US pressures Israel on West Bank as Rubio begins visit
US President Donald Trump issued a stark warning to Israel over annexing the West Bank in an interview published Thursday, as Secretary of State Marco Rubio arrived in the country to bolster his Gaza truce.Trump’s remarks were made to Time magazine by telephone on October 15, just days after the Gaza ceasefire plan he spearheaded took effect, but were only published on Thursday.”It won’t happen,” Trump said when asked about calls in Israel to annex the Palestinian West Bank which has been occupied by Israel since 1967. “It won’t happen because I gave my word to the Arab countries.”He added: “Israel would lose all of its support from the United States if that happened.”Israeli lawmakers on Wednesday advanced two bills paving the way for West Bank annexation, leading to condemnation from US Vice President JD Vance on Thursday who also echoed Trump’s comments.The United States remains Israel’s most important military and diplomatic supporter.Arab and Muslim countries, which the US has been courting in a bid to provide troops and money for a stabilisation force in Gaza, have warned that annexation of the West Bank is a red line.In a joint statement carried on state media in Saudi Arabia on Thursday, more than a dozen Arab and Muslim states including Saudi Arabia, Jordan and Turkey condemned the Israeli parliament’s vote in favour of examining two annexation bills.Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu’s Likud party boycotted and criticised the vote, though members of his ruling coalition support annexation.Rubio, one of a string of top US officials to visit Israel in recent days, will meet with Netanyahu later on Thursday, according to a US official. – ‘Very stupid’ -As he wrapped up his own visit to Israel on Thursday, Vance hit out at the votes in Israel’s parliament, which mean they will be brought forward for further readings in parliament. “If it was a political stunt it was a very stupid political stunt and I personally take some insult to it,” Vance said.”The West Bank is not going to be annexed by Israel, the policy of the Trump administration is that the West Bank will not be annexed by Israel, that will continue to be our policy.”Ahead of his arrival later on Thursday, Rubio warned that annexation moves risked undermining the fragile ceasefire in Gaza.He said they were “threatening for the peace deal,” as he boarded a plane for Israel.Asked about increased violence by Israeli settlers against Palestinians in the West Bank, Rubio said: “We’re concerned about anything that threatens to destabilise what we’ve worked on.”Israel has occupied the West Bank since 1967, where violence has surged since the war began in Gaza with Hamas’s October 7, 2023 attack.According to the Ramallah-based Palestinian health ministry, Israeli troops and settlers have killed nearly 1,000 Palestinians, including militants and civilians, since October 2023.Over the same period, at least 43 Israelis, including members of the security forces, have died in Palestinian attacks or Israeli operations, official figures show.The Palestinian Authority exercises limited self-rule in parts of the West Bank.- ‘Ahead of schedule’ -As he arrived, Rubio said the fragile ceasefire deal in Gaza would face challenges.”Every day there’ll be threats to it, but I actually think we’re ahead of schedule in terms of bringing it together, and the fact that we made it through this weekend is a good sign,” Rubio said.The truce faced its toughest test on Sunday, when Israeli forces launched strikes in Gaza after two soldiers were killed. The strikes killed at least 45 Palestinians, according to the health ministry in Hamas-run Gaza.Gaza’s Nasser Hospital said that one person was killed in an Israeli drone strike on Thursday in the Khan Yunis area.During his visit, Vance warned that disarming Hamas while rebuilding Gaza would be a challenge.”We have a very, very tough task ahead of us, which is to disarm Hamas but rebuild Gaza,” Vance said.Under Trump’s 20-point peace plan, an international security force drawn from Arab and Muslim allies would oversee Gaza’s transition as Israeli troops withdraw.- ‘Not enough food’ -In Gaza, civilians displaced by two years of war continued to struggle.”We were afraid of dying during the war, and now we’re afraid of living after it,” said Maher Abu Wafah, 42.”Our lives and our children’s future are slipping away before our eyes. We just want a stable life.”The World Health Organization said on Thursday there had been little improvement in the amount of aid going into Gaza since a ceasefire took hold — and no observable reduction in hunger.”The situation still remains catastrophic because what’s entering is not enough,” WHO chief Tedros Adhanom Ghebreyesus told reporters, lamenting that “there is no dent in hunger because there is not enough food”.
Pour réduire les dépassements d’honoraires médicaux, un rapport recommande de les plafonner
Face à la généralisation progressive des dépassements d’honoraires chez certains médecins, devenus “difficilement supportables pour une partie de la population”, une mission confiée par le gouvernement Bayrou à deux parlementaires appelle à leur “plafonnement”, parmi dix recommandations dévoilées jeudi.Devant une pratique désormais massive chez les spécialistes exerçant en libéral, qui a des impacts sur le pouvoir d’achat et l’accès aux soins, l’ex-Premier ministre avait chargé en mai les députés Yannick Monnet (PCF) et Jean-François Rousset (EPR) de faire un état des lieux et des recommandations pour nourrir les débats sur le budget de la Sécurité sociale pour 2026.Si les dépassements d’honoraires “ont permis d’alléger les dépenses de l’Assurance maladie tout en revalorisant la rémunération des médecins”, “leur généralisation progressive chez les médecins spécialistes engendre des effets délétères sur l’accès aux soins”, soulignent ces élus de l’Allier et de l’Aveyron dans un rapport d’une centaine de pages. Les trois quarts des jeunes spécialistes qui s’installent aujourd’hui pratiquent des dépassements d’honoraires, selon un rapport début octobre du Haut conseil de l’assurance maladie (HCAAM), inquiet de l’inflation de ces suppléments non remboursés par l’Assurance maladie.Les dépassements d’honoraires “deviennent difficilement supportables pour une partie de la population”, constituant “un frein voire un facteur de renoncement aux soins” et accentuant les inégalités sociales et territoriales, soulignent les deux élus. Et “ils creusent les écarts de revenus entre les spécialités et entre praticiens d’une même spécialité”.Plusieurs tentatives de régulation depuis 30 ans n’ont pas suffi à contrer leur essor: le montant total des dépassements augmente chaque année (4,5 milliards d’euros en 2024) et les médecins sont toujours plus nombreux à s’installer en secteur 2 (trois quarts des nouvelles installations en 2024). En secteur 1, les médecins appliquent le tarif fixé dans la convention nationale sans dépassements d’honoraires, sauf à titre exceptionnel.En secteur 2, un médecin peut pratiquer des tarifs supérieurs aux niveaux de base de la Sécurité sociale. Ces dépassements d’honoraires ne sont pas pris en charge par la Sécu, laissant un reste à charge plus ou moins important à l’assuré.Le PLFSS 2026 prévoit une surcotisation sur les dépassements d’honoraires pour les praticiens libéraux en secteur 2.Après avoir examiné plusieurs scénarios, dont une interdiction totale des dépassements d’honoraires, Yannick Monnet et Jean-François Rousset préconisent finalement “un plafonnement” dans une “approche pragmatique”.Ils appellent à “réduire, voire supprimer” ces dépassements “sur les actes importants pour la santé des Français”: forfaitisation, voire interdiction, des dépassements en cas d’actes et de consultation répétés dans le cadre d’un épisode de soins ou pour certaines pathologies (type cancer), et interdiction pour certains actes et examens de prévention.- Rôle des complémentaires -Le rapport suggère également des accords avec quatre spécialités (chirurgie, anesthésie, ophtalmologie, radiologie) représentant plus des deux tiers des dépassements d’honoraires, pour supprimer ces dépassements des actes les plus importants, notamment dans la prise en charge des cancers.En cas de dépassement excessif, les élus veulent des sanctions, à partir d’une campagne annuelle pour contrôler les médecins exerçant en secteur 2.Ils défendent également des contreparties accrues à l’exercice en secteur 2 et à la possibilité de dépassements d’honoraires, via la révision de la nomenclature des actes techniques (CCAM).Si les syndicats de médecins ne se montrent pas hostiles à ce que les pouvoirs publics cherchent à limiter les excès les plus criants des dépassements d’honoraires, ils défendent bec et ongles le principe de ce supplément de revenus, qui permet selon eux à de nombreux praticiens de compenser une revalorisation insuffisante de leurs tarifs au fil des ans.Au-delà des médecins, la mission Monnet-Rousset juge “important de veiller à ce que les complémentaires les remboursent bien”. Actuellement, il est difficile pour les patients de savoir ce que les complémentaires prendront réellement en charge, et certains patients sont très mal couverts.Les deux députés suggèrent donc d’imposer aux complémentaires santé de proposer deux options à leurs assurés, l’une sans prise en charge des dépassements d’honoraires, l’autre avec prise en charge complète.Autre préconisation: faire bénéficier davantage de Français de la Complémentaire santé solidaire (C2S), qui protège des dépassements d’honoraires, en relevant les seuils de ressources pour y accéder.
Zelensky appelle l’UE à avancer sur l’utilisation des avoirs gelés russes
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exhorté jeudi à Bruxelles les dirigeants européen à utiliser les avoirs gelés russes pour soutenir son effort de guerre, au lendemain de l’annonce de sanctions américaines contre Moscou.”J’espère qu’ils prendront une décision politique, une décision positive d’une manière ou d’une autre pour aider l’Ukraine”, a-t-il déclaré devant la presse, en marge d’un sommet des 27 où la question de l’utilisation de ces avoirs de la banque centrale russe sont au coeur des discussions.Cette opération totalement inédite n’est pas sans risque, particulièrement pour la Belgique où se trouve l’essentiel de ces avoirs russes en Europe, soit quelque 210 milliards d’euros.Son Premier ministre Bart De Wever a menacé jeudi de bloquer tout le processus s’il n’obtenait pas satisfaction sur les conditions qu’il a posées, au grand dam du président ukrainien.”Quiconque retarde la décision sur l’utilisation complète des avoirs russes gelés ne limite pas seulement notre défense, mais ralentit également les progrès de l’UE elle-même. Le moment d’agir sur les avoirs russes, c’est maintenant. Et je vous exhorte à apporter votre plein soutien”, a-t-il ainsi souligné sur X.- Mutualisation des risques -Les 27 doivent poursuivre leur discussions plus tard dans la journée de jeudi, pour tenter de vaincre les résistances de la Belgique. Si cela devait être le cas, il faudra encore attendre une proposition légale formelle de la Commission européenne d’ici le prochain sommet européen de décembre, où la Belgique aura encore son mot à dire.Plus tôt dans la journée, les dirigeants européens, et M. Zelesnky, avaient salué la décision des Etats-Unis, exaspérés par l’attitude de Vladimir Poutine, de prendre à leur tour des sanctions contre Moscou.”C’est un message fort et nécessaire indiquant que l’agression (russe) ne restera pas sans réponse”, a affirmé le président ukrainien, quelques heures après l’annonce des deux côtés de l’Atlantique de lourdes sanctions ciblant les hydrocarbures russes.Le président russe Vladimir Poutine a répondu jeudi que ces sanctions contre le secteur pétrolier russe étaient “sérieuses” mais qu’elles n’auraient pas d'”impact significatif” sur l’économie du pays. Il a plaidé en faveur de la poursuite du “dialogue”.La veille, le président américain Donald Trump avait manifesté son impatience envers son homologue russe Vladimir Poutine et annoncé des sanctions qualifiées “d’énormes” contre le secteur pétrolier russe.- “Nulle part” -Le locataire de la Maison Blanche, qui s’est refusé pendant de longs mois à décider de ces sanctions, a estimé que ses conversations avec le président russe n’allaient “nulle part”, au lendemain du report sine die d’une rencontre entre eux envisagée à Budapest.Les sanctions impliquent un gel de tous les actifs de Rosneft et Lukoil aux États-Unis ainsi qu’une interdiction à toutes les entreprises américaines de faire des affaires avec les deux géants pétroliers russes.Les cours du brut ont accéléré leur hausse jeudi, à plus de 5%, propulsés par ces annonces, susceptibles de limiter l’offre sur le marché pétrolier.La Russie a dénoncé des sanctions américaines “contre-productives” dont “le résultat sera négatif pour la stabilité de l’économie mondiale”, tout en se disant “immunisée”. La Chine a exprimé son opposition à ces mesures.- Flotte fantôme -Les Européens ont également ciblé le secteur pétrolier russe en annonçant mercredi soir un nouveau train de mesures contre Moscou, le 19e depuis l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022.Il prévoit notamment un arrêt total des importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe d’ici fin 2026 et des mesures supplémentaires contre la flotte fantôme de pétroliers que Moscou utilise pour contourner les sanctions occidentales.Quelque 117 nouveaux navires de la flotte fantôme russe ont été ciblés, portant à 558 le nombre total de navires sanctionnés par les Européens.Cette pression collective accrue sur Moscou est à même de “changer les calculs” de Vladimir Poutine et de “l’amener à la table des négociations” en vue d’un cessez-le-feu, a estimé le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte, reçu mercredi à la Maison Blanche.”J’en suis absolument convaincu, ce ne sera peut-être pas aujourd’hui ni demain, mais nous y arriverons”, a-t-il dit.Des frappes russes dans la nuit et tôt jeudi matin ont causé la mort d’un secouriste, perturbé le trafic ferroviaire et endommagé une synagogue, ont annoncé les autorités ukrainiennes. Deux journalistes ukrainiens de la chaîne Freedom TV ont été tués jeudi par un drone russe à Kramatorsk, dans l’est de l’Ukraine, a rappelé jeudi à Bruxelles M. Zelensky.
Zelensky appelle l’UE à avancer sur l’utilisation des avoirs gelés russes
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exhorté jeudi à Bruxelles les dirigeants européen à utiliser les avoirs gelés russes pour soutenir son effort de guerre, au lendemain de l’annonce de sanctions américaines contre Moscou.”J’espère qu’ils prendront une décision politique, une décision positive d’une manière ou d’une autre pour aider l’Ukraine”, a-t-il déclaré devant la presse, en marge d’un sommet des 27 où la question de l’utilisation de ces avoirs de la banque centrale russe sont au coeur des discussions.Cette opération totalement inédite n’est pas sans risque, particulièrement pour la Belgique où se trouve l’essentiel de ces avoirs russes en Europe, soit quelque 210 milliards d’euros.Son Premier ministre Bart De Wever a menacé jeudi de bloquer tout le processus s’il n’obtenait pas satisfaction sur les conditions qu’il a posées, au grand dam du président ukrainien.”Quiconque retarde la décision sur l’utilisation complète des avoirs russes gelés ne limite pas seulement notre défense, mais ralentit également les progrès de l’UE elle-même. Le moment d’agir sur les avoirs russes, c’est maintenant. Et je vous exhorte à apporter votre plein soutien”, a-t-il ainsi souligné sur X.- Mutualisation des risques -Les 27 doivent poursuivre leur discussions plus tard dans la journée de jeudi, pour tenter de vaincre les résistances de la Belgique. Si cela devait être le cas, il faudra encore attendre une proposition légale formelle de la Commission européenne d’ici le prochain sommet européen de décembre, où la Belgique aura encore son mot à dire.Plus tôt dans la journée, les dirigeants européens, et M. Zelesnky, avaient salué la décision des Etats-Unis, exaspérés par l’attitude de Vladimir Poutine, de prendre à leur tour des sanctions contre Moscou.”C’est un message fort et nécessaire indiquant que l’agression (russe) ne restera pas sans réponse”, a affirmé le président ukrainien, quelques heures après l’annonce des deux côtés de l’Atlantique de lourdes sanctions ciblant les hydrocarbures russes.Le président russe Vladimir Poutine a répondu jeudi que ces sanctions contre le secteur pétrolier russe étaient “sérieuses” mais qu’elles n’auraient pas d'”impact significatif” sur l’économie du pays. Il a plaidé en faveur de la poursuite du “dialogue”.La veille, le président américain Donald Trump avait manifesté son impatience envers son homologue russe Vladimir Poutine et annoncé des sanctions qualifiées “d’énormes” contre le secteur pétrolier russe.- “Nulle part” -Le locataire de la Maison Blanche, qui s’est refusé pendant de longs mois à décider de ces sanctions, a estimé que ses conversations avec le président russe n’allaient “nulle part”, au lendemain du report sine die d’une rencontre entre eux envisagée à Budapest.Les sanctions impliquent un gel de tous les actifs de Rosneft et Lukoil aux États-Unis ainsi qu’une interdiction à toutes les entreprises américaines de faire des affaires avec les deux géants pétroliers russes.Les cours du brut ont accéléré leur hausse jeudi, à plus de 5%, propulsés par ces annonces, susceptibles de limiter l’offre sur le marché pétrolier.La Russie a dénoncé des sanctions américaines “contre-productives” dont “le résultat sera négatif pour la stabilité de l’économie mondiale”, tout en se disant “immunisée”. La Chine a exprimé son opposition à ces mesures.- Flotte fantôme -Les Européens ont également ciblé le secteur pétrolier russe en annonçant mercredi soir un nouveau train de mesures contre Moscou, le 19e depuis l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022.Il prévoit notamment un arrêt total des importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe d’ici fin 2026 et des mesures supplémentaires contre la flotte fantôme de pétroliers que Moscou utilise pour contourner les sanctions occidentales.Quelque 117 nouveaux navires de la flotte fantôme russe ont été ciblés, portant à 558 le nombre total de navires sanctionnés par les Européens.Cette pression collective accrue sur Moscou est à même de “changer les calculs” de Vladimir Poutine et de “l’amener à la table des négociations” en vue d’un cessez-le-feu, a estimé le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte, reçu mercredi à la Maison Blanche.”J’en suis absolument convaincu, ce ne sera peut-être pas aujourd’hui ni demain, mais nous y arriverons”, a-t-il dit.Des frappes russes dans la nuit et tôt jeudi matin ont causé la mort d’un secouriste, perturbé le trafic ferroviaire et endommagé une synagogue, ont annoncé les autorités ukrainiennes. Deux journalistes ukrainiens de la chaîne Freedom TV ont été tués jeudi par un drone russe à Kramatorsk, dans l’est de l’Ukraine, a rappelé jeudi à Bruxelles M. Zelensky.
Procès du meurtre de Lola: “On ne saura jamais complètement”, constatent les avocates de la famille
“Il y a des affaires plus que d’autres qui commandent de se réchauffer d’humanité”: après cinq jours de procès et de confrontations à l’horreur du meurtre de Lola, 12 ans, les avocates de la famille en ont appelé jeudi au souvenir heureux de l’enfant, faute de réponse de l’accusée.Une semaine de débats, interrogatoires, auditions de témoins et d’experts devant la cour d’assises de Paris n’auront pas permis de désépaissir les mystères qui recouvrent ces quelque 97 minutes criminelles, l’après-midi du 14 octobre 2022.Aux abords de son immeuble du XIXe arrondissement de Paris, dont ses parents sont les gardiens, Lola Daviet s’est faite accoster par Dahbia Benkired, qui l’a emmenée à l’évidence sous la contrainte dans l’appartement où elle vivait – en fait, celui de sa sœur -, l’a déshabillée, fait prendre une douche, violée, frappée, tuée.”Une seule question reste en suspens et renferme en elle-même tout l’insoutenable: pourquoi?”, interroge Me Karine Bourdié, l’une des deux avocates de la famille, et dont “le rôle est de leur dire: on ne saura jamais complètement”.”Je suis affligée de voir que, depuis le jour un de cette affaire, dans le box des accusés, rien n’a avancé. Je n’ai aucune réponse”, a poursuivi l’avocate face à Dahbia Benkired, qui présente le même visage impassible depuis l’ouverture des débats vendredi dernier, à l’unisson de l’indigence de ses bribes d’explications.Ensorcellement, projection de la haine qu’elle avait contre son ex, effets secondaires des médicaments, les mobiles avancés ont varié. “L’accusée a essayé de nous faire croire aux monstres plutôt qu’à elle. Mais les faits sont plus têtus qu’elle”, a insisté jeudi après-midi l’autre défenseure de la famille Daviet, Me Clotilde Lepetit.Dans deux plaidoyers qui ont ému la salle d’audience jusqu’au président de la cour d’assises, elles ont en outre convoqué la mémoire de l’autre victime de l’affaire, Johan Daviet, le père de la fillette qui avait succombé quelques mois après le drame, d’un chagrin noyé dans de vieux démons.”Il n’a plus tenu sur ses jambes, qui ne tenaient plus sur son cœur, qui ne tenait plus sur autant de chagrin”, a résumé Me Lepetit.Et, à l’endroit de ces militants d’extrême droite qui, des premières heures de l’affaire jusqu’aux marches du palais de justice, mettent en exergue la situation irrégulière en France de l’accusée, l’avocate précise: ce sont bien les proches de Lola les “seuls gardiens de sa mémoire”, elle qui était “trop jeune pour servir les débats haineux”, alors que “ce qu’elle aimait, c’était manger des crêpes et faire de la gym”.Me Bourdié avait déjà prévenu: “Pas besoin d’être sans papier pour tuer”.- Pas d’abolition du discernement -Pas besoin, non plus, d’être fou, avait en substance exposé jeudi matin l’une des trois experts psychiatres: “il existe des personnes qui n’ont pas de troubles mentaux” mais qui passent à l’acte “sans que ça relève du champ de la psychose, de la paranoïa, de la schizophrénie”, quand bien même le crime “dépasse l’entendement”.Pas d’abolition ni même d’altération du discernement, avaient ainsi conclu les médecins, en confirmant que l’accusée pouvait être jugée – et condamnée. Dahbia Benkired, d’une “intelligence normale”, ne souffre pas “de trouble psychique”, ne présente aucune “pathologie psychiatrique”, elle se montre “au contraire dans la domination et la maîtrise de l’instant”. “Comme on en rencontre peu chez une femme”, avait précisé l’experte.Au cours des débats, le président de la cour d’assises a répété à plusieurs reprises la formule du magistrat Pierre Drai, qu’il tient comme commandement: “Juger, c’est aimer écouter, essayer de comprendre et vouloir décider”. Devant les jurés, Me Lepetit s’est interrogée: “Vous l’avez bien écoutée, je ne sais pas si vous l’avez aimée”.Les réquisitions, les plaidoiries de la défense et le verdict sont attendus vendredi. Dahbia Benkired encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
TVA des auto-entrepreneurs: le Parlement abroge la réforme des seuils, mesure contestée du précédent budget
Le Parlement a entériné à l’unanimité, jeudi, l’abrogation d’une réforme contestée des seuils d’exemption de TVA pour les auto-entrepreneurs prévue dans le précédent budget. Un débat loin d’être clos, car le gouvernement revient à la charge dans le projet de budget 2026.Un ultime vote du Sénat, à l’unanimité, a permis à la proposition de loi du député Paul Midy (Renaissance) d’être définitivement adoptée au Parlement. L’Assemblée l’avait elle aussi votée à l’unanimité en juin, à l’identique.Introduite à la dernière minute via un amendement gouvernemental l’année dernière dans le projet de loi de finances, la réforme prévoyait d’abaisser à 25.000 euros de chiffre d’affaires annuel le seuil en deçà duquel les micro-entreprises sont exemptées de taxe sur la valeur ajoutée (TVA), au lieu de 37.500 euros actuellement pour les prestations de services et 85.000 euros pour les activités de commerce.Le dispositif, qui devait rapporter environ 780 millions d’euros par an, dont la moitié pour l’Etat, avait suscité une levée de boucliers des acteurs économiques, en premier lieu desquels les micro-entreprises, particulièrement ciblées.”Ce changement radical aurait conduit dès cette année près de 200.000 structures, dont 135.000 micro-entrepreneurs, à devenir redevables de la TVA”, s’est insurgée la sénatrice LR Christine Lavarde.Face aux critiques, le gouvernement Bayrou avait annoncé fin avril la suspension de la réforme jusqu’à fin 2025, renvoyant la discussion au budget 2026.Face à ce que Paul Midy a qualifié de “traquenard fiscal”, les parlementaires ont donc proposé l’abrogation pure et simple du dispositif, pour en revenir à la situation de 2024.”Protéger les auto-entrepreneurs, c’est défendre l’emploi, le travail et la confiance dans notre économie réelle”, a salué le président du groupe macroniste au Sénat, François Patriat.- “Un vote qui tient compte du terrain” -Mais le débat est loin d’être terminé autour de la fiscalité des auto-entrepreneurs.En effet, le nouveau gouvernement de Sébastien Lecornu propose dans son projet de budget pour 2026 une voie médiane, avec un seuil de “droit commun” fixé à 37.500 euros, et un seuil spécifique abaissé à 25.000 euros pour les micro-entreprises du bâtiment. “L’approche du gouvernement est pragmatique. Elle divise par quatre le nombre d’entités affectées par rapport à la réforme de 2025”, a défendu le ministre des Petites et moyennes entreprises, Serge Papin, assurant qu’il fallait “corriger les déséquilibres”.Peu de sénateurs ont souhaité à ce stade s’exprimer sur cette nouvelle proposition, préférant “sécuriser juridiquement” la réforme et renvoyant le débat à la discussion budgétaire.A l’Assemblée nationale, le débat s’est déjà ouvert en commission des Finances. Mercredi, les députés avaient tout simplement… supprimé la mesure, en attendant l’examen dans l’hémicycle.Le Syndicat des indépendants (SDI), jeudi, s’est “félicité d’un vote (du Sénat, NDLR) qui tient compte du terrain”, et “offre une stabilité juridique et fiscale pour les quelque 1,4 million de microentrepreneurs”.Il souhaite néanmoins – et le fera porter dans la discussion budgétaire par des amendements du “socle majoritaire” – “le maintien du seuil actuel à 85.000 euros pour le commerce et l’hébergement, un seuil différencié à 25.000 euros pour le BTP et une étude d’impact” avant toute remise en cause des seuils.”La stabilité fiscale est une condition de survie pour nos TPE”, selon le secrétaire général du SDI Marc Sanchez.
TVA des auto-entrepreneurs: le Parlement abroge la réforme des seuils, mesure contestée du précédent budget
Le Parlement a entériné à l’unanimité, jeudi, l’abrogation d’une réforme contestée des seuils d’exemption de TVA pour les auto-entrepreneurs prévue dans le précédent budget. Un débat loin d’être clos, car le gouvernement revient à la charge dans le projet de budget 2026.Un ultime vote du Sénat, à l’unanimité, a permis à la proposition de loi du député Paul Midy (Renaissance) d’être définitivement adoptée au Parlement. L’Assemblée l’avait elle aussi votée à l’unanimité en juin, à l’identique.Introduite à la dernière minute via un amendement gouvernemental l’année dernière dans le projet de loi de finances, la réforme prévoyait d’abaisser à 25.000 euros de chiffre d’affaires annuel le seuil en deçà duquel les micro-entreprises sont exemptées de taxe sur la valeur ajoutée (TVA), au lieu de 37.500 euros actuellement pour les prestations de services et 85.000 euros pour les activités de commerce.Le dispositif, qui devait rapporter environ 780 millions d’euros par an, dont la moitié pour l’Etat, avait suscité une levée de boucliers des acteurs économiques, en premier lieu desquels les micro-entreprises, particulièrement ciblées.”Ce changement radical aurait conduit dès cette année près de 200.000 structures, dont 135.000 micro-entrepreneurs, à devenir redevables de la TVA”, s’est insurgée la sénatrice LR Christine Lavarde.Face aux critiques, le gouvernement Bayrou avait annoncé fin avril la suspension de la réforme jusqu’à fin 2025, renvoyant la discussion au budget 2026.Face à ce que Paul Midy a qualifié de “traquenard fiscal”, les parlementaires ont donc proposé l’abrogation pure et simple du dispositif, pour en revenir à la situation de 2024.”Protéger les auto-entrepreneurs, c’est défendre l’emploi, le travail et la confiance dans notre économie réelle”, a salué le président du groupe macroniste au Sénat, François Patriat.- “Un vote qui tient compte du terrain” -Mais le débat est loin d’être terminé autour de la fiscalité des auto-entrepreneurs.En effet, le nouveau gouvernement de Sébastien Lecornu propose dans son projet de budget pour 2026 une voie médiane, avec un seuil de “droit commun” fixé à 37.500 euros, et un seuil spécifique abaissé à 25.000 euros pour les micro-entreprises du bâtiment. “L’approche du gouvernement est pragmatique. Elle divise par quatre le nombre d’entités affectées par rapport à la réforme de 2025”, a défendu le ministre des Petites et moyennes entreprises, Serge Papin, assurant qu’il fallait “corriger les déséquilibres”.Peu de sénateurs ont souhaité à ce stade s’exprimer sur cette nouvelle proposition, préférant “sécuriser juridiquement” la réforme et renvoyant le débat à la discussion budgétaire.A l’Assemblée nationale, le débat s’est déjà ouvert en commission des Finances. Mercredi, les députés avaient tout simplement… supprimé la mesure, en attendant l’examen dans l’hémicycle.Le Syndicat des indépendants (SDI), jeudi, s’est “félicité d’un vote (du Sénat, NDLR) qui tient compte du terrain”, et “offre une stabilité juridique et fiscale pour les quelque 1,4 million de microentrepreneurs”.Il souhaite néanmoins – et le fera porter dans la discussion budgétaire par des amendements du “socle majoritaire” – “le maintien du seuil actuel à 85.000 euros pour le commerce et l’hébergement, un seuil différencié à 25.000 euros pour le BTP et une étude d’impact” avant toute remise en cause des seuils.”La stabilité fiscale est une condition de survie pour nos TPE”, selon le secrétaire général du SDI Marc Sanchez.
Aid to Gaza still a fraction of promised amounts: UN data
Fewer than a hundred aid trucks operated by the UN and its partners have entered Gaza each day since a ceasefire earlier this month, a fraction of the total 600 trucks a day promised under the plan brokered by US President Donald Trump, data analysed by AFP shows.Israel has authorised an average of 1,011 tonnes of aid — or 94 trucks — to enter Gaza each day between October 10, when the ceasefire took effect, and October 21, according to preliminary data from the United Nations. This marks an increase compared to the 700 tonnes (or 62 trucks) supplied daily by the UN and partner NGOs between May 19 and October 9, though it is still far from the large-scale deliveries the UN has planned for in the immediate aftermath of the ceasefire.”The situation still remains catastrophic because what’s entering is not enough,” World Health Organization chief Tedros Adhanom Ghebreyesus told reporters on Thursday, lamenting that “there is no dent in hunger because there is not enough food”.The International Court of Justice said Wednesday that Israel was obliged to ease the passage of aid into famine-wracked Gaza, stressing it had to provide Palestinians with the “basic needs” to survive.The data analysed by AFP is compiled by the UN’s “2720 Mechanism for Gaza”, which has monitored and tracked humanitarian aid entering Gaza since May 19, the day after the end of Israel’s two-month blockade of Gaza which prevented humanitarian aid from entering.The program’s tracking — which relies on monitors verifying aid arrivals and collections for further distribution at Israeli checkpoints and in Gaza — excludes commercial trucks as well as some private aid groups, such as the US- and Israel-backed Gaza Humanitarian Foundation.The busiest day for humanitarian aid coming in through the UN2720 Mechanism was October 16, with 206 trucks entering Gaza.On October 15, UN Humanitarian chief Tom Fletcher said that the aid entering in the previous few days was “a fraction of what’s needed,” with just “tens of trucks on a good day rather than the hundreds of trucks required.”At least 190,000 tonnes of aid have been positioned by the UN and partner NGOs to enter Gaza as soon as possible, though much of it is still waiting for clearance by Israel. If the daily supply of aid continues at the pace it has been delivered since the ceasefire, it would take over six months for all of that aid to be delivered, according to an AFP analysis. – Food and nutrition – More than 93 percent of aid seen by the UN as it enters Gaza is food, with 1.7 percent made up of nutrition supplies — which is specific food such as high-calorie supplements given to vulnerable people like malnourished children or pregnant women.On August 22, the UN declared a famine in Gaza, the first in the Middle East, after experts warned 500,000 people faced “catastrophic” conditions. Since then, close to 1,000 tonnes of nutrition supplies have been sent to Gaza.The UN’s World Food Programme (WFP), operating almost 70 percent of all aid trucks tracked by the UN2720 Mechanism since May, said it has delivered “enough (food) for close to half a million people for two weeks” since the ceasefire, according to a WFP spokesperson.At an average of 850 tonnes a day from October 10-21 according to UN2720, which includes aid sent by the WFP as well as other actors, the amount of food arriving in Gaza is still well below the WFP’s target of around 2,000 tonnes daily.Other types of aid sent in the past weeks include water and sanitation products, shelter supplies, solid fuels such as wood pellets used for cooking, and health-related supplies.On top of aid tracked by UN2720, an average of 164,000 litres of fuel have entered Gaza each day since the ceasefire, compared to 68,000 litres per day in the 30 days before, the UN Office of Project Services (UNOPS) told AFP on Tuesday.The UN has said it expects 1.9 million litres of fuel would be needed in Gaza each week (around 270,000 per day) to properly operate its post-ceasefire humanitarian relief plan.Since tracking began on May 19, UN2720 data shows much of the humanitarian aid sent into Gaza does not make it to its intented destination, with some aid reportedly intercepted “either peacefully by hungry people or forcefully [by] armed actors during transit in Gaza,” according to the UN2720 Mechanism’s website.








