Cinq ans après la disparition de Delphine Jubillar, son mari condamné à 30 ans de prison
Epilogue d’un procès hors normes, Cédric Jubillar a été condamné vendredi à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse Delphine, disparue fin 2020 dans le Tarn et dont le corps n’a jamais été retrouvé.Le peintre-plaquiste de 38 ans a regardé, impassible, la présidente de la cour Hélène Ratinaud énoncer le verdict, mains serrées sur l’ouverture vitrée de son box et les jambes agitées de mouvements nerveux, comme souvent lors des quatre semaines d’audience.Il a ensuite regagné la maison d’arrêt de Seysses-Toulouse, où il vient de passer quatre ans et demi à l’isolement, à bord d’un véhicule de l’administration pénitentiaire.”Moi, je ne peux pas comprendre qu’on condamne un homme sans corps, sans scène de crime, sans preuves, avec un faisceau d’indices” qui “ne sont a minima pas convergents”, a lancé après la lecture de la décision Alexandre Martin, l’un de ses avocats.Le verdict est conforme aux réquisitions des avocats généraux. La défense a annoncé qu’elle fera appel de cette décision.Au terme d’environ six heures de délibéré, au moins sept des neuf membres de la cour, composée de trois magistrats et six jurés, ont répondu oui, par bulletin secret, à la question: “Est-il coupable d’avoir, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines donné volontairement la mort à Delphine Aussaguel, épouse Jubillar?”A l’énoncé du verdict, la famille et les proches de Delphine se sont étreints, certains en pleurs, sur les quatre bancs des parties civiles qu’ils occupaient en rangs serrés. Un oncle et une cousine de Delphine ont fait un malaise.”Ça fait quatre ans et demi qu’on s’égosille à dire que ce dossier n’est pas vide, que dans ce dossier il y a des preuves, il y a une scène de crime”, a souligné Mourad Battikh, pour les parties civiles, devant les dizaines de journalistes ayant couvert ce procès ultramédiatisé.- “Mots simples” -Dispute du couple juste avant la disparition rapportée par leur fils, lunettes de Delphine retrouvées brisées, utilisation de sa 207 bleu nuit pendant la nuit… Lors du réquisitoire, le ministère public s’est appuyée sur un faisceau d’indices, ainsi que sur la personnalité de l’accusé, décrit unanimement par la cohorte de proches et d’amis du couple comme impulsif et violent avec son fils.”Trente ans, c’est la rétribution d’un meurtre accompli dans des conditions détestables pour un mobile futile, c’est-à-dire empêcher l’autre d’accéder à une liberté absolument légitime”, alors que l’infirmière de 33 ans s’apprêtait à refaire sa vie avec un autre homme, a estimé Me Laurent Boguet, qui représente avec Me Malika Chmani les intérêts des enfants du couple Jubillar.Il faudra annoncer cette condamnation à Louis, 11 ans, et Elyah, 6 ans, avec des “mots simples”, expliquer que “des juges et des jurés ont estimé qu’ils avaient assez d’éléments pour dire que papa était coupable du meurtre de maman”, a confié à l’AFP Me Chmani.Juste avant que la cour d’assises du Tarn se retire pour délibérer peu après 09H00, Cédric Jubillar, le visage blême et les yeux cernés, a redit n’avoir “absolument rien fait à Delphine”.”Nous allons nous remettre au travail pour préparer cet appel”, a affirmé Me Martin, évoquant un “homme abattu”.”Je pense qu’il s’est imaginé que l’absence du corps de Delphine le protégerait”, a analysé Laurent de Caunes, avocat des frères et soeur de la disparue. “Il n’a pas réalisé à quel point au contraire, ça pourrait le pénaliser. Donc peut-être qu’en appel, son raisonnement va évoluer.”Lors de leurs plaidoiries jeudi, les deux avocats qui défendent Cédric Jubillar depuis sa mise en examen et son placement en détention, en juin 2021, s’étaient efforcés de semer le doute dans l’esprit des jurés.Pour les parties civiles et l’accusation, sa culpabilité ne faisait en revanche aucun doute. L’avocat général Pierre Aurignac avait estimé que “pour défendre l’idée de l’innocence de M. Jubillar, il faut écarter quatre experts, faire taire 19 témoins et tuer le chien pisteur” qui a établi que la mère de famille n’a pas quitté son domicile la nuit de sa disparition.”Le crime parfait attendra, avait-il ajouté, le crime parfait, ce n’est pas le crime sans cadavre mais celui pour lequel on n’est pas condamné, et vous allez être condamné M. Jubillar”.bur-chv-vgr/ap/dmc/dch
Cinq ans après la disparition de Delphine Jubillar, son mari condamné à 30 ans de prison
Epilogue d’un procès hors normes, Cédric Jubillar a été condamné vendredi à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse Delphine, disparue fin 2020 dans le Tarn et dont le corps n’a jamais été retrouvé.Le peintre-plaquiste de 38 ans a regardé, impassible, la présidente de la cour Hélène Ratinaud énoncer le verdict, mains serrées sur l’ouverture vitrée de son box et les jambes agitées de mouvements nerveux, comme souvent lors des quatre semaines d’audience.Il a ensuite regagné la maison d’arrêt de Seysses-Toulouse, où il vient de passer quatre ans et demi à l’isolement, à bord d’un véhicule de l’administration pénitentiaire.”Moi, je ne peux pas comprendre qu’on condamne un homme sans corps, sans scène de crime, sans preuves, avec un faisceau d’indices” qui “ne sont a minima pas convergents”, a lancé après la lecture de la décision Alexandre Martin, l’un de ses avocats.Le verdict est conforme aux réquisitions des avocats généraux. La défense a annoncé qu’elle fera appel de cette décision.Au terme d’environ six heures de délibéré, au moins sept des neuf membres de la cour, composée de trois magistrats et six jurés, ont répondu oui, par bulletin secret, à la question: “Est-il coupable d’avoir, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines donné volontairement la mort à Delphine Aussaguel, épouse Jubillar?”A l’énoncé du verdict, la famille et les proches de Delphine se sont étreints, certains en pleurs, sur les quatre bancs des parties civiles qu’ils occupaient en rangs serrés. Un oncle et une cousine de Delphine ont fait un malaise.”Ça fait quatre ans et demi qu’on s’égosille à dire que ce dossier n’est pas vide, que dans ce dossier il y a des preuves, il y a une scène de crime”, a souligné Mourad Battikh, pour les parties civiles, devant les dizaines de journalistes ayant couvert ce procès ultramédiatisé.- “Mots simples” -Dispute du couple juste avant la disparition rapportée par leur fils, lunettes de Delphine retrouvées brisées, utilisation de sa 207 bleu nuit pendant la nuit… Lors du réquisitoire, le ministère public s’est appuyée sur un faisceau d’indices, ainsi que sur la personnalité de l’accusé, décrit unanimement par la cohorte de proches et d’amis du couple comme impulsif et violent avec son fils.”Trente ans, c’est la rétribution d’un meurtre accompli dans des conditions détestables pour un mobile futile, c’est-à-dire empêcher l’autre d’accéder à une liberté absolument légitime”, alors que l’infirmière de 33 ans s’apprêtait à refaire sa vie avec un autre homme, a estimé Me Laurent Boguet, qui représente avec Me Malika Chmani les intérêts des enfants du couple Jubillar.Il faudra annoncer cette condamnation à Louis, 11 ans, et Elyah, 6 ans, avec des “mots simples”, expliquer que “des juges et des jurés ont estimé qu’ils avaient assez d’éléments pour dire que papa était coupable du meurtre de maman”, a confié à l’AFP Me Chmani.Juste avant que la cour d’assises du Tarn se retire pour délibérer peu après 09H00, Cédric Jubillar, le visage blême et les yeux cernés, a redit n’avoir “absolument rien fait à Delphine”.”Nous allons nous remettre au travail pour préparer cet appel”, a affirmé Me Martin, évoquant un “homme abattu”.”Je pense qu’il s’est imaginé que l’absence du corps de Delphine le protégerait”, a analysé Laurent de Caunes, avocat des frères et soeur de la disparue. “Il n’a pas réalisé à quel point au contraire, ça pourrait le pénaliser. Donc peut-être qu’en appel, son raisonnement va évoluer.”Lors de leurs plaidoiries jeudi, les deux avocats qui défendent Cédric Jubillar depuis sa mise en examen et son placement en détention, en juin 2021, s’étaient efforcés de semer le doute dans l’esprit des jurés.Pour les parties civiles et l’accusation, sa culpabilité ne faisait en revanche aucun doute. L’avocat général Pierre Aurignac avait estimé que “pour défendre l’idée de l’innocence de M. Jubillar, il faut écarter quatre experts, faire taire 19 témoins et tuer le chien pisteur” qui a établi que la mère de famille n’a pas quitté son domicile la nuit de sa disparition.”Le crime parfait attendra, avait-il ajouté, le crime parfait, ce n’est pas le crime sans cadavre mais celui pour lequel on n’est pas condamné, et vous allez être condamné M. Jubillar”.bur-chv-vgr/ap/dmc/dch
US Treasury chief to speak with China counterpart as tensions flare
US Treasury Secretary Scott Bessent is set to speak Friday with Chinese Vice Premier He Lifeng, an official from President Donald Trump’s administration told AFP — as Washington works to rally allies to respond to Beijing’s rare earth curbs.The high-level economic talks come as trade tensions flare between the world’s two biggest economies following Beijing’s announcement of tighter export controls on the critical rare earths industry.This sparked a fiery response from Trump, who threatened to impose an additional 100-percent tariff on imports from China and to cancel expected talks with his Chinese counterpart Xi Jinping in South Korea.But Trump said in an excerpt of an interview with Fox News, released Friday, that he would meet Xi after all at the Asia-Pacific Economic Cooperation (APEC) summit.A senior Trump administration official told AFP that Bessent would speak to He by phone on Friday about ongoing trade negotiations between Washington and Beijing, ahead of the APEC gathering.The official did not provide further details.Bessent has accused China of seeking to hurt the world economy after Beijing announced its new export controls. – Coordinated response -For now, Group of Seven finance ministers have agreed to coordinate their short-term response to China’s export controls, and diversify suppliers, the EU’s economy commissioner Valdis Dombrovskis told reporters in Washington.Speaking after G7 leaders met this week, Dombrovskis noted the vast majority of rare earth supplies come from China, meaning that diversification would take years.”We agreed, both bilaterally with the US and at the G7 level, to coordinate our approach,” he said on the sidelines of the International Monetary Fund and World Bank’s fall meetings.He added that countries would also exchange information on their contacts with Chinese counterparts as they work out short-term solutions.German Finance Minister Lars Klingbeil told journalists he hopes Trump and Xi’s meeting can help to resolve much of the US-China trade conflict.”We have made it clear within the G7 that we do not agree with China’s approach,” he added, referring to the group of Britain, Canada, France, Germany, Italy, Japan and the United States.Trade tensions between the United States and China have reignited this year as Trump slapped sweeping tariffs on US imports and both countries engaged in tit-for-tat retaliation.At one point, tariffs on both sides escalated to triple-digit levels, effectively halting some trade as businesses waited for a resolution.The two countries have since lowered their respective tariff levels but their truce remains shaky.
Booba encore poursuivi pour harcèlement, cette fois sur Demdem, compagne de Gims
Et de trois. A l’issue de 24 heures de garde à vue, Booba, poids lourd du rap, est depuis jeudi poursuivi dans un nouveau dossier de harcèlement sous enquête à Paris, cette fois après ses piques contre Demdem, un temps compagne de son rival Gims.Une source proche du dossier l’a annoncé vendredi à l’AFP, ce que le parquet de Paris a confirmé.D’après ce dernier, Elie Yaffa, de son vrai nom, a été mis en examen jeudi pour harcèlement moral en ligne ayant causé une incapacité de travail supérieure à huit jours dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour des faits courant depuis août 2022. Pour ces faits, l’artiste de 48 ans encourt trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende.Sollicités, ses avocats Marie Roumiantseva et Gilles Vercken n’ont pas commenté. Le rappeur, qui a enchaîné trois jours de concerts en fin de semaine dernière à Paris La Défense Arena, a interdiction d’entrer en contact “par tout moyen” avec la plaignante, selon les termes de son contrôle judiciaire, a détaillé le parquet.Gims et Demdem, Gandhi Djuna et Adja-Damba Dante à l’état-civil, âgés de 39 et 38 ans, avaient déposé plainte en 2024, signalant des faits de cyberharcèlement visant Demdem depuis 2018 qu’ils imputaient à Booba, outre des propos tenus par ce rappeur lors de concerts. – “Effroyable” -Lors de leur dépôt de plainte révélé par l’AFP, Gims et Demdem avaient accusé Booba de “s’attaquer” à eux “depuis six ans”, “encouragé” par “un nombre absolument impressionnant de ses admirateurs”, créant “une situation effroyable”.Un morceau récent de Booba, “Dolce Camara”, serait d’après la plainte le “point culminant” du harcèlement.Dans ce titre interprété avec SDM, Booba disait notamment: “On les aime fraîches, bien michtos (ndlr: un dérivé argotique de michetonneuse désignant une femme attirée par l’argent), qui savent accueillir comme Demdem”.Booba s’était félicité du succès de ce morceau qui aurait répondu aux “insultes” envers sa fille proférées par Gims, dans le top 10 des artistes les plus écoutés en France en 2024 sur les plateformes de streaming.Dans d’autres messages visés par la plainte, le “Duc de Boulogne” qualifierait Demdem de “pondeuse”, l’aurait assimilée à “une catin” ou présentée de manière “particulièrement sexualisée”.Enfin, les plaignants ont rapporté un supposé message privé adressé par Booba à Demdem: “Passe le salam à ton fils de pute de mari”.Selon le parquet, la plaignante s’est vu reconnaître une incapacité de travail de 10 jours.D’après une source proche du dossier, Gims a finalement indiqué aux enquêteurs qu’il soutenait la plainte de Demdem mais ne la déposait pas pour lui-même. – “Célérité” -Selon le ministère public, Booba a été interpellé mercredi et placé en garde à vue à la BRDP (Brigade de répression de la délinquance faite aux personnes), une mesure levée le lendemain en vue de la présentation à une juge d’instruction parisienne.”Il est satisfaisant que la justice et la police aient démontré célérité et détermination pour interpeller M. Yaffa et faire cesser ses agissements”, a commenté auprès de l’AFP l’avocat des plaignants, Me David-Olivier Kaminski. “A ce jour, nous constatons que Booba fait l’objet de plusieurs procédures pour harcèlement contre de nombreuses victimes. Il est grand temps que ces actes toxiques et nuisibles cessent !”, a insisté le conseil.Figure du rap depuis les années 1990, Booba s’est engagé depuis plusieurs années dans une croisade contre les influenceurs renommés “influvoleurs” et leurs pratiques commerciales présentées comme trompeuses.Parmi ses principales cibles, Magali Berdah, fondatrice de Shauna Events spécialisée dans les influenceurs.L’enquête la visant pour pratiques commerciales trompeuses, ouverte après des plaintes de Booba, a été classée sans suite en mars.Le 2 octobre 2023, Booba a, de son côté, été mis en examen pour harcèlement moral en ligne aggravé à l’encontre de l’influenceuse, qui avait également déposé plainte.Le rappeur sera par ailleurs jugé le 3 décembre pour injure raciste contre une journaliste et un essayiste, ainsi que pour cyberharcèlement aggravé s’agissant de la première.
Booba encore poursuivi pour harcèlement, cette fois sur Demdem, compagne de Gims
Et de trois. A l’issue de 24 heures de garde à vue, Booba, poids lourd du rap, est depuis jeudi poursuivi dans un nouveau dossier de harcèlement sous enquête à Paris, cette fois après ses piques contre Demdem, un temps compagne de son rival Gims.Une source proche du dossier l’a annoncé vendredi à l’AFP, ce que le parquet de Paris a confirmé.D’après ce dernier, Elie Yaffa, de son vrai nom, a été mis en examen jeudi pour harcèlement moral en ligne ayant causé une incapacité de travail supérieure à huit jours dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour des faits courant depuis août 2022. Pour ces faits, l’artiste de 48 ans encourt trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende.Sollicités, ses avocats Marie Roumiantseva et Gilles Vercken n’ont pas commenté. Le rappeur, qui a enchaîné trois jours de concerts en fin de semaine dernière à Paris La Défense Arena, a interdiction d’entrer en contact “par tout moyen” avec la plaignante, selon les termes de son contrôle judiciaire, a détaillé le parquet.Gims et Demdem, Gandhi Djuna et Adja-Damba Dante à l’état-civil, âgés de 39 et 38 ans, avaient déposé plainte en 2024, signalant des faits de cyberharcèlement visant Demdem depuis 2018 qu’ils imputaient à Booba, outre des propos tenus par ce rappeur lors de concerts. – “Effroyable” -Lors de leur dépôt de plainte révélé par l’AFP, Gims et Demdem avaient accusé Booba de “s’attaquer” à eux “depuis six ans”, “encouragé” par “un nombre absolument impressionnant de ses admirateurs”, créant “une situation effroyable”.Un morceau récent de Booba, “Dolce Camara”, serait d’après la plainte le “point culminant” du harcèlement.Dans ce titre interprété avec SDM, Booba disait notamment: “On les aime fraîches, bien michtos (ndlr: un dérivé argotique de michetonneuse désignant une femme attirée par l’argent), qui savent accueillir comme Demdem”.Booba s’était félicité du succès de ce morceau qui aurait répondu aux “insultes” envers sa fille proférées par Gims, dans le top 10 des artistes les plus écoutés en France en 2024 sur les plateformes de streaming.Dans d’autres messages visés par la plainte, le “Duc de Boulogne” qualifierait Demdem de “pondeuse”, l’aurait assimilée à “une catin” ou présentée de manière “particulièrement sexualisée”.Enfin, les plaignants ont rapporté un supposé message privé adressé par Booba à Demdem: “Passe le salam à ton fils de pute de mari”.Selon le parquet, la plaignante s’est vu reconnaître une incapacité de travail de 10 jours.D’après une source proche du dossier, Gims a finalement indiqué aux enquêteurs qu’il soutenait la plainte de Demdem mais ne la déposait pas pour lui-même. – “Célérité” -Selon le ministère public, Booba a été interpellé mercredi et placé en garde à vue à la BRDP (Brigade de répression de la délinquance faite aux personnes), une mesure levée le lendemain en vue de la présentation à une juge d’instruction parisienne.”Il est satisfaisant que la justice et la police aient démontré célérité et détermination pour interpeller M. Yaffa et faire cesser ses agissements”, a commenté auprès de l’AFP l’avocat des plaignants, Me David-Olivier Kaminski. “A ce jour, nous constatons que Booba fait l’objet de plusieurs procédures pour harcèlement contre de nombreuses victimes. Il est grand temps que ces actes toxiques et nuisibles cessent !”, a insisté le conseil.Figure du rap depuis les années 1990, Booba s’est engagé depuis plusieurs années dans une croisade contre les influenceurs renommés “influvoleurs” et leurs pratiques commerciales présentées comme trompeuses.Parmi ses principales cibles, Magali Berdah, fondatrice de Shauna Events spécialisée dans les influenceurs.L’enquête la visant pour pratiques commerciales trompeuses, ouverte après des plaintes de Booba, a été classée sans suite en mars.Le 2 octobre 2023, Booba a, de son côté, été mis en examen pour harcèlement moral en ligne aggravé à l’encontre de l’influenceuse, qui avait également déposé plainte.Le rappeur sera par ailleurs jugé le 3 décembre pour injure raciste contre une journaliste et un essayiste, ainsi que pour cyberharcèlement aggravé s’agissant de la première.
Soupçons d’emploi fictif au Canard enchaîné: relaxe pour deux ex-dirigeants, un ancien dessinateur et sa compagne
Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé vendredi deux ex-dirigeants du Canard enchaîné, un ancien dessinateur et sa compagne qui étaient jugés pour des soupçons d’emploi fictif dans l’hebdomadaire satirique.La justice a considéré que les déclarations faites au cours de l’enquête et pendant le procès ne permettaient pas de caractériser le fait que la rémunération d’Edith Vandendaele, compagne du dessinateur André Escaro, et dont l’emploi était au cœur de l’affaire, “serait dénuée de toute contrepartie” et donc “contraire à l’intérêt social” de la société éditrice du Canard enchaîné. “Une chose et son contraire ont été soutenus à l’audience”, et “ces déclarations laissent toute liberté à l’interprétation”, a expliqué la présidente en lisant le jugement.Les quatre prévenus – Edith Vandendaele, André Escaro, Michel Gaillard qui fut président du Canard de 1992 à juillet 2023, et Nicolas Brimo, qui lui a succédé – ont donc été relaxés d’abus de biens sociaux ou recel de ce délit, déclaration frauduleuse pour obtenir une carte de presse, faux et usage de faux et déclaration frauduleuse à un organisme social.”Il y a un biais dans le raisonnement qui doit être dénoncé”, a déclaré à l’AFP Me Pierre-Olivier Lambert, avocat avec Me Maria Cornaz-Bassoli du journaliste Christophe Nobili, à l’origine de l’affaire, et de six autres actionnaires minoritaires qui se sont constitués partie civile. “Le dossier doit se poursuivre en cour d’appel”, a-t-il estimé.”Ce jugement met un terme à trois années d’accusations incessantes et mensongères”, a au contraire souligné Me Jérémie Assous, l’un des avocats de la défense. “Le désaveu est cinglant et total. Cette décision rappelle que la justice se rend dans les tribunaux et non sur les plateaux de télévision ou autres médias”, a-t-il ajouté.Le procès s’était tenu en juillet, dans cette affaire qui avait éclaté après les révélations de Christophe Nobili sur l’emploi d’Edith Vandendaele, rémunérée comme journaliste pendant 25 ans par le journal qui a révélé l’emploi fictif de Penelope Fillon.Or, selon les investigations, personne ne l’a jamais vue à la rédaction. Le tribunal a considéré que cela n’était “pas déterminant”, l’activité de dessin de presse n’imposant pas les mêmes contraintes de présence dans les locaux que celles d’un rédacteur ou d’un secrétaire de rédaction.- “Oeuvre collective” -Pendant le procès, Michel Gaillard et Nicolas Brimo – seuls à être présents, le couple étant absent en raison de l’état de santé de M. Escaro, 97 ans – ont expliqué que Mme Vandendaele assistait son compagnon pour qu’il réalise après son départ à la retraite en 1996, depuis sa résidence dans la Drôme, les “cabochons”, de petits dessins humoristiques d’actualité, pour lesquels il n’était lui-même plus rémunéré.Pour cela, elle se tenait au courant de l’actualité et lui soufflait des idées. C’était elle aussi qui envoyait toutes les semaines les dessins à la rédaction, par fax ou par courriel.Contre les quatre prévenus, le parquet avait requis un an de prison avec sursis et des amendes allant de 100.000 à 150.000 euros. “Une présence morale n’est pas une présence professionnelle”, avait estimé à l’audience un des deux représentants du ministère public.Mais pour le tribunal, “l’activité relative aux cabochons revêt une dimension matérielle et immatérielle” et est “susceptible de correspondre à la définition d’une oeuvre collective ou collaborative”.Lors du procès, les dissensions au sein du Palmipède ont été étalées au grand jour, deux clans s’affrontant et se constituant partie civile: d’un côté, Christophe Nobili et les six autres actionnaires minoritaires du journal, dont le rédacteur en chef historique Claude Angeli, qui réclamaient le remboursement du préjudice, évalué par les enquêteurs à près de 1,5 million d’euros; de l’autre, la direction actuelle du Canard enchaîné, qui reprochait aux premiers d’avoir sali la réputation du titre.
Soupçons d’emploi fictif au Canard enchaîné: relaxe pour deux ex-dirigeants, un ancien dessinateur et sa compagne
Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé vendredi deux ex-dirigeants du Canard enchaîné, un ancien dessinateur et sa compagne qui étaient jugés pour des soupçons d’emploi fictif dans l’hebdomadaire satirique.La justice a considéré que les déclarations faites au cours de l’enquête et pendant le procès ne permettaient pas de caractériser le fait que la rémunération d’Edith Vandendaele, compagne du dessinateur André Escaro, et dont l’emploi était au cœur de l’affaire, “serait dénuée de toute contrepartie” et donc “contraire à l’intérêt social” de la société éditrice du Canard enchaîné. “Une chose et son contraire ont été soutenus à l’audience”, et “ces déclarations laissent toute liberté à l’interprétation”, a expliqué la présidente en lisant le jugement.Les quatre prévenus – Edith Vandendaele, André Escaro, Michel Gaillard qui fut président du Canard de 1992 à juillet 2023, et Nicolas Brimo, qui lui a succédé – ont donc été relaxés d’abus de biens sociaux ou recel de ce délit, déclaration frauduleuse pour obtenir une carte de presse, faux et usage de faux et déclaration frauduleuse à un organisme social.”Il y a un biais dans le raisonnement qui doit être dénoncé”, a déclaré à l’AFP Me Pierre-Olivier Lambert, avocat avec Me Maria Cornaz-Bassoli du journaliste Christophe Nobili, à l’origine de l’affaire, et de six autres actionnaires minoritaires qui se sont constitués partie civile. “Le dossier doit se poursuivre en cour d’appel”, a-t-il estimé.”Ce jugement met un terme à trois années d’accusations incessantes et mensongères”, a au contraire souligné Me Jérémie Assous, l’un des avocats de la défense. “Le désaveu est cinglant et total. Cette décision rappelle que la justice se rend dans les tribunaux et non sur les plateaux de télévision ou autres médias”, a-t-il ajouté.Le procès s’était tenu en juillet, dans cette affaire qui avait éclaté après les révélations de Christophe Nobili sur l’emploi d’Edith Vandendaele, rémunérée comme journaliste pendant 25 ans par le journal qui a révélé l’emploi fictif de Penelope Fillon.Or, selon les investigations, personne ne l’a jamais vue à la rédaction. Le tribunal a considéré que cela n’était “pas déterminant”, l’activité de dessin de presse n’imposant pas les mêmes contraintes de présence dans les locaux que celles d’un rédacteur ou d’un secrétaire de rédaction.- “Oeuvre collective” -Pendant le procès, Michel Gaillard et Nicolas Brimo – seuls à être présents, le couple étant absent en raison de l’état de santé de M. Escaro, 97 ans – ont expliqué que Mme Vandendaele assistait son compagnon pour qu’il réalise après son départ à la retraite en 1996, depuis sa résidence dans la Drôme, les “cabochons”, de petits dessins humoristiques d’actualité, pour lesquels il n’était lui-même plus rémunéré.Pour cela, elle se tenait au courant de l’actualité et lui soufflait des idées. C’était elle aussi qui envoyait toutes les semaines les dessins à la rédaction, par fax ou par courriel.Contre les quatre prévenus, le parquet avait requis un an de prison avec sursis et des amendes allant de 100.000 à 150.000 euros. “Une présence morale n’est pas une présence professionnelle”, avait estimé à l’audience un des deux représentants du ministère public.Mais pour le tribunal, “l’activité relative aux cabochons revêt une dimension matérielle et immatérielle” et est “susceptible de correspondre à la définition d’une oeuvre collective ou collaborative”.Lors du procès, les dissensions au sein du Palmipède ont été étalées au grand jour, deux clans s’affrontant et se constituant partie civile: d’un côté, Christophe Nobili et les six autres actionnaires minoritaires du journal, dont le rédacteur en chef historique Claude Angeli, qui réclamaient le remboursement du préjudice, évalué par les enquêteurs à près de 1,5 million d’euros; de l’autre, la direction actuelle du Canard enchaîné, qui reprochait aux premiers d’avoir sali la réputation du titre.
Italie: l’Inter, encore privé de Thuram, ne sait pas encore quand il reviendra
L’Inter Milan sera privé de son international français Marcus Thuram, blessé, pour affronter l’AS Rome samedi lors de l’affiche de la 7e journée de Serie A, a annoncé vendredi son entraîneur qui n’a pas encore de date pour son retour.”Thuram n’a pas encore repris l’entraînement collectif, il va mieux et a commencé à courir doucement. Nous espérons le revoir au plus vite”, a déclaré Cristian Chivu lors de la traditionnelle conférence de presse de veille de match.”Pour ce qui est de son retour (en compétition), il faut voir, je n’ai pas encore de date”, a poursuivi l’entraîneur de l’Inter.Thuram n’est plus apparu en match depuis la victoire de l’Inter (3-0) face au Slavia Prague en Ligue des champions le 30 septembre.Il avait quitté ses coéquipiers peu après l’heure de jeu après avoir ressenti “comme une crampe” à la cuisse gauche, mais s’était immédiatement montré rassurant.Depuis, il a manqué le match de la 6e journée du Championnat d’Italie contre la Cremonese (4-1) et le duel face à l’Atletico Madrid (1-1) en Ligue des champions, ainsi que le rassemblement de l’équipe de France pour les matches de qualification pour le Mondial-2026, contre l’Azerbaïdjan (3-0) et en Islande (2-2).L’avant-centre de 28 ans a marqué trois buts cette saison en Serie A.Contre la Roma, Chivu pourrait aligner aux côtés de son capitaine Laurato Martinez un autre Français Ange-Yoann Bonny ou le grand espoir italien Franceso Pio Esposito qui a marqué son premier but en sélection contre l’Estonie.L’Inter, vice-champion d’Italie et d’Europe 2025, occupe la 4e place du championnat (12 pts) avant d’affronter la Roma, 2e avec 15 points.








