La Bourse de Paris ignore l’incertitude politique et repart dans le vert

La Bourse de Paris a conclu dans le vert lundi, dans un marché qui ignore les incertitudes de la situation politique en France et après un apaisement des secousses liées aux tensions commerciales entre Washington et Pékin.L’indice vedette de la Bourse de Paris a fini en hausse de 0,21% à 7.934,26 points, gagnant 16,26 points. Le CAC 40 avait commencé la séance sur une progression plus marquée, profitant d’un rebond technique après le repli de 1,53% en fin de semaine.Après avoir menacé la Chine de nouveaux droits de douane de 100%, le président américain Donald Trump a laissé entendre qu’il était ouvert à un accord avec Pékin redonnant du moral aux marchés.”Donald Trump a mis de l’eau dans son vin et le marché a bien réagi”, a résumé Christopher Dembik, conseiller en investissement chez Pictet AM. “A part les résultats bancaires aux Etats-Unis attendus cette semaine, le marché est resté relativement calme” en l’absence de statistiques américaines, notamment sur l’inflation du fait de la fermeture du gouvernement (“shutdown”), a ajouté l’analyste, interrogé par l’AFP.”Globalement, c’est un marché qui vivote soit en fonction de la guerre commerciale et des dernières annonces, soit en fonction des attentes de résultats trimestriels américains qui vont commencer”, a-t-il expliqué.En France, le Premier ministre démissionnaire puis reconduit Sébastien Lecornu a demandé à ses ministres, qui ont pris leurs fonctions lundi, de mettre leurs “egos de côté” pour “surpasser la crise politique”, alors que le gouvernement est menacé de censure dès cette semaine si les socialistes n’obtiennent pas une suspension de la réforme des retraites.Pour Christopher Dembik, “la situation politique en France reste pour l’instant un non-évènement” pour le marché boursier. “Bien sûr si le gouvernement est censuré, on assistera à un petit choc temporaire”, mais selon lui, pas de nature “à faire plonger le CAC 40”.Un premier Conseil des ministres doit se tenir mardi matin à l’Elysée. Le gouvernement y présentera les deux projets de budget, de l’Etat et de la Sécurité sociale, afin qu’ils puissent être transmis dans les temps au Parlement.Pour Kathleen Brooks néanmoins, directrice de la recherche chez XTB, l’instabilité politique dans le pays “maintient la pression sur les actifs français, en particulier sur les obligations d’État”.Le taux de l’emprunt français à dix ans a terminé à 3,46% contre 3,48%, au même niveau qu’en clôture vendredi. Celui de l’Allemagne, référence européenne, a conclu à 2,63% contre 2,64% à sa dernière clôture. Les câbles Nexans sous l’eau Le fabricant français de câbles industriels Nexans, 2e acteur mondial derrière l’italien Prysmian, a connu une journée agitée lundi en Bourse après le départ de son directeur général, en poste depuis 2018, Christopher Guérin, remplacé par Julien Hueber pour “créer une nouvelle dynamique”.Le titre Nexans a perdu 9,26% à 114,70 euros.”Le changement inattendu de directeur général chez Nexans nous a surpris et ressemble au précédent changement de directeur général en 2018, lorsque les actions avaient sous-performé”, ont estimé les analystes de JPMorgan dans une note.Les minières soutenuesLes sociétés minières dans le monde ont été soutenues par les tensions entre Pékin et Washington sur les exportations liées aux terres rares. Eramet a gagné 2,77% à 61,25 euros, ArcelorMittal a pris 3,09% à 33,32 euros.

“Matan, mon amour, c’est fini la guerre!”, lance la mère d’un otage israélien libéré

“Matan, mon amour, c’est fini la guerre!”, s’émeut Einav Zangauker. Sur l’écran du téléphone qu’elle tient fébrilement, le visage de son fils, dont la libération est imminente.Quelques heures après ces images diffusées sur les réseaux sociaux, c’est l’effusion de joie pour elle comme pour les 19 autres familles qui retrouvent leurs proches après 738 jours de captivité dans la bande de Gaza en guerre.”Ma vie, ma vie, ma vie, tu es ma vie, ma vie, tu es un héros!”, s’écrit Einav Zangauker en s’élançant dans les couloirs blancs d’un hôpital israélien, bras ouverts vers son fils de 25 ans. Lui a été enlevé le 7 octobre 2023 à son domicile du kibboutz Nir Oz avec sa petite amie israélo-mexicaine lorsque des centaines de combattants du Hamas et ses alliés ont attaqué Israël. Au total, 251 personnes ont été kidnappées ce jour-là. Sa mère est devenue un visage de la lutte acharnée des familles pour obtenir leur libération. Les étreintes sont fortes.D’autres images diffusées par l’armée montrent des scènes similaires, comme celles des cris de joie et les sanglots des proches de Guy Gilboa-Dalal, 24 ans, qui avait été kidnappé lors du festival Nova. Les mots de sa mère, de sa soeur et de son frère fusent: “mon Guy, tu es à la maison!”, “c’est terminé, c’est derrière nous!”, “tu ne sais pas combien tu m’as manqué!”Les vingt otages vivants ont été libérés en échange de 1.968 détenus emprisonnés en Israël, dans le cadre de la première phase du plan négocié sous l’égide des Etats-Unis et censé apporter une paix durable.Aucune image n’a filtré du moment où les otages ont été remis aux équipes de la Croix-Rouge dans la bande de Gaza, pas plus que de leur prise en charge immédiate une fois arrivés en Israël. Leur descente des hélicoptères est cachée des regards par de grandes bâches. Mais des images choisies filtrent par la suite aux médias. Elles montrent des otages libérés discutant avec des militaires israéliens, Avinatan Or, dans un treillis kaki le poing levé ou les jumeaux Gali et Ziv Berman vêtus de maillots de leur club de foot favori, le Maccabi Tel-Aviv, tout sourire. Chacune de ces images retransmises sur grand écran à Tel-Aviv, depuis une place devenue au fil des mois le centre névralgique de la mobilisation pour la libération des otages, déclenche des applaudissements parmi la foule de milliers de personnes. “On attendait ce moment mais il reste de la tristesse pour ceux qui ne rentrent pas et pour les presque 2.000 morts de la guerre, deux ans de folie qui se terminent… Mais c’est une belle journée, celle qu’on attend depuis deux ans”, décrit à l’AFP Ronny Edry, un enseignant de 54 ans.Beaucoup se prennent dans les bras, l’ambiance est à la fête. Les mains se lèvent et les drapeaux israéliens s’agitent au survol d’hélicoptères militaires transportant les otages vers les hôpitaux. – “Euphorie” -Avant la confirmation de la libération, Noga, qui arbore un autocollant “dernier jour”, confiait à l’AFP ressentir une sorte d'”euphorie”, et être partagée entre “l’émotion et la tristesse pour ceux qui ne reviendront pas”.Pour souligner ces libérations, le Forum des familles, la principale organisation de proches de captifs, avait organisé sur place une “nuit jaune”, de la couleur du ruban associé aux otages en Israël, et qui a envahi l’espace public israélien, des ronds points aux poignées de portes de voitures ou aux guidons de poussettes.Émilie Moatti, ancienne députée travailliste et une des fondatrices de ce Forum, a dit à l’AFP être “très émue” en montrant la foule qui se rassemble, peinant à retenir ses larmes.Enfant cachée en Pologne, Hanna Gofrit, 90 ans, se rappelle, elle, sa propre libération à l’âge de neuf ans d’un camp en Allemagne: “je n’aime pas les comparaisons, mais ça me frappe.”La chanson Habayta (“à la maison”, en hébreu), joue en boucle dans les haut-parleurs. Le titre, datant des années 1980 et s’adressant à l’origine aux soldats israéliens se battant au Liban, a été largement repris dans le pays depuis le 7-Octobre.Il était entonné sur cette place lors de rassemblements hebdomadaires qui ont parfois réuni des dizaines de milliers de personnes au cours des deux dernières années.”Il est certain que notre présence ici, notre mobilisation, a joué un rôle important, c’était un événement déterminant, Trump l’a vu”, a dit une habituée des lieux, Shelly Bar Nir, 34 ans.Une “mission nationale” est désormais “de prendre soin des rapatriés”, selon les termes de Lena Koren Feldman, directrice de l’hôpital Beilinson dans lequel ont été admis certains des vingt ex-otages.

“Matan, mon amour, c’est fini la guerre!”, lance la mère d’un otage israélien libéré

“Matan, mon amour, c’est fini la guerre!”, s’émeut Einav Zangauker. Sur l’écran du téléphone qu’elle tient fébrilement, le visage de son fils, dont la libération est imminente.Quelques heures après ces images diffusées sur les réseaux sociaux, c’est l’effusion de joie pour elle comme pour les 19 autres familles qui retrouvent leurs proches après 738 jours de captivité dans la bande de Gaza en guerre.”Ma vie, ma vie, ma vie, tu es ma vie, ma vie, tu es un héros!”, s’écrit Einav Zangauker en s’élançant dans les couloirs blancs d’un hôpital israélien, bras ouverts vers son fils de 25 ans. Lui a été enlevé le 7 octobre 2023 à son domicile du kibboutz Nir Oz avec sa petite amie israélo-mexicaine lorsque des centaines de combattants du Hamas et ses alliés ont attaqué Israël. Au total, 251 personnes ont été kidnappées ce jour-là. Sa mère est devenue un visage de la lutte acharnée des familles pour obtenir leur libération. Les étreintes sont fortes.D’autres images diffusées par l’armée montrent des scènes similaires, comme celles des cris de joie et les sanglots des proches de Guy Gilboa-Dalal, 24 ans, qui avait été kidnappé lors du festival Nova. Les mots de sa mère, de sa soeur et de son frère fusent: “mon Guy, tu es à la maison!”, “c’est terminé, c’est derrière nous!”, “tu ne sais pas combien tu m’as manqué!”Les vingt otages vivants ont été libérés en échange de 1.968 détenus emprisonnés en Israël, dans le cadre de la première phase du plan négocié sous l’égide des Etats-Unis et censé apporter une paix durable.Aucune image n’a filtré du moment où les otages ont été remis aux équipes de la Croix-Rouge dans la bande de Gaza, pas plus que de leur prise en charge immédiate une fois arrivés en Israël. Leur descente des hélicoptères est cachée des regards par de grandes bâches. Mais des images choisies filtrent par la suite aux médias. Elles montrent des otages libérés discutant avec des militaires israéliens, Avinatan Or, dans un treillis kaki le poing levé ou les jumeaux Gali et Ziv Berman vêtus de maillots de leur club de foot favori, le Maccabi Tel-Aviv, tout sourire. Chacune de ces images retransmises sur grand écran à Tel-Aviv, depuis une place devenue au fil des mois le centre névralgique de la mobilisation pour la libération des otages, déclenche des applaudissements parmi la foule de milliers de personnes. “On attendait ce moment mais il reste de la tristesse pour ceux qui ne rentrent pas et pour les presque 2.000 morts de la guerre, deux ans de folie qui se terminent… Mais c’est une belle journée, celle qu’on attend depuis deux ans”, décrit à l’AFP Ronny Edry, un enseignant de 54 ans.Beaucoup se prennent dans les bras, l’ambiance est à la fête. Les mains se lèvent et les drapeaux israéliens s’agitent au survol d’hélicoptères militaires transportant les otages vers les hôpitaux. – “Euphorie” -Avant la confirmation de la libération, Noga, qui arbore un autocollant “dernier jour”, confiait à l’AFP ressentir une sorte d'”euphorie”, et être partagée entre “l’émotion et la tristesse pour ceux qui ne reviendront pas”.Pour souligner ces libérations, le Forum des familles, la principale organisation de proches de captifs, avait organisé sur place une “nuit jaune”, de la couleur du ruban associé aux otages en Israël, et qui a envahi l’espace public israélien, des ronds points aux poignées de portes de voitures ou aux guidons de poussettes.Émilie Moatti, ancienne députée travailliste et une des fondatrices de ce Forum, a dit à l’AFP être “très émue” en montrant la foule qui se rassemble, peinant à retenir ses larmes.Enfant cachée en Pologne, Hanna Gofrit, 90 ans, se rappelle, elle, sa propre libération à l’âge de neuf ans d’un camp en Allemagne: “je n’aime pas les comparaisons, mais ça me frappe.”La chanson Habayta (“à la maison”, en hébreu), joue en boucle dans les haut-parleurs. Le titre, datant des années 1980 et s’adressant à l’origine aux soldats israéliens se battant au Liban, a été largement repris dans le pays depuis le 7-Octobre.Il était entonné sur cette place lors de rassemblements hebdomadaires qui ont parfois réuni des dizaines de milliers de personnes au cours des deux dernières années.”Il est certain que notre présence ici, notre mobilisation, a joué un rôle important, c’était un événement déterminant, Trump l’a vu”, a dit une habituée des lieux, Shelly Bar Nir, 34 ans.Une “mission nationale” est désormais “de prendre soin des rapatriés”, selon les termes de Lena Koren Feldman, directrice de l’hôpital Beilinson dans lequel ont été admis certains des vingt ex-otages.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Dieselgate: le procès de cinq constructeurs s’est ouvert à Londres, des milliards en jeu

Le procès hors norme de cinq géants de l’automobile, dont Renault et Peugeot-Citroën, s’est ouvert lundi à Londres, dernier épisode du scandale mondial des voitures diesel truquées, les avocats des plaignants dénonçant des pratiques “générales” dans le secteur.L’allemand Mercedes, le japonais Nissan et l’américain Ford sont les trois autres mis en cause dans cette procédure britannique, ouverte pour trois mois devant la Haute Cour, qui pourrait déboucher sur des milliards de livres d’indemnisations. Tous nient les faits.Dans ce vaste dossier, qui a donné lieu à l’ouverture de procédures civiles et pénales dans le monde entier –par exemple en Allemagne, en France, aux Etats-Unis ou en Corée du Sud– les plus grands fabricants automobiles sont suspectés d’avoir manipulé des véhicules pour passer les contrôles antipollution, notamment les émissions d’oxydes d’azote (NOx).”Les infractions étaient, à bien des égards, endémiques ou générales” dans le secteur, a résumé lors de la première journée d’audience Thomas De La Mare, l’un des avocats des plaignants, reprochant aux entreprises d’avoir “préféré tricher plutôt que de respecter la loi”.- “Elle ne serait pas morte” -La Londonienne Rosamund Adoo Kissi-Debrah, dont la fille de neuf ans, Ella, est morte en 2013 d’une grave crise d’asthme, depuis reconnue par la justice comme liée à la pollution de l’air, a tenu à être présente, avec une vingtaine de manifestants devant le tribunal.”Le médecin légiste a dit que si nous n’avions pas eu des niveaux illégaux de pollution de l’air là où nous vivons, non seulement elle n’aurait pas eu d’asthme, mais elle ne serait pas morte”, a-t-elle déploré auprès de l’AFP. Elle attend “des excuses” des constructeurs.”Des millions de voitures diesel circulent encore sur nos routes et rendent nos enfants malades”, ajoute, à ses côtés, Jemima Hartshorn, insistant sur la nécessité de “retirer ces voitures de nos routes”.Volkswagen, auquel le nom du Dieselgate est souvent associé, a reconnu dès 2015 avoir commercialisé plus de 11 millions de véhicules dans le monde équipés d’un logiciel détectant les phases de test pour diminuer ses émissions. Il a déjà réglé une facture dépassant les 30 milliards d’euros, dont la plus grande part aux Etats-Unis.Le constructeur allemand avait été reconnu coupable en 2020 par la Haute Cour de Londres d’avoir mis en place un “logiciel truqueur”. Sans reconnaître sa responsabilité, il avait mis fin aux procédures en réglant 193 millions de livres (222 millions d’euros).- SUV Mercedes gris -Pour Martyn Day, du cabinet d’avocats Leigh Day, principal représentant des plaignants, les indemnisations pourraient se compter en “milliards de livres”.Car l’issue du procès pourrait faire jurisprudence et s’appliquer aux autres constructeurs objets de plaintes, comme Volkswagen-Porsche, Vauxhall-Opel, Jaguar Land Rover, BMW, FCA-Suzuki, Volvo, Hyundai-Kia, Toyota et Mazda. En tout, 1,6 million de conducteurs demandent compensation dans le pays.Adam Kamenetzky, un Londonien de 45 ans, estime quant à lui avoir été “trompé” lorsqu’il a choisi en 2018 un SUV Mercedes gris, spécifiquement parce qu’il était censé être moins polluant. Selon lui, le véhicule est en réalité bien plus nocif, ce qui fait aussi baisser sa valeur.Sollicités par l’AFP, Ford et Mercedes rejettent des “allégations sans fondement”. Renault et Stellantis, la maison-mère de Peugeot et Citroën, assurent que les véhicules vendus étaient tous “conformes” aux réglementations. Nissan n’a pas souhaité faire de commentaire.La première journée d’audience, consacrée aux arguments des avocats des automobilistes, s’est achevée lundi en fin d’après-midi. Le procès, qui durera jusqu’à la fin de l’année, se concentrera sur la responsabilité des constructeurs.Les conclusions auront lieu en mars avant un jugement attendu l’été prochain. Une éventuelle seconde procédure à partir d’octobre 2026 concernera les indemnisations.

Dieselgate: le procès de cinq constructeurs s’est ouvert à Londres, des milliards en jeu

Le procès hors norme de cinq géants de l’automobile, dont Renault et Peugeot-Citroën, s’est ouvert lundi à Londres, dernier épisode du scandale mondial des voitures diesel truquées, les avocats des plaignants dénonçant des pratiques “générales” dans le secteur.L’allemand Mercedes, le japonais Nissan et l’américain Ford sont les trois autres mis en cause dans cette procédure britannique, ouverte pour trois mois devant la Haute Cour, qui pourrait déboucher sur des milliards de livres d’indemnisations. Tous nient les faits.Dans ce vaste dossier, qui a donné lieu à l’ouverture de procédures civiles et pénales dans le monde entier –par exemple en Allemagne, en France, aux Etats-Unis ou en Corée du Sud– les plus grands fabricants automobiles sont suspectés d’avoir manipulé des véhicules pour passer les contrôles antipollution, notamment les émissions d’oxydes d’azote (NOx).”Les infractions étaient, à bien des égards, endémiques ou générales” dans le secteur, a résumé lors de la première journée d’audience Thomas De La Mare, l’un des avocats des plaignants, reprochant aux entreprises d’avoir “préféré tricher plutôt que de respecter la loi”.- “Elle ne serait pas morte” -La Londonienne Rosamund Adoo Kissi-Debrah, dont la fille de neuf ans, Ella, est morte en 2013 d’une grave crise d’asthme, depuis reconnue par la justice comme liée à la pollution de l’air, a tenu à être présente, avec une vingtaine de manifestants devant le tribunal.”Le médecin légiste a dit que si nous n’avions pas eu des niveaux illégaux de pollution de l’air là où nous vivons, non seulement elle n’aurait pas eu d’asthme, mais elle ne serait pas morte”, a-t-elle déploré auprès de l’AFP. Elle attend “des excuses” des constructeurs.”Des millions de voitures diesel circulent encore sur nos routes et rendent nos enfants malades”, ajoute, à ses côtés, Jemima Hartshorn, insistant sur la nécessité de “retirer ces voitures de nos routes”.Volkswagen, auquel le nom du Dieselgate est souvent associé, a reconnu dès 2015 avoir commercialisé plus de 11 millions de véhicules dans le monde équipés d’un logiciel détectant les phases de test pour diminuer ses émissions. Il a déjà réglé une facture dépassant les 30 milliards d’euros, dont la plus grande part aux Etats-Unis.Le constructeur allemand avait été reconnu coupable en 2020 par la Haute Cour de Londres d’avoir mis en place un “logiciel truqueur”. Sans reconnaître sa responsabilité, il avait mis fin aux procédures en réglant 193 millions de livres (222 millions d’euros).- SUV Mercedes gris -Pour Martyn Day, du cabinet d’avocats Leigh Day, principal représentant des plaignants, les indemnisations pourraient se compter en “milliards de livres”.Car l’issue du procès pourrait faire jurisprudence et s’appliquer aux autres constructeurs objets de plaintes, comme Volkswagen-Porsche, Vauxhall-Opel, Jaguar Land Rover, BMW, FCA-Suzuki, Volvo, Hyundai-Kia, Toyota et Mazda. En tout, 1,6 million de conducteurs demandent compensation dans le pays.Adam Kamenetzky, un Londonien de 45 ans, estime quant à lui avoir été “trompé” lorsqu’il a choisi en 2018 un SUV Mercedes gris, spécifiquement parce qu’il était censé être moins polluant. Selon lui, le véhicule est en réalité bien plus nocif, ce qui fait aussi baisser sa valeur.Sollicités par l’AFP, Ford et Mercedes rejettent des “allégations sans fondement”. Renault et Stellantis, la maison-mère de Peugeot et Citroën, assurent que les véhicules vendus étaient tous “conformes” aux réglementations. Nissan n’a pas souhaité faire de commentaire.La première journée d’audience, consacrée aux arguments des avocats des automobilistes, s’est achevée lundi en fin d’après-midi. Le procès, qui durera jusqu’à la fin de l’année, se concentrera sur la responsabilité des constructeurs.Les conclusions auront lieu en mars avant un jugement attendu l’été prochain. Une éventuelle seconde procédure à partir d’octobre 2026 concernera les indemnisations.

Dieselgate: le procès de cinq constructeurs s’est ouvert à Londres, des milliards en jeu

Le procès hors norme de cinq géants de l’automobile, dont Renault et Peugeot-Citroën, s’est ouvert lundi à Londres, dernier épisode du scandale mondial des voitures diesel truquées, les avocats des plaignants dénonçant des pratiques “générales” dans le secteur.L’allemand Mercedes, le japonais Nissan et l’américain Ford sont les trois autres mis en cause dans cette procédure britannique, ouverte pour trois mois devant la Haute Cour, qui pourrait déboucher sur des milliards de livres d’indemnisations. Tous nient les faits.Dans ce vaste dossier, qui a donné lieu à l’ouverture de procédures civiles et pénales dans le monde entier –par exemple en Allemagne, en France, aux Etats-Unis ou en Corée du Sud– les plus grands fabricants automobiles sont suspectés d’avoir manipulé des véhicules pour passer les contrôles antipollution, notamment les émissions d’oxydes d’azote (NOx).”Les infractions étaient, à bien des égards, endémiques ou générales” dans le secteur, a résumé lors de la première journée d’audience Thomas De La Mare, l’un des avocats des plaignants, reprochant aux entreprises d’avoir “préféré tricher plutôt que de respecter la loi”.- “Elle ne serait pas morte” -La Londonienne Rosamund Adoo Kissi-Debrah, dont la fille de neuf ans, Ella, est morte en 2013 d’une grave crise d’asthme, depuis reconnue par la justice comme liée à la pollution de l’air, a tenu à être présente, avec une vingtaine de manifestants devant le tribunal.”Le médecin légiste a dit que si nous n’avions pas eu des niveaux illégaux de pollution de l’air là où nous vivons, non seulement elle n’aurait pas eu d’asthme, mais elle ne serait pas morte”, a-t-elle déploré auprès de l’AFP. Elle attend “des excuses” des constructeurs.”Des millions de voitures diesel circulent encore sur nos routes et rendent nos enfants malades”, ajoute, à ses côtés, Jemima Hartshorn, insistant sur la nécessité de “retirer ces voitures de nos routes”.Volkswagen, auquel le nom du Dieselgate est souvent associé, a reconnu dès 2015 avoir commercialisé plus de 11 millions de véhicules dans le monde équipés d’un logiciel détectant les phases de test pour diminuer ses émissions. Il a déjà réglé une facture dépassant les 30 milliards d’euros, dont la plus grande part aux Etats-Unis.Le constructeur allemand avait été reconnu coupable en 2020 par la Haute Cour de Londres d’avoir mis en place un “logiciel truqueur”. Sans reconnaître sa responsabilité, il avait mis fin aux procédures en réglant 193 millions de livres (222 millions d’euros).- SUV Mercedes gris -Pour Martyn Day, du cabinet d’avocats Leigh Day, principal représentant des plaignants, les indemnisations pourraient se compter en “milliards de livres”.Car l’issue du procès pourrait faire jurisprudence et s’appliquer aux autres constructeurs objets de plaintes, comme Volkswagen-Porsche, Vauxhall-Opel, Jaguar Land Rover, BMW, FCA-Suzuki, Volvo, Hyundai-Kia, Toyota et Mazda. En tout, 1,6 million de conducteurs demandent compensation dans le pays.Adam Kamenetzky, un Londonien de 45 ans, estime quant à lui avoir été “trompé” lorsqu’il a choisi en 2018 un SUV Mercedes gris, spécifiquement parce qu’il était censé être moins polluant. Selon lui, le véhicule est en réalité bien plus nocif, ce qui fait aussi baisser sa valeur.Sollicités par l’AFP, Ford et Mercedes rejettent des “allégations sans fondement”. Renault et Stellantis, la maison-mère de Peugeot et Citroën, assurent que les véhicules vendus étaient tous “conformes” aux réglementations. Nissan n’a pas souhaité faire de commentaire.La première journée d’audience, consacrée aux arguments des avocats des automobilistes, s’est achevée lundi en fin d’après-midi. Le procès, qui durera jusqu’à la fin de l’année, se concentrera sur la responsabilité des constructeurs.Les conclusions auront lieu en mars avant un jugement attendu l’été prochain. Une éventuelle seconde procédure à partir d’octobre 2026 concernera les indemnisations.

Opposition leader Ferrer leaves Cuba for US exile

Cuban dissident Jose Daniel Ferrer was freed from prison Monday and put on a plane to the United States where he will live in exile with his family, officials and relatives said.  Ferrer, who has been imprisoned multiple times as the long-term leader of the island’s pro-democracy movement, announced this month he had opted for exile after enduring “torture” and “humiliation” behind bars.In a letter from prison, the 55-year-old said that since he was reimprisoned in April after being briefly freed under a deal with former US president Joe Biden, “the cruelty of the dictatorship towards me has known no bounds.”He cited “blows, torture, humiliation, threats and extreme conditions” in prison, including “the theft of food and hygiene products.”Ferrer said he took the difficult decision to leave given threats that his wife would also be imprisoned and his young son sent to an institution for juvenile offenders.  The foreign ministry in Havana said in a statement Ferrer and members of his family left the country for the United States Monday following “a formal request from that country’s government and the express acceptance” of the dissident.His sister Ana Belkis Ferrer told AFP by telephone the opposition leader had “finally been exiled, thank God,” adding his family was “very happy despite the tension of the last days.”- ‘Dignity and honor’ -Ferrer said in his letter he would leave Cuba “with my dignity and honor intact, and not for long.”His departure deals a blow to the opposition movement in Cuba, in the throes of its worst economic crisis in decades and a mass exodus of young people, mainly to the United States.Ferrer, founder of the Patriotic Union of Cuba (UNPACU) — one of the most active opposition organizations in the one-party state — had for years resisted pressure to go into exile to avoid prison.He was the most high-profile of a group of prisoners released in January under a landmark deal struck with Biden in exchange for Washington removing Cuba from a list of terrorism sponsors.But he was sent back to prison in April after Biden’s successor, Donald Trump, slapped Cuba back on the list.Ferrer has been in and out of prison since March 2003, when he and 74 other opposition members were arrested in a three-day period of repression known as Cuba’s “Black Spring.”He was released in 2011 but sent back to prison in 2021 following a crackdown on rare anti-government street protests that rattled the communist authorities.The repression that followed silenced many critical voices and left the opposition in disarray.During his brief spell of freedom this year, Ferrer had defied the authorities by criticizing Cuba’s leadership on social media.He also met the head of the US diplomatic mission in Cuba, Mike Hammer, at his home in the eastern city of Santiago de Cuba.In his letter, he said “only the United States… truly stands in solidarity with the peaceful opposition and the Cuban people” — an implicit rebuke of the EU, which has angered dissidents by maintaining a political and cooperation agreement with Cuba.Ferrer was transferred directly from the prison of Mar Verde in Cuba’s south to the international airport of Santiago de Cuba, where he was met by his wife Nelva Ortega and their son Daniel Jose, two daughters and his ex-wife — all of whom will travel with him to Miami.