La suspension de la réforme des retraites actée, Lecornu promet un débat sur le financement

Le gouvernement a acté jeudi la suspension de la réforme des retraites dans le projet de budget de la Sécurité sociale, mais son mode de financement, sous le feu des critiques, donnera bien lieu à un débat, promet Sébastien Lecornu.Après plusieurs jours de tergiversations sur le véhicule législatif – amendement, projet de loi à part… – l’option de la lettre rectificative au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) a finalement été entérinée lors d’un Conseil des ministres spécial présidé, en visioconférence, par le président Emmanuel Macron depuis Bruxelles.”Gage de clarté et de transparence, cette inscription dans le texte initial”, réclamée par le RN et la gauche, “vise à garantir la tenue d’un débat parlementaire loyal et sincère”, a souligné Matignon dans un communiqué alors que l’examen du PLFSS débute lundi au Parlement.Le projet décale dans le temps l’application de la réforme Borne de 2023. Il suspend jusqu’à janvier 2028 la marche en avant vers les 64 ans, tout comme le relèvement du nombre de trimestres à cotiser pour partir à taux plein.Cette suspension coûtera 100 millions d’euros en 2026 et 1,4 milliard d’euros en 2027, selon la lettre rectificative dévoilée mercredi par le quotidien économique Les Échos et dont l’AFP a obtenu copie.Pour financer la mesure, les complémentaires santé et les retraités seront mis à contribution, d’après le document.La sous-indexation des pensions par rapport à l’inflation, initialement prévue à 0,4 point, sera augmentée de 0,5 point supplémentaire en 2027, ce qui pèsera sur le pouvoir d’achat des retraités.Le taux de contribution des organismes complémentaires (mutuelles, assurances de santé…) passera de 2,05% à 2,25% en 2026.- “Jeu de dupes” -Mais ces options, qui font controverse, ne constituent pas “la proposition définitive”, a assuré jeudi Sébastien Lecornu en marge d’un déplacement à Romainville (Seine-Saint-Denis)”La lettre rectificative, c’est ce qui va permettre au débat d’avoir lieu jusqu’au bout”, a-t-il insisté, promettant que le gouvernement pourrait même “amender de lui-même” cette lettre si un “compromis” alternatif émergeait sur le financement.Alors que le gouvernement avait déjà indiqué que les pensions de retraite et les prestations sociales seraient gelées en 2026 pour freiner la dérive des dépenses publiques, le tour de vis supplémentaire annoncé dans la lettre a suscité des critiques nourries.”Les plus modestes ne peuvent supporter une telle mesure”, a réagi auprès de l’AFP Yvan Ricordeau, numéro 2 de la CFDT. “On fait payer une micro-suspension de la réforme aux retraités actuels et futurs”, a déploré Denis Gravouil, secrétaire confédéral de la CGT.A gauche, La France insoumise a dénoncé “un jeu de dupes”. “Les retraités partiront trois mois avant mais avec une retraite plus faible”, a relevé le président de la commission des Finances, Eric Coquerel.Le Rassemblement national, également favorable à la suspension, a lui aussi dénoncé le financement de la mesure. “Ils tapent toujours sur les mêmes. Et en l’occurrence, évidemment, les retraités sont assez lourdement frappés par ce budget”, a dénoncé, depuis l’Assemblée nationale, la présidente des députés RN Marine Le Pen. Dans ce climat tendu, M. Lecornu a encore tenté jeudi d’afficher une ligne conciliatrice et optimiste. Il a ainsi refusé de qualifier d'”échec” le rejet d’une partie du budget de l’Etat en commission à l’Assemblée, y voyant un “premier tour de piste” avant l’arrivée vendredi dans l’hémicycle. Là, il faudra “trouver les voies du compromis”, a-t-il exhorté.Mais après avoir décroché la suspension de la réforme des retraites, le PS ne compte pas desserrer l’étreinte. Surtout que les socialistes sont mis sous pression sur leur flanc gauche par les Insoumis qui étrillent leur choix de ne pas censurer dans l’immédiat le gouvernement Lecornu 2.Il faut donc des mesures significatives de “justice fiscale”, a exhorté jeudi soir le chef des députés socialistes Boris Vallaud dans Le Parisien.”Si le bloc central n’est pas capable de voter la taxe Zucman (…) s’il n’est pas capable de voter l’ISF sur les milliardaires sur lequel nous avons travaillé et que nous proposerons, s’il n’est pas capable de justice fiscale, je ne suis pas sûr qu’il sera possible de discuter de la suite. Le débat budgétaire s’arrêtera très vite”, a-t-il insisté.Une menace annonciatrice de discussions houleuses ce week-end.bur-bj-vl-sde-jmt/leo/dch  

La suspension de la réforme des retraites actée, Lecornu promet un débat sur le financement

Le gouvernement a acté jeudi la suspension de la réforme des retraites dans le projet de budget de la Sécurité sociale, mais son mode de financement, sous le feu des critiques, donnera bien lieu à un débat, promet Sébastien Lecornu.Après plusieurs jours de tergiversations sur le véhicule législatif – amendement, projet de loi à part… – l’option de la lettre rectificative au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) a finalement été entérinée lors d’un Conseil des ministres spécial présidé, en visioconférence, par le président Emmanuel Macron depuis Bruxelles.”Gage de clarté et de transparence, cette inscription dans le texte initial”, réclamée par le RN et la gauche, “vise à garantir la tenue d’un débat parlementaire loyal et sincère”, a souligné Matignon dans un communiqué alors que l’examen du PLFSS débute lundi au Parlement.Le projet décale dans le temps l’application de la réforme Borne de 2023. Il suspend jusqu’à janvier 2028 la marche en avant vers les 64 ans, tout comme le relèvement du nombre de trimestres à cotiser pour partir à taux plein.Cette suspension coûtera 100 millions d’euros en 2026 et 1,4 milliard d’euros en 2027, selon la lettre rectificative dévoilée mercredi par le quotidien économique Les Échos et dont l’AFP a obtenu copie.Pour financer la mesure, les complémentaires santé et les retraités seront mis à contribution, d’après le document.La sous-indexation des pensions par rapport à l’inflation, initialement prévue à 0,4 point, sera augmentée de 0,5 point supplémentaire en 2027, ce qui pèsera sur le pouvoir d’achat des retraités.Le taux de contribution des organismes complémentaires (mutuelles, assurances de santé…) passera de 2,05% à 2,25% en 2026.- “Jeu de dupes” -Mais ces options, qui font controverse, ne constituent pas “la proposition définitive”, a assuré jeudi Sébastien Lecornu en marge d’un déplacement à Romainville (Seine-Saint-Denis)”La lettre rectificative, c’est ce qui va permettre au débat d’avoir lieu jusqu’au bout”, a-t-il insisté, promettant que le gouvernement pourrait même “amender de lui-même” cette lettre si un “compromis” alternatif émergeait sur le financement.Alors que le gouvernement avait déjà indiqué que les pensions de retraite et les prestations sociales seraient gelées en 2026 pour freiner la dérive des dépenses publiques, le tour de vis supplémentaire annoncé dans la lettre a suscité des critiques nourries.”Les plus modestes ne peuvent supporter une telle mesure”, a réagi auprès de l’AFP Yvan Ricordeau, numéro 2 de la CFDT. “On fait payer une micro-suspension de la réforme aux retraités actuels et futurs”, a déploré Denis Gravouil, secrétaire confédéral de la CGT.A gauche, La France insoumise a dénoncé “un jeu de dupes”. “Les retraités partiront trois mois avant mais avec une retraite plus faible”, a relevé le président de la commission des Finances, Eric Coquerel.Le Rassemblement national, également favorable à la suspension, a lui aussi dénoncé le financement de la mesure. “Ils tapent toujours sur les mêmes. Et en l’occurrence, évidemment, les retraités sont assez lourdement frappés par ce budget”, a dénoncé, depuis l’Assemblée nationale, la présidente des députés RN Marine Le Pen. Dans ce climat tendu, M. Lecornu a encore tenté jeudi d’afficher une ligne conciliatrice et optimiste. Il a ainsi refusé de qualifier d'”échec” le rejet d’une partie du budget de l’Etat en commission à l’Assemblée, y voyant un “premier tour de piste” avant l’arrivée vendredi dans l’hémicycle. Là, il faudra “trouver les voies du compromis”, a-t-il exhorté.Mais après avoir décroché la suspension de la réforme des retraites, le PS ne compte pas desserrer l’étreinte. Surtout que les socialistes sont mis sous pression sur leur flanc gauche par les Insoumis qui étrillent leur choix de ne pas censurer dans l’immédiat le gouvernement Lecornu 2.Il faut donc des mesures significatives de “justice fiscale”, a exhorté jeudi soir le chef des députés socialistes Boris Vallaud dans Le Parisien.”Si le bloc central n’est pas capable de voter la taxe Zucman (…) s’il n’est pas capable de voter l’ISF sur les milliardaires sur lequel nous avons travaillé et que nous proposerons, s’il n’est pas capable de justice fiscale, je ne suis pas sûr qu’il sera possible de discuter de la suite. Le débat budgétaire s’arrêtera très vite”, a-t-il insisté.Une menace annonciatrice de discussions houleuses ce week-end.bur-bj-vl-sde-jmt/leo/dch  

Budget: sans mesures significatives de “justice fiscale”, le débat “s’arrêtera très vite”, menace Vallaud (PS)

Le chef des députés PS Boris Vallaud laisse planer la menace d’une censure du gouvernement si les macronistes ne se montrent pas “capables de justice fiscale” lors de l’examen de la partie recettes du budget 2026 de l’État, qui doit commencer vendredi dans l’hémicycle de l’Assemblée.”Si le bloc central n’est pas capable de voter la taxe Zucman, cet impôt minimal et indispensable sur les très hauts patrimoines, s’il n’est pas capable de voter l’ISF sur les milliardaires, sur lequel nous avons travaillé et que nous proposerons, s’il n’est pas capable de justice fiscale, je ne suis pas sûr qu’il sera possible de discuter de la suite”, indique M. Vallaud dans une interview au Parisien parue jeudi.”Tout est possible. Nous nous sommes réservé la possibilité de sanctionner à tout moment”, ajoute le député des Landes.”Beaucoup de choses vont se jouer dès ce weekend, lors de l’examen des recettes en séance” à l’Assemblée, précise-t-il.”Les macronistes ont 48 heures pour dire les concessions qu’ils sont prêts à nous accorder”, indiqué de son côté à l’AFP le chef de file du PS sur le budget Philippe Brun. “Si nous ne votons pas la première partie alors il n’y aura pas de budget”, insiste-t-il.  Lors du récent examen en commission (qui précède l’examen dans l’hémicycle à l’Assemblée et fait office de répétition générale) de la partie recettes du budget de l’Etat pour 2026, ce texte a été largement rejeté par les députés. Et les socialistes, clés de la survie du gouvernement de Sébastien Lecornu qu’ils ont fait le choix de ne pas censurer la semaine dernière, ont fait part de leurs réserves.La taxe Zucman visant les “ultra-riches” et le rétablissement de l’ISF ont en effet été rejetés par les macronistes.”Le compte n’y est pas. La justice fiscale n’est pas au rendez-vous et fait peser sur les classes moyennes et populaires des efforts qui ne sont pas demandés aux milliardaires et aux multinationales”, insiste Boris Vallaud dans Le Parisien.

Trump pardons Binance co-founder Changpeng Zhao: White House

US President Donald Trump has pardoned the convicted Binance co-founder Changpeng Zhao, the White House said Thursday, accusing Trump’s predecessor Joe Biden of launching an unnecessary “war” against the industry. Binance was created in 2017, and swiftly became the world’s largest cryptocurrency exchange by volume, turning Zhao into a billionaire.Following an investigation into the firm’s operations, Zhao pleaded guilty to violating US anti-money-laundering laws in late 2023, and served a four-month prison sentence for it in 2024.Zhao’s pardon wipes his criminal record, and could help pave the way for Binance to return to the United States, around two years after it agreed to suspend its American operations in a deal to resolve the Department of Justice’s criminal investigation.  “In their desire to punish the cryptocurrency industry, the Biden Administration pursued Mr. Zhao despite no allegations of fraud or identifiable victims,” the White House said in a statement shared with AFP.The White House said the Biden administration’s decision to prosecute Zhao and to seek a three-year prison sentence for him had “severely damaged the United States’ reputation as a global leader in technology and innovation,” adding that the “war on crypto” was now over. Binance has spent almost a year pursuing a pardon for Zhao, the Wall Street Journal reported on Thursday, noting that Binance has been a “key supporter” of the Trump family’s crypto venture World Liberty Financial. Despite stepping down as chief executive in 2023, Zhao remains the majority shareholder of Binance.The Trump family’s various crypto businesses have netted them a pre-tax profit of around a billion dollars, according to a recent Financial Times investigation.Trump’s pardon of Zhao follows a string of other similarly controversial moves such as his decision to issue a blanket pardon for people convicted of violence in the attack on the US Capitol on January 6, 2021. Trump has also commuted — or reduced — the sentence of the disgraced former Republican lawmaker George Santos, who was convicted of committing wire fraud and identity theft. 

Nigerian military says killed 50 jihadists in army base raidsThu, 23 Oct 2025 16:45:16 GMT

Nigeria’s military said on Thursday it had killed 50 armed insurgents that were using drones to carry out multiple attacks on army bases in the volatile northeast.Africa’s most populous country has been fighting the Boko Haram jihadist group and its Islamic State West Africa Province (ISWAP) splinter for 16 years as they seek to establish …

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Légère hausse à la Bourse de Paris, avec quelques surprises

La Bourse de Paris a terminé en petite hausse jeudi, après une séance classique de résultats d’entreprises avec quelques surprises.L’indice vedette de la place parisienne a pris 0,23%, soit un gain de 18,91 points, pour s’établir à 8.225,78 points.”C’est une séance plutôt classique malgré quelques mouvements vifs et quelques surprises” du côté des résultats et de la réaction des investisseurs, a commenté Grégoire Kounowski, conseiller en investissement pour Norman K.- Kering, envolée surprise -Au tableau des bons points, le titre du groupe de luxe Kering s’est envolé de 8,71% à 344,95 euros, prenant la tête du CAC 40 au lendemain de la publication de ses ventes au troisième trimestre. Si celles-ci sont en baisse de 10% à 3,4 milliards d’euros, elles se sont inscrites au-dessus des attentes du marché. La hausse du titre “est un peu surprenante car la publication n’est pas très bonne, moins pire qu’attendu mais pas très bonne”, a jugé M. Kounowski, interrogé par l’AFP.”Les valeurs du luxe sont le reflet d’un marché où les investisseurs vont sur le secteur où il y a le plus d’argent à faire à court terme”, a-t-il poursuivi, notant, pour Kering, “une prime au nouveau patron”. Luca de Meo, est arrivé en septembre au poste de directeur général avec pour mission de redresser le groupe, très endetté.”Il fait des choses, apure le bilan”, avec la vente de la division beauté à L’Oréal pour 4 milliards d’euros, annoncée dans la nuit de dimanche à lundi. Mais pour l’analyste, le groupe “n’a pas réglé les problèmes de sa marque phare Gucci”, dont les ventes s’amoindrissent. – Série de cartons rouges -Parmi la série des cartons rouges, on trouve l’éditeur français de logiciels Dassault Systèmes qui a chuté de 12,98% à 26,21 euros après avoir revu en baisse ses objectifs pour 2025 à cause d’une croissance moins rapide qu’espéré.Mauvaise note également pour le groupe franco-italien de semi-conducteurs STMicroelectronics dont le titre a fondu de 14,12% à 21,89 euros, sanctionné après un bénéfice net en chute de 32,3% au 3e trimestre. “On est de retour à la case départ”, juge l’analyste de Norman K, alors que l’action est au plus bas depuis un mois et demi.- TotalEnergies suit le pétrole -Les cours du pétrole brut s’envolent, propulsés par l’annonce de sanctions américaines contre les groupes pétroliers russes Rosneft et Lukoil, susceptibles de limiter l’offre sur le marché pétrolier. Le prix du baril d’or noir gagnait plus de 5% après la clôture de la place parisienne.L’action de TotalEnergies a suivi le mouvement, prenant 2,02% à 54,10 euros.”Il y a une prime géopolitique qui se remet sur un secteur qui en avait besoin”, a indiqué Gregoire Kounowski.

Famine à Gaza: pas d’amélioration depuis la trêve, la situation reste “catastrophique”, dit l’OMS

L’aide humanitaire entrant dans la bande de Gaza est “insuffisante” et n’a pas permis une amélioration de la situation dans ce territoire palestinien en proie à la famine, a alerté jeudi l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).”La faim est toujours présente car il n’y a pas assez de nourriture” qui parvient à la bande de Gaza depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu et “la situation reste catastrophique”, a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d’une conférence de presse en ligne depuis le siège de l’OMS à Genève.Depuis l’entrée en vigueur le 10 octobre du cessez-le-feu négocié par les États-Unis entre Israël et le Hamas, “la famine n’a pas reculé car il n’y a pas assez de nourriture”, a-t-il averti.Israël a coupé à plusieurs reprises l’aide à la bande de Gaza pendant la guerre, dégradant des conditions humanitaires déjà désastreuses. L’ONU dénonce une situation de famine dans certaines parties de ce territoire palestinien. Mais alors que l’accord négocié par le président américain Donald Trump prévoit l’entrée de 600 camions par jour, M. Tedros a assuré qu’actuellement seuls 200 à 300 camions y pénétraient quotidiennement. Et “un grand nombre de ces camions sont commerciaux”, a-t-il ajouté, soulignant que de nombreuses personnes dans la bande de Gaza n’ont pas les moyens d’acheter ces marchandises.”La crise est loin d’être terminée et les besoins sont immenses” car l’aide acheminée “ne représente encore qu’une fraction de ce qui est nécessaire”, a-t-il insisté.L’Organisation mondiale de la Santé a affirmé jeudi qu’elle prévoyait qu’au moins sept milliards de dollars seraient nécessaires pour la seule réhabilitation du système de santé de la bande de Gaza.”Il n’y a pas d’hôpitaux pleinement opérationnels à Gaza et seuls 14 sur 36 fonctionnent. Il y a une grave pénurie de médicaments, d’équipements et de membres du personnel de santé essentiels”, a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, avertissant que “le coût total de la reconstruction du système de santé de Gaza s’élèvera à au moins sept milliards de dollars”.Citant les chiffres du ministère de la Santé de la bande de Gaza contrôlée par le Hamas, Nabil Tabbal, le responsable des urgences sanitaires à l’OMS, a dit que 89 personnes avaient été tuées et quelque 317 blessées depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. “Plus de 170.000 personnes sont blessées à Gaza, dont plus de 5.000 amputées et 3.600 souffrant de graves brûlures”, a déploré M. Tedros. L’OMS a facilité l’évacuation de 41 patients et de 145 accompagnateurs mercredi mais a averti qu’il y avait “encore 15.000 patients” qui avaient “besoin d’être soignés en dehors de Gaza, dont 4.000 enfants”.M. Tedros a exhorté davantage de pays à se mobiliser pour accueillir les habitants de la bande de Gaza ayant besoin de soins spécialisés et a appelé Israël à autoriser “l’ouverture de tous les points de passage afin de permettre à davantage de patients d’être traités en Égypte”. Depuis le début de la guerre, a-t-il insisté, “plus de 700 personnes sont mortes en attendant leur évacuation”.

Famine à Gaza: pas d’amélioration depuis la trêve, la situation reste “catastrophique”, dit l’OMS

L’aide humanitaire entrant dans la bande de Gaza est “insuffisante” et n’a pas permis une amélioration de la situation dans ce territoire palestinien en proie à la famine, a alerté jeudi l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).”La faim est toujours présente car il n’y a pas assez de nourriture” qui parvient à la bande de Gaza depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu et “la situation reste catastrophique”, a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d’une conférence de presse en ligne depuis le siège de l’OMS à Genève.Depuis l’entrée en vigueur le 10 octobre du cessez-le-feu négocié par les États-Unis entre Israël et le Hamas, “la famine n’a pas reculé car il n’y a pas assez de nourriture”, a-t-il averti.Israël a coupé à plusieurs reprises l’aide à la bande de Gaza pendant la guerre, dégradant des conditions humanitaires déjà désastreuses. L’ONU dénonce une situation de famine dans certaines parties de ce territoire palestinien. Mais alors que l’accord négocié par le président américain Donald Trump prévoit l’entrée de 600 camions par jour, M. Tedros a assuré qu’actuellement seuls 200 à 300 camions y pénétraient quotidiennement. Et “un grand nombre de ces camions sont commerciaux”, a-t-il ajouté, soulignant que de nombreuses personnes dans la bande de Gaza n’ont pas les moyens d’acheter ces marchandises.”La crise est loin d’être terminée et les besoins sont immenses” car l’aide acheminée “ne représente encore qu’une fraction de ce qui est nécessaire”, a-t-il insisté.L’Organisation mondiale de la Santé a affirmé jeudi qu’elle prévoyait qu’au moins sept milliards de dollars seraient nécessaires pour la seule réhabilitation du système de santé de la bande de Gaza.”Il n’y a pas d’hôpitaux pleinement opérationnels à Gaza et seuls 14 sur 36 fonctionnent. Il y a une grave pénurie de médicaments, d’équipements et de membres du personnel de santé essentiels”, a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, avertissant que “le coût total de la reconstruction du système de santé de Gaza s’élèvera à au moins sept milliards de dollars”.Citant les chiffres du ministère de la Santé de la bande de Gaza contrôlée par le Hamas, Nabil Tabbal, le responsable des urgences sanitaires à l’OMS, a dit que 89 personnes avaient été tuées et quelque 317 blessées depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. “Plus de 170.000 personnes sont blessées à Gaza, dont plus de 5.000 amputées et 3.600 souffrant de graves brûlures”, a déploré M. Tedros. L’OMS a facilité l’évacuation de 41 patients et de 145 accompagnateurs mercredi mais a averti qu’il y avait “encore 15.000 patients” qui avaient “besoin d’être soignés en dehors de Gaza, dont 4.000 enfants”.M. Tedros a exhorté davantage de pays à se mobiliser pour accueillir les habitants de la bande de Gaza ayant besoin de soins spécialisés et a appelé Israël à autoriser “l’ouverture de tous les points de passage afin de permettre à davantage de patients d’être traités en Égypte”. Depuis le début de la guerre, a-t-il insisté, “plus de 700 personnes sont mortes en attendant leur évacuation”.