Aide à mourir: le Sénat vote sur une loi dénaturée, bientôt de retour à l’Assemblée
Après une semaine de débats chaotiques sur la fin de vie, le Sénat se prononce mercredi par un vote sur deux propositions de loi, mais son refus d’envisager toute forme d’aide à mourir donnera probablement la main aux députés sur cette réforme sociétale majeure.Deux textes sont soumis à un vote solennel des sénateurs à partir de 16h30: l’un est plutôt consensuel et vise à renforcer l’offre de soins palliatifs sur le territoire, l’autre est beaucoup plus irritant car il traite de suicide assisté et d’euthanasie, deux évolutions jugées inacceptables à la chambre haute.L’aile la plus conservatrice de la droite et des centristes, incarnée notamment par le patron des Républicains Bruno Retailleau, s’est très largement mobilisée lors de la discussion de ce texte, parvenant à emporter l’adhésion d’une majorité de sénateurs.Résultat: la proposition de loi du député Olivier Falorni, qui créait initialement un dispositif très encadré de droit à l’aide à mourir et avait recueilli un large soutien à l’Assemblée nationale, est totalement vidée de sa substance.Un “texte fantôme”, “dégradé”, “sans queue ni tête”, ont dénoncé plusieurs sénateurs, manifestement gênés au moment de se prononcer par un vote global sur une copie sans réelle ossature.Certains, à gauche notamment, estiment que ce texte ainsi modifié, s’il était adopté, pourrait même se révéler contre-productif en contredisant la loi Claeys-Léonetti actuellement en vigueur, qui autorise notamment la “sédation profonde et continue jusqu’au décès” pour certains patients en fin de vie. Plusieurs amendements adoptés au Sénat instaurent en effet un “droit au meilleur soulagement possible de la douleur et de la souffrance”, s’attachant à ce “qu’aucune intervention volontaire ait pour intention de provoquer la mort ou d’aider à mourir”.- Dernier mot aux députés ? -“C’est l’expression d’une vision extrêmement conservatrice, très éloignée des attentes des Français”, a regretté l’auteur du texte initial, Olivier Falorni.Le Sénat a au contraire proposé “une orientation politique alternative”, rétorque la sénatrice Les Républicains Christine Bonfanti-Dossat. Rapporteure de cette loi, cette parlementaire reconnaît volontiers que le texte n’est “pas parfait”, mais elle plaide pour son adoption, pour refuser la “permissivité extrême” de la version adoptée à l’Assemblée.”On est devant un vrai dilemme”, reconnaît le centriste Olivier Henno. Lui hésite entre vote pour et abstention, mais regretterait de “laisser l’Assemblée nationale légiférer toute seule”.Cette hésitation sur les bancs centristes, combinée à la ferme opposition de la gauche, promet un vote serré. En cas de rejet global du texte mercredi, l’Assemblée nationale repartirait de la version qu’elle avait elle-même adoptée, à partir du 16 février lors de l’examen en deuxième lecture.En cas d’adoption du texte par le Sénat, il ne fait guère de doute que les députés reviendront à leur texte de compromis, qui légalise un dispositif très encadré de suicide assisté et, dans certains cas, d’euthanasie, même si ces mots ne figureront pas noir sur blanc dans la loi.Les dissensions qui traversent le Sénat sur cette réforme risquent en tout cas de mettre la chambre haute hors-jeu dans ce débat sociétal d’importance, car le gouvernement pourra donner la décision finale aux députés en cas de désaccord persistant.”Les sénateurs ont fait un choix assez dur vis à vis de ce texte. Dont acte. Mais ça n’empêche pas le texte de faire cette navette et les députés auront le dernier mot”, a prévenu mercredi sur Franceinfo le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous.Il a cependant noté que l’adoption de cette proposition “sensible” pourrait “prendre un peu de temps”.La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, s’était elle dite convaincue que le texte pourrait y être adopté définitivement “avant l’été”.Si cette réforme sociétale majeure, promesse du second quinquennat d’Emmanuel Macron, aboutissait, la France rejoindrait d’autres pays ayant légiféré sur la question, comme les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse, le Canada.Le texte sur les soins palliatifs, passé au second plan, pourrait lui faire l’objet d’un accord entre les deux chambres du Parlement, au vu de son caractère bien plus consensuel. Il prévoit notamment l’instauration d’une stratégie nationale de déploiement de ces soins, ainsi que la création de “maisons d’accompagnement et de soins palliatifs” dans les territoires. Son adoption mercredi au Sénat ne fait aucun doute.
Au moins 12 morts dans une vague de frappes russes en Ukraine
Des attaques russes en Ukraine ont fait 12 morts et touché des infrastructures énergétiques et un train de passagers, ont annoncé mardi les autorités, en pleins pourparlers directs entre la Russie et l’Ukraine pour mettre fin à près de quatre ans de conflit.Dans la région de Kharkiv, dans le nord-est de l’Ukraine, un wagon d’un train de voyageurs avec près de 200 personnes à bord a été touché par un drone russe, faisant au moins cinq morts, selon la Première ministre ukrainienne Ioulia Svyrydenko.”Il n’y a pas et il ne peut y avoir aucune justification militaire pour tuer des civils dans un wagon de train”, a dénoncé sur Telegram le président ukrainien Volodymyr Zelensky, appelant à “exercer une pression sur la Russie”.Avant cette frappe, la région d’Odessa, dans le sud de l’Ukraine, avait déjà essuyé une attaque d’une cinquantaine de drones russes, selon les autorités locales. Les corps de trois personnes ont été retrouvés sous les décombres dans la ville même d’Odessa, où une trentaine de blessés ont été recensés.”Chaque frappe russe de ce type érode la diplomatie toujours en cours et sape les efforts de nos partenaires pour mettre fin à la guerre”, a dénoncé M. Zelensky.Selon Oleg Kiper, le gouverneur régional, parmi les personnes blessées figurent deux enfants et une “femme enceinte de 39 semaines”.Un journaliste de l’AFP sur place a vu la façade effondrée d’un immeuble résidentiel et des secouristes fouillant les décombres à la recherche de victimes.- Dégâts “énormes” -La société énergétique privée DTEK a indiqué que les forces russes avaient infligé des dégâts “énormes” à l’une de ses installations.La région d’Odessa abrite le principal port ukrainien sur la mer Noire. Elle est souvent visée par Moscou, notamment ses infrastructures énergétiques et portuaires.Selon Oleg Kiper, les drones ont endommagé “des dizaines d’immeubles résidentiels”, ainsi qu'”une église, un jardin d’enfants, un lycée et un centre de fitness”.Plus à l’est, une bombe planante russe a touché la ville de Sloviansk mardi matin, tuant un couple de quarantenaires et blessant leur fils de 20 ans, selon le parquet régional.Un homme a aussi été tué chez lui par une frappe de drone dans la région méridionale de Zaporijjia et un autre dans celle voisine de Kherson.Selon la défense antiaérienne ukrainienne, un total de 165 drones russes ont été lancés contre le pays dans la nuit de mardi à mercredi, dont 135 ont été abattus.La compagnie gazière publique Naftogaz a indiqué qu’un de ses sites avait été touché dans l’ouest, précisant que c’était la cinquième fois ce mois-ci.Ces frappes surviennent alors que des pourparlers entre responsables américains, ukrainiens et russes se sont tenus vendredi et samedi à Abou Dhabi, les premières négociations directes connues entre Kiev et Moscou sur le plan américain de règlement de conflit.Ces discussions devraient reprendre dimanche à Abou Dhabi.De son côté, le ministère russe de la Défense a annoncé la capture du village Koupiansk-Vouzlovy, dans la région de Kharkiv (nord-est), et du village de Novoiakovlivka, dans la région de Zaporijjia (sud), où les troupes de Moscou continuent leur progression.
Trump says to ‘de-escalate’ Minneapolis, as aide questions agents’ ‘protocol’
US immigration agents may have breached “protocol” in Minneapolis before shooting dead a nurse during protests, a senior White House aide said on Tuesday, as President Donald Trump suggested he would “de-escalate a little bit” in the city.The comments came the same day a man sprayed Minnesota Congresswoman Ilhan Omar with a syringe of unknown liquid at a Minneapolis town hall meeting, where she called for curbing the Trump administration’s immigration crackdown.White House Deputy Chief of Staff Stephen Miller told AFP the administration is evaluating whether the Customs and Border Protection (CBP) agents who gunned down 37-year-old Alex Pretti on Saturday failed to follow “clear guidance” to “create a physical barrier between the arrest teams and the disruptors.””We are evaluating why the CBP team may not have been following that protocol,” Miller said in a statement, though the White House later said Miller was referring to “general guidance” to immigration agents in Minnesota.Trump, meanwhile, told Fox News that the administration was “going to de-escalate a little bit” its operations in Minneapolis, adding that the plan was not a “pullback.”He admitted that Gregory Bovino, a hardline Border Patrol commander who is now expected to leave the city, was “a pretty out-there kind of a guy” whose presence may not have helped the situation. He sent top US border security official Tom Homan to meet with officials there.Trump also told reporters that he rejected the “assassin” label previously used by Miller to describe Pretti, adding that he wants “a very honorable and honest investigation.” Still, tensions remained high in Minneapolis after Omar, a Democratic congresswoman, was attacked by a man at a constituent town hall Tuesday night.Omar had just spoken about the abolition of Immigration and Customs Enforcement (ICE) and demanded that Department of Homeland Security (DHS) Secretary Kristi Noem “resign or face impeachment,” when the man sprang from the front row, made a remark and sprayed the lawmaker with liquid from a syringe as security leapt to grab him. Omar raised a fist and stepped toward the attacker before returning to the podium to say: “Here’s the reality that people like this ugly man don’t understand: We are Minnesota strong. And we will stay resilient in the face of whatever they might throw on us.”Omar is a frequent target of Trump, who continues to defend Noem despite her oversight of federal immigration agents who shot and killed two US citizens this month. Trump said Noem would not step down and was doing a “very good job.”- ‘Serious negative impacts’ -After meeting with Trump border czar Homan Tuesday, Minneapolis Mayor Jacob Frey said in a statement that they discussed the “serious negative impacts this operation has had on Minneapolis.” He said the city “will not enforce federal immigration laws.”Just weeks after federal immigration agents shot and killed US citizen Renee Good in Minneapolis, Pretti’s death sparked national outrage and added to a litany of complaints of abusive tactics.The killings capped months of escalating violence in which masked, unidentified and heavily armed ICE and border patrol agents have grabbed people they accuse of violations off the streets.Despite multiple videos showing that Pretti posed no threat, Bovino and Noem initially claimed Pretti had intent to kill federal agents, calling him a “domestic terrorist.”- ‘Incompetent’ -Republican Senator Rand Paul said Tuesday that agents involved in the shooting should be put on administrative leave, later adding that the immigration enforcement leaders would testify before the Congress next month. Centrist Democratic Senator John Fetterman said “grossly incompetent” Noem should be fired.The turmoil could result in a fresh US government shutdown, with Democrats calling for broad reforms to federal immigration operations at DHS and threatening to block approval of its funding, as part of the spending bills that go up for votes in the Senate later this week.The judicial branch also pushed back on Trump’s actions in Minneapolis Tuesday, when a US judge blocked the deportation of a five-year-old boy and his father who were detained last week in another incident that went viral. Liam Conejo Ramos — wearing a fluffy blue hat and his school backpack — was photographed being detained by a federal agent, who school officials said was using the preschool student as “bait” to draw out his family, asylum seekers from Ecuador.At a protest at the Minnesota State Capitol Tuesday, veteran Brian Furgen, 55, told AFP that Americans need immigration and customs enforcement agents who “know how to do the job without harming the community, without killing people, without hurting people, without imprisoning people that are law abiding.””That’s what they are doing here, that’s ridiculous.”burs-dk/sms/sla/jgc/lga/fox
En pleine guerre, la révolte de deux femmes tchétchènes
Assil et Aïchat ont désobéi. Elles ont fui leurs familles et la région russe de Tchétchénie, où les violences se sont multipliées depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Aujourd’hui, seule l’une d’elles est encore en vie.Certains de leurs proches les frappaient, les insultaient, les humiliaient, ont raconté ces deux femmes. Et quand elles résistaient, on leur disait qu’elles étaient possédées par le diable.”Chez nous, le +sheitan+ (démon en arabe) est la raison à tout”, ironise Assil. Son vrai nom et des détails de son histoire sont tus pour éviter qu’on ne la retrouve.Elle parle à l’AFP de la Tchétchénie en guerre, une république du Caucase d’un million et demi d’habitants où les accès de la presse internationale sont fortement limités et l’omerta, du fait d’intenses persécutions, est la règle. Cet automne, dans un entretien accordé à un moment où sa situation était périlleuse, Assil avait la “peur animale” d’être tuée comme Aïchat.- “Moeurs russes” -Aïchat Baïmouradova, 23 ans, a été retrouvée morte en octobre 2025 dans des circonstances troubles, dans un appartement à Erevan, la capitale de l’Arménie. La police enquête pour meurtre et recherche deux suspects.Avant de mourir, Aïchat avait dénoncé l’ultra-conservatisme en vigueur en Tchétchénie, dont le dirigeant Ramzan Kadyrov impose un islam radical laissant peu de droits aux femmes.Aïchat avait subi des sévices pendant des années. Selon l’un de ses amis interviewé sous couvert d’anonymat par l’AFP, elle disait avoir été violée, enfant, par son père et son grand-père, puis par son mari, qu’elle avait épousé très jeune et avec lequel elle a eu un fils.L’organisation CK SOS, qui l’avait aidée à quitter la Tchétchénie, a diffusé huit messages audio dans lesquels elle raconte que son époux – qui l’accusait d’avoir le “sheitan” – la battait et la traitait de “pute” car elle refusait de se plier à son diktat.”Je lui ai dit : pourquoi t’es-tu marié à une femme si tu les détestes. Marie-toi à un homme et divorce”, murmurait Aïchat, d’une voix sombre, dans l’un de ces enregistrements.Après s’être enfuie, début 2025, elle ne voulait plus se taire et se cacher.Sur les réseaux sociaux, elle avait commencé à se montrer, bras musclés, au cours de séances de sport. Elle avait opté pour un style androgyne et ses cheveux, coupés court, étaient teints en roux.Cette attitude lui avait valu les menaces de Tchétchènes soutenant Ramzan Kadyrov qui lui reprochaient de s’être “russifiée” en abandonnant les vêtements couvrants et le comportement imposés aux femmes en Tchétchénie.”(Ils) me jugent pour mes supposées moeurs russes mais ils lèchent le cul de la Russie en la soutenant dans sa guerre contre l’Ukraine”, rétorquait Aïchat Baïmouradova, en septembre, sur Telegram.Le pouvoir tchétchène soutient ardemment l’invasion de l’Ukraine. Ramzan Kadyrov dit y avoir envoyé des milliers de combattants. Selon lui, ses soldats accomplissent leur “devoir sacré”. Il leur a promis d’énormes salaires.- Violences exacerbées -Ce dirigeant perpétue un pacte scellé avec Vladimir Poutine après les deux guerres des années 1990 et 2000, à l’issue desquelles Moscou a vaincu une rébellion indépendantiste tchétchène dont une importante frange était devenue jihadiste.Ces conflits ont fait des dizaines de milliers de morts et des villes tchétchènes, dont Grozny, la capitale, ont été rasées par l’armée russe.En échange de son soutien au Kremlin, Ramzan Kadyrov jouit d’un pouvoir total en Tchétchénie, où il est accusé de répressions impitoyables.Selon l’organisation russe Mémorial, des Tchétchènes ont été contraints “en large nombre” de combattre en Ukraine. Pour certains, c’était soit le paiement d’une grosse rançon, soit la prison et les représailles, soit le front.Ramzan Kadyrov dément toute violation et a assuré, en 2025, que la protection des droits était une “priorité”.Le directeur de l’organisation CK SOS, David Isteev, constate, parallèlement, “une forte hausse” du nombre des violences en Tchétchénie liées au retour de combattants traumatisés et observe que la région reste minée par la pauvreté et la corruption.D’après lui, le renforcement des persécutions depuis 2022, l’impossibilité de travailler sur place et l’opacité judiciaire y rendent très difficile l’aide aux victimes. L’approche plus restrictive de l’UE à l’égard des citoyens russes complique aussi la fuite vers l’Europe d’individus en danger, dit-il.Ces quinze dernières années, son ONG et d’autres groupes ont réussi à confirmer dans le Caucase russe, principalement en Tchétchénie, plus de 70 “crimes d’honneur” : quand une personne accusée d’infamie (une femme, la plupart du temps) est tuée par sa famille, parfois sous la pression des autorités.Assil, la fugitive dont l’AFP a recueilli le témoignage, a ressenti en Tchétchénie un climat de peur exacerbé par la guerre et le risque d’être “dénoncée” pour tout mot de travers sur l’Ukraine.Selon elle, de “nombreuses histoires” circulent sur des chauffeurs de taxi qui cherchent à piéger leurs passagers en les poussant à critiquer le conflit, avant de transmettre leurs noms au pouvoir.”Ça suffit pour être arrêté et torturé”, soupire Assil, qui dit avoir été personnellement interrogée avec insistance sur l’Ukraine par un chauffeur de taxi.Signe que la population n’applaudit pas unanimement les autorités, elle confie que son père a jugé en privé “injuste” l’invasion car il a lui-même souffert des guerres du Kremlin en Tchétchénie.- “Qu’ils crèvent !” –Assil a traversé des épreuves, eu beaucoup de chance et trouvé refuge en Europe. L’AFP la rencontre, fin décembre, dans une ville célèbre pour sa beauté. Pendant cinq longues minutes, elle reste plantée, silencieuse, devant un imposant monument historique. “Je ne pensais pas que ça me toucherait autant”, glisse-t-elle après avoir réalisé une ribambelle de selfies.Assil a toujours peur d’être repérée par la diaspora tchétchène, dont une partie soutient Ramzan Kadyrov. Elle dissimule aux inconnus ses origines, ne publie rien sur internet et a adopté une coiffure à l’occidentale pour se “fondre dans la masse”. “C’est aussi un geste de révolte car, chez moi, j’avais interdiction de me couper les cheveux”, souligne-t-elle. Devant une tasse de thé, elle évoque Aïchat, qu’elle n’avait jamais rencontrée. Pour Assil, c’était une personne “forte, franche” qui avait transformé une “immense douleur” en rébellion. “Elle avait une flamme en elle et ceux qui l’ont éteinte, eh bien, qu’ils crèvent, ces monstres ! Qu’ils crèvent !”, lâche Assil, tapant soudain sur la table.Elle refuse néanmoins de condamner toute sa culture, connaît de “bonnes familles tchétchènes” et espère que sa communauté donnera un jour – peut-être après la guerre et le règne de Ramzan Kadyrov – plus de libertés aux femmes.Pour l’heure, Assil se réjouit d’avoir une chambre où elle ne craint plus d’être frappée. “Ma vie et mon temps m’appartiennent”. Plus tard, elle veut étudier et, pour “libérer” d’autres choses en elle, aimerait apprendre à jouer de la musique.




