Trump choisit un critique de la Fed, Kevin Warsh, pour présider la banque centrale

Donald Trump a finalement choisi vendredi de lancer Kevin Warsh à l’assaut de la présidence de Réserve fédérale (Fed), un habitué des milieux d’affaires qui a passé les derniers mois à critiquer l’institution dont il a été l’un des gouverneurs.Pour être effective, la nomination de M. Warsh devra être confirmée par le Sénat, où le parti présidentiel est majoritaire.Le mandat de l’actuel chef de la Fed, Jerome Powell, arrive à échéance en mai.”Je connais Kevin depuis longtemps et je n’ai aucun doute qu’il restera dans l’histoire comme l’un des GRANDS présidents de la Fed, peut‑être le meilleur. Par‑dessus tout, il a +tout du premier rôle+, et il ne vous laissera jamais tomber. Félicitations Kevin!”, a écrit le président sur sa plateforme Truth Social.Son message a été envoyé au petit matin pour les Etats-Unis. Wall Street accueillait sereinement, sans réaction notable, son choix dans les échanges avant l’ouverture.Après l’annonce, Samuel Tombs, du cabinet Pantheon Macroeconomics, conseillait de ne pas tirer de conclusion hâtive concernant l’impact de cette nomination sur la politique monétaire.”On ne sait pas avec certitude comment M. Warsh votera. Il est raisonnable de supposer qu’il a dit au président qu’il était favorable à une baisse des taux d’intérêt aujourd’hui, sinon il n’aurait pas été nommé. (…) Mais les instincts +faucons+ de M. Warsh pourraient refaire surface une fois qu’il aura obtenu la présidence”, souligne dans une note le spécialiste de l’économie américaine.Dans le jargon des banques centrales, un “faucon” désigne un responsable très attaché à la lutte contre l’inflation et se méfie des taux bas – M. Warsh était classé dans cette catégorie du temps où il était gouverneur (2006-2011).Kevin Warsh est bien connu des milieux financiers pour avoir notamment été un des dirigeants la banque Morgan Stanley. Il faisait partie des personnalités pressenties pour prendre la tête de l’institution en 2018, lorsque Donald Trump avait finalement préféré Jerome Powell – choix sur lequel le chef de l’Etat n’a ensuite cessé de se lamenter.- L’enjeu de l’indépendance -Le président américain assume attendre du prochain chef de la Fed qu’il partage ses vues sur la politique monétaire.Il a répété jeudi que les taux d’intérêt étaient pour lui “trop élevés, intolérablement trop élevés”.Sauf que l’interventionnisme de Donald Trump risque de rendre son candidat suspect aux yeux des investisseurs.La révélation par Jerome Powell de l’existence d’une procédure du ministère de la Justice à son encontre a récemment suscité l’indignation des milieux économiques, qui y voient une nouvelle atteinte à l’indépendance de l’institution monétaire.Des élus républicains en ont aussi pris ombrage et dit qu’ils ne confirmeraient aucune nomination à la Fed tant que la procédure ne serait pas classée.- Critique de l’institution -Donald Trump avait laissé entendre en décembre qu’il envisageait de nommer son conseiller économique Kevin Hassett, avant de faire marche arrière.Dans un autre message sur Truth Social vendredi matin, il a expliqué que M. Hassett aurait fait un “excellent président” de la Fed mais que ses talents lui étaient indispensables à la Maison Blanche.C’est le président républicain George W. Bush qui avait fait de Kevin Warsh le plus jeune gouverneur de l’histoire de la banque centrale – il avait alors 35 ans.Il aurait pu rester plus longtemps en poste, mais avait démissionné en 2011 en critiquant la poursuite de l’exceptionnelle politique monétaire accommodante adoptée pour soutenir la reprise après la crise de 2008-09.Cette étiquette de “faucon” pesait en sa défaveur aux yeux de l’exécutif actuel. Mais il a passé l’année 2025 à envoyer des signaux à la Maison Blanche en plaidant pour des diminutions de taux et en critiquant l’institution monétaire.Sitôt après l’annonce, un commentateur de la chaine économique américaine CNBC a relevé un possible autre atout de Kevin Warsh aux yeux d’un président aimant s’entourer de personnes télégéniques: “Il a de beaux cheveux.”

Israel to partially reopen Gaza’s Rafah crossing on Sunday

Israel announced it would reopen the crucial Rafah crossing between Gaza and Egypt on Sunday after months of urging from the UN, humanitarian organisations and ordinary Palestinians — but only for the “limited movement of people”.Earlier on Friday, the Islamist movement Hamas had called for the “immediate transition to the second phase” of the ongoing US-brokered truce in Gaza, namely its provision for the reopening of Rafah, as well as the entry of a technocratic Palestinian committee to administer the territory.Israel had previously expressed its unwillingness to reopen the gateway until getting back the remains of Ran Gvili, the last hostage to be held in Gaza, who was recovered earlier this week and laid to rest in Israel on Wednesday.”The Rafah Crossing will open this coming Sunday (February 1st) in both directions, for limited movement of people only,” COGAT, an Israeli defence ministry body overseeing civil affairs in the occupied Palestinian territories, said in a statement on Friday.Entry and exit “will be permitted in coordination with Egypt, following prior security clearance of individuals by Israel, and under the supervision of the European Union mission”, it added.The crossing, situated on the territory’s southern border with Egypt, is the only route in and out of Gaza that does not pass through Israel.It lies in territory held by Israeli forces since their pull-back behind the so-called “Yellow Line” under the terms of the ceasefire deal. Israeli troops still control more than half of Gaza.The gateway is a vital entry point for aid, but has been closed since Israeli forces took control of it in May 2024 — except for a limited reopening in early 2025 — and past bids to reopen it have failed to materialise.The fragile Gaza ceasefire has been in force since October 10.The plan, outlined by US president Donald Trump to put an end to the war, calls for the crossing to be reopened now that all hostages held by Palestinian militants have been released or returned to Israel.Prior to Israel’s announcement, Mirjana Spoljaric, the president of the International Committee of the Red Cross, had called on Friday for the international community “harness the momentum generated by the first phase of the agreement between Israel and Hamas to urgently improve the dire humanitarian conditions in Gaza”.Spoljaric said this included Israel easing entry restrictions on so-called dual-use material and equipment, such as water pipes and generators, to restore basic infrastructure.The humanitarian situation in the territory of more than two million people remains grave, with most of the population displaced and many living in tents with little or no sanitation amid harsh winter weather.- Disarmament -Phase two of the ceasefire deal also stipulates the disarmament of Hamas, which has repeatedly called the issue of its weapons a red line, though it has suggested it could be willing to hand them over to a Palestinian governing authority.In return, Israel’s military is meant to gradually withdraw, with an international stabilisation force deployed in its stead.On Thursday, US President Donald Trump told his cabinet that “it looks like” Hamas would disarm, though the group has offered no confirmation.Washington had previously announced that the truce deal was entering its second phase with the naming of the Palestinian technocratic committee that will oversee day-to-day governance in the devastated territory.The reopening of Rafah is expected to allow the entry of the 15-member body, known as the National Committee for the Administration of Gaza, which answers to Trump’s “Board of Peace”.Since the ceasefire went into effect, Israel and Hamas have traded accusations of violations on a daily basis.The Israeli military said on Friday that it had identified “eight terrorists” who emerged from underground overnight, and that the air force had “struck and eliminated three” of them.Without providing information on the identities of the targets, it added that further strikes were launched and that “soldiers continue to conduct searches in the area in order to locate and eliminate all the terrorists”.The Gaza war was sparked by Hamas’s October 7, 2023 attack on Israel, which resulted in the deaths of 1,221 people, according to an AFP tally based on official Israeli figures.The Israeli retaliation flattened much of Gaza, a territory that was already suffering severely from previous rounds of fighting and from an Israeli blockade imposed since 2007.The two-year war has left more than 71,600 people dead in Gaza, according to the Hamas-run territory’s health ministry, figures considered reliable by the United Nations.

Budget: un ultime 49.3 dégainé en 13 secondes, épilogue lundi

La ligne d’arrivée du marathon budgétaire est proche: le Premier ministre Sébastien Lecornu a activé vendredi pour la troisième fois l’article 49 alinéa 3 de la Constitution à l’Assemblée nationale, ultime étape avant l’adoption définitive du budget de l’Etat, attendue lundi.”La France doit avoir un budget. Et donc, devant cet hémicycle, j’engage la responsabilité du gouvernement sur l’ensemble du PLF (projet de loi de finances, ndlr) pour 2026, sur la base de l’article 49 de la Constitution”, s’est contenté de déclarer, en 13 secondes chrono, devant l’Assemblée nationale le chef du gouvernement qui s’était engagé à y renoncer au début de l’automne, à la demande du PS.Dans la foulée, La France insoumise a annoncé le dépôt d’une motion de censure, qui devrait être examinée et rejetée lundi faute du soutien de la droite et des socialistes, tout comme une autre motion du Rassemblement national et son allié UDR.Selon le président de la commission des Finances Éric Coquerel (LFI), ces motions de censure seront examinées lundi à 17H00 – et non mardi comme il le demandait pour permettre à tous les députés de revenir à Paris. Autre critique sur la forme de l’écologiste Arnaud Bonnet, “le Premier ministre n’a même pas attendu que les membres de la commission des Finances”, qui venaient de rejeter une ultime fois ce budget, “arrivent dans l’hémicycle que le 49.3 était déjà prononcé”. Après quatre mois de très denses discussions au Parlement, le projet de loi de finances pour 2026 va pouvoir aboutir. – Matelas confortable -Sauf immense surprise, les motions de censure seront rejetées comme les deux précédentes, le gouvernement disposant d’un matelas relativement confortable d’une vingtaine de voix d’avance.”Le groupe socialiste a serré la vis (aux députés qui voudraient voter la censure) et est maintenant dans un soutien sans participation au gouvernement”, a déploré M. Coquerel.”C’est la dernière chance que peuvent avoir les députés LR et socialistes de sanctionner ce gouvernement”, a lancé Sébastien Chenu (RN).Le rejet des motions vaudra alors adoption définitive du budget de l’Etat, qui devra tout de même passer le filtre du Conseil constitutionnel avant d’être promulgué. Sa mise en place mettra fin au régime fragile de la loi spéciale, votée fin décembre faute d’accord parlementaire pour assurer la continuité de l’État.Après ce dernier 49.3, Sébastien Lecornu effectuait un déplacement vendredi après-midi dans le village de Baigneaux, en Eure-et-Loir, dans la Beauce, pour valoriser l’agriculture locale et diversifiée. Pour promouvoir les “contrats d’avenir” réclamés par le syndicat des Jeunes agriculteurs, pour les aider à diversifier leurs productions notamment face au changement climatique, il doit visiter une exploitation qui s’est mise à faire des amandes en plus des céréales.Confronté à la colère des agriculteurs, le Premier ministre avait promis le 13 janvier un projet de “loi d’urgence” sur la politique de l’eau, la “prédation” du loup et les “moyens de production”. – “Texte utile” mais “imparfait” -S’il est certes “imparfait”, ce budget “est un texte utile pour les Français, car il nous permet de sortir du climat d’incertitude qui s’est installé depuis quelques mois”, a salué jeudi la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.Si certains parlementaires, tout comme l’agence de notation Moody’s, en doutent, le texte entend ramener le déficit à 5% du PIB en 2026, contre 5,4% en 2025.Initialement, l’exécutif visait 4,7%. Mais, selon le rapporteur Philippe Juvin (LR), le budget de l’Etat a dû d’une part “assumer les décisions prises au niveau du budget de la Sécurité sociale”, avec notamment la suspension de la réforme des retraites, qui s’est traduite par “une hausse du déficit de 0,3 point de PIB”. D’autre part, a-t-il regretté, l’effort des collectivités locales “a été réduit de moitié” à la demande du Sénat. Le texte prévoit diverses concessions en direction notamment du PS, comme les repas à un euro pour les étudiants ou la hausse de la prime d’activité.Le bloc central et la droite ne sont pas plus satisfaits de ce budget que le RN et LFI mais M. Juvin s’est félicité “d’avoir évité de graves écueils” au niveau fiscal, comme “la remise en cause du pacte Dutreil” sur la transmission d’entreprises et “une fiscalité supplémentaire pour les PME et les ETI (entreprises de taille intermédiaire)”.ama-are-far-lak/lum/hr/dch   

Budget: un ultime 49.3 dégainé en 13 secondes, épilogue lundi

La ligne d’arrivée du marathon budgétaire est proche: le Premier ministre Sébastien Lecornu a activé vendredi pour la troisième fois l’article 49 alinéa 3 de la Constitution à l’Assemblée nationale, ultime étape avant l’adoption définitive du budget de l’Etat, attendue lundi.”La France doit avoir un budget. Et donc, devant cet hémicycle, j’engage la responsabilité du gouvernement sur l’ensemble du PLF (projet de loi de finances, ndlr) pour 2026, sur la base de l’article 49 de la Constitution”, s’est contenté de déclarer, en 13 secondes chrono, devant l’Assemblée nationale le chef du gouvernement qui s’était engagé à y renoncer au début de l’automne, à la demande du PS.Dans la foulée, La France insoumise a annoncé le dépôt d’une motion de censure, qui devrait être examinée et rejetée lundi faute du soutien de la droite et des socialistes, tout comme une autre motion du Rassemblement national et son allié UDR.Selon le président de la commission des Finances Éric Coquerel (LFI), ces motions de censure seront examinées lundi à 17H00 – et non mardi comme il le demandait pour permettre à tous les députés de revenir à Paris. Autre critique sur la forme de l’écologiste Arnaud Bonnet, “le Premier ministre n’a même pas attendu que les membres de la commission des Finances”, qui venaient de rejeter une ultime fois ce budget, “arrivent dans l’hémicycle que le 49.3 était déjà prononcé”. Après quatre mois de très denses discussions au Parlement, le projet de loi de finances pour 2026 va pouvoir aboutir. – Matelas confortable -Sauf immense surprise, les motions de censure seront rejetées comme les deux précédentes, le gouvernement disposant d’un matelas relativement confortable d’une vingtaine de voix d’avance.”Le groupe socialiste a serré la vis (aux députés qui voudraient voter la censure) et est maintenant dans un soutien sans participation au gouvernement”, a déploré M. Coquerel.”C’est la dernière chance que peuvent avoir les députés LR et socialistes de sanctionner ce gouvernement”, a lancé Sébastien Chenu (RN).Le rejet des motions vaudra alors adoption définitive du budget de l’Etat, qui devra tout de même passer le filtre du Conseil constitutionnel avant d’être promulgué. Sa mise en place mettra fin au régime fragile de la loi spéciale, votée fin décembre faute d’accord parlementaire pour assurer la continuité de l’État.Après ce dernier 49.3, Sébastien Lecornu effectuait un déplacement vendredi après-midi dans le village de Baigneaux, en Eure-et-Loir, dans la Beauce, pour valoriser l’agriculture locale et diversifiée. Pour promouvoir les “contrats d’avenir” réclamés par le syndicat des Jeunes agriculteurs, pour les aider à diversifier leurs productions notamment face au changement climatique, il doit visiter une exploitation qui s’est mise à faire des amandes en plus des céréales.Confronté à la colère des agriculteurs, le Premier ministre avait promis le 13 janvier un projet de “loi d’urgence” sur la politique de l’eau, la “prédation” du loup et les “moyens de production”. – “Texte utile” mais “imparfait” -S’il est certes “imparfait”, ce budget “est un texte utile pour les Français, car il nous permet de sortir du climat d’incertitude qui s’est installé depuis quelques mois”, a salué jeudi la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.Si certains parlementaires, tout comme l’agence de notation Moody’s, en doutent, le texte entend ramener le déficit à 5% du PIB en 2026, contre 5,4% en 2025.Initialement, l’exécutif visait 4,7%. Mais, selon le rapporteur Philippe Juvin (LR), le budget de l’Etat a dû d’une part “assumer les décisions prises au niveau du budget de la Sécurité sociale”, avec notamment la suspension de la réforme des retraites, qui s’est traduite par “une hausse du déficit de 0,3 point de PIB”. D’autre part, a-t-il regretté, l’effort des collectivités locales “a été réduit de moitié” à la demande du Sénat. Le texte prévoit diverses concessions en direction notamment du PS, comme les repas à un euro pour les étudiants ou la hausse de la prime d’activité.Le bloc central et la droite ne sont pas plus satisfaits de ce budget que le RN et LFI mais M. Juvin s’est félicité “d’avoir évité de graves écueils” au niveau fiscal, comme “la remise en cause du pacte Dutreil” sur la transmission d’entreprises et “une fiscalité supplémentaire pour les PME et les ETI (entreprises de taille intermédiaire)”.ama-are-far-lak/lum/hr/dch   

Budget: un ultime 49.3 dégainé en 13 secondes, épilogue lundi

La ligne d’arrivée du marathon budgétaire est proche: le Premier ministre Sébastien Lecornu a activé vendredi pour la troisième fois l’article 49 alinéa 3 de la Constitution à l’Assemblée nationale, ultime étape avant l’adoption définitive du budget de l’Etat, attendue lundi.”La France doit avoir un budget. Et donc, devant cet hémicycle, j’engage la responsabilité du gouvernement sur l’ensemble du PLF (projet de loi de finances, ndlr) pour 2026, sur la base de l’article 49 de la Constitution”, s’est contenté de déclarer, en 13 secondes chrono, devant l’Assemblée nationale le chef du gouvernement qui s’était engagé à y renoncer au début de l’automne, à la demande du PS.Dans la foulée, La France insoumise a annoncé le dépôt d’une motion de censure, qui devrait être examinée et rejetée lundi faute du soutien de la droite et des socialistes, tout comme une autre motion du Rassemblement national et son allié UDR.Selon le président de la commission des Finances Éric Coquerel (LFI), ces motions de censure seront examinées lundi à 17H00 – et non mardi comme il le demandait pour permettre à tous les députés de revenir à Paris. Autre critique sur la forme de l’écologiste Arnaud Bonnet, “le Premier ministre n’a même pas attendu que les membres de la commission des Finances”, qui venaient de rejeter une ultime fois ce budget, “arrivent dans l’hémicycle que le 49.3 était déjà prononcé”. Après quatre mois de très denses discussions au Parlement, le projet de loi de finances pour 2026 va pouvoir aboutir. – Matelas confortable -Sauf immense surprise, les motions de censure seront rejetées comme les deux précédentes, le gouvernement disposant d’un matelas relativement confortable d’une vingtaine de voix d’avance.”Le groupe socialiste a serré la vis (aux députés qui voudraient voter la censure) et est maintenant dans un soutien sans participation au gouvernement”, a déploré M. Coquerel.”C’est la dernière chance que peuvent avoir les députés LR et socialistes de sanctionner ce gouvernement”, a lancé Sébastien Chenu (RN).Le rejet des motions vaudra alors adoption définitive du budget de l’Etat, qui devra tout de même passer le filtre du Conseil constitutionnel avant d’être promulgué. Sa mise en place mettra fin au régime fragile de la loi spéciale, votée fin décembre faute d’accord parlementaire pour assurer la continuité de l’État.Après ce dernier 49.3, Sébastien Lecornu effectuait un déplacement vendredi après-midi dans le village de Baigneaux, en Eure-et-Loir, dans la Beauce, pour valoriser l’agriculture locale et diversifiée. Pour promouvoir les “contrats d’avenir” réclamés par le syndicat des Jeunes agriculteurs, pour les aider à diversifier leurs productions notamment face au changement climatique, il doit visiter une exploitation qui s’est mise à faire des amandes en plus des céréales.Confronté à la colère des agriculteurs, le Premier ministre avait promis le 13 janvier un projet de “loi d’urgence” sur la politique de l’eau, la “prédation” du loup et les “moyens de production”. – “Texte utile” mais “imparfait” -S’il est certes “imparfait”, ce budget “est un texte utile pour les Français, car il nous permet de sortir du climat d’incertitude qui s’est installé depuis quelques mois”, a salué jeudi la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.Si certains parlementaires, tout comme l’agence de notation Moody’s, en doutent, le texte entend ramener le déficit à 5% du PIB en 2026, contre 5,4% en 2025.Initialement, l’exécutif visait 4,7%. Mais, selon le rapporteur Philippe Juvin (LR), le budget de l’Etat a dû d’une part “assumer les décisions prises au niveau du budget de la Sécurité sociale”, avec notamment la suspension de la réforme des retraites, qui s’est traduite par “une hausse du déficit de 0,3 point de PIB”. D’autre part, a-t-il regretté, l’effort des collectivités locales “a été réduit de moitié” à la demande du Sénat. Le texte prévoit diverses concessions en direction notamment du PS, comme les repas à un euro pour les étudiants ou la hausse de la prime d’activité.Le bloc central et la droite ne sont pas plus satisfaits de ce budget que le RN et LFI mais M. Juvin s’est félicité “d’avoir évité de graves écueils” au niveau fiscal, comme “la remise en cause du pacte Dutreil” sur la transmission d’entreprises et “une fiscalité supplémentaire pour les PME et les ETI (entreprises de taille intermédiaire)”.ama-are-far-lak/lum/hr/dch   

Syrians decry soaring electricity prices

When Hani Massalkhi went to pay his electricity bill in Damascus this week, he discovered that, under the new tariffs, the amount due was higher than his monthly income.Massalkhi, a retired agricultural engineer who lives on a $70-a-month pension, left without paying.”My bill used to vary between 15,000 and 20,000 pounds (less than $2). Now, it has surpassed 800,000 pounds”, or $72, he told AFP.In October, Syria’s energy ministry hiked prices by up to 6,000 percent, sending shockwaves through a population already reeling from more than 13 years of war.”Where are we supposed to get this money from?” Massalkhi wondered. “People are emerging from a crisis, exhausted…they can’t even put food on the table.”Authorities said the increase comes “within the framework of a project to reform the electricity sector, achieve sustainability, and improve service”.But, with most of Syria’s population living below the poverty line and the minimum wage at around $75, many have found themselves unable to pay the new tariffs.An official at the energy ministry did not respond to an AFP request for comment on the new prices.- ‘Electricity is a right’ -Since the ousting of longtime ruler Bashar al-Assad in 2024, the new Syrian authorities have repeatedly vowed to increase electricity production in a country where power cuts can last up to 20 hours a day.Over the past year, they have signed contracts and memoranda of understanding to import gas from Turkey and Qatar to increase production.They also hope to attract funding and investments to rehabilitate Syria’s dilapidated infrastructure.The World Bank estimates that post-war reconstruction will cost more than $216 billion. However, citizens have yet to feel noticeable changes in their living conditions.Damascus residents now receive up to six hours of state-provided electricity daily, but those outside the capital remain mostly in the dark.Mohamad Ahmad, an economist and energy specialist at the Syria-focused consultancy Karam Shaar Advisory, told AFP that the price increase “primarily aims to prevent the financial collapse of the electricity sector”.”The core problem is not the tariff increase itself, but rather the erosion of wage purchasing power, particularly given that some employees earn less than $100 per month,” he added.On Thursday, a handful of people gathered outside the energy ministry in Damascus to protest the new tariffs, something unimaginable under the former government.They held placards that read “we won’t pay”, condemning the widening gap between incomes and bills.Protester Mohammed Daher, a retired public employee, told AFP that he now receives only two hours of electricity a day in the Tadamon suburb of Damascus.He said that although he carefully rations his power use at home, he was “shocked to find out that my bill has surpassed 350,000 pounds ($31),” when it used to be less than $2.”Where am I supposed to get that money from?” he added, saying his income was just $62 a month.Feminist activist Sawsan Zakzak, 65, said she had been limiting her electricity consumption because she and her husband live on low pensions.”We do not use air conditioning, and this year we did not use the boiler,” she said as she held a placard that read “electricity service is a right”. “We also only watch television for a short period of time, fearing high tariffs.”

Kevin Warsh, a former Fed ‘hawk’ now in tune with Trump

Kevin Warsh, a former US Federal Reserve official named by President Donald Trump on Friday as its next chief, was long an inflation foe but has aligned his views with those of Trump officials seeking aggressive interest rate cuts.Trump made the announcement after the Fed held its benchmark rate steady this week under Chairman Jerome Powell, whom the president again slammed as a “moron”.The months of personal attacks have fuelled widespread fears among investors that the Fed’s policy independence is under threat, potentially posing an inflation risk to the world’s biggest economy.Warsh has edged out three other contenders for the Fed job: Fed Governor Christopher Waller, Rick Rieder of the investment behemoth BlackRock, and Trump’s top economic adviser Kevin Hassett.A Fed governor between 2006 and 2011, Warsh was previously a mergers and acquisitions banker at Morgan Stanley.He later joined former president George W. Bush’s administration, serving as a White House economic policy adviser from 2002 to 2006 before being nominated to the Fed’s Board of Governors.During his first term, Trump had considered Warsh for the Fed chair position, but eventually chose Powell instead.But Powell’s fall from grace was capped this month when US prosecutors issued subpoenas against him threatening a criminal indictment, an unprecedented move widely seen as an escalation of Trump’s campaign against the central bank.- No longer a ‘hawk’ –Warsh’s term as a Fed governor saw him work closely with its chief Ben Bernanke on the central bank’s policy responses during the financial crisis that rocked the global economy in 2008.He emerged as a key communications conduit between policymakers and financial markets, even as he became increasingly skeptical of some of the Fed’s actions — including interest rate cuts to help contain the damage.He resigned as a Fed governor in 2011, several years before his term was to expire in 2018.At the time, he was seen as an inflation “hawk,” a term describing policymakers more inclined to prioritize stable prices and low inflation.This is usually done by favoring tighter monetary policy and higher interest rates.But recently Warsh has stepped up his criticism of the Fed, endorsing many of the policy positions of Trump and his administration.He argued in a speech last year that the Fed had strayed from its monetary policy mission into political areas where it lacked expertise.Warsh also claimed that poor policy choices by the Fed were holding back the US economy from growing further.In an interview with Fox Business at the time, he backed interest rate cuts to boost growth, even as Fed officials said they needed to evaluate the potential impact of Trump’s tariffs barrage on inflation.Warsh, a graduate of Stanford University and Harvard Law School, is married to Jane Lauder, of the family known for the Estee Lauder cosmetics group. Her billionaire father Ronald Lauder is a longtime associate of Trump’s.Warsh’s appointment to the Fed would have to be confirmed by the US Senate, where he will face scrutiny including from Trump’s own Republican lawmakers.Republican Thom Tillis, who sits on the Senate Banking Committee, has vowed to oppose the confirmation of any Fed nominee until the probe against Powell is resolved.

Kevin Warsh, du cercle de Trump aux portes de la Fed

Kevin Warsh, désigné vendredi par Donald Trump comme son candidat pour diriger la Réserve fédérale (Fed), s’est érigé ces derniers mois en défenseur des politiques présidentielles et contempteur de la banque centrale am&éricaine, dont il a déjà été l’un des gouverneurs.Donald Trump a annoncé vendredi sur son réseau Truth social son choix pour présider le Conseil des gouverneurs de la banque centrale, une institution qu’il ne cesse de bousculer dans l’espoir de faire baisser les taux d’intérêt. Les marchés attendaient avec impatience cette décision, qui devra être validée par le Sénat, à majorité républicaine.Kevin Warsh, 55 ans, est l’un des deux “Kevin” qui étaient pressentis pour remplacer Jerome Powell, avec Kevin Hassett, fidèle conseiller économique de Donald Trump, qu’il a semble-t-il doublé dans la dernière ligne droite.Il a déjà voté sur la politique monétaire américaine, en tant que gouverneur de la Fed de 2006 à 2011. Il avait été propulsé à ce poste par le président républicain d’alors, George W. Bush, et était devenu à 35 ans le plus jeune gouverneur de l’histoire de la banque centrale.Il aurait pu conserver ce poste jusqu’en 2018, terme initial de son mandat, mais avait démissionné en 2011 en critiquant la poursuite de la politique monétaire très accommodante adoptée pour soutenir la reprise, après la crise de 2008-09.Un geste qui l’a catalogué dans la catégorie des “faucons”, terme qui désigne les responsables très attachés à la lutte contre l’inflation et rétifs aux taux bas. Ce point pesait en sa défaveur aux yeux de l’exécutif actuel. Mais il a passé l’année 2025 à envoyer des signaux favorables à la Maison Blanche, plaidant pour des diminutions de taux et critiquant l’institution monétaire.- Anti “dogme” -En novembre, dans une tribune publiée par le Wall Street Journal, Kevin Warsh avait ainsi épousé le credo du gouvernement républicain en dénonçant la “gouvernance défaillante” de la Fed, qui doit selon lui revoir sa politique monétaire et la régulation des banques.Il a aussi loué “les politiques procroissance portées par le président Trump” grâce auxquelles “les Etats-Unis vont croitre plus vite que les autres grandes économies”.”Les Américains bénéficieraient d’un salaire net plus élevé et d’un pouvoir d’achat accru si seulement les dirigeants de la Réserve fédérale cessaient de défendre leurs erreurs et commençaient à les corriger”, avait-il asséné.Selon lui, la banque centrale doit notamment “abandonner le dogme selon lequel l’inflation est causée par une croissance économique trop forte et des salaires trop élevés”. L’inflation arrive “quand le gouvernement dépense trop”.M. Warsh avait fait partie des personnes pressenties pour prendre la tête de l’institution en 2018, quand Donald Trump avait finalement préféré M. Powell – choix que le chef de l’Etat dit amèrement regretter aujourd’hui.Le prochain patron de la Fed est “une personne exceptionnelle, qui ne surprendra pas trop les gens. Beaucoup, beaucoup de gens pensent que c’est quelqu’un qui aurait pu occuper ce poste il y a quelques années”, a déclaré Donald Trump.Kevin Warsh n’est pas un économiste de formation, ce qui est rare pour un potentiel président de banque centrale, mais pas exceptionnel – Jerome Powell a précédemment œuvré comme avocat et banquier d’affaires.Juriste, Warsh est toutefois diplômé de prestigieuses universités américaines (Stanford, Harvard).Natif d’Albany, dans l’Etat de New York, il a d’abord travaillé pendant sept ans, jusqu’en 2002, pour la banque Morgan Stanley où il a atteint le rang de vice-président.Il a quitté la banque pour devenir un des conseillers économiques du président George W. Bush, plus particulièrement chargé des flux de capitaux, des marchés financiers et des banques.C’est à cette époque qu’il a épousé Jane Lauder, héritière de la famille du groupe de cosmétiques Estee Lauder. Un lien familial qui le rapproche de Donald Trump.Le père de Jane, Ronald Lauder, milliardaire et grand contributeur du parti républicain, est un ami de jeunesse du président américain et un conseiller occasionnel.