Affaire Epstein : le patron du Forum de Davos Børge Brende annonce sa démission

Børge Brende, le patron du Forum économique mondial de Davos, a annoncé jeudi sa démission, après des révélations et l’ouverture d’une enquête interne sur ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein.Le nom du patron de cette organisation – qui réunit chaque année les élites du monde économique, politique et diplomatique dans la station de ski suisse de Davos – est ressorti dans les millions de documents mis en ligne par le Département américain de la justice, à travers une centaine de SMS et courriels échangés, mentionnant trois dîners avec Jeffrey Epstein. Début février, l’organisation, déjà secouée par la démission l’an passé de son fondateur, Klaus Schwab, avait donc décidé d’ouvrir une enquête interne.   “Après mûre réflexion, j’ai décidé de quitter mes fonctions”, a déclaré Børge Brende dans un communiqué publié jeudi par l’organisation, se disant “convaincu que le Forum peut désormais poursuivre son important travail sans distraction”. Ancien ministre des Affaires étrangères de Norvège et diplomate, il dirigeait l’organisation depuis 2017.Dans le communiqué, le Forum économique mondial a dit “respecter sa décision”, le remerciant pour sa contribution “déterminante durant une période charnière de réformes pour l’organisation”. L’enquête interne, menée par un conseil externe, a été refermée et n’a “pas soulevé de préoccupations supplémentaires au-delà de ce qui a été divulgué jusqu’alors”, précise le communiqué. La direction va être confiée au Suisse Alois Zwinggi, un des membres de la direction, qui va assurer l’intérim en attendant que le conseil d’administration désigne un successeur. – Trois dîners -Début février, M. Brende avait déclaré ne pas avoir “eu conscience du passé et activités criminelles” de Jeffrey Epstein, expliquant que les “diners, et quelques emails et messages par SMS” étaient toute “l’étendue” de ses interactions avec le financier américain. Il aurait sinon “décliné” l’invitation aux dîners durant lesquels il l’avait rencontré. Les documents mis en ligne par le département américain de la justice ont fait ressortir une première rencontre en 2018 lors d’un déplacement à New York durant lequel M. Bende avait été invité par le diplomate et ancien vice-Premier ministre norvégien Terje Rod-Larsen à un dîner auquel participaient plusieurs dirigeants.Jeffrey Epstein, une figure de la jet-set new-yorkaise dans les années 1990-2000, lui avait alors été présenté “comme un investisseur américain”, s’était défendu M. Brende début février. L’année suivante, il avait assisté à deux dîners similaires, comptant là encore Jeffrey Epstein et d’autres diplomates et dirigeants. Accusé d’avoir exploité sexuellement plus de mille jeunes femmes, dont des mineures, Jeffrey Epstein avait été retrouvé pendu dans sa cellule en 2019, avant d’être jugé.La simple mention du nom d’une personne dans le dossier Epstein ne suppose aucun acte répréhensible a priori de cette personne. Mais les documents rendus publics montrent à tout le moins des liens entre le criminel sexuel Jeffrey Epstein ou son entourage et certaines personnalités qui ont souvent minimisé, voire nié, l’existence de tels rapports.L’an passé, le Forum économique mondial avait déjà été secoué par une enquête interne contre Klaus Schwab et son épouse suite à des accusations portées contre eux par des lanceurs d’alerte anonymes affirmant qu’ils avaient mélangé leurs affaires personnelles avec les ressources du Forum.M. Schwab, qui avait parlé “d’accusations malveillantes”, avait été blanchi par cette enquête interne qui n’avait trouvé “aucune preuve de faute grave” ou de “mauvaise conduite” de sa part, ni de son épouse.  

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Argentine: militants de Greenpeace interpellés au Parlement après une action contre une loi sur les mines en zone de glaciers

Une dizaine de militants de Greenpeace ont été interpellés jeudi à Buenos Aires après s’être brièvement introduits dans le Parlement argentin pour protester contre un projet de loi sur l’activité minière en zone de glaciers, débattue au Sénat, ont indiqué autorités et l’organisation.Tôt jeudi matin, un groupe d’activistes a escaladé les grilles du Parlement, et, juché sur les marches à l’extérieur du bâtiment, ont déployé une banderole “Sénateurs, ne chiez pas dans l’eau !”Quelques autres autour sont restés assis, immobiles, sur des sièges toilettes en plastique, selon des images diffusées par Greenpeace sur X.A la suite de la brève action, qui a duré quelques minutes, dix personnes ont été arrêtées, a indiqué à des journalistes la sénatrice cheffe de groupe pro-Milei au Sénat, et ex-ministre de Sécurité, Patricia Bullrich.”Des militants de Greenpeace ont été arrêtés pour avoir exigé pacifiquement que la Loi sur les glaciers ne soit pas modifiée”, a commenté sans plus de détails Greenpeace Argentina sur son compte X.Un caméraman d’une chaîne de télévision a également été interpellé, lors d’une bousculade avec la police au moment de l’interpellation des militants.Une enquête administrative a été ouverte pour déterminer si cette interpellation a été “disproportionnée” et si “la conduite de la police n’a pas été celle qu’elle doit adopter”, a indiqué Mme Bullrich.Le Sénat doit entamer jeudi le débat sur le projet dit de “Loi des glaciers”, consistant en une modification, dans le sens d’un assouplissement, de la loi existante qui régit et délimite l’activité minière en zone périglaciaire.La loi donnerait notamment une latitude accrue aux provinces –l’Argentine étant un état fédéral–, d’où le soutien de gouverneurs de provinces andines au fort potentiel minier. Le président ultralibéral depuis 2023 Javier Milei, est résolu à doper la capacité de l’Argentine dans le secteur minier (cuivre, lithium, argent notamment). Selon des estimations du secteur, le pays pourrait potentiellement tripler ses exportations d’ici 2030. Le débat au Sénat jeudi n’est qu’une première étape, le projet de loi devant ultérieurement être débattu à la Chambre des députés, à une date non encore précisée.

Accusé d’être contrôlé par les Américains, le géant de l’audiovisuel Mediawan affirme son ancrage français

Mediawan, géant mondial de la production derrière les succès “10 pour cent” ou “Miraculous” et prestataire important de France Télévisions, a tenté de rassurer jeudi sur son ancrage français devant l’Assemblée nationale, malgré l’insistance de députés sur le rôle de son actionnaire américain.Le groupe fondé en 2015 par le trio de Français Pierre-Antoine Capton, Xavier Niel et Matthieu Pigasse, et devenu un géant mondial présent à Hollywood, était auditionné jeudi par la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, car il produit des magazines emblématiques comme “C à vous” ou “C dans l’air” sur France Télévisions.Les députés n’ont pu entendre que M. Capton le matin. Prévue l’après-midi, l’audition de Matthieu Pigasse et de Xavier Niel a dû être reportée, à cause d’un “empêchement urgent” de M. Niel, a annoncé le président de la commission Jérémie Patrier-Leitus, précisant qu’il l’a “(reprogrammera) fin mars”.Le rendez-vous était attendu, car le rapporteur de la commission, le député de l’UDR, allié du RN, Charles Alloncle, a ciblé plusieurs fois Mediawan. Selon lui, la “première société de production à bénéficier des contrats avec France Télévisions” serait majoritairement détenue “par un fonds d’investissement américain, KKR”. Une manière de dénoncer que des fonds publics financeraient des intérêts étrangers.”J’aimerais (…) qu’on ne dise plus dans le cadre de cette commission d’enquête que Mediawan est un groupe sous contrôle américain, ce qui n’est pas le cas”, a voulu mettre au point M. Capton dès le début de son audition.”Mediawan est un groupe français au sens juridique, fiscal et opérationnel. Son contrôle est français (…) Notre siège est à Paris, nos équipes sont en France, nos décisions stratégiques sont prises en France, le groupe dans son ensemble est soumis au droit français, à la fiscalité française et aux obligations sociales françaises”, a-t-il énuméré.- “secret des affaires” -Pas suffisant aux yeux de Charles Alloncle, qui s’est attardé sur le sujet pendant plus d’une heure, parfois épaulé par le président de la commission Jérémie Patrier-Leitus (Horizons). Ce dernier a souligné le contexte de “guerre audiovisuelle et cinématographique” avec les États-Unis de Donald Trump.”KKR est un actionnaire important qui n’a ni le contrôle ni la majorité”, a insisté M. Capton.Le dirigeant a néanmoins refusé de lever le voile sur la répartition du capital du groupe au chiffre d’affaires de 1,5 milliard d’euros dans le monde en 2024, au nom du “secret des affaires”, Mediawan n’étant plus coté en bourse.La montée de KKR dans le capital de Mediawan en 2020 avait accéléré sa dimension internationale. Le groupe, qui a racheté en 2017 AB Productions, emblématique en France pour ses émissions de jeunesse, rassemble 80 maisons de productions dans le monde, dont les sociétés américaines Plan B, présidée par Brad Pitt, ou The North Road Company, acquise début 2026. Mediawan peut se targuer d’être derrière des succès-phares comme la série “Adolescence” sur Netflix ou les films “Le comte de Monte-Cristo” ou “F1″.De quoi relativiser l’importance de France Télévisions dans son modèle économique, a tenté de démontrer M. Capton.”Notre développement ne repose pas sur le service public”, a-t-il assuré, précisant que “France Télévisions représente moins de 5% de l’activité consolidée de Mediawan” au niveau mondial, mais “25% en France”, pour un montant annuel d’environ 100 millions d’euros de contrats.Depuis le début des travaux de la commission, Charles Alloncle dénonce les “conflits d’intérêts” et l’opacité qui règnerait selon lui dans l’audiovisuel public, qu’il accuse aussi de pencher idéologiquement à gauche.Jeudi, il a demandé à M. Capton s’il n’était pas gêné par le positionnement politique de Matthieu Pigasse, patron du groupe de presse Combat (Les Inrockuptibles, Radio Nova) qui revendique sa volonté de contrer le RN, “en rupture” avec “les missions de service public” de France Télévisions selon Charles Alloncle.”Les prises de parole de Matthieu Pigasse se font à titre personnel et elles n’engagent jamais Mediawan”, a assuré M. Capton.”M. Pigasse a des journaux, des radios d’opinion”, mais à Mediawan, “on répond à la ligne éditoriale de nos clients”, a-t-il ajouté. 

Le nombre de fermes en agriculture biologique a baissé pour la première fois en 2025

Le nombre de producteurs engagés en agriculture biologique a baissé pour la première fois en 2025, selon les premières estimations de l’Agence Bio, quand la consommation a nettement rebondi, ce qui inquiète quant à l’approvisionnement en produits sans pesticides et engrais de synthèse.Le nombre de fermes engagées en bio est passé de 61.876 en 2024 à 61.490 en 2025, soit une baisse de 386 fermes (-0,6%), les nouveaux arrivants n’ayant pas compensé ceux partis à la retraite ou ayant abandonné ce mode de production, a annoncé jeudi l’Agence Bio lors d’une conférence de presse au Salon de l’agriculture. Ce chiffre doit encore être consolidé, a prévenu cette agence chargée de la promotion de l’agriculture biologique mais aussi de construire les statistiques sur la consommation et la production.C’est un “signal qu’il ne faut pas prendre à la légère”, a mis en garde Marine Bré-Garnier, de l’observatoire national de l’agriculture biologique intégré à l’agence, puisque la consommation a montré de très bons signes de reprise en 2025.Avec l’inflation, la consommation de produits bio avait chuté à partir de 2022 et n’a entamé sa reprise qu’en 2024 (+0,8% en valeur), confirmée en 2025 (+3,5% selon des chiffres encore à consolider communiqués jeudi).- “Déconversion” -Cette relance de la consommation s’observe sur presque tous les circuits, y compris dans la grande distribution (+1,7%), à l’exception des enseignes “discount”.Entre 2022 et 2024, la conception du “bien manger” avait évolué chez les Français: l’impact des produits sur la santé était moins souvent cité que le plaisir et la convivialité.En 2025, l’impact des produits sur la santé a retrouvé sa deuxième place derrière l’alimentation équilibrée dans la conception du “bien manger”, selon le baromètre annuel de l’agence. La santé reste la raison principale motivant les consommateurs de produits bio.En 2013-2014, les débats sur les OGM et des scandales sanitaires avaient boosté cette consommation. En 2025, les débats sur la loi Duplomb, qui prévoyait le retour d’un pesticide interdit, ont peut-être joué un rôle dans la reprise, reconnaît le nouveau président de l’Agence Bio, Bruno Martel, en modérant l’hypothèse avec d’autres facteurs.Ces dernières années, les fluctuations de la consommation ont entraîné un mouvement de “déconversion”, non seulement d’agriculteurs mais aussi de transformateurs. En témoignent les reliquats de plusieurs millions d’euros sur les fonds européens destinés à la conversion au bio.- “Paradoxe” -“On va avoir au moins sur le premier semestre 2026 une réadéquation offre-demande”, a déclaré Bruno Martel. Il faut “attendre” de voir se confirmer cette adéquation pour “relancer des actions de stimulation de la conversion” des agriculteurs au bio, a-t-il ajouté, un processus long qui peut prendre plusieurs années avant d’obtenir la certification.La loi fixe un objectif de 21% des surfaces agricoles dédiées au bio d’ici 2030, soit le double des surfaces de 2024 (10,1%), en repli pour la deuxième année consécutive. Ce mouvement pourrait se poursuivre en 2025.”Nous faisons face à un paradoxe: la demande en bio repart mais les fermes restent fragilisées et la production recule. Le risque est de manquer de produits bio demain”, déclarait peut avant l’ouverture du salon Loïc Madeline, coprésident de la fédération des agriculteurs bio (Fnab), appelant à des “politiques publiques et des financements ambitieux”.Ce mode de production n’a pas été mentionné dans le cadre des travaux sur la souveraineté alimentaire menés sous l’égide de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard.Au printemps 2025, l’Agence Bio avait vu chuter son budget communication mais aussi celui du fonds avenir bio qu’elle gère, après avoir été menacée de disparition dans le cadre du budget 2025. Le coûteux stand sur le salon de l’agriculture a été remplacé par le camion qui sillonne habituellement la France pour promouvoir le bio. Le budget de 2025 a été “maintenu” en 2026, a précisé M. Martel, qui veut rassurer sur l’avenir de l’agence, après le départ mi-février du syndicat des magasins spécialisés Synadis Bio, qui affirme qu’elle est “menacée de démantèlement”. Et alors que le recrutement est en cours pour remplacer la directrice de l’agence Laure Verdeau, connue pour son franc-parler notamment vis-à-vis du ministère de l’Agriculture.

Le nombre de fermes en agriculture biologique a baissé pour la première fois en 2025

Le nombre de producteurs engagés en agriculture biologique a baissé pour la première fois en 2025, selon les premières estimations de l’Agence Bio, quand la consommation a nettement rebondi, ce qui inquiète quant à l’approvisionnement en produits sans pesticides et engrais de synthèse.Le nombre de fermes engagées en bio est passé de 61.876 en 2024 à 61.490 en 2025, soit une baisse de 386 fermes (-0,6%), les nouveaux arrivants n’ayant pas compensé ceux partis à la retraite ou ayant abandonné ce mode de production, a annoncé jeudi l’Agence Bio lors d’une conférence de presse au Salon de l’agriculture. Ce chiffre doit encore être consolidé, a prévenu cette agence chargée de la promotion de l’agriculture biologique mais aussi de construire les statistiques sur la consommation et la production.C’est un “signal qu’il ne faut pas prendre à la légère”, a mis en garde Marine Bré-Garnier, de l’observatoire national de l’agriculture biologique intégré à l’agence, puisque la consommation a montré de très bons signes de reprise en 2025.Avec l’inflation, la consommation de produits bio avait chuté à partir de 2022 et n’a entamé sa reprise qu’en 2024 (+0,8% en valeur), confirmée en 2025 (+3,5% selon des chiffres encore à consolider communiqués jeudi).- “Déconversion” -Cette relance de la consommation s’observe sur presque tous les circuits, y compris dans la grande distribution (+1,7%), à l’exception des enseignes “discount”.Entre 2022 et 2024, la conception du “bien manger” avait évolué chez les Français: l’impact des produits sur la santé était moins souvent cité que le plaisir et la convivialité.En 2025, l’impact des produits sur la santé a retrouvé sa deuxième place derrière l’alimentation équilibrée dans la conception du “bien manger”, selon le baromètre annuel de l’agence. La santé reste la raison principale motivant les consommateurs de produits bio.En 2013-2014, les débats sur les OGM et des scandales sanitaires avaient boosté cette consommation. En 2025, les débats sur la loi Duplomb, qui prévoyait le retour d’un pesticide interdit, ont peut-être joué un rôle dans la reprise, reconnaît le nouveau président de l’Agence Bio, Bruno Martel, en modérant l’hypothèse avec d’autres facteurs.Ces dernières années, les fluctuations de la consommation ont entraîné un mouvement de “déconversion”, non seulement d’agriculteurs mais aussi de transformateurs. En témoignent les reliquats de plusieurs millions d’euros sur les fonds européens destinés à la conversion au bio.- “Paradoxe” -“On va avoir au moins sur le premier semestre 2026 une réadéquation offre-demande”, a déclaré Bruno Martel. Il faut “attendre” de voir se confirmer cette adéquation pour “relancer des actions de stimulation de la conversion” des agriculteurs au bio, a-t-il ajouté, un processus long qui peut prendre plusieurs années avant d’obtenir la certification.La loi fixe un objectif de 21% des surfaces agricoles dédiées au bio d’ici 2030, soit le double des surfaces de 2024 (10,1%), en repli pour la deuxième année consécutive. Ce mouvement pourrait se poursuivre en 2025.”Nous faisons face à un paradoxe: la demande en bio repart mais les fermes restent fragilisées et la production recule. Le risque est de manquer de produits bio demain”, déclarait peut avant l’ouverture du salon Loïc Madeline, coprésident de la fédération des agriculteurs bio (Fnab), appelant à des “politiques publiques et des financements ambitieux”.Ce mode de production n’a pas été mentionné dans le cadre des travaux sur la souveraineté alimentaire menés sous l’égide de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard.Au printemps 2025, l’Agence Bio avait vu chuter son budget communication mais aussi celui du fonds avenir bio qu’elle gère, après avoir été menacée de disparition dans le cadre du budget 2025. Le coûteux stand sur le salon de l’agriculture a été remplacé par le camion qui sillonne habituellement la France pour promouvoir le bio. Le budget de 2025 a été “maintenu” en 2026, a précisé M. Martel, qui veut rassurer sur l’avenir de l’agence, après le départ mi-février du syndicat des magasins spécialisés Synadis Bio, qui affirme qu’elle est “menacée de démantèlement”. Et alors que le recrutement est en cours pour remplacer la directrice de l’agence Laure Verdeau, connue pour son franc-parler notamment vis-à-vis du ministère de l’Agriculture.

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Le nombre de fermes en agriculture biologique a baissé pour la première fois en 2025

Le nombre de producteurs engagés en agriculture biologique a baissé pour la première fois en 2025, selon les premières estimations de l’Agence Bio, quand la consommation a nettement rebondi, ce qui inquiète quant à l’approvisionnement en produits sans pesticides et engrais de synthèse.Le nombre de fermes engagées en bio est passé de 61.876 en 2024 à 61.490 en 2025, soit une baisse de 386 fermes (-0,6%), les nouveaux arrivants n’ayant pas compensé ceux partis à la retraite ou ayant abandonné ce mode de production, a annoncé jeudi l’Agence Bio lors d’une conférence de presse au Salon de l’agriculture. Ce chiffre doit encore être consolidé, a prévenu cette agence chargée de la promotion de l’agriculture biologique mais aussi de construire les statistiques sur la consommation et la production.C’est un “signal qu’il ne faut pas prendre à la légère”, a mis en garde Marine Bré-Garnier, de l’observatoire national de l’agriculture biologique intégré à l’agence, puisque la consommation a montré de très bons signes de reprise en 2025.Avec l’inflation, la consommation de produits bio avait chuté à partir de 2022 et n’a entamé sa reprise qu’en 2024 (+0,8% en valeur), confirmée en 2025 (+3,5% selon des chiffres encore à consolider communiqués jeudi).- “Déconversion” -Cette relance de la consommation s’observe sur presque tous les circuits, y compris dans la grande distribution (+1,7%), à l’exception des enseignes “discount”.Entre 2022 et 2024, la conception du “bien manger” avait évolué chez les Français: l’impact des produits sur la santé était moins souvent cité que le plaisir et la convivialité.En 2025, l’impact des produits sur la santé a retrouvé sa deuxième place derrière l’alimentation équilibrée dans la conception du “bien manger”, selon le baromètre annuel de l’agence. La santé reste la raison principale motivant les consommateurs de produits bio.En 2013-2014, les débats sur les OGM et des scandales sanitaires avaient boosté cette consommation. En 2025, les débats sur la loi Duplomb, qui prévoyait le retour d’un pesticide interdit, ont peut-être joué un rôle dans la reprise, reconnaît le nouveau président de l’Agence Bio, Bruno Martel, en modérant l’hypothèse avec d’autres facteurs.Ces dernières années, les fluctuations de la consommation ont entraîné un mouvement de “déconversion”, non seulement d’agriculteurs mais aussi de transformateurs. En témoignent les reliquats de plusieurs millions d’euros sur les fonds européens destinés à la conversion au bio.- “Paradoxe” -“On va avoir au moins sur le premier semestre 2026 une réadéquation offre-demande”, a déclaré Bruno Martel. Il faut “attendre” de voir se confirmer cette adéquation pour “relancer des actions de stimulation de la conversion” des agriculteurs au bio, a-t-il ajouté, un processus long qui peut prendre plusieurs années avant d’obtenir la certification.La loi fixe un objectif de 21% des surfaces agricoles dédiées au bio d’ici 2030, soit le double des surfaces de 2024 (10,1%), en repli pour la deuxième année consécutive. Ce mouvement pourrait se poursuivre en 2025.”Nous faisons face à un paradoxe: la demande en bio repart mais les fermes restent fragilisées et la production recule. Le risque est de manquer de produits bio demain”, déclarait peut avant l’ouverture du salon Loïc Madeline, coprésident de la fédération des agriculteurs bio (Fnab), appelant à des “politiques publiques et des financements ambitieux”.Ce mode de production n’a pas été mentionné dans le cadre des travaux sur la souveraineté alimentaire menés sous l’égide de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard.Au printemps 2025, l’Agence Bio avait vu chuter son budget communication mais aussi celui du fonds avenir bio qu’elle gère, après avoir été menacée de disparition dans le cadre du budget 2025. Le coûteux stand sur le salon de l’agriculture a été remplacé par le camion qui sillonne habituellement la France pour promouvoir le bio. Le budget de 2025 a été “maintenu” en 2026, a précisé M. Martel, qui veut rassurer sur l’avenir de l’agence, après le départ mi-février du syndicat des magasins spécialisés Synadis Bio, qui affirme qu’elle est “menacée de démantèlement”. Et alors que le recrutement est en cours pour remplacer la directrice de l’agence Laure Verdeau, connue pour son franc-parler notamment vis-à-vis du ministère de l’Agriculture.

Cuba vows to counter ‘terrorist’ attacks after clashing with US-based boat

Cuba vowed Thursday to defend against “terrorist and mercenary” attacks after reporting it had killed four gunmen on a US-registered boat — a bloody incident that added to deepening tensions between Havana and Washington.President Miguel Diaz-Canel denounced Wednesday’s incident as an attempted “infiltration” and said “Cuba will defend itself with determination and firmness against any terrorist and mercenary aggression against its sovereignty and national stability.”Cuban authorities said their forces responded after coming under fire from a Florida-registered speedboat just off the communist island’s north coast.Four of the alleged assailants were killed and six wounded, the interior ministry said. All aboard were Cubans living in the United States, according to the ministry.The survivors were detained and are accused of intending to “carry out an infiltration for the purposes of terrorism,” the ministry said, reporting that assault rifles, handguns, Molotov cocktails and other military-style gear were seized.US Secretary of State Marco Rubio said Washington had nothing to do with the clash and would “respond accordingly” after investigating.The attorney general of Florida, which lies about 100 miles (160 kilometers) from Cuba across the Florida Straits, also ordered an investigation into the killings.The Cuban interior ministry has released what it says are the names of seven of the people on the boat and said most of the 10 aboard had records in Cuba for “criminal and violent activity.”Another man sent from the United States to take part in this operation was arrested on Cuban soil and confessed, it added.The Cuban government frequently reports incursions by speedboats from the United States into its territorial waters but deadly clashes are rarer.Incursion incidents are often related to people-smuggling to the United States or drug trafficking, and have included chases, shootouts and armed attacks on border guards.- Venezuelan oil -The latest clash comes as Cuba is reeling from US economic pressure.Cuba’s communist government lost one of its key diplomatic supporters — and a vital source of fuel for the country — in January when US forces toppled Venezuelan leader Nicolas Maduro, effectively taking control of Venezuelan oil exports.The country had relied on Venezuela for about half of its fuel needs.Amid an outcry from Caribbean leaders, worried that starving 9.6 million Cubans of oil would cause the economy to collapse, the Trump administration said it would allow limited shipments of Venezuelan oil for “commercial and humanitarian use.”The announcement came during a summit of Caribbean nations attended by Rubio, a Cuban-American who has spent his career calling for the downfall of Havana’s communist leadership.The US Treasury Department said the Venezuelan oil would need to go through private businesses and not the Cuban government or the military apparatus that controls much of the island’s economy.Mexico on Tuesday dispatched two military vessels carrying nearly 2,200 tons of aid to the island — its second aid shipment in under a month.Canada also announced Can$8 million ($5.8 million) in aid on Wednesday.burs/sms/acb

Calls for heads to roll after feeble Sri Lanka T20 World Cup exit

Pressure is mounting on Sri Lanka’s captain, coach and the selection panel to step down after the co-hosts’ feeble exit from the T20 World Cup with a match to spare.A second Super Eights defeat, where Sri Lanka never threatened to get near their 169 target against New Zealand ended their hopes of reaching the semi-finals.It also provoked unprecedented booing from the 35,000-strong crowd in Colombo and calls for heads to roll.The group win over Australia had hopes high for a run to at least the semi-finals, but it is now a distant memory after Sri Lanka’s batting was exposed time and again on turning pitches.Sri Lanka head coach Sanath Jayasuriya had already informed the board that he would step down after the World Cup.Now captain Dasun Shanaka and the selectors seem likely to follow or be axed after an embarrassing campaign.”We have one more game in the competition and we will address what went wrong during the World Cup after that game and take the necessary steps,” a Sri Lanka Cricket spokesperson told AFP.Former captain Marvan Atapattu was scathing about Sri Lanka’s preparations.”Most teams have moved on with the times playing T20 cricket, but we have stagnated and made little progress,”  Atapattu told AFP.”You need to identify your core players and stick with them. “In Sri Lanka’s case, they had no idea what their team was going to be even a week before the tournament.”It doesn’t work that way in international sport.”Sri Lanka lost three front-line bowlers to injury in the first week of the tournament, with fingers being pointed at the amount of lucrative franchise cricket being played.”When your players are involved in league cricket all over the world, there is a good chance that they break down just before a crucial campaign and that’s what happened to Sri Lanka,” Atapattu added.

CPI: “Pas de preuve irréfutable dans cette affaire”, affirme l’avocat de Rodrigo Duterte

L’avocat de Rodrigo Duterte a affirmé jeudi qu’il n’existait aucun lien avéré entre les discours “particulièrement hauts en couleur et bourrus” de l’ancien président philippin et les meurtres dont il est accusé à la Cour pénale internationale.Au troisième jour d’audiences dites de “confirmation des charges” qui détermineront si M. Duterte, 80 ans, sera jugé pour …

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Dans le camp de proches de jihadistes d’al-Hol en Syrie, le “chaos total”

“C’était le chaos total”: des témoins ont raconté à l’AFP comment des proches de jihadistes avaient fui le camp d’al-Hol en Syrie après le retrait des forces kurdes fin janvier, les autorités reconnaissant des évasions massives.Un correspondant de l’AFP est entré dans ce camp du nord-est de la Syrie mercredi et a constaté qu’il était …

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