Attention chantier ! Ou quand la mode change de décor

Bureaux vides ou parkings désaffectés: plébiscités pour leur esthétique dépouillée, la liberté qu’ils offrent aux créateurs et des tarifs intéressants, les espaces bruts sont les nouveaux terrains de jeu des défilés parisiens.”Il y a une vraie tendance ces dernières années à exploiter des lieux bruts dans lesquels il n’y a que les murs porteurs et rien d’autre”, observe auprès de l’AFP Rod Reynolds, chasseur d’espaces à la tête de la société Records Collection.Depuis 2017, il déniche pour des maisons comme Chloé, Victoria Beckham ou Stella McCartney des lieux atypiques. Parmi ses clients fidèles: la griffe Dries Van Noten.Jeudi soir, en pleine semaine de la mode masculine, la marque belge a présenté sa collection au premier étage d’un immeuble en chantier, au sud de Paris — un lieu déniché par Rod Reynolds.Quelques jours plus tôt, l’espace n’était qu’un plateau vide de 1.500 m², de 80 mètres de long et cinq mètres de hauteur, avec poutres en béton apparentes, murs abîmés et sol fissuré.Le jour J, plus grand-chose à voir. De grands rideaux noirs ont été accrochés de chaque côté, l’un masquant les fenêtres, l’autre délimitant les backstages. Deux rangées de chaises pour border le podium et des projecteurs au plafond.Les irrégularités dans le sol, elles, persistent. “Attention aux trous!”, prévient l’un des invités. – Esthétique et efficacité -Depuis le Covid, les demandes pour ce type de lieux ont “explosé”, assure Rod Reynolds. Un constat que partage son confrère Benjamin Roussel, fondateur de Subspaces, créé en 2024. En juin dernier, il a mis à disposition un parking en attente de transformation pour le défilé du créateur israélien Hed Mayner.Selon eux, le succès de ces décors austères tient autant à leur esthétique qu’à leur efficacité. Avec cette imagerie “très dépouillée, les créations sont très valorisées”, analyse Rod Reynolds. “Ce qui est sympa, c’est vraiment le contraste du très propre avec du un peu sale, un peu brut”, complète Benjamin Roussel. Avec un avantage pratique: des lieux sans décor préexistant, donc sans contraintes lourdes.Ils sont également moins onéreux. “Par rapport au Palais Brongniart (qui accueille samedi le défilé Hermès, ndlr), qui a une jauge similaire de 500 à 600 personnes, on est deux fois moins cher”, détaille le spécialiste. Les tarifs oscillent entre 8.000 et 13.000 euros par jour, hors coût de production, “mais in fine, cela reste moins cher”, assure-t-il. – “Théâtralité fondamentale” – La foncière Covivio propose en location depuis deux ans et demi des immeubles en travaux ou inoccupés, une manière de les revaloriser en attendant leur transformation. Dries Van Noten a été leur premier client. En avril 2023, le créateur belge — qui a depuis quitté la griffe — visite l’un de leurs bâtiments. Il a le coup de cœur pour cet ancien immeuble du groupe de télécoms Orange. Il décide de “créer une collection totalement inspirée par la façade de l’immeuble et d’y organiser son défilé” de juin, se souvient Céline Leonardi, directrice marketing et expérience client de la foncière.Depuis, l’entreprise a ouvert d’autres sites, comme un ancien centre de tri postal construit dans les années 1900 au cœur de Paris, qui a accueilli 23 défilés en un an et demi. La griffe française AMI y a organisé un concert pour son défilé de janvier 2025 et Lacoste y a installé sable, filets de tennis et écrans géants lors de la Fashion Week d’octobre 2024.Pour la sociologue Émilie Coutant, cette tendance s’inscrit dans une continuité. “Margiela avait défilé dans une station de métro, John Galliano sur les ronds-points du pont Alexandre-III… Le lieu a toujours été une pièce maîtresse du show”, souligne-t-elle.Les défilés de mode reposent sur une “théâtralité fondamentale” qui impose aux créateurs de “se renouveler en allant chercher des lieux nouveaux”, rappelle-t-elle.Une dynamique plus éloignée des ténors du luxe: si Matthieu Blazy chez Chanel a récemment investi le métro new-yorkais pour son défilé Métiers d’art, sa haute couture reviendra la semaine prochaine au Grand Palais. Chez Dior, Jonathan Anderson défilera lui dans les jardins du musée Rodin, comme sa prédécesseure Maria Grazia Chiuri. 

Après le recul américain, la Première ministre danoise en visite de soutien au Groenland

La Première ministre danoise Mette Frederiksen est en visite au Groenland vendredi pour exprimer son soutien à ses habitants après une semaine mouvementée qui a vu Donald Trump renoncer à ses menaces de s’emparer du territoire autonome danois et accepter de négocier.Mme Frederiksen a été accueillie par le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, sur le tarmac de l’aéroport de Nuuk et les deux dirigeants ont ensuite parcouru les rues de la capitale, ont constaté des journalistes de l’AFP.”Je suis là pour montrer le grand soutien des Danois vis-à-vis des Groenlandais. C’est un moment où on a besoin d’être très très proches les uns des autres. Nous nous trouvons dans une situation grave”, a dit Mme Frederiksen.Cette visite est également destinée à “préparer la réponse diplomatique” à apporter aux Américains, a-t-elle ajouté. En début de journée, elle avait rencontré à Bruxelles le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte.”Nous travaillons ensemble pour garantir la sécurité de l’ensemble de l’Otan et nous nous appuierons sur notre coopération pour renforcer la dissuasion et la défense dans l’Arctique”, a écrit M. Rutte sur le réseau X.- “Négocier une solution” -Le Danemark promet depuis plusieurs semaines qu’il va augmenter sa propre présence militaire au Groenland, un territoire autonome danois, en réponse aux préoccupations du président américain quant à la volonté supposée de la Chine et de la Russie de prendre pied dans cette zone stratégique.Le déplacement de Mme Frederiksen au Groenland intervient après plus de deux semaines de crise pendant lesquelles les dirigeants danois et groenlandais ont fait front face à Donald Trump qui a fini par renoncer à ses menaces militaires et de surtaxes douanières.Un protocole d’accord aux contours encore flous a été conclu entre M. Rutte et le président américain qui a assuré que les États-Unis avaient obtenu “tout ce (qu’ils) voulaient” et “pour toujours”.Le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Lokke Rasmussen, a estimé au contraire qu’il avait été simplement convenu d’un cadre pour reprendre des discussions.Le principe de ces négociations avait été décidé à Washington le 14 janvier par M. Lokke Rasmussen et la ministre groenlandaise des Affaires étrangères avec le vice-président américain JD Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio.”Ce dont le président (américain) a parlé après sa rencontre avec le secrétaire général de l’Otan, c’était d’un cadre en vue d’un accord futur”, a-t-il expliqué. “Au lieu de ces idées radicales sur la nécessité de posséder le Groenland, (…) il souhaite désormais négocier une solution”, a déclaré le ministre danois.- Unité politique -Selon une source au courant des discussions entre MM. Trump et Rutte, les États-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland.Cela pourrait permettre aux Américains de développer leur dispositif militaire, y compris leur défense antimissiles sur cette île. L’idée de placer sous la souveraineté des États-Unis les bases américaines au Groenland n’a pas été abordée, a dit à l’AFP une source suivant de près les pourparlers.L’accord de 1951, actualisé en 2004, donne déjà pour l’essentiel carte blanche à Washington pour étendre la présence militaire américaine, à condition d’en informer au préalable les autorités danoises et groenlandaises.”Personne d’autre que le Groenland et le Danemark n’est habilité à conclure des accords sur l’île et le Royaume du Danemark”, a souligné pour sa part M. Nielsen jeudi.Tout au long de cette crise, le Danemark et le Groenland ont affiché une ligne commune dans les négociations, les dirigeants danois affirmant avoir pris leurs décisions en lien avec leurs homologues groenlandais.”Les Groenlandais ont encore beaucoup de griefs à l’égard du Danemark, qui n’est pas capable de reconsidérer son passé colonial”, note Ulrik Pram Gad, chercheur au Danish Institute for International Studies, auprès de l’AFP.”Mais la pression exercée par Trump a incité la grande majorité des forces politiques qui forment le gouvernement de coalition à mettre de côté, pour l’instant, les préparatifs en vue de l’indépendance, qui ont toujours été un projet sur le long terme”, ajoute-t-il.L’Europe a affiché sa solidarité avec le Danemark et, au pic de la crise, huit pays européens ont envoyé un petit nombre de militaires au Groenland pour préparer des exercices aux côtés des Danois.Les troupes envoyées par Copenhague avaient reçu l’ordre d’être prêtes au combat au cas où les États-Unis attaqueraient ce territoire, a informé vendredi la chaîne publique danoise de télévision DR.Interrogé par l’AFP, le ministère danois de la Défense “ne confirme ni ne dément les affirmations concernant le contenu présumé de documents potentiellement confidentiels”.

UN urges Iran to end ‘brutal repression’

The United Nations called Friday on Iranian authorities to immediately end their “brutal repression”, after a crackdown on nationwide protests left thousands dead, including children.Speaking at an urgent UN Human Rights Council meeting on the situation in Iran, UN rights chief Volker Turk voiced alarm at the authorities’ crushing of recent demonstrations, describing how security forces used “live ammunition” against protesters.Lamenting that “thousands” had been killed, he described how “peaceful protesters were reportedly killed in the streets and in residential areas, including universities and medical facilities”, while bodies in morgues showed “fatal injuries to the head and chest”. “I call on the Iranian authorities to reconsider, to pull back, and to end their brutal repression, including summary trials and disproportionate sentences,” he said.”I call for the immediate release of all those arbitrarily detained by the Iranian authorities, and I call for a complete moratorium on the death penalty.”His comments were broadly echoed during the rights council special session, which was requested by Britain, Germany, Iceland, Moldova and North Macedonia with broad international backing.- ‘Cannot look away’ -“When a government itself becomes the perpetrator of violations, it is our collective responsibility to act,” Icelandic Foreign Minister Thorgerdur Katrin Gunnarsdottir told the meeting.”This council and the world cannot look away. Violence against peaceful protesters and mass killings must stop.”At the meeting, which was slammed by Iran, the 47-member body was discussing a proposed resolution voicing “deep concern about the unprecedented scale of the violent crackdown on peaceful protests by security forces” in Iran.Turk’s office and NGOs tracking the toll from the crackdown on the biggest protests in Iran in years have said their task has been impeded by a now two-week internet shutdown.Giving their first official toll from the protests, Iranian authorities on Wednesday said 3,117 people had been killed since the massive demonstrations erupted late December. But the US-based Human Rights Activists News Agency on Friday put the number of deaths at more than 5,000, warning the confirmed figures are likely to be far lower than the actual toll.Another NGO, Norway-based Iran Human Rights, has warned the final toll risks reaching the scale of 25,000.- ‘Chilling’ -The protests have now largely halted, but while “the killing in the streets of Iran may have subsided… the brutality continues”, Turk warned.He decried the “chilling development” in which Iran’s judiciary chief this week said there would be no leniency for the thousands detained.”I am deeply concerned by contradictory statements from the Iranian authorities about whether those detained in connection with the protests may be executed,” Turk said.He pointed out that Iran “remains among the top executioner states in the world”, with at least 1,500 people reportedly executed there last year.Britain’s human rights ambassador Eleanor Sanders also decried “Iran’s abhorrent use of the death penalty”, maintaining that “on average, around six people are executed each day in Iran”. She and many others demanded that Iranian authorities be “held accountable” for the deadly crackdown on the protests.The draft text being discussed Friday would extend for two years the mandate of an independent fact-finding mission on the situation in Iran set up in November 2022, following a crackdown on a wave of protests sparked by the death in custody of an Iranian Kurdish woman named Mahsa Amini.It also would empower the investigative body to probe “allegations of recent and ongoing serious human rights violations and abuses, and crimes perpetrated in relation to the protests”.Iranian ambassador Ali Bahreini slammed Friday’s meeting as “posturing” and “a pressure tool against Iran”.”The Islamic Republic of Iran does not recognise the legitimacy or validity of this special session, and its subsequent resolution,” he insisted.Iran received backing from a number of countries, charging that the decision to hold the special session was “politicised” and exposed “double standards”.China’s ambassador Jia Guide said his country “opposed interference in other countries’ internal affairs on the pretext of human rights”.

Danish PM visits Greenland for talks after Trump climbdown

Danish Prime Minister Mette Frederiksen on Friday visited Greenland’s capital for talks with the territory’s leader after a turbulent week that saw US President Donald Trump back down from threats to seize the Arctic island and agree to negotiations.Denmark has rejected Trump’s claims that the US must take control of Greenland because China and Russia are trying to gain a foothold in the region, with Copenhagen vowing to beef up its military presence on the island.Frederiksen’s visit comes after two fraught weeks for Denmark and Greenland, culminating in Trump claiming he had reached an agreement with NATO Secretary General Mark Rutte on Wednesday that saw the US leader withdraw his threats of military action and tariffs against European allies.”I’m here to show the strong support Danes have for Greenlanders,” Frederiksen told reporters.”It’s a very difficult time, everyone can see that,” she said, adding they were working on preparing a “diplomatic response”.Trump and Rutte agreed on what the US leader called a “framework”, the details of which have not been disclosed.Trump said only that the United States “gets everything we wanted” in the plan, which would be in force “forever”.A source familiar with the talks told AFP the US and Denmark would renegotiate a 1951 defence pact on Greenland.That agreement, updated in 2004, already allows Washington to ramp up troop deployments provided it informs Denmark and Greenland in advance.- Security talks with US -Danish Foreign Minister Lars Lokke Rasmussen stressed Friday there had been no detailed plan hammered out between Trump and Rutte, rather there was a “framework for a future agreement”.He said “instead of those drastic ideas about needing to own Greenland… (Trump) now wishes to negotiate a solution”.Frederiksen held talks with Rutte in Brussels on Friday. They agreed “to enhance deterrence and defence in the Arctic,” Rutte wrote on X after their meeting.Frederiksen meanwhile was greeted with a hug from Greenlandic Prime Minister Jens-Frederik Nielsen at Nuuk airport, then rushed into a car without speaking to journalists.Lokke said negotiations on the framework agreement would start soon, focussing on “security, security, and security”.”We will get those meetings started fairly quickly. We will not communicate when those meetings are, because what is needed now is to take the drama out of this.”- ‘Red line’ -Denmark and Greenland have stressed that sovereignty and territorial integrity would be a “red line” in the talks.Nielsen said on Thursday he was not aware of the contents of the Trump-Rutte talks but insisted no deal could be made without involving Nuuk.”Nobody else than Greenland and the Kingdom of Denmark have the mandate to make deals or agreements,” he told reporters.Frederiksen has repeatedly said the same thing.A Danish colony for three centuries, Greenland, which has around 57,000 inhabitants, gradually gained autonomy in the second half of the 20th century and obtained self-rule in 2009.But Denmark’s assimilation policies — including de facto bans on the Inuit language and forced sterilisations — have left Greenlanders bitter and angry.While an overwhelming majority of the island’s inhabitants support a decades-long drive for full independence, Trump’s threats over the past year have led to a warming of ties between Denmark and Greenland. “Greenlanders still have a lot of grievances concerning Denmark’s lack of ability to reconsider its colonial past,” Ulrik Pram Gad, a researcher at the Danish Institute for International Studies, told AFP.”But Trump’s pressure has prompted the wide majority of the (Greenlandic) political spectrum… to put the independence preparations — always a long-term project — aside for now.”

Début des pourparlers entre Ukrainiens, Russes et Américains à Abou Dhabi

Des pourparlers à Abou Dhabi entre responsables russes, ukrainiens et américains ont débuté vendredi, a annoncé la diplomatie émiratie, la Russie ayant indiqué avant cette réunion qu’elle exigeait toujours de Kiev un retrait de ses troupes de l’est de l’Ukraine.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a de son côté affirmé que la question territoriale restait le principal point non résolu et serait au menu de ces discussions prévues pour durer vendredi et samedi.Ces pourparlers marquent les premières négociations directes connues entre Moscou et Kiev sur un plan américain de règlement à la guerre, qui a fait a minima des dizaines de milliers de morts depuis 2022.Elles s’inscrivent dans un contexte difficile pour l’Ukraine, qui subit un pilonnage de son réseau énergétique ayant privé des centaines de milliers de personnes de chauffage en plein hiver glacial, tandis que, sur le front, ses troupes sont sur la défensive face à une armée russe plus nombreuse.”Les forces armées ukrainiennes doivent quitter le Donbass, elles doivent s’en retirer. C’est une condition très importante”, a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. “Sans règlement de la question territoriale (…), il est inutile d’espérer la conclusion d’un accord de long terme”, a-t-il ajouté.La Russie exige un retrait des forces ukrainiennes du Donbass, territoire de l’est de l’Ukraine incluant les régions de Donetsk et Lougansk. Ses exigences visent notamment la région de Donetsk qu’elle contrôle en partie et qui est l’épicentre des combats.Cette réunion à Abou Dhabi se tient au lendemain de deux rencontres au plus haut niveau : l’une à Davos entre Volodymyr Zelensky et le président américain Donald Trump, et l’autre à Moscou entre Vladimir Poutine et les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner.- Position américaine -Le dernier cycle de négociations directes entre les deux belligérants sur le règlement du conflit, déclenché par l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine en 2022, date de juillet 2025 à Istanbul. Il n’avait débouché que sur des échanges de prisonniers et de dépouilles de soldats.”La question du Donbass est clé”, a indiqué vendredi Volodymyr Zelensky, ajoutant que cette question sera discutée “à Abou Dhabi, aujourd’hui et demain”.En début d’après-midi, il a affirmé s’être entretenu avec son équipe de négociations sur place et avoir discuté “des sujets” à aborder, “des résultats souhaités” et du possible format des pourparlers.Un haut responsable au fait des négociations a affirmé à l’AFP, sous couvert d’anonymat, que “beaucoup de choses dépendront de la position des Américains”.A Davos la veille, le dirigeant ukrainien a tenu un discours très dur envers ses principaux soutiens politiques et financiers, disant voir une Europe “fragmentée” et “perdue” lorsqu’il s’agit d’influer sur les positions de Donald Trump, et manquant de “volonté politique” face à Vladimir Poutine.Pour sa part, le gouvernement allemand a affirmé vendredi douter que la Russie fasse des compromis pour régler le conflit en Ukraine et renonce à “ses revendications maximalistes” lors des pourparlers à Abou Dhabi.Selon Kiev, l’Ukraine est représentée par le secrétaire du Conseil de sécurité Roustem Oumerov, son chef de cabinet Kyrylo Boudanov et son chef-adjoint Serguiï Kyslytsia, par le chef du parti présidentiel David Arakhamia et par le chef d’état-major des forces armées, le général Andriï Gnatov.L’équipe russe est menée par le général Igor Kostioukov, le chef des renseignements militaires russes (GRU), a déclaré tôt vendredi le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov.- Mort de civils dans l’Est -Une autre rencontre, consacrée aux questions économiques, se tient également vendredi à Abou Dhabi entre M. Witkoff et l’émissaire du Kremlin aux questions économiques internationales, Kirill Dmitriev, a précisé Iouri Ouchakov.A Davos, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est brièvement entretenu jeudi avec M. Trump, une rencontre qu’il a qualifiée de “positive” mais de dialogue “pas simple”.Il a assuré être parvenu à un accord sur “les garanties de sécurité” que doivent offrir les Etats-Unis à l’Ukraine pour dissuader la Russie d’attaquer à nouveau.Sur le terrain, les bombardements se poursuivent, tuant des civils quasiment tous les jours. Dans la région de Donetsk, une frappe russe a fait quatre morts jeudi soir, dont un enfant de cinq ans, tandis qu’un autre tir russe a tué trois civils vendredi dans la région de Kharkiv (nord-est), ont annoncé les autorités ukrainiennes.Sur le front énergétique, l’opérateur ukrainien Ukrenergo a annoncé avoir instauré vendredi matin des coupures d’électricité d’urgence “dans la plupart des régions”.Des centrales ayant “survécu” aux récents bombardements russes ont été arrêtées pour des “réparations d’urgence”, a-t-il précisé, alors qu’elles subissent depuis des jours une “surcharge énorme” pour alimenter le pays.

Gold nears $5,000, global stocks muted ending turbulent week

Global stocks were subdued and precious metals hit fresh highs Friday after a turbulent week that saw US President Donald Trump back down from threats to seize Greenland and hit European allies with fresh tariffs.Gold — a safe haven asset — pushed towards a record $5,000 an ounce despite “a calmer end to a chaotic week on the markets”, said Dan Coatsworth, head of markets at AJ Bell.”Gold nudged ahead… as investors were reluctant to let go of their safety blanket, just in case Donald Trump woke up with another controversial idea,” he added.And silver jumped almost three percent to reach record highs to within 25 cents of $100 as a weakening dollar saw precious metals firm.Sentiment has calmed over the past two days after the US president pulled back from his warning to hit several European nations with levies because of their opposition to Washington taking over the Danish autonomous territory.After European stocks hesitated — London, Paris and Frankfurt all dipped — Wall Street saw a turgid opening as the Dow was down 0.6 percent some 30 minutes into the session. The broader S&P 500 and tech heavy Nasdaq just edged into the red.Intel plunged 16 percent after lacklustre expectations on the chip-maker’s earnings.Asian markets closed higher, tracking a successive advance on Wall Street.- Powell under pressure -Trump’s latest salvo against allies revived trade war fears and uncertainty about US investment, putting downward pressure on the dollar this week.Analysts said there was no guarantee that Europe-US relations had improved durably.The US president’s willingness to threaten tariffs over any issue had rattled confidence on trading floors, weighing on the dollar and boosting safe-haven metals, analysts said.Investors were also preparing for next week’s Federal Reserve meeting following economic data broadly in line with forecasts and after US prosecutors took aim at boss Jerome Powell, which has raised fears over the bank’s independence.The bank is tipped to hold interest rates, having cut them in the previous three meetings.The meeting also comes as Trump considers candidates to replace Powell when his term comes to an end in May.The Bank of Japan left its key interest rate unchanged ahead of the country’s snap election next week, which could impact government spending plans. After sharp volatility in the wake of the announcement, the yen traded slightly higher. In company news, the share price of Japanese giant Nintendo closed up 4.5 percent as industry data showed its Switch 2 console led the US hardware market in unit and dollar sales in 2025.Czech weapons manufacturer CSG debuted on the Amsterdam stock market Friday, raising 3.8 billion euros ($4.5 billion) — the world’s biggest initial public offering in the defence sector.Next week’s US earnings calendar is packed with results from Apple, Microsoft, Boeing, Tesla, Meta and other corporate giants. – Key figures at around 1445 GMT -New York – Dow: DOWN 0.6 percent at 49,063.07 pointsNew York – S&P 500: DOWN 0.2 percent at 6,902.68New York – NASDAQ: DOWN 0.1 percent at 23,417.71London – FTSE 100: DOWN 0.1 percent at 10,145.00Paris – CAC 40: DOWN 0.4 percent at 8,115.47Frankfurt – DAX: DOWN 0.2 percent at 24,811.35Tokyo – Nikkei 225: UP 0.3 percent at 53,846.87 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.5 percent at 26,749.51 (close)Shanghai – Composite: UP 0.3 percent at 4,136.16 (close)Euro/dollar: DOWN at $1.1743 from $1.1751 on ThursdayPound/dollar: UP at $1.3529 from $1.3500Dollar/yen: DOWN at 158.30 yen from 158.39 yenEuro/pound: DOWN at 86.81 pence from 87.05 penceWest Texas Intermediate: UP 2.5 percent at $60.90 per barrelBrent North Sea Crude: UP 2.5 percent at $65.65 per barrel