Pluies intenses dans l’Aude: “surveillance renforcée”, levée des évacuations à Narbonne

Les intempéries se poursuivent lundi dans l’Aude, donnant lieu à des débordements de cours d’eau et inondations localisés, mais leur plus faible intensité a permis la levée de certaines mesures préventives, comme l’évacuation d’habitations à Narbonne, selon les autorités locales.”Les conditions météorologiques demeurent dégradées sur l’ensemble du département, en particulier dans l’est du territoire. Les précipitations étant amenées à baisser en intensité, l’Aude devrait être rétrogradée par Météo France en vigilance jaune pluie-inondation” lundi soir à 22H00, écrit la préfecture dans un communiqué diffusé en début de soirée.Les pompiers ont “réalisé 113 interventions” depuis le début de cet épisode de précipitations dimanche, a-t-elle précisé, ajoutant qu’un accident sur l’autoroute A61 lundi après-midi a fait trois blessés, dont un en urgence absolue et deux en urgence relative.Ces blessés s’ajoutent à un homme tombé de son toit dimanche après-midi, avant d’être hospitalisé en urgence absolue à Toulouse, a indiqué la préfecture à l’AFP.Alors que les personnes évacuées sur la commune de Narbonne dimanche soir ont été autorisées à regagner leur domicile lundi en milieu de journée, 300 foyers sont toujours privés d’électricité et “la situation demeure très dégradée sur le réseau routier (…) avec une cinquantaine de routes encore fermées à la circulation”, écrit-elle encore dans son communiqué.”Même si les précipitations vont être moins intenses dans les prochaines heures, la situation reste compliquée, avec plusieurs débordements en cours ou annoncés”, a de son côté souligné la communauté d’agglomération du Grand Narbonne, dans un communiqué.”Compte tenu des prévisions météorologiques, le préfet a pris la décision de maintenir (mardi) la fermeture de tous les établissements scolaires sur l’ensemble des 109 communes de l’arrondissement de Narbonne”, indique encore la préfecture.Les transports scolaires y resteront suspendus et les manifestations extérieures interdites.”Cette nuit, vers 03h00 du matin, l’eau est arrivée et a commencé à se déverser”, a déclaré à l’AFP le maire de Coursan, une dizaine de kilomètres au nord-ouest de Narbonne, Edouard Rocher. “Aujourd’hui, il n’y a pas de risque majeur mais c’est un épisode qui est assez important”.”Aujourd’hui, c’est le déversement de l’eau dans la plaine, il y a beaucoup d’eau qui passe, il faudra regarder s’il y a des dégâts particuliers mais aujourd’hui la situation est sous contrôle”, a ajouté l’élu. La zone la plus affectée par les crues est la plaine de l’Aude, près de son embouchure, voisine du département de l’Hérault.Selon le bulletin de Météo France de 16h05, une vigilance orange pour “risque de crue génératrice de débordements importants” restait signalée pour le fleuve Aude, avec par exemple un relevé de près de 7 mètres à la station de Cuxac (contre environ 1,50 m dimanche matin).Quatre départements restent en vigilance orange pluie-inondations ce lundi: la Haute-Corse, la Corse-du-Sud, l’Aude, et les Pyrénées-Orientales, où les pluies devaient rester importantes localement.Dans l’Aude, cette vigilance orange devrait être levée aux alentours de 22h00 lundi et se maintenir jusqu’à 06h00 mardi en Corse et dans les Pyrénées-Orientales.Dans ce département, touché par une sécheresse chronique ces dernières années, ces intenses précipitations permettent “de confirmer la tendance d’amélioration de la situation hydrologique (…) dans la continuité de l’épisode pluvieux de décembre”, a souligné la préfecture locale.

Pluies intenses dans l’Aude: “surveillance renforcée”, levée des évacuations à Narbonne

Les intempéries se poursuivent lundi dans l’Aude, donnant lieu à des débordements de cours d’eau et inondations localisés, mais leur plus faible intensité a permis la levée de certaines mesures préventives, comme l’évacuation d’habitations à Narbonne, selon les autorités locales.”Les conditions météorologiques demeurent dégradées sur l’ensemble du département, en particulier dans l’est du territoire. Les précipitations étant amenées à baisser en intensité, l’Aude devrait être rétrogradée par Météo France en vigilance jaune pluie-inondation” lundi soir à 22H00, écrit la préfecture dans un communiqué diffusé en début de soirée.Les pompiers ont “réalisé 113 interventions” depuis le début de cet épisode de précipitations dimanche, a-t-elle précisé, ajoutant qu’un accident sur l’autoroute A61 lundi après-midi a fait trois blessés, dont un en urgence absolue et deux en urgence relative.Ces blessés s’ajoutent à un homme tombé de son toit dimanche après-midi, avant d’être hospitalisé en urgence absolue à Toulouse, a indiqué la préfecture à l’AFP.Alors que les personnes évacuées sur la commune de Narbonne dimanche soir ont été autorisées à regagner leur domicile lundi en milieu de journée, 300 foyers sont toujours privés d’électricité et “la situation demeure très dégradée sur le réseau routier (…) avec une cinquantaine de routes encore fermées à la circulation”, écrit-elle encore dans son communiqué.”Même si les précipitations vont être moins intenses dans les prochaines heures, la situation reste compliquée, avec plusieurs débordements en cours ou annoncés”, a de son côté souligné la communauté d’agglomération du Grand Narbonne, dans un communiqué.”Compte tenu des prévisions météorologiques, le préfet a pris la décision de maintenir (mardi) la fermeture de tous les établissements scolaires sur l’ensemble des 109 communes de l’arrondissement de Narbonne”, indique encore la préfecture.Les transports scolaires y resteront suspendus et les manifestations extérieures interdites.”Cette nuit, vers 03h00 du matin, l’eau est arrivée et a commencé à se déverser”, a déclaré à l’AFP le maire de Coursan, une dizaine de kilomètres au nord-ouest de Narbonne, Edouard Rocher. “Aujourd’hui, il n’y a pas de risque majeur mais c’est un épisode qui est assez important”.”Aujourd’hui, c’est le déversement de l’eau dans la plaine, il y a beaucoup d’eau qui passe, il faudra regarder s’il y a des dégâts particuliers mais aujourd’hui la situation est sous contrôle”, a ajouté l’élu. La zone la plus affectée par les crues est la plaine de l’Aude, près de son embouchure, voisine du département de l’Hérault.Selon le bulletin de Météo France de 16h05, une vigilance orange pour “risque de crue génératrice de débordements importants” restait signalée pour le fleuve Aude, avec par exemple un relevé de près de 7 mètres à la station de Cuxac (contre environ 1,50 m dimanche matin).Quatre départements restent en vigilance orange pluie-inondations ce lundi: la Haute-Corse, la Corse-du-Sud, l’Aude, et les Pyrénées-Orientales, où les pluies devaient rester importantes localement.Dans l’Aude, cette vigilance orange devrait être levée aux alentours de 22h00 lundi et se maintenir jusqu’à 06h00 mardi en Corse et dans les Pyrénées-Orientales.Dans ce département, touché par une sécheresse chronique ces dernières années, ces intenses précipitations permettent “de confirmer la tendance d’amélioration de la situation hydrologique (…) dans la continuité de l’épisode pluvieux de décembre”, a souligné la préfecture locale.

Africa Cup of Nations refereeing gets a red cardMon, 19 Jan 2026 18:47:28 GMT

The Africa Cup of Nations unfolded in a climate of suspicion that referees were favouring host nation Morocco, which reached a climax as Sunday’s final tipped into chaos after several contentious decisions.The most striking image of this AFCON will remain the Senegal players leaving the pitch after Morocco were awarded a penalty at the very …

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Death toll from floods rises in Mozambique, South AfricaMon, 19 Jan 2026 18:39:47 GMT

Mozambique battled severe flooding Monday as the death toll after weeks of rain climbed, with more bodies also recovered in neighbouring South Africa. Heavy rains and storms have battered the two southern African countries for weeks, claiming at least 150 lives, authorities said. More than 110 people had been killed in Mozambique since early October, the start …

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Syrian army deploys in former Kurdish-held areas under ceasefire deal

Syria’s army deployed in formerly Kurdish-led areas in the country’s east and north on Monday after a ceasefire announced a day earlier, as Syria’s president and the Kurds’ leader were to hold talks.The leader of the Syrian Kurdish forces said Sunday he agreed to the deal with Damascus to avoid broader war, integrating the Kurds’ administration and his fighters into the state after months of stalled negotiations.Despite the deal, the government and the US-backed, Kurdish-led Syrian Democratic Forces (SDF) traded blame Monday for fresh attacks the military said killed three soldiers, as well as accusations over the fate of Islamic State (IS) group prisoners in Kurdish-run jails.Syrian President Ahmed al-Sharaa announced the accord with SDF chief Mazloum Abdi following two days of rapid gains in Kurdish-controlled territory, after the army pushed the Kurdish fighters out of Aleppo city earlier this month.Analysts said the deal marked a blow for the minority’s long-held ambitions of preserving the de facto autonomy they had exercised in swathes of north and northeast Syria for over a decade.In Deir Ezzor province in the country’s east, an AFP correspondent saw dozens of military vehicles heading to the east of the Euphrates River, while trucks, cars and pedestrians lined up at a small bridge leading to the eastern bank.Driver Mohammed Khalil, 50, said he was overjoyed by the army’s arrival.”We hope things will be better than before. There was… no freedom” under the SDF, he told AFP.Teacher Safia Keddo, 49, said that “we’re not asking for a miracle, we just want stability and a normal life.”- ‘Protecting civilian lives’ -The agreement included the Kurdish administration’s immediate handover of Arab-majority Deir Ezzor and Raqa provinces to the government, which will also take responsibility for IS prisoners and their families held in Kurdish-run jails and camps.The SDF had seized swathes of the provinces as they expelled the jihadists during Syria’s civil war with the support of an international coalition led by the United States.A defence ministry map released by state media on Monday showed the government controlled all of Deir Ezzor and Raqa provinces, while the eastern parts of Hasakeh province were still under Kurdish control.An AFP correspondent in Raqa said security forces deployed in the main square while a military convoy passed through the city as sporadic gunfire rang out, and residents toppled a statue of a woman erected by Kurdish forces.Raqa resident Khaled al-Afnan, 34, said “we support Kurdish civil rights… but we don’t support them having a military role.””This deal is important for protecting civilian lives,” he told AFP.The army and the SDF traded accusations of carrying out several attacks, while authorities announced a curfew in Hasakeh province’s Shadadi after the army said the SDF released IS detainees from the town’s prison.The Kurds instead accused Damascus of attacking the facility and said it had “fallen outside the control of our forces”.AFP was unable to immediately verify the claims.An interior ministry statement expressed readiness to “take over the management and security” of IS prisons in Hasakeh and for “direct coordination with the US side” to prevent the return of “terrorism”.- ‘Serious doubts’ -Turkish President Recep Tayyip Erdogan, a close ally of Damascus who is hostile to the SDF, hailed the Syrian army for its “careful” offensive despite what he called “provocations”. The SDF on Sunday withdrew from areas under its control in the eastern Deir Ezzor countryside, including the Al-Omar oil field, the country’s largest, and the Tanak field.Local fighters from tribes in the Arab-majority province sided with Damascus and seized the areas before the arrival of government forces.Some Arab tribes were previously allied with the SDF, which included a significant Arab component. An energy ministry official told state television on Monday that technical teams were heading to recently taken oil facilities to assess their condition.The SDF’s Abdi said Sunday he agreed to the deal to avoid civil war and end a conflict “imposed” on the Kurds.Mutlu Civiroglu, a Washington-based analyst and expert on the Kurds, said the government’s advance had raised “serious doubts about the durability” of the ceasefire and a March agreement between the government and the Kurds.Sharaa had on Friday issued a decree granting the Kurds official recognition, but the Kurds said it fell short of their expectations.In Qamishli, the main Kurdish city in the country’s northeast, activist Hevi Ahmed, 40, said Sunday’s deal was “a disappointment after years of hope that the Syrian constitution might contain a better future for the Kurds.” 

Groenland: Trump et son gouvernement durcissent le ton sur les surtaxes douanières

Les Américains n’ont montré aucun signe d’apaisement lundi envers les Européens, les avertissant qu’il “serait très mal avisé” de répondre aux menaces de surtaxes douanières brandies par Donald Trump tant que le Groenland ne sera pas aux mains des Etats-Unis.Le président américain avait dit plus tôt, dans un message adressé au Premier ministre norvégien, qu’il ne se sentait plus tenu de penser “uniquement à la paix” dans la mesure où il n’a pas obtenu le prix Nobel.Les tensions entre Européens et Américains ont fait chuter les principales Bourses européennes lundi, après que Donald Trump a menacé d’imposer à huit pays européens – dont la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne – de nouvelles surtaxes douanières en raison de leur opposition concernant le Groenland, un territoire autonome danois, et que l’Union européenne a promis une riposte.”Je pense que cela serait très mal avisé”, a mis en garde le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent, qui s’exprimait devant des journalistes avant l’ouverture du Forum économique mondial à Davos, en Suisse.”Le président (Trump) voit le Groenland comme un actif stratégique pour les Etats-Unis. Nous n’allons pas sous-traiter à quelqu’un d’autre la sécurité dans notre hémisphère”, a dit Scott Bessent.- “Dialogue” -L’UE continue quant à elle de prôner le “dialogue” plutôt que “l’escalade”, tout en affirmant qu’elle dispose d'”outils” et est “prête à réagir” dans le cas où le président américain viendrait à mettre à exécution ses menaces dans le domaine commercial.Ces pressions américaines ne modifient pas la position du Groenland, soucieux de son droit à l’autodétermination et sa souveraineté, a affirmé son Premier ministre Jens-Frederik Nielsen. Les dirigeants européens se réunissent jeudi soir en sommet extraordinaire à Bruxelles pour évoquer les récents propos de Donald Trump sur le Groenland et les droits de douane. Le président français Emmanuel Macron compte demander l’activation de l’instrument anticoercition de l’Union européenne, qui permet de limiter les importations provenant d’un pays ou son accès à certains marchés publics et de bloquer des investissements.Pour tenter de réduire les risques d’une détérioration de la situation, le chancelier allemand Friedrich Merz a quant à lui fait savoir qu’il allait “essayer de rencontrer le président Trump mercredi”. Ce même jour, la question du Groenland sera abordée par les ministres des Finances du G7, dont font partie les Etats-Unis.Dans une lettre adressée au Premier ministre norvégien et rendue publique lundi, le président américain a pour sa part annoncé qu’il ne se sentait plus tenu de penser “uniquement à la paix” faute d’avoir obtenu le prix Nobel”Etant donné que votre pays a décidé de ne pas m’attribuer le prix Nobel de la paix pour avoir mis fin à +PLUS+ de huit guerres, je ne me sens plus obligé de penser uniquement à la paix”, écrit M. Trump à Jonas Gahr Store.Sur le Groenland, “il n’existe aucun document écrit” prouvant qu’il appartient au Danemark “mais il y a des centaines d’années, un bateau a accosté à cet endroit et, nous aussi, nous avons accosté là-bas”, ajoute-t-il.Cette missive a été reçue en réponse à un message de M. Store et du président finlandais Alexander Stubb, dans lequel ils ont dit leur “opposition à ces augmentations de droits de douane annoncées à l’encontre de la Norvège, de la Finlande et de certains autres pays”, a expliqué le cabinet du Premier ministre norvégien.Ce dernier a aussi rappelé que le prix Nobel de la paix n’était pas décerné par le gouvernement norvégien.Dans son message au Premier ministre, Donald Trump réitère son souhait de voir les Etats-Unis prendre le contrôle du Groenland. – Rencontre à l’Otan -“Le Danemark ne peut pas protéger ce territoire contre la Russie ou la Chine”, assure-t-il, ajoutant que “le monde ne sera pas en sécurité tant que nous n’aurons pas le Contrôle Total et Absolu du Groenland”. Face à cela, le Danemark et Groenland ont proposé la création d’une mission de surveillance de l’Otan de cette immense île, a déclaré lundi le ministre danois de la Défense à l’issue d’une rencontre avec le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Mark Rutte.”Nous l’avons proposée, le secrétaire général en a également pris note, et je pense que nous pouvons maintenant, espérons-le, obtenir un cadre définissant comment cela peut se concrétiser”, a dit Troels Lund Poulsen, en présence de Vivian Motzfeldt, la ministre des Affaires étrangères du Groenland.Sur Truth Social, Donald Trump affirme que l’Alliance atlantique exhorte depuis 20 ans le Danemark à “écarter la menace russe du Groenland”. “Malheureusement, le Danemark n’a rien pu faire à ce sujet. Le moment est venu d’agir et cela sera fait!!!”, a-t-il martelé.Ce royaume scandinave souligne de son côté que des mesures ont déjà été prises pour accroître sa présence militaire dans l’Arctique et l’Atlantique Nord, en collaboration avec plusieurs de ses alliés au sein de l’Otan. 

Assassinat du père Olivier Maire: un accusé silencieux et des questions en suspens

Quelques mots sur une feuille de papier, puis le silence. Emmanuel Abayisenga, incendiaire de la cathédrale de Nantes, est resté impassible lundi face à la cour d’assises de Vendée, devant laquelle il est jugé pour l’assassinat du père Olivier Maire en 2021. Vêtu d’un survêtement gris et d’une parka rouge, l’accusé, ressortissant rwandais de 45 ans, a refusé à l’ouverture de l’audience de décliner oralement son identité, réclamant d’un geste un stylo et du papier. “Merci de respecter mon droit au silence. Je n’ai pas besoin d’une interprète ni d’un avocat”, a-t-il écrit à la présidente, Anne Haye. Ce silence, “on s’y attendait un peu puisque de précédentes fois où il a été convoqué, il a refusé de venir. Cette fois-ci, il a refusé de parler”, a remarqué en marge de l’audience Me Antoine De Guerry De Beauregard, avocat de la congrégation à laquelle appartenait le père Olivier Maire, partie civile au procès. “S’agit-il d’une stratégie ou d’une véritable incapacité pathologique ? On ne le sait pas, on ne le saura sans doute jamais”, a-t-il ajouté. En août 2021, sous contrôle judiciaire après avoir été incarcéré dans le cadre de l’enquête sur l’incendie de la cathédrale, Emmanuel Abayisenga est hébergé par la congrégation des missionnaires montfortains de Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée). Il vient d’effectuer un séjour de quelques semaines en hôpital psychiatrique. Le 9 août, en début de matinée, il se rend à la gendarmerie et demande, confus, à être envoyé en prison.Le corps d’Olivier Maire, 61 ans, est retrouvé ensanglanté dans le bâtiment où lui et M. Abayisenga logeaient. D’après l’autopsie, la victime est décédée dans la nuit du 8 au 9 août des suites de coups violents portés à la tête. – Discernement -Entre ses déclarations aux gendarmes et sa garde à vue – reprise en juin 2022 après un nouveau séjour en psychiatrie -, les explications du mis en cause ont varié sur les raisons de son passage à l’acte. Il a nié l’avoir prémédité.Les experts psychiatres qui l’ont examiné ont retenu l’altération de son discernement au moment des faits. Le sujet “de l’altération ou de l’abolition du discernement” sera “la principale question de ce dossier”, selon Me De Guerry De Beauregard. Les deux frères d’Olivier Maire, parties civiles, “se posent encore des questions”, notamment sur les raisons du meurtre, et espèrent des réponses”, a déclaré leur avocate Me Céline Party, en amont de l’audience. Lundi, au moment d’évoquer le parcours de vie de l’accusé, la présidente s’est à nouveau tournée vers lui: “Voulez-vous vous présenter?”. Emmanuel Abayisenga, regard fixé devant lui, reste impassible.”Il n’est pas tout mauvais Emmanuel, il n’a pas toujours cherché à s’exprimer par la violence”, a assuré à la barre une religieuse qui l’avait rencontré au sein d’une structure d’aide aux demandeurs d’asile. Elle s’est dite “choquée” par le meurtre du prêtre.- Demandes d’asile -Né au Rwanda et arrivé en France en 2012, l’accusé a été débouté à plusieurs reprises de ses demandes d’asile. Il a fait l’objet de quatre obligations de quitter le territoire français (OQTF) entre 2015 et 2019.En demandant l’asile, il avait notamment affirmé avoir été enfant soldat en 1994 lors du génocide rwandais et que son père avait été fusillé sous ses yeux. Dans un communiqué transmis à la presse après la mort d’Olivier Maire, un oncle d’Emmanuel Abayisenga avait démenti ce récit. Condamné à quatre ans de prison pour l’incendie en juillet 2020 de la cathédrale de Nantes, il avait déclaré lors du procès avoir été profondément marqué par une agression subie au sein de l’édifice fin 2018. Dans un mail adressé à de nombreux contacts le jour de l’incendie, il livrait son amertume face à sa situation administrative et cette agression. Avant le meurtre du père Olivier Maire, il avait confié à plusieurs personnes sa volonté de quitter la congrégation pour retourner en prison. La mort du prêtre avait à l’époque provoqué un vif émoi, y compris au plus haut niveau de l’Eglise catholique: le pape François avait fait part de sa “douleur” lors de son audience publique hebdomadaire. Le verdict est prévu jeudi.