Pour s’informer, les IA comme ChatGPT ne sont pas dignes de confiance, selon une étude

Confusion entre info et chronique d’humour, mauvaises dates, détails inventés: les assistants d’intelligence artificielle (IA) comme ChatGPT font des erreurs presque une fois sur deux quand ils sont interrogés sur l’actualité, selon une vaste étude publiée mercredi par les radios et télévisions publiques européennes.Ce test a porté sur quatre assistants IA largement utilisés dans le monde pour s’informer: ChatGPT (de la société OpenAI), Copilot (Microsoft), Gemini (Google) et Perplexity.Globalement, 45% de leurs réponses comportaient “au moins un problème important”, quelle que soit la langue ou le territoire, selon l’étude coordonnée par l’Union européenne de radio-télévision (UER) et basée sur de précédents travaux de la BBC.Une réponse sur cinq contenait même “des erreurs majeures”, avec des informations obsolètes, voire “des détails inventés”.Des quatre, Gemini a eu les plus mauvais résultats: il y avait des “problèmes importants” dans trois quarts de ses réponses, soit “plus du double des autres assistants”, principalement à cause de ses “performances médiocres” pour citer correctement la source d’une information.Vingt-deux médias publics de dix-huit pays, la plupart européens, ont participé à l’étude. Entre fin mai et début juin, chaque média a posé les mêmes questions d’actualité aux assistants IA, en leur demandant de chercher les réponses dans ses contenus.Sur 3.000 réponses, les informations obsolètes ont été l’un des problèmes les plus fréquents.A la question “Qui est le pape?”, la réponse donnée par ChatGPT au groupe public finlandais Yle ainsi que par Copilot et Gemini aux médias néerlandais NOS et NPO a été “François”. Pourtant, il était déjà mort et son successeur Léon XIV déjà en fonction.Interrogé par le groupe français Radio France sur le présumé salut nazi d’Elon Musk lors de l’investiture de Donald Trump en janvier aux Etats-Unis, Gemini a écrit que le milliardaire avait eu “une érection du bras droit”. Cet assistant IA avait pris au premier degré une chronique satirique de l’humoriste Charline Vanhoenacker.”Les assistants IA ne sont toujours pas une manière fiable de consommer l’information”, concluent dans l’étude Jean Philip De Tender, directeur général adjoint de l’UER, et Pete Archer, chargé de l’IA à la BBC.Pourtant, ces assistants IA sont de plus en plus utilisés pour s’informer, en particulier par les jeunes. Selon un rapport mondial publié en juin par l’institut Reuters, 15% des moins de 25 ans s’en servent chaque semaine pour se faire résumer l’actualité.L’étude publiée mercredi est la “première d’une telle ampleur”, a déclaré à l’AFP Matthieu Beauval, directeur chargé de l’innovation à Radio France.

Experts et célébrités appellent à arrêter le développement de la superintelligence artificielle

Plus de 700 scientifiques, personnalités politiques, entrepreneurs tech et célébrités ont appelé mercredi à l’arrêt des travaux visant au développement d’une intelligence artificielle (IA) capable de surpasser les capacités humaines face aux risques que cela ferait encourir à l’humanité.”Nous appelons à l’arrêt du développement d’une superintelligence, tant qu’il n’y a pas un consensus scientifique que cela peut être construit de façon contrôlée et sécurisée et tant qu’il n’existe pas un soutien de la part de la population”, indique la page de l’initiative lancée par le Future of Life Institute, organisme non lucratif basé aux Etats-Unis qui met régulièrement en garde contre les méfaits de l’IA. Parmi les signataires figurent plusieurs pères de l’IA moderne comme Geoffrey Hinton, prix Nobel de physique en 2024, Stuart Russell professeur d’informatique à l’Université de Californie à Berkeley ou encore Yoshua Bengio, professeur à l’université de Montréal. La liste comprend aussi des figures de la tech comme Richard Branson, fondateur du groupe Virgin et Steve Wozniak, cofondateur d’Apple; des personnalités politiques comme Steve Bannon, ancien conseiller du président américain Donald Trump et Susan Rice, conseillère à la sécurité nationale sous Barack Obama; des responsables religieux comme Paolo Benanti, conseiller du pape et principal expert du Vatican sur l’IA mais aussi des célébrités comme le chanteur américain will.i.am ou encore le prince Harry et son épouse Meghan Markle. La plupart des grands acteurs de l’IA cherchent à développer l’intelligence artificielle générale (AGI), stade auquel l’IA égalerait toutes les capacités intellectuelles des humains, mais aussi la superintelligence, qui la verrait aller au-delà.Pour Sam Altman, patron d’OpenAI qui a donné naissance à ChatGPT, le cap de la superintelligence pourrait ainsi être atteint d’ici cinq ans, a-t-il expliqué en septembre lors d’un événement du groupe médiatique Axel Springer.”Peu importe que ce soit dans deux ou quinze ans, construire une telle chose est inacceptable”, a déclaré à l’AFP Max Tegmark, président du Future of Life Institute, pour qui les entreprise ne devraient pas plancher sur ce type de travaux “sans aucun cadre réglementaire”.  “On peut être en faveur de la création d’outils d’intelligence artificielle plus puissants, pour guérir le cancer par exemple, tout en étant contre la superintelligence”, a-t-il ajouté. Cette action fait écho à une lettre de chercheurs et cadres du secteur de l’IA, publiée il y a un mois lors de l’assemblée générale des Nations unies, qui réclamait l’instauration d'”accords internationaux sur des lignes rouges pour l’IA” pour prévenir des effets dévastateurs pour l’humanité.

Ligue des champions: Monaco tente de se relancer face à Tottenham

Monaco, qui vient de changer d’entraîneur et n’a plus gagné depuis un mois, va tenter de se relancer face à Tottenham, mercredi au Stade Louis-II lors d’une troisième journée de Ligue des champions qui s’annonce compliquée pour les Azuréens.Lors du dernier match de C1 à domicile, l’entraîneur Adi Hütter avait vanté le “cœur des joueurs” qui avaient “tout donné” contre Manchester City (2-2). Depuis, l’Autrichien a été débarqué. Et son successeur, le Belge Sébastien Pocognoli, disciple du Néerlandais Louis van Gaal, a eu très peu de temps pour mettre en place ses principes.Son crédo, c’est “rigueur et travail” pour permettre à son équipe de “jouer avec une bonne attitude, un esprit positif et conquérant” dans un dispositif en 3-4-2-1. “On a tout de suite senti l’impact positif du coach, dit le néo-international Maghnès Akliouche. Il a des principes, un style de jeu et des valeurs claires. Il veut aussi du courage, avec ou sans ballon.”Pour espérer une victoire contre Tottenham, il faudra que ses fondamentaux soient intégrés rapidement. Car le club londonien, finaliste de la compétition en 2019 et tenant du titre de la Ligue Europa, est devenu pragmatique, puissant et déstabilisant sur coups de pied arrêtés offensifs. – Tottenham plus stable -Ce Tottenham version Thomas Franck est plus stable que celui de la saison dernière, sous Ange Postecoglou, où le tout-offensif accouchait d’un football spectaculaire, mais trop ouvert. Avec quatre points (victoire contre Villareal 1-0 et nul à Bodoe/Glimt 2-2), il a mieux débuté la compétition que Monaco (un seul point).Pourtant, la dernière sortie des Spurs à domicile contre Aston Villa en Premier League (1-2) a ravivé les interrogations concernant sa puissance offensive. Si l’international Randal Kolo Muani, longtemps blessé, a repris la compétition, Franck, transfuge estival de Brentford, est privé de certaines armes offensives, à l’infirmerie (Solanke, Maddison, Kulusevski), ou non qualifiée (le Français Mathys Tel).Cependant, comme toutes les armadas anglaises engagées en Europe, Tottenham conserve des arguments de poids, comme l’international brésilien Richarlison, le Ghanéen Mohammed Kudus et le Français Wilson Odobert.De son côté, Monaco vient d’enchaîner quatre matches sans victoire (nuls contre Angers, Nice et City, défaite à Lorient). Pour sa première à Angers (1-1), Pocognoli a constaté la complexité de proposer un nouveau modèle, sans temps de préparation ni toutes ses forces vives.- “Pas encore urgence” -Sept titulaires en puissance sont sur le flanc: le gardien Lukas Hradecky, les défenseurs Éric Dier, qui manquera ses retrouvailles avec un club où il a passé 10 ans, Christian Mawissa et Vanderson, les milieux Denis Zakaria, Lamine Camara et Paul Pogba.C’est surtout la capacité de son groupe à respecter ses consignes qui hante le Belge. “Il y a un gros travail physique à faire si on veut aller dans l’intensité et le style que j’aime prôner, insiste-t-il. C’est la base. Le physique amène le mental. Le mental amène la confiance. Et ce style de jeu est basé sur du courage au ballon, du courage au duel. Pour ça, il faut aussi profiler les mentalités.”Même s’il ne “pense pas encore qu’il y a urgence”, “pour accélérer le processus, il faut le valider par des points”, reconnaît-il.Et pour se faire, Monaco doit arrêter d’encaisser des buts. “C’est un travail d’équipe dans toutes les lignes, sur la longueur comme la largeur du terrain”, indique Pocognoli.”Et pour le réaliser, il faut les capacités physiques nécessaires pour avoir la lucidité de bien défendre dans les moments chauds, conclut-il. Après, il y a les qualités individuelles et commencer le match avec l’envie de défendre sa ligne avec sa tête alors que parfois on ne met même pas son pied.” Tout un programme…

Top UN court to rule on Israel’s Gaza aid obligations

The top United Nations court will rule Wednesday on Israel’s obligations towards agencies providing humanitarian assistance to Palestinians in Gaza, as aid groups scramble to scale up assistance following a ceasefire.Judges at the International Court of Justice in The Hague have been asked for an “advisory opinion” laying out Israel’s duty to facilitate aid in Gaza.The UN asked the ICJ to clarify Israel’s obligations, as an occupying power, towards UN and other bodies “including to ensure and facilitate the unhindered provision of urgently needed supplies essential to the survival” of Palestinians.An ICJ opinion is not legally binding, but the court believes it carries “great legal weight and moral authority”.ICJ judges heard a week of evidence in April from dozens of nations and organisations, much of which revolved around the status of UNRWA, the UN agency for Palestinian refugees.Israel did not take part in the hearings but Foreign Minister Gideon Saar described them as “part of a systematic persecution and delegitimisation of Israel”.”It is not Israel that should be on trial. It is the UN and UNRWA,” he told reporters at the time.Israel banned UNRWA from operating on Israeli soil after accusing some of its staff of taking part in the October 7, 2023, Hamas attack that sparked the war.A series of investigations, including one led by former French foreign minister Catherine Colonna, found some “neutrality-related issues” at UNRWA.However, the April 2024 report said Israel had “yet to provide supporting evidence” of its allegation that “a significant number of UNRWA employees are members of terrorist organisations”.At the ICJ hearings, a US official raised “serious concerns” about the impartiality of UNRWA, and alleged that Hamas used the agency’s facilities.The US official, Josh Simmons, said Israel had “no obligation to permit UNRWA specifically to provide humanitarian assistance”.Simmons added that UNRWA was not the only option for delivering aid into Gaza.Palestinian official Ammar Hijazi told the ICJ judges that Israel was blocking aid as a “weapon of war”, sparking starvation in Gaza.- Aid ‘lifeline’ -UNRWA chief Philippe Lazzarini has described his organisation as a “lifeline” for the nearly six million Palestinian refugees under its charge.The agency still has some 12,000 staff in Gaza and aims to play a major part in its reconstruction after the fragile ceasefire agreed earlier this month.More than 370 of UNRWA workers have been killed since the start of the war, according to the agency.On the eve of the ICJ ruling, Abeer Etefa, Middle East spokeswoman for the UN’s World Food Programme (WFP), said 530 of the organisation’s trucks had crossed into Gaza since the ceasefire.Those trucks had delivered more than 6,700 tonnes of food, which she said was “enough for close to half a million people for two weeks”.Etefa said around 750 tonnes a day were now coming through, which, although more than before the ceasefire, remains well below WFP’s target of around 2,000 tonnes daily.Israel faces several cases under international law over its campaign in Gaza. In July 2024, the ICJ issued another advisory opinion stating that Israel’s occupation of the Palestinian territories was “unlawful” and must end as soon as possible.ICJ judges are also weighing accusations, brought by South Africa, that Israel has broken the 1948 UN Genocide Convention with its actions in Gaza.Another court in The Hague, the International Criminal Court, has issued arrest warrants for Israel’s Prime Minister Benjamin Netanyahu for alleged war crimes and crimes against humanity. It also issued a warrant for Hamas commander Mohammed Deif, who Israel says was killed in an airstrike.