Société Générale annonce prévoir 1.800 suppressions de postes en France d’ici 2027, sans plan de départs
La Société Générale annonce qu’elle va présenter jeudi un projet de réorganisation qui prévoit la suppression de 1.800 postes en France d’ici à fin 2027, sans procéder à un plan de départs.Le groupe, qui compte 40.000 collaborateurs en France, ajoute dans un communiqué que ce projet s’appuiera sur des “départs naturels” et de la “mobilité interne”.Ces suppressions, qui seront annoncées officiellement jeudi aux représentants du personnel, concernent “plusieurs activités et fonctions centrales au siège, ainsi que l’organisation régionale de la Banque de détail”, détaille la Société Générale.”Le réseau d’agences n’est pas concerné”, précise la banque.La CGT, qui avait dévoilé ce plan dès mercredi dans un tract, a dénoncé une “politique du fait accompli”. “Pour la direction, le taux d’attrition naturel de 5% (départs volontaires ou en retraite, NDLR) et la faiblesse d’ouvertures de postes au recrutement font qu’il n’y aurait pas besoin de dispositifs d’accompagnement que nous connaissions jusqu’à présent (départs seniors, plan de départs volontaires, reclassements volontaires, …)”, a déploré l’organisation syndicale.En février 2024, la banque avait déjà annoncé la suppression d’environ 900 postes à son siège, “sans départs contraints”, soit 5% des effectifs du siège, dans le cadre d’un vaste plan de réduction des coûts lancé par son directeur général Slawomir Krupa. Ce plan devrait être validé lors d’une plénière exceptionnelle des représentants du personnel fin avril, selon la CGT.”Ce n’est pas une surprise. Toutes ces banques avaient énormément recruté (…) avant la digitalisation”, a relevé le directeur général de la banque publique d’investissement Bpifrance, Nicolas Dufourcq, sur BFMTV/RMC.”Maintenant, la digitalisation a pris une telle ampleur que je peux comprendre qu’il y ait moins besoin de personnes physiques, honnêtement”, a-t-il ajouté.
‘Too dangerous to go to hospital’: a glimpse into Iran’s protest crackdown
Young protesters shot in the back, shotgun pellets fired in a doctor’s face, wounded people afraid to go to hospital: “Every family has been affected” by the deadly crackdown on Iran’s recent wave of demonstrations, said one protester.Speaking to AFP in Istanbul, this 45-year-old engineer who asked to be identified as Farhad — not his real name — was caught up in the mass protests that swept his home city of one million people just outside Tehran.With Iran still largely under an internet blackout after weeks of unrest, eyewitness testimony is key for understanding how the events unfolded.Angry demonstrations over economic hardship began late last year and exploded into the biggest anti-government protests since the 1979 Islamic revolution.”On the first day, there were so many people in the streets that the security forces just kept their distance,” he told AFP.”But on the second day, they understood that without shooting, the people were not going to disperse.”As the protests grew, the security forces began a major crackdown under the cover of a communications blackout that began on January 8.In an interview on the European side of Istanbul, this quietly-spoken oil industry worker said he was in his car with his sister on the night when the shooting began.”We saw about 20 military people jumping from cars and start shooting at young people about 100 metres away. I saw people running but they were shooting at their backs” with rifles and shotguns, he told AFP.”In front of my eyes, I saw a friend of ours, a doctor, being hit in the face by shotgun pellets,” Farhad said. He does not know what happened to him.Both Amnesty International and Human Rights Watch have accused the security forces of firing rifles and shotguns loaded with metal pellets directly at protesters’ heads and torsos.”I saw two people being carried, they were very badly injured, maybe dead,” Farhad said.A lot of people also died “in their cars because the bullets were coming out of nowhere”. – ‘Afraid to go to hospital’ -The scale of the crackdown is only slowly emerging. Despite great difficulty accessing information, the Norway-based NGO Iran Human Rights says it has verified the deaths of 3,428 protesters killed by the security forces, but warned the true figure could be much higher, citing estimates of “between 5,000 and 20,000”.Those who were injured were often too afraid to go to hospital, Farhad said. “People can’t go to the hospital because the authorities and the police are there. Anyone with injuries from bullets or shotgun (pellets) they detain and interrogate,” he said. “Doctors have been going to people’s houses to give them medical assistance.”He himself was beaten with a baton by two people on a motorbike and thought his arm was broken, but did not go to hospital because it was “too dangerous”.Many “opened their homes to let the demonstrators inside and give them first aid”, including his sister and her friend who took in “around 50 boys, and gave them tea and cake”. There were a lot of very young people on the streets and “a lot of girls and women”, he told AFP, saying he had seen children of “six or seven” shouting slogans against Iran’s supreme leader Ayatollah Ali Khamenei. The security forces were also staging spot checks for anyone with protest-related injuries or footage on their phones, he said. “It’s so dangerous because they randomly check phones. If they see anything related to this revolution, you are finished. They are also making people lift their shirts to look for signs of bullet or shotgun injuries. “If they see that, they are taken for interrogation.”Speaking just before he flew back to Iran — “because I have a job to go to” — he insisted he was “absolutely not afraid”.Despite everything, people were still ready to protest “because they are so angry”, he explained. He is convinced US President Donald Trump will soon make good on his pledge to intervene, pointing to recent reports of US warships arriving in the region. “The system cannot survive — in Iran everybody is just overwhelmed with this dictatorship. We have had enough of them.”
En Afghanistan, le musée de la résistance contre l’Union soviétique en partie purgé
Chaque mois, Saaduddeen, 67 ans, se rend au musée célébrant la victoire des combattants afghans contre l’occupation soviétique. Il était l’un d’entre eux. Mais le musée, ouvert en 2010 à Hérat en Afghanistan, a changé depuis le retour au pouvoir des talibans.Sur une des collines dominant la grande ville de l’ouest afghan se dresse un bâtiment circulaire aux chatoyantes mosaïques bleues et blanches. Les noms de moudjahidine (résistants afghans) tombés au combat sont inscrits sur ses parois, surmontés de poèmes.Dans les jardins, un avion de chasse Mig-29 de l’armée soviétique pointe vers le ciel, char et hélicoptères militaires rappellent l’invasion par l’Armée rouge, le 27 décembre 1979.Après dix ans de guerre face aux moudjahidine soutenus par différents pays (Etats-Unis, Arabie saoudite, Pakistan…), les troupes soviétiques battront en retraite en février 1989. En bas du musée, une statue de pierre symbolise le départ du dernier soldat.Quinze mille militaires de l’ex-URSS ont perdu la vie entre 1979 et 1989. Côté afghan, le conflit a fait plus d’un million de morts et contraint des millions de personnes à l’exil.”Les Russes sont venus en Afghanistan avec des avions, des tanks, c’était très violent”, se souvient Saaduddeen, barbe blanche et turban sur la tête, qui préfère ne pas donner son patronyme pour des raisons de sécurité. “Je n’étais qu’un jeune homme, à la campagne, mais je voulais défendre l’indépendance”, ajoute celui qui fut blessé à deux reprises.Il vient par fidélité pour ses “amis qui sont morts”.- Visages effacés -A l’intérieur de ce “musée du Jihad”, une reconstitution grâce à une peinture murale et des figurines en plâtre rappelle la souffrance des civils et la lutte antisoviétique.Les scènes montrent des femmes lançant des pierres contre les forces du gouvernement procommuniste ou soignant des moudjahidine blessés, des combattants, chapelet musulman en main, prenant le contrôle d’un char soviétique et des paysans luttant fourche à la main.A l’ouverture du musée, en 2010, et durant de nombreuses années, les figurines, fabriquées par des artisans et étudiants, montraient les visages. Mais aujourd’hui, la bouche, le nez et les yeux des personnages ont été éliminés, leur visage n’est plus qu’une surface plane. La tête des animaux a aussi été recouverte d’une couche de plâtre uniforme.Le personnel du musée s’est refusé à tout commentaire sur ce sujet.Selon l’interprétation ultra-rigoriste de la loi islamique par les autorités talibanes, la représentation d’êtres vivants doit être interdite. En 2024, le ministère de la Propagation de la vertu et de la Prévention du vice (PVPV) avait souligné que cette règle devrait être progressivement appliquée partout dans le pays.Dans une scène représentant une réunion de commandants moudjahidine, aucun signe ne permet de reconnaître l’identité des participants.”C’est moins personnel”, remarque Saaduddeen, “mais c’est bien que le musée existe”.- Vide -Dans une galerie initialement conçue comme une sorte de “hall of fame”, figuraient des portraits des commandants moudjahidine héros de la lutte antisoviétique qui se déchirèrent ensuite lors d’une sanglante guerre civile ayant abouti à la première prise de pouvoir des talibans (1996-2001), selon des photos des années 2010. Parmi eux, Ahmad Shah Massoud (1953-2001) qui combattit les talibans, ou Ismaïl Khan, l’ex-gouverneur de Hérat qui fut un des promoteurs du musée.La galerie est aujourd’hui vide.Le musée est aussi moins fréquenté par les familles depuis que les femmes, sauf très rares exceptions, n’ont plus le droit d’y entrer. “Ce serait mieux si des familles entières pouvaient venir car les générations futures doivent connaître cette histoire”, confie un visiteur sous couvert d’anonymat.Autre changement, l’absence d’un des employés emblématique et surprenant: cheikh Abdullah. Cet officier soviétique, né sous le nom de Bakhretdin Khakimov, avait été blessé en 1985 mais soigné et sauvé par les moudjahidine. Resté en Afghanistan, il se convertira à l’islam et travaillera au musée à partir de 2013.A sa mort accidentelle en 2022, le porte-parole du gouvernement taliban avait souligné le parcours de cet homme et présenté ses condoléances. Il repose désormais, comme il le souhaitait, dans une tombe ornée de fleurs, sur les hauteurs du musée.
L’Australie se recueille après la tuerie antisémite de la plage de Bondi
Les Australiens se sont recueillis jeudi soir pour honorer la mémoire des 15 personnes décédées lors d’une tuerie antisémite sur la plage de Bondi à Sydney en décembre, l’attentat le plus meurtrier dans le pays depuis une trentaine d’années.Les drapeaux ont été mis en berne jeudi, jour de deuil national, et les Australiens ont observé une minute de silence à 19H01 (08H01 GMT) et allumé des cierges à leurs fenêtres et devant leurs portes.Rescapés, familles de victimes, secouristes et responsables politiques se sont également réunis et ont allumé 15 bougies pour leur part à l’opéra de Sydney, lors d’une soirée d’hommage avec pour slogan: “La lumière vaincra”.”Vous êtes venus célébrer un festival de lumière et de liberté, et vous avez été confrontés à la violence de la haine”, a déclaré le Premier ministre Anthony Albanese, en s’adressant à l’assemblée à l’opéra, et portant une kippa.”Je suis profondément et sincèrement désolé que nous n’ayons pas pu protéger vos proches de ce malheur”.Sajid Akram et son fils Naveed sont accusés d’avoir ouvert le feu le 14 décembre sur une foule qui célébrait la fête juive de Hanouka sur l’emblématique plage de Bondi.- Antisémitisme -Selon les autorités, l’attentat était inspiré par l’idéologie du groupe jihadiste Etat islamique (EI).Parmi les victimes décédées figurent un rescapé de la Shoah de 87 ans, un couple ayant tenté d’arrêter l’un des assaillants ou encore une enfant de 10 ans.Malgré le danger, des citoyens ordinaires ont aussi fait preuve d’héroïsme ce jour-là : des sauveteurs se précipitant pour soigner les blessés, des personnes se protégeant mutuellement des tirs, et un commerçant local, Ahmed al Ahmed, arrachant son arme à l’un des assaillants. “Ce sont eux, les héros, n’est-ce pas? Les gens qui sont intervenus et se sont mis en danger”, a déclaré David Barrett, un enseignant, interrogé sur la plage de Bondi. “C’est regrettable d’en arriver là. Mais cela montre bien l’esprit australien, que les gens sont toujours prêts à intervenir et à aider”.Le chef du gouvernement, a été la cible de critiques en amont de l’attaque pour son atermoiement supposé face à l’antisémitisme.Depuis la tuerie, M. Albanese a ordonné l’établissement d’une “commission royale d’enquête fédérale” disposant de larges pouvoirs, chargée notamment d’enquêter sur les failles des renseignements et les signes d’une montée de l’antisémitisme, en particulier depuis le 7-Octobre.Le Parlement australien a pour sa part durci mardi le contrôle des armes à feu, avec la mise en place un programme national de rachat d’armes et le renforcement des règles d’importation d’armes et des vérifications d’antécédents pour obtenir un permis.Les deux chambres ont par ailleurs accru les peines visant les personnes diffusant des discours de haine ou visant à promouvoir la violence, et facilité les refus ou annulations de visa pour les personnes soupçonnées de terrorisme ou de diffusion de contenus haineux.L’assaillant Sajid Akram, âgé de 50 ans, a été tué par la police. Son fils de 24 ans a, lui, été inculpé pour terrorisme et meurtres. D’après la police, les deux hommes n’ont pas reçu d’aide extérieure et ne faisaient pas partie d’une organisation terroriste.Ils s’étaient toutefois rendus dans le sud des Philippines dans les semaines précédant la tuerie. Ce voyage a alimenté les soupçons autour de possibles liens avec des extrémistes dans une région connue pour plusieurs insurrections islamistes.Les deux hommes avaient aussi enregistré en octobre une vidéo contre les “sionistes”, assis devant un drapeau du groupe Etat islamique, d’après les forces de l’ordre.
Stocks track Wall St rally as Trump cools tariff threats in Davos
Stocks rose on Thursday while safe-haven precious metals extended losses after Donald Trump rowed back on his threat to hit key European countries with tariffs over their opposition to a US takeover of Greenland.The gains were also fuelled by a surge in regional tech giants as the artificial intelligence trade roared back into the spotlight after the head of Nvidia said the sector needed “trillions of dollars” more investment.Markets have been whipped by volatility this week after the US president said at the weekend he would hammer several nations — including Germany, France, Britain and Denmark — with levies for their pushback against his grab for the North Atlantic island.The threat sparked a warning of retaliation, with French President Emmanuel Macron raising the possibility of deploying an unused, powerful instrument aimed at deterring economic coercion, fanning fears of a trade war between the economic giants.But traders breathed a sigh of relief on Wednesday when the US president told the World Economic Forum (WEF) in Davos that he would not take the Danish autonomous territory by force — as he had hinted — and later said he had retracted his tariff threat.”We have formed the framework of a future deal with respect to Greenland and, in fact, the entire Arctic Region,” he wrote in a post on Truth Social, without providing details.”Based upon this understanding, I will not be imposing the Tariffs that were scheduled to go into effect on February 1st,” he said.The news fuelled a rally of more than one percent in US stocks, which had tanked on Tuesday on their return from a long weekend.Asia followed suit, with Tokyo, Hong Kong, Shanghai, Sydney, Seoul, Singapore, Mumbai, Taipei and Manila all up. Paris and Frankfurt jumped more than one percent at the open, while London was also sharply higher.Gold and silver, which have hit multiple records this week on a push into safe havens by worried traders, both fell on Wednesday and extended their retreat in Asia.Pepperstone’s Michael Brown wrote that “the threat of 10 percent tariffs on various European nations has been unwound (and) the tail risk of a tit-for-tat tariff war has been eliminated”.”Participants can move on, and finally the hysteria and hyperbole that was doing the rounds over this matter can be put to bed,” he added.Observers said there had been a pick-up in optimism among investors about the “Trump put” in which big losses in stocks would force the president to change course. The advances in Asia were led by tech-heavy markets Tokyo, Taipei and Seoul, with the latter topping 5,000 points for the first time as chip companies enjoyed bumper gains.The surge came after Nvidia boss Jensen Huang told the WEF that the infrastructure to develop and power generative artificial intelligence models will require much more cash.He told delegates that today’s AI boom “has started the largest infrastructure buildout in human history”.”We’re now a few hundred billion dollars into it… there are trillions of dollars of infrastructure that needs to be built out” in fields including energy, cloud computing and electronics.South Korean chip leaders Samsung and SK hynix gained around two percent, while in Japan tech investment giant SoftBank piled on more than 11 percent, with chip firms Advantest five percent higher and Tokyo Electron up more than three percent.Japanese precision tools maker Disco Corporation is trading up 17 percent in Tokyo after stronger-than-expected earnings.TSMC was up more than one percent in Taipei.- Key figures at around 0815 GMT -Tokyo – Nikkei 225: UP 1.7 percent at 53,688.89 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.2 percent at 26,629.96 (close)Shanghai – Composite: UP 0.1 percent at 4,122.58 (close)London – FTSE 100: UP 0.7 percent at 10,208.97 Euro/dollar: UP at $1.1689 from $1.1683 on WednesdayPound/dollar: UP at $1.3434 from $1.3418Dollar/yen: UP at 158.80 yen from 158.43 yenEuro/pound: DOWN at 87.01 pence from 87.08 penceWest Texas Intermediate: DOWN 0.3 percent at $60.43 per barrelBrent North Sea Crude: DOWN 0.4 percent at $64.99New York – Dow: UP 1.2 percent at 49,077.23 (close)





