La France intercepte à nouveau un pétrolier de la flotte fantôme russe

La Marine française a arraisonné jeudi en Méditerranée un pétrolier soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe, quatre mois après l’interception en Atlantique d’un de ces navires qui permettent à Moscou d’exporter son pétrole en contournant les sanctions occidentales.Ce pétrolier, le Grinch, “sous sanctions internationales et suspecté d’arborer un faux pavillon”, a été intercepté “avec le concours de plusieurs de nos alliés”, a annoncé sur X le président Emmanuel Macron.Le chef de l’Etat français avait appelé début octobre les Européens à franchir un “pas” dans la “politique d’entrave” de ces navires, dont le commerce pétrolier permet à Moscou de financer “30 à 40%” de son effort de guerre contre l’Ukraine.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué l’arraisonnement du Grinch. “Merci à la France. C’est exactement le type de détermination nécessaire pour faire en sorte que le pétrole russe ne finance plus la guerre de la Russie”, a-t-il réagi sur X.L’opération s’est déroulée jeudi matin dans les eaux internationales de la mer d’Alboran, située entre l’Espagne et l’Afrique du Nord, à bord du “pétrolier-cargo Grinch en provenance de Mourmansk”, port arctique de la Mer de Barents.Elle “visait à vérifier la nationalité (du) navire”, dont “l’examen des documents a confirmé les doutes quant à la régularité du pavillon arboré”, ce qui a donné lieu à “un signalement au procureur de Marseille” et à l’ouverture d’une enquête, selon la préfecture maritime de Méditerranée.Le Grinch a été dérouté et “est actuellement escorté par des moyens de la Marine nationale vers un point de mouillage pour la poursuite des vérifications”, a-t-elle ajouté, précisant que l’opération a été menée “en coopération avec nos alliés dont le Royaume-Uni”.Le ministre britannique de la Défense John Healey a confirmé dans un communiqué que son pays avait fourni “un appui en matière de suivi et de surveillance”, notamment via le “déploiement du HMS Dagger pour surveiller le navire dans le détroit de Gibraltar”.Le pétrolier Grinch figure sous ce nom sur la liste des navires de la flotte fantôme russe placés sous sanctions par le Royaume-Uni, mais sous le nom de “Carl” sur la liste établie par l’Union européenne et les Etats-Unis.- Après le Boracay -Selon les sites marinetraffic et vesselfinder, spécialisés dans le suivi des navires, le pétrolier de 249 mètres de long faisait route vers l’est au moment de son arraisonnement, entre Almeria (Espagne) et Oran (Algérie), arborant le pavillon des Comores.Au moins deux hélicoptères et un navire de la Marine française ont été mobilisés, et une “équipe de visite” constituée de militaires cagoulés est montée à bord, selon des images diffusées par l’état-major des Armées.Pour Emmanuel Macron, cet arraisonnement, réalisé “dans le strict respect de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer”, démontre que la France est “déterminé(e) à faire respecter le droit international et à garantir l’efficacité des sanctions” contre la “flotte fantôme” russe, dont “les activités contribuent au financement de la guerre d’agression contre l’Ukraine”.”Aux côtés de nos alliés, nous intensifions notre riposte aux navires fantômes afin de tarir les fonds qui alimentent l’invasion illégale de l’Ukraine par Poutine”, a aussi souligné John Healey.Cette opération est la deuxième effectuée par la France après l’interception du Boracay. Ce dernier, qui figure lui aussi sur la liste des navires sanctionnés par l’Union européenne, avait été arraisonné fin septembre par les commandos marine français en Atlantique et détourné vers le port de Saint-Nazaire.Le pétrolier avait finalement pu reprendre la mer six jours tard. Son capitaine est convoqué en février à Brest afin d’être jugé pour “refus d’obtempérer”.L’arraisonnement du Grinch constitue une “bonne nouvelle”, a salué sur X Elie Tenenbaum, directeur du Centre des études de sécurité de l’Institut français des relations internationales (Ifri). Mais “il faut maintenant arriver à faire plus pour crédibiliser l’action: la saisie de la cargaison serait un défi juridique mais aurait un vrai poids stratégique”, a-t-il estimé.Quelque 598 navires soupçonnés de faire partie de la “flotte fantôme” font l’objet de sanctions de l’Union européenne.

La France intercepte à nouveau un pétrolier de la flotte fantôme russe

La Marine française a arraisonné jeudi en Méditerranée un pétrolier soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe, quatre mois après l’interception en Atlantique d’un de ces navires qui permettent à Moscou d’exporter son pétrole en contournant les sanctions occidentales.Ce pétrolier, le Grinch, “sous sanctions internationales et suspecté d’arborer un faux pavillon”, a été intercepté “avec le concours de plusieurs de nos alliés”, a annoncé sur X le président Emmanuel Macron.Le chef de l’Etat français avait appelé début octobre les Européens à franchir un “pas” dans la “politique d’entrave” de ces navires, dont le commerce pétrolier permet à Moscou de financer “30 à 40%” de son effort de guerre contre l’Ukraine.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué l’arraisonnement du Grinch. “Merci à la France. C’est exactement le type de détermination nécessaire pour faire en sorte que le pétrole russe ne finance plus la guerre de la Russie”, a-t-il réagi sur X.L’opération s’est déroulée jeudi matin dans les eaux internationales de la mer d’Alboran, située entre l’Espagne et l’Afrique du Nord, à bord du “pétrolier-cargo Grinch en provenance de Mourmansk”, port arctique de la Mer de Barents.Elle “visait à vérifier la nationalité (du) navire”, dont “l’examen des documents a confirmé les doutes quant à la régularité du pavillon arboré”, ce qui a donné lieu à “un signalement au procureur de Marseille” et à l’ouverture d’une enquête, selon la préfecture maritime de Méditerranée.Le Grinch a été dérouté et “est actuellement escorté par des moyens de la Marine nationale vers un point de mouillage pour la poursuite des vérifications”, a-t-elle ajouté, précisant que l’opération a été menée “en coopération avec nos alliés dont le Royaume-Uni”.Le ministre britannique de la Défense John Healey a confirmé dans un communiqué que son pays avait fourni “un appui en matière de suivi et de surveillance”, notamment via le “déploiement du HMS Dagger pour surveiller le navire dans le détroit de Gibraltar”.Le pétrolier Grinch figure sous ce nom sur la liste des navires de la flotte fantôme russe placés sous sanctions par le Royaume-Uni, mais sous le nom de “Carl” sur la liste établie par l’Union européenne et les Etats-Unis.- Après le Boracay -Selon les sites marinetraffic et vesselfinder, spécialisés dans le suivi des navires, le pétrolier de 249 mètres de long faisait route vers l’est au moment de son arraisonnement, entre Almeria (Espagne) et Oran (Algérie), arborant le pavillon des Comores.Au moins deux hélicoptères et un navire de la Marine française ont été mobilisés, et une “équipe de visite” constituée de militaires cagoulés est montée à bord, selon des images diffusées par l’état-major des Armées.Pour Emmanuel Macron, cet arraisonnement, réalisé “dans le strict respect de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer”, démontre que la France est “déterminé(e) à faire respecter le droit international et à garantir l’efficacité des sanctions” contre la “flotte fantôme” russe, dont “les activités contribuent au financement de la guerre d’agression contre l’Ukraine”.”Aux côtés de nos alliés, nous intensifions notre riposte aux navires fantômes afin de tarir les fonds qui alimentent l’invasion illégale de l’Ukraine par Poutine”, a aussi souligné John Healey.Cette opération est la deuxième effectuée par la France après l’interception du Boracay. Ce dernier, qui figure lui aussi sur la liste des navires sanctionnés par l’Union européenne, avait été arraisonné fin septembre par les commandos marine français en Atlantique et détourné vers le port de Saint-Nazaire.Le pétrolier avait finalement pu reprendre la mer six jours tard. Son capitaine est convoqué en février à Brest afin d’être jugé pour “refus d’obtempérer”.L’arraisonnement du Grinch constitue une “bonne nouvelle”, a salué sur X Elie Tenenbaum, directeur du Centre des études de sécurité de l’Institut français des relations internationales (Ifri). Mais “il faut maintenant arriver à faire plus pour crédibiliser l’action: la saisie de la cargaison serait un défi juridique mais aurait un vrai poids stratégique”, a-t-il estimé.Quelque 598 navires soupçonnés de faire partie de la “flotte fantôme” font l’objet de sanctions de l’Union européenne.

Venezuela moves to liberalize oil sector, in boost for Trump

Venezuelan lawmakers on Thursday began debating plans to throw open the country’s lucrative oil sector to private investors, paving the way for the return of US energy majors as pushed by President Donald Trump.The draft bill, seen by AFP, ends decades of state control over Venezuela’s biggest industry by allowing “private companies domiciled in the Bolivarian Republic of Venezuela” to engage independently in oil exploration and extraction.It comes less than three weeks after the US ouster of socialist strongman Nicolas Maduro, whose predecessor and mentor Hugo Chavez forced the nationalisation of foreign-owned oil companies in the mid-2000s.The bill has been promoted by Maduro’s former deputy, acting leader Delcy Rodriguez, who has presided over a lightning-fast thaw in US ties.In a sign of the speed of the changes unfolding in Caracas, Washington named a new head for its mission in Venezuela.The US embassy page listed Laura F. Dogu — a former ambassador to Nicaragua and Honduras — as the new charge d’affaires to Venezuela, in what was seen as another step on the road to the restoration of full diplomatic ties.- Warming relations -Caracas and Washington severed ties after Maduro’s widely disputed claim to reelection in 2019, and the US embassy has been mostly deserted since then, barring a few local employees.Within days of Maduro’s capture in Caracas, US diplomats visited the city to discuss reopening the embassy.Trump has said he was working “really well” with Rodriguez, who was vice president in Maduro’s rabidly anti-US government.On Wednesday a US official said Rodriguez would visit the United States soon.Maduro was toppled on January 3 after a months-long US pressure campaign and flown to New York with his wife to face trial on drug trafficking charges.Trump claims Washington now effectively runs Venezuela and controls its oil industry.Rodriguez has appeared ready to comply so far.- Dollar influx -This week she ploughed $300 million from a US-brokered oil sale into propping up the ailing national currency, the bolivar.The mere anticipation of the injection drove down the price of dollars, the currency in which many Venezuelans conduct their business.But economists warned that true relief from spiralling prices would require a sustained influx of dollars — which in turns requires foreign investment.Venezuela has the world’s largest proven reserves of oil.Legislation liberalizing the sector is expected to sail through parliament, where Rodriguez’s socialists have a majority.It ends a two-decade-old requirement for private companies to form joint ventures with state-owned oil firm PDVSA, which insisted on holding a majority.”This completely changes the landscape,” Dolores Dobarro, former vice minister of petroleum and an expert in oil legislation, told AFP.The law also makes the royalties regime more flexible, based on the success of the oil exploration project.Rodriguez was petroleum minister under Maduro — a position she still holds.To win the support of both Venezuelans and Washington, she needs to quickly show improvements in the economy and also signal an end to a decade of worsening repression under Maduro.In the past two weeks, her government has released dozens of political prisoners from among the hundreds behind bars.On Thursday, authorities released the son-in-law of  opposition figure Edmundo Gonzalez Urrutia, who was serving a 30-year sentence on terrorism charges.Tudares was arrested in January 2025 while on his way to school with his two children.Gonzalez Urrutia, in exile in Spain, is widely considered the rightful winner of Venezuela’s 2024 presidential election, which Maduro claimed to win.Since Maduro’s ouster Trump has ramped up pressure on another Latin American arch-foe, communist Cuba.He has vowed to cut off all oil supplies to the island, which has relied for years on heavily-subsidized Venezuelan oil and cash to remain afloat.Cuban President Miguel Diaz-Canel said Thursday he spoke by telephone with Rodriguez and expressed Havana’s “support and solidarity.”

Ravagée par la guerre, la capitale du Soudan se reconstruit lentement

Une jungle exubérante engloutit la cour du ministère des Finances, jonchée de voitures brûlées, de débris de vitres et de meubles cassés. Sur les façades de brique rouge héritées des colons britanniques qui ont fondé la capitale du Soudan, les lianes prospèrent.”Le terrain n’a pas été déminé”, avertit un des gardes du bâtiment, situé à Khartoum dans une zone classée rouge par le service anti-mines des Nations unies (UNMAS).Alors que des affrontements se poursuivent dans la région voisine du Kordofan, le Premier ministre Kamel Idris a récemment annoncé le retour du gouvernement pro-armée dans la capitale après près de trois années d’exil à Port-Soudan, à plus de 700 km au nord-est.Il multiplie depuis les visites de chantiers et les promesses de retour rapide à la normale.Ainsi, bien que le siège de la Banque centrale se résume à une carcasse noircie aux vitres explosées, sa direction a annoncé cette semaine, sans autre détail, la reprise de ses activités dans l’Etat de Khartoum, selon l’agence officielle Suna.Les rues de la capitale ont été déblayées et de rares grues se dressent ça et là, dans la ville ravagée par les combats entre les paramilitaires du Front de soutien rapide (FSR) et l’armée, qui a fini par reprendre le contrôle en mars dernier.Auparavant alliés, les deux camps se livrent une lutte acharnée pour le pouvoir et la guerre a fait des dizaines de milliers de morts depuis 2023.Dans le quartier gouvernemental, le secrétariat général et la présidence du cabinet ont été rénovés, mais de nombreux bâtiments, criblés de balles, restent à l’abandon.- Quartier vide – Sur le trottoir défoncé d’un carrefour en ruine, une vendeuse a déployé des tabourets à l’ombre d’un grand arbre et propose aux passants thé ou café. Rentrée du sud où elle s’était réfugiée, Halim Ishaq a repris sa place “depuis deux semaines”.”Les affaires ne sont pas bonnes, le quartier reste vide”, déplore cette mère de 52 ans qui parvient tout juste à gagner 4 à 5.000 livres soudanaises quotidiennement (moins de deux euros), soit trois fois moins qu’avant la guerre.Comme elle, plus du tiers des neuf millions d’habitants de Khartoum ont fui quand les FSR l’ont prise au printemps 2023. Plus d’un million sont revenus depuis le retour de l’armée.La population est surtout masculine: les hommes sont revenus travailler, laissant leur famille à distance.”On vend peu, les gens n’ont pas d’argent et les grandes sociétés ne sont pas encore revenues”, déplore Abdellah Ahmed, vitrier.L’aéroport international, rénové, reste fermé depuis une frappe de drones des FSR en septembre peu avant l’inauguration officielle, signe de la fragilité de la situation.Le “Grand Hôtel”, qui se flatte d’avoir accueilli en son temps la reine d’Angleterre Elizabeth II, espère recevoir ses premiers clients mi-février, selon son gérant. Le grand lobby et ses lustres de cristal ont été épargnés, contrairement à l’arrière du bâtiment néo-classique rénové à la fin des années 2000, à l’époque où l’argent du pétrole coulait à flot.A l’horizon, la tour de la Greater Nile Petroleum Company, l’un des symboles du temps où Khartoum se rêvait en Dubaï de l’Afrique, se réduit à un squelette calciné. Pendant la guerre, le pays a perdu la moitié de ses revenus pétroliers, déjà amputés aux trois quarts après la sécession du Soudan du Sud, en 2011.”Beaucoup de commerçants ne reviennent pas car les grandes sociétés qui les fournissaient leur demandent de l’argent” pour rembourser les stocks détruits, explique Osman Nadir, 40 ans, un vendeur d’électroménager lui même visé par des poursuites judiciaires.De l’avis général, la priorité reste de restaurer l’eau et d’électricité, et d’assurer pleinement la sécurité.- Rues obscures – Quand la nuit tombe, “les rues sont obscures, désertes, on ne sent pas en sécurité”, confie Taghrid Awad al-Rim Saïd, une interne en médecine de 26 ans. “Autrefois, je pouvais sortir avec mes amies, je voudrais retrouver ma vie sociale, comme avant”.”Comme avant et même mieux qu’avant!”, espère l’ancien directeur du Théâtre national, Abdel Rafea Hassan Bakhit, un retraité engagé dans la réparation du bâtiment, où des bénévoles restaurent la scène aux rideaux poussiéreux qui vit passer de grands noms comme Oum Khaltoum ou Louis Armstrong.Ces dernières semaines, les visites officielles se succèdent en ville, avec à chaque fois des promesses d’aide. L’ONU estime à environ 350 millions de dollars la réhabilitation des infrastructures.Dans les gradins rouges et jaunes du stade Al-Merreikh, surnommé “le château rouge”, des ouvriers s’affairent à arracher des arbustes envahissants. Le terrain de football a été nivelé, deux engins de chantier sommeillent dans la cour.Dans le hall, quelques photographies poussiéreuses ont échappé aux pillages. Le dernier match s’est joué une semaine avant la guerre. Depuis, le club, un des plus anciens d’Afrique, joue en première ligue au Rwanda.

Femme abattue devant son bébé à Nice: la piste intrafamiliale privilégiée

La piste intrafamiliale est privilégiée à Nice au lendemain de l’assassinat d’une jeune femme dans une voiture devant son bébé, un acte “barbare”, selon les candidats aux municipales, qui a conduit plusieurs d’entre eux à suspendre leur campagne jusqu’à dimanche.Le drame a eu lieu mercredi peu après 18H00, à une intersection proche d’un lycée dans l’ouest de la ville. Un homme circulant à scooter s’est porté à la hauteur de la conductrice et a tiré à une dizaine de reprises à bout portant à travers la vitre du véhicule, a détaillé le procureur de Nice, Damien Martinelli, dans un communiqué.Arrivés rapidement sur les lieux, les pompiers ne sont pas parvenus à réanimer la jeune femme mais ont pu prendre en charge l’enfant de sept mois, qui était sur le siège passager dans son fauteuil bébé et miraculeusement indemne.La police a rapidement retrouvé le scooter juste derrière la gare, selon le parquet, qui a annoncé l’ouverture, jeudi soir, “d’une information judiciaire du chef de meurtre avec préméditation.”Le propriétaire du deux-roues s’est présenté à la police et a été placé en garde à vue, avait déjà indiqué le procureur.Selon une source policière, le petit ami de la victime a lui aussi été entendu et, selon une source judiciaire, il ne s’agit pas du propriétaire du scooter.Si le déroulement des faits pouvait initialement laisser penser à la piste d’un homicide sur fond de criminalité organisée, les enquêteurs ont recueilli “des éléments relatifs à une piste intrafamiliale”, explique le procureur.Ils s’intéressent au beau-père du petit ami de la victime, un homme d’environ 45 ans, placé en garde à vue la semaine dernière pour des violences aggravées sur la mère du compagnon de la défunte.- Intervention du Raid  -Cet homme, jusque-là connu de la justice uniquement pour conduite sans permis, avait été déféré dimanche et placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’approcher cette femme, détaille le parquet.Tard mercredi soir, le Raid est intervenu pour tenter d’interpeller le suspect à son domicile mais il ne s’y trouvait pas et est désormais activement recherché, selon une source policière.Selon plusieurs médias locaux, cette intervention a eu lieu au sein d’une école située dans le nord de Nice, où l’homme travaillait et disposait d’un logement. Jeudi dans la matinée, le calme régnait aux abords de l’établissement, selon une journaliste de l’AFP.”De très nombreuses investigations sont en cours pour localiser le ou les personnes impliquées et préciser les circonstances et le motif des faits”, ajoute le procureur qui a ouvert dès mercredi soir une enquête pour meurtre aggravé, confiée à la police judiciaire du département.Ce fait divers a immédiatement fait réagir les candidats aux municipales à Nice. Le maire sortant Christian Estrosi (Horizons) a parlé sur le réseau social X d’un “acte d’une barbarie inouïe”. Un qualificatif repris par Juliette Chesnel-Le Roux (PS-PCF-Verts) qui s’est dite “sidérée et révoltée” par “cette violence d’une barbarie absolue”.Cette dernière a suspendu sa campagne pour trois jours, appelant les autres candidats à faire de même dans un geste d’unité et de responsabilité pour “ne jamais banaliser l’inacceptable” dans un “engagement constant contre les violences faites aux femmes”.Eric Ciotti, candidat UDR-RN, a accepté la proposition “face au choc immense qui a frappé notre ville”.L’équipe de campagne de M. Estrosi a pour sa part évoqué des consignes pour qu’aucune action militante ne soit menée, “dans un esprit de solidarité et de décence”, tandis que le maire a proposé d’accorder le statut de pupille de Nice à l’enfant pour l’accompagner jusqu’à sa majorité.

US arrests women who disrupted church over Minnesota immigration crackdown

The US attorney general announced Thursday the arrest of two women who allegedly disturbed a church service while protesting the massive immigration crackdown in Minnesota, as Vice President JD Vance prepared to visit the state.Nekima Levy Armstrong and Chauntyll Louisa Allen were arrested in connection with a Sunday protest at Cities Church in the state capital St. Paul, Attorney General Pam Bondi announced on X.St. Paul and the neighboring metropolis of Minneapolis have been the epicenter of a major deployment of federal agents by the Trump administration to the Democratic-led northern US state.Tensions have flared in the state over a wave of arrests and the killing of protester Renee Good by an Immigration and Customs Enforcement (ICE) agent.Vance, who has aggressively defended the officer who killed Good, was due in Minnesota later Thursday and is expected to meet ICE officers, as well as community and business figures.Good, 37, was shot dead in her car by the ICE officer on January 7.Homeland Security Investigations and FBI “agents executed an arrest in Minnesota,” US Attorney General Pam Bondi wrote on X.”So far, we have arrested Nekima Levy Armstrong, who allegedly played a key role in organizing the coordinated attack on Cities Church in St. Paul, Minnesota. We will share more updates as they become available. Listen loud and clear: WE DO NOT TOLERATE ATTACKS ON PLACES OF WORSHIP.” She later wrote that officers had also arrested Allen for the action where an immigration official was apparently leading a service, according to US media.”WE WILL PROTECT OUR HOUSES OF WORSHIP,” she posted.FBI Director Kash Patel posted on X that Armstrong had been arrested under the FACE Act, a law intended to protect those seeking to access abortion clinics and places of worship.Minnesota has sought a temporary restraining order for the ICE operation in the state which, if granted by a federal judge, would pause the sweeps. There will be a hearing on the application Monday.There have been confrontations between federal agents and protesters who have demanded a full investigation of Good’s killing, with officers frequently deploying pepper spray and tear gas.A number of school children have walked out of classes in protest at the ICE operation in the city.The officer who fired the shots that killed Good, Jonathan Ross, has neither been suspended nor charged with any crime. Trump and his officials quickly defended his actions as being legitimately made in self-defense.The federal immigration sweeps in Minneapolis occurred amid a highly politicized fraud investigation in Minnesota.

La Ciivise décapitée, plongée dans une nouvelle crise

La Ciivise est à nouveau plongée dans la crise, décapitée après la démission de deux de ses trois dirigeants, l’association Face à l’Inceste dénonçant un “climat délètère” et un “musèlement de la parole”.Face à l’Inceste a annoncé jeudi “claquer la porte” de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) en affirmant que “la parole des victimes n’est plus la boussole” de la commission.Celle-ci “se distancie des promesses faites aux victimes”, a affirmé à l’AFP la présidente de l’association, Solène Podevin-Favre, membre du collège directeur de la Ciivise depuis avril 2024.Un autre membre du triumvirat directeur, le pédopsychiatre Thierry Baubet, spécialiste du psychotrauma, avait annoncé sa démission mercredi, invoquant sur le réseau LinkedIn “des désaccords sur des décisions prises et sur les modalités de fonctionnement”.La Ciivise a été lancée en 2021 dans le sillage des révélations de “La Familia Grande” de Camille Kouchner. Elle est chargée de conseiller le gouvernement dans la lutte contre l’inceste. Face à l’Inceste était associée depuis le début.Sous la houlette de l’emblématique juge Edouard Durand, la Commission a recueilli 30.000 témoignages de victimes et remis en novembre 2023 un rapport de 82 préconisations pour protéger les enfants contre les violences sexuelles et accompagner les adultes qui en ont été victimes. Très peu se sont concrétisées.”Certains, au sein de la commission, remettent en cause les 82 recommandations”, dénonce Solène Podevin-Favre.Ils “se refusent à penser des questions centrales comme l’ordonnance de protection immédiate de l’enfant, l’inclusion des cousins comme auteurs incestueux, l’élaboration d’une infraction spécifique d’inceste, l’imprescriptibilité”, précise Face à l’Inceste dans un communiqué.Ces démissions laissent la magistrate Maryse Le-Men-Regnier seule à la tête de la Ciivise.Comptant plus d’une trentaine de membres experts (issus de la santé, la police, la justice), la Ciivise s’est divisée notamment sur le sujet polémique de l’imprescriptibilité des violences sexuelles sur mineurs, avec des échanges très tendus, selon des sources internes.Le secrétaire général de la Ciivise, Denis Roth-Fichet, assure à l’AFP que la commission n’a “jamais remis en cause une seule recommandation et a fortiori pas celle portant sur l’imprescriptibilité des crimes sexuels dont l’inceste”.”Un débat a été organisé mardi au sein de la Ciivise où nous nous sommes interrogés sur les moyens de répondre à la demande sociale d’imprescriptibilité tout en prenant en compte les contraintes de sa mise en œuvre”, dit-il. – Mission indépendante d’appui -La ministre des Familles Stéphanie Rist, qui a reçu jeudi Solène Podevin, a souhaité le lancement d’une “mission indépendante d’appui à la transformation de la Ciivise, afin de garantir la continuité” des travaux, “en engageant les évolutions nécessaires sur le plan des méthodes de travail, de l’organisation interne”.Depuis le départ du juge Durand, la Ciivise a connu de nombreux problèmes de gouvernance, avec notamment début 2024 la démission de sa vice-présidente, Caroline Rey-Salmon, visée par une plainte pour agression sexuelle dans le cadre d’une expertise médicale, aujourd’hui classée, puis de son président Sébastien Boueilh.Ces soubresauts ont laissé “des stigmates et des rancœurs”, selon M. Roth-Fichet, qui cherche à les “apaiser” et “regrette personnellement” les démissions.Mme Podevin a dénoncé aussi le manque de moyens accordés à la Ciivise depuis la mise à l’écart du juge Durand fin 2023. “Le gouvernement a maintenu la Ciivise mais en la vidant de moyens et de sens. Elle n’a plus qu’un secrétaire général et une deuxième personne depuis début janvier. Ce sont des moyens dérisoires. Nous sommes tous bénévoles”, a-t-elle souligné.”Le président de la République avait dit aux victimes qu’il ferait évoluer les lois. Cinq ans plus tard, les évolutions juridiques se comptent sur les doigts d’une seule main”, déplore-t-elle.”L’expertise, les données, les recommandations, tout est sur la table. Si une politique publique, volontaire, transversale n’est pas décidée, c’est un choix politique”, selon elle.L’association va se consacrer à la coopération avec des parlementaires pour faire avancer des textes qui reprennent des recommandations de la Ciivise. Plusieurs sont en préparation, notamment sur l’imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs, l’inclusion des cousins dans la définition de l’inceste ou encore la création d’une ordonnance de protection pour les enfants.

La Ciivise décapitée, plongée dans une nouvelle crise

La Ciivise est à nouveau plongée dans la crise, décapitée après la démission de deux de ses trois dirigeants, l’association Face à l’Inceste dénonçant un “climat délètère” et un “musèlement de la parole”.Face à l’Inceste a annoncé jeudi “claquer la porte” de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) en affirmant que “la parole des victimes n’est plus la boussole” de la commission.Celle-ci “se distancie des promesses faites aux victimes”, a affirmé à l’AFP la présidente de l’association, Solène Podevin-Favre, membre du collège directeur de la Ciivise depuis avril 2024.Un autre membre du triumvirat directeur, le pédopsychiatre Thierry Baubet, spécialiste du psychotrauma, avait annoncé sa démission mercredi, invoquant sur le réseau LinkedIn “des désaccords sur des décisions prises et sur les modalités de fonctionnement”.La Ciivise a été lancée en 2021 dans le sillage des révélations de “La Familia Grande” de Camille Kouchner. Elle est chargée de conseiller le gouvernement dans la lutte contre l’inceste. Face à l’Inceste était associée depuis le début.Sous la houlette de l’emblématique juge Edouard Durand, la Commission a recueilli 30.000 témoignages de victimes et remis en novembre 2023 un rapport de 82 préconisations pour protéger les enfants contre les violences sexuelles et accompagner les adultes qui en ont été victimes. Très peu se sont concrétisées.”Certains, au sein de la commission, remettent en cause les 82 recommandations”, dénonce Solène Podevin-Favre.Ils “se refusent à penser des questions centrales comme l’ordonnance de protection immédiate de l’enfant, l’inclusion des cousins comme auteurs incestueux, l’élaboration d’une infraction spécifique d’inceste, l’imprescriptibilité”, précise Face à l’Inceste dans un communiqué.Ces démissions laissent la magistrate Maryse Le-Men-Regnier seule à la tête de la Ciivise.Comptant plus d’une trentaine de membres experts (issus de la santé, la police, la justice), la Ciivise s’est divisée notamment sur le sujet polémique de l’imprescriptibilité des violences sexuelles sur mineurs, avec des échanges très tendus, selon des sources internes.Le secrétaire général de la Ciivise, Denis Roth-Fichet, assure à l’AFP que la commission n’a “jamais remis en cause une seule recommandation et a fortiori pas celle portant sur l’imprescriptibilité des crimes sexuels dont l’inceste”.”Un débat a été organisé mardi au sein de la Ciivise où nous nous sommes interrogés sur les moyens de répondre à la demande sociale d’imprescriptibilité tout en prenant en compte les contraintes de sa mise en œuvre”, dit-il. – Mission indépendante d’appui -La ministre des Familles Stéphanie Rist, qui a reçu jeudi Solène Podevin, a souhaité le lancement d’une “mission indépendante d’appui à la transformation de la Ciivise, afin de garantir la continuité” des travaux, “en engageant les évolutions nécessaires sur le plan des méthodes de travail, de l’organisation interne”.Depuis le départ du juge Durand, la Ciivise a connu de nombreux problèmes de gouvernance, avec notamment début 2024 la démission de sa vice-présidente, Caroline Rey-Salmon, visée par une plainte pour agression sexuelle dans le cadre d’une expertise médicale, aujourd’hui classée, puis de son président Sébastien Boueilh.Ces soubresauts ont laissé “des stigmates et des rancœurs”, selon M. Roth-Fichet, qui cherche à les “apaiser” et “regrette personnellement” les démissions.Mme Podevin a dénoncé aussi le manque de moyens accordés à la Ciivise depuis la mise à l’écart du juge Durand fin 2023. “Le gouvernement a maintenu la Ciivise mais en la vidant de moyens et de sens. Elle n’a plus qu’un secrétaire général et une deuxième personne depuis début janvier. Ce sont des moyens dérisoires. Nous sommes tous bénévoles”, a-t-elle souligné.”Le président de la République avait dit aux victimes qu’il ferait évoluer les lois. Cinq ans plus tard, les évolutions juridiques se comptent sur les doigts d’une seule main”, déplore-t-elle.”L’expertise, les données, les recommandations, tout est sur la table. Si une politique publique, volontaire, transversale n’est pas décidée, c’est un choix politique”, selon elle.L’association va se consacrer à la coopération avec des parlementaires pour faire avancer des textes qui reprennent des recommandations de la Ciivise. Plusieurs sont en préparation, notamment sur l’imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs, l’inclusion des cousins dans la définition de l’inceste ou encore la création d’une ordonnance de protection pour les enfants.