Nigeria: 50 des quelque 300 élèves enlevés d’une école catholique se sont échappés (association chrétienne)

Cinquante des plus de 300 élèves enlevés vendredi dans une école catholique de l’ouest du Nigeria ont échappé à leurs ravisseurs, a annoncé dimanche une organisation chrétienne.Des hommes armés non identifiés ont attaqué tôt vendredi l’école catholique mixte Saint Mary, située dans l’Etat du Niger, et ont enlevé 303 élèves et 12 enseignants. Il s’agit de l’un des plus importants enlèvements de masse jamais perpétrés au Nigeria, pays ravagé par le phénomène. Les garçons et filles enlevés à Saint Mary, âgés de huit à 18 ans, représentent près de la moitié des 629 élèves de l’établissement.”Nous avons reçu une bonne nouvelle: 50 élèves se sont échappés et ont retrouvé leurs parents”, a indiqué l’Association chrétienne du Nigeria (CAN) dans un communiqué, précisant qu’ils se sont évadés entre vendredi et samedi.Lundi, un autre groupe d’hommes armés avait déjà pris d’assaut un lycée de l’Etat voisin de Kebbi (nord-ouest) et enlevé 25 jeunes filles.Cette nouvelle série d’enlèvements dans des écoles a entraîné la fermeture par précaution de nombreux établissements scolaires à travers le pays le plus peuplé d’Afrique avec 230 millions d’habitants, confronté à de multiples menaces pour sa sécurité.Les autorités du Nigeria combattent depuis 2009 une insurrection jihadiste dans le nord-est du pays et font également face à des bandes criminelles lourdement armées, appelés localement “bandits”, qui ont intensifié ces dernières années, dans le nord-ouest et le centre, leurs attaques meurtrières – parfois accompagnés d’enlèvements pour obtenir des rançons.Le gouvernement nigérian n’a pas encore fait de commentaire sur le nombre d’élèves et d’enseignants enlevés.- “immense tristesse” -Aucun groupe n’a revendiqué ces attaques, pas plus que celle mardi contre une église de l’ouest du pays, durant laquelle deux personnes ont été tuées et des dizaines de personnes pourraient avoir été capturées.”Même si le retour de ces 50 enfants qui ont réussi à s’échapper nous apporte un certain soulagement, je vous exhorte tous à continuer de prier pour le sauvetage et le retour sains et saufs des autres victimes”, a déclaré dans un communiqué le père Bulus Dauwa Yohanna, président de la CAN dans l’Etat du Niger et propriétaire de l’école.Le Nigeria reste profondément marqué par un autre enlèvement de masse, celui de près de 300 jeunes filles par les jihadistes de Boko Haram à Chibok, dans l’Etat de Borno (nord-est), en avril 2014. Plus de dix ans plus tard, certaines d’entre elles sont toujours portées disparues.Dimanche le pape Léon XIV a dit son “immense tristesse” après ces enlèvements au Nigeria et a lancé “un appel pressant à la libération immédiate des otages”.”Prions pour nos frères et sœurs et pour que les églises et les écoles demeurent toujours et partout des lieux de sécurité et d’espoir”, a-t-il ajouté.Vendredi, le président américain Donald Trump avait réagi à ces récentes attaques en estimant que “ce qui se passe au Nigeria est une honte”.Donald Trump a récemment menacé d’intervenir militairement au Nigeria, accusant les autorités nigérianes de “tolérer les meurtres de chrétiens” par des islamistes radicaux.Les autorités d’Abuja ont qualifié ces affirmations de “fondamentalement erronées”, nié toute “persécution religieuse systématique” au Nigeria, divisé de manière presque égale entre un nord à majorité musulmane et un sud majoritairement chrétien.Les attaques dans le pays visent et tuent aussi bien des chrétiens que des musulmans, souvent sans distinction.

Ligue 1: Lyon s’en sort bien avec un nul (0-0) à Auxerre

Lyon a été tenu en échec (0-0) sur le terrain de la lanterne rouge Auxerre, dimanche lors de la 13e journée de Ligue 1, et continue de faire du surplace en championnat, où les Lyonnais n’ont gagné aucune de leurs quatre dernières rencontres.Avant la trêve internationale, l’OL avait concédé un résultat nul à Brest (0-0) et face au Paris FC (3-3) avant de perdre devant le Paris Saint-Germain (3-2). Il s’est aussi incliné sur la pelouse du Betis Séville en Ligue Europa (2-0).En attendant les derniers matches de dimanche, l’OL est 6e à sept longueurs du podium alors que les Auxerrois restent derniers, sans être décrochés.L’AJA n’a gagné aucun de ses huit derniers matches (2 nuls) et restait sur quatre défaites. L’équipe de Christophe Pélissier a une nouvelle fois souffert de son inefficacité offensive alors qu’elle a été dominatrice au milieu.Car, globalement, Lyon s’en sort plutôt bien sur ce match. Handicapés par l’absence de plusieurs joueurs majeurs comme Nicolas Tagliafico ou Tyler Morton, suspendus, alors que Clinton Mata est sorti sur blessure en début de seconde période, ils auraient pu être menés par des Icaunais assez combatifs.Eux aussi étaient privés de plusieurs titulaires comme Elisha Owusu, Lasso Coulibaly, Telli Siwe ou Francisco Sierralta.- But refusé, penalty manqué -Un but a été refusé à Rudy Matondo pour une faute préalable de Sekou Mara sur Mata (12e) alors que le gardien Dominik Greif a détourné un penalty tiré par Lamine Sinayoko, accordé pour une faute de Moussa Niakhaté sur Mara (25e).Ce dernier, contré par Mata, a aussi été dangereux sur un centre de Sinayoko (55e) avant que Mata, encore lui, ne sauve in extremis son équipe devant son gardien après un centre délivré par Lamine Sy (61e).Le portier de l’OL a encore détourné une tentative de Sinayoko (67e).Lyon a eu aussi des occasions, mais moins dangereuses. L’Uruguayen Martin Satrianoa a été menaçant de la tête (7e) puis sur un tir détourné par le gardien Donovan Léon (21e). Une tentative lointaine de l’Américain Tanner Tessmann est passée de peu à côté (45e).Après la mi-temps, Léon s’est encore interposé sur une reprise de la tête d’Afonso Moreira (48e) avant que Corentin Tolisso ne manque de justesse la reprise d’un corner (53e) et que Pavel Sulc ne soit contré in extremis par Gideon Mensah (64e).En fin de partie, l’AJA a su résister à l’ultime coup pression de l’OL pour conserver au moins le point du nul.

Israel targets Hezbollah chief of staff in deadly Beirut strike

Israel said it carried out an air strike Sunday targeting Hezbollah’s chief of staff in Beirut, hitting an apartment building in an operation which the Iran-backed militant group said crossed a red line.Lebanon’s health ministry said the strike killed five people and wounded 28. It did not give the identities of the people killed.The strike took place in the Haret Hreik area in Beirut’s southern suburbs, a densely-populated area where Hezbollah holds sway.Hezbollah confirmed a senior commander was targeted in the strike, while an Israeli government spokeswoman declined to give the name of the target at this stage.An AFP correspondent at the scene said the strike hit the third and fourth floors of a nine-storey building.Debris littered the road below, with a car damaged in the street. Dust could be seen rising from the block, with rescue workers inside the apartments searching for survivors.Ambulances and fire crews scrambled to the scene and rescuers evacuated a wounded woman on a stretcher. A crowd gathered in the street and Lebanese soldiers were deployed to secure the site.Lebanon’s official National News Agency said three missiles were fired at the building.- ‘Maximum enforcement’ -Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu’s office said he had ordered the attack — the latest against targets in Lebanon despite a year-long ceasefire between Israel and Hezbollah.”In the heart of Beirut, the IDF (Israeli military) attacked the Hezbollah chief of staff, who had been leading the terrorist organisation’s build-up and rearmament,” the premier’s office said in a statement.”Israel is determined to act to achieve its objectives everywhere and at all times.”Separately, Israeli Defence Minister Israel Katz said: “Anyone who raises a hand against Israel will have his hand cut off,” warning that Israel would “continue the policy of maximum enforcement”.Hezbollah official Mahmud Qomati told reporters Sunday’s attack “crosses a new red line”. “The targeting was clearly aimed at a key… figure in the resistance, and the results are unknown,” he added in front of the strike location, without disclosing the person’s identity.Israel has carried out regular strikes in Lebanon since the November 2024 ceasefire that sought to end more than a year of hostilities with Hezbollah, saying it is striking members of the group or its infrastructure in the country’s south and east.Sunday’s strike, however, was the first on Beirut’s southern suburbs since June 5, when Israel said it hit a Hezbollah drone factory.- Hezbollah weakened -Hezbollah was weakened by its fight with Israel, which it started in support of its ally Hamas in Gaza in October 2023 with cross-border exchanges of fire that later escalated into two months of full-blown war.Since then, Lebanon has come under increasing Israeli and US pressure to disarm Hezbollah, a move that the group has rejected.”Hezbollah will not be allowed to rearm and operate inside of Lebanon and we expect Lebanon to hold Hezbollah’s feet to the fire on this,” Israeli government spokeswoman Shosh Bedrosian reiterated after Sunday’s strike.”Hezbollah’s terrorist activities constitute a violation of the understandings between Israel and Lebanon and the IDF will continue to operate to remove any threats to the citizens of Israel,” she told reporters.Netanyahu earlier Sunday told a cabinet meeting that Israel “will continue to do everything necessary to prevent Hezbollah from re-establishing its threat capability against us”.Lebanese President Joseph Aoun called on the international community to intervene firmly to stop Israeli attacks on the country.Beirut “reiterates its call to the international community to assume its responsibility and intervene firmly and seriously to stop the attacks on Lebanon and its people”, he said in a statement.rjm-burs-glp/amj

Première prise de parole pour Sansal depuis sa libération, avec un fort enjeu diplomatique

Gracié par l’Algérie après un an de prison puis rentré en France mardi, l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal s’exprime pour la première fois depuis sa libération dimanche soir au 20h00 de France 2, dans une prise de parole très attendue et lourde d’enjeux diplomatiques.”Après sa libération et son retour en France, il accordera sa première interview à France Télévisions et répondra aux questions de Laurent Delahousse”, a annoncé le groupe audiovisuel public dimanche matin.Incarcéré en Algérie pendant un an pour certaines prises de position sur son pays natal, Boualem Sansal, 81 ans, a retrouvé la liberté le 12 novembre. Il a été gracié par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, qui a répondu favorablement à une demande des autorités allemandes.L’écrivain, qui était au cœur d’une crise diplomatique entre Alger et Paris, est rentré en France mardi, après avoir d’abord été transféré à Berlin pour des soins médicaux, et a été reçu par Emmanuel Macron dès son retour. Un retour discret, qui s’est fait hors de la vue des médias.- Le cas Gleizes -Boualem Sansal “est conscient qu’il arrive dans un contexte profondément marqué par la difficulté de la relation franco-algérienne et que ce contexte pèse vraisemblablement sur son expression publique”, a déclaré à l’AFP Arnaud Benedetti, fondateur de son comité de soutien, qui lui a parlé au téléphone vendredi.Son interview sur France 2 sera enregistrée avant le journal de 20h00, selon France Télévisions. Une douzaine de minutes seront diffusées dans ce JT, puis une version plus longue passera à 21h00 sur la chaîne d’information continue du groupe public, franceinfo. Lundi, Boualem Sansal sera également l’invité de la matinale de France Inter à 08h20, a annoncé la radio publique. Et selon M. Benedetti, il devrait aussi s’exprimer dans un quotidien national. “C’est un programme médias qui me paraît assez encadré”, a jugé le fondateur du comité de soutien, présidé par l’ancienne ministre Noëlle Lenoir.”On est dans un moment où la France essaie de reprendre langue d’une manière un peu plus apaisée avec l’Algérie que ces derniers mois, elle souhaite vraisemblablement que rien ne soit fait qui puisse venir entraver cette petite amorce de reprise de dialogue”, a poursuivi M. Benedetti, en soulignant qu’il ne s’agissait que d’une “supputation”.”D’autant plus que le cas Sansal est aujourd’hui réglé mais que le cas Christophe Gleizes reste en instance au moins jusqu’au 3 décembre”, a-t-il noté.Collaborateur des magazines So Foot et Society, le journaliste Christophe Gleizes, 36 ans, a été condamné fin juin en première instance à sept ans de prison ferme en Algérie, notamment pour “apologie du terrorisme”. Son procès en appel aura lieu le 3 décembre.- “Parole scrutée “-Boualem Sansal “est certainement conscient que sa parole sera scrutée, analysée, soupesée” et “il a certainement intériorisé ces paramètres avant sa prise de parole”, a jugé M. Benedetti, tout en rappelant que l’écrivain “n’a jamais bridé son expression” par le passé.Écrivain dissident admirateur de Camus et Orwell, polémiste révéré par les droites françaises, Boualem Sansal purgeait en Algérie une peine de cinq ans de prison notamment pour “atteinte à l’unité nationale”.Le romancier avait été condamné pour avoir notamment déclaré en octobre 2024 au média français d’extrême droite Frontières que l’Algérie avait hérité sous la colonisation française de régions appartenant précédemment, selon lui, au Maroc.Cet ancien haut fonctionnaire en Algérie avait été arrêté le 16 novembre 2024 à son arrivée à l’aéroport d’Alger avant d’être emprisonné, aggravant le froid diplomatique entre la France et son ancienne colonie.Peu après sa libération, Boualem Sansal avait dit à son compatriote Kamel Daoud, prix Goncourt 2024, qu’il espérait que les relations entre la France et l’Algérie allaient “évoluer”, selon des propos rapportés dans Le Point par M. Daoud.”Sa combativité morale m’a paru intacte”, malgré “des hauts et des bas, ce qui est normal”, a assuré M. Benedetti.

Roussel (PCF) veut 60.000 policiers et douaniers de plus pour mener la guerre au narcotrafic

Le secrétaire national du parti communiste (PCF) Fabien Roussel a appelé dimanche à la création de 60.000 emplois de policiers et de douaniers pour mener un “combat sans merci” contre le narcotrafic.Le chef des communistes s’exprimait lors d’un grand meeting de son parti à Marseille, une des villes les plus touchées par ce fléau. La veille, une marche blanche y avait eu lieu après l’assassinat de Mehdi Kessaci, frère du militant anti-drogue Amine Kessaci.”Il est possible et même indispensable d’embaucher 60.000 agents de police, enquêteurs, douaniers pour mener ce combat sans merci”, a-t-il déclaré, chiffrant sa proposition à 2,5 milliards d’euros “dès maintenant”.”Voilà ce que nous exigeons de la République”, a-t-il dit.Fabien Roussel a réaffirmé son soutien sans réserve aux forces de l’ordre, se démarquant des positions souvent exprimées par la France insoumise (LFI).”Jamais nous ne dirons +tout le monde déteste la police+; nous, nous les soutenons et nous voulons des gardiens de la paix au service du peuple, pour le peuple et avec le peuple”, a-t-il dit.Il a opposé “cette guerre que nous sommes prêts à mener et sans transiger” aux menaces de conflit en Europe récemment brandies par le chef d’Etat major des armées, le général Fabien Mandon.”Jamais nous ne voterons des crédits militaires et les pleins pouvoirs à des dirigeants prêts à envoyer nos enfants se faire tuer pour des guerres qui ne sont pas les nôtres”, a lancé Fabien Roussel, renvoyant dos à dos le “nationalisme de Poutine” et “ceux qui voudraient nous faire entrer en guerre contre le peuple russe”.Le général Mandon, un proche du président Emmanuel Macron, avait prévenu mardi dernier devant le Congrès des maires que la France devait restaurer sa “force d’âme” et “accepter de perdre ses enfants” en cas de conflit en Europe.Au cours de ce meeting à Marseille, Fabien Roussel a également évoqué les prochaines élections municipales des 15 et 22 mars, et plaidé pour une “union dans la clarté et la confiance” à gauche.Il s’est engagé à ce que les communistes ne conduisent “aucune liste de division contre des maires sortants, socialistes, écologistes ou insoumis”.

New York entre stupeur et optimisme prudent après la rencontre Trump-Mamdani

“Surprenant”, “bizarre”, “étrange”… A New York, citoyens et responsables ont assisté avec étonnement à l’assaut d’amabilités vendredi entre Donald Trump et leur nouveau maire Zohran Mamdani, un rapprochement qui, s’il devait perdurer, est jugé positif pour la ville. “C’était étrange”, rapporte à l’AFP Megan, habitante de 27 ans, en évoquant l’échange chaleureux la veille à la …

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Vers l’instauration d’un service militaire volontaire en France

Dans un monde “fait d’incertitudes”, sur fond de guerre aux portes de l’Europe, Emmanuel Macron pourrait annoncer dans les prochains jours l’instauration d’un service militaire volontaire en France, un projet à l’étude depuis plusieurs mois.La date de jeudi est envisagée pour des annonces présidentielles, sans que cela soit confirmé officiellement, selon des sources concordantes.”Dans le monde où nous vivons fait d’incertitudes, d’une montée des tensions, si nous voulons véritablement être en sécurité, il faut dissuader l’autre de venir (…) La France doit continuer d’être une nation forte avec une armée forte mais avec aussi une capacité de sursaut collectif”, a affirmé samedi le chef de l’Etat, en marge du G20 à Johannesburg, en Afrique du Sud.Si les pays scandinaves ou les Baltes, voisins du géant russe, ont maintenu ou rétabli ces dernières années le service militaire obligatoire, la France a elle suspendu la conscription en 1997, sous la présidence de Jacques Chirac. “De nombreux voisins en Europe sont en train de réintroduire un service national”, a fait valoir samedi sur France 5 le chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon, estimant que cela faisait partie d'”éléments qui sont à observer dans notre pays”.Emmanuel Macron avait introduit cette idée de service volontaire le 13 juillet, devant un parterre de hauts gradés. Face à une Europe “mise en danger” par la “menace durable” de la Russie, “il faut une nation capable de tenir, d’être mobilisée”, avait-il estimé. Outre des “efforts sur notre réserve”, il faut aussi “donner à la jeunesse un nouveau cadre pour servir, selon d’autres modalités, au sein de nos armées”, avait-il souligné en promettant des “décisions en ce sens à l’automne”.Interrogé par l’AFP, le ministère des Armées n’a pas souhaité s’exprimer sur les contours de ce service et sa durée, tout comme son coût. Il y a des “travaux en ce sens”, a simplement indiqué Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées dimanche sur France Info. “Les arbitrages n’ont pas été rendus”, a précisé à l’AFP une source proche du dossier. – Jusqu’à 50.000 jeunes par an -Différents scénarios envisagent un volume de 10.000 à 50.000 personnes par an, selon plusieurs sources proches du dossier.D’après plusieurs médias français, la durée envisagée de ce service volontaire serait de 10 mois et serait rémunéré à hauteur de plusieurs centaines d’euros. Selon la Revue nationale stratégique 2025, un document qui résume les ambitions de la France en matière de politique de défense et de sécurité, la mise en place d’un service militaire volontaire “rénové” viserait à “renforcer la cohésion nationale” et à “créer un réservoir de personnes mobilisables en cas de crise”.Les armées françaises comptent environ 200.000 militaires d’active et 47.000 réservistes, et doivent passer à respectivement 210.000 et 80.000 personnes en 2030.La mobilisation sur la base du volontariat d’une partie d’une classe d’âge pourrait servir à répondre aux besoins d'”acquérir la masse” nécessaire pour tenir dans la durée en cas de conflit, estimait cet été le général Pierre Schill, chef d’état-major de l’armée de Terre.L’idée est saluée par une partie de la classe politique française.”Tout ce qui peut participer à l’esprit de défense, à la résilience nationale et à exprimer le sentiment patriotique qui sommeille dans la population est positif”, a commenté dans la Tribune dimanche le président de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat, Cédric Perrin (Les Républicains). A l’extrême droite, le président du Rassemblement national (RN) Jordan Bardella s’est dit mercredi sur X “favorable” au rétablissement d’un service sous les drapeaux “en commençant par un service militaire ouvert aux volontaires”.Patrick Kanner, le président du groupe socialiste au Sénat, reste plus circonspect. “Je suis très prudent en la matière (…) Je crois à l’armée de métier aujourd’hui.  Après, si les jeunes veulent s’engager pour la nation, naturellement, j’y suis favorable”, a-t-il confié dimanche à France 3.Les arbitrages attendus promettent aussi de concerner l’avenir incertain du service national universel (SNU) destiné aux mineurs de 15 à 17 ans.Ce service civil, lancé en 2019 et dont les crédits ont été depuis rabotés, n’a jamais trouvé son rythme de croisière. Il consistait essentiellement en un stage de cohésion de deux semaines.

Vers l’instauration d’un service militaire volontaire en France

Dans un monde “fait d’incertitudes”, sur fond de guerre aux portes de l’Europe, Emmanuel Macron pourrait annoncer dans les prochains jours l’instauration d’un service militaire volontaire en France, un projet à l’étude depuis plusieurs mois.La date de jeudi est envisagée pour des annonces présidentielles, sans que cela soit confirmé officiellement, selon des sources concordantes.”Dans le monde où nous vivons fait d’incertitudes, d’une montée des tensions, si nous voulons véritablement être en sécurité, il faut dissuader l’autre de venir (…) La France doit continuer d’être une nation forte avec une armée forte mais avec aussi une capacité de sursaut collectif”, a affirmé samedi le chef de l’Etat, en marge du G20 à Johannesburg, en Afrique du Sud.Si les pays scandinaves ou les Baltes, voisins du géant russe, ont maintenu ou rétabli ces dernières années le service militaire obligatoire, la France a elle suspendu la conscription en 1997, sous la présidence de Jacques Chirac. “De nombreux voisins en Europe sont en train de réintroduire un service national”, a fait valoir samedi sur France 5 le chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon, estimant que cela faisait partie d'”éléments qui sont à observer dans notre pays”.Emmanuel Macron avait introduit cette idée de service volontaire le 13 juillet, devant un parterre de hauts gradés. Face à une Europe “mise en danger” par la “menace durable” de la Russie, “il faut une nation capable de tenir, d’être mobilisée”, avait-il estimé. Outre des “efforts sur notre réserve”, il faut aussi “donner à la jeunesse un nouveau cadre pour servir, selon d’autres modalités, au sein de nos armées”, avait-il souligné en promettant des “décisions en ce sens à l’automne”.Interrogé par l’AFP, le ministère des Armées n’a pas souhaité s’exprimer sur les contours de ce service et sa durée, tout comme son coût. Il y a des “travaux en ce sens”, a simplement indiqué Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées dimanche sur France Info. “Les arbitrages n’ont pas été rendus”, a précisé à l’AFP une source proche du dossier. – Jusqu’à 50.000 jeunes par an -Différents scénarios envisagent un volume de 10.000 à 50.000 personnes par an, selon plusieurs sources proches du dossier.D’après plusieurs médias français, la durée envisagée de ce service volontaire serait de 10 mois et serait rémunéré à hauteur de plusieurs centaines d’euros. Selon la Revue nationale stratégique 2025, un document qui résume les ambitions de la France en matière de politique de défense et de sécurité, la mise en place d’un service militaire volontaire “rénové” viserait à “renforcer la cohésion nationale” et à “créer un réservoir de personnes mobilisables en cas de crise”.Les armées françaises comptent environ 200.000 militaires d’active et 47.000 réservistes, et doivent passer à respectivement 210.000 et 80.000 personnes en 2030.La mobilisation sur la base du volontariat d’une partie d’une classe d’âge pourrait servir à répondre aux besoins d'”acquérir la masse” nécessaire pour tenir dans la durée en cas de conflit, estimait cet été le général Pierre Schill, chef d’état-major de l’armée de Terre.L’idée est saluée par une partie de la classe politique française.”Tout ce qui peut participer à l’esprit de défense, à la résilience nationale et à exprimer le sentiment patriotique qui sommeille dans la population est positif”, a commenté dans la Tribune dimanche le président de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat, Cédric Perrin (Les Républicains). A l’extrême droite, le président du Rassemblement national (RN) Jordan Bardella s’est dit mercredi sur X “favorable” au rétablissement d’un service sous les drapeaux “en commençant par un service militaire ouvert aux volontaires”.Patrick Kanner, le président du groupe socialiste au Sénat, reste plus circonspect. “Je suis très prudent en la matière (…) Je crois à l’armée de métier aujourd’hui.  Après, si les jeunes veulent s’engager pour la nation, naturellement, j’y suis favorable”, a-t-il confié dimanche à France 3.Les arbitrages attendus promettent aussi de concerner l’avenir incertain du service national universel (SNU) destiné aux mineurs de 15 à 17 ans.Ce service civil, lancé en 2019 et dont les crédits ont été depuis rabotés, n’a jamais trouvé son rythme de croisière. Il consistait essentiellement en un stage de cohésion de deux semaines.