Stocks up on China-US hopes, Japan’s new PM lifts Tokyo

Most stock markets extended gains Tuesday on further signs that China-US trade tensions were easing and as investors looked to corporate earnings.Tokyo hit another record as Japan swore in new prime minister Sanae Takaichi and brought an end to a period of political uncertainty.European equities were mostly higher, tracking gains in Asia where Hong Kong and Shanghai closed up more than one percent. “Wall Street enjoyed a particularly strong session on Monday, and that optimism has extended to Asia and Europe,” said Russ Mould, investment director at AJ Bell.”The focus is now on US interest rate cuts, the new corporate reporting season, and US-China trade talks,” he added. Investors will look to US inflation figures due Friday for further signals about the pace of the rate cuts.Ahead of Wall Street reopening Tuesday, General Motors reported better-than-expected profits behind good vehicle pricing as it boosted some full-year projections based on lower tariff costs. London advanced in midday deals, while the pound declined on official data showing UK public borrowing reached a five-year high in September.Frankfurt ticked lower while Paris rose, with financial services firm Edenred surging 15 percent after it reported better-than-expected sales in the third quarter.Investors were back in a buying mood after last week’s ructions sparked by Donald Trump’s threat to hammer China with 100-percent tariffs over its latest rare earth export controls.The US president has since struck a more optimistic tone ahead of a meeting with Chinese counterpart Xi Jinping at the APEC summit in South Korea.He said he wanted a “fair” trade deal between the superpowers and praised his relationship with Xi. Trump also played down fears of a Chinese invasion of Taiwan, saying: “I think we’ll be just fine with China. China doesn’t want to do that.”The remarks, which followed other conciliatory words at the weekend, helped push Wall Street higher on Monday, as the tech-led rally resumed.In Japan, the yen weakened after Takaichi was appointed prime minister, which raised expectations for a slower pace of interest rate hikes.”Takaichi is expected to cut taxes and boost defence spending, she is also not a fan of interest rate hikes,” said Kathleen Brooks, research director at XTB trading group.Traders kept tabs on Beijing, where China’s leaders are holding a four-day conclave expected to discuss strategies to address sluggish household spending and persisting woes in the vast property sector.Mineral producers fell in Sydney, having opened sharply higher following a deal between Trump and Australian Prime Minister Anthony Albanese to ramp up shipments of rare earths to the United States.Hastings Technology Metals, Lynas Rare Earths and Iluka Resources all surged at the open but gave up gains as the day wore on.- Key figures at around 1040 GMT -London – FTSE 100: UP 0.2 percent at 9,423.91 pointsParis – CAC 40: UP 0.2 percent at 8,224.39Frankfurt – DAX: DOWN 0.1 percent at 24,244.57Tokyo – Nikkei 225: UP 0.3 percent at 49,316.06 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.7 percent at 26,027.55 (close)Shanghai – Composite: UP 1.4 percent at 3,916.33 (close)New York – Dow: UP 1.1 percent at 46,706.58 (close)Euro/dollar: DOWN at $1.1611 from $1.1641 on MondayPound/dollar: DOWN at $1.3373 from $1.3409Dollar/yen: UP at 151.96 yen from 150.73 yenEuro/pound: UP at 86.83 percent from 86.82 penceBrent North Sea Crude: UP 0.9 percent at $61.52 per barrelWest Texas Intermediate: UP 0.9 percent at $57.54 per barrel

L’heure du grand oral pour Marie-Ange Debon, proposée à la tête de La Poste

La présidente de Keolis, Marie-Ange Debon, va-t-elle devenir la première femme à la tête de La Poste ? Députés et sénateurs se prononceront mardi, après avoir auditionné la candidate désignée par Emmanuel Macron pour diriger le mastodonte public, confronté à la baisse du courrier.Patronne depuis août 2020 de Keolis, filiale de la SNCF spécialisée dans les transports publics, Marie-Ange Debon, 60 ans, détaillera sa feuille de route devant les commissions des affaires économiques du Sénat et de l’Assemblée nationale, respectivement à 15H et 17H.Sa nomination comme PDG de La Poste pour un mandat de cinq ans sera validée si la somme des votes négatifs exprimés dans les deux commissions n’excède pas trois cinquièmes des suffrages, puis entérinée par décret au Journal officiel.Diplômée d’HEC et de l’ENA, Marie-Ange Debon succéderait ainsi à Philippe Wahl, contraint de passer le flambeau après douze ans pour raison d’âge, avec la lourde tâche de maintenir financièrement à flot un groupe employant 230.000 postiers et soumis depuis plusieurs années à la baisse drastique des volumes de courrier.L’entreprise aux 34,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires (en 2024) souffre aussi du fait que ses missions de service public (distribution du courrier et de la presse, aménagement du territoire, accessibilité bancaire) ne soient pas intégralement financées par l’Etat.Détenue à 66% par la Caisse des dépôts et à 34% par l’Etat, elle a récemment fait polémique en renforçant son partenariat avec Temu, plateforme de bazar du géant chinois PDD Holdings. Marie-Ange Debon devrait ainsi être interrogée sur les plateformes asiatiques à prix discount, qui représentent 22% des colis acheminés par La Poste mais sont accusées notamment de concurrence déloyale, de pollution et de travail indigne.D’autant que le projet de budget 2026 de l’Etat prévoit une taxe sur les petits colis livrés par des entreprises établies hors de l’Union européenne, notamment de Chine.La question du “déplafonnement des salaires” sera également “au cœur des débats” alors que la rémunération des dirigeants de La Banque postale, Stéphane Dedeyan, et de sa filiale CNP Assurances, Marie-Aude Thépaut, dépassent les 450.000 euros imposés aux patrons d’entreprises publiques, selon La Lettre.Du côté des syndicats de La Poste, “on attend avec impatience de connaître” le projet de Mme Debon, a indiqué à l’AFP Stéphane Chevet, administrateur CFDT, espérant “une consolidation du groupe tel qu’il existe aujourd’hui et une défense des emplois”.”On espère une rupture avec la politique menée jusqu’ici qui vise à privatiser chaque jour un peu plus La Poste”, a en revanche prévenu Christian Mathorel, secrétaire général de la fédération CGT des activités postales et télécom.L’Elysée ayant tardé à choisir sa candidate, une gouvernance par intérim avait été mise en place fin juin, avec notamment Philippe Wahl à la présidence du conseil d’administration.

L’heure du grand oral pour Marie-Ange Debon, proposée à la tête de La Poste

La présidente de Keolis, Marie-Ange Debon, va-t-elle devenir la première femme à la tête de La Poste ? Députés et sénateurs se prononceront mardi, après avoir auditionné la candidate désignée par Emmanuel Macron pour diriger le mastodonte public, confronté à la baisse du courrier.Patronne depuis août 2020 de Keolis, filiale de la SNCF spécialisée dans les transports publics, Marie-Ange Debon, 60 ans, détaillera sa feuille de route devant les commissions des affaires économiques du Sénat et de l’Assemblée nationale, respectivement à 15H et 17H.Sa nomination comme PDG de La Poste pour un mandat de cinq ans sera validée si la somme des votes négatifs exprimés dans les deux commissions n’excède pas trois cinquièmes des suffrages, puis entérinée par décret au Journal officiel.Diplômée d’HEC et de l’ENA, Marie-Ange Debon succéderait ainsi à Philippe Wahl, contraint de passer le flambeau après douze ans pour raison d’âge, avec la lourde tâche de maintenir financièrement à flot un groupe employant 230.000 postiers et soumis depuis plusieurs années à la baisse drastique des volumes de courrier.L’entreprise aux 34,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires (en 2024) souffre aussi du fait que ses missions de service public (distribution du courrier et de la presse, aménagement du territoire, accessibilité bancaire) ne soient pas intégralement financées par l’Etat.Détenue à 66% par la Caisse des dépôts et à 34% par l’Etat, elle a récemment fait polémique en renforçant son partenariat avec Temu, plateforme de bazar du géant chinois PDD Holdings. Marie-Ange Debon devrait ainsi être interrogée sur les plateformes asiatiques à prix discount, qui représentent 22% des colis acheminés par La Poste mais sont accusées notamment de concurrence déloyale, de pollution et de travail indigne.D’autant que le projet de budget 2026 de l’Etat prévoit une taxe sur les petits colis livrés par des entreprises établies hors de l’Union européenne, notamment de Chine.La question du “déplafonnement des salaires” sera également “au cœur des débats” alors que la rémunération des dirigeants de La Banque postale, Stéphane Dedeyan, et de sa filiale CNP Assurances, Marie-Aude Thépaut, dépassent les 450.000 euros imposés aux patrons d’entreprises publiques, selon La Lettre.Du côté des syndicats de La Poste, “on attend avec impatience de connaître” le projet de Mme Debon, a indiqué à l’AFP Stéphane Chevet, administrateur CFDT, espérant “une consolidation du groupe tel qu’il existe aujourd’hui et une défense des emplois”.”On espère une rupture avec la politique menée jusqu’ici qui vise à privatiser chaque jour un peu plus La Poste”, a en revanche prévenu Christian Mathorel, secrétaire général de la fédération CGT des activités postales et télécom.L’Elysée ayant tardé à choisir sa candidate, une gouvernance par intérim avait été mise en place fin juin, avec notamment Philippe Wahl à la présidence du conseil d’administration.

Au cœur du vivier de talents français en IA que s’arrachent les entreprises

C’est dans un cadre boisé au sud de la capitale que l’Université de Paris-Saclay forme les futurs spécialistes en intelligence artificielle (IA), des profils d’élite très convoités, à l’international mais aussi en France où ils espèrent souvent rester.Malgré les salaires attractifs outre-Atlantique, Manon Arfib en dernière année à CentraleSupélec mention IA envisage son avenir en France, où elle aimerait intégrer le centre de recherche et développement d’un grand groupe sur les sujets d’énergie et de transition écologique.Pour cette étudiante de 22 ans, il est important de “pouvoir participer à ce plein essor de l’IA en France”.Paris-Saclay, qui regroupe grandes écoles et organismes de recherche, produit de futurs scientifiques et ingénieurs et se classe deuxième en mathématiques dans le monde après Harvard, rappelle Frédéric Pascal, vice-président IA de l’université.”Toutes les semaines, il y a de nouvelles offres de recrutement”, confie à l’AFP Ève Delegue, 23 ans, fraîchement diplômée du master MVA (Mathématiques, Vision, Apprentissage), piloté par l’ENS Paris-Saclay, l’une des voies royales pour travailler dans le secteur de l’IA.    Et les propositions sont variées : “entreprises, en assurance, de conseil en IA ; sociétés à Dubaï”, développe-t-elle par un matin brumeux d’octobre dans l’un des bâtiments du campus où se mêlent canapés multicolores, tables en bois brut et mur d’escalade.La France s’enorgueillit d’être le troisième pays du monde en nombre de chercheurs spécialisés en intelligence artificielle et ses talents s’illustrent chez les géants de la tech. Deux Français occupent des fonctions prestigieuses chez des leaders du secteur : Yann LeCun dirige la recherche scientifique sur l’IA chez Meta et Joëlle Barral est directrice de l’ingénierie chez Google DeepMind.- Bâtir l’IA en France -Sur le campus de Paris-Saclay, Mathis Pernin, en master MVA, en est convaincu : Paris est “le meilleur endroit en Europe actuellement” pour faire de l’IA.L’étudiant, vêtu de noir, se verrait bien rejoindre une startup pour appliquer ses compétences en intelligence artificielle dans le domaine du sport.”En tant qu’Européen et Français, on a une certaine vision des choses qui diffère des Américains et des Chinois, qui est plus basée sur la régulation et la responsabilité”, poursuit-il. “Ca me plaît de travailler dans cette optique-là.”Car le contexte géopolitique joue aussi, analyse auprès de l’AFP Joëlle Pineau, directrice de l’IA chez Cohere, société canadienne spécialisée dans les modèles d’intelligence artificielle pour les entreprises. “Beaucoup de personnes qui auraient, par le passé, envisagé de partir aux Etats-Unis préfèrent construire leur carrière en Europe”, ajoute-t-elle. Cohere a justement ouvert en septembre un bureau à Paris et cherche à doubler ses effectifs pour y passer de 20 à 40 employés en 2026. Elle rejoint d’autres entreprises qui veulent puiser dans le vivier français et ont récemment posé leurs valises dans la capitale comme les start-up américaines Anthropic et OpenAI.   – Compétition et pénurie –  “La qualité et la densité de talents en France sont vraiment exceptionnelles”, souligne Joëlle Pineau, ancienne vice-présidente de la recherche en IA chez Meta. Pour recruter, “comme dans n’importe quel marché, il y a une compétition”, reconnaît Charles de Fréminville, directeur des ressources humaines de Mistral AI. La startup française d’IA, qui a récemment levé 1,7 milliard d’euros, recrute d’ailleurs activement et espère doubler de taille l’année prochaine pour atteindre 1.200 employés.”On a plusieurs milliers de candidatures par semaine”, détaille Charles de Fréminville, pour qui Mistral attire car c’est “une entreprise indépendante européenne” très “tournée vers la science”. Mais pour des sociétés plus petites comme Gojob, spécialiste français du recrutement temporaire à l’aide de solutions d’IA, qui possède un laboratoire de recherche à Aix-en-Provence, dénicher des ingénieurs de pointe peut se révéler plus ardu. “Il y a une pénurie de talents qui est patente”, regrette son patron Pascal Lorne. “Les écoles ne sortent pas suffisamment de talents par rapport à la demande”.Consciente des besoins croissants, l’université Paris-Saclay qui dénombre 1.500 diplômés Bac+5 en IA chaque année, veut faire doubler ce chiffre d’ici cinq ans.