“L’inaction coûte des vies” : manifestation pour le climat à Bruxelles
A quelques semaines de la COP 30 de Belém, au Brésil, des milliers de personnes ont manifesté dimanche à Bruxelles pour interpeller le gouvernement belge et les institutions européennes sur le financement de la transition climatique.”La justice pour le climat maintenant !”, “De l’argent pour le climat, il y en a !”, ont scandé les manifestants au son des tambours et des fanfares.Cette “Marche pour le climat”, qui se déroule tous les ans depuis 2017, a rassemblé 20.000 personnes selon la police belge, 30.000 selon les organisateurs. “On constate, en Belgique comme en Europe, que toutes les politiques font le choix de réduire nos ambitions sur le climat”, explique à l’AFP Carine Thibaut, la directrice générale d’Amnesty international Belgique francophone.”On doit sortir des énergies fossiles, de leurs financements. (…) On doit revenir à des politiques plus ambitieuses”. Atermoiements des 27 Etats membres de l’Union européenne sur leur objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2040, appels à une possible remise en cause de l’interdiction à la vente des voitures thermiques neuves en 2035, nouveau report envisagé de la loi sur la déforestation : l’UE est, ces derniers mois, nettement mois allante sur les grands sujets environnementaux.”On voit les conséquences du changement climatiques chez nous, dans nos villes, sur nos corps, l’évolution de la température, les incendies répétés, on aurait dû agir plus fort il y a très longtemps”, s’insurge Donya Selahpour, une étudiante de 25 ans, un mégaphone à la main.”Les forêts sont en train de brûler. (…) Il faut qu’on maintienne une pression sur nos institutions pour changer les choses”, renchérit Marlies Van der Meiren, 32 ans, qui travaille dans le secteur de la protection forestière. Il faut “que les ambitions climatiques soient mises sur la table dans les processus de négociation à l’international, a fortiori avec la COP au Brésil”, martèle Joeri Thijs, un porte-parole de l’ONG Greenpeace, l’un des organisateurs de cette marche. La COP 30 aura lieu dans le nord du Brésil, dans la capitale de l’Etat du Pará au sein de l’Amazonie, du 10 au 21 novembre.L’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle, figurant dans l’Accord de Paris il y a 10 ans, est “sur le point de s’effondrer”, a averti fin septembre le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres,
Roland Lescure, macroniste historique à la tête de Bercy
Compagnon de route d’Emmanuel Macron, social-libéral passé à la vie d’élu sur le tard, l’ancien ministre de l’Industrie Roland Lescure retourne à Bercy avec cette fois le portefeuille beaucoup plus large de ministre de l’Economie et des Finances, dans un contexte hautement incertain à l’international comme en France.A 58 ans, ce fils d’un journaliste à L’Humanité et d’une syndicaliste CGT de la RATP, assume volontiers l’étiquette de “libéral” sur le plan économique, opposé comme tout bon macroniste à “augmenter le coût du travail”. Mais paradoxe: il est classé à l’aile gauche de Renaissance.”C’est que le mouvement a bougé à droite”, rétorque pourtant à l’envi ce fan du PSG, ex-ministre de l’Industrie (juillet 2022-septembre 2024), qui remplace Eric Lombard.Illustration fin 2023: il s’oppose à la loi immigration dans sa version très à droite adoptée au Parlement. Au point d’être catalogué comme “frondeur” d’un gouvernement qu’il ne quitte toutefois pas.D’autres opposants à la loi le lui reprochent. “Le mec s’est toujours arrangé pour avoir un poste”, pique un député. “Il ne se considérait pas du tout comme frondeur”, tempère un membre du groupe macroniste.Ses positions augurent toutefois de discussions musclées avec Les Républicains: “c’est un gros problème. Il porte la ligne inverse de Bruno Retailleau sur l’immigration”, soufflait-on en 2024 dans l’entourage du ministre de l’Intérieur, quand le nom de Roland Lescure circulait pour Matignon.Roland Lescure reprochait à Bruno Retailleau de “fai(re) des poutous à Marine Le Pen”.- Opposition au RN -Vice-président de l’Assemblée, repérable à sa grande taille, le Franco-Canadien n’avait pas été rappelé au gouvernement Barnier, qu’il jugeait lui-même trop à droite et dépendant du RN.L’ouverture d’usines “c’est une arme anti-colère, anti-Rassemblement National”, estime-t-il, volontiers offensif contre le parti lépéniste, lui qui qualifiait Marine Le Pen de “Machiavel aux petits pieds” lorsqu’elle faisait pression sur le gouvernement Barnier.”C’est la quintessence de la Macronie que l’on déteste. Il se croit le plus beau, le plus fort, le plus intelligent”, grince un haut gradé lepéniste.Une source syndicale lui reconnaît une “grande écoute avec les organisations syndicales”. L’ancien député PCF Sébastien Jumel décrivait en 2022 un homme “pas tordu”, “peut-être” grâce à des “parents communistes”, estimant que “pour le reste, il a mal tourné”.Père de trois enfants, le petit-fils de Pierre Lescure, fondateur des Editions de Minuit, a été élevé dans un HLM de Montreuil (Seine-Saint-Denis).Demi-frère de l’ex-patron de Canal+ Pierre Lescure, il est diplômé de Polytechnique, l’École nationale de statistique et de la London School of Economics. Il a travaillé à Bercy, la Commission européenne et l’Insee, avant une carrière dans la finance (Natixis, Groupama).Il vit une expérience éphémère au PS en 2006, rebuté par le fonctionnement interne. En 2009, il est numéro 2 de la Caisse de dépôt et placement du Québec, avec un salaire de l’ordre du million d’euros.- “Guerre commerciale” -En 2012, lors d’une réunion d’investisseurs étrangers, il rencontre un certain Emmanuel Macron. Quatre ans après il plonge en politique, inquiet par le Brexit et l’élection de Donald Trump.Séduit par le positionnement pro-européen d’Emmanuel Macron, il se fait élire en 2017 député des Français d’Amérique du Nord, et préside la commission des Affaires économiques. Il connaît aussi des échecs, manquant de prendre la tête du groupe LREM, ou la présidence de l’Assemblée en 2022, pourtant soutenu par Emmanuel Macron.De 10 ans au Canada il retient quelques anglicismes et des idées qu’il aimerait soulever en France (légalisation du cannabis pour mieux le contrôler, rouvrir le débat sur les statistiques ethniques pour lutter contre les discriminations).Plus récemment, il considère l’accord UE-USA sur les tarifs douaniers comme “un aveu de faiblesse historique (…) Nous avons perdu la guerre commerciale avant même d’oser la mener”.Il appelle alors à “protéger notre marché européen via une politique industrielle commune”, et à un “accord anti-coercition qui permet de mettre des tarifs sur les GAFAM”, lui qui a quitté en janvier le réseau social X, “outil de propagande”.Il est également opposé à la taxe Zucman mais appelle à des concessions au PS à l’orée de débats budgétaires à haut risque.”Pour que les socialistes, et cela sera indispensable, aient des victoires, il va falloir qu’on ait des défaites”, philosophait-il en septembre sur franceinfo.
GP Explorer 3: grand final et record d’audience pour la course auto des stars d’internet
Patrouille de France et record d’audience sur Twitch: la troisième et ultime édition de la course auto des stars d’internet s’est achevée dimanche sur une victoire de l’Espagnol Karchez, clôturant un week-end de festivités qui a réuni 200.000 personnes au Mans.Après un top départ donné par un survol de la patrouille de France, le streamer ibérique s’est imposé face à 23 personnalités d’internet sur le circuit des 24h du Mans, au terme d’une course au lancement retardé par un incident moteur de la voiture du rappeur SCH et marquée par plusieurs sorties de piste.Plus de 1,4 million de spectateurs ont suivi en direct la course sur la plateforme de streaming Twitch, diffusée sur les chaines de Squeezie et des influenceurs espagnol et américain Ibai et HasanAbi, battant le précédent record français établi en 2023 par la deuxième édition du GP Explorer.Squeezie, à l’origine de cet événement, a fini la course à pied et les larmes aux yeux, après une sortie de piste juste avant la fin.”C’est la +der des der+ donc c’était important d’être là”, s’enthousiasme Romane Auffret-Lebon, 21 ans, qui faisait partie des 80.000 spectateurs venus assister à cette course de formule 4 organisée par Squeezie, créateur de contenu aux 20 millions d’abonnés sur YouTube.Née en 2022 d’un défi lancé sur internet, cette grande fête du web français a rassemblé cette année un large public composé dans sa grande majorité de jeunes de moins de 30 ans.Parmi les têtes d’affiche, des célébrités françaises d’internet cumulant les millions d’abonnés sur les réseaux sociaux comme Amine, Mastu ou encore Baghera, ainsi que des rappeurs francophones.Pour donner une envergure internationale à la compétition, deux équipes composées d’influenceurs étrangers se sont également jointes au casting, l’une américaine et l’autre espagnole.- Victoire espagnole -“Je suis 100% jaloux” d’un tel événement, a confié dimanche à l’AFP le streamer Karchez, parti en pole position et qui s’est imposé à l’issue des 16 tours de piste. “Ce serait génial d’organiser quelque chose de similaire en Espagne ou ailleurs”, a poursuivi le créateur du web suivi par près de 1,3 million de personnes sur Twitch.Tout a été scénarisé comme un événement sportif de grande ampleur, avec des moyens de production dignes d’un grand prix professionnel.”Je suis tout simplement époustouflé” par l’ampleur et “la passion de la communauté française”, a affirmé à l’AFP Dan Clancy, le patron de la plateforme américaine, venu spécialement pour l’occasion.La course a également été retransmise en direct sur France 2, une première.Le service public, qui s’est acquitté d’un droit de retransmission à la télévision, a aussi diffusé les qualifications et les essais libres sur France 4 et sa plateforme france.tv.Cette année, la fête avait également revêtu des allures de festival, rythmée par deux soirées de concerts qui ont réuni des grands noms du rap français comme Vald, Tiakola ou encore la chanteuse phénomène Théodora.- “Beaucoup d’émotions” -Tyrolienne, tours de “buggy”… entre deux courses, les spectateurs ont pu s’adonner à de multiples activités, au prix d’immenses files d’attente.De nombreuses boutiques et stands promotionnels complétaient le village course, la plupart animés par les quelque 50 marques partenaires de l’événement.Les spectateurs les plus chanceux ont même pu prendre des selfies avec les pilotes et de nombreuses stars du web.”C’est la première fois que je suis au contact des gens qui me suivent”, explique à l’AFP le jeune créateur de contenu, encore inconnu il y a un an. “Il y a beaucoup de maillots de nos écuries, de drapeaux, de cris aussi pour nous. C’est beaucoup d’émotions”.Si les organisateurs assurent que cette troisième édition sera la dernière, ils ont également laissé entendre qu’un futur projet était en préparation.”J’aimerais bien faire un format de ligue” avec “des gars ultra passionnés” et “plusieurs courses dans l’année”, a notamment expliqué samedi Squeezie au micro du journal l’Equipe.
Swift rules N. America box office with ‘Showgirl’ event
Taylor Swift is having a very good weekend: after the blockbuster release of her new album “The Life of a Showgirl,” she triumphed at the North American box office with her special movie theater event.”The Official Release Party of a Showgirl” raked in an estimated $33 million in the Friday to Sunday period in the United States and Canada, Exhibitor Relations said.The three-day-only event — which featured the debut of her first music video from the album, behind-the-scenes footage, and lyric videos — also was screened in cities around the world, but international totals were not immediately available.”No other musical artist on the planet can do this,” said analyst David A. Gross of Franchise Entertainment Research, noting that “Release Party” was only announced on September 19.”The picture would double its box office from here if it continued to play in theaters, but this is it — it’s finished now.”In a distant second place with $11.1 million in ticket sales was Paul Thomas Anderson’s action thriller “One Battle After Another,” in its second weekend out, starring Leonardo DiCaprio and Sean Penn, who are both already earning Oscars buzz.DiCaprio stars as a washed-up far-left revolutionary who is dragged back into action to help his daughter, while Penn plays his ruthless military nemesis.The film, loosely based on Thomas Pynchon’s novel “Vineland,” also stars Benicio del Toro, Teyana Taylor and Regina Hall.”The Smashing Machine” — the true story of mixed martial arts fighter Mark Kerr, played by a transformed Dwayne “The Rock” Johnson — debuted in third place with a disappointing $6 million.”Dwayne Johnson and Emily Blunt are strong leads who have elevated bigger pictures. It’s not happening here,” said Gross.”Gabby’s Dollhouse: The Movie,” a live-action/animation hybrid based on a popular Netflix children’s series, came in fourth with $5.2 million in its second week.And in fifth place was horror franchise film “The Conjuring: Last Rites,” which earned $4 million. Overall, it has grossed $167.8 million in the US and Canada.Rounding out the top 10 are:”Demon Slayer: Infinity Castle” ($3.5 million)”Avatar: The Way of Water” – 3D reissue ($3.2 million)”The Strangers: Chapter 2″ ($2.8 million)”Good Boy” ($2.3 million)”Kantara: A Legend – Chapter 1″ ($1.8 million)



