L’Iran ne “reculera pas” face aux manifestations, avertit Khamenei

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a averti vendredi que son pays ne “reculerait pas” face à une vague de contestation qui prend de l’ampleur et pose un sérieux défi à la République islamique en place depuis 1979.”Mort au dictateur”: dans les rues de Téhéran et d’autres grandes villes, des Iraniens réclament désormais ouvertement la fin de cette théocratie chiite, après quasiment deux semaines d’un mouvement initialement lié au coût de la vie.Devant ses partisans scandant en écho “mort à l’Amérique”, Ali Khamenei a adopté un ton offensif, dans un discours diffusé par la télévision d’Etat. “La République islamique ne reculera pas face aux saboteurs”, a-t-il lancé.”Hier soir, à Téhéran, une bande de vandales est venue détruire un bâtiment (…) pour faire plaisir au président américain”, a dénoncé le guide suprême.Mais “l’arrogant” Donald Trump sera “renversé”, à l’image de la dynastie qui a gouverné l’Iran jusqu’à la Révolution islamique de 1979, a-t-il averti.Il l’a accusé d’avoir les mains “tachées du sang de plus d’un millier d’Iraniens”, dans une référence apparente à la guerre de 12 jours déclenchée en juin par Israël et à laquelle les Etats-Unis s’étaient associés.La veille, M. Trump avait de nouveau menacé de “frapper très fort” l’Iran si les autorités réagissaient en tuant des manifestants. “Nous sommes prêts à le faire”, a-t-il insisté, saluant “l’enthousiasme incroyable (du peuple) pour renverser ce régime”.- Internet toujours coupé -Le discours d’Ali Khamenei intervient au lendemain d’importantes manifestations à Téhéran, alors qu’internet, coupé jeudi dans tout le pays, demeure inaccessible, d’après l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.Des images vérifiées par l’AFP montrent des foules de personnes à pied défiant le pouvoir ou d’automobilistes klaxonnant en soutien au mouvement.Des rassemblements ont aussi eu lieu ailleurs dans le pays, notamment à Tabriz (nord), dans la ville sainte de Mashhad (est) ainsi que dans l’ouest du pays à majorité kurde, notamment autour de la grande ville de Kermanshah.Sur plusieurs images que l’AFP n’a pas été en mesure d’authentifier à ce stade, on voit des manifestants mettre le feu à l’entrée de l’antenne régionale de la télévision d’Etat dans la ville d’Ispahan (centre). Dans la même temps, la télévision d’Etat iranienne a diffusé vendredi des images de milliers de personnes participant à des contre-manifestations et clamant des slogans favorables aux autorités.Elle a aussi montré les dégâts causés selon elle par les protestataires, citant le maire de Téhéran selon lequel plus de 42 bus, véhicules publics et ambulances ont été incendiés, ainsi que 10 bâtiments officiels. – “Politique d’Etat’ -Le fils de l’ancien chah et figure de l’opposition en exil, Reza Pahlavi, a exhorté vendredi à une nouvelle démonstration de force dans les rues afin d’amplifier la mobilisation et “affaiblir davantage le pouvoir répressif du régime”.Ces manifestations sont les plus importantes en Iran depuis celles survenues après la mort en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour un voile prétendument mal ajusté.Elles éclatent au moment où le pays est affaibli après la guerre avec Israël et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, tandis que l’ONU a rétabli en septembre des sanctions liées au programme nucléaire iranien. Des ONG ont accusé les autorités d’avoir ouvert le feu sur des manifestants, faisant des dizaines de morts depuis le début le 28 décembre de la contestation. Carabines à plomb, canons à eau, gaz lacrymogène et coups: dans un communiqué commun, Amnesty International et Human Rights Watch (HRW) dénoncent les méthodes utilisées “pour disperser, intimider et punir des manifestants largement pacifiques”, y voyant “une politique d’Etat bien ancrée”.  Le Conseil national de sécurité iranien a averti vendredi que le pouvoir judiciaire et les forces de sécurité ne feraient “aucun compromis avec les saboteurs”.Selon le groupe de défense des droits humains Haalvsh, qui évoque un nombre indéterminé de victimes, des manifestants ont été pris pour cible à Zahedan (sud-est) après la prière du vendredi.La France a appellé les autorités iraniennes “à la plus grande retenue” dans leur réponse à ce mouvement, l’UE condamnant pour sa part une violence “inacceptable” et réclamant le rétablissement de l’accès à internet.

La moitié de Kiev privée de chauffage après des frappes russes, le maire appelle à évacuer

Des frappes russes massives ont fait au moins quatre morts et privé de chauffage la moitié des immeubles résidentiels de Kiev, poussant le maire à appeler vendredi les habitants à évacuer “temporairement” la capitale ukrainienne.Cette nouvelle nuit de bombardements a vu l’utilisation, pour la deuxième fois depuis le début de la guerre, du missile de dernière génération russe Orechnik, dans l’ouest de l’Ukraine. L’UE et Berlin y ont vu une “escalade” de la part de Moscou.Ces frappes interviennent au lendemain du rejet par Moscou d’un plan européen de déploiement d’une force multinationale en Ukraine après une éventuelle fin de la guerre, dont la perspective s’éloigne.Des journalistes de l’AFP à Kiev ont vu des habitants se précipiter dans des abris après le déclenchement d’une alerte antiaérienne et entendu des drones exploser contre des immeubles.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réclamé une “réaction claire” de la communauté internationale. “L’attaque a eu lieu précisément au moment où une vague de froid importante s’est abattue sur le pays”, a-t-il dénoncé.Pour la première fois depuis le début de l’invasion russe lancée en 2022, le maire de Kiev, Vitaly Klitschko, a appelé les habitants à quitter “temporairement” la ville, alors que les températures oscillent entre -7 et -12°C.”La moitié des immeubles d’habitation à Kiev — près de 6.000 — sont actuellement privés de chauffage”, s’est-il alarmé. Dans les gares routières et ferroviaires de la capitale, aucune foule importante ni signe de panique n’était visible, selon des journalistes de l’AFP.   Selon l’opérateur électrique privé DTEK, 417.000 foyers sont privés d’électricité dans la capitale, en raison des frappes russes et de conditions météorologiques difficiles.Une quarantaine de sites ont été touchés par les frappes russes à Kiev, dont 20 immeubles résidentiels et l’ambassade du Qatar, selon Volodymyr Zelensky. Le Parquet a fait état de quatre morts et 26 blessés.- Débris -Nina, 70 ans, qui vit dans l’un des immeubles touchés, s’est dite en colère que le monde parle d’un possible accord pour mettre fin au conflit au moment où la Russie bombarde. “Où est l’Europe, où est l’Amérique ?” a-t-elle lancé, interrogée par l’AFP.Selon l’armée de l’air ukrainienne, la Russie a tiré au cours de la nuit un total de 36 missiles et 242 drones, dont respectivement 18 missiles et 226 drones ont été abattus.Moscou a indiqué de son côté avoir frappé des “cibles stratégiques” en Ukraine, y compris à l’aide du missile de dernière génération Orechnik, qui peut porter une charge nucléaire, et atteindre une vitesse d’environ 13.000 km/h.Selon le ministère russe de la Défense, ces frappes ont été menées “en réponse à l’attentat terroriste perpétré par le régime de Kiev” contre une résidence de Vladimir Poutine fin décembre, dont l’Ukraine et les Occidentaux affirment qu’il s’agit d’un “mensonge”.Le service ukrainien de sécurité (SBU) a publié des images de débris présentés comme ceux de l’Orechnik utilisé par Moscou pour frapper la région de Lviv (ouest). Parmi les débris figurent des éléments de stabilisation et de guidage du missile, ainsi que des pièces de moteur, a affirmé le SBU dans un communiqué, sans préciser quelles cibles avaient été visées ni l’ampleur des dégâts.”Une telle attaque à proximité de la frontière de l’Union européenne et de l’Otan représente une menace grave pour la sécurité du continent européen et un test pour l’alliance transatlantique”, a estimé le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriï Sybiga.L’Orechnik, capable de frapper avec des ogives nucléaires – mais qui n’en portait pas lors de ces tirs -, a été utilisé pour la première fois en 2024 contre une usine militaire située dans la ville de Dnipro, dans le centre-est de l’Ukraine.Il a été déployé mi-décembre au Bélarus, pays allié de la Russie situé aux portes de l’UE, avait annoncé alors son président Alexandre Loukachenko.- “Cibles légitimes” -Près de quatre ans après le lancement de l’offensive à grande échelle du Kremlin, Moscou continue de bombarder l’Ukraine quasi-quotidiennement, en ciblant notamment les infrastructures énergétiques du pays.Plus d’un million d’habitants du centre de l’Ukraine ont été privés jeudi d’eau et de chauffage, après des frappes nocturnes de drones.En réponse, l’Ukraine multiplie également les frappes sur les infrastructures énergétiques russes.Quelque 556.000 personnes ont ainsi été privées vendredi matin de courant et de chauffage dans la région russe de Belgorod, frontalière de l’Ukraine, selon le gouverneur local, Viatcheslav Gladkov.Ces nouvelles frappes interviennent alors que les discussions diplomatiques impulsées par le président américain Donald Trump ces derniers mois sur ce conflit semblent dans l’impasse.La Russie a rejeté une nouvelle fois jeudi tout déploiement de soldats occidentaux en Ukraine, avertissant qu’elle les considérerait comme des “cibles légitimes” pour ses forces armées.Il s’agissait d’une réponse à un plan présenté par la “Coalition des volontaires”, qui réunit des pays qui soutiennent Kiev essentiellement européens, de déployer des milliers de soldats en Ukraine après la guerre.burs-blb-pop/fio

Grok limits AI image editing to paid users after nudes backlash

Elon Musk’s AI chatbot Grok has turned off its image creation feature for non-paying users following backlash over its use to create sexualized deepfakes of women and children.Musk has been threatened with fines, and several countries have pushed back publicly against the tool that allowed users to alter online images to remove the subjects’ clothes.Replying to users Friday on Musk’s social media platform X, Grok posted: “Image generation and editing are currently limited to paying subscribers. You can subscribe to unlock these features.”The change means many of the tool’s users can no longer generate or edit images using the AI. Paying customers must give the platform their credit card information and personal details.British Prime Minister Keir Starmer’s office called the move to limit access to paying subscribers “insulting” to victims and “not a solution.””That simply turns an AI feature that allows the creation of unlawful images into a premium service,” a Downing Street spokesperson said.”It’s insulting the victims of misogyny and sexual violence.” The EU executive, which previously described the photos of undressed women and children as unlawful, said it had “taken note of the recent changes.”But EU digital affairs spokesman Thomas Regnier told reporters “this doesn’t change our fundamental issue, paid subscription or non-paid subscription. We don’t want to see such images. It’s as simple as that.””What we’re asking platforms to do is to make sure that their design, that their systems do not allow the generation of such illegal content,” he added.The European Commission has ordered X to retain all internal documents and data related to Grok until the end of 2026 in response to the nudes uproar.France, Malaysia and India have also criticized Musk’s platform over the issue. “Anyone using Grok to make illegal content will suffer the same consequences as if they upload illegal content,” Musk wrote on X last week in response to a post about the explicit images.X’s official “Safety” account subsequently said it addresses illegal content on X “by removing it, permanently suspending accounts, and working with local governments and law enforcement as necessary.”

Stocks rise ahead of US jobs data and key tariffs ruling

Stock markets advanced Friday as traders awaited the release of crucial US jobs data and a possible Supreme Court ruling on US President Donald Trump’s sweeping global tariffs.Most stocks have enjoyed a solid start to the new year, with indexes in Frankfurt, London, Paris and Seoul hitting record highs this week, largely on optimism for the tech sector.Swiss mining giant Glencore jumped ten percent to top London’s FTSE 100 index after confirming it was in merger talks with Australian-British rival Rio Tinto, which fell two percent. Europe’s main markets were higher in early afternoon trading, with Paris setting a new all-time high”Global markets await two key events in the US later today which could significantly impact volatility,” said Emma Wall, chief investment strategist at Hargreaves Lansdown.Traders will pore over nonfarm payrolls figures for December, widely expected to play a key role in the Federal Reserve’s decision-making at its next interest-rate meeting this month.The central bank indicated last month that its next move could be a pause after three successive cuts, though analysts said that a big downside miss could revive talk of another reduction.The US Supreme Court’s possible ruling on the legality of many of Trump’s punishing tariffs is also keeping investors occupied.A ruling against the government could have a huge impact on its economic and fiscal plans.”Some may read it as an effective cut to inflation which would be good news for equities, but it also means a cut to government revenues — bad news for bonds,” Wall said.Wall Street ended Thursday on a mixed note, but Asia saw a more positive run ahead of the weekend.Stock markets in Tokyo, Singapore, Seoul, Bangkok and Manila rose, though there were losses in Wellington, Taipei, Mumbai and Jakarta.Hong Kong and Shanghai were helped by figures showing that Chinese inflation rose more than expected last month, extending a period of growth following months of deflationary pressure. The 0.8 percent increase in consumer prices was the fastest pace since February 2023, though analysts noted that the increase was mainly for food costs, masking broader weaknesses.Chinese AI startup MiniMax soared as much as 78 percent on its Hong Kong trading debut, a day after rival Zhipu AI enjoyed its own strong first day, a sign that healthy investor demand is rewarding the country’s rapidly developing sector.Oil prices extended their gains after rallying more than three percent Thursday, after Trump threatened to hit Iran “very hard” if the authorities killed protesters amid mounting civil unrest over an economic crisis.They were up 0.9 percent on Friday after Trump said the world’s biggest oil companies pledged to invest $100 billion to revive Venezuela’s oil sector as he prepared for a meeting with top industry executives.Crude prices had stumbled earlier in the week after Trump said Venezuela would ship millions of barrels to the United States following the toppling of the South American country’s leader.- Key figures at around 1100 GMT – London – FTSE 100: UP 0.5 percent at 10,098.46 pointsParis – CAC 40: UP 0.9 percent at 8,317.11Frankfurt – DAX: UP 0.4 percent at 25,229.65Tokyo – Nikkei 225: UP 1.6 percent at 51,939.89 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.3 percent at 26,231.79 (close)Shanghai – Composite: UP 0.9 percent at 4,120.43 (close)New York – Dow: UP 0.6 percent at 49,266.11 (close)Euro/dollar: DOWN at $1.1644 from $1.1652 on ThursdayPound/dollar: DOWN at $1.3410 from $1.3432Dollar/yen: UP at 157.65 yen from 157.16 yenEuro/pound: UP at 86.83 pence from 86.75 penceWest Texas Intermediate: UP 0.9 percent at $58.30 per barrelBrent North Sea Crude: UP 0.9 percent at $62.55 per barrelburs-rl/cw

A la Bourse de Paris, le CAC 40 atteint des sommets inédits

Le CAC 40, l’indice vedette de la Bourse de Paris, a établi un record en séance vendredi, à 8.317,82 points, dans un début d’année marqué par la forte hausse des valeurs de la défense en Europe, recherchées en raison du contexte géopolitique tendu.Vers 12H15 GMT (13H15, heure de Paris), le CAC 40 progressait de 0,84%, à 8.312,77 points, peu après avoir dépassé son dernier point haut du 13 novembre 2025.En cette sixième séance de 2026, l’indice affiche une progression d’environ 2% depuis le début de l’année, en ligne avec les autres principales places boursières européennes, qui elles aussi ont signé des records cette semaine.L’indice DAX, équivalent du CAC 40 pour la Bourse de Francfort, a atteint de nouveaux sommets en séance et en clôture, tout comme le FTSE 100 londonien et l’Ibex 35 madrilène.Sur la cote parisienne, les plus fortes progressions depuis le début de l’année sont à attribuer aux entreprises de la défense et de l’aéronautique. Thales grimpe de plus de 15%, Airbus de plus de 7% et Safran de près de 6%.”Le marché a conclu l’année 2025 en pensant qu’on s’acheminait vers un début de solution sur la crise ukrainienne et puis 2026 a débuté sur l’opération américaine au Venezuela et le marché se demande si c’était la première d’une série d’actions militaires des Etats-Unis”, commente Alexandre Baradez, responsable de l’analyse marchés à IG France.Samedi dernier, des forces spéciales américaines ont enlevé le président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse Cilia Flores à Caracas et les ont transportés à New York pour y être jugés pour des accusations de trafic de drogue. Depuis, Donald Trump a déclaré ouvertement que les États-Unis allaient “diriger” le Venezuela et que les entreprises américaines contrôleraient son pétrole.”Dès lors qu’on cible le Venezuela, on considère que les Etats-Unis envoient aussi un message de force brute et géopolitique fort à la Chine et à la Russie, mais les tensions sur le Groenland jouent aussi pour les investisseurs européens, parce qu’elles touchent directement l’Union européenne, ce qui tend fortement les relations diplomatiques”, poursuit l’analyste.Le président américain martèle que les Etats-Unis doivent prendre le contrôle du Groenland, territoire autonome danois, pour assurer leur sécurité face à la Chine et à la Russie.La Maison Blanche, tout en refusant d’exclure l’option militaire, a fait savoir que le président réfléchissait “activement” à un achat de l’immense île arctique.Outre les valeurs de la défense, celles du luxe, qui pèsent lourd dans l’indice CAC 40, progressent depuis le début de l’année: Hermès s’octroie 3,16%, L’Oréal 4,49% et Kering 5,91%. La première capitalisation boursière du CAC 40, LVMH, leader du secteur, est en revanche à l’équilibre.

Immigration: les ministères des Affaires étrangères et de l’Intérieur renforcent leur coopération

Le chef de la diplomatie française a promis vendredi “une coordination nouvelle” entre ministère des Affaires étrangères et ministère de l’Intérieur pour mieux répondre à l’attente des Français en matière de maîtrise des flux migratoires à la frontière.”Nos compatriotes attendent que nos frontières soient maîtrisées. Oui, nous gagnons à accueillir des travailleurs, des créateurs, des innovateurs étrangers”, a déclaré Jean-Noël Barrot dans son discours annuel aux ambassadeurs. Mais “lorsqu’une personne ne dispose pas ou qu’elle ne dispose plus du droit de séjourner sur le territoire national, elle doit être reconduite à nos frontières”, a-t-il ajouté, soulignant que “le premier niveau de réponse à cette attente légitime” était la résolution des tensions géopolitiques qui font fuir les populations.Il a salué l’adoption au niveau européen du Pacte sur la migration et l’asile qui entrera en vigueur cette année et qui va, selon lui, “changer la donne”. “Mais nous devons aller plus loin encore et nous ne pouvons le faire qu’en lien étroit avec le ministère de l’Intérieur”, a-t-il insisté alors que la maîtrise de l’immigration est un sujet de débat politique récurrent en particulier à l’approche des élections municipales.Jean-Noël Barrot a fait part d’une “coordination nouvelle”, associant ambassadeurs et préfets “pour gagner en fluidité et en efficacité”. “Cette coordination nous permettra de mieux gérer le risque migratoire, mais aussi l’attractivité des talents dont la France a besoin”, a-t-il ajouté. “La lutte contre l’immigration irrégulière est une priorité absolue et elle ne pourra se passer d’une coopération internationale solide”, a abondé dans son allocution le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.Il a ainsi demandé aux ambassadeurs “de continuer” à “appuyer les efforts” pour “augmenter les retours volontaires et forcés qui portent leurs fruits”. Les retours forcés ont enregistré une hausse de 22% en 2025, a-t-il indiqué.Laurent Nuñez a également évoqué l’accord bilatéral franco-britannique signé cet été qui prévoit le renvoi en France de migrants arrivés à bord de petits bateaux au Royaume-Uni, en échange de l’accueil par ce pays de migrants se trouvant en France, sur le principe du “un pour un”.L’accord est valable “jusqu’en juin 2026”, “j’espère que d’ici là on passera à autre chose”, a-t-il souligné.”Nous gérons une frontière extérieure de l’Union européenne pour l’instant seuls (…) Nous avons besoin d’un soutien extrêmement important de l’ensemble des pays de transit”, a plaidé le ministre, soulignant que “40% des entrées irrégulières dans l’Union européenne sont des personnes qui se dirigent vers La Manche pour rejoindre le Royaume-Uni.

Paris revendique “le droit” de s’opposer à Washington

Le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot a revendiqué vendredi “le droit” des Européens “de dire non” à leur allié historique américain lorsque celui-ci agit d’une manière qu’ils jugent inacceptable.Dans son discours annuel devant les ambassadeurs français, Jean-Noël Barrot a souligné ce qu’il a qualifié de “fait marquant” en ce début d’année: la dissonance avec “les États-Unis d’Amérique, un peuple avec lequel nous, Européens et plus encore, nous Français, avons une histoire longue et singulière, forgée dans les guerres et les révolutions communes”.”En quelques mois, la nouvelle administration américaine a décidé, et c’est son droit, de repenser les liens qui nous unissent”, a-t-il pris acte. “C’est aussi notre droit de dire non à un allié historique, tout aussi historique soit-il, lorsque sa proposition n’est pas acceptable et lorsqu’il faut dire non”.Cette semaine, plusieurs pays du Vieux Continent dont la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie ont publié une déclaration commune de soutien au Groenland et au Danemark, face aux revendications de Donald Trump sur ce territoire rattaché au Danemark.Avant cela, le 3 janvier, Jean-Noël Barrot avait publiquement condamné la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro par l’armée américaine, critiquant une opération qui “contrevient” au droit international.Il avait néanmoins également reproché à M. Maduro, au pouvoir depuis 2013, d’avoir porté “une atteinte grave à (la) dignité et (au) droit à l’auto-détermination” des Vénézuéliens.Vendredi, le ministre des Affaires étrangères a en outre réfuté l’analyse selon laquelle l’Europe risque “un effacement civilisationnel”, comme écrit dans la stratégie de sécurité nationale américaine publiée en décembre.”Non, l’Europe n’est pas au bord de l’effacement civilisationnel et les voix présomptueuses qui le prétendent feraient mieux de prendre garde à leur propre effacement”, a rétorqué le ministre français.Pour autant, a-t-il analysé, l’Union européenne est “menacée de l’extérieur par des adversaires qui tentent de détricoter les liens de solidarité qui nous unissent” et “de l’intérieur par la lassitude démocratique”.- “En ordre de bataille” -Pour y remédier, Jean-Noël Barrot a appelé à amplifier la voix de la France, attaquée parce qu’elle dérange “l’internationale réactionnaire” allant “des couloirs du Kremlin au cercle MAGA” (Make America Great Again, ndr) entourant le président américain.”Elle dérange les autocrates et les régimes dits libéraux. Elle dérange les oligarchies corrompues, les révisionnistes et les complotistes de tout bord qui nous ont déclaré la guerre dans le champ des perceptions”, a-t-il poursuivi. Avec un objectif clair “de saper la confiance des Français dans leurs institutions, saper la concorde nationale et saper l’unité européenne”.Jean-Noël Barrot a assuré avoir mis “le Quai d’Orsay en ordre de bataille, avec le soutien du Premier ministre” Sébastien Lecornu pour organiser la riposte, notamment dans le champ informationnel.Le ministre a enfin promis “une coordination nouvelle” entre ministère des Affaires étrangères et ministère de l’Intérieur pour mieux répondre à l’attente des Français en matière d’immigration, un sujet récurrent, en particulier à l’approche des municipales de mars. Un sujet sur lequel Donald Trump attaque régulièrement l’Europe, lui reprochant d’accueillir trop d’immigrés.”Nos compatriotes attendent que nos frontières soient maîtrisées. Oui, nous gagnons à accueillir des travailleurs, des créateurs, des innovateurs étrangers”, a déclaré Jean-Noël Barrot aux ambassadeurs. Mais “lorsqu’une personne ne dispose pas ou qu’elle ne dispose plus du droit de séjourner sur le territoire national, elle doit être reconduite à nos frontières”, a-t-il ajouté.”Le premier niveau de réponse à cette attente légitime” est la résolution des tensions géopolitiques qui font fuir les populations de leurs pays d’origine, a-t-il dit.Il a salué l’adoption au niveau européen du Pacte sur la migration et l’asile qui entrera en vigueur cette année et qui va, selon lui, “changer la donne”. “Mais nous devons aller plus loin encore et nous ne pouvons le faire qu’en lien étroit avec le ministère de l’Intérieur”, a-t-il insisté.

L’Australie en proie aux feux dans des “conditions catastrophiques”, selon les pompiers

Des feux de brousse ont brûlé des habitations et réduit en cendres des milliers d’hectares de forêt vendredi dans le sud-est rural de l’Australie, ont annoncé les pompiers, précisant que des vents chauds rendaient les conditions “catastrophiques” dans cette région extrêmement sèche. Des dizaines de hameaux ont été évacués dans l’Etat de Victoria et trois personnes, dont …

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Russia joins Chinese, Iran warships for drills off S.AfricaFri, 09 Jan 2026 12:00:25 GMT

A Russian warship arrived off South Africa’s main naval base Friday to join Chinese and Iranian vessels in military exercises that risk further damaging Pretoria’s relations with Washington.The exercises draw together several nations feuding with the US administration and come at a time of heightened tensions following Washington’s raid on Venezuela.A Chinese destroyer and replenishment …

Russia joins Chinese, Iran warships for drills off S.AfricaFri, 09 Jan 2026 12:00:25 GMT Read More »

Russia joins Chinese, Iran warships for drills off S.Africa

A Russian warship arrived off South Africa’s main naval base Friday to join Chinese and Iranian vessels in military exercises that risk further damaging Pretoria’s relations with Washington.The exercises draw together several nations feuding with the US administration and come at a time of heightened tensions following Washington’s raid on Venezuela.A Chinese destroyer and replenishment ship, and an Iranian forward base ship sailed into South African waters earlier this week ahead of the week-long manoeuvres due to kick off with an opening ceremony Saturday.AFP journalists near the Simon’s Town base saw the Russian-flagged corvette vessel pull into False Bay. China is the lead nation in the “Will for Peace 2026” drill involving navies from the 11-nation BRICS group of emerging nations which US President Donald Trump has labelled “anti-American”.The South African navy said it would confirm details of the vessels present later Friday.The United Arab Emirates was also expected to send ships, Deputy Defence Minister Bantu Holomisa told Newzroom Afrika television late Thursday.Other BRICS nations Indonesia, Ethiopia and Brazil will send observers, he said. The remaining members of the grouping are India, Egypt and Saudi Arabia. The drills will allow the navies “to exchange best practices and improve joint operational capabilities, which contributes to the safety of shipping routes and overall regional maritime stability,” South Africa’s defence force said.- Global tensions -Washington this week seized a Russian-flagged oil tanker it said was part of a shadow fleet that carried oil for countries such as Venezuela, Russia and Iran. It has also threatened action against Iran should protesters be killed in mounting demonstrations sparked by anger over the rising cost of living.Asked about the timing of the navy exercises, Holomisa said: “This exercise was planned long before these tensions we are witnessing today.” “Let us not press panic buttons because the USA has got a problem with countries,” he said. “Those are not our enemies,” he said. The joint drills were initially scheduled for November 2025 but were postponed due to a clash with the G20 summit in Johannesburg.Washington boycotted the summit amid a row with Pretoria that includes anger over its ties with Russia and Iran.”Washington has clearly been attempting to put Pretoria in its bad book since the beginning of the current Trump administration,” Priyal Singh, senior researcher at the Institute for Security Studies, told AFP.”The optics surrounding the upcoming naval exercise will likely be used by policymakers in Washington as another prime example of why its bilateral relations with South Africa should be reviewed,” he said.