Iran: la vague de protestation étouffée par la répression
La vague de protestation en Iran a pour l’instant été étouffée par une violente répression qui a fait des milliers de morts, ont estimé vendredi des experts et des ONG, près de trois semaines après le début du mouvement de contestation.Si le mouvement semble marquer le pas, le fils de l’ancien chah d’Iran s’est dit convaincu que la République islamique allait “tomber”. “Ce n’est pas une question de +si+, mais de +quand+”, a lancé Reza Pahlavi à la presse à Washington. Déclenchées le 28 décembre à Téhéran par des commerçants contre la cherté de la vie, les manifestations ont véritablement pris de l’ampleur le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique mise en place en 1979.Les autorités ont alors coupé internet, une décision visant à cacher “la brutalité” de la répression, selon des groupes de défense des droits humains.Jeudi soir, début d’un pont férié de trois jours, les forces de sécurité étaient très présentes dans les rues de Téhéran, a constaté un journaliste de l’AFP.Cette riposte a “probablement étouffé le mouvement de protestation pour l’instant”, analyse l’Institut américain pour l’étude de la guerre. Mais, estime-t-il, le pouvoir ne pourra pas maintenir sur la durée la mobilisation générale de ses forces de sécurité, ce qui pourrait rendre “possible une reprise des manifestations”.Pour la première fois, les autorités ont livré vendredi un chiffre pour les arrestations: quelque 3.000 personnes ont été interpellées, selon des responsables de la sécurité cités par l’agence de presse iranienne Tasnim, qui pointe du doigt “des individus armés” et “des membres d’organisations terroristes”.- “Témoignages horrifiants” -La réalité est bien plus noire, avance Iran Human Rights (IHR). Cette ONG basée en Norvège fait désormais état de quelque 20.000 arrestations et au moins 3.428 personnes tuées, des cas vérifiés par elle-même ou via des sources indépendantes. D’autres évaluations donnent plus de 5.000 morts, voire 20.000, selon IHR, la coupure d’internet rendant difficile le travail de vérification pour les ONG et les médias. Ce blocage a battu le record de celui imposé durant les grandes manifestations de 2019, souligne l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.Pour Mahmood Amiry-Moghaddam, directeur de IHR, les autorités iraniennes ont “commis l’un des crimes les plus graves de notre époque”. Il invoque “des témoignages directs horrifiants” faisant état de “manifestants abattus alors qu’ils tentaient de fuir, de l’utilisation d’armes de guerre et de l’exécution en pleine rue de manifestants blessés”.”Les massacres perpétrés par les forces de sécurité iraniennes depuis le 8 janvier sont sans précédent dans le pays”, estime aussi Lama Fakih, directrice de programme à l’ONG Human Rights Watch.Une ressortissante franco-iranienne a été blessée en Iran, a dit vendredi à l’AFP et Radio France le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, sans plus de détail. La chaîne d’opposition Iran International, opérant depuis l’étranger, affirme pour sa part qu’au moins 12.000 personnes ont été tuées, citant de hautes sources gouvernementales et sécuritaires.- Appel Poutine-Pezeshkian -Sur le front diplomatique, la menace d’une nouvelle action militaire des Etats-Unis contre l’Iran semble s’éloigner, après que ses alliés du Golfe sont intervenus auprès de Donald Trump.Le président américain avait multiplié ces dernières semaines les menaces d’intervention, avant d’affirmer mercredi avoir été informé “par des sources très importantes” que “les tueries ont pris fin”.Alors que Vladimir Poutine ne s’était pas encore exprimé publiquement sur la situation en Iran, il s’est entretenu vendredi avec le président iranien, qui l’a remercié du soutien de Moscou.La veille, lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadeur russe Vassili Nebenzia avait reproché aux Etats-unis “d’attiser les tensions et d’alimenter l’hystérie”.Le Kremlin a annoncé que M. Poutine avait également discuté avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Ce dernier avait parlé jeudi à Donald Trump, en lui demandant, selon le New York Times, de ne pas intervenir militairement.L’Arabie saoudite, le Qatar et Oman avaient également mis en garde Donald Trump contre le risque “de graves répercussions pour la région”, selon un haut responsable saoudien interrogé par l’AFP.”Toutes les options restent sur la table côté américain”, a toutefois spécifié jeudi soir la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, précisant que le président américain avait averti Téhéran de “sérieuses conséquences” si la répression du mouvement de contestation continuait.
Ugandan opposition says leader seized by army helicopter after electionFri, 16 Jan 2026 21:56:58 GMT
Ugandan opposition leader Bobi Wine was forcibly taken away in an army helicopter from his home on Friday, his party said, a day after elections marred by reports of violence.President Yoweri Museveni is seeking to prolong his four-decade rule in an election that saw widespread repression and an internet blackout.His main opponent, singer-turned-politician Bobi Wine …
US Supreme Court agrees to hear Monsanto weedkiller case
The US Supreme Court agreed on Friday to hear a bid by German chemicals giant Bayer to put an end to a wave of lawsuits over the weedkiller Roundup.Bayer has spent more than $10 billion settling litigation linked to Roundup since it acquired its producer, the US agrochemical group Monsanto, in 2018.The International Agency for Research on Cancer considers glyphosate, one of Roundup’s ingredients, a probable human carcinogen, but Bayer says scientific studies and regulatory approvals show the weedkiller is safe.The top US court agreed to hear Bayer’s appeal of a $1.25 million award to a Missouri man who claimed Roundup was responsible for his blood cancer — one of thousands of similar “failure-to-warn” lawsuits facing the company.Bayer is arguing that it should be shielded from state lawsuits since the federal Environmental Protection Agency (EPA) approved the sale of Roundup to consumers and farmers without any warnings.The Trump administration has backed Bayer’s stance that a federal statute on pesticide labels preempts state laws requiring warnings on products that may be carcinogenic.In a brief, Solicitor General John Sauer said the EPA had “for decades” classified glyphosate as “not likely to be carcinogenic in humans,” arguing that the agency’s determination should preempt state rules on the matter.The Missouri case means “a jury may second-guess the agency’s science-based judgments,” Sauer said. “A manufacturer should not be left to ’50 different labeling regimes.'”Bayer CEO Bill Anderson welcomed the Supreme Court’s decision to take the case.”It is time for the US legal system to establish that companies should not be punished under state laws for complying with federal warning label requirements,” Anderson said in a statement.Lori Ann Burd, the environmental health director at the Center for Biological Diversity, expressed disappointment.”It’s a sad day in America when our highest court agrees to consider depriving thousands of Roundup users suffering from cancer of their day in court,” Burd said in a statement.”Bayer keeps losing on the facts about its own product so now it’s asking the court to prevent juries from ever again hearing those facts,” she added.The Supreme Court is expected to hear the case in the spring and issue a ruling by June or early July.
Budget: Lecornu annonce de nouvelles mesures pour éviter la censure, leur financement interroge
En quête d’un compromis sur le budget pour éviter la censure, Sébastien Lecornu a abattu de nouvelles cartes vendredi susceptibles selon lui de “rassembler”, mais qui soulèvent des questions au sujet de leur financement.Dans une allocution d’environ vingt minutes depuis la cour de Matignon, le Premier ministre a énuméré une série de mesures pour un budget présenté comme “meilleur” et “responsable”, assurant qu’il permettrait de réduire le déficit à l’objectif fixé de 5% du PIB, au lieu de 5,3% à ce stade des discussions parlementaires.Le PS réclamait notamment des mesures en faveur du pouvoir d’achat des plus modestes et sur le logement.Sébastien Lecornu a annoncé la revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu et une augmentation de “50 euros en moyenne” de la prime d’activité pour “plus de trois millions de ménages” à revenus modestes. Cette dernière mesure coûtera “de l’ordre de de 2 milliards d’euros” par an, selon l’entourage du Premier ministre.En matière de logement, il envisage une augmentation de 400 millions d’euros des moyens pour les bailleurs sociaux et renonce à l’année blanche “pour les allocations sur le logement” (APL).Avant même sa prise de parole, le chef du gouvernement avait annoncé la généralisation des repas universitaires à 1 euro, voulue par les socialistes.”Les avancées sont réelles”, s’est félicité le PS dans un communiqué. “Plusieurs points nécessitent encore des échanges avec le gouvernement”, a toutefois ajouté le chef du groupe à l’Assemblée Boris Vallaud.”On a des concessions qui sont très minimes”, a au contraire jugé sur BFMTV le président LFI de la commission des Finances de l’Assemblée, Eric Coquerel. “Et toujours pas la moindre piste sérieuse de financement”, a aussi taclé la cheffe du groupe écologiste, Cyrielle Chatelain. Le sujet a également été soulevé par le président du groupe MoDem à l’Assemblée, Marc Fesneau, visiblement sceptique bien qu’en soutien du gouvernement. Il a dit attendre de l’exécutif “des clarifications, en particulier sur le respect des objectifs de réduction du déficit”. De son côté, le président du Medef Patrick Martin s’est inquiété dans la soirée “des contreparties fiscales aux nouvelles dépenses annoncées”.- “Tristesse” -Sébastien Lecornu n’a pas dit par quelle voie, article 49.3 ou ordonnance, il comptait procéder pour l’adoption du texte. Deux outils constitutionnels à sa disposition, perçus par ses opposants comme des “passages en force”.Le Premier ministre s’est donné jusqu’à mardi pour trouver une solution acceptable aux yeux du PS, dont il cherche à s’assurer la non-censure.Faute d’accord des députés pour voter un budget, il a confié sa “tristesse” d’avoir vu sa méthode – laisser la main au Parlement – échouer sur le budget de l’Etat alors que les députés étaient parvenus à voter celui de la Sécurité sociale.Le gouvernement a suspendu jeudi soir les interminables débats budgétaires à l’Assemblée, actant l’impossibilité d’aller à un vote sur le projet de loi de finances 2026.Vendredi, Sébastien Lecornu a de nouveau fustigé la “stratégie cynique et profondément délibérée” de LFI et du RN, accusés de “saboter” les débats.”La seule stratégie que nous avons, monsieur le Premier ministre, c’est de défendre les Français”, lui a rétorqué la cheffe de file du RN Marine Le Pen lors d’un meeting à Marseille, en le surnommant “Caliméro Lecornu”.- Trancher -L’allocution du locataire de Matignon a laissé de nombreux points en suspens.Pour les collectivités locales, en attente d’un geste financier à quelques semaines des municipales, M. Lecornu a dit qu’elles participeraient à l’effort “dans des proportions acceptables”, sans donner de chiffre.Il n’a rien dit d’une éventuelle surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, censée rapporter 6,3 milliards d’euros et aider à la négociation avec le PS. Les discussions budgétaires sont censées reprendre mardi après-midi et le Premier ministre devrait donc avoir d’ici là choisi de recourir à l’article 49.3 ou à une ordonnance (article 47).L’article 49.3, auquel il avait solennellement renoncé en octobre à la demande du PS, permettrait au gouvernement de faire passer un budget en retenant les amendements de son choix.Mais il devrait l’utiliser potentiellement trois fois (sur les dépenses, les recettes puis l’ensemble du texte), s’exposant à chaque fois à une censure. Y recourir aurait un goût amer, son abandon incarnant pour Sébastien Lecornu la marque de son action.L’ordonnance, soit l’inscription du budget dans un texte sans passer devant le Parlement, serait inédite mais permettrait elle de doter le pays d’un budget même si le gouvernement devait être censuré par la suite.Un projet d’ordonnance budgétaire serait à l’étude à Matignon, selon une source à Bercy, mais cela ne veut pas dire que cette option sera in fine choisie.pol-are-tg-la/sde/cbn
Budget: Lecornu annonce de nouvelles mesures pour éviter la censure, leur financement interroge
En quête d’un compromis sur le budget pour éviter la censure, Sébastien Lecornu a abattu de nouvelles cartes vendredi susceptibles selon lui de “rassembler”, mais qui soulèvent des questions au sujet de leur financement.Dans une allocution d’environ vingt minutes depuis la cour de Matignon, le Premier ministre a énuméré une série de mesures pour un budget présenté comme “meilleur” et “responsable”, assurant qu’il permettrait de réduire le déficit à l’objectif fixé de 5% du PIB, au lieu de 5,3% à ce stade des discussions parlementaires.Le PS réclamait notamment des mesures en faveur du pouvoir d’achat des plus modestes et sur le logement.Sébastien Lecornu a annoncé la revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu et une augmentation de “50 euros en moyenne” de la prime d’activité pour “plus de trois millions de ménages” à revenus modestes. Cette dernière mesure coûtera “de l’ordre de de 2 milliards d’euros” par an, selon l’entourage du Premier ministre.En matière de logement, il envisage une augmentation de 400 millions d’euros des moyens pour les bailleurs sociaux et renonce à l’année blanche “pour les allocations sur le logement” (APL).Avant même sa prise de parole, le chef du gouvernement avait annoncé la généralisation des repas universitaires à 1 euro, voulue par les socialistes.”Les avancées sont réelles”, s’est félicité le PS dans un communiqué. “Plusieurs points nécessitent encore des échanges avec le gouvernement”, a toutefois ajouté le chef du groupe à l’Assemblée Boris Vallaud.”On a des concessions qui sont très minimes”, a au contraire jugé sur BFMTV le président LFI de la commission des Finances de l’Assemblée, Eric Coquerel. “Et toujours pas la moindre piste sérieuse de financement”, a aussi taclé la cheffe du groupe écologiste, Cyrielle Chatelain. Le sujet a également été soulevé par le président du groupe MoDem à l’Assemblée, Marc Fesneau, visiblement sceptique bien qu’en soutien du gouvernement. Il a dit attendre de l’exécutif “des clarifications, en particulier sur le respect des objectifs de réduction du déficit”. De son côté, le président du Medef Patrick Martin s’est inquiété dans la soirée “des contreparties fiscales aux nouvelles dépenses annoncées”.- “Tristesse” -Sébastien Lecornu n’a pas dit par quelle voie, article 49.3 ou ordonnance, il comptait procéder pour l’adoption du texte. Deux outils constitutionnels à sa disposition, perçus par ses opposants comme des “passages en force”.Le Premier ministre s’est donné jusqu’à mardi pour trouver une solution acceptable aux yeux du PS, dont il cherche à s’assurer la non-censure.Faute d’accord des députés pour voter un budget, il a confié sa “tristesse” d’avoir vu sa méthode – laisser la main au Parlement – échouer sur le budget de l’Etat alors que les députés étaient parvenus à voter celui de la Sécurité sociale.Le gouvernement a suspendu jeudi soir les interminables débats budgétaires à l’Assemblée, actant l’impossibilité d’aller à un vote sur le projet de loi de finances 2026.Vendredi, Sébastien Lecornu a de nouveau fustigé la “stratégie cynique et profondément délibérée” de LFI et du RN, accusés de “saboter” les débats.”La seule stratégie que nous avons, monsieur le Premier ministre, c’est de défendre les Français”, lui a rétorqué la cheffe de file du RN Marine Le Pen lors d’un meeting à Marseille, en le surnommant “Caliméro Lecornu”.- Trancher -L’allocution du locataire de Matignon a laissé de nombreux points en suspens.Pour les collectivités locales, en attente d’un geste financier à quelques semaines des municipales, M. Lecornu a dit qu’elles participeraient à l’effort “dans des proportions acceptables”, sans donner de chiffre.Il n’a rien dit d’une éventuelle surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, censée rapporter 6,3 milliards d’euros et aider à la négociation avec le PS. Les discussions budgétaires sont censées reprendre mardi après-midi et le Premier ministre devrait donc avoir d’ici là choisi de recourir à l’article 49.3 ou à une ordonnance (article 47).L’article 49.3, auquel il avait solennellement renoncé en octobre à la demande du PS, permettrait au gouvernement de faire passer un budget en retenant les amendements de son choix.Mais il devrait l’utiliser potentiellement trois fois (sur les dépenses, les recettes puis l’ensemble du texte), s’exposant à chaque fois à une censure. Y recourir aurait un goût amer, son abandon incarnant pour Sébastien Lecornu la marque de son action.L’ordonnance, soit l’inscription du budget dans un texte sans passer devant le Parlement, serait inédite mais permettrait elle de doter le pays d’un budget même si le gouvernement devait être censuré par la suite.Un projet d’ordonnance budgétaire serait à l’étude à Matignon, selon une source à Bercy, mais cela ne veut pas dire que cette option sera in fine choisie.pol-are-tg-la/sde/cbn
Budget: Lecornu annonce de nouvelles mesures pour éviter la censure, leur financement interroge
En quête d’un compromis sur le budget pour éviter la censure, Sébastien Lecornu a abattu de nouvelles cartes vendredi susceptibles selon lui de “rassembler”, mais qui soulèvent des questions au sujet de leur financement.Dans une allocution d’environ vingt minutes depuis la cour de Matignon, le Premier ministre a énuméré une série de mesures pour un budget présenté comme “meilleur” et “responsable”, assurant qu’il permettrait de réduire le déficit à l’objectif fixé de 5% du PIB, au lieu de 5,3% à ce stade des discussions parlementaires.Le PS réclamait notamment des mesures en faveur du pouvoir d’achat des plus modestes et sur le logement.Sébastien Lecornu a annoncé la revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu et une augmentation de “50 euros en moyenne” de la prime d’activité pour “plus de trois millions de ménages” à revenus modestes. Cette dernière mesure coûtera “de l’ordre de de 2 milliards d’euros” par an, selon l’entourage du Premier ministre.En matière de logement, il envisage une augmentation de 400 millions d’euros des moyens pour les bailleurs sociaux et renonce à l’année blanche “pour les allocations sur le logement” (APL).Avant même sa prise de parole, le chef du gouvernement avait annoncé la généralisation des repas universitaires à 1 euro, voulue par les socialistes.”Les avancées sont réelles”, s’est félicité le PS dans un communiqué. “Plusieurs points nécessitent encore des échanges avec le gouvernement”, a toutefois ajouté le chef du groupe à l’Assemblée Boris Vallaud.”On a des concessions qui sont très minimes”, a au contraire jugé sur BFMTV le président LFI de la commission des Finances de l’Assemblée, Eric Coquerel. “Et toujours pas la moindre piste sérieuse de financement”, a aussi taclé la cheffe du groupe écologiste, Cyrielle Chatelain. Le sujet a également été soulevé par le président du groupe MoDem à l’Assemblée, Marc Fesneau, visiblement sceptique bien qu’en soutien du gouvernement. Il a dit attendre de l’exécutif “des clarifications, en particulier sur le respect des objectifs de réduction du déficit”. De son côté, le président du Medef Patrick Martin s’est inquiété dans la soirée “des contreparties fiscales aux nouvelles dépenses annoncées”.- “Tristesse” -Sébastien Lecornu n’a pas dit par quelle voie, article 49.3 ou ordonnance, il comptait procéder pour l’adoption du texte. Deux outils constitutionnels à sa disposition, perçus par ses opposants comme des “passages en force”.Le Premier ministre s’est donné jusqu’à mardi pour trouver une solution acceptable aux yeux du PS, dont il cherche à s’assurer la non-censure.Faute d’accord des députés pour voter un budget, il a confié sa “tristesse” d’avoir vu sa méthode – laisser la main au Parlement – échouer sur le budget de l’Etat alors que les députés étaient parvenus à voter celui de la Sécurité sociale.Le gouvernement a suspendu jeudi soir les interminables débats budgétaires à l’Assemblée, actant l’impossibilité d’aller à un vote sur le projet de loi de finances 2026.Vendredi, Sébastien Lecornu a de nouveau fustigé la “stratégie cynique et profondément délibérée” de LFI et du RN, accusés de “saboter” les débats.”La seule stratégie que nous avons, monsieur le Premier ministre, c’est de défendre les Français”, lui a rétorqué la cheffe de file du RN Marine Le Pen lors d’un meeting à Marseille, en le surnommant “Caliméro Lecornu”.- Trancher -L’allocution du locataire de Matignon a laissé de nombreux points en suspens.Pour les collectivités locales, en attente d’un geste financier à quelques semaines des municipales, M. Lecornu a dit qu’elles participeraient à l’effort “dans des proportions acceptables”, sans donner de chiffre.Il n’a rien dit d’une éventuelle surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, censée rapporter 6,3 milliards d’euros et aider à la négociation avec le PS. Les discussions budgétaires sont censées reprendre mardi après-midi et le Premier ministre devrait donc avoir d’ici là choisi de recourir à l’article 49.3 ou à une ordonnance (article 47).L’article 49.3, auquel il avait solennellement renoncé en octobre à la demande du PS, permettrait au gouvernement de faire passer un budget en retenant les amendements de son choix.Mais il devrait l’utiliser potentiellement trois fois (sur les dépenses, les recettes puis l’ensemble du texte), s’exposant à chaque fois à une censure. Y recourir aurait un goût amer, son abandon incarnant pour Sébastien Lecornu la marque de son action.L’ordonnance, soit l’inscription du budget dans un texte sans passer devant le Parlement, serait inédite mais permettrait elle de doter le pays d’un budget même si le gouvernement devait être censuré par la suite.Un projet d’ordonnance budgétaire serait à l’étude à Matignon, selon une source à Bercy, mais cela ne veut pas dire que cette option sera in fine choisie.pol-are-tg-la/sde/cbn
Les médecins libéraux obtiennent des engagements du gouvernement
Après dix jours d’une grève qui a perturbé le système de santé sans le mettre à l’arrêt, les syndicats de médecins libéraux ont “suspendu” leur mouvement, après avoir obtenu du gouvernement des engagements de retrait de mesures contestées et une promesse de “renouer le dialogue”.”Nous suspendons” le mouvement de grève, a indiqué à l’AFP le docteur Franck Devulder, président du syndicat CSMF, après une réunion de l’intersyndicale qui regroupait notamment les six syndicats de médecins libéraux représentatifs. “Mais nous disons aussi +plus jamais cela, plus jamais d’attaques en règle contre la médecine libérale”, a-t-il ajouté. “Sinon le mouvement recommencera”.La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, qui affronte dimanche une législative partielle dans le Loiret, a récapitulé vendredi dans une lettre aux syndicats et dans un communiqué de presse les engagements pris pour mettre fin au conflit.Ainsi, le gouvernement s’engage à supprimer dans l’actuel projet de loi contre la fraude fiscale et sociale le caractère obligatoire de la “mise sous objectifs” par l’Assurance maladie des médecins qui sur-prescrivent des arrêts de travail par rapport à leurs confrères et consoeurs en situation comparable.Cette “mise sous objectifs” (une réduction de 30% du volume d’indemnités journalières prescrites par exemple) conserverait un caractère non-obligatoire, le médecin pouvant à la place choisir un contrôle systématique de ses prescriptions par le médecin conseil de l’Assurance maladie.Mme Rist s’est aussi engagée à “proposer une suppression des mesures permettant une baisses unilatérale des tarifs” par le gouvernement sur demande de l’Assurance maladie, un autre chiffon rouge pour les médecins.Ces dispositions votées par amendement parlementaire dans le budget de la Sécu 2026 seront abrogées par “le prochain vecteur législatif qui le permettra”.- Revoir les tarifs de l’imagerie – La ministre s’est aussi engagée à “relancer des discussions” avec les syndicats sur les tarifs de l’imagerie pour revenir sur certaines baisses tarifaires programmées, “à condition de conserver le niveau d’économie prévu” pour l’Assurance maladie (300 millions d’euros).Sur le cumul emploi-retraite, elle promet de la rendre plus favorable pour les médecins “exerçant en zones sous-denses”.En revanche, la suppression du remboursement par l’Assurance maladie des prescriptions des médecins en secteur 3 (praticiens non conventionnés aux consultations non remboursées) sera maintenue.Pour M. Devulder, les syndicats de médecins libéraux pourraient relancer la grève notamment en cas d’adoption par le Parlement de l’une des deux propositions de loi visant à réguler l’installation des médecins, la proposition de loi Garot (votée en première lecture par l’Assemblée nationale) et la proposition de loi Mouillé (votée en première lecture par le Sénat).Les syndicats restent aussi vigilants sur les conditions d’accueil et de rémunération des docteurs juniors, ces internes en quatrième année de médecine générale appelés à venir renforcer les généralistes dans les territoires sous-dotés à partir de novembre 2026.Une réunion sur le sujet avec les représentants des internes est prévue lundi au ministère de la Santé, selon les syndicats.Le niveau de participation à la grève entre le 5 et le 15 janvier reste difficile à mesurer.L’Assurance maladie a vu baisser d’un peu plus de 13% le nombre de feuilles de soins télétransmises sur la période de grève (hors samedi et dimanche et jeudi 15), selon des données de l’institution compilées par l’AFP. Le facteur neige a probablement joué aussi dans cette baisse la première semaine, en perturbant les déplacements.La grève a en tout cas eu un impact certain sur les urgences des hôpitaux publics, dont le traditionnel engorgement hivernal dû aux épidémies a été aggravé, avec des patients ne trouvant plus de réponse en médecine de ville.Le syndicat de médecins urgentistes Samu Urgences de France a de nouveau tiré la sonnette d’alarme vendredi: “augmentation de 24% de l’activité des Samu-SAS (service d’accès aux soins) qui se maintient en début d’année, services d’urgences saturés en continu (…) multiplication des plans blancs…”, ce dispositif permettant notamment le rappel de soignants en repos, ou la déprogrammation de soins non-urgents.”Les conditions d’exercice” aux urgences “sont indignes et les conséquences sont majeures: événements indésirables graves, décès sur brancards, perte de chance des patients, épuisement physique et psychique des équipes, fuite des professionnels et perte d’attractivité d’une spécialité incontournable”, a fustigé le syndicat.
Stock markets take breather at end of turbulent week
Stock markets mostly retrenched on Friday at the end of a week jam-packed with geopolitical developments, content to languish after record-breaking performances in recent days.Wall Street stocks followed European bourses into the red at the end of the session, with investors in no mood to take fresh positions.Major US exchanges will be closed Monday over the Martin Luther King Jr. Day.”The fact that US markets will be closed until Tuesday in the face of a rancorous geopolitical environment is probably also acting as a holdback provision,” said a note from Briefing.com analyst Patrick O’Hare.Headlines focused on the President Donald Trump’s response to Iran’s crackdown on protesters, his administration’s designs on taking over Greenland and plans for Venezuela’s oil.US indices finished the week with modest losses. The S&P 500 concluded Friday’s session at 6,940.01, down 0.1 percent for the day and 0.4 percent for the week.Next week’s agenda includes earnings from Netflix, United Airlines and Procter & Gamble. Analysts expect companies in the S&P 500 to report 8.2 percent earnings growth in the fourth-quarter compared with the year-ago period, according to FactSet.”We’re being reminded that Wall Street cares more about the bottom line than it does about headlines,” said CFRA Research’s Sam Stovall.Stovall also flagged US inflation data next week as a key input as far as what to expect from the Federal Reserve.In commodities trading, oil prices rebounded after shedding five percent Thursday as US President Donald Trump appeared to step back from military action against Iran, a major producer of crude oil.- Key figures at around 2115 GMT -New York – Dow: DOWN 0.2 percent at 49,359.33 (close)New York – S&P 500 : DOWN 0.1 percent at 6,940.01 (close)New York – Nasdaq: UP 0.2 percent at 23,515.39 (close)London – FTSE 100: DOWN less than 0.1 percent at 10,235.29 (close)Frankfurt – DAX: DOWN 0.2 percent at 25,297.13 (close)Paris – CAC 40: DOWN 0.7 percent at 8,258.94 (close)Tokyo – Nikkei 225: DOWN 0.3 percent at 53,936.17 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 0.3 percent at 26,844.96 (close)Shanghai – Composite: DOWN 0.3 percent at 4,101.91 (close)Euro/dollar: DOWN at $1.1604 from $1.1609 on ThursdayPound/dollar: UP at $1.3382 from $1.3381Dollar/yen: DOWN at 158.07 yen from 158.63 yenEuro/pound: DOWN 86.69 from 86.75 penceBrent North Sea Crude: UP 0.6 percent at $64.13 per barrelWest Texas Intermediate: UP 0.4 percent at $59.44 per barrelburs-jmb/bgs








