place sans risque de récidive, après avoir payé sa dette envers la société”, a-t-il rappelé. Dans le cadre de sa permission de sortir “employeur” lundi, le détenu de Vendin-le-Vieil sera pris en charge par son épouse puis effectuera l’aller-retour vers la région lyonnaise dans la journée, et sera réintégré en détention le soir, a indiqué à l’AFP une source pénitentiaire.Cette autorisation de sortie se fera donc sans escorte, car “ce n’est pas le cadre habituel d’une permission de sortir employeur”, a précisé cette source. “Néanmoins les forces de l’ordre locales ont été averties”, a-t-elle ajouté. Selon une source syndicale, la sortie du détenu se fera entre 7H00 et 21H00. 

Premières prises de parole pour Sansal depuis sa libération, avec un fort enjeu diplomatique

Gracié par l’Algérie après un an de prison puis rentré en France mardi, l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal s’exprime pour la première fois depuis sa libération dimanche, dans une prise de parole très attendue et lourde d’enjeux diplomatiques.Pour sa première intervention télévisée, il sera l’invité du journal de 20h de France 2 présenté par Laurent Delahousse.L’interview est enregistrée. Une douzaine de minutes doivent être diffusées dans le JT, puis une version plus longue passera à 21h30 sur la chaîne d’information continue du groupe public, franceinfo.Lundi, Boualem Sansal sera également l’invité de la matinale de France Inter à 08h20. Dimanche soir, la radio publique a publié sur son site un premier extrait vidéo de son interview.”La prison, on peut s’y habituer, il ne faut pas croire que c’est si terrible que ça”, dit l’écrivain. “On est obligé de garder sa souffrance pour soi. Les prisonniers ne communiquent pas sur ça, c’est le silence. On pleure dans sa cellule, le soir, tout seul, dans sa tête”.Incarcéré en Algérie pendant un an pour certaines prises de position sur son pays natal, Boualem Sansal, 81 ans, a retrouvé la liberté le 12 novembre. Il a été gracié par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, qui a répondu favorablement à une demande des autorités allemandes.L’écrivain, qui était au cœur d’une crise diplomatique entre Alger et Paris, est rentré en France mardi, après avoir d’abord été transféré à Berlin pour des soins médicaux, et a été reçu par Emmanuel Macron dès son retour. Un retour discret, qui s’est fait hors de la vue des médias.- Le cas Gleizes -Boualem Sansal “est conscient qu’il arrive dans un contexte profondément marqué par la difficulté de la relation franco-algérienne et que ce contexte pèse vraisemblablement sur son expression publique”, a déclaré à l’AFP Arnaud Benedetti, fondateur de son comité de soutien, qui lui a parlé au téléphone vendredi.Outre France 2 et France Inter, il devrait aussi s’exprimer dans un quotidien national, selon M. Benedetti. “C’est un programme médias qui me paraît assez encadré”, a jugé le fondateur du comité de soutien, présidé par l’ancienne ministre Noëlle Lenoir.”On est dans un moment où la France essaie de reprendre langue d’une manière un peu plus apaisée avec l’Algérie que ces derniers mois, elle souhaite vraisemblablement que rien ne soit fait qui puisse venir entraver cette petite amorce de reprise de dialogue”, a poursuivi M. Benedetti, en soulignant qu’il ne s’agissait que d’une “supputation”.”D’autant plus que le cas Sansal est aujourd’hui réglé mais que le cas Christophe Gleizes reste en instance au moins jusqu’au 3 décembre”, a-t-il noté.Collaborateur des magazines So Foot et Society, le journaliste Christophe Gleizes, 36 ans, a été condamné fin juin en première instance à sept ans de prison ferme en Algérie, notamment pour “apologie du terrorisme”. Son procès en appel aura lieu le 3 décembre.- “Parole scrutée “-Boualem Sansal “est certainement conscient que sa parole sera scrutée, analysée, soupesée” et “il a certainement intériorisé ces paramètres avant sa prise de parole”, a jugé M. Benedetti, tout en rappelant que l’écrivain “n’a jamais bridé son expression” par le passé.Écrivain dissident admirateur de Camus et Orwell, polémiste révéré par les droites françaises, Boualem Sansal purgeait en Algérie une peine de cinq ans de prison notamment pour “atteinte à l’unité nationale”.Le romancier avait été condamné pour avoir notamment déclaré en octobre 2024 au média français d’extrême droite Frontières que l’Algérie avait hérité sous la colonisation française de régions appartenant précédemment, selon lui, au Maroc.Cet ancien haut fonctionnaire en Algérie avait été arrêté le 16 novembre 2024 à son arrivée à l’aéroport d’Alger avant d’être emprisonné, aggravant le froid diplomatique entre la France et son ancienne colonie.Peu après sa libération, Boualem Sansal avait dit à son compatriote Kamel Daoud, prix Goncourt 2024, qu’il espérait que les relations entre la France et l’Algérie allaient “évoluer”, selon des propos rapportés dans Le Point par M. Daoud.”Sa combativité morale m’a paru intacte”, malgré “des hauts et des bas, ce qui est normal”, a assuré M. Benedetti.

50 children kidnapped from Nigerian Catholic school escape captivity, 38 worshippers rescuedSun, 23 Nov 2025 18:06:35 GMT

At least 50 of the more than 300 children snatched by gunmen from a Catholic school in Nigeria have escaped their captors, a Christian group said on Sunday, as the president announced the rescue of 38 worshippers seized in a separate attack last week. Gunmen on Friday raided St Mary’s co-education school in Niger state, taking …

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Les municipales seront un “galop d’essai” pour LFI avant 2027, prévient Mélenchon

La France insoumise a officiellement lancé dimanche sa campagne pour les municipales de 2026 avec un meeting en Seine-Saint-Denis où son leader Jean-Luc Mélenchon a placé ces différents scrutins locaux dans la perspective de l’élection présidentielle qui suivra, en vantant notamment son concept de la “Nouvelle France”.”Ce seront des élections politiques du fait du contexte actuel (…) nous serons à un an de l’élection présidentielle, dont ceci pourrait bien être un galop d’essai. Cette élection peut donc préfigurer le monde que nous voulons commencer”, a lancé le fondateur de LFI devant une foule de 2.000 militants, selon l’organisation, réunie aux Docks de Paris, une salle d’Aubervilliers.  “Il s’agit d’élever le niveau de conscience et de faire de cette élection un temps fort d’éducation politique populaire de masse, car nous en aurons besoin en 2027, si la France nous choisit pour gouverner le pays”, a ajouté le triple candidat à la présidentielle, qui est pressenti pour représenter une nouvelle fois l’écurie LFI à la prochaine course à l’Elysée.Les municipales ne seront “pas seulement des campagnes locales, il y a aussi des orientations communes à porter sur l’ensemble du territoire”, a appuyé devant la presse le coordinateur national de LFI, Manuel BompardLors d’un discours plutôt théorique, Jean-Luc Mélenchon a une nouvelle fois fait l’éloge de son concept de “Nouvelle France”, une société plus urbaine et plus métissée.”Notre Nouvelle France est là: nouvelle comme sa population, sa façon de vivre, sa vie, sa créolisation et par-dessus tout son appétit du futur”, a énuméré l’ancien sénateur socialiste, dont la formation compte sur la jeunesse et les quartiers populaires pour l’amener vers la victoire. Si le fondateur du mouvement Insoumis s’est gardé de porter des coups aux autres partis de gauche, ses lieutenants n’ont pas eu la même réserve.- Préparer les sénatoriales -La députée Nadège Abomangoli, vice-présidente de l’Assemblée nationale, a ainsi ouvert le meeting en fustigeant ceux à gauche “qui veulent des voix des Insoumis mais pas d’élus Insoumis”, une manière de viser notamment le PS.”Celles et ceux qui votent pour La France insoumise depuis dix ans ont le droit d’être représentés”, a-t-elle insisté.Pour les municipales de mars 2026, LFI sera présente, en tête de liste ou en soutien à une liste, dans à peu près 500 villes, dont 80% des communes de plus de 30.000 habitants. Et dans la grande majorité des cas, les Insoumis présenteront leurs propres listes, sans s’unir avec les Ecologistes, le Parti socialiste ou le Parti communiste.La formation de gauche radicale n’espère pas gagner énormément de mairies, seulement deux ou trois, mais entend pénétrer massivement dans les conseils municipaux.LFI avait en effet enjambé les scrutins municipaux de 2020 et ne dirige donc actuellement que deux villes de plus de 5.000 habitants.Gagner des conseillers municipaux permettrait au mouvement, qui ne compte aucun élu au Sénat, de se positionner pour les prochaines élections sénatoriales, de 2026 et 2029, où ce sont les grands électeurs qui votent.  “Message à tous ceux qui pensent pouvoir nous évincer de leurs combinaisons d’appareil: La France insoumise préparera les prochaines élections sénatoriales en même temps que l’élection présidentielle”, a ainsi prévenu le député Paul Vannier, en charge des élections au sein de l’appareil mélenchoniste.Dans beaucoup de municipalités, les tensions à gauche laissent présager d’âpres négociations de second tour, où le score nécessaire pour se maintenir est de 10% et celui pour fusionner avec une autre liste est de 5%. “Partout où nous serons en tête au soir du premier tour, nous proposerons aux autres listes de gauche prêtes à défendre avec nous un programme de rupture, de nous retrouver”, a appuyé Paul Vannier. Pour les municipales, les Insoumis comptent s’appuyer sur leurs bons scores dans les banlieues populaires et les grandes métropoles: la direction du mouvement a identifié Roubaix (Nord), La Courneuve (Seine-Saint-Denis) ou encore Evry (Essonne) comme commune où la victoire serait un objectif crédible.Ils entendent notamment proposer le développement de la régie publique de l’eau, celui des cantines scolaires gratuites et biologiques, ou la mise en place d’un référendum d’initiative citoyenne (RIC) municipal.

Les municipales seront un “galop d’essai” pour LFI avant 2027, prévient Mélenchon

La France insoumise a officiellement lancé dimanche sa campagne pour les municipales de 2026 avec un meeting en Seine-Saint-Denis où son leader Jean-Luc Mélenchon a placé ces différents scrutins locaux dans la perspective de l’élection présidentielle qui suivra, en vantant notamment son concept de la “Nouvelle France”.”Ce seront des élections politiques du fait du contexte actuel (…) nous serons à un an de l’élection présidentielle, dont ceci pourrait bien être un galop d’essai. Cette élection peut donc préfigurer le monde que nous voulons commencer”, a lancé le fondateur de LFI devant une foule de 2.000 militants, selon l’organisation, réunie aux Docks de Paris, une salle d’Aubervilliers.  “Il s’agit d’élever le niveau de conscience et de faire de cette élection un temps fort d’éducation politique populaire de masse, car nous en aurons besoin en 2027, si la France nous choisit pour gouverner le pays”, a ajouté le triple candidat à la présidentielle, qui est pressenti pour représenter une nouvelle fois l’écurie LFI à la prochaine course à l’Elysée.Les municipales ne seront “pas seulement des campagnes locales, il y a aussi des orientations communes à porter sur l’ensemble du territoire”, a appuyé devant la presse le coordinateur national de LFI, Manuel BompardLors d’un discours plutôt théorique, Jean-Luc Mélenchon a une nouvelle fois fait l’éloge de son concept de “Nouvelle France”, une société plus urbaine et plus métissée.”Notre Nouvelle France est là: nouvelle comme sa population, sa façon de vivre, sa vie, sa créolisation et par-dessus tout son appétit du futur”, a énuméré l’ancien sénateur socialiste, dont la formation compte sur la jeunesse et les quartiers populaires pour l’amener vers la victoire. Si le fondateur du mouvement Insoumis s’est gardé de porter des coups aux autres partis de gauche, ses lieutenants n’ont pas eu la même réserve.- Préparer les sénatoriales -La députée Nadège Abomangoli, vice-présidente de l’Assemblée nationale, a ainsi ouvert le meeting en fustigeant ceux à gauche “qui veulent des voix des Insoumis mais pas d’élus Insoumis”, une manière de viser notamment le PS.”Celles et ceux qui votent pour La France insoumise depuis dix ans ont le droit d’être représentés”, a-t-elle insisté.Pour les municipales de mars 2026, LFI sera présente, en tête de liste ou en soutien à une liste, dans à peu près 500 villes, dont 80% des communes de plus de 30.000 habitants. Et dans la grande majorité des cas, les Insoumis présenteront leurs propres listes, sans s’unir avec les Ecologistes, le Parti socialiste ou le Parti communiste.La formation de gauche radicale n’espère pas gagner énormément de mairies, seulement deux ou trois, mais entend pénétrer massivement dans les conseils municipaux.LFI avait en effet enjambé les scrutins municipaux de 2020 et ne dirige donc actuellement que deux villes de plus de 5.000 habitants.Gagner des conseillers municipaux permettrait au mouvement, qui ne compte aucun élu au Sénat, de se positionner pour les prochaines élections sénatoriales, de 2026 et 2029, où ce sont les grands électeurs qui votent.  “Message à tous ceux qui pensent pouvoir nous évincer de leurs combinaisons d’appareil: La France insoumise préparera les prochaines élections sénatoriales en même temps que l’élection présidentielle”, a ainsi prévenu le député Paul Vannier, en charge des élections au sein de l’appareil mélenchoniste.Dans beaucoup de municipalités, les tensions à gauche laissent présager d’âpres négociations de second tour, où le score nécessaire pour se maintenir est de 10% et celui pour fusionner avec une autre liste est de 5%. “Partout où nous serons en tête au soir du premier tour, nous proposerons aux autres listes de gauche prêtes à défendre avec nous un programme de rupture, de nous retrouver”, a appuyé Paul Vannier. Pour les municipales, les Insoumis comptent s’appuyer sur leurs bons scores dans les banlieues populaires et les grandes métropoles: la direction du mouvement a identifié Roubaix (Nord), La Courneuve (Seine-Saint-Denis) ou encore Evry (Essonne) comme commune où la victoire serait un objectif crédible.Ils entendent notamment proposer le développement de la régie publique de l’eau, celui des cantines scolaires gratuites et biologiques, ou la mise en place d’un référendum d’initiative citoyenne (RIC) municipal.

Les municipales seront un “galop d’essai” pour LFI avant 2027, prévient Mélenchon

La France insoumise a officiellement lancé dimanche sa campagne pour les municipales de 2026 avec un meeting en Seine-Saint-Denis où son leader Jean-Luc Mélenchon a placé ces différents scrutins locaux dans la perspective de l’élection présidentielle qui suivra, en vantant notamment son concept de la “Nouvelle France”.”Ce seront des élections politiques du fait du contexte actuel (…) nous serons à un an de l’élection présidentielle, dont ceci pourrait bien être un galop d’essai. Cette élection peut donc préfigurer le monde que nous voulons commencer”, a lancé le fondateur de LFI devant une foule de 2.000 militants, selon l’organisation, réunie aux Docks de Paris, une salle d’Aubervilliers.  “Il s’agit d’élever le niveau de conscience et de faire de cette élection un temps fort d’éducation politique populaire de masse, car nous en aurons besoin en 2027, si la France nous choisit pour gouverner le pays”, a ajouté le triple candidat à la présidentielle, qui est pressenti pour représenter une nouvelle fois l’écurie LFI à la prochaine course à l’Elysée.Les municipales ne seront “pas seulement des campagnes locales, il y a aussi des orientations communes à porter sur l’ensemble du territoire”, a appuyé devant la presse le coordinateur national de LFI, Manuel BompardLors d’un discours plutôt théorique, Jean-Luc Mélenchon a une nouvelle fois fait l’éloge de son concept de “Nouvelle France”, une société plus urbaine et plus métissée.”Notre Nouvelle France est là: nouvelle comme sa population, sa façon de vivre, sa vie, sa créolisation et par-dessus tout son appétit du futur”, a énuméré l’ancien sénateur socialiste, dont la formation compte sur la jeunesse et les quartiers populaires pour l’amener vers la victoire. Si le fondateur du mouvement Insoumis s’est gardé de porter des coups aux autres partis de gauche, ses lieutenants n’ont pas eu la même réserve.- Préparer les sénatoriales -La députée Nadège Abomangoli, vice-présidente de l’Assemblée nationale, a ainsi ouvert le meeting en fustigeant ceux à gauche “qui veulent des voix des Insoumis mais pas d’élus Insoumis”, une manière de viser notamment le PS.”Celles et ceux qui votent pour La France insoumise depuis dix ans ont le droit d’être représentés”, a-t-elle insisté.Pour les municipales de mars 2026, LFI sera présente, en tête de liste ou en soutien à une liste, dans à peu près 500 villes, dont 80% des communes de plus de 30.000 habitants. Et dans la grande majorité des cas, les Insoumis présenteront leurs propres listes, sans s’unir avec les Ecologistes, le Parti socialiste ou le Parti communiste.La formation de gauche radicale n’espère pas gagner énormément de mairies, seulement deux ou trois, mais entend pénétrer massivement dans les conseils municipaux.LFI avait en effet enjambé les scrutins municipaux de 2020 et ne dirige donc actuellement que deux villes de plus de 5.000 habitants.Gagner des conseillers municipaux permettrait au mouvement, qui ne compte aucun élu au Sénat, de se positionner pour les prochaines élections sénatoriales, de 2026 et 2029, où ce sont les grands électeurs qui votent.  “Message à tous ceux qui pensent pouvoir nous évincer de leurs combinaisons d’appareil: La France insoumise préparera les prochaines élections sénatoriales en même temps que l’élection présidentielle”, a ainsi prévenu le député Paul Vannier, en charge des élections au sein de l’appareil mélenchoniste.Dans beaucoup de municipalités, les tensions à gauche laissent présager d’âpres négociations de second tour, où le score nécessaire pour se maintenir est de 10% et celui pour fusionner avec une autre liste est de 5%. “Partout où nous serons en tête au soir du premier tour, nous proposerons aux autres listes de gauche prêtes à défendre avec nous un programme de rupture, de nous retrouver”, a appuyé Paul Vannier. Pour les municipales, les Insoumis comptent s’appuyer sur leurs bons scores dans les banlieues populaires et les grandes métropoles: la direction du mouvement a identifié Roubaix (Nord), La Courneuve (Seine-Saint-Denis) ou encore Evry (Essonne) comme commune où la victoire serait un objectif crédible.Ils entendent notamment proposer le développement de la régie publique de l’eau, celui des cantines scolaires gratuites et biologiques, ou la mise en place d’un référendum d’initiative citoyenne (RIC) municipal.

Trump blasts Ukraine for ‘zero gratitude’ amid talks to halt war

US President Donald Trump on Sunday accused Ukraine again of lacking “gratitude” for Washington’s support against Russia’s invasion, as top US and Ukrainian representatives met in Geneva for talks on a proposal to halt the war.”UKRAINE ‘LEADERSHIP’ HAS EXPRESSED ZERO GRATITUDE FOR OUR EFFORTS,” Trump wrote on his Truth Social platform, also blasting European countries for not doing enough to stop the war, but offering no direct condemnation of Moscow.His comments came as US Secretary of State Marco Rubio was meeting with top Ukrainian officials in a wintery Geneva Sunday to discuss the US president’s controversial 28-point plan for ending the nearly four-year conflict.The Ukrainian delegation, headed by Andriy Yermak, also met with high-level officials from Britain, France and Germany in the Swiss city, as European countries scramble to have a seat at the table in the discussions.Trump had given Ukraine until November 27 to approve the plan, but Kyiv wants changes to a draft that accepts a range of Russia’s hardline demands, including requiring the invaded country to cede territory, cut its army and pledge never to join NATO.German Chancellor Friedrich Merz on Sunday said he was “sceptical” a deal could be reached by that deadline.The US president told reporters Saturday the proposal was not his final offer and he hoped to stop the fighting “one way or the other”, raising hopes that it would be possible to strengthen Kyiv’s position.- ‘Ukrainian perspectives’ included -A US official, who asked not to be named, told AFP that a number of meetings were held throughout the day Sunday, with the US and Ukrainian delegation holding “detailed discussions about the peace agreement”.”It was productive and even conclusive in some areas,” the official said, adding that a second round of talks underway at the US mission in Geneva aimed at “ironing out the details of the agreement”.By late Sunday afternoon, Ukrainian negotiator Rustem Umerov said the latest version of the US draft plan, which AFP has not seen, “already reflects most of Ukraine’s key priorities”.Ukrainian President Volodymyr Zelensky also said on social media that the “American proposals may include a number of elements based on Ukrainian perspectives and critical for Ukrainian national interests”, hailing that “diplomacy has been reinvigorated”.- Recognise European ‘centrality’ -The US plan was drafted without input from Ukraine’s European allies, who were striving Sunday to make their voices heard and boost Kyiv’s position.”Ukraine must have the freedom and sovereign right to choose its own destiny. They have chosen a European destiny,” EU chief Ursula von der Leyen said in a statement, stressing that the “centrality” of the European Union’s role must be “fully reflected” in any peace plan. Ukraine’s European allies gathered at the G20 summit in South Africa stressed that the US plan requires “additional work”.Finnish President Alexander Stubb told AFP that he and Italian leader Giorgia Meloni had called Trump early Sunday to discuss his Ukraine proposal.”Of course, we discussed the situation, the 28-point plan, and some of the developments here in Johannesburg related to the peace plan,” he said, declining to reveal the content of the discussions.French President Emmanuel Macron told a news conference at the G20 that the plan contained points that had to be more broadly discussed as they concerned European allies, such as Ukraine’s NATO ties and Russian frozen assets held in the EU.He said the 30 countries in the “coalition of the willing” supporting Kyiv will hold a video call on Tuesday following the Geneva talks.European Union countries were also planning to meet to discuss the Ukraine situation on the sidelines of a meeting with African leaders in Angola on Monday.- ‘Wish list’ -Questions were meanwhile being raised over how much input Moscow may have had in drafting the original proposal, which was welcomed by the Kremlin.Russian President Vladimir Putin has said the blueprint could “lay the foundation” for a final peace settlement, but threatened more land seizures if Ukraine walked away from negotiations.Ahead of Sunday’s talks, Washington insisted the Trump proposal was official US policy, denying claims by a group of US senators that Rubio told them the document was a Russian “wish list”. Rubio himself insisted on social media late Saturday that “the peace proposal was authored by the US”. “It is offered as a strong framework for ongoing negotiations. It is based on input from the Russian side. But it is also based on previous and ongoing input from Ukraine.”That did not calm all concerns.”Together with the leaders of Europe, Canada and Japan, we have declared our readiness to work on the 28-point plan despite some reservations,” Polish Prime Minister Donald Tusk said on X Sunday. “However, before we start our work, it would be good to know for sure who is the author of the plan and where was it created.”

Israël frappe la banlieue de Beyrouth, affirme avoir visé le chef d’état-major du Hezbollah

Israël a mené une frappe meurtrière dimanche dans la banlieue sud de Beyrouth, affirmant viser le chef d’état-major du Hezbollah pro-iranien, qui n’a pas confirmé si ce haut cadre avait été tué. Cette attaque, annoncée après que Benjamin Netanyahu a juré de “faire tout le nécessaire” pour empêcher un renforcement du mouvement pro-iranien, a fait cinq morts et 28 blessés, selon le ministère libanais de la Santé. C’est la cinquième fois qu’Israël frappe la banlieue sud de Beyrouth, un fief du mouvement chiite, depuis le cessez-le-feu conclu en novembre 2024 après un an de conflit au cours duquel l’armée israélienne a tué le chef du Hezbollah et plusieurs de ses responsables militaires.L’attaque est intervenue une semaine avant la visite du pape Léon XIV, attendu le 30 novembre au Liban. Dans cette zone densément peuplée, la frappe a touché les troisième et quatrième étages d’un immeuble de neuf étages, et laissé plusieurs voitures calcinées à son pied, a constaté un journaliste de l’AFP.Il a vu les secouristes évacuer un corps enveloppé dans un sac blanc et au moins six blessés, dont trois  femmes, de l’immeuble au rez-de-chaussée duquel s’alignent une pâtisserie, un magasin de jouets et une boutique d’électroménager. “Je rendais visite à ma mère et j’étais sur le balcon”, a raconté à l’AFP un homme qui se trouvait dans un immeuble faisant face au bâtiment touché. “Il y a eu comme un éclair, puis j’ai percuté la balustrade et tout le verre s’est brisé”, a ajouté ce quadragénaire en état de choc, qui n’a pas voulu dire son nom.-“Faire tout le nécessaire” -Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’était engagé plus tôt dans la matinée à “faire tout le nécessaire” pour empêcher un renforcement du mouvement pro-iranien, ainsi que du Hamas à Gaza, ouvrant une réunion de son cabinet.Son bureau a annoncé dans la foulée que l’armée israélienne venait d'”attaquer au coeur de Beyrouth, le chef d’état-major du Hezbollah qui a dirigé le renforcement et l’armement de l’organisation terroriste”. M. Netanyahu “a ordonné l’attaque sur recommandation du ministre de la Défense et du chef d’état-major”, a ajouté son bureau.Le Hezbollah a confirmé qu’une “personnalité de la résistance” contre Israël avait été visée, sans préciser son identité ni si elle avait été tuée.Le président libanais Joseph Aoun a appelé la communauté internationale à “intervenir sérieusement et avec force pour mettre fin aux attaques contre le Liban” menées par Israël, soulignant que le Liban respectait de son côté le cessez-le-feu. Shosh Bedrosian, porte-parole de M. Netanyahu, a affirmé à la presse ne pas pouvoir “donner le nom de la cible”. “Israël prend ses décisions de manière indépendante”, a-t-elle précisée, interrogée pour savoir si les Etats-Unis avaient été tenus au courant de l’attaque.Washington, qui fait partie avec Paris d’un comité international chargé de surveiller l’application du cessez-le-feu, n’a pas été prévenu à l’avance de l’attaque, a affirmé le correspondant israélien du site d’information Axios, citant deux responsables américains.   – “Ligne rouge” -Israël a récemment intensifié ses frappes dans les bastions du Hezbollah au sud et à l’est du Liban, où il affirme viser le mouvement chiite qu’il accuse de violer le cessez-le-feu en se réarmant et réactivant ses infrastructures. Le Hezbollah avait lancé les hostilités en ouvrant un front contre Israël au début de la guerre à Gaza, déclenchée par l’attaque du Hamas sur le sol israélien du 7 octobre 2023. Un cessez-le-feu est en vigueur dans le territoire palestinien depuis le 10 octobre.”Nous continuerons à agir avec force pour prévenir toute menace contre les habitants du nord et l’Etat d’Israël. Quiconque lèvera la main contre Israël verra sa main coupée”, a martelé le ministre israélien de la Défense, Israël Katz. Le Hezbollah, sorti affaibli du conflit avec Israël, qui a culminé en deux mois de guerre ouverte avant la trêve, assure pour sa part respecter le cessez-le-feu. Mais un haut responsable de la formation chiite, accouru sur le site frappé dimanche, a accusé Israël d’avoir “franchi une nouvelle ligne rouge”. Pour leur part, les autorités libanaises accusent régulièrement Israël de violer l’accord de cessez-le-feu conclu sous médiation américaine, en poursuivant ses frappes et en continuant d’occuper cinq points stratégiques du sud du territoire libanais.Les Etats-Unis font dans le même temps pression sur le gouvernement libanais pour qu’il oblige le Hezbollah à rendre ses armes, ce que le groupe a jusqu’à présent refusé de faire.bur-nad-dms-cab-at/cab

Américains et Ukrainiens discutent à Genève du plan de Trump pour l’Ukraine

Donald Trump a accusé dimanche les dirigeants ukrainiens de ne faire preuve “d’aucune gratitude” envers les Etats-Unis, alors que le secrétaire d’Etat Marco Rubio rencontre à Genève une délégation de Kiev dans l’espoir de faire avancer le plan du président américain sur l’Ukraine.”Les responsables ukrainiens n’ont exprimé aucune gratitude pour nos efforts”, a écrit le président américain sur Truth Social, affirmant avoir “hérité d’une guerre qui n’aurait jamais dû arriver”.Jusqu’à présent, rien ne filtre sur le contenu des pourparlers en Suisse sur ce plan en 28 points, qui vise à mettre fin au conflit provoqué par près de quatre ans d’invasion russe.La version initiale du texte faisait écho à plusieurs exigences de Moscou et suscité l’opposition de Kiev et de ses alliés européens, venus dimanche à Genève pour éviter une paix en forme de capitulation.Salué par le président russe Vladimir Poutine, le texte initial reprenait plusieurs exigences clés de Moscou: que l’Ukraine lui cède des territoires, accepte de réduire la taille de son armée et renonce à intégrer l’Otan. Tout en offrant des garanties de sécurité occidentales à Kiev pour prévenir toute nouvelle attaque russe.Le texte proposait signifiait aussi la fin de l’isolement de la Russie à l’égard du monde occidental avec sa réintégration au G8 et la levée progressive des sanctions.- “priorités clés” -L’un des membres de la délégation ukrainienne, Roustem Oumerov, à la tête du Conseil de sécurité ukrainien, a estimé dimanche que la nouvelle version du texte, que l’AFP n’a pas vue, “reflète déjà la plupart des priorités clés” de Kiev.Le président ukrainien a lui jugé sur X “positif que la diplomatie ait été ravivée et que le dialogue puisse être constructif”, ajoutant : “nous avons tous besoin d’un résultat positif”.Donald Trump avait donné jusqu’au 27 novembre à son homologue ukrainien pour répondre, mais il a indiqué samedi que son plan ne constituait pas sa “dernière offre” pour régler le conflit.Ce texte “présente un cadre solide de négociations. Il se fonde sur des éléments fournis par la partie russe mais également sur des apports de l’Ukraine”, a complété M. Rubio sur X.A Genève, M. Rubio a rencontré dans la matinée le négociateur de Kiev, Andriï Iermak, qui s’est également entretenu avec des représentants du Royaume-Uni, de la France et de l’Allemagne.Une nouvelle réunion bilatérale s’est déroulé dans l’après-midi entre Américains et Ukrainiens au sein de la Représentation américaine à Genève, proche de l’ONU.”Ils vont régler les détails de l’accord”, a indiqué à l’AFP un responsable américain.- tractations -Mais le chancelier allemand Friedrich Merz s’est dit lui “sceptique” sur les chances de parvenir à un accord sur le plan d’ici le 27 novembre.”La tâche consiste désormais à faire du plan (…) un document viable”, a encore déclaré M. Merz, lors du sommet du G20 à Johannesburg. Il a indiqué avoir fait une proposition, actuellement en discussion à Genève, qui pourrait permettre de “faire au moins un premier pas jeudi”.Les Européens cherchent par tous les moyens à ne pas être tenus à l’écart des tractations autour du plan. Le président finlandais Alexander Stubb a indiqué à l’AFP avoir appelé dimanche son homologue américain, avec la Première ministre italienne Giorgia Meloni, pour discuter du plan pour l’Ukraine.”L’Ukraine doit avoir la liberté et le droit souverain de choisir son propre destin. Elle a choisi un destin européen”, a affirmé dimanche la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, soulignant que le rôle “central” de l’Union européenne doit être “pleinement reconnu” dans tout plan de paix sur l’Ukraine.”Notre objectif partagé est d’obtenir une paix robuste. Il faut donc des garanties de sécurité solides”, a indiqué pour sa part à Genève la délégation française à l’AFP.Réunis au sommet du G20 à Johannesburg, 11 pays principalement européens ont estimé samedi dans une déclaration que le plan américain “requerra du travail supplémentaire”, craignant qu’il ne laisse l’Ukraine “vulnérable à de futures attaques”.Une réunion sur l’Ukraine des dirigeants des pays de l’UE est prévue lundi, en marge d’un sommet avec des dirigeants africains en Angola. Le président français Emmanuel Macron a annoncé une réunion mardi en visioconférence des pays soutenant l’Ukraine. Selon lui, sans “éléments de dissuasion, les Russes reviendront”.Le président turc Recep Tayyip Erdogan a lui déclaré qu’il s’entretiendrait lundi avec son homologue russe, affirmant depuis le G20 : Nous ferons tout notre possible pour ouvrir la voie à la paix”. burs-apo/nl/cls