Chipmaker Nexperia says banned from exporting from China

Chipmaker Nexperia said Tuesday the Chinese government had banned it from exporting goods from China, after Dutch authorities seized control of the Netherlands-based firm citing management concerns.Nexperia has found itself at the centre of a tug-of-war between China and the Netherlands over semiconductors, an increasing source of global geopolitical tension.In its first statement since the Dutch move took effect on September 30, Nexperia said it was “actively engaging” with authorities in Beijing to gain an exemption from China’s counter-measures.Late Sunday, the Dutch government said it had invoked a Cold War-era law to effectively take control of the company, citing concerns about mismanagement.Under the 1952 Goods Availability Law, the Dutch government can block key decisions about hiring staff or relocating company parts for one year.The Dutch government said its use was “highly exceptional” and was invoked to ensure Nexperia’s chips that are used in a wide variety of electronic equipment would remain available in an emergency.The firm said that China’s response came on October 4.”The Chinese Ministry of Commerce issued an export control notice prohibiting Nexperia China and its subcontractors from exporting specific finished components and sub-assemblies manufactured in China,” the firm said.Nexperia said the Companies Chamber of the Amsterdam Court of Appeal had ordered the suspension of Chief Executive Zhang Xuezheng after concluding there were “valid reasons to doubt sound management.”- ‘Recklessness’ -The court published its judgement later Tuesday, which detailed a series of alleged impropriety by an executive not named in the statement, but identified as the CEO.The chamber found this executive guilty of a conflict of interest via his controlling stake in a Shanghai-based firm WSS, which manufactures wafers, the key components in semiconductors.According to the court, the CEO forced Nexperia to order as much as $200 million of wafers from WSS in 2025, when it only needed around $70-80 million.”This would mean that the wafers to be supplied by WSS would not be processed but be held in stock until obsolete… so that Nexperia was effectively ordering scrap,” the court said.In addition, the CEO cut off key finance officials from banking authorisation, granting power of attorney to individuals with no financial experience.”For a company the size of Nexperia, such conduct borders on recklessness,” said the court.The CEO fired executives who protested against this move, while the Global Head of Finance resigned after 39 years at the firm or its predecessors.Finally, the court said the CEO refused to implement key management changes agreed with Dutch authorities to ease concerns about Nexperia’s Chinese links.The chamber therefore decided to suspend the CEO and transfer all shares, except one, to an independent court-appointed administrator.Also revealed in the court document was an ultimatum from the US administration that was drawing up its “entity list” of firms viewed as acting contrary to Washington’s national security.The court cited minutes of meetings between Dutch officials and the US Bureau of International Security and Nonproliferation.The key point that was “problematic” for the American officials was “the fact that the company’s CEO is still the same Chinese owner.””It is almost certain that the CEO will have to be replaced to qualify for an exemption from the entity list,” the court cited the minutes as saying.Based in the Dutch city of Nijmegen, Nexperia says its chips power “virtually every electronic design worldwide.”Once part of Dutch electronics giant Philips, it was acquired in 2018 by Wingtech.

Issa Tchiroma Bakary: Cameroon’s unlikely presidential contenderTue, 14 Oct 2025 16:29:26 GMT

Issa Tchiroma Bakary transformed in recent weeks from a veteran government minister to a symbol of change in Cameroon, proclaiming victory over longstanding President Paul Biya Tuesday, despite official results still being tallied.Hailing from the country’s north, Tchiroma rallied thousands of supporters in a campaign to end Biya’s 43-year rule. The enthusiasm that 79-year-old Tchiroma …

Issa Tchiroma Bakary: Cameroon’s unlikely presidential contenderTue, 14 Oct 2025 16:29:26 GMT Read More »

Au procès Jubillar, les parties civiles dressent un réquisitoire avant l’heure

Les parties civiles ont défendu mardi, au procès de Cédric Jubillar, une enquête “exhaustive” établissant un “paroxysme du féminicide”, tout en fustigeant une stratégie de la défense faite de “subterfuges cruels” pour la famille de Delphine, qui souffre depuis cinq ans d’une douleur “qui ne finit pas”.”L’absence, c’est cette douleur particulière, qui ne finit pas (…) c’est une plaie vive sur laquelle chaque jour, goutte à goutte, de l’acide se déverse”, a plaidé Laurent de Caunes, avocat des frères et soeur de Delphine, disparue à Cagnac-les-Mines (Tarn) dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 et que son mari est accusé d’avoir tuée.L’infirmière de nuit de 33 ans était une personnalité “hors du commun”, a dépeint Me de Caunes. “Il ne s’agit pas d’en faire une sainte”, a-t-il dit, mais “en termes allégoriques, c’était un ange, une personne entièrement tournée vers les autres” et qui “ne se plaignait jamais.””Pourquoi a-t-il fallu que cet ange rencontre, non pas un démon, mais une personnalité comme M. Jubillar, son exacte antithèse, (…) indifférent à tout ce qui n’est pas son plaisir?” – “Puzzle” -Le doyen des avocats des parties civiles a regretté à la barre les “subterfuges cruels” des avocats de la défense qui, alors que leur client a peu ou pas répondu aux questions, ont multiplié les attaques “sur des sujets particuliers qui n’affectent pas la vision d’ensemble de cette procédure”.”Est-ce une enquête orientée, superficielle ou malhonnête? Non”, avait plus tôt martelé Me Philippe Pressecq, qui représente une cousine de Delphine, faisant remarquer que la défense n’a demandé l’annulation d’aucun acte de procédure alors qu’elle en avait la possibilité.Au terme d’une enquête ayant bénéficié de “moyens technologiques et humains inédits”, “toutes les pièces s’assemblent pour former ce puzzle de la vérité, qui est que, ce soir-là, Cédric Jubillar a bien tué son épouse”, a souligné Me Pressecq, tandis que Me de Caunes a dénoncé un accusé “cynique et désinvolte” dont les aveux n’ont finalement aucune importance.”On s’en passe très bien”, a évacué cet habitué des cours d’assises, à propos du “leitmotiv” répété selon lui par la défense d’une affaire “sans corps, sans scène de crime, sans aveux”.En fin de matinée, Mourad Battikh, conseil de plusieurs cousins, oncles et tantes de Delphine, mais aussi depuis lundi de son amant qui a annoncé se constituer partie civile, avait invité les jurés à se projeter au coeur de la nuit du 16 décembre, reconstituée à partir du faisceau d’indices réunis contre M. Jubillar, autant de “caméras” et “d’angles de vue” démontrant le crime.De son débit rythmé et imagé, il a listé le témoignage de Louis, le fils du couple qui a évoqué une dispute entre ses parents ce soir-là, les lunettes “fracassées” de l’infirmière qui évoquent la violence, ou encore le téléphone de la disparue qui continue à borner près de son domicile le matin, écartant la thèse d’un rôdeur ou d’un départ volontaire.- “Paroxysme” -Pauline Rongier, l’avocate d’une amie de Delphine Jubillar, a quant à elle demandé aux jurés de trouver le “courage” de condamner l’accusé malgré l’absence de corps, car cette affaire constitue un “cas d’école”, voire un “paroxysme du féminicide”.”Isolement” de son épouse, dénigrement, “surveillance”, “violences sur les enfants”, Pauline Rongier a décrit la “chape de plomb, la prison dans laquelle était Delphine”, ce “contrôle coercitif” exercé par Cédric sur son épouse qui, selon elle, précède la plupart des féminicides.La mère de l’accusé Nadine Jubillar, qui s’est constituée partie civile, “n’a rien à gagner dans ce procès contre son fils”, a souligné son avocate Géraldine Vallat, affirmant que sa cliente sortirait “d’ici avec un verdict, une vérité judiciaire” pour pouvoir avancer.Les plaidoiries des parties civiles se poursuivront mercredi matin, suivies du réquisitoire des avocats généraux, avant les plaidoiries de la défense toute la journée de jeudi.Vendredi, la présidente donnera une dernière fois la parole à l’accusé. “Ca peut être l’occasion de vous libérer de cette chape que vous avez sur les épaules, pour vous, pour vos enfants”, lui a glissé Me Laurent Nakache-Haarfi, autre avocat des parties civiles. Puis la cour se retirera avant de rendre son verdict.

Au procès Jubillar, les parties civiles dressent un réquisitoire avant l’heure

Les parties civiles ont défendu mardi, au procès de Cédric Jubillar, une enquête “exhaustive” établissant un “paroxysme du féminicide”, tout en fustigeant une stratégie de la défense faite de “subterfuges cruels” pour la famille de Delphine, qui souffre depuis cinq ans d’une douleur “qui ne finit pas”.”L’absence, c’est cette douleur particulière, qui ne finit pas (…) c’est une plaie vive sur laquelle chaque jour, goutte à goutte, de l’acide se déverse”, a plaidé Laurent de Caunes, avocat des frères et soeur de Delphine, disparue à Cagnac-les-Mines (Tarn) dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 et que son mari est accusé d’avoir tuée.L’infirmière de nuit de 33 ans était une personnalité “hors du commun”, a dépeint Me de Caunes. “Il ne s’agit pas d’en faire une sainte”, a-t-il dit, mais “en termes allégoriques, c’était un ange, une personne entièrement tournée vers les autres” et qui “ne se plaignait jamais.””Pourquoi a-t-il fallu que cet ange rencontre, non pas un démon, mais une personnalité comme M. Jubillar, son exacte antithèse, (…) indifférent à tout ce qui n’est pas son plaisir?” – “Puzzle” -Le doyen des avocats des parties civiles a regretté à la barre les “subterfuges cruels” des avocats de la défense qui, alors que leur client a peu ou pas répondu aux questions, ont multiplié les attaques “sur des sujets particuliers qui n’affectent pas la vision d’ensemble de cette procédure”.”Est-ce une enquête orientée, superficielle ou malhonnête? Non”, avait plus tôt martelé Me Philippe Pressecq, qui représente une cousine de Delphine, faisant remarquer que la défense n’a demandé l’annulation d’aucun acte de procédure alors qu’elle en avait la possibilité.Au terme d’une enquête ayant bénéficié de “moyens technologiques et humains inédits”, “toutes les pièces s’assemblent pour former ce puzzle de la vérité, qui est que, ce soir-là, Cédric Jubillar a bien tué son épouse”, a souligné Me Pressecq, tandis que Me de Caunes a dénoncé un accusé “cynique et désinvolte” dont les aveux n’ont finalement aucune importance.”On s’en passe très bien”, a évacué cet habitué des cours d’assises, à propos du “leitmotiv” répété selon lui par la défense d’une affaire “sans corps, sans scène de crime, sans aveux”.En fin de matinée, Mourad Battikh, conseil de plusieurs cousins, oncles et tantes de Delphine, mais aussi depuis lundi de son amant qui a annoncé se constituer partie civile, avait invité les jurés à se projeter au coeur de la nuit du 16 décembre, reconstituée à partir du faisceau d’indices réunis contre M. Jubillar, autant de “caméras” et “d’angles de vue” démontrant le crime.De son débit rythmé et imagé, il a listé le témoignage de Louis, le fils du couple qui a évoqué une dispute entre ses parents ce soir-là, les lunettes “fracassées” de l’infirmière qui évoquent la violence, ou encore le téléphone de la disparue qui continue à borner près de son domicile le matin, écartant la thèse d’un rôdeur ou d’un départ volontaire.- “Paroxysme” -Pauline Rongier, l’avocate d’une amie de Delphine Jubillar, a quant à elle demandé aux jurés de trouver le “courage” de condamner l’accusé malgré l’absence de corps, car cette affaire constitue un “cas d’école”, voire un “paroxysme du féminicide”.”Isolement” de son épouse, dénigrement, “surveillance”, “violences sur les enfants”, Pauline Rongier a décrit la “chape de plomb, la prison dans laquelle était Delphine”, ce “contrôle coercitif” exercé par Cédric sur son épouse qui, selon elle, précède la plupart des féminicides.La mère de l’accusé Nadine Jubillar, qui s’est constituée partie civile, “n’a rien à gagner dans ce procès contre son fils”, a souligné son avocate Géraldine Vallat, affirmant que sa cliente sortirait “d’ici avec un verdict, une vérité judiciaire” pour pouvoir avancer.Les plaidoiries des parties civiles se poursuivront mercredi matin, suivies du réquisitoire des avocats généraux, avant les plaidoiries de la défense toute la journée de jeudi.Vendredi, la présidente donnera une dernière fois la parole à l’accusé. “Ca peut être l’occasion de vous libérer de cette chape que vous avez sur les épaules, pour vous, pour vos enfants”, lui a glissé Me Laurent Nakache-Haarfi, autre avocat des parties civiles. Puis la cour se retirera avant de rendre son verdict.

Coeur artificiel: Carmat obtient un nouveau délai pour tenter de trouver un repreneur

Nouveau rebondissement dans le dossier Carmat: le fabricant du cœur artificiel, à court d’argent, bénéficie d’un sursis pour relancer un appel d’offres auquel le repreneur dont la proposition avait été recalée fin septembre souhaite participer à nouveau.Le tribunal des affaires économiques de Versailles a décidé mardi de renvoyer au 25 novembre l’examen de la requête en liquidation judiciaire de la société placée en redressement judiciaire depuis le 1er juillet.Le coeur artificiel de Carmat est destiné aux patients qui souffrent d’insuffisance cardiaque terminale dans l’attente d’un coeur humain disponible pour une transplantation.Ce nouveau report a été décidé parce qu'”un nouvel appel d’offres va être lancé”, avec “l’espoir d’avoir une offre concrète déposée d’ici cette date”, a précisé à l’AFP le directeur général de la société, Stéphane Piat, qui n’a jamais cessé de croire en un redressement possible.”Il avait été envisagé à un moment que soit déclarée aujourd’hui la liquidation judiciaire. Ce n’est pas le cas”, a confirmé à l’AFP le président du conseil d’administration de Carmat, Pierre Bastid, à la sortie de l’audience.”J’ai convaincu le tribunal qu’il y avait de bonnes raisons de ne pas prononcer la liquidation judiciaire aujourd’hui, mais cela ne veut pas dire que c’est gagné”, a-t-il souligné. Il portera “une nouvelle proposition de reprise” aux côtés d’autres investisseurs. – 122 coeurs implantés -Lors d’une première audience le 19 août, le tribunal lui avait accordé un délai supplémentaire pour la finaliser. Mais, l’offre – jusqu’ici la seule déposée – avait été jugée caduque fin septembre, M. Bastid n’ayant pas réussi à mobiliser les fonds à temps pour tenir les engagements de son plan de reprise.Pierre Bastid était entré au capital de Carmat en 2016, à l’occasion d’une augmentation de capital à laquelle avaient également pris part deux actionnaires historiques de la société, Airbus et le fonds Truffle Capital, partis depuis.Il lui reste six semaines, à lui comme à d’autres éventuels investisseurs potentiellement intéressés, pour présenter un plan de reprise de Carmat, née en 2008 et qui tire son nom de la collaboration à se débuts entre son inventeur médical, le professeur Alain Carpentier et des ingénieurs de Matra Defense.Le coeur artificiel de Carmat comprend une prothèse reproduisant la forme et la fonction d’un cœur naturel et d’une tablette pour régler les paramètres.Au total, 122 patients ont été traités avec ce coeur artificiel qui, par le passé, a connu des défaillances techniques, dont plusieurs mortelles. Selon M. Piat, il reste à ce jour, dix-neuf implantés dont treize en France.”Carmat a développé une technologie révolutionnaire, mais avec un modèle d’exécution et de financement trop lourd pour un acteur seul”, estime Mohamed Kaabouni, analyste du courtier Portzamparc.Le coût très élevé du dispositif – 200.000 euros – et son utilisation restreinte à un nombre limité de patients ont fini par rendre son modèle économique intenable.”On paye ce temps de développement qui a été très long” mais aussi “des problèmes de qualité” qui ont refroidi les investisseurs, reconnaissait M. Bastid fin septembre auprès de l’AFP.

Lecornu suspend la réforme des retraites, le PS écarte pour l’instant la censure

Sébastien Lecornu évite pour l’instant “la crise de régime”. Le Premier ministre a annoncé mardi devant l’Assemblée nationale la suspension de la réforme des retraites, symbole de la présidence Macron, obtenant la clémence au moins temporaire des socialistes, qui en faisait une condition sine qua non pour épargner la censure au gouvernement et repousser ainsi la dissolution.Le PS a fait savoir en réponse qu’ils ne censurerait pas le gouvernement, en tout cas dans l’immédiat: saluant comme la CFDT dans la suspension “une victoire” autant qu’un “premier pas qui permet d’envisager les suivants”, le chef des députés PS Boris Vallaud a dit vouloir faire “ce pari de donner (…) un budget juste au pays”.”Nous serons vigilants à ce que vos mots se traduisent en actes”, a-t-il promis.Les motions de censure déposées par le RN et par la France insoumise, qui seront examinées jeudi matin, ont donc peu de chances d’être adoptées.Au milieu d’un discours sobre, qui n’a pas dépassé la demi-heure, point d’orgue de journées d’immense tension politique, la sentence attendue est tombée: “je proposerai au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu’à l’élection présidentielle”, a annoncé M. Lecornu dans l’hémicycle du Palais-Bourbon.”Aucun relèvement de l’âge n’interviendra à partir de maintenant jusqu’à janvier 2028, comme l’avait précisément demandé la CFDT. En complément, la durée d’assurance sera elle aussi suspendue et restera à 170 trimestres jusqu’à janvier 2028″, a précisé le chef du gouvernement, applaudi par les députés PS.Le chef du gouvernement a également confirmé l’abandon de l’utilisation de l’article 49.3 de la Constitution, qui permet l’adoption d’un texte sans vote. “C’est la garantie pour l’Assemblée nationale que le débat, notamment budgétaire mais pas seulement, dans tous les domaines, vivra, ira jusqu’au bout, jusqu’au vote”, a-t-il ajouté.L’exécutif peut ainsi espérer souffler, après une nouvelle crise ouverte la semaine dernière par un gouvernement Lecornu 1 qui n’avait pas tenu une journée, fragilisé dans l’oeuf par la contestation du président des Républicains (LR) Bruno Retailleau.”Certains aimeraient voir cette crise parlementaire virer à la crise de régime. Cela n’aura pas lieu”, avait affirmé le Premier ministre à l’entame de son discours.Un an après la très décriée dissolution de 2024, la pression s’était accrue sur le chef de l’État, son premier chef de gouvernement, Édouard Philippe, allant jusqu’à lui conseiller de démissionner après l’adoption du budget et de permettre ainsi la tenue d’une élection présidentielle anticipée.Renommé vendredi par le président Macron, M. Lecornu avait “carte blanche”, avait expliqué l’Élysée.Mardi matin, le chef de l’Etat avait une dernière fois mis la pression sur les oppositions lors du Conseil des ministres, qualifiant les motions de censure à venir de “motions de dissolution”. Le PS, qui demandait “la suspension immédiate et complète” de la réforme des retraites de 2023, la confirmation de l’abandon du 49.3 et du relâchement de la trajectoire budgétaire, menaçait de déposer sa propre motion de censure dès mardi soir en cas de réponse négative ou évasive du gouvernement.-“Anomalies” fiscales-Adopté mardi matin en Conseil des ministres, le projet de budget de l’État, qui devrait être largement modifié par le Parlement, propose un effort d’une trentaine de milliards d’euros et repose sur des hypothèses “optimistes” de croissance en 2026, selon le Haut conseil des finances publiques.Le déficit devra “dans tous les cas de figure être à moins de 5% à la fin de la discussion” parlementaire, a précisé M. Lecornu, après avoir présenté un projet de budget avec un déficit de 4,7% du PIB.Le Premier ministre a par ailleurs reconnu “des anomalies” dans la fiscalité des très grandes fortunes, souhaitant “une contribution exceptionnelle” des plus riches dans le prochain budget.M. Lecornu a également annoncé une “conférence” sur les retraites et le travail avec les partenaires sociaux. Et promis un nouvel “acte de décentralisation” par un projet de loi déposé en décembre. – “Peur des urnes” -Dans sa décision de ne pas censurer le gouvernement, le PS se trouve isolé à gauche. La présidente du groupe écologiste, Cyrielle Chatelain, a affirmé que son groupe “ira à la censure”, fustigeant une “petite suspension” de la réforme.Même tonalité très offensive de Stéphane Peu, chef du groupe des députés communistes et ultra-marins, qui en majorité voteront la censure, même si le patron du parti Fabien Roussel a évoqué lui une “première victoire”.”Une réforme imposée contre tout un peuple (…) ne se suspend pas, elle s’abroge”, a martelé la cheffe des Insoumis, Mathilde Panot, refusant de participer au “sauvetage” du gouvernement.A droite, le président des Républicains (LR) Bruno Retailleau a accusé le gouvernement d’être “l’otage des socialistes”. Quant au président du RN Jordan Bardella, il a brocardé “l’amicale des sauveurs d’Emmanuel Macron” dont “le seul dénominateur commun” serait “la peur des urnes”.Le camp présidentiel était divisé sur la question des retraites, et le parti Horizons d’Edouard Philippe s’est chargé de rappeler ses réserves. “Suspendre la réforme des retraites” est “une dangereuse facilité”, a mis en garde le chef des députés Paul Christophe.La chute du gouvernement “coûterait plus d’argent à la France” qu’une “suspension de quelques mois” de la réforme des retraites, avait au contraire fait valoir dans la matinée l’entourage du garde des Sceaux Gérald Darmanin, proche de M. Lecornu.sac-sl-are-bpa/hr

Lecornu suspend la réforme des retraites, le PS écarte pour l’instant la censure

Sébastien Lecornu évite pour l’instant “la crise de régime”. Le Premier ministre a annoncé mardi devant l’Assemblée nationale la suspension de la réforme des retraites, symbole de la présidence Macron, obtenant la clémence au moins temporaire des socialistes, qui en faisait une condition sine qua non pour épargner la censure au gouvernement et repousser ainsi la dissolution.Le PS a fait savoir en réponse qu’ils ne censurerait pas le gouvernement, en tout cas dans l’immédiat: saluant comme la CFDT dans la suspension “une victoire” autant qu’un “premier pas qui permet d’envisager les suivants”, le chef des députés PS Boris Vallaud a dit vouloir faire “ce pari de donner (…) un budget juste au pays”.”Nous serons vigilants à ce que vos mots se traduisent en actes”, a-t-il promis.Les motions de censure déposées par le RN et par la France insoumise, qui seront examinées jeudi matin, ont donc peu de chances d’être adoptées.Au milieu d’un discours sobre, qui n’a pas dépassé la demi-heure, point d’orgue de journées d’immense tension politique, la sentence attendue est tombée: “je proposerai au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu’à l’élection présidentielle”, a annoncé M. Lecornu dans l’hémicycle du Palais-Bourbon.”Aucun relèvement de l’âge n’interviendra à partir de maintenant jusqu’à janvier 2028, comme l’avait précisément demandé la CFDT. En complément, la durée d’assurance sera elle aussi suspendue et restera à 170 trimestres jusqu’à janvier 2028″, a précisé le chef du gouvernement, applaudi par les députés PS.Le chef du gouvernement a également confirmé l’abandon de l’utilisation de l’article 49.3 de la Constitution, qui permet l’adoption d’un texte sans vote. “C’est la garantie pour l’Assemblée nationale que le débat, notamment budgétaire mais pas seulement, dans tous les domaines, vivra, ira jusqu’au bout, jusqu’au vote”, a-t-il ajouté.L’exécutif peut ainsi espérer souffler, après une nouvelle crise ouverte la semaine dernière par un gouvernement Lecornu 1 qui n’avait pas tenu une journée, fragilisé dans l’oeuf par la contestation du président des Républicains (LR) Bruno Retailleau.”Certains aimeraient voir cette crise parlementaire virer à la crise de régime. Cela n’aura pas lieu”, avait affirmé le Premier ministre à l’entame de son discours.Un an après la très décriée dissolution de 2024, la pression s’était accrue sur le chef de l’État, son premier chef de gouvernement, Édouard Philippe, allant jusqu’à lui conseiller de démissionner après l’adoption du budget et de permettre ainsi la tenue d’une élection présidentielle anticipée.Renommé vendredi par le président Macron, M. Lecornu avait “carte blanche”, avait expliqué l’Élysée.Mardi matin, le chef de l’Etat avait une dernière fois mis la pression sur les oppositions lors du Conseil des ministres, qualifiant les motions de censure à venir de “motions de dissolution”. Le PS, qui demandait “la suspension immédiate et complète” de la réforme des retraites de 2023, la confirmation de l’abandon du 49.3 et du relâchement de la trajectoire budgétaire, menaçait de déposer sa propre motion de censure dès mardi soir en cas de réponse négative ou évasive du gouvernement.-“Anomalies” fiscales-Adopté mardi matin en Conseil des ministres, le projet de budget de l’État, qui devrait être largement modifié par le Parlement, propose un effort d’une trentaine de milliards d’euros et repose sur des hypothèses “optimistes” de croissance en 2026, selon le Haut conseil des finances publiques.Le déficit devra “dans tous les cas de figure être à moins de 5% à la fin de la discussion” parlementaire, a précisé M. Lecornu, après avoir présenté un projet de budget avec un déficit de 4,7% du PIB.Le Premier ministre a par ailleurs reconnu “des anomalies” dans la fiscalité des très grandes fortunes, souhaitant “une contribution exceptionnelle” des plus riches dans le prochain budget.M. Lecornu a également annoncé une “conférence” sur les retraites et le travail avec les partenaires sociaux. Et promis un nouvel “acte de décentralisation” par un projet de loi déposé en décembre. – “Peur des urnes” -Dans sa décision de ne pas censurer le gouvernement, le PS se trouve isolé à gauche. La présidente du groupe écologiste, Cyrielle Chatelain, a affirmé que son groupe “ira à la censure”, fustigeant une “petite suspension” de la réforme.Même tonalité très offensive de Stéphane Peu, chef du groupe des députés communistes et ultra-marins, qui en majorité voteront la censure, même si le patron du parti Fabien Roussel a évoqué lui une “première victoire”.”Une réforme imposée contre tout un peuple (…) ne se suspend pas, elle s’abroge”, a martelé la cheffe des Insoumis, Mathilde Panot, refusant de participer au “sauvetage” du gouvernement.A droite, le président des Républicains (LR) Bruno Retailleau a accusé le gouvernement d’être “l’otage des socialistes”. Quant au président du RN Jordan Bardella, il a brocardé “l’amicale des sauveurs d’Emmanuel Macron” dont “le seul dénominateur commun” serait “la peur des urnes”.Le camp présidentiel était divisé sur la question des retraites, et le parti Horizons d’Edouard Philippe s’est chargé de rappeler ses réserves. “Suspendre la réforme des retraites” est “une dangereuse facilité”, a mis en garde le chef des députés Paul Christophe.La chute du gouvernement “coûterait plus d’argent à la France” qu’une “suspension de quelques mois” de la réforme des retraites, avait au contraire fait valoir dans la matinée l’entourage du garde des Sceaux Gérald Darmanin, proche de M. Lecornu.sac-sl-are-bpa/hr

Lecornu suspend la réforme des retraites, le PS écarte pour l’instant la censure

Sébastien Lecornu évite pour l’instant “la crise de régime”. Le Premier ministre a annoncé mardi devant l’Assemblée nationale la suspension de la réforme des retraites, symbole de la présidence Macron, obtenant la clémence au moins temporaire des socialistes, qui en faisait une condition sine qua non pour épargner la censure au gouvernement et repousser ainsi la dissolution.Le PS a fait savoir en réponse qu’ils ne censurerait pas le gouvernement, en tout cas dans l’immédiat: saluant comme la CFDT dans la suspension “une victoire” autant qu’un “premier pas qui permet d’envisager les suivants”, le chef des députés PS Boris Vallaud a dit vouloir faire “ce pari de donner (…) un budget juste au pays”.”Nous serons vigilants à ce que vos mots se traduisent en actes”, a-t-il promis.Les motions de censure déposées par le RN et par la France insoumise, qui seront examinées jeudi matin, ont donc peu de chances d’être adoptées.Au milieu d’un discours sobre, qui n’a pas dépassé la demi-heure, point d’orgue de journées d’immense tension politique, la sentence attendue est tombée: “je proposerai au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu’à l’élection présidentielle”, a annoncé M. Lecornu dans l’hémicycle du Palais-Bourbon.”Aucun relèvement de l’âge n’interviendra à partir de maintenant jusqu’à janvier 2028, comme l’avait précisément demandé la CFDT. En complément, la durée d’assurance sera elle aussi suspendue et restera à 170 trimestres jusqu’à janvier 2028″, a précisé le chef du gouvernement, applaudi par les députés PS.Le chef du gouvernement a également confirmé l’abandon de l’utilisation de l’article 49.3 de la Constitution, qui permet l’adoption d’un texte sans vote. “C’est la garantie pour l’Assemblée nationale que le débat, notamment budgétaire mais pas seulement, dans tous les domaines, vivra, ira jusqu’au bout, jusqu’au vote”, a-t-il ajouté.L’exécutif peut ainsi espérer souffler, après une nouvelle crise ouverte la semaine dernière par un gouvernement Lecornu 1 qui n’avait pas tenu une journée, fragilisé dans l’oeuf par la contestation du président des Républicains (LR) Bruno Retailleau.”Certains aimeraient voir cette crise parlementaire virer à la crise de régime. Cela n’aura pas lieu”, avait affirmé le Premier ministre à l’entame de son discours.Un an après la très décriée dissolution de 2024, la pression s’était accrue sur le chef de l’État, son premier chef de gouvernement, Édouard Philippe, allant jusqu’à lui conseiller de démissionner après l’adoption du budget et de permettre ainsi la tenue d’une élection présidentielle anticipée.Renommé vendredi par le président Macron, M. Lecornu avait “carte blanche”, avait expliqué l’Élysée.Mardi matin, le chef de l’Etat avait une dernière fois mis la pression sur les oppositions lors du Conseil des ministres, qualifiant les motions de censure à venir de “motions de dissolution”. Le PS, qui demandait “la suspension immédiate et complète” de la réforme des retraites de 2023, la confirmation de l’abandon du 49.3 et du relâchement de la trajectoire budgétaire, menaçait de déposer sa propre motion de censure dès mardi soir en cas de réponse négative ou évasive du gouvernement.-“Anomalies” fiscales-Adopté mardi matin en Conseil des ministres, le projet de budget de l’État, qui devrait être largement modifié par le Parlement, propose un effort d’une trentaine de milliards d’euros et repose sur des hypothèses “optimistes” de croissance en 2026, selon le Haut conseil des finances publiques.Le déficit devra “dans tous les cas de figure être à moins de 5% à la fin de la discussion” parlementaire, a précisé M. Lecornu, après avoir présenté un projet de budget avec un déficit de 4,7% du PIB.Le Premier ministre a par ailleurs reconnu “des anomalies” dans la fiscalité des très grandes fortunes, souhaitant “une contribution exceptionnelle” des plus riches dans le prochain budget.M. Lecornu a également annoncé une “conférence” sur les retraites et le travail avec les partenaires sociaux. Et promis un nouvel “acte de décentralisation” par un projet de loi déposé en décembre. – “Peur des urnes” -Dans sa décision de ne pas censurer le gouvernement, le PS se trouve isolé à gauche. La présidente du groupe écologiste, Cyrielle Chatelain, a affirmé que son groupe “ira à la censure”, fustigeant une “petite suspension” de la réforme.Même tonalité très offensive de Stéphane Peu, chef du groupe des députés communistes et ultra-marins, qui en majorité voteront la censure, même si le patron du parti Fabien Roussel a évoqué lui une “première victoire”.”Une réforme imposée contre tout un peuple (…) ne se suspend pas, elle s’abroge”, a martelé la cheffe des Insoumis, Mathilde Panot, refusant de participer au “sauvetage” du gouvernement.A droite, le président des Républicains (LR) Bruno Retailleau a accusé le gouvernement d’être “l’otage des socialistes”. Quant au président du RN Jordan Bardella, il a brocardé “l’amicale des sauveurs d’Emmanuel Macron” dont “le seul dénominateur commun” serait “la peur des urnes”.Le camp présidentiel était divisé sur la question des retraites, et le parti Horizons d’Edouard Philippe s’est chargé de rappeler ses réserves. “Suspendre la réforme des retraites” est “une dangereuse facilité”, a mis en garde le chef des députés Paul Christophe.La chute du gouvernement “coûterait plus d’argent à la France” qu’une “suspension de quelques mois” de la réforme des retraites, avait au contraire fait valoir dans la matinée l’entourage du garde des Sceaux Gérald Darmanin, proche de M. Lecornu.sac-sl-are-bpa/hr

Man pleads guilty to firebombing US state governor’s residence

A US man plead guilty on Tuesday to attempted murder for firebombing the home of Pennsylvania governor and prominent Democrat Josh Shapiro, and now faces between 25 and 50 years imprisonment under a plea agreement, prosecutors said.Cody Balmer, 38, told police he harbored “hatred” towards Governor Shapiro. In April, he threw a Molotov cocktail at the Democrat’s official residence as Shapiro marked the first night of the Passover holiday with friends and family.Asked what he would have done had he encountered Shapiro in the residence during the attack, Balmer told investigators he would “have beaten him with his hammer.””Balmer pleaded guilty to attempted murder of Governor Josh Shapiro, aggravated arson, 22 counts of arson, one for each of the 22 victims within the residence endangered by the arson, burglary, and related offenses,” the Dauphin County District Attorney prosecutor’s office said in a statement. “After the defendant’s guilty plea to all counts, he received the agreed upon sentence of not less than 25 years or more than 50 years.”Shapiro, widely viewed as a potential 2028 presidential contender, was inside with his family when the fire broke out in a different part of the Georgian-style mansion in Harrisburg.No one was hurt but parts of the residence were badly damaged.- ‘Risks’ of public office -“It’s especially hard to know that he tried to murder our family… the hardest part has been to try and explain it to our four children,” Shapiro said in an emotional statement after the plea.”Serving in public office today brings risks. It’s a sad state of affairs.”The United States has faced a rash of political violence in recent months, with the killing of conservative influencer Charlie Kirk following the targeted killing of a Democratic Minnesota lawmaker and her husband, and the assassination of an insurance executive in broad daylight.”We need real accountability for acts of political violence,” Shapiro said. “Today is real accountability… this is a just outcome.”Describing the attack previously, Shapiro said that he and his sleeping family were woken up by a police trooper who “banged on our door” at around 2:00 am local time and that they were evacuated from the building.Balmer was captured on surveillance cameras climbing a perimeter fence, breaking a window and throwing a gasoline-filled Heineken beer bottle, before breaking another window, entering the residence and igniting another bottle.He then fled the property.An ex-lover of Balmer called police and reported that the alleged arsonist wanted to hand himself in, the criminal complaint alleges.Balmer then subsequently walked up to state police headquarters and told an officer he was responsible for the attack.