Les émissions de CO2 liées aux fossiles vers un nouveau record en 2025, selon des scientifiques

Les émissions de dioxyde de carbone issues des énergies fossiles devraient atteindre un nouveau record en 2025, selon une étude scientifique de référence qui confirme jeudi qu’il sera quasiment “impossible” de limiter le réchauffement planétaire à moins de 1,5°C.Selon le Global Carbon Project, mené par 130 scientifiques internationaux et publié comme chaque année alors que les nations sont réunies pour la conférence de l’ONU sur le climat (COP30), les émissions de CO2 issues du charbon, du pétrole et du gaz fossile seront supérieures en 2025 de 1,1% à celles de l’année précédente, pour atteindre 38,1 milliards de tonnes (GtCO2).”C’est plus que la moyenne de progression annuelle de ces dix dernières années, qui était de 0,8%”, note l’étude, indiquant que ces émissions sont maintenant 10% plus élevées qu’elles ne l’étaient en 2015, année de l’accord de Paris, qui ambitionnait de limiter le réchauffement à 2°C voire 1,5°C par rapport à la période préindustrielle. Même si les émissions ont baissé dans plusieurs pays, notamment sous l’effet du développement des énergies renouvelables, de l’électrification des véhicules ou de la baisse de la déforestation, “collectivement, le monde n’est pas à la hauteur”, a souligné auprès de l’AFP Glen Peters du Centre pour la recherche internationale sur le climat. “Chacun doit faire sa part, et tous doivent faire davantage”.- Budget carbone quasi-épuisé -L’étude, attendue comme aux COP précédentes pour une première estimation du dérapage climatique mondial pour l’année en cours, estime combien l’atmosphère peut encore recevoir de CO2 pour que son réchauffement soit limité à 1,5°C. Cette quantité est estimée à 170 milliards de tonnes (GtCO2).”Cela équivaut à quatre années d’émissions au rythme actuel”, conclut Pierre Friedlingstein, de l’université d’Exeter, qui a dirigé l’étude. “C’est donc, en pratique, impossible”.Ce constat d’échec s’est imposé tout au long de l’année 2025, reconnu désormais par l’ONU, des climatologues, le président du Giec et les participants de cette COP. L’objectif est désormais de faire en sorte que le dépassement soit temporaire, mais cela pourrait se compter en décennies.”Nous avons besoin d’objectifs ambitieux, car chaque dixième de degré est crucial” a rappelé jeudi à Belem Stephen Stich de l’université d’Exeter, l’un des auteurs de l’étude. Pour rester sous 1,7 à 2°C, l’humanité a encore 12 à 25 ans pour agir, a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse, “et je pense qu’avec les progrès technologiques et le développement des énergies renouvelables, ces objectifs sont réalisables”.Sur la trajectoire actuelle, le monde se réchaufferait de 2,3 à 2,5°C d’ici la fin du siècle si les pays tiennent leurs engagements, a estimé l’ONU juste avant le rendez-vous de Belem.L’ordre de grandeur est similaire (2,6°C d’ici 2100) dans les calculs publiés jeudi aussi par le Climate Action Tracker.Les dernières annonces des pays “ne changent rien”, conclut ce groupe.- Nouveau record pour le charbon -En 2025, les émissions liées spécifiquement à la combustion de charbon atteindront un nouveau record, progressant de 0,8% au niveau mondial, portées notamment par les hausses enregistrées aux Etats-Unis et en Inde.Les rejets liés au pétrole et au gaz progressent également, de respectivement 1 et 1,3%. Sur le gaz, les émissions “semblent revenir à la tendance de croissance persistante qui prévalait avant l’invasion russe de l’Ukraine”, signale l’étude.”L’an dernier, nous étions assez confiants quant à la possibilité d’atteindre ce pic” sur les fossiles, mais “de nouvelles estimations montrent qu’ils ne sera pas atteint avant 2030 environ. C’est inquiétant, et pour moi, c’est vraiment incompréhensible, car les énergies renouvelables sont très bon marché et devraient être la nouvelle norme. Et pourtant, les combustibles fossiles continuent”, a commenté à Belem, Niklas Höhne du NewClimate Institute.Par régions, les États-Unis et l’Union européenne ont inversé la tendance à la baisse observée ces dernières années, enregistrant une hausse de leurs émissions, de respectivement 1,9% et 0,4%, en partie liée à des hivers plus frais qui ont stimulé la demande de chauffage.Les émissions de la Chine, pays le plus pollueur, semblent se stabiliser (+0,4%), mais selon M. Peters, l’incertitude quant aux politiques menées par le pays rend prématurée l’affirmation selon laquelle un pic aurait été atteint.

Les émissions de CO2 liées aux fossiles vers un nouveau record en 2025, selon des scientifiques

Les émissions de dioxyde de carbone issues des énergies fossiles devraient atteindre un nouveau record en 2025, selon une étude scientifique de référence qui confirme jeudi qu’il sera quasiment “impossible” de limiter le réchauffement planétaire à moins de 1,5°C.Selon le Global Carbon Project, mené par 130 scientifiques internationaux et publié comme chaque année alors que les nations sont réunies pour la conférence de l’ONU sur le climat (COP30), les émissions de CO2 issues du charbon, du pétrole et du gaz fossile seront supérieures en 2025 de 1,1% à celles de l’année précédente, pour atteindre 38,1 milliards de tonnes (GtCO2).”C’est plus que la moyenne de progression annuelle de ces dix dernières années, qui était de 0,8%”, note l’étude, indiquant que ces émissions sont maintenant 10% plus élevées qu’elles ne l’étaient en 2015, année de l’accord de Paris, qui ambitionnait de limiter le réchauffement à 2°C voire 1,5°C par rapport à la période préindustrielle. Même si les émissions ont baissé dans plusieurs pays, notamment sous l’effet du développement des énergies renouvelables, de l’électrification des véhicules ou de la baisse de la déforestation, “collectivement, le monde n’est pas à la hauteur”, a souligné auprès de l’AFP Glen Peters du Centre pour la recherche internationale sur le climat. “Chacun doit faire sa part, et tous doivent faire davantage”.- Budget carbone quasi-épuisé -L’étude, attendue comme aux COP précédentes pour une première estimation du dérapage climatique mondial pour l’année en cours, estime combien l’atmosphère peut encore recevoir de CO2 pour que son réchauffement soit limité à 1,5°C. Cette quantité est estimée à 170 milliards de tonnes (GtCO2).”Cela équivaut à quatre années d’émissions au rythme actuel”, conclut Pierre Friedlingstein, de l’université d’Exeter, qui a dirigé l’étude. “C’est donc, en pratique, impossible”.Ce constat d’échec s’est imposé tout au long de l’année 2025, reconnu désormais par l’ONU, des climatologues, le président du Giec et les participants de cette COP. L’objectif est désormais de faire en sorte que le dépassement soit temporaire, mais cela pourrait se compter en décennies.”Nous avons besoin d’objectifs ambitieux, car chaque dixième de degré est crucial” a rappelé jeudi à Belem Stephen Stich de l’université d’Exeter, l’un des auteurs de l’étude. Pour rester sous 1,7 à 2°C, l’humanité a encore 12 à 25 ans pour agir, a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse, “et je pense qu’avec les progrès technologiques et le développement des énergies renouvelables, ces objectifs sont réalisables”.Sur la trajectoire actuelle, le monde se réchaufferait de 2,3 à 2,5°C d’ici la fin du siècle si les pays tiennent leurs engagements, a estimé l’ONU juste avant le rendez-vous de Belem.L’ordre de grandeur est similaire (2,6°C d’ici 2100) dans les calculs publiés jeudi aussi par le Climate Action Tracker.Les dernières annonces des pays “ne changent rien”, conclut ce groupe.- Nouveau record pour le charbon -En 2025, les émissions liées spécifiquement à la combustion de charbon atteindront un nouveau record, progressant de 0,8% au niveau mondial, portées notamment par les hausses enregistrées aux Etats-Unis et en Inde.Les rejets liés au pétrole et au gaz progressent également, de respectivement 1 et 1,3%. Sur le gaz, les émissions “semblent revenir à la tendance de croissance persistante qui prévalait avant l’invasion russe de l’Ukraine”, signale l’étude.”L’an dernier, nous étions assez confiants quant à la possibilité d’atteindre ce pic” sur les fossiles, mais “de nouvelles estimations montrent qu’ils ne sera pas atteint avant 2030 environ. C’est inquiétant, et pour moi, c’est vraiment incompréhensible, car les énergies renouvelables sont très bon marché et devraient être la nouvelle norme. Et pourtant, les combustibles fossiles continuent”, a commenté à Belem, Niklas Höhne du NewClimate Institute.Par régions, les États-Unis et l’Union européenne ont inversé la tendance à la baisse observée ces dernières années, enregistrant une hausse de leurs émissions, de respectivement 1,9% et 0,4%, en partie liée à des hivers plus frais qui ont stimulé la demande de chauffage.Les émissions de la Chine, pays le plus pollueur, semblent se stabiliser (+0,4%), mais selon M. Peters, l’incertitude quant aux politiques menées par le pays rend prématurée l’affirmation selon laquelle un pic aurait été atteint.

Stocks sluggish as US government shutdown ends

Stock markets were sluggish on Thursday after President Donald Trump signed a spending bill to end a record-long US government shutdown.In early trading on Wall Street, the tech heavy Nasdaq lost more than one percent with chip giant Nvidia notably shedding 2.8 percent while the Dow and the S&P 500 were also in the red by around half of one percent.London and Frankfurt also lost close on one percent as Europe crawled towards the European close with Paris a rare beam of light, adding 0.4 percent two hours from the closing bell.”While it’s unclear whether the (US) shutdown was ever a real drag on equities -– given that stocks largely rallied through it -– the question now is whether the market’s recent exuberance has run its course,” said Fawad Razaqzada, market analyst at StoneX.Wall Street stocks had closed mostly higher Wednesday, the Dow climbing to a fresh record amid speculation that traders are shifting from tech into industrials.London fell after data showed the UK economy slowed in the third quarter, dealing another blow to the Labour government ahead of its annual budget this month.Shares in luxury fashion label Burberry jumped around five percent on London’s top-tier FTSE 100 index before slipping back after the British group narrowed first half losses thanks to sizeable cost-cutting.In Asia, Tokyo, Hong Kong, Shanghai, Seoul, Singapore, Mumbai, Manila, Bangkok and Jakarta all rose. Sydney, Wellington and Taipei fell.- AI sector concerns -Lawmakers in Washington voted on Wednesday to end the 43-day stoppage that closed key services and suspended the release of data crucial to gauging the state of the world’s top economy.Investors are bracing for long-awaited reports that have been held up by the closure, particularly as the Federal Reserve assesses whether to cut rates next months, as is expected.However, the White House said figures on jobs and consumer prices for October were not likely to be released as statistics agencies were unable to collect the necessary data.Concerns also mount that this year’s AI-led market rally may have pushed valuations too high and led to a bubble in the tech sector that could burst at any time.Attention was earlier on Tokyo after Japanese Finance Minister Satsuki Katayama said the government was keeping an eye on currency markets as the yen weakened afresh.The yen came under pressure following dovish comments from Japan’s central bank that tempered bets on another interest rate hike and as the United States moved towards reopening its government.Oil prices advanced after plunging around four percent on Wednesday as OPEC’s monthly crude market report forecast an oversupply in the third quarter.That came just a month after it had predicted a deficit in the period.The commodity has come under pressure from easing tensions in the Middle East and increased output by OPEC and other key producers. The International Energy Agency has estimated a record surplus in 2026.- Key figures at around 1445 GMT -New York – Dow: DOWN 0.3 percent at 48,119.57 pointsNew York – S&P 500: DOWN 0.7 percent at 6,805.78New York – Nasdaq Composite: DOWN 1.1 percent at 23,145.50London – FTSE 100: DOWN 0.8 percent at 9,835.51Paris – CAC 40: UP 0.4 percent at 8,274.47Frankfurt – DAX: DOWN 0.7 percent at 24,215.79Tokyo – Nikkei 225: UP 0.4 percent at 51,281.83 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.6 percent at 27,073.03 (close)Shanghai – Composite: UP 0.7 percent at 4,029.50 (close)New York – Dow: UP 0.7 percent at 48,254.82 (close)Dollar/yen: DOWN at 154.66 yen from 154.80 yen on WednesdayEuro/dollar: UP at $1.1620 from $1.1587 Pound/dollar: UP at $1.3170 from $1.3129Euro/pound: DOWN at 88.23 pence from 88.25 penceBrent North Sea Crude: UP 1.0 percent at $63.34 per barrelWest Texas Intermediate: UP 1.0 percent at $59.08 per barrel

“Trump savait à propos des filles” : l’affaire Epstein encore relancée

Donald Trump “savait à propos des filles” dont abusait le délinquant sexuel américain Jeffrey Epstein, et a même “passé plusieurs heures” avec l’une d’elles, affirment des emails du financier new-yorkais publiés mercredi, énième rebondissement d’un scandale qui met une nouvelle fois la Maison Blanche sur la défensive.Des parlementaires démocrates, membres de l’influente commission de surveillance …

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Bangladesh to hold referendum on democratic reforms on election day

Bangladesh will hold a referendum on a landmark democratic reform charter on the same day as its parliamentary election scheduled for February 2026, interim leader Muhammad Yunus said on Thursday.Yunus, the 85-year-old Nobel Peace Prize laureate, said he had inherited a “completely broken down” political system after taking over following an uprising last year.The interim leader of the South Asian nation of 170 million people has argued that the reform charter, which he has championed as the cornerstone of his legacy, is vital to prevent a return to authoritarian rule.”We have decided… that the referendum will be held on the same day as the next parliamentary elections,” Yunus said in a national address.”This will not hinder the goal of reform in any way. The elections will be more festive and affordable.”Tensions are high as parties gear up for the polls.The chief prosecutor in the crimes against humanity trial of fugitive former prime minister Sheikh Hasina said earlier on Thursday judges will issue the hugely anticipated verdict on November 17.Hasina, 78, has defied court orders to return from India to attend her trial on charges of ordering a deadly crackdown in a failed attempt to suppress the student-led uprising that led to her removal.”We hope the court will exercise its prudence and wisdom, that the thirst for justice will be fulfilled, and that this verdict will mark an end to crimes against humanity,” chief prosecutor Tajul Islam told reporters.Hasina has denied all the charges and called her trial a “jurisprudential joke”.- ‘Standing tall’ -The reform document, dubbed the “July Charter” after the uprising that toppled Hasina, has sparked intense arguments between parties jostling for power ahead of the polls.The reform plan will strengthen checks and balances between the executive, judicial and legislative branches, proposes a two-term limit for prime ministers and expanded presidential powers.It also aims to enshrine the recognition of Bangladesh as a multi-ethnic and multi-religious nation.Voters will be asked to give opinions on key issues in one question, divided into four parts.”If the majority vote in the referendum is ‘yes’, a Constitutional Reform Council will be formed,” Yunus said, adding its job would be to amend the constitution in parliament.”We, the living, should not tarnish the glory of the unity that the countrymen built by standing tall in the face of death against fascism”, he said.Yunus has said repeatedly the polls, the first since the mass uprising overthrew Hasina’s autocratic government, will be held in early February. The Election Commission is expected to confirm the exact date in December.The referendum announcement created frustration among some who wanted the reforms enshrined in law before fresh elections. “Muhammad Yunus has failed to fulfil the desire of the people,” said Mia Golam Parwar, a senior leader from Jamaat-E-Islami, the largest Islamist political party.”The crisis may deepen.”Hasina’s outlawed Awami League party had called for a nationwide “lockdown” on Thursday and there was a heavy deployment of security forces around the court, with armoured vehicles manning checkpoints.A string of crude bombs has been set off across Dhaka this month, mainly petrol bombs hurled at everything from buildings linked to the government of Yunus to buses and Christian sites.

Race for first private space station heats up as NASA set to retire ISS

With NASA’s International Space Station set to come out of service in 2030, American aerospace firm Vast has stepped into a frenzied race for the world’s first commercial space station.Haven-1 — a mini station scheduled for launch in May 2026 — has been designed for comfort, according to Andrew Feustel, a former NASA astronaut now an advisor at Vast.”It has a three-year lifespan, and over that period of time, we plan to visit the spacecraft with multiple crews of four, four at a time,” he told AFP on the sidelines of the Web Summit in Lisbon.The California-based firm, founded in 2021 by billionaire Jed McCaleb, aspires to replace the International Space Station with Haven-2, a larger version of the first model.But Vast faces fierce competition from other contenders, including Axiom Space, Voyager Space in partnership with Airbus, and Amazon founder Jeff Bezos’s Blue Origin.  Hopes rest on securing funding from a NASA budget of up to $1.5 billion for the development of commercial space stations, which is set to be awarded in April 2026.- ‘Aggressive timelines’ – “Space agencies no longer want to manage the infrastructure” of the ISS, said Ugo Bonnet, director of the Spaceflight Institute, which offers training for commercial human missions.Locked in competition with China, NASA wants to focus more on crewed mission projects to the Moon by the end of the decade and eventually build a base on the lunar surface.In replacing the ISS, NASA plans to purchase services rather than manage programmes itself — a real boon for private companies in the space market.”There are a lot of players that are coming with very aggressive timelines, and we cannot do things in the same way we did in the past”, said Roberto Angelini, director of the Exploration and Science Domain of Thales Alenia Space.The French-Italian joint venture is set to deliver the first two pressurised modules for Axiom’s planned commercial space station, which could be operational as early as 2028.It has also manufactured half the pressurised modules for the ISS. The company’s main challenge, however, is to “remain competitive in terms of prices”, according to Angelini.- Changing business models – NASA spends up to $4 billion a year on the ISS, roughly a third of the US agency’s annual human space flight budget.SpaceX’s reusable launch vehicles has revolutionised the sector, lowering transportation costs and paving the way for these private projects.Vast plans to send Haven-1 into space on a SpaceX Falcon 9 rocket, while Axiom’s private mission will see astronauts aboard one of their Crew Dragon capsules.”Just 15 to 20 years ago, sending a kilogram into space cost $60,000,” Bonnet told AFP. “When Starship, SpaceX’s launcher becomes operational in 2030, the cost will be less than $200 per kilogram,” he added.But operating a commercial space station will still cost a hefty sum.  “I’m not sure about their long-term profitability,” said Beatrice Hainaut, a space policy researcher at the Institute for Strategic Research at the Military School.Companies are counting on increased demand from governments and the private sector to generate revenue.Vast predicts that 85 percent of its crewed mission revenues will come from state agencies, and 15 percent from private clients.Feustel said the company wanted to be a “service provider to not only the US government”, but all countries seeking to send their astronauts into space for training and research.”For less than $100 million, you can put an astronaut in space on a VAST spacecraft.”

Vigilance environnementale des entreprises: droite et extrême droite s’allient pour sabrer la loi

Droite et extrême droite ont mêlé leurs voix au Parlement européen jeudi pour détricoter une loi sur le “devoir de vigilance” sociale et environnementale des grandes entreprises, un coup de tonnerre à Bruxelles.Les eurodéputés ont approuvé par 382 voix contre 249 la baisse des ambitions de ce texte, en limitant le nombre d’entreprises concernées et en supprimant certaines de leurs obligations.A rebours de la traditionnelle majorité dite “proeuropéenne”, l’alliance de circonstance de la droite (le PPE) avec l’extrême droite a provoqué un tollé au sein des autres groupes.Le PPE “a torpillé tout compromis modéré”, s’est indigné le social-démocrate René Repasi.Ce vote sonne comme un avertissement pour le camp proeuropéen, au moment où le Parlement commence à se saisir d’une série de textes sur la “simplification” de la vie des entreprises. L’extrême droite a savouré une “grande victoire” jeudi. “Une autre majorité est possible”, “ce n’est qu’un début”, a lancé le groupe des Patriotes, présidé par Jordan Bardella. Adoptée il y a seulement un an et demi, cette loi sur le devoir de vigilance fait les frais du virage probusiness de l’Union européenne, bousculée par la concurrence de la Chine et les droits de douane aux Etats-Unis. Son entrée en vigueur avait déjà été reportée d’un an, de 2027 à 2028.Mais Bruxelles veut aller plus loin pour alléger les “charges” administratives des entreprises sur le continent.Sous peine de sanctions, la loi adoptée en 2024 obligeait les entreprises de plus de 1.000 salariés à prévenir et remédier aux violations de droits humains (travail des enfants, travail forcé, sécurité…) et aux dommages environnementaux tout au long de leurs chaînes de valeur, y compris chez leurs fournisseurs dans le monde.Jeudi, dans le sillage des Etats membres, le Parlement européen a relevé le seuil des entreprises concernées, à plus de 5.000 employés et plus d’1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires annuel. Surtout, les eurodéputés ont supprimé le régime de responsabilité civile européenne, qui servait à harmoniser les obligations des entreprises et leurs responsabilités devant la justice en cas de manquements.Les parlementaires ont préféré s’en tenir aux législations de chaque pays. Ils ont également renoncé aux plans de transition climatique que les entreprises étaient censées fournir.- “Asphyxie” -La loi est “complètement vide” désormais, déplore le centriste Pascal Canfin. Ce vote se produit “pendant la COP30” au Brésil et “représente un recul considérable pour l’action climatique du secteur privé”, estime-t-il.A droite, l’eurodéputé François-Xavier Bellamy pense au contraire que cette “simplification” permet de “sauver nos entreprises de l’asphyxie normative”.Après ce vote, les négociations vont s’engager avec les Etats membres, en vue d’une adoption définitive de la loi revue et corrigée.”Il est encore possible de rectifier le tir”, mais ce scrutin montre que “l’extrême droite gagne en influence” et que la majorité proeuropéenne “s’effrite”, explique Jurei Yada, du centre de réflexion E3G.Des organisations environnementales s’en prennent également aux “lobbies industriels” opposés à cette loi.L’absence de responsabilité civile européenne risque d’introduire “une concurrence entre les 27 Etats membres pour savoir qui a le régime le plus laxiste pour essayer d’attirer des entreprises”, met en garde Swann Bommier, de l’ONG Bloom.Au nom de la lutte contre la bureaucratie, le chancelier allemand Friedrich Merz et le président français Emmanuel Macron avaient appelé à supprimer purement et simplement cette loi.Mais même si elle n’est que sabrée, la pilule est difficile à avaler pour une partie des parlementaires qui avaient célébré son adoption “historique” en avril 2024 après plusieurs années de bras de fer au sein même des institutions européennes.Les superlatifs ne manquaient pas à l’époque, y compris chez les macronistes, dont la présidente actuelle du groupe centriste Valérie Hayer (Renew).Mais les équilibres politiques ont changé dans l’hémicycle depuis les élections de juin 2024, marquées par le renforcement de la droite et la percée de l’extrême droite, qui veut combattre le “pacte vert”, la batterie de mesures environnementales adoptées lors du précédent mandat.

13-Novembre: recueillement à Saint-Denis et Paris, dix ans après les attentats

Des commémorations chargées en émotion devant les terrasses parisiennes endeuillées, après une cérémonie devant les portes du stade de France: politiques, victimes et proches des disparus se recueillent jeudi devant les lieux des attentats du 13-Novembre, dix ans après une nuit d’horreur qui a meurtri Paris et Saint-Denis.Devant le Carillon et le Petit Cambodge, puis la Bonne Bière, le Comptoir Voltaire et la Belle Equipe, dans les Xe et XIe arrondissement de Paris, sont lus les noms des 39 morts, et des gerbes sont déposées après des minutes de silence, sous les regards embués de larmes de leurs proches et des rescapés.Les rues autour de ces bars et restaurants sont bouclées, et le silence règne, selon un journaliste de l’AFP. Devant la Belle Equipe, où 21 vies ont été fauchées il y a dix ans, des fleurs, des bougies et des photos entourent la plaque commémorative. Les panneaux publicitaires affichent tous la devise en latin de Paris, “Fluctuat Nec Mergitur” (Il est battu par les flots, mais ne sombre pas). Les cérémonies doivent ensuite se poursuivre devant le Bataclan, où 90 personnes avaient été assassinées.”10 ans. La douleur demeure. En fraternité, pour les vies fauchées, les blessés, les familles et les proches, la France se souvient”, a posté sur X Emmanuel Macron, qui se rend sur chacun des lieux des attentats, où il salue proches et rescapés avec la maire de Paris Anne Hidalgo. – “Absence immense” -Les commémorations ont commencé le matin par une cérémonie au stade de France, devant un parterre de politiques, ainsi que la famille de Manuel Dias, première des 130 personnes tuées lors des attentats quand trois kamikazes se sont fait exploser devant les portes du stade où se jouait un match amical France-Allemagne. “Nous n’oublierons jamais; on nous dit de tourner la page dix ans après, mais l’absence est immense”, a dit dans un discours poignant sa fille, Sophie Dias, très émue. Le vendredi 13 novembre 2015, la France a été frappée par les attaques jihadistes les plus meurtrières de son histoire, coordonnées par le groupe Etat islamique (EI) qui a ciblé un match de football, un concert de hard-rock et des bars et restaurants. L’hommage national aux 132 morts – deux rescapés du Bataclan se sont suicidés depuis – à leurs familles et aux rescapés de ces attentats qui ont profondément marqué le pays se conclura par l’inauguration à 18H00 d’un jardin mémoriel au coeur de la capitale, en présence du chef de l’Etat. Ce jardin est fait de grandes stèles et de blocs de granit, évoquant la géographie des différents lieux visés.   La cérémonie orchestrée par Thierry Reboul, déjà à la manœuvre pour l’ouverture des JO-2024, sera retransmise en direct à la télévision et projetée sur grand écran, place de la République à Paris, où un mémorial s’était improvisé il y a dix ans, des Parisiens traumatisés venant y déposer fleurs, bougies et mots. Depuis samedi, le pied de la statue de Marianne est de nouveau entouré de ces petites attentions. – “Tous ensemble” -“L’objectif cette année, c’est de se dire +soyons tous ensemble+ (…), célébrons évidemment nos morts mais aussi la force de notre République et de notre culture: les terroristes n’ont pas gagné ce soir-là”, a insisté sur RMC Arthur Dénouveaux, rescapé du Bataclan et président de l’association de victimes Life for Paris. Celle-ci sera dissoute après l’inauguration du jardin mémoriel pour “ne pas s’enfermer dans la victimité”.”Nous avons été debout pendant 10 ans, nous serons debout (jeudi). Cette cérémonie sera aussi un acte de résistance”, a salué Philippe Duperron, président de l’association “13onze15”. Impossible, pour beaucoup, d’oublier cette terrible soirée du vendredi 13 novembre 2015. Rescapés et proches de victimes appréhendent souvent ces hommages. Stéphane Sarrade a perdu son fils Hugo, 23 ans, tué au Bataclan. Il se dit toujours “incapable” de se rendre devant la salle de concert et ne participera pas aux cérémonies. Sur RFI, François Molins, à l’époque procureur de Paris, a exprimé des regrets quant à “la prise en charge des victimes”: dans les “premières heures” ayant suivi les attaques, “je pense qu’on aurait pu et on aurait dû faire beaucoup mieux (…) puisqu’on a eu des familles qui ont erré des heures et des heures dans Paris à la recherche de proches”.”Mais encore une fois, c’était le chaos, on a fait ce qu’on a pu et personne ne s’attendait à une attaque terroriste de cette ampleur”, a-t-il ajouté. Les commémorations officielles se tiennent sous vigilance renforcée, dans un contexte de menace terroriste “toujours élevée”, selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, qui a rappelé sur BFMTV/RMC que “six attentats” avaient été déjoués depuis le début de l’année. Jeudi soir, Notre-Dame de Paris et les églises parisiennes feront sonner leurs cloches “entre 17H57 et 18H02”, a annoncé le diocèse. Des “messes, des veillées, ont lieu dans plusieurs paroisses”, a précisé l’archevêque de Paris Laurent Ulrich.abo-juc-mby-pab-etr-fff/asl/swi