Face aux “pratiques mafieuses” en Corse, l’Etat s’organise

Face à la vingtaine de bandes criminelles répertoriées en Corse, les autorités administratives et judiciaires ont détaillé un plan de bataille pour contrecarrer l’action de “la pieuvre” dans l’île méditerranéenne.Présentées le 15 novembre lors des manifestations antimafia à Ajaccio et Bastia, “trois initiatives pour lutter contre la criminalité organisée et l’emprise mafieuse” sont désormais “à l’oeuvre”, expliquait la semaine dernière le préfet de Corse, Eric Jalon, lors d’un point presse.Trois “groupes d’évaluation de la criminalité organisée en Corse”, un régional et deux départementaux, ont ainsi été créés pour “mettre autour de la table dans un comité restreint les autorités judiciaires, les autorités administratives et les services de police et de gendarmerie de manière à partager un diagnostic, établir des priorités et coordonner au mieux l’action”, a détaillé le préfet.Un millier d’agents de l’État vont par ailleurs être formés pour “qu’ils puissent déceler tous les endroits où la pieuvre peut s’agripper et le signaler notamment à la coordination pour la sécurité”, a indiqué le préfet, pour qui “en formant la jeunesse, avec les actions initiées par le rectorat” de sensibilisation à la mafia dans les collèges et lycées de l’île et “en formant nos agents, on renforce les défenses immunitaires du corps social”.Enfin, à destination des “entreprises affectées par la criminalité organisée”, notamment par des incendies criminels à répétition, les pouvoirs publics recensent “les outils disponibles (Banque de France, Urssaf, finances publiques,..)” pour les aider “à répondre à leurs difficultés”.- “Action féroce” -“Si on est simplement sur la recherche des auteurs des assassinats, on ne résoudra pas le problème de la mafia”, a assuré à l’AFP le coordonnateur pour la sécurité en Corse, Arnaud Vieules, prônant “une action globale avec des poursuites judiciaires et une action administrative féroce contre les acteurs de la criminalité organisée, dans le respect absolu de la loi mais en ne laissant rien passer”.Le procureur de Bastia, Jean-Philippe Navarre a également précisé à l’AFP mettre en oeuvre avec le préfet de Haute-Corse, Michel Prosic, “une logique de harcèlement des groupes criminels”, en “multipliant les enquêtes” dans “les secteurs sensibles des balades en mer, des travaux publics, de la restauration”, victimes de racket ou d’incendies criminels.”Donc on part des groupes criminels, on identifie leurs intérêts économiques, s’ils veulent investir dans un stade de foot, un club de padel ou la construction d’un supermarché et on va regarder si le terrain est constructible, qui a délivré le permis de construire, est-ce que ça a été fait dans les règles, s’il y a eu un marché public, etc…””On ne va pas trouver à chaque fois quelque chose, mais on a déjà plus de chances de trouver”, relève le magistrat, estimant que “c’est à la justice de faire la démonstration de son efficacité avec des enquêtes plus nombreuses, plus ciblées, en attaquant le produit du crime là où il est, en attaquant les investissements de ces activités criminelles dans l’économie et en rendant plus de réponses pénales, plus vite”.Pour Nicolas Septe, procureur d’Ajaccio, 2025 restera une “année charnière”, “sans retour en arrière possible” dans la lutte contre la criminalité organisée, avec la mise en place du pôle régional anticriminalité organisée (Praco) à Bastia et l’entrée en fonction du parquet national anticriminalité organisée (Pnaco).”Les priorités de l’action publique en 2026 demeurent la criminalité organisée, les incendies volontaires, les extorsions, mais aussi les saisies d’avoirs criminels”, a-t-il martelé, en se félicitant des 10 millions d’euros saisis en Corse en 2025.

Face aux “pratiques mafieuses” en Corse, l’Etat s’organise

Face à la vingtaine de bandes criminelles répertoriées en Corse, les autorités administratives et judiciaires ont détaillé un plan de bataille pour contrecarrer l’action de “la pieuvre” dans l’île méditerranéenne.Présentées le 15 novembre lors des manifestations antimafia à Ajaccio et Bastia, “trois initiatives pour lutter contre la criminalité organisée et l’emprise mafieuse” sont désormais “à l’oeuvre”, expliquait la semaine dernière le préfet de Corse, Eric Jalon, lors d’un point presse.Trois “groupes d’évaluation de la criminalité organisée en Corse”, un régional et deux départementaux, ont ainsi été créés pour “mettre autour de la table dans un comité restreint les autorités judiciaires, les autorités administratives et les services de police et de gendarmerie de manière à partager un diagnostic, établir des priorités et coordonner au mieux l’action”, a détaillé le préfet.Un millier d’agents de l’État vont par ailleurs être formés pour “qu’ils puissent déceler tous les endroits où la pieuvre peut s’agripper et le signaler notamment à la coordination pour la sécurité”, a indiqué le préfet, pour qui “en formant la jeunesse, avec les actions initiées par le rectorat” de sensibilisation à la mafia dans les collèges et lycées de l’île et “en formant nos agents, on renforce les défenses immunitaires du corps social”.Enfin, à destination des “entreprises affectées par la criminalité organisée”, notamment par des incendies criminels à répétition, les pouvoirs publics recensent “les outils disponibles (Banque de France, Urssaf, finances publiques,..)” pour les aider “à répondre à leurs difficultés”.- “Action féroce” -“Si on est simplement sur la recherche des auteurs des assassinats, on ne résoudra pas le problème de la mafia”, a assuré à l’AFP le coordonnateur pour la sécurité en Corse, Arnaud Vieules, prônant “une action globale avec des poursuites judiciaires et une action administrative féroce contre les acteurs de la criminalité organisée, dans le respect absolu de la loi mais en ne laissant rien passer”.Le procureur de Bastia, Jean-Philippe Navarre a également précisé à l’AFP mettre en oeuvre avec le préfet de Haute-Corse, Michel Prosic, “une logique de harcèlement des groupes criminels”, en “multipliant les enquêtes” dans “les secteurs sensibles des balades en mer, des travaux publics, de la restauration”, victimes de racket ou d’incendies criminels.”Donc on part des groupes criminels, on identifie leurs intérêts économiques, s’ils veulent investir dans un stade de foot, un club de padel ou la construction d’un supermarché et on va regarder si le terrain est constructible, qui a délivré le permis de construire, est-ce que ça a été fait dans les règles, s’il y a eu un marché public, etc…””On ne va pas trouver à chaque fois quelque chose, mais on a déjà plus de chances de trouver”, relève le magistrat, estimant que “c’est à la justice de faire la démonstration de son efficacité avec des enquêtes plus nombreuses, plus ciblées, en attaquant le produit du crime là où il est, en attaquant les investissements de ces activités criminelles dans l’économie et en rendant plus de réponses pénales, plus vite”.Pour Nicolas Septe, procureur d’Ajaccio, 2025 restera une “année charnière”, “sans retour en arrière possible” dans la lutte contre la criminalité organisée, avec la mise en place du pôle régional anticriminalité organisée (Praco) à Bastia et l’entrée en fonction du parquet national anticriminalité organisée (Pnaco).”Les priorités de l’action publique en 2026 demeurent la criminalité organisée, les incendies volontaires, les extorsions, mais aussi les saisies d’avoirs criminels”, a-t-il martelé, en se félicitant des 10 millions d’euros saisis en Corse en 2025.

Trafic d’êtres humains: plus de 3.700 arrestations dans le monde, annonce Interpol

Une opération mondiale contre le trafic d’êtres humains a conduit à l’arrestation de plus de 3.700 suspects et permis de protéger plus de 4.400 victimes potentielles, a indiqué lundi Interpol, qui l’a coordonnée.Baptisée Liberterra III, elle s’est déroulée du 10 au 21 novembre 2025 dans 119 pays, mobilisant plus de 14.000 agents des forces de …

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Venezuela: nouvelle vague de libération de prisonniers politiques

Au moins 104 prisonniers politiques ont été relâchés en une journée au Venezuela, où un processus de libération des détenus avance au compte-gouttes sous la pression de Washington, a indiqué dimanche l’ONG Foro Penal.”Nous avons vérifié 104 libérations de prisonniers politiques au Venezuela aujourd’hui. Nous continuons de vérifier d’autres libérations”, a écrit sur X le …

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Royaume-Uni: retard dans l’ouverture du procès pour corruption d’une ex-présidente de l’Opep

L’ouverture à Londres du procès pour corruption de Diezani Alison-Madueke, ancienne figure politique du Nigeria et première femme présidente de l’Opep, va être retardée à cause de problèmes juridiques et techniques non résolus lundi.Selon l’avocate de l’accusation et ceux de la défense, le procès ne pourra pas commencer avant mardi, au plus tôt.Les parties doivent …

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Appels croissants à une enquête indépendante sur les événements de Minneapolis

Donald Trump faisait face lundi à des appels croissants, y compris de son propre camp, en faveur d’une enquête indépendante sur l’homicide d’un deuxième citoyen américain, tué par la police fédérale de l’immigration à Minneapolis.”Nous examinons la situation, nous passons tout en revue et nous rendrons une décision”, a déclaré le président Donald Trump dans …

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Philippines : au moins 18 morts et 10 disparus dans le naufrage d’un ferry

Le naufrage d’un ferry aux Philippines, où ce transport est très emprunté malgré un entretien des bateaux laissant à désirer, a fait au moins 18 morts lundi et 10 disparus, un rescapé mettant en cause l’équipage et les secours.Un précédent bilan faisait état de 24 disparus parmi plus de 350 personnes à bord. Mais la …

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En Corse, les agents de l’Etat formés pour mener le combat contre “la mafia”

Un combat contre “des adversaires rudes, coriaces, riches”: face à “la mafia” les services de l’Etat en Corse ont lancé une campagne de formation de 1.000 agents publics pour qu’ils signalent toute tentative de pression et “les signaux faibles” d’une présence criminelle dans leur activité.Il s’agit d’expliquer “comment les agents de l’Etat peuvent être confrontés et doivent réagir à la criminalité organisée”, résume Arnaud Vieules, coordonnateur pour la sécurité en Corse, lors de la troisième séance de sensibilisation réalisée devant 80 agents de la Direction départementale des territoires (DDT) et à laquelle l’AFP a pu assister en exclusivité.La séance de deux heures débute par une présentation de la criminalité insulaire, composée d'”une vingtaine de bandes criminelles” avec “3, 4, 5 bandes criminelles qui cohabitent à Ajaccio” et “à peu près aucune règle outre l’appât du gain, l’amitié ou la rancoeur”, explique ce sous-préfet détaché de la police.Cette criminalité peut être qualifiée de “mafia” parce que “les groupes criminels ont le souci d’un ancrage social et économique qui les amène à investir sur ce territoire en captant (..) notamment la commande publique” avec “des acteurs politiques plus ou moins contraints”, ajoute-t-il.Concernant leurs revenus illicites, “le dénominateur commun initial est le trafic de stupéfiants”, qui est “à un niveau élevé sur ce territoire”, sans “points de deal” mais avec “une ubérisation de la distribution de la drogue via les réseaux sociaux ou WhatsApp”, souligne-t-il. Il évoque également “les jeux clandestins, dans certains cafés, qui rapportent beaucoup de cash”.Ensuite, ils “investissent dans l’économie réelle”, notamment “l’immobilier, le foncier, le tourisme, la restauration, la batellerie, le commerce, la distribution, les déchets” et dans “le secteur agricole, avec des mécanismes de fraudes”, développe-t-il.- Collectif puissant -Dans ces secteurs, “vous, agents de l’Etat” pouvez être confrontés aux “pressions, à l’oppression, à la corruption”, à des “conflits d’intérêts”, à des “services parfois poreux” ou à une “ambiguïté hiérarchique” quand “la personne en qui vous avez le moins confiance est votre responsable immédiat”.Mais “vous pouvez être des capteurs de situations inappropriées”, des “contributeurs de cette lutte contre la mafia”, a-t-il avancé en rappelant que “tous les agents de l’État ont l’obligation de signaler les infractions détectées”.Signalement qui peut se faire “par voie hiérarchique”, directement au procureur ou en contactant la coordination pour la sécurité forte de 14 agents, via notamment un mail dédié (pref-signalement-csc@corse-du-sud.gouv.fr).”Y compris les signaux faibles que vous pourrez détecter”, dit-il, assurant qu'”il n’y a pas de mauvais signalement” et que “les sources sont sacrées” et protégées “par une confidentialité absolue”.Interrogé par un agent sur ces “signaux faibles”, il précise que “voir apparaître dans votre environnement professionnel un acteur de la criminalité organisée”, même dans des “démarches normales”, doit être signalé. Et puis, “à chaque fois que vous êtes capables de dire +ça ne va pas, il n’y a peut-être pas d’infraction, mais ce n’est pas logique, pas rationnel+”.”Si on appliquait au niveau des services de l’État systématiquement la même réglementation pour tous et de la même manière, je pense que déjà, on résoudrait un certain nombre de sujets”, a lancé un agent sous les applaudissements de ses collègues.Interrogé par l’AFP, un autre agent, sous couvert d’anonymat comme tous ceux présents, s’est dit “agréablement surpris de cette formation”, “intéressante et nécessaire”, jugeant parfois “compliqué de passer par sa hiérarchie, surtout quand on sait que c’est l’État qui est en faute”.Quand “il y a une infraction et qu’il n’y a pas de suite, c’est souvent par manque de moyens mais parfois, par pression politique”, a-t-il précisé. “Dans ces cas-là, ça serait bien de nous dire +tu as bien fait ton travail mais on ne peut rien faire+. Ca nous permettrait d’être moins frustrés”.”On a en face de nous des adversaires rudes, coriaces, riches, pas faciles à neutraliser, c’est une réalité, un combat. La mafia, c’est cet ancrage-là très puissant” mais “ce qu’on vous offre aujourd’hui, c’est la capacité de renforcer la cuirasse. Si le collectif est mobilisé, on est bien plus puissant que la criminalité organisée”, conclut le coordonnateur.

Le procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty s’est ouvert à Paris

Le procès en appel de quatre personnes, condamnées en première instance à des peines de 13 à 16 ans de réclusion criminelle pour leur rôle dans l’assassinat en octobre 2020 du professeur Samuel Paty par un islamiste tchétchène, survenu après une campagne de haine et d’intimidation, s’est ouvert lundi.L’enseignant d’histoire-géographie avait été décapité le 16 octobre 2020 aux abords du collège du Bois-d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) par Abdoullakh Anzorov, abattu par la police juste après son crime.Lors du procès en première instance, les huit accusés (sept hommes et une femme) avaient tous été reconnus coupables et condamnés à des peines allant de un à 16 ans de prison.Quatre sont rejugés devant la cour d’assises d’appel spéciale de Paris, jusqu’au 27 février.Au début de l’audience, les quatre hommes, assis dans le box vitré des accusés, ont décliné leur identité.Parmi eux figurent d’un côté deux amis d’Anzorov, Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov, condamnés à 16 ans de réclusion pour complicité d’assassinat; et de l’autre, Brahim Chnina et le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui, qui avaient écopé respectivement de 13 et 15 ans de réclusion pour association de malfaiteurs terroriste, accusés d’avoir participé à la campagne de haine ayant conduit à l’assassinat de l’enseignant.Les quatre autres personnes qui n’ont pas fait appel étaient en contact avec Anzorov sur les réseaux sociaux.- Mensonge -Tout est né du mensonge d’une élève de 13 ans, fille de Brahim Chnina, accusant le professeur d’avoir discriminé les élèves musulmans de sa classe lors d’un cours sur la liberté d’expression où il avait présenté une caricature de Mahomet. En réalité, elle n’y avait pas assisté mais son mensonge avait été relayé massivement sur les réseaux sociaux par son père et Abdelhakim Sefrioui.Après plusieurs jours d’une campagne virulente ciblant l’enseignant de 47 ans, ce dernier avait été tué par Abdoullakh Anzorov, un islamiste radical tchétchène.En décembre 2024, les magistrats de la cour d’assises spéciale de Paris ont admis que Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui ne connaissaient pas l’assassin.Mais, selon les juges, “les deux accusés ont, en connaissance de cause, pris le risque, malgré le danger et les menaces visant Samuel Paty, qu’une atteinte volontaire à son intégrité physique soit portée par un tiers, violent et radicalisé qui devenait leur bras armé”. Et ils “ont contribué à créer un état d’esprit propre à susciter le crime”, “en attisant la colère et la haine d’un esprit radicalisé”.Pour les conseils de Brahim Chnina, Me Frank Berton et Me Louise Tort, dans ce dossier, “on a une extension de l’association de malfaiteurs terroriste” qui “n’est pas normale” ni “légitime”.- “Poids des regrets” -M. Chnina “est meurtri” et” véritablement effondré à la fois par le poids de l’accusation, le poids aussi des regrets”, a souligné Me Berton devant la presse.La défense de M. Sefrioui attend de son côté que la cour d’assises d’appel reconnaisse “l’innocence” du prédicateur.”Il y a une évidence matérielle dans ce dossier, c’est qu’il ne connaissait pas l’auteur de l’attentat et que l’auteur de l’attentat n’a absolument pas vu la vidéo dans laquelle il apparaissait”, a déclaré avant le début du procès un de ses avocats, Me Vincent Brengarth.Abdelhakim Sefrioui n’a jamais “appelé à la violence. Il a appelé à des sanctions administratives” contre Samuel Paty, a affirmé son confrère, Me Francis Vuillemin.Les avocats ont demandé que le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez et l’ex-garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti soient cités comme témoins pour les entendre “sur les défaillances qui ont conduit à l’assassinat”.Des interrogations planent toutefois sur leur présence, prévue vendredi: la présidente de la cour d’assises d’appel a indiqué que M. Dupond-Moretti avait fait savoir qu’il ne souhaitait pas se présenter à la barre; quant à M. Nuñez, sa présence ne peut être autorisée que par un décret présenté en conseil des ministres par le garde des Sceaux. Ces questions restent pour l’heure en suspens.Concernant les proches de M. Anzorov, les magistrats de première instance ont retenu qu’ils étaient “parfaitement” conscients de la dangerosité de leur ami et qu’ils l’avaient pourtant aidé, dans sa recherche d’armes notamment.