Thaïlande : 32 morts après l’effondrement d’une grue sur un train

Une grue s’est effondrée mercredi sur un train de passagers en Thaïlande, un accident spectaculaire qui a fait au moins 32 morts et des dizaines de blessés, selon le dernier bilan des autorités locales.L’énorme grue était utilisée sur le chantier d’un vaste projet ferroviaire soutenu par la Chine, géré à cet endroit par une entreprise thaïlandaise impliquée dans plusieurs accidents similaires par le passé.Sa chute a provoqué le déraillement, en contrebas, d’un train qui circulait entre Bangkok et le nord-est du pays. Au moins 32 personnes ont été tuées et plus de 60 blessées, dont sept grièvement, ont indiqué les autorités sanitaires locales, précisant que trois personnes étaient portées disparues.Il était environ 9H00 lorsque Mitr Intrpanya, un habitant de la province de Nakhon Ratchasima, à plus de 200 km de la capitale, a entendu “un gros bruit suivi de deux explosions”.”Le métal de la grue semblait avoir tranché en deux le deuxième wagon”, a témoigné cet homme de 54 ans.De visite en Thaïlande, Taew Eimertenbrink se trouvait à bord du train pour se rendre dans sa ville natale en compagnie de son mari allemand.”Je dormais. Il dormait. Une barre de métal est tombée sur lui. Il a été tué sur le coup”, a raconté cette femme de 63 ans depuis son lit d’hôpital. “Je croyais que voyager en train était le plus sûr…”- “Des corps entassés” -Lorsque Penporn Poomrateuk a entendu le bruit d’un train puis un fracas provenant du restaurant familial situé dans la campagne thaïlandaise, elle s’est précipitée pour porter secours.”J’ai couru vers le train et j’ai entendu des gens appeler à l’aide. J’ai aidé à extraire les blessés d’un wagon”, a raconté à l’AFP cette serveuse de 28 ans. “Vingt ou trente personnes”, certaines légèrement blessées et d’autres souffrant de graves blessures à la tête, a-t-elle précisé. “J’ai vu des corps entassés dans un wagon, jonché de débris métalliques, en regardant par la fenêtre. Nous avons essayé de les sortir, mais ils étaient coincés”, a-t-elle expliqué. “J’ai eu pitié d’eux”.Le sauveteur Nopporn Somjit et son équipe ont, eux, aidé à extraire une dizaine de corps du train, tandis qu’une autre équipe pénétrait dans les wagons pour en extraire les victimes. “C’est l’un des accidents les plus graves auxquels j’ai eu à intervenir en trente ans”, a-t-il dit à l’AFP.La grue faisait partie d’un chantier colossal, lancé en 2017 avec une décennie de retard, pour la mise en service du premier train à grande vitesse de Thaïlande.Ce projet de plus de cinq milliards de dollars doit permettre d’ici 2028 de relier Bangkok à Kunming, dans le sud de la Chine, via le Laos.Il est soutenu par la Chine dans le cadre de sa politique des “nouvelles routes de la soie”, destinée à améliorer ses échanges commerciaux et à renforcer son influence en Asie du Sud-Est et dans le reste du monde.Afin d’éviter que ce chemin de fer n’accroisse sa dépendance vis-à-vis de Pékin au détriment de ses bonnes relations avec les Etats-Unis, la Thaïlande a insisté pour prendre en charge la totalité du coût.- Accidents fréquents -La Chine fournit tout de même une assistance technique, mais “il semble que la section concernée soit construite par une entreprise thaïlandaise”, a commenté le ministère chinois des Affaires étrangères.Il s’agit de l’Italian-Thai Development, qui a annoncé dans un communiqué qu’elle assumerait “la responsabilité d’indemniser les familles des victimes et de couvrir les frais médicaux des blessés”.L’entreprise ferroviaire nationale thaïlandaise a indiqué avoir ordonné à Italian-Thai de suspendre les travaux jusqu’à la fin de son enquête. Le Premier ministre, Anutin Charnvirakul, a déclaré à la presse sur les lieux de l’accident qu’il s’agissait “clairement de la faute de l’entreprise”.Il avait affirmé plus tôt depuis Bangkok qu’il était “temps de modifier la loi afin de mettre sur une liste noire les sociétés de BTP responsables d’accidents à répétition”.Italian-Thai et son directeur figuraient en août parmi plus de 20 personnes et entités inculpées dans une affaire liée à l’effondrement d’un immeuble en construction à Bangkok lors d’un tremblement de terre. Environ 90 personnes avaient trouvé la mort, principalement des ouvriers.L’entreprise a été impliquée ces dernières années dans plusieurs autres accidents, dont la chute mortelle en 2017 d’une grue utilisée pour la construction du métro aérien de la capitale. Les accidents industriels, sur les chantiers et dans les transports sont relativement fréquents en Thaïlande en raison d’une application parfois laxiste des règles de sécurité.

Battle over Chinese-owned chipmaker Nexperia rages in Dutch court

A Dutch court held hearings Wednesday to weigh whether to order an investigation into Nexperia, a Chinese-owned chip company at the centre of a global tug-of-war over critical semiconductor technology.The firm, based in the Netherlands but whose parent company is China’s Wingtech, has been the subject of a standoff between Beijing and the West that threatened to cripple car manufacturers that rely on its chips.The Dutch state in September invoked a 1952 law to effectively seize control of the company, sparking fury in Beijing.The Amsterdam-based Enterprise Chamber also played a major part in the battle over Nexperia in October when it suspended the firm’s Chinese CEO, Zhang Xuezheng, also known as Wing, citing concerns over his management.Lawyers for Nexperia on Wednesday accused Wingtech of a “scorched earth” policy in its bid to wrest control of the company.”Wingtech is doing everything to destabilise Nexperia, already under pressure from a crisis situation,” said one of Nexperia’s lawyers, Jeroen van der Schrieck.- ‘Mystery’ -Zhang Xuezheng did not appear at the hearings. His lawyer said he was not in a strong enough state to attend, as this case was taking a personal toll on him.”The intervention (by the Dutch government) and especially the way it was handled, is incomprehensible for Mr Wing,” said Jan Bart van de Hel, a lawyer for the Chinese tycoon.”It should never have happened. The situation degenerated needlessly,” he added.Dirk-Jan Duynstee, a lawyer for the Wingtech company, said “the real reasons that led the minister to intervene remain a mystery.” Judges said they expected to issue a ruling on whether to order an investigation within four weeks at the latest.The court could order an investigation “if it has valid reasons to doubt the sound policy and business operations at Nexperia”, it said in a statement.If the court does decide to order an investigation, it can also maintain or amend its decisions made in October.If however the court decides no investigation is required, the decisions it made in October will no longer be in force.In late October, following trade talks between China’s President Xi Jinping and his US counterpart Donald Trump, Beijing agreed to resume exports of Nexperia chips halted over the row.In response, the Dutch government said it was suspending its emergency takeover move as a “constructive step” hailed by Beijing.But while the political clash has died down for the moment, all eyes are on the court to see whether it will order a probe.

Municipales à Paris: Hidalgo fait ses adieux à l’Hôtel de ville sans un mot sur la campagne de Grégoire

La maire socialiste sortante de Paris Anne Hidalgo a dressé mercredi lors de sa cérémonie de voeux le bilan de ses deux mandats, sans évoquer la campagne de son ancien dauphin, Emmanuel Grégoire, candidat à sa succession à l’Hôtel de ville.”En 2026, les Parisiens auront à faire un choix qui engage l’avenir de notre ville. Ce qui est en jeu, ce n’est pas une alternance ou une succession. C’est d’abord une vision de Paris et un rapport à Paris”, a déclaré l’édile devant les élus de la capitale et de la métropole.”Paris doit rester une ville de gauche. Les Parisiens ont vécu durant ces douze années de mandat dans une ville progressiste dont on peut être fier et j’espère qu’ils continueront à voter pour l’écologie, pour la solidarité”, a-t-elle dit aux journalistes.Elle a mis en garde contre le “danger pour Paris” que représente selon elle la candidate de droite Rachida Dati, “capable de faire l’union avec l’extrême droite, et qui par ailleurs aura un procès en septembre après les élections”. Anne Hidalgo n’a jamais prononcé le nom de son ancien premier adjoint, Emmanuel Grégoire, avec lequel elle est en froid. Il a remporté en juin 2025 la primaire socialiste face à Rémi Féraud, le candidat que la maire avait désigné pour prendre sa relève.Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI aux municipales des 15 et 22 mars, tient son premier meeting de campagne ce mercredi soir. “Je suis tenue à une réserve, je ne vais pas embarquer la mairie de Paris dans un discours de voeux qui serait un discours électoral, ça n’est ni le lieu ni le moment”, a justifié la maire qui quittera ses fonctions en mars. La première femme maire de Paris, 66 ans, qui a succédé à Bertrand Delanoë en 2014, est revenue sur ses douze années de mandat durant lesquelles elle n’a “à aucun moment dirigé dans le confort”.Elle rappelé les “coups” qu’elle a pris en défendant son choix de “sortir du tout voiture” et d’adapter la ville au changement climatique, citant la “révolution du vélo”, la piétonnisation des berges de la Seine, les terrasses éphémères, le déploiement des rues aux enfants et la baisse de la vitesse sur le périphérique à 50 km/heure.En pleine crise du secteur périscolaire, éclaboussé par une série d’enquêtes et de signalements pour violences sexuelles, Anne Hidalgo a assuré que “toutes les responsabilités seront établies”, mettant en avant le plan d’action présenté à l’automne par son premier adjoint, Patrick Bloche.

L’année 2025, encore l’une des plus chaudes jamais mesurées… et 2026 ?

L’année 2025 a été la troisième année la plus chaude jamais enregistrée dans le monde, ont annoncé mercredi l’observatoire européen Copernicus et l’institut américain Berkeley Earth, pour qui 2026 devrait rester à des niveaux historiquement hauts.Le thermomètre mondial affiche depuis trois ans des niveaux jamais vus à l’échelle de l’humanité, avec une moyenne sur la période supérieure de 1,5°C au niveau préindustriel (1850-1900), note Copernicus dans son bilan annuel.”La hausse brutale enregistrée entre 2023 et 2025 a été extrême et suggère une accélération du rythme du réchauffement climatique”, estiment séparément les scientifiques de Berkeley Earth, aux Etats-Unis.De nombreux climatologues et responsables politiques, ainsi que l’ONU, se sont résignés publiquement depuis l’an dernier à ce que le climat se réchauffe durablement de 1,5°C, la limite la plus ambitieuse de l’accord de Paris signé en 2015. Avec déjà trois années à ce niveau, Copernicus estime probable que le dépassement durable soit officialisé “d’ici la fin de la présente décennie, soit plus d’une décennie plus tôt que prévu”.Cette accélération est d’autant plus préoccupante que les Etats-Unis, deuxième émetteur de gaz à effet de serre, tournent le dos sous Donald Trump à la coopération climatique mondiale et donnent la priorité politique au pétrole.- Tendance chaude pour 2026  -Dans le même temps, dans les pays riches, la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre s’essouffle. En France et en Allemagne, la réduction des émissions a encore marqué le pas en 2025 et aux Etats-Unis, un bond des centrales au charbon a fait repartir à la hausse l’empreinte carbone du pays, effaçant des années de progrès.”L’urgence de l’action climatique n’a jamais été aussi importante”, a déclaré Mauro Facchini, chef de l’unité Copernicus, lors d’une conférence de presse.Rien n’indique que l’année 2026 rompra avec cette tendance.Samantha Burgess, directrice adjointe du changement climatique à Copernicus, s'”attend à ce que 2026 soit l’une des cinq années les plus chaudes jamais enregistrées. Elle sera peut-être comparable à 2025″.Quant aux climatologues de Berkeley Earth, ils prévoient aussi que 2026 “sera probablement similaire à 2025, avec comme résultat le plus probable la quatrième année parmi les plus chaudes depuis 1850”.Si le phénomène naturel El Niño, à l’effet réchauffant, surgit, “cela pourrait faire de 2026 une année record”, dit à l’AFP Carlo Buontempo, directeur du changement climatique de l’observatoire.Mais “que ce soit 2026, 2027 ou 2028 n’a pas grande importance. La trajectoire est très, très claire”, ajoute-t-il.- Records en Asie et en Antarctique -En 2025, la température de l’air à la surface des terres et des océans a été supérieure de 1,47°C au niveau préindustriel, après 1,60°C en 2024, l’année record. Cette moyenne planétaire dissimule des records dans certaines régions, notamment en Asie centrale, en Antarctique ou au Sahel, selon les analyses effectuées par l’AFP à partir des données quotidiennes du service européen.Ainsi, 770 millions de personnes ont connu des chaleurs record chez elles, a calculé Berkeley Earth. Parallèlement, aucun record de froid n’a été observé en 2025, note l’institut américain.L’Organisation météorologique mondiale, l’agence des Nations unies chargée de la météo et du climat, a affirmé de son côté mercredi que deux des huit ensembles de données qu’elle a analysés ont montré que 2025 était la deuxième année la plus chaude, mais les autres l’ont classée en troisième position. L’OMM a estimé la moyenne du réchauffement pour la période 2023-2025 à 1,48°C, avec une marge d’incertitude de plus ou moins 0,13 °C. Malgré le phénomène climatique refroidissant La Niña, 2025 “reste l’une des années les plus chaudes jamais enregistrées à l’échelle mondiale en raison de l’accumulation de gaz à effet de serre dans notre atmosphère”, a déclaré la secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, dans un communiqué.L’année 2025 a subi de nombreux événements climatiques extrêmes —  vagues de chaleur, cyclones et violentes tempêtes en Europe, en Asie et en Amérique du Nord, incendies ravageurs en Espagne, au Canada et en Californie — dont l’intensité ou la fréquence sont accentuées par le réchauffement climatique. La combustion toujours croissante de pétrole, de charbon et de gaz fossile est largement responsable du réchauffement. La variabilité naturelle joue aussi un rôle, le phénomène La Niña ayant été ainsi plutôt faible l’an dernier.

African manufacturers welcome US trade deal, call to finalise itWed, 14 Jan 2026 15:09:36 GMT

African manufacturers on Wednesday welcomed US lawmakers’ approval for renewing their duty-free access but called for urgency in finalising the deal.The African Growth and Opportunity Act (AGOA) has been a cornerstone of trade relations for 25 years, allowing the United States to buy billions of dollars of duty-free cars, clothes and other items from select …

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African manufacturers welcome US trade deal, call to finalise it

African manufacturers on Wednesday welcomed US lawmakers’ approval for renewing their duty-free access but called for urgency in finalising the deal.The African Growth and Opportunity Act (AGOA) has been a cornerstone of trade relations for 25 years, allowing the United States to buy billions of dollars of duty-free cars, clothes and other items from select African countries each year.But the deal, which operates in 32 African nations, expired last September, putting thousands of jobs at risk and forcing exporters to absorb high tariff duties.On Tuesday, the US Congress passed a bill to revive AGOA for at least three years, but it must still be approved by the Senate.The Congress vote was “a very positive sign”, said Pankaj Bedi, CEO of United Aryan factory in Nairobi, which exports Wrangler and Levi’s jeans under the deal and employs around 10,000 Kenyans.”But we need to keep the pressure up,” he told AFP. “It is our desperate need as the sector continues to slow down and suffer due to cash flows and many other external challenges.”Bedi said his company has been absorbing the increased import duties — which went up by 33 percent for Kenya after AGOA expired — so as not to lose customers, but said this is not “sustainable”.Kenya’s trade minister Lee Kinyanjui welcomed the approval by the US House of Representatives, calling it a “critical milestone” in US-Africa trade relations.”The uncertainty that had previously engulfed the sector will now give way to renewed confidence and expansion,” Kinyanjui said in a statement.The African Union chair also welcomed the approval and appealed to the Senate “to give favourable and timely consideration to the extension, in a spirit that upholds partnership, and shared strategic interests”.- US eyes China, Russia -South Africa, which has been at loggerheads with the US in recent months, also hailed the approval.Its trade minister Parks Tau said the country “values its longstanding trade and investment relationship with the US”.South Africa was the primary beneficiary of the preferential agreement before it expired. The automotive sector accounted for 64 percent of trade under AGOA, totalling $1.6 billion in 2024, and is the sector most affected by US President Donald Trump’s measures.US Trade Representative Jamieson Greer in December told a Senate Appropriations subcommittee hearing that if Congress pushes for it, he is open to consider separating South Africa from AGOA.The Republican chairman of the House’s powerful Ways and Means Committee, Jason Smith, also called to urgently finalise the final deal.”An extended lapse in AGOA would create a void that malign actors like China and Russia will seek to fill,” he said.”Africa is home to approximately 30 percent of the world’s critical mineral resources and China has invested $8 to $10 billion in Africa to try to monopolize these essential supply chains.”Trump has criticised free-trade deals, and slapped swingeing tariffs on many countries.Kenya, which has been a close political and military ally, received the lowest rate of 10 percent, but others saw far higher, such as the tiny kingdom of Lesotho, which saw an initial rate of 50 percent before it was lowered to 15 percent in July.As a result, Lesotho’s textile industry witnessed massive job cuts, prompting protests by workers.Fako Hakane, head of the Lesotho Chamber of Commerce and Industry, expressed relief at signs of AGOA being renewed, saying the tariffs were “cruel” for the small, landlocked country of around 2.3 million people.”If it comes back, it is a critical economic lifeline for Lesotho,” Hakane told AFP.

Burkina Faso sack coach Traore after AFCON exitWed, 14 Jan 2026 15:03:02 GMT

Burkina Faso sacked their coach Brama Traore and all of his staff on Wednesday following their exit of the African Cup of Nations at the hands of bitter rivals Ivory Coast.”The decision was taken after results well below what was expected of our national team at the continental tournament,” the Burkina Faso football federation leader …

Burkina Faso sack coach Traore after AFCON exitWed, 14 Jan 2026 15:03:02 GMT Read More »