Tennis: l’Arabie saoudite obtient son Masters 1000 “dès 2028”

Cette fois, c’est officiel: l’ATP et la société chargée des investissements sportifs du riche fonds public saoudien (PIF) ont annoncé jeudi la création en Arabie saoudite “dès 2028” d’un dixième Masters 1000, après des années de rumeurs.Disputé sur dur, le tournoi sera programmé “en début de saison” dans une ville qui reste à définir – probablement la capitale Ryad – et durera “une semaine”, a précisé le président de l’ATP Andrea Gaudenzi lors d’un point presse à Paris. Les deux seuls tournois ATP (Doha et Dubai) disputés à ce jour dans le Golfe sont traditionnellement programmés en février.Le nouveau tournoi, qui ne sera pas obligatoire contrairement à la plupart des Masters 1000, pourrait être organisé à des dates proches.Pour la première fois depuis la création des Masters 1000 en 1990, un dixième tournoi va ainsi s’ajouter au calendrier dans cette catégorie qui regroupe les épreuves les plus importantes du circuit masculin après celles du Grand Chelem. Ce nouveau Masters 1000 sera “plus qu’un évènement: c’est une affirmation de nos ambitions” de faire de l’Arabie saoudite un lieu incontournable du sport mondial, affirme Danny Townsend, directeur général de Surj Sports Investment, le bras armé du PIF pour ses investissements sportifs.Si le montant investi pour obtenir l’organisation de ce nouveau Masters 1000 n’a pas été dévoilé, “le tennis a démontré ces dernières décennies qu’il générait un retour sur investissement” pour ses financeurs, a-t-il ajouté. Cet alourdissement du calendrier survient au crépuscule d’une saison marquée par les plaintes de certains joueurs quant au rythme exigeant du circuit ATP, dont les tournois s’étalent de janvier à novembre. “Notre système actuel a beaucoup d’avantages car il offre beaucoup de liberté, d’options aux joueurs” dans le choix des tournois qu’ils souhaitent disputer, argumente Andrea Gaudenzi.”L’inconvénient, c’est qu’ils ne peuvent évidemment pas jouer les Grand Chelem, les Masters 1000, les ATP 500 et les ATP 250 en plus des compétitions par équipes (Coupe Davis, Laver Cup, United Cup…) et des exhibitions comme le Six Kings Slam” qui a récemment réuni à Ryad Carlos Alcaraz, Jannik Sinner ou Novak Djokovic, contraint in fine à l’abandon. – Les ATP 250 menacés -L’Arabie saoudite a accru sa présence dans le sport mondial et notamment le tennis ces dernières années et accueille depuis 2024 à Ryad les Masters WTA, le tournoi qui réunit les huit meilleures joueuses de la saison écoulée sur le circuit féminin.Le PIF a aussi accolé son nom au classement ATP et noué des partenariats avec plusieurs Masters 1000 comme Indian Wells, Miami ou Madrid.”Le tennis est un des sports dont nous pensons qu’il va croître très rapidement”, explique une source saoudienne proche du dossier.”Il y a déjà beaucoup d’infrastructures en Arabie saoudite, le tennis parle aux jeunes générations… Ce sport coche tous les critères” pris en compte par le fonds public saoudien dans ses décisions d’investissement, poursuit-on de même source.Si la création d’un dixième Masters 1000 ne menace pas à court terme les neuf tournois déjà existants, selon Andrea Gaudenzi, les épreuves de plus petit calibre comme les ATP 250 sont davantage en péril.”Notre but est en définitive d’essayer de réduire le nombre de tournois”, affirme le président de l’ATP.”On a déjà commencé à le faire: quand j’ai pris mes fonctions début 2020, il y avait 38 ATP 250 au calendrier. Ce nombre a considérablement baissé depuis”, avec 30 tournois de cette catégorie programmés en 2025, fait remarquer Andrea Gaudenzi.L’annonce de la création d’un nouveau tournoi de cette catégorie survient d’ailleurs à deux jours du début des qualifications pour le Masters 1000 de Paris, qui vient de déménager dans une enceinte plus spacieuse après près de 40 ans à Bercy, dans l’est de la capitale.”Il y a neuf Masters 1000 dans le monde, un dixième en création”, soulignait mi-octobre le directeur du tournoi Cédric Pioline. “Nos collègues évoluent fortement depuis pas mal d’années, investissent beaucoup. Le contexte mondial fait que nous aussi, on devait continuer à respecter une forme de rythme imprimé par les autres” Masters 1000, jugeait-il auprès de l’AFP.

Libération du cycliste français Sofiane Sehili qui était détenu en Russie

Le cycliste français Sofiane Sehili, incarcéré depuis début septembre en Russie, a été libéré jeudi par la justice russe après avoir été condamné à une amende pour “franchissement illégal de la frontière” dans l’Extrême-Orient russe.”Il a d’abord été reconnu coupable de franchissement illégal de la frontière et condamné à une amende de 50.000 roubles (environ 530 euros)”, a déclaré à l’AFP par téléphone une porte-parole du service de presse unifié des tribunaux régionaux.Mais compte tenu du temps passé en détention provisoire, le cycliste de 44 ans a été “exempté du paiement de l’amende et libéré dans la salle du tribunal” de la localité de Pogranitchny, dans la région de Primorié (Extrême-Orient russe) où a eu lieu l’audience, a-t-elle précisé.La France a fait part de son “soulagement” via une déclaration du porte-parole du ministère français des Affaires étrangères jeudi après l’annonce de la libération.Selon les images diffusées sur Telegram par ce service de presse des tribunaux, Sofiane Sehili, vêtu d’un pull et d’un pantalon bleus, a écouté le jugement dans une cage en métal réservée aux prévenus, avant d’être libéré.En France, sa compagne Fanny Bensussan a exprimé son soulagement, et dit à l’AFP dans un message transmis sur Instagram sa “hâte” d’être avec lui et de “pouvoir lui parler, de voir ses parents heureux de le retrouver”.Elle a également indiqué se réjouir de voir “que toute la communauté cycliste saute avec joie sur la nouvelle ce matin”.”J’ai été extrêmement soutenue pendant ces deux mois”, a-t-elle affirmé, saluant également “le travail incroyable” de leur avocate en Russie.”Elle a subi beaucoup de pression, tout en avançant seule. 63 jours de vélo, 51 jours en prison… Ca aurait pu être pire sans elle”, a relevé cette femme qui réside dans le département du Lot (sud-ouest de la France).Dans une publication sur sa page Instagram, Mme Bensussan affirme également: “Donnez-moi encore quelques jours pour organiser le retour de Sofiane. La prochaine update viendra de lui. Je retourne à mon vélo”.- Départ de Lisbonne -Contactée par l’AFP, l’avocate Alla Kouchnir n’était pas joignable dans l’immédiat.Accusé de “franchissement illégal de la frontière” russe, M. Sehili risquait jusqu’à deux ans de prison.Il avait été arrêté début septembre en Extrême-Orient russe, censé être l’étape finale de son record du monde de la traversée eurasienne à vélo. Il était depuis en détention provisoire dans l’attente de son procès.Le cycliste d’endurance français avait voulu pédaler en Russie depuis la Chine via un poste-frontière qui n’était franchissable qu’en train ou en autocar, selon un responsable d’une commission publique de contrôle des prisons, Vladimir Naïdine.Or, utiliser ces modes de transport aurait invalidé son record après plus de 60 jours et des milliers de kilomètres d’effort.Le sportif était parti de Lisbonne début juillet, et comptait traverser 17 pays pour arriver début septembre à Vladivostok, en Extrême-Orient russe.Fanny Bensussan avait indiqué en septembre à une chaîne de télévision française que le cycliste avait décidé de se présenter devant les douaniers, convaincu qu’ils le laisseraient tout de même passer à vélo, mais avait été arrêté.”Il ne pensait qu’à son exploit sportif”, avait-elle expliqué.Ancien documentaliste au magazine culturel français Télérama, Sofiane Sehili s’est spécialisé dans l’ultracyclisme, fait d’épreuves longues de plusieurs centaines ou milliers de kilomètres.Plusieurs ressortissants occidentaux ont été arrêtés en Russie depuis le début de l’offensive à grande échelle en Ukraine en 2022, et les relations diplomatiques entre Paris et Moscou sont glaciales.

Libération du cycliste français Sofiane Sehili qui était détenu en Russie

Le cycliste français Sofiane Sehili, incarcéré depuis début septembre en Russie, a été libéré jeudi par la justice russe après avoir été condamné à une amende pour “franchissement illégal de la frontière” dans l’Extrême-Orient russe.”Il a d’abord été reconnu coupable de franchissement illégal de la frontière et condamné à une amende de 50.000 roubles (environ 530 euros)”, a déclaré à l’AFP par téléphone une porte-parole du service de presse unifié des tribunaux régionaux.Mais compte tenu du temps passé en détention provisoire, le cycliste de 44 ans a été “exempté du paiement de l’amende et libéré dans la salle du tribunal” de la localité de Pogranitchny, dans la région de Primorié (Extrême-Orient russe) où a eu lieu l’audience, a-t-elle précisé.La France a fait part de son “soulagement” via une déclaration du porte-parole du ministère français des Affaires étrangères jeudi après l’annonce de la libération.Selon les images diffusées sur Telegram par ce service de presse des tribunaux, Sofiane Sehili, vêtu d’un pull et d’un pantalon bleus, a écouté le jugement dans une cage en métal réservée aux prévenus, avant d’être libéré.En France, sa compagne Fanny Bensussan a exprimé son soulagement, et dit à l’AFP dans un message transmis sur Instagram sa “hâte” d’être avec lui et de “pouvoir lui parler, de voir ses parents heureux de le retrouver”.Elle a également indiqué se réjouir de voir “que toute la communauté cycliste saute avec joie sur la nouvelle ce matin”.”J’ai été extrêmement soutenue pendant ces deux mois”, a-t-elle affirmé, saluant également “le travail incroyable” de leur avocate en Russie.”Elle a subi beaucoup de pression, tout en avançant seule. 63 jours de vélo, 51 jours en prison… Ca aurait pu être pire sans elle”, a relevé cette femme qui réside dans le département du Lot (sud-ouest de la France).Dans une publication sur sa page Instagram, Mme Bensussan affirme également: “Donnez-moi encore quelques jours pour organiser le retour de Sofiane. La prochaine update viendra de lui. Je retourne à mon vélo”.- Départ de Lisbonne -Contactée par l’AFP, l’avocate Alla Kouchnir n’était pas joignable dans l’immédiat.Accusé de “franchissement illégal de la frontière” russe, M. Sehili risquait jusqu’à deux ans de prison.Il avait été arrêté début septembre en Extrême-Orient russe, censé être l’étape finale de son record du monde de la traversée eurasienne à vélo. Il était depuis en détention provisoire dans l’attente de son procès.Le cycliste d’endurance français avait voulu pédaler en Russie depuis la Chine via un poste-frontière qui n’était franchissable qu’en train ou en autocar, selon un responsable d’une commission publique de contrôle des prisons, Vladimir Naïdine.Or, utiliser ces modes de transport aurait invalidé son record après plus de 60 jours et des milliers de kilomètres d’effort.Le sportif était parti de Lisbonne début juillet, et comptait traverser 17 pays pour arriver début septembre à Vladivostok, en Extrême-Orient russe.Fanny Bensussan avait indiqué en septembre à une chaîne de télévision française que le cycliste avait décidé de se présenter devant les douaniers, convaincu qu’ils le laisseraient tout de même passer à vélo, mais avait été arrêté.”Il ne pensait qu’à son exploit sportif”, avait-elle expliqué.Ancien documentaliste au magazine culturel français Télérama, Sofiane Sehili s’est spécialisé dans l’ultracyclisme, fait d’épreuves longues de plusieurs centaines ou milliers de kilomètres.Plusieurs ressortissants occidentaux ont été arrêtés en Russie depuis le début de l’offensive à grande échelle en Ukraine en 2022, et les relations diplomatiques entre Paris et Moscou sont glaciales.

Budget: le RN propose 36 milliards d’économies, principalement via des baisses de dépenses

Le RN a présenté jeudi son contre-budget pour 2026, proposant de réaliser 36 milliards d’euros d’économies pour réduire le déficit, avec dans le détail 50 milliards de baisse des dépenses et 14 milliards de baisses des recettes.”Remettre l’Etat à la bonne place, arrêter les dépenses inutiles, inefficaces, voire toxiques et surtout répondre aux préoccupations des Français”, tel est l’objectif du Rassemblement national, dont le contre-budget doit servir de “ligne directrice” durant les discussions budgétaires, a résumé la présidente du groupe des députés RN, Marine Le Pen.Le projet de budget du gouvernement propose un effort global d’une trentaine de milliards d’euros pour 2026, entre hausse des prélèvements (14 milliards) et économies de dépenses (17 milliards). Les députés discuteront à partir de vendredi en séance de la partie recettes du budget de l’Etat, qu’ils ont rejetée en commission dans la nuit de mercredi à jeudi.Le contre-budget RN liste 32,4 milliards de “dépenses inefficaces”. Parmi elles, la baisse de la contribution française à l’Union européenne (8,7), la baisse des moyens dévolus aux “agences et opérateurs” de l’Etat (7,7) et la baisse de l’Aide publique au développement (2,3). Le parti pousse le curseur plus loin que l’an dernier pour les deux premiers postes, où il envisageait des baisses de 5 milliards et 3,4 milliards d’euros.S’y ajoutent la suppression de 4,1 milliards de “dépenses inutiles”, dont 3,2 milliards de baisses des subventions aux associations.Autre poste d’économies (11,9 milliards): l’immigration, avec notamment l’obligation de cinq ans de travail à temps plein pour les étrangers qui souhaitent bénéficier d’un certain nombre de prestations de solidarité, ou la transformation de l’aide médicale d’État en aide médicale d’urgence.Côté recettes, le budget prévoit 45 milliards de baisses ou de suppressions d’impôts (baisse de la TVA sur les énergies, suppression de la TVA sur 100 produits de première nécessité…) et 31 milliards de recettes nouvelles (avec notamment un impôt sur la fortune financière, une taxe sur les superdividendes, ou encore un plan de lutte contre les fraudes). Il envisage 7 milliards de nouvelles dépenses, notamment avec le dégel des prestations sociales, mais aussi le financement de la réforme des retraites du RN (1,5 milliard). Sur la suspension de la réforme des retraites prévue par le gouvernement dans le projet de budget de la Sécurité sociale, “nous sommes pour”, a rappelé Mme Le Pen. Mais il y a dans les textes budgétaires du gouvernement “des choix que l’on ne peut pas soutenir”, a-t-elle aussi ajouté, sans préciser si le Rassemblement national pourrait s’abstenir sur le projet de budget de la Sécurité sociale pour laisser passer cette mesure. La France insoumise a opposé un tir nourri à ces propositions. Son chef de file Jean-Luc Mélenchon a notamment dénoncé sur X le “démantèlement des grandes agences de l’Etat”, “cinq milliards de coupes pour les collectivités”, et “vingt milliards de cadeaux fiscaux annoncés pour les grandes entreprises”.Le coordinateur de LFI Manuel Bompard a de son côté interpellé le RN sur les coupes claires dans “les subventions de l’Etat aux associations +ne relevant pas de l’intérêt général+”. “Lesquelles ? Quels sont les critères retenus?”, a-t-il demandé. 

Plusieurs médias français victimes d’une nouvelle campagne de désinformation pro-russe

Le Monde, BFM TV ou encore Ouest-France: l’identité visuelle de médias français a une nouvelle fois été usurpée dans une salve de vidéos en ligne, sur de pseudo-révélations concernant des ministres français, dernière illustration des ingérences numériques pro-russes visant la France sans relâche.Tous les ingrédients de la campagne appelée “Matriochka” par les experts (terme russe pour désigner des poupées gigognes) y sont réunis, comme l’a repéré le collectif Antibot4Navalny, qui traque les opérations de ce type en lien avec la Russie.Ce mode opératoire utilise des contenus manipulés, faussement attribués à de vrais médias puis relayés sur les réseaux sociaux par des comptes “jetables”, récemment créés, souvent automatisés et avec peu d’abonnés. Ces derniers, dans leurs posts, appellent médias et journalistes à “vérifier” ces infox, dans le but de saturer leurs capacités d’investigation.Autre élément caractéristique de “Matriochka”: les récentes vidéos mises en évidence par Antibot4Navalny sur X et Bluesky sont accompagnées d’une image, générée par intelligence artificielle (IA), tournant en dérision le président ukrainien Volodymyr Zelensky.Imitant le graphisme de plusieurs médias français, cette nouvelle série de publications prétend dévoiler des affaires embarrassantes au sujet de membres du gouvernement français.Parmi les ministres cités nommément, l’un est accusé de “favoriser la criminalité parmi les migrants”, l’une d’avoir des “liens illégaux avec le lobby des armes”. L’un de leurs collègues serait même “soupçonné d’avoir commis des crimes sexuels contre des mineurs”.Rien ne vient étayer ces accusations sans fondements, emballées dans une apparence de contenu journalistique.- Actions judiciaires -Tous les médias concernés (Le Monde, Ouest-France, 20 minutes, Le Parisien, Le Figaro et BFM TV), contactés par l’AFP, ont sans surprise démenti être à l’origine de ces publications.Celle imitant Ouest-France “porte atteinte au journal et à la confiance du public”, a notamment dénoncé Caroline Tortellier, responsable de la communication externe du groupe, indiquant avoir “d’ores et déjà pris les mesures pour engager une action judiciaire appropriée”.Le directeur juridique du groupe Les Echos-Le Parisien, Xavier Genovesi, a précisé à l’AFP que ce n’était pas la première fois que l’identité visuelle du groupe était usurpée, déplorant un manque de réactivité des autorités face à ces manipulations. “Nous aurions aimé qu’il y ait des sanctions, et ça renvoie à la responsabilité des plateformes qui disposent de ressources pour agir contre ces situations”, a-t-il ajouté, expliquant avoir demandé le retrait du contenu sur X.Certains des contenus repérés ont été supprimés par les plateformes quelques jours après leur publication, a constaté l’AFP.Selon une source gouvernementale, cette nouvelle salve de vidéos relèvent bien de la campagne de désinformation “Matriochka”, active depuis 2023. Orchestrée par des acteurs russes, elle avait notamment ciblé à coups d’infox l’organisation des Jeux Olympiques en 2024.- “Alimenter la grogne”Les contenus en question ne deviennent pas forcément viraux et suscitent généralement peu d’engagement. Mais quelques publications isolées, totalisant plusieurs millions de vues, semblent “suffire à justifier l’effort sur le long terme, du point de vue de l’opérateur”, analyse le collectif Antibot4Nalvany. Le procédé vise par ailleurs à saturer les rédactions en les obligeant à réagir et à détourner leurs ressources, ce que les experts qualifient “d’entreprise de diversion”.Selon Carole Grimaud, chercheuse en sciences de l’information et spécialiste de la Russie, l’un des objectifs est d'”alimenter la grogne” des Français contre leurs dirigeants. Il s’agit de “fragiliser le pouvoir en place, voire de provoquer une dissolution de l’Assemblée nationale qui placerait des partis plus favorables à Moscou en position de force”.Les techniques employées, ajoute-t-elle, “évoluent sans cesse” pour saturer l’espace informationnel et brouiller la frontière entre vrai et faux.Les acteurs de cette stratégie s’appuient sur une défiance “de plus en plus importante au sein de la société française”, souligne  Maxime Audinet, chercheur en stratégies d’influence à l’IRSEM. Ils n’ont plus qu’à “en rajouter une couche”, en “capitalisant sur tous les foyers d’instabilité, de colère ou de contestations”.Depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine en 2022, les campagnes de désinformation pro-russes se sont multipliées en Europe, la France comptant parmi leurs cibles privilégiées.

Airbus, Thales et Leonardo scellent leur alliance dans le spatial pour rivaliser avec Starlink

Les poids lourds européens Airbus, Thales et Leonardo ont signé jeudi un protocole d’accord pour fusionner leurs activités dans les satellites, un méga-projet destiné à contrer la domination de Starlink, la constellation d’Elon Musk, et à renforcer la souveraineté de l’Europe.Le “champion européen” ainsi créé emploiera quelque 25.000 personnes à travers l’Europe, pour un chiffre d’affaires attendu de 6,5 milliards d’euros.Il sera opérationnel en 2027 si la Commission européenne donne son feu vert, selon les signataires. “Dans un contexte mondial marqué par une concurrence accrue, nous avons besoin de champions du spatial à l’échelle de l’Europe. C’est le seul moyen (…) pour être plus compétitifs”, a réagi Philippe Baptiste, ministre français de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace et ancien patron du Cnes, l’agence spatiale française.La domination de SpaceX, qui déploie à bas coût ses constellations de satellites en orbite basse, la chute de la demande en télévision par satellite et la complexité de la gouvernance spatiale européenne ont plongé le secteur dans une crise profonde, fragilisant les poids lourds européens dont la spécialité reste les gros satellites géostationnaires, placés à 36.000 km d’altitude.L’Europe a ainsi perdu la moitié du marché des satellites en dix ans. L’aboutissement du projet de fusion, baptisé Bromo, permettra de “renforcer notre souveraineté européenne”, s’est également félicité le ministre français de l’Economie Roland Lescure.Même son de cloche côté italien: le ministre des Entreprises et du Made in Italy, Adolfo Urso, a salué l’accord “favorisant l’émergence de champions européens capables de rivaliser à l’échelle mondiale” tout en “conférant un rôle de premier plan à nos grandes entreprises comme Leonardo”. La nouvelle entité sera basée à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, où Airbus, Thales Alenia Space et Leonardo disposent déjà d’importantes implantations en ingénierie, production et recherche.A terme, la fusion permettra “plusieurs centaines de millions d’euros” d’économies par an grâce au regroupement des équipes et au partage des technologie, selon Airbus.  – “Monopole”? -Airbus, Leonardo et Thales détiendront respectivement 35%, 32,5% et 32,5% du capital et exerceront conjointement la gouvernance. Des syndicats ont toutefois mis en garde contre un risque de “monopole” et prévenu que les suppressions d’emploi en cours dans les branches spatiales d’Airbus et Thales mettaient “en péril le maintien des compétences”.Pour la CGT Métallurgie, cette fusion vise à “créer un monopole permettant d’imposer ses prix et d’affaiblir le pouvoir des agences” spatiales française Cnes et européenne ESA. Dans un communiqué mardi, le syndicat a fait valoir qu’Airbus et Thales Alenia Space avaient déjà “un carnet de commandes record qu’ils (avaient) du mal à honorer”.Le syndicat FO Métaux a estimé jeudi que cette fusion ouvrait “la voie à un nouvel équilibre industriel”, à condition que des “savoir-faire” français soient préservés. Elle “ne peut être synonyme de perte d’emploi”, a-t-il mis en garde. “Nous avons trouvé un équilibre, qui se rapproche de ce qui a été fait avec succès il y a 25 ans avec MBDA”, a assuré un haut responsable d’Airbus faisant référence au consortium européen spécialisé dans les missiles, où les principaux actionnaires européens — Airbus, BAE Systems et Leonardo — exercent un contrôle conjoint sur les décisions stratégiques.La souveraineté des Etats sera “préservée”, a-t-il ajouté.- Airbus de l’espace -Dans une interview à l’AFP début octobre le patron de l’ESA Josef Aschbacher avait promis de soutenir Bromo “par tous les moyens”.  “Nous avons vu la force de l’industrie européenne dans l’aviation avec Airbus, qui domine le secteur. Le secteur de l’espace est plus petit, par conséquent, l’Europe doit être encore plus alignée”, avait-t-il estimé. Face à la crise des satellites de télécommunication européens, “nous avons malheureusement dû effectuer des réductions de coûts (en supprimant des emplois, ndlr) au cours des deux dernières années”, a souligné le responsable d’Airbus jeudi. “Avec un marché en croissance, nous ne voyons à ce stade aucune fermeture de site ou autre mesure spectaculaire”, a-t-il assuré. Thales a pour sa part indiqué jeudi que compte tenu du gain d’un important contrat lié à la future constellation européenne de satellites Iris², la suppression de postes dans sa branche spatiale avait été “suspendue”, après avoir déjà redéployé 75% de salariés. 

Airbus, Thales et Leonardo scellent leur alliance dans le spatial pour rivaliser avec Starlink

Les poids lourds européens Airbus, Thales et Leonardo ont signé jeudi un protocole d’accord pour fusionner leurs activités dans les satellites, un méga-projet destiné à contrer la domination de Starlink, la constellation d’Elon Musk, et à renforcer la souveraineté de l’Europe.Le “champion européen” ainsi créé emploiera quelque 25.000 personnes à travers l’Europe, pour un chiffre d’affaires attendu de 6,5 milliards d’euros.Il sera opérationnel en 2027 si la Commission européenne donne son feu vert, selon les signataires. “Dans un contexte mondial marqué par une concurrence accrue, nous avons besoin de champions du spatial à l’échelle de l’Europe. C’est le seul moyen (…) pour être plus compétitifs”, a réagi Philippe Baptiste, ministre français de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace et ancien patron du Cnes, l’agence spatiale française.La domination de SpaceX, qui déploie à bas coût ses constellations de satellites en orbite basse, la chute de la demande en télévision par satellite et la complexité de la gouvernance spatiale européenne ont plongé le secteur dans une crise profonde, fragilisant les poids lourds européens dont la spécialité reste les gros satellites géostationnaires, placés à 36.000 km d’altitude.L’Europe a ainsi perdu la moitié du marché des satellites en dix ans. L’aboutissement du projet de fusion, baptisé Bromo, permettra de “renforcer notre souveraineté européenne”, s’est également félicité le ministre français de l’Economie Roland Lescure.Même son de cloche côté italien: le ministre des Entreprises et du Made in Italy, Adolfo Urso, a salué l’accord “favorisant l’émergence de champions européens capables de rivaliser à l’échelle mondiale” tout en “conférant un rôle de premier plan à nos grandes entreprises comme Leonardo”. La nouvelle entité sera basée à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, où Airbus, Thales Alenia Space et Leonardo disposent déjà d’importantes implantations en ingénierie, production et recherche.A terme, la fusion permettra “plusieurs centaines de millions d’euros” d’économies par an grâce au regroupement des équipes et au partage des technologie, selon Airbus.  – “Monopole”? -Airbus, Leonardo et Thales détiendront respectivement 35%, 32,5% et 32,5% du capital et exerceront conjointement la gouvernance. Des syndicats ont toutefois mis en garde contre un risque de “monopole” et prévenu que les suppressions d’emploi en cours dans les branches spatiales d’Airbus et Thales mettaient “en péril le maintien des compétences”.Pour la CGT Métallurgie, cette fusion vise à “créer un monopole permettant d’imposer ses prix et d’affaiblir le pouvoir des agences” spatiales française Cnes et européenne ESA. Dans un communiqué mardi, le syndicat a fait valoir qu’Airbus et Thales Alenia Space avaient déjà “un carnet de commandes record qu’ils (avaient) du mal à honorer”.Le syndicat FO Métaux a estimé jeudi que cette fusion ouvrait “la voie à un nouvel équilibre industriel”, à condition que des “savoir-faire” français soient préservés. Elle “ne peut être synonyme de perte d’emploi”, a-t-il mis en garde. “Nous avons trouvé un équilibre, qui se rapproche de ce qui a été fait avec succès il y a 25 ans avec MBDA”, a assuré un haut responsable d’Airbus faisant référence au consortium européen spécialisé dans les missiles, où les principaux actionnaires européens — Airbus, BAE Systems et Leonardo — exercent un contrôle conjoint sur les décisions stratégiques.La souveraineté des Etats sera “préservée”, a-t-il ajouté.- Airbus de l’espace -Dans une interview à l’AFP début octobre le patron de l’ESA Josef Aschbacher avait promis de soutenir Bromo “par tous les moyens”.  “Nous avons vu la force de l’industrie européenne dans l’aviation avec Airbus, qui domine le secteur. Le secteur de l’espace est plus petit, par conséquent, l’Europe doit être encore plus alignée”, avait-t-il estimé. Face à la crise des satellites de télécommunication européens, “nous avons malheureusement dû effectuer des réductions de coûts (en supprimant des emplois, ndlr) au cours des deux dernières années”, a souligné le responsable d’Airbus jeudi. “Avec un marché en croissance, nous ne voyons à ce stade aucune fermeture de site ou autre mesure spectaculaire”, a-t-il assuré. Thales a pour sa part indiqué jeudi que compte tenu du gain d’un important contrat lié à la future constellation européenne de satellites Iris², la suppression de postes dans sa branche spatiale avait été “suspendue”, après avoir déjà redéployé 75% de salariés. 

Airbus, Thales et Leonardo scellent leur alliance dans le spatial pour rivaliser avec Starlink

Les poids lourds européens Airbus, Thales et Leonardo ont signé jeudi un protocole d’accord pour fusionner leurs activités dans les satellites, un méga-projet destiné à contrer la domination de Starlink, la constellation d’Elon Musk, et à renforcer la souveraineté de l’Europe.Le “champion européen” ainsi créé emploiera quelque 25.000 personnes à travers l’Europe, pour un chiffre d’affaires attendu de 6,5 milliards d’euros.Il sera opérationnel en 2027 si la Commission européenne donne son feu vert, selon les signataires. “Dans un contexte mondial marqué par une concurrence accrue, nous avons besoin de champions du spatial à l’échelle de l’Europe. C’est le seul moyen (…) pour être plus compétitifs”, a réagi Philippe Baptiste, ministre français de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace et ancien patron du Cnes, l’agence spatiale française.La domination de SpaceX, qui déploie à bas coût ses constellations de satellites en orbite basse, la chute de la demande en télévision par satellite et la complexité de la gouvernance spatiale européenne ont plongé le secteur dans une crise profonde, fragilisant les poids lourds européens dont la spécialité reste les gros satellites géostationnaires, placés à 36.000 km d’altitude.L’Europe a ainsi perdu la moitié du marché des satellites en dix ans. L’aboutissement du projet de fusion, baptisé Bromo, permettra de “renforcer notre souveraineté européenne”, s’est également félicité le ministre français de l’Economie Roland Lescure.Même son de cloche côté italien: le ministre des Entreprises et du Made in Italy, Adolfo Urso, a salué l’accord “favorisant l’émergence de champions européens capables de rivaliser à l’échelle mondiale” tout en “conférant un rôle de premier plan à nos grandes entreprises comme Leonardo”. La nouvelle entité sera basée à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, où Airbus, Thales Alenia Space et Leonardo disposent déjà d’importantes implantations en ingénierie, production et recherche.A terme, la fusion permettra “plusieurs centaines de millions d’euros” d’économies par an grâce au regroupement des équipes et au partage des technologie, selon Airbus.  – “Monopole”? -Airbus, Leonardo et Thales détiendront respectivement 35%, 32,5% et 32,5% du capital et exerceront conjointement la gouvernance. Des syndicats ont toutefois mis en garde contre un risque de “monopole” et prévenu que les suppressions d’emploi en cours dans les branches spatiales d’Airbus et Thales mettaient “en péril le maintien des compétences”.Pour la CGT Métallurgie, cette fusion vise à “créer un monopole permettant d’imposer ses prix et d’affaiblir le pouvoir des agences” spatiales française Cnes et européenne ESA. Dans un communiqué mardi, le syndicat a fait valoir qu’Airbus et Thales Alenia Space avaient déjà “un carnet de commandes record qu’ils (avaient) du mal à honorer”.Le syndicat FO Métaux a estimé jeudi que cette fusion ouvrait “la voie à un nouvel équilibre industriel”, à condition que des “savoir-faire” français soient préservés. Elle “ne peut être synonyme de perte d’emploi”, a-t-il mis en garde. “Nous avons trouvé un équilibre, qui se rapproche de ce qui a été fait avec succès il y a 25 ans avec MBDA”, a assuré un haut responsable d’Airbus faisant référence au consortium européen spécialisé dans les missiles, où les principaux actionnaires européens — Airbus, BAE Systems et Leonardo — exercent un contrôle conjoint sur les décisions stratégiques.La souveraineté des Etats sera “préservée”, a-t-il ajouté.- Airbus de l’espace -Dans une interview à l’AFP début octobre le patron de l’ESA Josef Aschbacher avait promis de soutenir Bromo “par tous les moyens”.  “Nous avons vu la force de l’industrie européenne dans l’aviation avec Airbus, qui domine le secteur. Le secteur de l’espace est plus petit, par conséquent, l’Europe doit être encore plus alignée”, avait-t-il estimé. Face à la crise des satellites de télécommunication européens, “nous avons malheureusement dû effectuer des réductions de coûts (en supprimant des emplois, ndlr) au cours des deux dernières années”, a souligné le responsable d’Airbus jeudi. “Avec un marché en croissance, nous ne voyons à ce stade aucune fermeture de site ou autre mesure spectaculaire”, a-t-il assuré. Thales a pour sa part indiqué jeudi que compte tenu du gain d’un important contrat lié à la future constellation européenne de satellites Iris², la suppression de postes dans sa branche spatiale avait été “suspendue”, après avoir déjà redéployé 75% de salariés.