US Fed’s Cook warns inflation to stay ‘elevated’ next year

A key US central bank official warned Monday that inflation would likely remain elevated in the coming year as tariffs bite, while vowing to fulfill her duties even as President Donald Trump seeks her removal.”My outreach to business leaders suggests that the pass-through of tariffs to consumer prices is not yet complete,” Federal Reserve Governor Lisa Cook said at the Brookings Institution think tank in Washington.She noted that many companies have adopted a strategy of running down inventories at lower prices before raising consumer costs, while others are waiting for tariff uncertainty to dissipate before hiking prices.”As such, I expect inflation to remain elevated for the next year,” Cook added.But she vowed to “be prepared to act forcefully” if tariff effects appear to be larger or more persistent than expected.Cook on Monday also nodded to her ongoing legal battle, saying she was “beyond grateful” for the support she has received.She declined to comment further but pledged: “I will continue to carry out my sworn duties on behalf of the American people.”Trump had moved in August to fire Cook over allegations of mortgage fraud, although the Supreme Court has barred the president from immediately ousting her.The court awaits oral arguments in January, allowing Cook to remain in her post at least until the case is heard.Cook is the first Black woman on the Fed’s powerful board of governors, and her case is set to have broader ramifications for the independent central bank.On Monday, she added that even though the effects of tariffs on costs should be one-off, with inflation likely to continue cooling once the full impact has played out, there remains a risk of persistent effects.The Fed has a long-term inflation target of two percent.Cook also expects the ongoing government shutdown to weigh on economic activity this quarter, with possible spillover effects in the private sector. But she believes these should be “largely temporary.”For now, Fed officials continue balancing between the risks of higher inflation and a sharply weakening labor market.”Every meeting, including December’s, is a live meeting,” said Cook. The Fed’s next policy meeting is set for December 9-10.Last week, the Fed made a second straight interest rate cut, a decision Cook said she backed as “the downside risks to employment are greater than the upside risks to inflation.”

Foot: la justice ordonne un procès pour viol contre Wissam Ben Yedder

Une juge d’instruction a ordonné lundi le renvoi de l’ex-attaquant des Bleus Wissam Ben Yedder et de son frère Sabri devant la cour criminelle des Alpes-Maritimes pour viol contre deux jeunes femmes en juillet 2023.La juge a aussi retenu les accusations d’agression sexuelle contre les deux frères et de tentative de viol contre l’aîné, deuxième meilleur buteur de l’histoire de Monaco, qui s’est engagé en septembre à 35 ans en deuxième division turque.L’avocate de Wissam Ben Yedder, Me Sophia Kerbaa, a cependant annoncé faire appel contre cette décision. Le joueur “conteste avec ferveur les faits qui lui sont reprochés, depuis le début de cette procédure”, a-t-elle rappelé.L’affaire remonte à l’été 2023. Wissam était alors capitaine de l’AS Monaco, payé des centaines de milliers d’euros par mois. Mais il était en conflit avec son entourage et son mariage battait de l’aile en raison de nombreuses infidélités.L’installation chez lui en mars de Sabri, 25 ans, footballeur amateur qui espérait encore percer comme son frère mais qui l’a entraîné dans de nombreuses soirées, n’a rien arrangé et son épouse a quitté le domicile conjugal en juin. Le soir du 10 juillet, les deux frères ont rencontré deux jeunes femmes de 18 et 19 ans sur une plage près de Nice. Après les avoir emmenées jouer dans une salle d’arcade d’un centre commercial, ils leur ont proposé d’aller sur une autre plage près de Monaco. Ils les ont en réalité conduites chez Wissam, qui avait beaucoup bu et qui a envoyé à son frère un sms annonçant “On bousille à 4”.Chacun d’eux a pris une des jeunes femmes à part et a exigé des relations sexuelles, obtenant l’un une fellation, l’autre une pénétration.- “Une étape décisive” -Ils assurent qu’elles étaient consentantes, reconnaissant juste s’être énervés qu’elles refusent un plan à quatre. Visiblement très marquées après les faits, elles ont expliqué qu’elles étaient partantes pour un flirt mais pas plus, qu’elles ont exprimé à plusieurs reprises leur refus de relations sexuelles et qu’elles se sont senties piégées. Avocat de l’une d’elles, Me Guillaume Carré a expliqué à l’AFP qu’elle était “soulagée et satisfaite que les faits soient enfin reconnus et que la justice franchisse une étape décisive vers la vérité”.Depuis deux ans, l’ancien international aux 19 sélections et 3 buts sous la tunique bleue, dont le contrat à Monaco a expiré en juin 2024, fait davantage parler de lui pour ses frasques judiciaires que sa carrière sur les terrains.Après une condamnation en Espagne pour fraude fiscale lorsqu’il jouait à Séville (2016-2019), il a été jugé à l’automne 2024 pour des violences sexuelles sur une jeune femme lors d’une nuit alcoolisée quelques mois plus tôt. Dans cette affaire, les gestes d’approche du joueur ressemblent à ceux rapportés par les deux jeunes femmes de l’été 2023. Devant le tribunal, Wissam Ben Yedder a reconnu un problème d’alcool et assuré avoir suivi une cure pour s’en défaire. Il a été condamné à deux ans de prison avec sursis et a fait appel.Début septembre, il a été condamné par le tribunal correctionnel de Nice à 90.000 euros d’amende pour des violences psychologiques sur son épouse, avec laquelle il est encore en instance de divorce. Il a également fait appel de cette condamnation.Resté plusieurs mois sans club l’an dernier, il a tenté au printemps de se relancer au Sepahan SC, club cinq fois champion d’Iran, où il a retrouvé d’autres Français comme l’entraîneur Patrice Carteron ou les joueurs Steven Nzonzi et Aboubakar Kamara.Mais l’histoire a tourné court et début septembre, Ben Yedder s’est engagé avec Sakaryaspor, club de deuxième division turque. Devenu titulaire depuis quelques semaines, il a inscrit quatre buts en octobre.

Le patron de Stellantis veut rassurer les salariés en France

Le directeur général de Stellantis a rencontré lundi les syndicats pour tenter de les rassurer sur l’avenir du géant automobile franco-italo-américain en France, quelques jours après avoir annoncé un investissement de milliards de dollars aux Etats-Unis, a-t-on appris de plusieurs sources.”La France représente le deuxième pays pour Stellantis, en termes de source de profits dans le monde, et le premier pays en Europe”, a dit Antonio Filosa lors d’une réunion avec les syndicats représentatifs (CFE-CGC, FO, CFDT, CFTC et CGT), selon un communiqué de la direction. “La France est fondamentale pour le succès de Stellantis et de la région Europe élargie”.La France est le pays dans lequel Stellantis “investit le plus”, avec plus de 2 milliards d’euros en 2025 (soit le même montant annuel que ces dernières années), et 3 milliards pour la transition énergétique au total sur ces cinq dernières années, a-t-il ajouté.Le groupe a annoncé aux syndicats un plan de recrutement de 1.400 salariés en CDI en France en 2026 (700 cadres et 700 opérateurs et ouvriers qualifiés), ont précisé Stellantis et les syndicats. Avec les départs à la retraite, cela devrait représenter un solde net légèrement positif, selon la direction du groupe, qui compte 39.000 salariés en France.”Cela régénère nos effectifs, alors que nous avons en France une moyenne d’âge qui dépasse les 50 ans”, selon Jean-Paul Guy, délégué syndical CFTC du site de Vesoul. “Toutes les solutions +business+ seront étudiées en France, y compris à Mulhouse et Poissy, plus en souffrance actuellement”, a-t-il ajouté auprès de l’AFP.Concernant le site de Poissy (Yvelines), qui emploie 2.000 salariés et assemble des Opel Mokka et des DS3 Crossback, une annonce sera faite fin novembre ou au plus tard fin 2025, ont indiqué à l’AFP Brahim Ait Athmane et Philippe Diogo, représentants FO sur le site de Poissy. Lors de la réunion de lundi après-midi, Antonio Filosa “nous a assuré que le tissu industriel ne serait pas touché et qu’il n’y aurait pas de fermeture de sites”, ont-ils ajouté.Poissy est censé produire ces deux voitures jusqu’à 2028. Mais certains craignent que l’usine automobile historique, dernier site en Ile-de-France à assembler des véhicules, cesse cette activité avant même 2028.Les Etats-Unis sont le premier centre de profits de Stellantis et le groupe prévoit d’y investir 13 milliards de dollars sur les quatre prochaines années, a-t-il annoncé mi-octobre.

Tanzania president sworn in as opposition says hundreds killed in protestsMon, 03 Nov 2025 20:10:40 GMT

Tanzanian President Samia Suluhu Hassan played down days of bloody protest as she was inaugurated on Monday, despite the opposition warning that hundreds were killed.The electoral commission said Hassan won 98 percent of the vote.The main opposition party, Chadema, which was barred from running, has rejected the results. It has called for fresh elections, saying …

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Assassinat de l’avocat Sollacaro: le cas du cerveau présumé renvoyé dès l’ouverture du procès

Le procès de l’assassinat de l’avocat Antoine Sollacaro en 2012 à Ajaccio s’est ouvert lundi à Aix-en-Provence, mais le cas de Jacques Santoni, instigateur présumé de ce crime retentissant, a été aussitôt renvoyé à plus tard pour raisons de santé.Comme prévu, Jacques Santoni, commanditaire et “cerveau” du crime selon l’accusation, qui s’appuie principalement sur les déclarations d’un repenti, était absent à l’ouverture.Tétraplégique depuis un accident de moto en 2003, il n’avait déjà pas comparu à ses derniers procès et n’est pas incarcéré malgré une peine de 13 ans de prison pour blanchiment prononcée en juin à Marseille.Une expertise médicale avait conclu la semaine dernière à l’incompatibilité de son état de santé avec sa comparution. Le débat s’est rapidement porté sur la “disjonction” de son cas, en clair son renvoi à une autre audience.L’accusation s’y était opposée, pointant un complément de l’expertise médicale qui précisait qu’avec des aménagements importants – comparution un jour sur deux avec des audiences de quatre heures maximum -, l’accusé pouvait comparaître, notamment alité. “Nous pouvons décider de tenir un procès respectueux des droits de Jacques Santoni si tant est qu’il ait le courage de venir”, avait assuré l’avocat général.Les avocats des parties civiles, notamment de la veuve et des enfants d’Antoine Sollacaro, s’étaient également prononcés contre, estimant que Jacques Santoni cherchait à “organiser son immunité judiciaire” de façon “absolument scandaleuse”.Mais la cour a suivi les premières conclusions des experts et a prononcé le renvoi de l’affaire “au cours d’une autre audience” pour le seul Jacques Santoni, selon les mots de la présidente.Les avocats de la défense d’André Bacchiolelli, présent dans le box et accusé d’être le tireur ayant abattu le ténor du barreau, ont ensuite plaidé le renvoi du procès pour leur client, assurant qu'”on ne peut pas partir pour six semaines de débat sans la présence de M. Santoni”.La cour a cependant refusé cette demande et maintenu le procès de cet assassinat rarissime d’un avocat, prévu jusque mi-décembre, pour deux membres présumés de la bande criminelle corse du Petit Bar.L’assassinat le 16 octobre 2012 d’Antoine Sollacaro, ancien bâtonnier d’Ajaccio, défenseur d’Yvan Colonna ou de l’ex-dirigeant nationaliste Alain Orsoni, avait été qualifié “d’onde de choc” pour le monde judiciaire tout entier par Christiane Taubira, alors ministre de la Justice.Il avait été abattu de cinq balles dans la tête par des assaillants à moto alors qu’il venait d’acheter son journal comme tous les matins dans la même station-service d’Ajaccio.Outre Jacques Santoni et André Bacchiolelli, un troisième homme, Mickaël Ettori, présenté par l’accusation comme un “proche lieutenant de Jacques Santoni”, en fuite depuis 2020, sera “jugé par défaut” pendant ce procès, a indiqué la présidente. Les trois accusés nient les faits.- Repenti masqué -L’arme du crime n’ayant jamais été retrouvée et aucun ADN n’ayant permis de confondre les auteurs, la juge d’instruction s’est notamment appuyée dans son ordonnance de mise en accusation sur les déclarations d’un repenti, Patrick Giovannoni.”Petite main” et gestionnaire du stock d’armes de la bande du Petit Bar selon les enquêteurs, il a obtenu en 2015 le statut de repenti, le premier en France, et a affirmé avoir reçu les confidences de Jacques Santoni, qui aurait déclaré après la mort de l’avocat: “C’est nous qui avons tapé.”Tout en soutenant l’accusation, Patrick Giovannoni est également poursuivi pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’une autre tentative d’assassinat, jointe à l’affaire. Présent au tribunal, il est installé dos à la salle et comparaît avec “un masque”, a indiqué la présidente. Son avocat, Me Laurent-Franck Liénard, a “demandé le huis clos” pour protéger son client.La cour a écouté cette demande soutenue par le ministère public, mais rejetée par les avocats des parties civiles et de la défense. Elle a suspendu l’audience, renvoyant sa décision à mardi 9H30.La veuve de la victime, Jeannine Farioli-Sollacaro, qui avait dit à l’avance craindre une “mascarade” de procès, et les deux enfants de l’avocat étaient présents dans la salle d’audience.Son fils Paul Sollacaro, également avocat, avait mis “au défi” vendredi Jacques Santoni de venir en personne réitérer devant la cour ses protestations d’innocence.

Assassinat de l’avocat Sollacaro: le cas du cerveau présumé renvoyé dès l’ouverture du procès

Le procès de l’assassinat de l’avocat Antoine Sollacaro en 2012 à Ajaccio s’est ouvert lundi à Aix-en-Provence, mais le cas de Jacques Santoni, instigateur présumé de ce crime retentissant, a été aussitôt renvoyé à plus tard pour raisons de santé.Comme prévu, Jacques Santoni, commanditaire et “cerveau” du crime selon l’accusation, qui s’appuie principalement sur les déclarations d’un repenti, était absent à l’ouverture.Tétraplégique depuis un accident de moto en 2003, il n’avait déjà pas comparu à ses derniers procès et n’est pas incarcéré malgré une peine de 13 ans de prison pour blanchiment prononcée en juin à Marseille.Une expertise médicale avait conclu la semaine dernière à l’incompatibilité de son état de santé avec sa comparution. Le débat s’est rapidement porté sur la “disjonction” de son cas, en clair son renvoi à une autre audience.L’accusation s’y était opposée, pointant un complément de l’expertise médicale qui précisait qu’avec des aménagements importants – comparution un jour sur deux avec des audiences de quatre heures maximum -, l’accusé pouvait comparaître, notamment alité. “Nous pouvons décider de tenir un procès respectueux des droits de Jacques Santoni si tant est qu’il ait le courage de venir”, avait assuré l’avocat général.Les avocats des parties civiles, notamment de la veuve et des enfants d’Antoine Sollacaro, s’étaient également prononcés contre, estimant que Jacques Santoni cherchait à “organiser son immunité judiciaire” de façon “absolument scandaleuse”.Mais la cour a suivi les premières conclusions des experts et a prononcé le renvoi de l’affaire “au cours d’une autre audience” pour le seul Jacques Santoni, selon les mots de la présidente.Les avocats de la défense d’André Bacchiolelli, présent dans le box et accusé d’être le tireur ayant abattu le ténor du barreau, ont ensuite plaidé le renvoi du procès pour leur client, assurant qu'”on ne peut pas partir pour six semaines de débat sans la présence de M. Santoni”.La cour a cependant refusé cette demande et maintenu le procès de cet assassinat rarissime d’un avocat, prévu jusque mi-décembre, pour deux membres présumés de la bande criminelle corse du Petit Bar.L’assassinat le 16 octobre 2012 d’Antoine Sollacaro, ancien bâtonnier d’Ajaccio, défenseur d’Yvan Colonna ou de l’ex-dirigeant nationaliste Alain Orsoni, avait été qualifié “d’onde de choc” pour le monde judiciaire tout entier par Christiane Taubira, alors ministre de la Justice.Il avait été abattu de cinq balles dans la tête par des assaillants à moto alors qu’il venait d’acheter son journal comme tous les matins dans la même station-service d’Ajaccio.Outre Jacques Santoni et André Bacchiolelli, un troisième homme, Mickaël Ettori, présenté par l’accusation comme un “proche lieutenant de Jacques Santoni”, en fuite depuis 2020, sera “jugé par défaut” pendant ce procès, a indiqué la présidente. Les trois accusés nient les faits.- Repenti masqué -L’arme du crime n’ayant jamais été retrouvée et aucun ADN n’ayant permis de confondre les auteurs, la juge d’instruction s’est notamment appuyée dans son ordonnance de mise en accusation sur les déclarations d’un repenti, Patrick Giovannoni.”Petite main” et gestionnaire du stock d’armes de la bande du Petit Bar selon les enquêteurs, il a obtenu en 2015 le statut de repenti, le premier en France, et a affirmé avoir reçu les confidences de Jacques Santoni, qui aurait déclaré après la mort de l’avocat: “C’est nous qui avons tapé.”Tout en soutenant l’accusation, Patrick Giovannoni est également poursuivi pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’une autre tentative d’assassinat, jointe à l’affaire. Présent au tribunal, il est installé dos à la salle et comparaît avec “un masque”, a indiqué la présidente. Son avocat, Me Laurent-Franck Liénard, a “demandé le huis clos” pour protéger son client.La cour a écouté cette demande soutenue par le ministère public, mais rejetée par les avocats des parties civiles et de la défense. Elle a suspendu l’audience, renvoyant sa décision à mardi 9H30.La veuve de la victime, Jeannine Farioli-Sollacaro, qui avait dit à l’avance craindre une “mascarade” de procès, et les deux enfants de l’avocat étaient présents dans la salle d’audience.Son fils Paul Sollacaro, également avocat, avait mis “au défi” vendredi Jacques Santoni de venir en personne réitérer devant la cour ses protestations d’innocence.

Crise aux urgences du CHU de Caen: le gouvernement promet des renforts

Le gouvernement a promis lundi des renforts au CHU de Caen où les services d’urgences sont contraints de fonctionner sans internes, faute de médecins expérimentés pour les encadrer, une situation jugée “dramatique” par la CGT.Les stages des internes aux urgences ont été suspendus, mais “le service continue d’assurer l’accueil des patients 24H/24 et 7 jours sur 7”, a affirmé la direction de l’établissement, en soulignant qu’elle organisait “des renforts médicaux depuis d’autres services du CHU et de l’extérieur”.La situation alarme pourtant les syndicats, alors que les discussions à l’Assemblée nationale sur le budget de la Sécurité sociale font redouter de nouvelles coupes dans les dépenses de santé.Aux urgences du CHU de Caen, “il n’y aura plus d’internes pendant 6 mois”, a déploré auprès de l’AFP Déborah Le Lièvre, secrétaire générale CGT de l’établissement. “Il s’agit d’une situation dramatique du fait du manque de moyens donnés par les pouvoirs publics”, a-t-elle dénoncé.Selon Mme Le Lièvre, il y a habituellement aux urgences du CHU “une quarantaine” de soignants, contre “une petite quinzaine aujourd’hui”. Alors que la dégradation “dure depuis plusieurs années”, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 “va encore réduire ce budget”, a-t-elle relevé.La direction de l’établissement n’a pas autorisé lundi les médias à accéder au service. Interrogée sur BFMTV, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a promis des renforts à Caen.- “Peur de parler” -“J’ai fait mobiliser la réserve sanitaire pour que des médecins en renfort puissent arriver”, a-t-elle annoncé, promettant que les urgences du CHU vont fonctionner même “sans interne” et continuer d’accueillir les patients.”Il y a 612 services d’urgence dans notre pays et on est très vigilants à ce qu’ils fonctionnent correctement”, a-t-elle affirmé.Cependant, les problèmes ne sont pas propres à l’établissement caennais, a fustigé la présidente de l’Intersyndicale nationale des internes (Isni), Mélanie Debarreix. “C’est partout pareil en France: les internes ont peur de parler, par crainte des répercussions”, a-t-elle expliqué à l’AFP.Les services d’urgence du CHU de Toulouse ont d’ailleurs restreint ce lundi et au moins jusqu’à fin décembre leur capacité d’accueil, faute d’effectifs suffisants. La direction du centre hospitalier a annoncé une “organisation temporaire des urgences adultes” pour novembre et décembre, avec une activité “recentrée” sur la “prise en charge des patients nécessitant des soins hospitaliers ou une hospitalisation”.A Caen, la santé des internes était en jeu. Les conditions d’encadrement “n’étaient pas satisfaisantes, il y a eu des saisines et certains étaient en surcharge émotionnelle”, selon l’Isni. Le doyen de l’UFR Santé de Caen, Paul-Ursmar Milliez, a dit à l’AFP avoir “demandé la suspension de l’agrément après un signalement légitime début septembre”. Selon lui, il faudra pour lever cette suspension un nouveau projet pédagogique “convaincant” en mai 2026. Parmi les mesures demandées, un senior encadrant pour un interne alors qu’ils sont aujourd’hui un pour deux internes. Il estime ainsi qu’il faudra “embaucher 15 seniors”.”L’enjeu n’est pas financier mais celui de la ressource médicale”, a cependant souligné François Mengin-Lecreulx, directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) Normandie, car “il n’y a pas assez de médecins urgentistes” en France.Pour le moment, l’ARS et la direction de l’hôpital ont puisé dans “la ressource” de l’établissement avec des médecins d’autres services, “la solidarité territoriale” avec des renforts d’autres hôpitaux et une régulation des urgences renforcée, a-t-il précisé.La sortie de cette crise “très forte” passe, selon M. Mengin-Lecreulx, par une “mutualisation interétablissements” en attendant 2026 et l’arrivée de nouveaux médecins plus nombreux grâce à l’assouplissement du numerus clausus.

Mamdani extends olive branch to anxious NY business community

New York’s leftist mayoral candidate and political phenomenon Zohran Mamdani has a message to business leaders looking aghast at his promises of free buses and higher taxes: don’t worry.Mamdani is an unapologetic socialist whose meteoric rise from near unknown to the verge of running the biggest city in the United States has been fueled by vows to fix the crushing cost of living for regular people.He is vilified constantly by President Donald Trump, who calls him a “communist,” and targeted near daily by the right-wing New York Post and Fox News.But Mamdani has shown political savvy in reaching out to the rich in the US financial capital ahead of Tuesday’s election — and apparently getting them to listen.During his primary campaign to win the Democratic Party nomination, Mamdani’s populist message spooked business interests. In a city stuffed with many of the most fabulously wealthy people in the world, he declared “I don’t think we should have billionaires.”And some of those billionaires, including former mayor Michael Bloomberg and hedge fund tycoon Bill Ackman, openly backed Mamdani’s chief rival Andrew Cuomo, who was defeated in the Democratic primary but is still running as an independent.Fix the City, a Cuomo-affiliated group, raised some $25 million before the primary.Since the primary, however, Mamdani has extended an olive branch to business critics, while softening his more controversial positions, including apologizing for past statements that harshly criticized the police.- ‘We’ll be fine’ -Addressing the Association for a Better New York last month, Mamdani spoke of a “deep partnership between the private and the public sector” and he emphasized the role companies play in building housing.The 34-year-old candidate praised elements of the mayoralties of the centrist Bloomberg and progressive former mayor Bill DeBlasio, vowing to “assess things on their merits” rather than be ideological.Construction industry leaders who met with Mamdani and Cuomo earlier this fall came away concluding “we’ll be fine” with either candidate, New York Building Congress president Carlo Scissura told AFP.”Mamdani was clear that he would work with us and would focus on capital construction and doing things to get the economy moving,” Scissura said.The self-identified member of the Democratic Socialists of America further lowered the temperature last month by saying he’d keep current Police Commissioner Jessica Tisch on board.The Partnership for New York City called the move “an important signal to the business community that his administration will not reverse the progress the city has made in reduction of crime on her watch.”Mamdani also met with corporate leaders at a pair of July gatherings hosted by the Partnership, whose board includes JP Morgan head Jamie Dimon. Dimon said he’d “offer my help” if Mamdani wins, as expected on Tuesday.The charm doesn’t always work.Bloomberg met with Mamdani, a Muslim highly critical of Israel’s war in Gaza, in September, but donated $1.5 million more to Cuomo-supporting Fix the City last week, according to campaign finance records. Large new contributions have also come from Ackman, fellow hedge fund billionaire Dan Loeb and media tycoon Barry Diller — all vocal supporters of Israel.The reality is that Mamdani would be heavily constrained in office. For example, he might struggle to get backing from New York Governor Kathy Hochul to raise taxes.That doesn’t stop some fearing that business will flee.But Morris Pearl, a former BlackRock managing director who now chairs advocacy group Patriotic Millionaires, said Mamdani’s effort to address regular residents’ cost-of-living concerns are not misplaced.”People don’t move out of New York City because their taxes are too high,” he said. “People move out of New York City because they can’t afford their rent.”

Aide alimentaire réduite pour des dizaines de millions d’Américains en novembre

L’administration Trump a déclaré lundi que l’aide alimentaire dont bénéficient quelque 42 millions d’Américains sera réduite en novembre en raison de la paralysie budgétaire qui dure depuis un mois.Le gouvernement va utiliser 4,65 milliards de dollars d’un fonds d’urgence pour financer les versements liés au programme Snap, principal programme public d’aide alimentaire aux Etats-Unis, ce qui couvrira environ “50% des aides des foyers éligibles”, a affirmé un responsable du ministère de l’Agriculture dans des documents judiciaires.Cette annonce fait suite à une décision d’un juge fédéral de Providence (nord-est), l’un des deux à avoir ordonné la semaine dernière à l’exécutif d’utiliser des fonds d’urgence pour assurer la continuité du programme Snap.L’administration Trump affirme que le programme est à court de fonds après un mois de “shutdown”, démocrates et républicains ne parvenant pas à s’entendre pour adopter un nouveau budget et s’en rejetant mutuellement la faute.Le président Donald Trump a assuré vendredi qu’il était prêt à débloquer les fonds nécessaires si la justice le décidait, disant “ne pas vouloir que les Américains aient faim”.Hakeem Jeffries, chef de la minorité démocrate à la Chambre des représentants, a accusé dimanche Donald Trump et son parti républicain “d’instrumentaliser la faim” des 42 millions bénéficiaires de ce programme.

Tanzanie : la présidente investie malgré les violences électorales

Samia Suluhu Hassan a été investie lundi présidente de la Tanzanie, après des manifestations réprimées dans le sang contre son élection, l’opposition évoquant au moins 800 morts. Mme Hassan, 65 ans, avait été promue à la tête de la Tanzanie à la mort de John Magufuli en 2021. Saluée au début pour avoir assoupli les restrictions instaurées par son prédécesseur, elle a été accusée ensuite de réprimer ses détracteurs, notamment en amont du scrutin.”Moi, Samia Suluhu Hassan, jure que je remplirai mes fonctions de présidente de la République (…) avec diligence et un cœur sincère”, a-t-elle affirmé. La cheffe de l’Etat, qui portait un voile rouge et un long vêtement noir, a également prôné dans un discours “l’unité et la solidarité”.Lors de son investiture, elle a regretté “les actes de violence qui ont entraîné des pertes de vies humaines”, reconnaissant pour la première fois des décès, sans donner de bilan.La cérémonie, qui n’était pas ouverte au public, contrairement aux précédentes, s’est tenue dans un espace ressemblant à un terrain de parade militaire de la capitale Dodoma, où quelques podiums dressés ne réussissaient pas à masquer un grand vide.”Mama Samia”, son surnom parmi ses soutiens, a été investie devant un parterre de dignitaires et de militaires. Parmi les invités étaient présents les présidents de la Zambie, de la Somalie et du Burundi.La présidente sortante a selon la commission électorale, obtenu 97,66% des suffrages. L’élection a été qualifiée de “parodie de démocratie” par l’opposition, les deux principaux opposants ayant été soit emprisonné, soit disqualifié. L’opposition a dénoncé d’importantes irrégularités le jour de l’élection, critiquant un gonflement du taux de participation, établi à 87% selon la commission électorale.Le scrutin a surtout été marqué par un fort niveau de violence, des manifestations contre le régime ayant été réprimées dans le sang et la Tanzanie mise sous cloche: l’internet a été coupé pendant cinq jours, ralentissant considérablement la sortie d’informations.l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks a indiqué sur X lundi soir que le pays était à nouveau en partie connecté, mais avec d’importantes restrictions sur les réseaux sociaux. Un journaliste de l’AFP a constaté un retour intermittent de la connexion internet, avec un accès très limité aux réseaux sociaux.Des photos et vidéos de cadavres, parfois empilés les uns sur les autres, mais aussi d’hommes en uniforme usant de leur arme à feu, ont commencé à circuler, en dépit d’un SMS de la police avertissant que la diffusion d’images en ligne “qui peuvent créer la panique ou humilier les gens” serait punie.- Cadavres -Le service de fact-checking de l’AFP a pu vérifier que certaines d’entre elles n’avaient jamais été postées auparavant. Plusieurs éléments montrent qu’elles ont été prises en Tanzanie.Un porte-parole du principal parti d’opposition, Chadema, avait estimé vendredi qu’au moins 700 manifestants hostiles au régime ont été tués en Tanzanie en trois jours. Un chiffre estimé crédible par une source sécurité.Le lendemain, ce porte-parole, John Kitoka, a fait état d’au moins 800 tués.Des informations crédibles corroborent l’idée que des centaines, et peut-être même des milliers de personnes, ont été tuées lors des violences électorales, a de son côté estimé une source diplomatique interrogée par l’AFP.D’après des “rapports préoccupants”, la police utilise également le blocage d’internet pour “traquer les membres de l’opposition et les manifestants qui pourraient avoir des vidéos” de ses atrocités, a poursuivi cette source.La Mission d’observation électorale de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), dont la Tanzanie fait partie, a pointé lundi dans un rapport préliminaire la faible affluence dans les bureaux de vote, des irrégularités et des incidents violents “au cours desquels des membres de la police ont fait usage d’armes à feu”. Les écoles sont restées fermées lundi et les transports publics à l’arrêt. Le gouvernement a annoncé une reprise des activités mardi.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a réclamé vendredi une “enquête minutieuse et impartiale sur les accusations d’utilisation excessive de la force”.