Maduro now in New York jail as Trump says US to ‘run’ Venezuela

Venezuela’s president Nicolas Maduro was in a New York jail on Sunday after a shock US snatch-and-grab raid to remove him from power and assert Washington’s control over the oil-rich South American nation.The US military carried out air strikes on Venezuela’s capital Caracas early on Saturday. Commandos captured Maduro and his wife, who were flown to New York City where they face drug-trafficking and weapons charges.Handcuffed and in sandals, Maduro was escorted by federal agents through a Manhattan US Drug Enforcement Administration facility, a video posted by the White House on social media showed.”Good night, happy new year,” the 63-year-old leftist was heard saying in English.Maduro has led Venezuela with an iron fist for more than a decade through a series of elections widely thought to have been rigged. He came to power after the death of his charismatic mentor, former president Hugo Chavez.As news of his seizure rippled out, exiled Venezuelans waved flags and celebrated in plazas from Madrid to Santiago. About eight million Venezuelans have fled the grinding poverty and political suppression of their homeland. There was muted joy too in Caracas. “I felt the explosions lift me out of bed. In that instant I thought: ‘My God, the day has come,’ and I cried,” Maria Eugenia Escobar, a 58-year-old resident told AFP.But the streets in the Venezuelan capital remained quiet and many residents were apprehensive about what is to come.Trump said he was “designating people” from his cabinet to take control, but gave no further details. The Republican leader appeared to reject the possibility of the country’s opposition taking power, instead saying he could work with Maduro’s Vice President Delcy Rodriguez. Rodriguez poured cold water on that prospect, demanding Maduro’s release and vowing to “defend” the country.Late Saturday, Venezuela’s Supreme Court ordered Rodriguez to assume presidential powers “in an acting capacity”.But Trump indicated US involvement is likely for the long haul, adding to the confusion over how the country would be run.”We’re going to stay until such time as the proper transition can take place,” he said.- Massive crude reserves  -Trump’s interest in tapping into Venezuela’s massive crude reserves also became clearer.”We’re going to have our very large United States oil companies… go in, spend billions of dollars, fix the badly broken infrastructure,” he said. “We’ll be selling large amounts of oil.”Venezuela produces just under a million barrels of crude a day, according to the Organization of Petroleum Exporting Countries (OPEC), and sells most of it on the black market at steep discounts.Trump claims Caracas is using oil money to finance “drug terrorism, human trafficking, murder and kidnapping”.Venezuelan territory contains about 17 percent of the world’s oil reserves, the International Energy Agency (IEA) reported in 2023, but is far from being a leading global producer after years of mismanagement and corruption.- Blackout and bombing -Venezuelans had been bracing for attacks as US forces spent months massing off the coast.Caracas residents woke to explosions and the sound of military helicopters around 2:00 am (0600 GMT). Air strikes hit a major military base and an airbase, among other sites, for nearly an hour.The top US military officer, General Dan Caine, said 150 aircraft took part in the operation, supporting troops who choppered in to seize Maduro with the help of months of intelligence into his daily habits — down to “what he ate” and what pets he kept.Maduro and his wife “gave up” without a struggle and there was “no loss of US life,” he said.Venezuelan authorities have yet to release casualty figures. But Trump told the New York Post that “many” Cubans in Maduro’s security detail were killed.At a celebration in Santiago, Venezuelan Yasmery Gallardo, 61, said she planned to return home soon from Chile where she had lived for the past eight years, telling AFP that Maduro’s capture was “tremendous for us”.In Miami, revelers cheered Trump as they embraced and waved the Venezuelan flag.For others in Florida, the uncertainty that surrounded the future of their home country sapped their euphoria.”I don’t trust Trump but I am very grateful,” said Eleazar Morrison, a 47-year-old Venezuelan.Countries such as China, Russia, and Iran, which have longstanding ties with Maduro’s government, were quick to condemn the operation, but their alarm was also shared by Washington’s allies including France and the EU.Venezuela’s ally China on Sunday called for Maduro to be “immediately released”.United Nations Secretary-General Antonio Guterres said he was “deeply concerned that the rules of international law have not been respected”.At Venezuela’s request, the UN Security Council will meet Monday to discuss the crisis, the Somali presidency of the Council told AFP.

Incendie en Suisse: un couple de gérants français au coeur du drame

L’enquête sur l’incendie d’un bar dans la station de ski suisse de Crans-Montana, qui a fait 40 morts et 119 blessés dans la nuit de nouvel an, met un coup de projecteur sur le couple de propriétaires français soupçonnés de “négligence” par les autorités judiciaires.Propriétaires du bar Le Constellation et de deux autres établissements à Crans-Montana et dans la commune voisine de Lens, selon les registres du commerce consultés par l’AFP, Jacques et Jessica Moretti avaient été entendus comme témoins au début de l’enquête.Mais samedi, le ministère public a annoncé l’ouverture d’une instruction pénale pour “homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence” contre les gérants.Avant de savoir s’il y aura un procès, l’enquête devra établir la responsabilité du couple dans le drame vraisemblablement provoqué, selon de premiers éléments, par des bougies incandescentes fixées sur des bouteilles de champagne placées trop près du plafond du sous-sol de l’établissement.D’après Corse-Matin, Jacques Moretti est originaire de Ghisonaccia, en Haute-Corse, et son épouse Jessica de la Côte d’Azur (sud-est), selon Nice-Matin. Avant la Suisse, Jacques Moretti a dirigé un bar-lounge sur le port de Bonifacio, ville balnéaire prisée en Corse, selon des sources locales corses et des documents administratifs consultés par l’AFP.Les documents font aussi état d’activités dans le secteur immobilier au début des années 2000 dans la station de ski des Alpes françaises de La Clusaz, en Haute-Savoie.Jean-Charles Orsucci, maire de Bonifacio depuis 2008, confirme à l’AFP que Jacques Moretti avait eu un commerce sur le port à la fin des années 2000. Et il précise avoir toujours eu “de bonnes relations” avec ce commerçant.- Contrôlé “trois fois en dix ans” -C’est en 2015 que le couple s’est installé dans la station cossue des Alpes suisses et a acheté Le Constellation, selon les registres du commerce, qui mentionnent l’ouverture de deux autres commerces: le café-restaurant Le Senso, enregistré en 2020 à Crans-Montana, et l’auberge corse Le Vieux Chalet, enregistré en 2023 à Lens.”C’est un ami, il s’est installé ici, c’est son premier bar, après il en a eu deux autres. C’est un travailleur, c’est un ami de la station”, a témoigné auprès de l’AFP Charles-André Bagnoud, notaire de Crans-Montana.”Il faisait son travail très sérieusement, et puis on le voyait tous les jours, il était toujours là, toujours là, toujours engagé”, poursuit-il.L’enquête qui vise les Moretti doit notamment porter sur les travaux effectués dans le sous-sol du bar en 2015, les matériaux utilisés, les autorisations d’exploiter et les mesures de sécurité.Les enquêteurs devront se pencher sur plusieurs éléments, notamment la nature de la mousse, un isolant acoustique recouvrant le plafond du sous-sol du bar, qui semble s’être rapidement embrasée, ou le respect des normes en matière d’accès et d’issues de secours au sous-sol.De nombreux témoignages ont rapporté des scènes de bousculade, notamment dans l’escalier menant au sous-sol, alors que la réglementation suisse exige des portes à ouvrir dans le sens de la fuite, des voies de circulation dégagées et bien signalées, avec des largeurs minimales.Interrogé samedi par des journalistes dont l’AFP devant son domicile de la commune voisine de Lens, Jacques Moretti a lancé: “laissez-nous tranquilles, nous aussi nous sommes en deuil”. Vendredi, il avait assuré au quotidien La Tribune de Genève que son bar avait été contrôlé “trois fois en dix ans” et que “tout s'(était) fait dans les normes”.”Le dossier (de l’établissement) a été demandé à la commune, il a été obtenu. Pour l’instant, il est en cours d’analyse”, a déclaré samedi à la presse la procureure générale du canton du Valais, Béatrice Pilloud.Cette enquête “a été ouvert(e) parce que nous avons des soupçons mais tant qu’il n’y a pas une condamnation, il y a une présomption d’innocence qui prévaut”, a-t-elle également tenu à préciser.Au terme de l’instruction ouverte, le ministère public décidera de classer l’affaire ou d’émettre un acte d’accusation qui pourrait conduire à un procès.En attendant, les intéressés n’ont fait l’objet d’aucune mesure de détention provisoire ni d’assignation à résidence, a confirmé à l’AFP un porte-parole de la police cantonale samedi.

Service national: la campagne de recrutement lancée le 12 janvier

La campagne de recrutement du nouveau service national militaire volontaire, d’une durée de dix mois et annoncé en novembre par Emmanuel Macron, sera officiellement lancée le 12 janvier, a annoncé la ministre des Armées Catherine Vautrin dans un entretien publié dimanche par L’Union.”On a déjà reçu des candidatures. On lance officiellement la campagne de recrutement le 12 janvier, avec une campagne de communication, notamment dans la presse régionale car on veut recruter dans tous les territoires”, a déclaré la ministre au quotidien régional. La “Journée citoyenne” obligatoire sera rebaptisée “Journée de mobilisation”. A son issue, les jeunes se verront remettre un questionnaire leur demandant “s’ils seraient intéressés par un service militaire volontaire”. “Tous ceux qui répondent oui seront alors recontactés”, a-t-elle précisé. Ils recevront ensuite un questionnaire “plus complet”, portant sur “leurs savoir-faire, leurs centres d’intérêt… Cela peut être des connaissances en cyber, en électricité, dans des langues spécifiques, etc”, a détaillé Mme Vautrin. Les services de recrutement des armées analyseront ensuite leur dossier et inviteront les candidats “à un entretien pour mesurer leur motivation”. “On fera évidemment un examen sportif, nos services de renseignement vérifieront qui ils sont…”, a ajouté la ministre.Les candidats retenus seront informés en mai, afin d’aligner le calendrier sur celui de Parcoursup. “Quand ceux qui sont en Terminale recevront le résultat de leurs vœux sur Parcoursup, s’ils ont en parallèle été sélectionnés par l’armée, ils pourront dire : +Non, moi je pars faire mon service national+”. Dans ce cas, “ils ne perdront pas leur vœu Parcoursup : il sera reporté à l’année suivante”, a-t-elle expliqué. Les jeunes sélectionnés “seront incorporés dès cet été : ils feront un mois de formation, puis neuf mois de service utile dans nos trois armées”, a précisé la ministre, en soulignant que les missions seront “exclusivement sur le territoire national”.Le dispositif ne s’adresse pas uniquement aux lycéens ou aux étudiants. “Ce service est ouvert à chaque jeune Français, garçon ou fille. Y compris s’il est déjà dans la vie active, ou en formation : il pourra négocier avec son employeur pour faire son service pendant dix mois”.Annoncé en novembre par le chef de l’Etat, ce service volontaire doit monter en puissance graduellement: la première année, il doit concerner 3.000 jeunes, avec un objectif de 10.000 par an en 2030, et 42.500 en 2035.

Service national: la campagne de recrutement lancée le 12 janvier

La campagne de recrutement du nouveau service national militaire volontaire, d’une durée de dix mois et annoncé en novembre par Emmanuel Macron, sera officiellement lancée le 12 janvier, a annoncé la ministre des Armées Catherine Vautrin dans un entretien publié dimanche par L’Union.”On a déjà reçu des candidatures. On lance officiellement la campagne de recrutement le 12 janvier, avec une campagne de communication, notamment dans la presse régionale car on veut recruter dans tous les territoires”, a déclaré la ministre au quotidien régional. La “Journée citoyenne” obligatoire sera rebaptisée “Journée de mobilisation”. A son issue, les jeunes se verront remettre un questionnaire leur demandant “s’ils seraient intéressés par un service militaire volontaire”. “Tous ceux qui répondent oui seront alors recontactés”, a-t-elle précisé. Ils recevront ensuite un questionnaire “plus complet”, portant sur “leurs savoir-faire, leurs centres d’intérêt… Cela peut être des connaissances en cyber, en électricité, dans des langues spécifiques, etc”, a détaillé Mme Vautrin. Les services de recrutement des armées analyseront ensuite leur dossier et inviteront les candidats “à un entretien pour mesurer leur motivation”. “On fera évidemment un examen sportif, nos services de renseignement vérifieront qui ils sont…”, a ajouté la ministre.Les candidats retenus seront informés en mai, afin d’aligner le calendrier sur celui de Parcoursup. “Quand ceux qui sont en Terminale recevront le résultat de leurs vœux sur Parcoursup, s’ils ont en parallèle été sélectionnés par l’armée, ils pourront dire : +Non, moi je pars faire mon service national+”. Dans ce cas, “ils ne perdront pas leur vœu Parcoursup : il sera reporté à l’année suivante”, a-t-elle expliqué. Les jeunes sélectionnés “seront incorporés dès cet été : ils feront un mois de formation, puis neuf mois de service utile dans nos trois armées”, a précisé la ministre, en soulignant que les missions seront “exclusivement sur le territoire national”.Le dispositif ne s’adresse pas uniquement aux lycéens ou aux étudiants. “Ce service est ouvert à chaque jeune Français, garçon ou fille. Y compris s’il est déjà dans la vie active, ou en formation : il pourra négocier avec son employeur pour faire son service pendant dix mois”.Annoncé en novembre par le chef de l’Etat, ce service volontaire doit monter en puissance graduellement: la première année, il doit concerner 3.000 jeunes, avec un objectif de 10.000 par an en 2030, et 42.500 en 2035.

Conflit Afghanistan-Pakistan: “Ouvrez” la frontière, demandent des Pakistanais côté afghan

“Ouvrez la route!” demandent des étudiants, des commerçants et des familles pakistanaises bloqués en Afghanistan depuis que le conflit entre les deux pays voisins a conduit à la fermeture de la frontière, il y a près de trois mois.”La plupart des étudiants ne peuvent plus rentrer chez eux, ils ne sont en contact avec leur famille que par téléphone, les problèmes financiers augmentent. Nous demandons aux deux pays d’ouvrir la route pour que les étudiants puissent voir leurs proches”, lance Shah Fahad Amjad, un Pakistanais de 22 ans inscrit en médecine à Jalalabad, dans l’est de l’Afghanistan.Environ 600 étudiants pakistanais seraient dans ce cas dans la seule province orientale de Nangarhar, selon un représentant étudiant. “Il y a des tas de problèmes pour nous qui étudions en Afghanistan, mais aussi pour les Afghans étudiant au Pakistan”, explique à l’AFP Barkat Ullah Wazir, 23 ans, également en médecine.Longtemps proches, les deux pays s’affrontent sporadiquement depuis que les autorités talibanes ont repris le contrôle de Kaboul en 2021. Islamabad accuse son voisin d’abriter des militants armés qui lancent des attaques sur son territoire, ce que le gouvernement afghan dément.Mi-octobre, des affrontements meurtriers d’une ampleur inédite ont fait 70 morts. La frontière qui sépare les deux pays sur plus de 2.600 kilomètres a été fermée, affectant les importants échanges commerciaux, mais aussi la vie de milliers de citoyens, habitués à passer régulièrement d’un côté à l’autre.Car la “ligne Durand”, tracée par les autorités coloniales britannique au XIXe siècle pour démarquer la limite entre les deux pays, coupe en deux des communautés pachtounes (ethnie des talibans) qui ont gardé des liens étroits. Certains bâtiments ont même un mur au Pakistan et l’autre en Afghanistan.Le ministère pakistanais des Affaires étrangères a indiqué jeudi que 1.199 personnes avaient demandé l’aide de son ambassade à Kaboul pour rentrer dont 549 étudiants. Au total, 15 d’entre eux et 291 autres personnes ont pu revenir au Pakistan fin décembre.  Au sud de l’Afghanistan, dans la ville de Kandahar, Ehsanullah Himmat, un commerçant pakistanais de 21 ans, raconte lui être venu avec sa famille pour le mariage de proches. Il devait rester deux jours, il est là depuis environ trois mois “Les combats ont éclaté et nous ne pouvons plus rentrer”.- “Notre vie en dépend” -“Avec nos enfants, nous restons chez un proche, puis chez un autre, mais c’est embarrassant”, explique-t-il.”Nous ne pouvons pas faire appel à des passeurs pour rentrer (au Pakistan), il y a aussi d’autres voies mais c’est long et cher (…) et nous n’avons pas les moyens”, ajoute-t-il.Certains Pakistanais rejoignent Kaboul pour prendre un avion vers leur pays, mais cette option est bien trop coûteuse pour la majorité.Aux postes-frontières terrestres, seuls passent encore les réfugiés ou migrants afghans que le gouvernement pakistanais expulse en masse. Plus de 960.000 d’entre eux sont arrivés en 2025, pour la plupart démunis et sans point d’ancrage en Afghanistan.A Spin Boldak (sud), des barrières bloquent la route vers le sud-ouest du Pakistan. Haji Musa Kaleem, un Pakistanais de Chaman, juste de l’autre côté de la frontière ne peut plus revoir ses enfants. “Je rentrais tous les jours, et là ça fait des mois que je suis bloqué”, témoigne ce négociant en pièces automobiles.Khan Muhammad, 39 ans, originaire de Quetta (sud-ouest du Pakistan), a son camion immobilisé côté afghan. “Je n’ai pas chargé un seul kilo de fret depuis deux mois et demi” confie-t-il. “Cette fermeture fait beaucoup de mal aux gens. Le travail est à l’arrêt”.”Notre vie dépend de ce point frontière, insiste-t-il, cette route doit être ouverte, les gens des deux côtés seront heureux et le travail reprendra!”.

Rassemblements à Téhéran, affrontements dans l’ouest de l’Iran

De nouveaux rassemblements se sont tenus samedi soir à Téhéran tandis que des violences ont été rapportées dans des régions de l’ouest de l’Iran, a indiqué dimanche une agence de presse au huitième jour de contestation.Le mouvement, initialement lié au coût de la vie, a débuté le 28 décembre dans la capitale iranienne et s’est depuis étendu au reste du pays avec des revendications politiques.La contestation touche ou a touché, à des degrés divers, une quarantaine de villes, essentiellement petites et moyennes et principalement situées dans l’ouest du pays, selon un décompte de l’AFP basé sur les annonces officielles et des médias.Au moins 12 personnes ont été tuées depuis le 30 décembre lors d’affrontements localisés, dont des membres des forces de sécurité, selon un bilan basé sur des annonces officielles.Des rassemblements samedi soir à Téhéran ont été qualifiés de “limités” par l’agence de presse Fars et décrits comme étant “généralement composés de groupes de 50 à 200 jeunes”. La capitale compte environ 10 millions d’habitants.Ces rassemblements se sont tenus dans les quartiers Novobat et Tehran Pars (est), Ekbatan, Sadeghieh et Sattarkhan (ouest), Naziabad et Abdolabad (sud), a ajouté Fars.Selon l’agence de presse, des slogans politiques tels que “+Mort au dictateur+” ont été entendus mais aucun débordement notable n’a eu lieu, hormis “quelques jets de pierres et l’incendie de quelques poubelles”. Toujours d’après Fars, cette situation “contraste avec une intensification des violences et des attaques organisées dans d’autres régions, notamment dans l’ouest du pays”.A Malekshahi, un comté d’environ 20.000 habitants où vit une importante population kurde, des affrontements ont coûté la vie samedi à un membre des forces de sécurité, selon les médias iraniens.Selon Fars, “des émeutiers (avaient) tenté de pénétrer dans un commissariat”. “Deux assaillants ont été abattus”, a ajouté l’agence.Les médias iraniens ont rapporté ces derniers jours des violences et dégradations, principalement localisées dans l’ouest du pays, à plusieurs centaines de kilomètres de Téhéran.Les autorités et les médias iraniens ne communiquent pas nécessairement et en détail sur tous les incidents, ce qui complique l’appréciation des événements. Des vidéos sur la mobilisation inondent les réseaux sociaux, mais toutes ne peuvent pas être authentifiées.

Birmanie: la junte libère plus de 6.000 prisonniers dans une amnistie annuelle

Plus de 6.000 prisonniers ont été libérés dimanche en Birmanie à la faveur d’une amnistie annuelle accordée par la junte pour la fête de l’Indépendance, une semaine après le début de législatives dénoncées comme une mascarade par des observateurs internationaux.L’armée a pris le pouvoir lors d’un coup d’Etat en 2021 qui a déclenché une guerre civile opposant des rebelles pro‑démocratie aux forces de la junte. Des milliers de militants ont été arrêtés depuis le putsch.Dimanche, une douzaine de bus remplis de détenus libérés ont quitté la prison d’Insein, dans la région de Yangon, certains faisant des signes à des foules de sympathisants, ont constaté des journalistes de l’AFP.Des proches massés devant la prison ont brandi des pancartes portant les noms de leurs proches incarcérés. Un homme a émis l’espoir de voir son père, emprisonné pour avoir “fait de la politique”.”Sa peine touche à sa fin. J’espère qu’il sera libéré dès que possible”, a déclaré cet homme qui a refusé de décliner son identité pour des raisons de sécurité.Le chef de la junte, Min Aung Hlaing, a gracié 6.134 ressortissants birmans emprisonnés, et 52 détenus étrangers devaient également être libérés puis expulsés, a indiqué le Conseil national de défense et de sécurité.L’amnistie annuelle des prisonniers, “pour des raisons humanitaires et de compassion”, a été annoncée au moment où le pays célèbre le 78e anniversaire de son indépendance après la colonisation britannique.Plusieurs hommes et femmes libérés se sont étreints en larmes devant Insein, prison tristement célèbre pour de présumées violations des droits humains.Certains ont indiqué à l’AFP avoir été arrêtés pour des affaires de drogue, de vol et d’autres délits non politiques.”Je suis très heureux de retrouver ma famille”, a déclaré Yazar Tun, 35 ans, tenant dans ses bras l’un de ses trois enfants devant Insein. Il a dit avoir purgé environ huit mois d’une peine d’un an pour vagabondage.- Plus de 22.000 détenus -Nang Mwe San, femme mannequin et ancien médecin, figurait également parmi les personnes libérées, a constaté un journaliste de l’AFP. Elle avait été arrêtée en 2022 pour “atteinte à la culture et à la dignité” après avoir publié en ligne des vidéos jugées à caractère sexuel.Plus de 22.000 personnes sont actuellement détenues par la junte, selon l’Association d’assistance aux prisonniers politiques.La junte birmane a organisé il y a une semaine des législatives échelonnées sur un mois, ses dirigeants assurant que ce scrutin apporterait la démocratie et la réconciliation nationale.Toutefois, des défenseurs des droits humains et des diplomates occidentaux l’ont condamné comme une imposture.Le Parti de la solidarité et du développement de l’Union (USDP), favorable aux militaires, dispose d’un avantage décisif lors de la première phase, ayant remporté 90% des sièges de la chambre basse annoncés jusqu’ici, selon les résultats officiels publiés dans les médias d’Etat samedi et dimanche.De nombreux analystes décrivent l’USDP comme un relais civil de l’armée. Deux autres phases, avec un vote dans d’autres cantons, sont prévues les 11 et 25 janvier.La très populaire mais dissoute Ligue nationale pour la démocratie (LND) de la figure de proue démocrate Aung San Suu Kyi n’apparaissait pas sur les bulletins de vote, et elle est emprisonnée depuis le coup d’Etat.L’armée avait annulé les résultats du dernier scrutin en date en 2020, après une nette victoire de la LND sur l’USDP. L’armée et l’USDP avaient alors allégué une fraude électorale massive, des accusations que des observateurs internationaux ont jugé infondées.La junte a indiqué que la participation lors de la première phase des législatives en décembre avait dépassé 50% des électeurs inscrits, en‑deçà du taux d’environ 70% enregistré en 2020.

Bar incendié en Suisse: les premiers étrangers identifiés parmi les corps

L’identification des corps des victimes de l’incendie en Suisse d’un bar se poursuit dimanche, avec 24 personnes identifiées dont les premiers étrangers, tandis que la station alpine de Crans-Montana célébrait la mémoire des 40 morts lors d’une messe.Outre les huit Suisses précédemment identifiés, les autorités du canton du Valais ont annoncé l’identification de dix autres Suisses (quatre femmes et six hommes) âgés de 14 à 31 ans, de deux Italiens de 16 ans, d’un Français de 39 ans, d’un ressortissant ayant la double nationalité italienne et émiratie de 16 ans, d’un Roumain de 18 ans, et d’un Turc âgé de 18 ans.A ce jour, l’identité de onze mineurs a pu être établie. Vendredi, la police avait annoncé avoir formellement identifié 113 des 119 blessés.Parmi eux se trouvent 71 Suisses, 14 Français (16 selon le ministère français des Affaires étrangères samedi), 11 Italiens, quatre Serbes, mais aussi un Bosniaque, un Belge, un Luxembourgeois, un Polonais et un Portugais.Plusieurs patients grands brûlés ont été transférés dans des hôpitaux en France, en Belgique, en Allemagne et en Italie.- Messe et marche silencieuse -La messe dominicale à l’intention des victimes a été suivie d’une marche silencieuse à laquelle ont participé plusieurs centaines de personnes dans Crans-Montana, jusqu’à la chapelle ardente installée à proximité du lieu du drame.”Les objectifs des médias du monde entier sont braqués sur notre station. Merci à eux de solliciter la compassion dont les familles des victimes blessées ou défuntes ont tellement besoin”, a déclaré pendant l’office Mgr Jean-Marie Lovey, évêque de Sion.”Parmi les victimes, beaucoup étaient apprentis, collégiens collégiennes, étudiants”, a rappelé le pasteur Gilles Cavin, représentant l’Eglise réformée de Suisse.Dans une église bondée, il a souligné que “nous sommes ici pour dire que face à l’indicible, face à la brutalité de la mort et à la souffrance nous ne voulons pas détourner le regard. Nous sommes ici pour dire notre compassion, notre proximité”.L’église, située à 300 mètres du bar, était pleine à craquer bien avant le début de la messe, retransmise sur un écran géant à l’extérieur. Malgré des températures descendant jusqu’à -9 °C, des centaines de personnes se tenaient dehors, certaines des bouquets de fleurs à la main, d’autres une simple rose rouge. Des secouristes en uniforme ont marché ensemble vers l’église, leurs casques à la main.- Bougies et mousse -Selon les premiers éléments et témoignages, des bougies incandescentes, fixées sur des bouteilles de champagne placées trop près du plafond du sous-sol du bar Le Constellation, seraient à l’origine du drame qui s’est déroulé la nuit de nouvel an.Les autorités suisses ont ouvert une enquête pénale contre les deux gérants français du bar, accusés d'”homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence”.Avant d’envisager un éventuel procès, cette enquête devra établir la responsabilité de ce couple, Jacques et Jessica Moretti, et portera sur les travaux effectués au sein de l’établissement, les matériaux utilisés, les autorisations d’exploiter et les mesures de sécurité. L’enquête se penchera également sur la pose au plafond de la mousse acoustique qui s’est très rapidement embrasée. Elle déterminera si ce matériau insonorisant était conforme aux normes et s’il est à l’origine de la catastrophe.- “Colère froide” -La question de la praticabilité de la sortie de secours est également posée par des témoignages. Mais les autorités n’ont rien dit à ce sujet pour l’instant.Sur des vidéos du drame, on voit des jeunes qui tentent désespérément de sortir du bar, d’une capacité maximale de 300 personnes.Le président de la commune de Crans-Montana, Nicolas Féraud, a assuré de son côté à la radio-télévision publique suisse RTS qu’il n’y avait eu aucun laxisme de la part de sa commune.”C’est l’horreur absolue pour nous, (…) c’est tous des jeunes de familles qu’on connaît depuis toujours”, a déclaré à l’AFP Charles-André Bagnoud, notaire à Crans Montana.Pour Patricia Mazzoni, habitante de 55 ans de Bienne (nord-ouest de la Suisse) venue en vacances à Crans-Montana, c’est l’incompréhension: “Comment c’est possible, en plus en Suisse, jamais j’aurais imaginé ça”.”J’ai une colère froide”, a-t-elle dit à l’AFP.