Budget: les députés écartent le gel du barème de l’impôt sur le revenu

Les députés ont largement rejeté samedi le gel du barème de l’impôt sur le revenu, qui aurait conduit 200.000 foyers supplémentaires à payer cet impôt, privant le projet de budget 2026 d’une recette de 2 milliards d’euros.Une large coalition de députés réunissant l’extrême droite, la droite, une partie des macronistes et les Insoumis, a approuvé un amendement de Laurent Wauquiez, le patron des députés LR, proposant d’indexer sur l’inflation estimée à 1,1% le barème de l’impôt sur le revenu.L’amendement a été adopté contre l’avis de la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, dans le cadre de l’examen en première lecture de la partie recettes du budget de l’Etat.Des amendements similaires avaient été déposés par le RN, LFI et le député du groupe centriste Liot Christophe Naegelen.D’autres amendements venant de la gauche mais aussi du député Renaissance Jean-René Cazeneuve ou du député Liot Charles de Courson proposaient de revaloriser seulement les tranches les plus basses du barème, souhaitant concilier l’impératif de redresser les finances publiques et la justice fiscale.Le moins disant, celui de M. de Courson, ne portait que sur la première tranche, et aurait évité de faire entrer de nouveaux foyers dans l’IR, pour un coût estimé à 700 millions d’euros, a souligné Mme de Montchalin.”On ne vous demande pas de baisser, on vous demande juste de faire cet effort minimal, de ne pas augmenter” la pression fiscale, a plaidé M. Wauquiez.”Dans notre pays, qui est champion d’Europe des millionnaires, qui est champion d’Europe du versement de dividendes, où les 500 fortunes ont doublé leur patrimoine depuis qu’Emmanuel Macron est en responsabilité, on préfère aller demander à ceux qui travaillent tous les jours d’aller en payer plus, plutôt que ceux qui font de l’argent en dormant”, a de son côté argué l’Insoumis Damien Maudet.

Budget: les députés écartent le gel du barème de l’impôt sur le revenu

Les députés ont largement rejeté samedi le gel du barème de l’impôt sur le revenu, qui aurait conduit 200.000 foyers supplémentaires à payer cet impôt, privant le projet de budget 2026 d’une recette de 2 milliards d’euros.Une large coalition de députés réunissant l’extrême droite, la droite, une partie des macronistes et les Insoumis, a approuvé un amendement de Laurent Wauquiez, le patron des députés LR, proposant d’indexer sur l’inflation estimée à 1,1% le barème de l’impôt sur le revenu.L’amendement a été adopté contre l’avis de la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, dans le cadre de l’examen en première lecture de la partie recettes du budget de l’Etat.Des amendements similaires avaient été déposés par le RN, LFI et le député du groupe centriste Liot Christophe Naegelen.D’autres amendements venant de la gauche mais aussi du député Renaissance Jean-René Cazeneuve ou du député Liot Charles de Courson proposaient de revaloriser seulement les tranches les plus basses du barème, souhaitant concilier l’impératif de redresser les finances publiques et la justice fiscale.Le moins disant, celui de M. de Courson, ne portait que sur la première tranche, et aurait évité de faire entrer de nouveaux foyers dans l’IR, pour un coût estimé à 700 millions d’euros, a souligné Mme de Montchalin.”On ne vous demande pas de baisser, on vous demande juste de faire cet effort minimal, de ne pas augmenter” la pression fiscale, a plaidé M. Wauquiez.”Dans notre pays, qui est champion d’Europe des millionnaires, qui est champion d’Europe du versement de dividendes, où les 500 fortunes ont doublé leur patrimoine depuis qu’Emmanuel Macron est en responsabilité, on préfère aller demander à ceux qui travaillent tous les jours d’aller en payer plus, plutôt que ceux qui font de l’argent en dormant”, a de son côté argué l’Insoumis Damien Maudet.

L’une des plus grandes banques privées d’Iran fait faillite

La banque Ayandeh, l’un des plus importants établissements bancaires privés d’Iran, a été déclarée en faillite par l’Etat et ses actifs absorbés, une mesure inhabituelle malgré les sanctions internationales qui frappent l’économie de ce pays, ont rapporté samedi les médias d’Etat.Fondée en 2012, Banque Ayandeh (“avenir” en persan) avait pignon sur rue grâce à son réseau de 270 agences à travers le pays, dont 150 à Téhéran, la capitale.L’établissement croulait sous les dettes avec des pertes accumulées chiffrées à 5.400 milliards de milliards de rials (environ 4,5 milliards d’euros) et 3.110 milliards de milliards de rials de découvert (environ 2,5 milliards d’euros), selon l’agence de presse Isna.A compter de samedi, la banque publique Melli (“nationale” en persan) absorbe les actifs de la défunte Ayandeh, sur décision de la Banque centrale. Celle-ci a assuré que les particuliers pourraient récupérer leur épargne transférée à Banque Melli.”Le transfert de Banque Ayandeh vers Banque Melli est désormais achevé”, s’est félicité samedi le directeur de cette dernière, Abolfazl Najarzadeh, à la télévision d’Etat. “Nous sommes fiers de vous accueillir dans la grande famille de Banque Melli”, a écrit l’établissement à ses nouveaux clients, dans un SMS consulté par l’AFP.Samedi, de nombreux épargnants faisaient la queue devant une ancienne agence de Banque Ayandeh, a constaté un journaliste de l’AFP à Téhéran, précisant que des policiers étaient présents.Les clients de Banque Ayandeh n’ont “aucune inquiétude à avoir”, a assuré jeudi le ministre iranien de l’Economie, Ali Madanizadeh.- Projets fastueux -Le journal Ham Mihan évoque une “faillite” de Banque Ayandeh, qui ne disposait pas de capitaux propres et avait eu recours à des emprunts pour sa trésorerie. Un responsable de la Banque centrale iranienne, Hamidreza Ghaniabadi, a parlé de “créances douteuses”.”Plus de 90% des fonds de Banque Ayandeh ont été alloués soit à des parties liées (à la banque) soit à des projets gérés par la banque elle-même” qui n’ont ensuite jamais été remboursés, a-t-il souligné, cité par l’agence de presse Irna. Banque Ayandeh est à l’origine de projets fastueux, à l’image de l’immense complexe commercial Iran Mall à Téhéran, qui se présente comme le plus grand au monde et dispose notamment d’une patinoire et de cinémas.Banque Melli est l’un des principaux établissements bancaires publics d’Iran avec Banque Sepah. Depuis les années 1990, le secteur bancaire en Iran est aussi ouvert à des acteurs privés.Outre Ayandeh, cinq autres banques (Sarmayeh, Day, Sepah, Iran Zamin et Melal) sont également en difficulté, selon l’agence Tasnim. 

Les Ivoiriens votent dans le calme pour la présidentielle, Ouattara grand favori

Les Ivoiriens votaient dans le calme samedi pour élire leur président, un scrutin dont Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, est le grand favori face à une opposition divisée et privée de ses deux principaux leaders.Près de 9 millions d’électeurs sont attendus dans les urnes pour départager cinq candidats à la magistrature suprême dans ce pays premier producteur mondial de cacao et pôle de stabilité d’une région secouée par les putschs et les violences jihadistes.La participation sera l’un des principaux enjeux du scrutin. Dans plusieurs communes d’Abidjan, à la mi-journée, l’affluence était limitée dans les bureaux de vote visités par des journalistes de l’AFP. Elle était plus importante à Bouaké (centre), la deuxième ville du pays porte d’entrée de la zone nord du pays, très favorable au président Ouattara.- “Boulevard” pour un “KO”-Il faut dire que le suspens est limité: comme en 2015 et 2020, la plupart des observateurs pronostiquent une victoire du chef de l’Etat, 83 ans, dès le premier tour. “Un coup KO”, selon l’expression de ses partisans.”Lorsqu’on regarde le poids politique de ses adversaires, il semble avoir un boulevard ouvert devant lui”, pointe William Assanvo, chercheur à l’Institut des études de sécurité (ISS).Car ses deux principaux rivaux, l’ex-président Laurent Gbagbo et le banquier international Tidjane Thiam sont hors course.Leur candidature a été retoquée par le Conseil constitutionnel, en raison de leur radiation de la liste électorale, le premier pour une condamnation pénale, le second pour des problèmes de nationalité.Leurs partis ont appelé ces dernières semaines à manifester contre cette décision et contre un quatrième mandat d’Alassane Ouattara, 83 ans.”Ceux qui pouvaient gagner ont été éliminés. Je n’accepte pas ça”, a déclaré Laurent Gbagbo mercredi, dénonçant un “coup d’Etat civil” et un “braquage électoral”.Le pouvoir a répondu avec intransigeance en interdisant ces manifestations pour “protéger le pays du désordre”, et en procédant à des centaines d’arrestations. Un tour de vis critiqué par plusieurs organisations de défense des droits humains.Plusieurs dizaines de personnes ont par ailleurs été condamnées à trois ans de prison ferme pour avoir participé à des marches interdites. – Voter “dans la paix” – L’élection présidentielle est toujours synonyme de tensions dans l’esprit de nombreux Ivoiriens, après les graves crises connues lors des scrutins de 2010 (3.000 morts) et 2020 (85 morts).Cette année, quatre personnes sont mortes depuis mi-octobre, dont un gendarme dans une embuscade, près d’Agboville (sud).Samedi matin, quelques incidents – notamment des routes coupées dans le sud et l’ouest – étaient signalés, mais pas de perturbations majeures dans des bureaux de vote, dont certains étaient quasiment déserts dans ces zones qui furent des bastions d’opposition. Selon des observateurs du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH, société civile), le vote était empêché dans une poignée de localités, dont Mama, le village natal de Laurent Gbagbo. Au nord-ouest de Yamoussoukro (centre), “des individus ont fait irruption dans un bureau de vote, y ont saccagé le matériel électoral, mis le feu avant de prendre la fuite”, a notamment indiqué” une source sécuritaire, soulignant que “dans l’ensemble, tout se déroule très bien”.”C’est calme, mais les gens sont réticents pour aller voter. Il n’y a pas d’engouement”, affirme de son côté Georges Doué, un agriculteur de Duekoué (ouest).”Je voudrais profiter de cette opportunité pour appeler tous les Ivoiriens, où qu’ils soient, à aller voter. Je constate avec cette élection que la paix est venue”, a déclaré le président Ouattara, qui a voté à Abidjan peu avant midi. – Quatre candidats contre Ouattara -Quatre candidats d’opposition sont qualifiés pour affronter le chef de l’Etat, mais aucun n’est soutenu par un parti important, ni ne possède les moyens colossaux du pouvoir.L’ex-ministre du Commerce Jean-Louis Billon, 60 ans et dissident du Parti démocratique de Côte d’Ivoire la formation de Tidjane Thiam (PDCI, ancien parti unique) a voté à Dabakala (nord) et appelé à “sortir voter massivement dans le calme”. L’ancienne première dame Simone Ehivet Gbagbo, 76 ans, veut quant à elle séduire les partisans de son ex-mari avec lequel elle est en froid. Mais le camp de la “gauche ivoirienne” s’avance divisé avec la candidature d’un autre dissident, le souverainiste proche des milieux russes Ahoua Don Mello.Enfin Henriette Lagou, opposante “modérée”, qui avait fait moins de 1% en 2015, complète le casting.Si de nombreux Ivoiriens, y compris dans l’opposition, saluent le bilan économique des 14 ans de gouvernance Ouattara, beaucoup déplorent encore la cherté de la vie et une croissance inégalement répartie.Près d’un millier d’observateurs de la société civile ivoirienne et 251 du bloc ouest-africain (Cedeao) et de l’Union africaine ont été déployés.Les opérations de vote doivent s’achever à 18h00 (locales et GMT) et les résultats sont attendus en début de semaine prochaine.

Les Ivoiriens votent dans le calme pour la présidentielle, Ouattara grand favori

Les Ivoiriens votaient dans le calme samedi pour élire leur président, un scrutin dont Alassane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, est le grand favori face à une opposition divisée et privée de ses deux principaux leaders.Près de 9 millions d’électeurs sont attendus dans les urnes pour départager cinq candidats à la magistrature suprême dans ce pays premier producteur mondial de cacao et pôle de stabilité d’une région secouée par les putschs et les violences jihadistes.La participation sera l’un des principaux enjeux du scrutin. Dans plusieurs communes d’Abidjan, à la mi-journée, l’affluence était limitée dans les bureaux de vote visités par des journalistes de l’AFP. Elle était plus importante à Bouaké (centre), la deuxième ville du pays porte d’entrée de la zone nord du pays, très favorable au président Ouattara.- “Boulevard” pour un “KO”-Il faut dire que le suspens est limité: comme en 2015 et 2020, la plupart des observateurs pronostiquent une victoire du chef de l’Etat, 83 ans, dès le premier tour. “Un coup KO”, selon l’expression de ses partisans.”Lorsqu’on regarde le poids politique de ses adversaires, il semble avoir un boulevard ouvert devant lui”, pointe William Assanvo, chercheur à l’Institut des études de sécurité (ISS).Car ses deux principaux rivaux, l’ex-président Laurent Gbagbo et le banquier international Tidjane Thiam sont hors course.Leur candidature a été retoquée par le Conseil constitutionnel, en raison de leur radiation de la liste électorale, le premier pour une condamnation pénale, le second pour des problèmes de nationalité.Leurs partis ont appelé ces dernières semaines à manifester contre cette décision et contre un quatrième mandat d’Alassane Ouattara, 83 ans.”Ceux qui pouvaient gagner ont été éliminés. Je n’accepte pas ça”, a déclaré Laurent Gbagbo mercredi, dénonçant un “coup d’Etat civil” et un “braquage électoral”.Le pouvoir a répondu avec intransigeance en interdisant ces manifestations pour “protéger le pays du désordre”, et en procédant à des centaines d’arrestations. Un tour de vis critiqué par plusieurs organisations de défense des droits humains.Plusieurs dizaines de personnes ont par ailleurs été condamnées à trois ans de prison ferme pour avoir participé à des marches interdites. – Voter “dans la paix” – L’élection présidentielle est toujours synonyme de tensions dans l’esprit de nombreux Ivoiriens, après les graves crises connues lors des scrutins de 2010 (3.000 morts) et 2020 (85 morts).Cette année, quatre personnes sont mortes depuis mi-octobre, dont un gendarme dans une embuscade, près d’Agboville (sud).Samedi matin, quelques incidents – notamment des routes coupées dans le sud et l’ouest – étaient signalés, mais pas de perturbations majeures dans des bureaux de vote, dont certains étaient quasiment déserts dans ces zones qui furent des bastions d’opposition. Selon des observateurs du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH, société civile), le vote était empêché dans une poignée de localités, dont Mama, le village natal de Laurent Gbagbo. Au nord-ouest de Yamoussoukro (centre), “des individus ont fait irruption dans un bureau de vote, y ont saccagé le matériel électoral, mis le feu avant de prendre la fuite”, a notamment indiqué” une source sécuritaire, soulignant que “dans l’ensemble, tout se déroule très bien”.”C’est calme, mais les gens sont réticents pour aller voter. Il n’y a pas d’engouement”, affirme de son côté Georges Doué, un agriculteur de Duekoué (ouest).”Je voudrais profiter de cette opportunité pour appeler tous les Ivoiriens, où qu’ils soient, à aller voter. Je constate avec cette élection que la paix est venue”, a déclaré le président Ouattara, qui a voté à Abidjan peu avant midi. – Quatre candidats contre Ouattara -Quatre candidats d’opposition sont qualifiés pour affronter le chef de l’Etat, mais aucun n’est soutenu par un parti important, ni ne possède les moyens colossaux du pouvoir.L’ex-ministre du Commerce Jean-Louis Billon, 60 ans et dissident du Parti démocratique de Côte d’Ivoire la formation de Tidjane Thiam (PDCI, ancien parti unique) a voté à Dabakala (nord) et appelé à “sortir voter massivement dans le calme”. L’ancienne première dame Simone Ehivet Gbagbo, 76 ans, veut quant à elle séduire les partisans de son ex-mari avec lequel elle est en froid. Mais le camp de la “gauche ivoirienne” s’avance divisé avec la candidature d’un autre dissident, le souverainiste proche des milieux russes Ahoua Don Mello.Enfin Henriette Lagou, opposante “modérée”, qui avait fait moins de 1% en 2015, complète le casting.Si de nombreux Ivoiriens, y compris dans l’opposition, saluent le bilan économique des 14 ans de gouvernance Ouattara, beaucoup déplorent encore la cherté de la vie et une croissance inégalement répartie.Près d’un millier d’observateurs de la société civile ivoirienne et 251 du bloc ouest-africain (Cedeao) et de l’Union africaine ont été déployés.Les opérations de vote doivent s’achever à 18h00 (locales et GMT) et les résultats sont attendus en début de semaine prochaine.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Un sanctuaire nigérian critique la décision de la Turquie de garder un bébé gorille

La décision de la Turquie de garder un bébé gorille africain sauvé du trafic “n’a aucune logique”, a déclaré samedi la directrice d’un sanctuaire nigérian de la faune sauvage, qui se préparait à accueillir Zeytin avant de le réintroduire dans son habitat naturel. Le primate, âgé de cinq mois, a été découvert à l’aéroport d’Istanbul dans une caisse en bois, placée dans la soute d’un avion de Turkish Airlines en provenance du Nigeria et à destination de la Thaïlande. Il a ensuite été placé dans un zoo situé dans les collines à l’extérieur d’Istanbul pour se rétablir.Le Nigeria avait demandé sa réintroduction à l’état sauvage et les autorités de conservation turques avaient lancé le processus, mais l’ont interrompu après qu’un test ADN a confirmé que Zeytin appartenait à une espèce non native du Nigeria. Vendredi, les responsables turcs ont annoncé que Zeytin ne serait pas réintroduit au Nigeria mais maintenu dans un zoo en Turquie. La Fondation Pandrillus au Nigeria se préparait à héberger Zeytin avec un autre jeune gorille de la même sous-espèce avant d’envoyer le duo dans un sanctuaire d’un pays d’Afrique centrale. “Nous sommes extrêmement déçus. Il n’y a aucune logique dans ce que fait le gouvernement turc”, a déclaré la directrice de la Fondation Pandrillus, Liza Gadsby, à l’AFP. “Et si la Turquie ne veut pas l’envoyer au Nigeria, mais directement dans un sanctuaire de gorilles, c’est bien. Mais ils doivent faire ce qu’il faut pour cet animal”, a-t-elle ajouté.”Ils ont fait ce qu’il fallait en le confisquant au départ”, mais le garder en Turquie “va à l’encontre de tout ce qu’ils sont censés faire en tant que signataires de la CITES”, a-t-elle déclaré.C’est au nom de cette Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction que la Turquie justifie sa décision de garder le bébé gorille.Le sanctuaire possède un autre gorille qui a été confisqué par les douanes nigérianes il y a plus de deux ans. À la lumière de la décision de la Turquie, Mme Gadsby a déclaré que le centre nigérian commencerait lundi le processus pour réintroduire l’autre gorille dans son milieu naturel. “Nous n’avons jamais eu l’intention de le garder”, a-t-elle dit.Selon Traffic, une ONG britannique spécialisée dans la protection de la faune sauvage, le commerce des bébés grands singes est en hausse: de plus en plus d’acheteurs cherchent à en faire des animaux de compagnie ou à les exploiter pour des zoos, des cirques, des spectacles ou sur les réseaux sociaux.Les bébés gorilles sont particulièrement visés “car très maniables et faciles à transporter” souligne Traffic.