Marine Le Pen joue son avenir présidentiel au procès en appel du RN
Le procès en appel de Marine Le Pen, du Rassemblement national et de onze autres prévenus s’ouvre mardi à Paris: la cheffe de file de l’extrême droite française joue son éligibilité pour l’élection présidentielle de 2027 et, plus généralement, son avenir politique.L’audience, présidée par Michèle Agi, doit débuter à 13H30. Le procès est prévu théoriquement jusqu’au 11 février dans le palais de justice historique au cœur de la capitale, avant une décision attendue à l’été.”J’espère pouvoir être entendue par la cour d’appel”, a glissé dans la matinée Marine Le Pen avant une réunion de son groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, se disant “dans un état esprit d’espérance, en quelque sorte…”. La triple candidate malheureuse à l’Elysée a été condamnée pour détournement de fonds publics le 31 mars 2025 par le tribunal correctionnel de Paris à quatre ans d’emprisonnement dont deux ferme sous bracelet électronique, 100.000 euros d’amende et, surtout, cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, c’est-à-dire immédiate, qui l’empêche à date de concourir à la présidentielle – ou, en cas de dissolution, à sa propre succession dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais.Les juges de première instance l’ont reconnue coupable d’avoir mis en place un “système” entre 2004 et 2016 de captation des enveloppes versées par le Parlement européen aux eurodéputés, destinées à rémunérer leurs assistants dans le cadre de leurs fonctions à Bruxelles et Strasbourg.Pour l’accusation, représentée devant la cour d’appel par Thierry Ramonatxo et Stéphane Madoz-Blanchet, lesdits assistants travaillaient en réalité pour le seul parti Front national (FN, devenu RN) ou leurs dirigeants.”Il y a une règle intangible qui a toujours été là, c’est que les fonds qui sont versés à l’assistant parlementaire, c’est pour le député, c’est pas pour le parti. Cette règle-là a toujours existé”, a rappelé mardi sur RTL l’avocat en partie civile du Parlement européen, Me Patrick Maisonneuve.Le tribunal correctionnel a établi le préjudice à 3,2 millions d’euros, une fois déduit 1,1 million d’euros déjà remboursés par une partie des prévenus – ils étaient 25 en première instance, douze ont renoncé à faire appel malgré leur condamnation, dont la propre sœur de Marine Le Pen, Yann Le Pen.Le maire de Perpignan Louis Aliot, le député RN Julien Odoul, l’eurodéputé Nicolas Bay ou Bruno Gollnisch seront en revanche à nouveau sur le banc des prévenus.- Bardella “meilleur président” -Lundi, Mme Le Pen, 57 ans, avait estimé qu’il n’y avait qu'”un seul axe de défense: dire la vérité, c’est la stratégie qui est la mienne, comme je l’ai fait en première instance”.Mais, assistée de son conseil historique, Me Rodolphe Bosselut, et d’une nouvelle avocate, Me Sandra Chirac-Kollarik, elle pourrait davantage insister sur sa “non-intentionnalité” de commettre les faits qui lui sont reprochés plutôt qu’une dénégation en bloc, parfois perçue comme une “défense de rupture”, telle que plaidée en première instance, selon plusieurs de ses proches.Le député RN Jean-Philippe Tanguy a par ailleurs indiqué mardi sur RTL qu’une consigne de sobriété avait été adressée à la garde rapprochée: “il n’y a pas à médiatiser outre mesure cette affaire; nous, en tant que parlementaires, on a beaucoup de dossiers à l’Assemblée nationale”.Si Marine Le Pen n’a pas abandonné l’espoir d’être relaxée, une déclaration de culpabilité n’obérerait pas sa possibilité de concourir à la présidentielle de 2027 mais à une double condition: qu’une éventuelle peine d’inéligibilité soit inférieure à deux ans et que les magistrats renoncent à la condamner au port d’un bracelet électronique, perçu comme incompatible avec la possibilité de mener une campagne.Elle a quoi qu’il en soit indiqué que la seule décision de la cour d’appel déterminera son avenir, sans attendre une éventuelle décision de la Cour de cassation – bien que cette dernière entende se prononcer, si elle devait être saisie, avant l’échéance présidentielle.Neuf mois après sa condamnation, Marine Le Pen a déjà vu son image se dégrader dans l’opinion, l’idée d’une candidature de substitution de Jordan Bardella à l’Elysée s’étant peu à peu imposée comme la plus probable.Dans une étude Verian pour Le Monde et L’Hémicycle parue dimanche, 49% des Français estiment que, des deux leaders d’extrême droite, c’est le président du RN qui a “le plus de chances de remporter la présidentielle”, contre 16% pour la fille de Jean-Marie Le Pen. De même que M. Bardella ferait “un meilleur président de la République” qu’elle pour 30% des personnes interrogées, alors que 22% pensent le contraire.Qu’importe: cet automne, Marine Le Pen avait pris la peine de rappeler qu’il était “sûr et certain” qu’elle briguerait à nouveau l’Elysée “si elle p(ouvait) être candidate”. Tout en reconnaissant que, à défaut, “Jordan Bardella peut gagner à (sa) place”.
Marine Le Pen joue son avenir présidentiel au procès en appel du RN
Le procès en appel de Marine Le Pen, du Rassemblement national et de onze autres prévenus s’ouvre mardi à Paris: la cheffe de file de l’extrême droite française joue son éligibilité pour l’élection présidentielle de 2027 et, plus généralement, son avenir politique.L’audience, présidée par Michèle Agi, doit débuter à 13H30. Le procès est prévu théoriquement jusqu’au 11 février dans le palais de justice historique au cœur de la capitale, avant une décision attendue à l’été.”J’espère pouvoir être entendue par la cour d’appel”, a glissé dans la matinée Marine Le Pen avant une réunion de son groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, se disant “dans un état esprit d’espérance, en quelque sorte…”. La triple candidate malheureuse à l’Elysée a été condamnée pour détournement de fonds publics le 31 mars 2025 par le tribunal correctionnel de Paris à quatre ans d’emprisonnement dont deux ferme sous bracelet électronique, 100.000 euros d’amende et, surtout, cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, c’est-à-dire immédiate, qui l’empêche à date de concourir à la présidentielle – ou, en cas de dissolution, à sa propre succession dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais.Les juges de première instance l’ont reconnue coupable d’avoir mis en place un “système” entre 2004 et 2016 de captation des enveloppes versées par le Parlement européen aux eurodéputés, destinées à rémunérer leurs assistants dans le cadre de leurs fonctions à Bruxelles et Strasbourg.Pour l’accusation, représentée devant la cour d’appel par Thierry Ramonatxo et Stéphane Madoz-Blanchet, lesdits assistants travaillaient en réalité pour le seul parti Front national (FN, devenu RN) ou leurs dirigeants.”Il y a une règle intangible qui a toujours été là, c’est que les fonds qui sont versés à l’assistant parlementaire, c’est pour le député, c’est pas pour le parti. Cette règle-là a toujours existé”, a rappelé mardi sur RTL l’avocat en partie civile du Parlement européen, Me Patrick Maisonneuve.Le tribunal correctionnel a établi le préjudice à 3,2 millions d’euros, une fois déduit 1,1 million d’euros déjà remboursés par une partie des prévenus – ils étaient 25 en première instance, douze ont renoncé à faire appel malgré leur condamnation, dont la propre sœur de Marine Le Pen, Yann Le Pen.Le maire de Perpignan Louis Aliot, le député RN Julien Odoul, l’eurodéputé Nicolas Bay ou Bruno Gollnisch seront en revanche à nouveau sur le banc des prévenus.- Bardella “meilleur président” -Lundi, Mme Le Pen, 57 ans, avait estimé qu’il n’y avait qu'”un seul axe de défense: dire la vérité, c’est la stratégie qui est la mienne, comme je l’ai fait en première instance”.Mais, assistée de son conseil historique, Me Rodolphe Bosselut, et d’une nouvelle avocate, Me Sandra Chirac-Kollarik, elle pourrait davantage insister sur sa “non-intentionnalité” de commettre les faits qui lui sont reprochés plutôt qu’une dénégation en bloc, parfois perçue comme une “défense de rupture”, telle que plaidée en première instance, selon plusieurs de ses proches.Le député RN Jean-Philippe Tanguy a par ailleurs indiqué mardi sur RTL qu’une consigne de sobriété avait été adressée à la garde rapprochée: “il n’y a pas à médiatiser outre mesure cette affaire; nous, en tant que parlementaires, on a beaucoup de dossiers à l’Assemblée nationale”.Si Marine Le Pen n’a pas abandonné l’espoir d’être relaxée, une déclaration de culpabilité n’obérerait pas sa possibilité de concourir à la présidentielle de 2027 mais à une double condition: qu’une éventuelle peine d’inéligibilité soit inférieure à deux ans et que les magistrats renoncent à la condamner au port d’un bracelet électronique, perçu comme incompatible avec la possibilité de mener une campagne.Elle a quoi qu’il en soit indiqué que la seule décision de la cour d’appel déterminera son avenir, sans attendre une éventuelle décision de la Cour de cassation – bien que cette dernière entende se prononcer, si elle devait être saisie, avant l’échéance présidentielle.Neuf mois après sa condamnation, Marine Le Pen a déjà vu son image se dégrader dans l’opinion, l’idée d’une candidature de substitution de Jordan Bardella à l’Elysée s’étant peu à peu imposée comme la plus probable.Dans une étude Verian pour Le Monde et L’Hémicycle parue dimanche, 49% des Français estiment que, des deux leaders d’extrême droite, c’est le président du RN qui a “le plus de chances de remporter la présidentielle”, contre 16% pour la fille de Jean-Marie Le Pen. De même que M. Bardella ferait “un meilleur président de la République” qu’elle pour 30% des personnes interrogées, alors que 22% pensent le contraire.Qu’importe: cet automne, Marine Le Pen avait pris la peine de rappeler qu’il était “sûr et certain” qu’elle briguerait à nouveau l’Elysée “si elle p(ouvait) être candidate”. Tout en reconnaissant que, à défaut, “Jordan Bardella peut gagner à (sa) place”.
Pour les proches d’Alain Orsoni, “innommable” de l’avoir assassiné aux obsèques de sa mère
Au lendemain de l’assassinat retentissant d’Alain Orsoni, figure du nationalisme corse reconverti dans les affaires, sur la tombe de sa mère, camarades nationalistes et religieux dénoncent un crime “innommable”, qui mobilise enquêteurs et magistrats anticriminalité les plus rodés du pays.Du côté politique ou des collectifs anti-mafia, qui s’étaient mobilisés de façon historique en novembre pour dénoncer le poids des bandes criminelles dans l’île, c’est par contre un quasi silence radio à ce stade.”Il vient pour enterrer sa mère de 91 ans et on jette le corps du fils sur le cercueil de sa mère, c’est innommable, c’est ignoble”, s’indigne Jo Peraldi, proche d’Alain Orsoni et ancien chef du mouvement clandestin du Front de libération nationale corse (FLNC), interrogé par l’AFP.Lundi vers 16H30, Alain Orsoni, 71 ans, a été touché “en plein cœur” d’une unique balle provenant “d’un tir à longue distance” avec une arme “certainement équipée d’une lunette” alors qu’il assistait à l’enterrement de sa mère dans le cimetière en terrasses de Vero, son village familial situé à une trentaine de kilomètres d’Ajaccio, selon le procureur d’Ajaccio et une source proche de l’enquête.Le tout nouveau Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco), dont un magistrat est attendu sur place mardi, a très rapidement annoncé se saisir de l’affaire “au regard notamment de la qualité de la victime et de son appartenance au milieu corse”. Il mènera l’enquête en co-saisine avec la Juridiction inter-régionale spécialisée (Jirs) de Marseille, spécialisée notamment dans les dossiers de criminalité sur l’île.Alain Orsoni, qui a aussi été président à deux reprises du club de foot de l’Athletic Club Ajaccio (ACA) aujourd’hui exclu des compétitions nationales, venait d’arriver dimanche du Nicaragua où il vivait et où il avait monté des activités dans le secteur des jeux.”Il n’avait pas l’air inquiet du tout, il avait fait des courses le matin en ville à Ajaccio sans gilet pare-balles”, selon M. Peraldi.- “Où on est ?” -Les drames et vengeances, la famille Orsoni les connaît depuis plus de 40 ans. En 1983, Guy, le frère d’Alain, lui même militant nationaliste, était assassiné. Un an plus tard, nait le fils d’Alain, qu’il appellera Guy en souvenir. Actuellement détenu, Guy est aujourd’hui considéré comme une figure du banditisme insulaire.Après des études à Paris, Alain Orsoni était devenu l’un des chefs du Front de libération nationale de la Corse (FLNC) avant de fonder le Mouvement pour l’autodétermination (MPA), qualifié plus tard par ses adversaires de “Mouvement pour les affaires”.Réputé pour son sens politique et son sang froid, il avait été condamné et écroué dans plusieurs dossiers et avait quitté la Corse en 1996, en pleine guerre fratricide au sein de la mouvance nationaliste. Il s’agit sans doute d’un des meurtres les plus retentissants depuis celui du bâtonnier Antoine Sollacaro en 2012, qui était d’ailleurs son avocat et dont le tueur a été condamné en décembre à 30 ans de prison en l’absence du commanditaire présumé de ce meurtre, Jacques Santoni, soupçonné d’être le chef de la bande criminelle du Petit Bar.C’est cette même bande criminelle qui avait été impliquée dans le projet d’assassinat visant déjà Alain Orsoni en 2008 et une forte rivalité oppose depuis plusieurs années le clan Orsoni, dont plusieurs membres ont été assassinés, au Petit Bar.Avec ce nouvel assassinat, pour le parti de la nation corse (PNC), des autonomistes opposés au parti autonomiste au pouvoir de Gilles Simeoni, “le respect des morts, ainsi bafoué, emporte dans sa chute terrible notre tradition et les valeurs de notre civilisation”.”On vient d’enterrer la maman d’Alain, c’est un moment de peine et de chagrin, d’un coup, on entend un coup de feu, et Alain tombe mort”, a confié à France 3 Via Stella l’abbé Roger-Dominique Polge, qui officiait aux obsèques.”Je me demande où on est ? Dans quelle époque on est ? Qu’est-ce qui se passe chez nous ? C’est inimaginable”, a-t-il ajouté.
Pour les proches d’Alain Orsoni, “innommable” de l’avoir assassiné aux obsèques de sa mère
Au lendemain de l’assassinat retentissant d’Alain Orsoni, figure du nationalisme corse reconverti dans les affaires, sur la tombe de sa mère, camarades nationalistes et religieux dénoncent un crime “innommable”, qui mobilise enquêteurs et magistrats anticriminalité les plus rodés du pays.Du côté politique ou des collectifs anti-mafia, qui s’étaient mobilisés de façon historique en novembre pour dénoncer le poids des bandes criminelles dans l’île, c’est par contre un quasi silence radio à ce stade.”Il vient pour enterrer sa mère de 91 ans et on jette le corps du fils sur le cercueil de sa mère, c’est innommable, c’est ignoble”, s’indigne Jo Peraldi, proche d’Alain Orsoni et ancien chef du mouvement clandestin du Front de libération nationale corse (FLNC), interrogé par l’AFP.Lundi vers 16H30, Alain Orsoni, 71 ans, a été touché “en plein cœur” d’une unique balle provenant “d’un tir à longue distance” avec une arme “certainement équipée d’une lunette” alors qu’il assistait à l’enterrement de sa mère dans le cimetière en terrasses de Vero, son village familial situé à une trentaine de kilomètres d’Ajaccio, selon le procureur d’Ajaccio et une source proche de l’enquête.Le tout nouveau Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco), dont un magistrat est attendu sur place mardi, a très rapidement annoncé se saisir de l’affaire “au regard notamment de la qualité de la victime et de son appartenance au milieu corse”. Il mènera l’enquête en co-saisine avec la Juridiction inter-régionale spécialisée (Jirs) de Marseille, spécialisée notamment dans les dossiers de criminalité sur l’île.Alain Orsoni, qui a aussi été président à deux reprises du club de foot de l’Athletic Club Ajaccio (ACA) aujourd’hui exclu des compétitions nationales, venait d’arriver dimanche du Nicaragua où il vivait et où il avait monté des activités dans le secteur des jeux.”Il n’avait pas l’air inquiet du tout, il avait fait des courses le matin en ville à Ajaccio sans gilet pare-balles”, selon M. Peraldi.- “Où on est ?” -Les drames et vengeances, la famille Orsoni les connaît depuis plus de 40 ans. En 1983, Guy, le frère d’Alain, lui même militant nationaliste, était assassiné. Un an plus tard, nait le fils d’Alain, qu’il appellera Guy en souvenir. Actuellement détenu, Guy est aujourd’hui considéré comme une figure du banditisme insulaire.Après des études à Paris, Alain Orsoni était devenu l’un des chefs du Front de libération nationale de la Corse (FLNC) avant de fonder le Mouvement pour l’autodétermination (MPA), qualifié plus tard par ses adversaires de “Mouvement pour les affaires”.Réputé pour son sens politique et son sang froid, il avait été condamné et écroué dans plusieurs dossiers et avait quitté la Corse en 1996, en pleine guerre fratricide au sein de la mouvance nationaliste. Il s’agit sans doute d’un des meurtres les plus retentissants depuis celui du bâtonnier Antoine Sollacaro en 2012, qui était d’ailleurs son avocat et dont le tueur a été condamné en décembre à 30 ans de prison en l’absence du commanditaire présumé de ce meurtre, Jacques Santoni, soupçonné d’être le chef de la bande criminelle du Petit Bar.C’est cette même bande criminelle qui avait été impliquée dans le projet d’assassinat visant déjà Alain Orsoni en 2008 et une forte rivalité oppose depuis plusieurs années le clan Orsoni, dont plusieurs membres ont été assassinés, au Petit Bar.Avec ce nouvel assassinat, pour le parti de la nation corse (PNC), des autonomistes opposés au parti autonomiste au pouvoir de Gilles Simeoni, “le respect des morts, ainsi bafoué, emporte dans sa chute terrible notre tradition et les valeurs de notre civilisation”.”On vient d’enterrer la maman d’Alain, c’est un moment de peine et de chagrin, d’un coup, on entend un coup de feu, et Alain tombe mort”, a confié à France 3 Via Stella l’abbé Roger-Dominique Polge, qui officiait aux obsèques.”Je me demande où on est ? Dans quelle époque on est ? Qu’est-ce qui se passe chez nous ? C’est inimaginable”, a-t-il ajouté.
Trump hits Iran trade partners with tariffs as protest toll soars
US President Donald Trump announced a 25-percent tariff on any country doing business with Iran, ramping up pressure as a rights group estimated a crackdown on protests has killed at least 648 people.Iranian authorities insisted they have regained control after successive nights of mass protests nationwide since Thursday that have posed one of the biggest challenges to the clerical leadership since the 1979 Islamic revolution ousted the shah.But rights groups accuse the government of using live fire against protesters and masking the scale of the crackdown with an internet blackout that has now lasted more than four days. International phone calls however have resumed in Iran after being blocked for days, an AFP correspondent in Tehran said on Tuesday, but only outgoing calls could be made.Trump, who has repeatedly threatened Iran with military intervention, said in a social media post on Monday that the new levies would “immediately” hit the Islamic republic’s trading partners who also do business with the United States.”This order is final and conclusive,” he wrote, without specifying who it will affect. Iran’s main trading partners are China, Turkey, the United Arab Emirates and Iraq, according to economic database Trading Economics.The White House said Monday that Trump remained “unafraid” to deploy military force against Iran, but was pursuing diplomacy as a first resort. – Large-scale killings -The Norway-based NGO Iran Human Rights (IHR) said it had confirmed 648 people killed during the protests, including nine minors, but warned the death toll was likely much higher — “according to some estimates, more than 6,000”.The internet shutdown has made it “extremely difficult to independently verify these reports”, IHR said, adding that an estimated 10,000 people had been arrested. “Iranian authorities have significantly intensified their lethal crackdown on protesters since January 8, with credible reports that security forces are carrying out large-scale killings across the country,” Human Rights Watch said.Iranian state media has said dozens of members of the security forces have been killed, with their funerals turning into large pro-government rallies. Authorities have declared three days of national mourning for those killed.Foreign Minister Abbas Araghchi, speaking to Al Jazeera, insisted that the government had been “in dialogue” with the protesters in the initial phase of the movement and the internet was only cut “after we confronted terrorist operations and realised orders were coming from outside the country”.Addressing Trump’s threats, he added: “We are prepared for any eventuality and we hope Washington will choose a wise option. It doesn’t matter which option they choose, we are ready for it.”- ‘Last days’ -The government on Monday sought to regain control of the streets with mass nationwide rallies that supreme leader Ayatollah Ali Khamenei hailed as proof that the protest movement was defeated, in a “warning” to the United States. In power since 1989 and now 86, Khamenei has faced significant challenges, most recently the 12-day war in June against Israel which resulted in the killing of top security officials and forced him to go into hiding.”When a regime can only hold on to power through violence, then it is effectively finished,” said German Chancellor Friedrich Merz during a trip to India. “I believe that we are now witnessing the last days and weeks of this regime.”Analysts however have cautioned that it is premature to predict the immediate demise of the theocratic system, pointing to the repressive levers the leadership has, including the Revolutionary Guards Corps (IRGC), which are charged with safeguarding the Islamic revolution.”These protests arguably represent the most serious challenge to the Islamic republic in years, both in scale and in their increasingly explicit political demands,” Nicole Grajewski, professor at the Sciences Po Centre for International Studies in Paris, told AFP.She said it was unclear if the protests would unseat the leadership, pointing to “the sheer depth and resilience of Iran’s repressive apparatus”.French President Emmanuel Macron issued a statement condemning “the state violence that indiscriminately targets Iranian women and men who courageously demand respect for their rights”. Prize-winning Iranian filmmaker Jafar Panahi told broadcaster France Inter: “The Iranian people are defenceless today, and despite all that, they are out on the streets.” Reza Pahlavi, the US-based son of Iran’s ousted shah who has been vocal in calling for protests, said Trump was a man who “means what he says and says what he means” and who “knows what’s at stake”.”The red line that was drawn has been definitely surpassed by this regime.”
En France, la réduction des émissions de gaz à effet de serre patine
La baisse des émissions de gaz à effet de serre a marqué le pas en France l’an dernier, avec un recul estimé à seulement 1,6%, près de trois fois moins que le rythme nécessaire pour tendre vers la neutralité carbone.Comme l’Allemagne et d’autres pays riches, la France décélère au lieu d’accélérer sur le climat, malgré les records de chaleur et la hausse tendancielle des factures d’événements météo extrêmes, au moment où la volonté politique s’étiole en Europe.Les transports, les bâtiments (chauffage, climatisation…) et l’énergie sont les secteurs les plus en retard dans leur transition vers le bas carbone.Le rythme total de baisse en 2025 a ainsi été deux, voire quatre fois plus lent qu’en 2022 et 2023 (-3,9% et -6,8%); il avait déjà commencé à ralentir en 2024 (-1,8%).”La baisse des émissions se confirme en 2025: c’est un signal encourageant, mais elle n’est pas suffisante. Nous devons collectivement nous remobiliser avec l’ensemble des secteurs émetteurs”, a réagi la ministre française de la Transition écologique, Monique Barbut, citée dans un communiqué.”La France devrait accélérer la sortie des énergies fossiles pour sa propre souveraineté et sa sécurité. Malheureusement nous en sommes loin”, a commenté auprès de l’AFP Anne Bringault, directrice des programmes du Réseau action climat (RAC), qui fédère des associations.Après avoir incité à la sobriété dans la consommation d’énergie dans la foulée du début de la guerre en Ukraine, la France, comme les autres pays développés, peine à s’attaquer à des secteurs plus difficiles ou coûteux à décarboner, comme les voitures et les immeubles.Le ralentissement français fait écho aux chiffres publiés récemment en Allemagne, qui a réduit de seulement 1,5% ses propres émissions l’an dernier, selon une estimation du groupe d’experts Agora Energiewende. L’Union européenne vise -90% en 2040 par rapport à 1990 – elle en était à -37% en 2023.Le Citepa, l’organisme mandaté pour dresser le bilan carbone français, a toutefois revu sa très modeste estimation initiale de -0,8%; il publiera ses données consolidées en juin. L’écart important s’explique par la mise à jour des indicateurs mais aussi des “corrections méthodologiques”, explique l’organisme.-“En deçà du rythme nécessaire” -Cette “faible diminution des émissions” françaises s’inscrit “en deçà du rythme nécessaire pour atteindre les objectifs 2030″ fixés par le gouvernement, souligne le Citepa, soit -4,6% en moyenne chaque année d’ici 2030, selon la Stratégie nationale bas carbone (SNBC-3), la feuille de route actualisée en décembre pour une France neutre en carbone en 2050.”Ces résultats divergent selon les secteurs, avec un retard plus important en termes de trajectoire pour les secteurs des transports et des bâtiments”, observent les experts.Le Haut conseil pour le climat, organisme indépendant chargé de conseiller le gouvernement, alertait déjà l’an dernier sur la nécessité d’accélérer “fortement” la baisse des émissions, qui dépendait en 2024 “en grande partie de facteurs conjoncturels”, comme la météo. L’évolution de l’année passée est permise d’abord par une baisse marquée dans le secteur de l’industrie (-3,4%) mais sur fond de “diminution continue de l’activité industrielle”, en particulier pour la chimie, la production de ciment et la métallurgie.Suivent l’agriculture, avec une réduction des émissions principalement liée à celle du cheptel bovin, et les transports, avec une diminution des consommations de carburants dans le transport routier. Les émissions du bâtiment sont en légère baisse, en lien avec les variations des consommations de fioul et de gaz naturel, mais très loin de l’effort requis.Enfin, les émissions du secteur de l’énergie sont pour leur part quasi-stables, après les importantes baisses de ces dernières années.Le Citepa note la légère baisse des émissions liées à la production d’électricité, déjà très décarbonée avec le poids du nucléaire et l’essor des renouvelables, mais limitée par une augmentation attendue dans le raffinage des hydrocarbures, liée à une “reprise d’activité” en 2025.






