Tabac consommĂ© en France: 4,3 milliards d’euros en moyenne ont Ă©chappĂ© Ă  la fiscalitĂ© en 2023

La part du tabac consommĂ© en France mĂ©tropolitaine qui Ă©chappe Ă  la fiscalitĂ© nationale (TAFE) reprĂ©sente un manque Ă  gagner fiscal de 4,3 milliards d’euros en moyenne en 2023, indique une Ă©tude des douanes publiĂ©e mercredi.Selon cette Ă©tude, en moyenne 17,7% du tabac consommĂ© en 2023 n’a pas Ă©tĂ© achetĂ© chez un buraliste français, soit 8.081 tonnes, sur 45.755 tonnes au total.Pour obtenir ce chiffre, le rapport a calculĂ© la diffĂ©rence entre “les volumes de tabac effectivement consommĂ©s selon les dĂ©clarations des fumeurs” en 2023 et “ceux livrĂ©s officiellement” aux buralistes de chaque dĂ©partement. Le manque Ă  gagner fiscal s’explique par “une importance certaine des achats transfrontaliers” dans des “pays oĂą le tabac est moins cher”, des achats qui reprĂ©sentent environ 80% du TAFE, soit 6.863 tonnes.L’Ă©volution des livraisons de tabac entre 2016 et 2023 diffère entre les dĂ©partements frontaliers, qui “ont vu les volumes de tabac livrĂ©s chuter de plus de 45%”, et non-frontaliers dont certains “n’ont connu qu’une baisse infĂ©rieure Ă  25%”, prĂ©cise cette Ă©tude.”C’est un jeu de concurrence fiscale Ă  l’Ă©chelle europĂ©enne”, analyse auprès de l’AFP Christian Ben Lakhdar, coauteur du rapport. “En France, nous avons des mesures agressives de lutte contre le tabac donc nous augmentons nos prix plus vite que les pays frontaliers qui eux bĂ©nĂ©ficient” dans leur fiscalitĂ© de cette hausse des prix en France, ajoute-t-il.Les 20% restants du TAFE se partagent entre les achats Ă  l’Ă©tranger hors pays transfrontaliers (275 tonnes de tabac), les achats en duty-free (777 tonnes) et les achats auprès de vendeurs Ă  la sauvette (366 tonnes).Le rapport s’est aussi concentrĂ© sur le profil des fumeurs qui dĂ©clarent ne pas acheter leur tabac chez les buralistes français: ils sont en majoritĂ© “jeunes, en couple sans enfant”, vivent “Ă  Paris ou dans un dĂ©partement frontalier” et “ont une consommation importante”.En revanche, “le niveau de revenu, le niveau de diplĂ´me ainsi que la situation professionnelle” ne sont pas significatifs.La motivation première d’un achat de tabac Ă  l’Ă©tranger demeure le prix, pour 74% des rĂ©pondants: un paquet de cigarettes coĂ»te entre 12 et 13 euros en France.

Le prix Sakharov décerné à deux journalistes emprisonnés du Bélarus et de Géorgie

Deux journalistes emprisonnĂ©s au BĂ©larus et en GĂ©orgie, Andrzej Poczobut et Mzia Amaghlobeli, se sont vu dĂ©cerner mercredi le prix Sakharov pour la libertĂ© de pensĂ©e.”Les deux sont des journalistes actuellement en prison sur la base d’accusations inventĂ©es de toutes pièces, simplement pour avoir fait leur travail et dĂ©noncĂ© l’injustice”, a dĂ©clarĂ© la prĂ©sidente du Parlement europĂ©en, Roberta Metsola. “Leur courage en a fait des symboles de la lutte pour la libertĂ© et la dĂ©mocratie”.Ils Ă©taient en lice pour le prestigieux prix europĂ©en, en mĂ©moire du dissident soviĂ©tique AndreĂŻ Sakharov, aux cĂ´tĂ©s des organisations humanitaires et de journalistes opĂ©rant dans les territoires palestiniens; et des Ă©tudiants serbes, dont le mouvement de protestation bouscule le pays depuis un an.Ils succèdent aux opposants vĂ©nĂ©zuĂ©liens Edmundo Gonzalez Urrutia et Maria Corina Machado, cette dernière tout juste rĂ©compensĂ©e du prix Nobel de la Paix.- “Le journalisme n’est pas un crime” -L’attribution du prix Ă  ces deux journalistes “envoie un message fort Ă  tous les prisonniers politiques : que vous n’ĂŞtes pas seuls et que le journalisme n’est pas un crime”, a dĂ©clarĂ© devant les eurodĂ©putĂ©s l’opposante bĂ©larusse Svetlana TikhanovskaĂŻa, juste après l’attribution du prix.”N’abandonnez pas, continuez de vous battre quoi qu’il arrive !”, a-t-elle lancĂ©.Mzia Amaghlobeli, journaliste gĂ©orgienne devenue le symbole de la lutte pour la libertĂ© de la presse dans le pays du Caucase, a Ă©tĂ© condamnĂ©e en aoĂ»t Ă  deux ans de prison pour avoir, selon l’accusation, giflĂ© un policier lors d’une manifestation le 12 janvier dans la ville de Batoumi, sur la mer Noire.Ă‚gĂ©e de 50 ans, cofondatrice de deux mĂ©dias indĂ©pendants, rares voix critiques dans un paysage mĂ©diatique polarisĂ©, elle est spĂ©cialisĂ©e dans les enquĂŞtes sur le gaspillage d’argent public et les abus de pouvoir.Pour protester contre sa dĂ©tention après son interpellation, elle a observĂ© une grève de la faim une quarantaine de jours, avant de l’interrompre pour prĂ©server sa santĂ©. Reporters sans frontières, qui rĂ©clame sa libĂ©ration, a jugĂ© que sa peine Ă©tait un symbole du “glissement autoritaire” Ă  l’Ĺ“uvre en GĂ©orgie depuis la prise de pouvoir du parti RĂŞve gĂ©orgien.Amnesty International a quant Ă  elle dĂ©noncĂ© un procès “entachĂ© de violations de procĂ©dure et de partialitĂ©”, et accusĂ© la police gĂ©orgienne d’avoir fait subir des violences physiques et verbales Ă  Mme Amaghlobeli.Elle Ă©tait aussi en lice cette annĂ©e pour pour le prix des droits de l’homme Vaclav Havel dĂ©cernĂ© lundi par le Conseil de l’Europe, une autre institution europĂ©enne. Le prix a Ă©tĂ© remportĂ© par le journaliste ukrainien Maxime Boutkevitch, libĂ©rĂ© l’an dernier après avoir Ă©tĂ© capturĂ© par les forces russes.- “Pas oubliĂ©” -Andrzej Poczobut, journaliste polono-bĂ©larusse âgĂ© de 52 ans, est membre de la minoritĂ© polonaise du BĂ©larus. Il a Ă©tĂ© condamnĂ© en fĂ©vrier 2023 Ă  huit ans de prison dans cette ex-rĂ©publique soviĂ©tique, ce que l’opposition a considĂ©rĂ© ĂŞtre une “vengeance personnelle” de l’autocrate au pouvoir Alexandre Loukachenko.Le gouvernement de Loukachenko mène une rĂ©pression implacable contre toutes les voix critiques, en particulier depuis un mouvement de contestation sans prĂ©cĂ©dent en 2020.Andrzej Poczobut, alors correspondant Ă  Minsk du mĂ©dia polonais Gazeta Wyborcza et militant pour les droits de la minoritĂ© polonaise, avait Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© dĂ©but 2021 en pleine vague de rĂ©pression contre les mĂ©dias accusĂ©s de propos critiques Ă  l’Ă©gard du pouvoir.Lors de son procès Ă  huis clos deux ans plus tard au tribunal rĂ©gional de Grodno (ouest) il a Ă©tĂ© reconnu coupable d'”appels publics Ă  des actions visant Ă  nuire Ă  la sĂ©curitĂ© nationale” et d'”incitation Ă  la haine”.Il se voyait notamment reprocher d’avoir appelĂ© Ă  des sanctions internationales contre le BĂ©larus.”Nous sommes très heureux que le monde, le Parlement europĂ©en, l’Union europĂ©enne, n’aient pas oubliĂ© Andrzej Poczobut”, a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP Roman Imielski, rĂ©dacteur en chef de la Gazeta Wyborcza. “J’espère que l’attribution de ce prix marquera une nouvelle ouverture, qu’Andrzej Poczobut retrouvera la libertĂ©.”Les laurĂ©ats du prix sont censĂ©s recevoir le prix dans l’hĂ©micycle de Strasbourg le 16 dĂ©cembre, mais il faudrait pour cela qu’ils soient libĂ©rĂ©s.

Le prix Sakharov décerné à deux journalistes emprisonnés du Bélarus et de Géorgie

Deux journalistes emprisonnĂ©s au BĂ©larus et en GĂ©orgie, Andrzej Poczobut et Mzia Amaghlobeli, se sont vu dĂ©cerner mercredi le prix Sakharov pour la libertĂ© de pensĂ©e.”Les deux sont des journalistes actuellement en prison sur la base d’accusations inventĂ©es de toutes pièces, simplement pour avoir fait leur travail et dĂ©noncĂ© l’injustice”, a dĂ©clarĂ© la prĂ©sidente du Parlement europĂ©en, Roberta Metsola. “Leur courage en a fait des symboles de la lutte pour la libertĂ© et la dĂ©mocratie”.Ils Ă©taient en lice pour le prestigieux prix europĂ©en, en mĂ©moire du dissident soviĂ©tique AndreĂŻ Sakharov, aux cĂ´tĂ©s des organisations humanitaires et de journalistes opĂ©rant dans les territoires palestiniens; et des Ă©tudiants serbes, dont le mouvement de protestation bouscule le pays depuis un an.Ils succèdent aux opposants vĂ©nĂ©zuĂ©liens Edmundo Gonzalez Urrutia et Maria Corina Machado, cette dernière tout juste rĂ©compensĂ©e du prix Nobel de la Paix.- “Le journalisme n’est pas un crime” -L’attribution du prix Ă  ces deux journalistes “envoie un message fort Ă  tous les prisonniers politiques : que vous n’ĂŞtes pas seuls et que le journalisme n’est pas un crime”, a dĂ©clarĂ© devant les eurodĂ©putĂ©s l’opposante bĂ©larusse Svetlana TikhanovskaĂŻa, juste après l’attribution du prix.”N’abandonnez pas, continuez de vous battre quoi qu’il arrive !”, a-t-elle lancĂ©.Mzia Amaghlobeli, journaliste gĂ©orgienne devenue le symbole de la lutte pour la libertĂ© de la presse dans le pays du Caucase, a Ă©tĂ© condamnĂ©e en aoĂ»t Ă  deux ans de prison pour avoir, selon l’accusation, giflĂ© un policier lors d’une manifestation le 12 janvier dans la ville de Batoumi, sur la mer Noire.Ă‚gĂ©e de 50 ans, cofondatrice de deux mĂ©dias indĂ©pendants, rares voix critiques dans un paysage mĂ©diatique polarisĂ©, elle est spĂ©cialisĂ©e dans les enquĂŞtes sur le gaspillage d’argent public et les abus de pouvoir.Pour protester contre sa dĂ©tention après son interpellation, elle a observĂ© une grève de la faim une quarantaine de jours, avant de l’interrompre pour prĂ©server sa santĂ©. Reporters sans frontières, qui rĂ©clame sa libĂ©ration, a jugĂ© que sa peine Ă©tait un symbole du “glissement autoritaire” Ă  l’Ĺ“uvre en GĂ©orgie depuis la prise de pouvoir du parti RĂŞve gĂ©orgien.Amnesty International a quant Ă  elle dĂ©noncĂ© un procès “entachĂ© de violations de procĂ©dure et de partialitĂ©”, et accusĂ© la police gĂ©orgienne d’avoir fait subir des violences physiques et verbales Ă  Mme Amaghlobeli.Elle Ă©tait aussi en lice cette annĂ©e pour pour le prix des droits de l’homme Vaclav Havel dĂ©cernĂ© lundi par le Conseil de l’Europe, une autre institution europĂ©enne. Le prix a Ă©tĂ© remportĂ© par le journaliste ukrainien Maxime Boutkevitch, libĂ©rĂ© l’an dernier après avoir Ă©tĂ© capturĂ© par les forces russes.- “Pas oubliĂ©” -Andrzej Poczobut, journaliste polono-bĂ©larusse âgĂ© de 52 ans, est membre de la minoritĂ© polonaise du BĂ©larus. Il a Ă©tĂ© condamnĂ© en fĂ©vrier 2023 Ă  huit ans de prison dans cette ex-rĂ©publique soviĂ©tique, ce que l’opposition a considĂ©rĂ© ĂŞtre une “vengeance personnelle” de l’autocrate au pouvoir Alexandre Loukachenko.Le gouvernement de Loukachenko mène une rĂ©pression implacable contre toutes les voix critiques, en particulier depuis un mouvement de contestation sans prĂ©cĂ©dent en 2020.Andrzej Poczobut, alors correspondant Ă  Minsk du mĂ©dia polonais Gazeta Wyborcza et militant pour les droits de la minoritĂ© polonaise, avait Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© dĂ©but 2021 en pleine vague de rĂ©pression contre les mĂ©dias accusĂ©s de propos critiques Ă  l’Ă©gard du pouvoir.Lors de son procès Ă  huis clos deux ans plus tard au tribunal rĂ©gional de Grodno (ouest) il a Ă©tĂ© reconnu coupable d'”appels publics Ă  des actions visant Ă  nuire Ă  la sĂ©curitĂ© nationale” et d'”incitation Ă  la haine”.Il se voyait notamment reprocher d’avoir appelĂ© Ă  des sanctions internationales contre le BĂ©larus.”Nous sommes très heureux que le monde, le Parlement europĂ©en, l’Union europĂ©enne, n’aient pas oubliĂ© Andrzej Poczobut”, a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP Roman Imielski, rĂ©dacteur en chef de la Gazeta Wyborcza. “J’espère que l’attribution de ce prix marquera une nouvelle ouverture, qu’Andrzej Poczobut retrouvera la libertĂ©.”Les laurĂ©ats du prix sont censĂ©s recevoir le prix dans l’hĂ©micycle de Strasbourg le 16 dĂ©cembre, mais il faudrait pour cela qu’ils soient libĂ©rĂ©s.

Le prix Sakharov décerné à deux journalistes emprisonnés du Bélarus et de Géorgie

Deux journalistes emprisonnĂ©s au BĂ©larus et en GĂ©orgie, Andrzej Poczobut et Mzia Amaghlobeli, se sont vu dĂ©cerner mercredi le prix Sakharov pour la libertĂ© de pensĂ©e.”Les deux sont des journalistes actuellement en prison sur la base d’accusations inventĂ©es de toutes pièces, simplement pour avoir fait leur travail et dĂ©noncĂ© l’injustice”, a dĂ©clarĂ© la prĂ©sidente du Parlement europĂ©en, Roberta Metsola. “Leur courage en a fait des symboles de la lutte pour la libertĂ© et la dĂ©mocratie”.Ils Ă©taient en lice pour le prestigieux prix europĂ©en, en mĂ©moire du dissident soviĂ©tique AndreĂŻ Sakharov, aux cĂ´tĂ©s des organisations humanitaires et de journalistes opĂ©rant dans les territoires palestiniens; et des Ă©tudiants serbes, dont le mouvement de protestation bouscule le pays depuis un an.Ils succèdent aux opposants vĂ©nĂ©zuĂ©liens Edmundo Gonzalez Urrutia et Maria Corina Machado, cette dernière tout juste rĂ©compensĂ©e du prix Nobel de la Paix.- “Le journalisme n’est pas un crime” -L’attribution du prix Ă  ces deux journalistes “envoie un message fort Ă  tous les prisonniers politiques : que vous n’ĂŞtes pas seuls et que le journalisme n’est pas un crime”, a dĂ©clarĂ© devant les eurodĂ©putĂ©s l’opposante bĂ©larusse Svetlana TikhanovskaĂŻa, juste après l’attribution du prix.”N’abandonnez pas, continuez de vous battre quoi qu’il arrive !”, a-t-elle lancĂ©.Mzia Amaghlobeli, journaliste gĂ©orgienne devenue le symbole de la lutte pour la libertĂ© de la presse dans le pays du Caucase, a Ă©tĂ© condamnĂ©e en aoĂ»t Ă  deux ans de prison pour avoir, selon l’accusation, giflĂ© un policier lors d’une manifestation le 12 janvier dans la ville de Batoumi, sur la mer Noire.Ă‚gĂ©e de 50 ans, cofondatrice de deux mĂ©dias indĂ©pendants, rares voix critiques dans un paysage mĂ©diatique polarisĂ©, elle est spĂ©cialisĂ©e dans les enquĂŞtes sur le gaspillage d’argent public et les abus de pouvoir.Pour protester contre sa dĂ©tention après son interpellation, elle a observĂ© une grève de la faim une quarantaine de jours, avant de l’interrompre pour prĂ©server sa santĂ©. Reporters sans frontières, qui rĂ©clame sa libĂ©ration, a jugĂ© que sa peine Ă©tait un symbole du “glissement autoritaire” Ă  l’Ĺ“uvre en GĂ©orgie depuis la prise de pouvoir du parti RĂŞve gĂ©orgien.Amnesty International a quant Ă  elle dĂ©noncĂ© un procès “entachĂ© de violations de procĂ©dure et de partialitĂ©”, et accusĂ© la police gĂ©orgienne d’avoir fait subir des violences physiques et verbales Ă  Mme Amaghlobeli.Elle Ă©tait aussi en lice cette annĂ©e pour pour le prix des droits de l’homme Vaclav Havel dĂ©cernĂ© lundi par le Conseil de l’Europe, une autre institution europĂ©enne. Le prix a Ă©tĂ© remportĂ© par le journaliste ukrainien Maxime Boutkevitch, libĂ©rĂ© l’an dernier après avoir Ă©tĂ© capturĂ© par les forces russes.- “Pas oubliĂ©” -Andrzej Poczobut, journaliste polono-bĂ©larusse âgĂ© de 52 ans, est membre de la minoritĂ© polonaise du BĂ©larus. Il a Ă©tĂ© condamnĂ© en fĂ©vrier 2023 Ă  huit ans de prison dans cette ex-rĂ©publique soviĂ©tique, ce que l’opposition a considĂ©rĂ© ĂŞtre une “vengeance personnelle” de l’autocrate au pouvoir Alexandre Loukachenko.Le gouvernement de Loukachenko mène une rĂ©pression implacable contre toutes les voix critiques, en particulier depuis un mouvement de contestation sans prĂ©cĂ©dent en 2020.Andrzej Poczobut, alors correspondant Ă  Minsk du mĂ©dia polonais Gazeta Wyborcza et militant pour les droits de la minoritĂ© polonaise, avait Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© dĂ©but 2021 en pleine vague de rĂ©pression contre les mĂ©dias accusĂ©s de propos critiques Ă  l’Ă©gard du pouvoir.Lors de son procès Ă  huis clos deux ans plus tard au tribunal rĂ©gional de Grodno (ouest) il a Ă©tĂ© reconnu coupable d'”appels publics Ă  des actions visant Ă  nuire Ă  la sĂ©curitĂ© nationale” et d'”incitation Ă  la haine”.Il se voyait notamment reprocher d’avoir appelĂ© Ă  des sanctions internationales contre le BĂ©larus.”Nous sommes très heureux que le monde, le Parlement europĂ©en, l’Union europĂ©enne, n’aient pas oubliĂ© Andrzej Poczobut”, a dĂ©clarĂ© Ă  l’AFP Roman Imielski, rĂ©dacteur en chef de la Gazeta Wyborcza. “J’espère que l’attribution de ce prix marquera une nouvelle ouverture, qu’Andrzej Poczobut retrouvera la libertĂ©.”Les laurĂ©ats du prix sont censĂ©s recevoir le prix dans l’hĂ©micycle de Strasbourg le 16 dĂ©cembre, mais il faudrait pour cela qu’ils soient libĂ©rĂ©s.

TournĂ©e de Zelensky en Europe, sommet Trump-Poutine toujours d’actualitĂ© selon Moscou

Le prĂ©sident ukrainien Volodymyr Zelensky a entamĂ© mercredi par la Norvège une tournĂ©e dans plusieurs pays europĂ©ens pour obtenir plus d’aide face Ă  Moscou, qui a assurĂ© de son cĂ´tĂ© que le sommet entre Vladimir Poutine et Donald Trump Ă©tait toujours d’actualitĂ©.M. Zelensky se rend en Europe juste après une nouvelle vague de frappes russes nocturnes sur le secteur Ă©nergĂ©tique ukrainien, qui ont fait au moins six morts et provoquĂ© des coupures de courant Ă  travers le pays.Le prĂ©sident ukrainien a atterri en fin de matinĂ©e Ă  Oslo pour rencontrer le Premier ministre norvĂ©gien, Jonas Gahr Støre, avant un entretien prĂ©vu en Suède avec le Premier ministre Ulf Kristersson dans la ville de Linköping, siège du groupe de dĂ©fense Saab, qui produit l’avion de chasse Gripen, des systèmes d’armes et sous-marins.Il sera ensuite jeudi au sommet des dirigeants de l’Union europĂ©enne Ă  Bruxelles, au cours duquel les pays membres espèrent se mettre d’accord sur un soutien financier pĂ©renne Ă  l’Ukraine, puis Ă  Londres, oĂą se tient vendredi une rĂ©union de la “coalition des volontaires”.Cette tournĂ©e des alliĂ©s europĂ©ens intervient après une visite infructueuse de M. Zelensky la semaine dernière Ă  Washington, oĂą il a Ă©chouĂ© Ă  convaincre Donald Trump de fournir Ă  son pays des missiles de croisière Tomahawk.A son retour en Ukraine, il a exhortĂ© les Occidentaux Ă  renoncer aux tentatives d’apaisement envers Moscou et plaidĂ© pour plus de soutien Ă  Kiev, plus de trois ans et demi après le dĂ©but de l’invasion russe.- “Bon compromis” -M. Trump a semblĂ© fermer la porte Ă  une livraison de Tomahawk après une conversation tĂ©lĂ©phonique avec Vladimir Poutine, lors de laquelle les deux hommes Ă©taient convenus de se rencontrer prochainement Ă  Budapest, en Hongrie.Mais le dirigeant amĂ©ricain a assurĂ© mardi ne pas vouloir de discussions “pour rien” ou de “perte de temps” avec son homologue russe.MalgrĂ© un apparent report sine die de ce sommet, le vice-ministre russe des Affaires Ă©trangères SergueĂŻ Riabkov a assurĂ© mercredi que les prĂ©paratifs “se poursuivent”.Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a lui rĂ©pĂ©tĂ© que “les dĂ©lais n’ont pas Ă©tĂ© fixĂ©s”. “Tout cela est Ă  venir, mais cela nĂ©cessite une prĂ©paration minutieuse”, a-t-il dĂ©clarĂ© lors d’un point presse auquel a participĂ© l’AFP.Selon des mĂ©dias amĂ©ricains, le blocage porte surtout sur la question des territoires que Moscou demande Ă  Kiev de cĂ©der. Mercredi, M. Zelensky a estimĂ© que la proposition de Donald Trump de discuter avec la Russie sur la base de la ligne de front actuelle Ă©tait “un bon compromis”.En attendant, en Ukraine, les frappes russes se sont poursuivies au cours de la nuit, touchant une dizaine de rĂ©gions et faisant au moins six morts et une trentaine de blessĂ©s, dont des enfants.A Kharkiv, la deuxième ville du pays situĂ©e dans le nord-est, une Ă©cole maternelle a Ă©tĂ© touchĂ©e, faisant au moins un mort et sept blessĂ©s, a annoncĂ© sur Telegram son maire Igor Terekhov.Selon l’armĂ©e de l’air ukrainienne, la Russie a tirĂ© un total de 405 drones et 28 missiles, dont respectivement 333 et 16 ont Ă©tĂ© abattus.- “sanctions sĂ©vères” -Après les bombardements de la nuit, le ministère ukrainien de l’Energie a annoncĂ© des coupures d’urgence dans “la plupart des rĂ©gions”. “Les travaux de rĂ©paration d’urgence ont commencĂ© lĂ  oĂą la situation sĂ©curitaire le permet”, a-t-il ajoutĂ©.Dans la nuit, les journalistes de l’AFP Ă  Kiev ont entendu une dizaine d’explosions et vu une colonne de fumĂ©e s’Ă©levant au-dessus de la capitale.”Il y a eu un bruit (de drone) qui s’est soudainement accĂ©lĂ©rĂ©, suivi d’un boum. Je me suis levĂ©e d’un bond (…) les fenĂŞtres ont volĂ© en Ă©clats”, a racontĂ© Ă  l’AFP une habitante, Mariana Gortchenko, technicienne dentaire de 41 ans.”Une nouvelle nuit qui prouve que la Russie ne ressent pas suffisamment de pression pour mettre fin Ă  la guerre”, a dĂ©noncĂ© M. Zelensky, appelant les EuropĂ©ens et Washington Ă  prendre “des sanctions sĂ©vères”.L’Ukraine est confrontĂ©e depuis plusieurs semaines Ă  des coupures de courant affectant des dizaines de milliers de personnes après une campagne de frappes russes qui rappelle celles des hivers prĂ©cĂ©dents. Ses capacitĂ©s de production de gaz ont aussi Ă©tĂ© durement touchĂ©es.L’armĂ©e ukrainienne vise de son cĂ´tĂ© rĂ©gulièrement des raffineries de pĂ©trole et des conduites d’hydrocarbures en Russie, une stratĂ©gie qui a provoquĂ© une hausse des prix du carburant dans ce pays depuis l’Ă©tĂ©.Mercredi, le ministère russe de la DĂ©fense a rapportĂ© avoir neutralisĂ© 33 drones ukrainiens au cours de la nuit et 13 autres dans la matinĂ©e.

TournĂ©e de Zelensky en Europe, sommet Trump-Poutine toujours d’actualitĂ© selon Moscou

Le prĂ©sident ukrainien Volodymyr Zelensky a entamĂ© mercredi par la Norvège une tournĂ©e dans plusieurs pays europĂ©ens pour obtenir plus d’aide face Ă  Moscou, qui a assurĂ© de son cĂ´tĂ© que le sommet entre Vladimir Poutine et Donald Trump Ă©tait toujours d’actualitĂ©.M. Zelensky se rend en Europe juste après une nouvelle vague de frappes russes nocturnes sur le secteur Ă©nergĂ©tique ukrainien, qui ont fait au moins six morts et provoquĂ© des coupures de courant Ă  travers le pays.Le prĂ©sident ukrainien a atterri en fin de matinĂ©e Ă  Oslo pour rencontrer le Premier ministre norvĂ©gien, Jonas Gahr Støre, avant un entretien prĂ©vu en Suède avec le Premier ministre Ulf Kristersson dans la ville de Linköping, siège du groupe de dĂ©fense Saab, qui produit l’avion de chasse Gripen, des systèmes d’armes et sous-marins.Il sera ensuite jeudi au sommet des dirigeants de l’Union europĂ©enne Ă  Bruxelles, au cours duquel les pays membres espèrent se mettre d’accord sur un soutien financier pĂ©renne Ă  l’Ukraine, puis Ă  Londres, oĂą se tient vendredi une rĂ©union de la “coalition des volontaires”.Cette tournĂ©e des alliĂ©s europĂ©ens intervient après une visite infructueuse de M. Zelensky la semaine dernière Ă  Washington, oĂą il a Ă©chouĂ© Ă  convaincre Donald Trump de fournir Ă  son pays des missiles de croisière Tomahawk.A son retour en Ukraine, il a exhortĂ© les Occidentaux Ă  renoncer aux tentatives d’apaisement envers Moscou et plaidĂ© pour plus de soutien Ă  Kiev, plus de trois ans et demi après le dĂ©but de l’invasion russe.- “Bon compromis” -M. Trump a semblĂ© fermer la porte Ă  une livraison de Tomahawk après une conversation tĂ©lĂ©phonique avec Vladimir Poutine, lors de laquelle les deux hommes Ă©taient convenus de se rencontrer prochainement Ă  Budapest, en Hongrie.Mais le dirigeant amĂ©ricain a assurĂ© mardi ne pas vouloir de discussions “pour rien” ou de “perte de temps” avec son homologue russe.MalgrĂ© un apparent report sine die de ce sommet, le vice-ministre russe des Affaires Ă©trangères SergueĂŻ Riabkov a assurĂ© mercredi que les prĂ©paratifs “se poursuivent”.Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a lui rĂ©pĂ©tĂ© que “les dĂ©lais n’ont pas Ă©tĂ© fixĂ©s”. “Tout cela est Ă  venir, mais cela nĂ©cessite une prĂ©paration minutieuse”, a-t-il dĂ©clarĂ© lors d’un point presse auquel a participĂ© l’AFP.Selon des mĂ©dias amĂ©ricains, le blocage porte surtout sur la question des territoires que Moscou demande Ă  Kiev de cĂ©der. Mercredi, M. Zelensky a estimĂ© que la proposition de Donald Trump de discuter avec la Russie sur la base de la ligne de front actuelle Ă©tait “un bon compromis”.En attendant, en Ukraine, les frappes russes se sont poursuivies au cours de la nuit, touchant une dizaine de rĂ©gions et faisant au moins six morts et une trentaine de blessĂ©s, dont des enfants.A Kharkiv, la deuxième ville du pays situĂ©e dans le nord-est, une Ă©cole maternelle a Ă©tĂ© touchĂ©e, faisant au moins un mort et sept blessĂ©s, a annoncĂ© sur Telegram son maire Igor Terekhov.Selon l’armĂ©e de l’air ukrainienne, la Russie a tirĂ© un total de 405 drones et 28 missiles, dont respectivement 333 et 16 ont Ă©tĂ© abattus.- “sanctions sĂ©vères” -Après les bombardements de la nuit, le ministère ukrainien de l’Energie a annoncĂ© des coupures d’urgence dans “la plupart des rĂ©gions”. “Les travaux de rĂ©paration d’urgence ont commencĂ© lĂ  oĂą la situation sĂ©curitaire le permet”, a-t-il ajoutĂ©.Dans la nuit, les journalistes de l’AFP Ă  Kiev ont entendu une dizaine d’explosions et vu une colonne de fumĂ©e s’Ă©levant au-dessus de la capitale.”Il y a eu un bruit (de drone) qui s’est soudainement accĂ©lĂ©rĂ©, suivi d’un boum. Je me suis levĂ©e d’un bond (…) les fenĂŞtres ont volĂ© en Ă©clats”, a racontĂ© Ă  l’AFP une habitante, Mariana Gortchenko, technicienne dentaire de 41 ans.”Une nouvelle nuit qui prouve que la Russie ne ressent pas suffisamment de pression pour mettre fin Ă  la guerre”, a dĂ©noncĂ© M. Zelensky, appelant les EuropĂ©ens et Washington Ă  prendre “des sanctions sĂ©vères”.L’Ukraine est confrontĂ©e depuis plusieurs semaines Ă  des coupures de courant affectant des dizaines de milliers de personnes après une campagne de frappes russes qui rappelle celles des hivers prĂ©cĂ©dents. Ses capacitĂ©s de production de gaz ont aussi Ă©tĂ© durement touchĂ©es.L’armĂ©e ukrainienne vise de son cĂ´tĂ© rĂ©gulièrement des raffineries de pĂ©trole et des conduites d’hydrocarbures en Russie, une stratĂ©gie qui a provoquĂ© une hausse des prix du carburant dans ce pays depuis l’Ă©tĂ©.Mercredi, le ministère russe de la DĂ©fense a rapportĂ© avoir neutralisĂ© 33 drones ukrainiens au cours de la nuit et 13 autres dans la matinĂ©e.

Trains de nuit, TGV: Jean Castex convainc le Parlement pour piloter la SNCF

Relance des trains de nuit, dĂ©veloppement du TGV, modernisation du rĂ©seau… Se dĂ©peignant en usager amoureux des trains, Jean Castex a obtenu mercredi le feu vert du Parlement pour prendre la tĂŞte de la SNCF, oĂą il devra rĂ©soudre une Ă©quation financière et technique dĂ©licate.Choisi fin septembre par Emmanuel Macron pour succĂ©der au cheminot de carrière Jean-Pierre Farandou, depuis nommĂ© au gouvernement, l’ex-Premier ministre et actuel patron de la RATP a soulignĂ© devant les dĂ©putĂ©s mercredi le besoin massif d’investissement pour maintenir et dĂ©velopper le rĂ©seau ferrĂ© vieillissant, bousculĂ© par l’arrivĂ©e de la concurrence et les consĂ©quences du rĂ©chauffement climatique.M. Castex a saluĂ© les dĂ©clarations du Premier ministre SĂ©bastien Lecornu qui, dans sa dĂ©claration de politique gĂ©nĂ©rale, a maintenu Ă  l’agenda du gouvernement le projet de loi-cadre issu de la confĂ©rence Ambition France Transports pilotĂ©e par le gouvernement Bayrou, qui prĂ©voit “une affectation de ressources au secteur ferroviaire”.”Les dĂ©fis sont nombreux: il y a le fameux mur d’investissement pour moderniser le rĂ©seau, la montagne de l’ouverture Ă  la concurrence et le choc de la transition Ă©cologique”, a-t-il rĂ©sumĂ©, Ă©voquant aussi le “choc capacitaire”. “Aujourd’hui on ne peut pas prendre tout le monde dans les trains car on manque d’offre”, a-t-il expliquĂ©.Sa candidature a recueilli au total 60 votes favorables sur 83 votants dans les commissions du DĂ©veloppement durable des deux assemblĂ©es (34 Ă  l’AssemblĂ©e nationale et 26 au SĂ©nat, avec 5 votes contre Ă  l’AssemblĂ©e et 2 au SĂ©nat ainsi que 10 abstentions Ă  l’AssemblĂ©e et 6 au SĂ©nat). – “Faire groupe” -Sans dĂ©tailler sa feuille de route, M. Castex a dĂ©clinĂ© quelques slogans: “plus de trains, et mieux de trains”, “attirer plus de gens dans les trains”, “gagner la bataille des infrastructures pour moderniser le rĂ©seau”. ConfrontĂ© Ă  l’arrivĂ©e d’une concurrence sur les lignes Ă  grande vitesse du sud de la France, en particulier avec la compagnie italienne Trenitalia ou des projets privĂ©s français en cours de dĂ©veloppement, qui ont conduit la filiale SNCF Voyageurs Ă  lancer une profonde rĂ©organisation interne, l’ex-Premier ministre a insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de “faire groupe” face au morcellement et Ă  la perte d’identitĂ© que risque le groupe SNCF dans ses rĂ©organisations. “Ça va beaucoup me mobiliser”, a-t-il dit.Concernant le besoin d’investissement pour amĂ©liorer le rĂ©seau et la signalisation, l’Etat devra mettre la main Ă  la poche en attendant l’arrivĂ©e, après 2032, d’une contribution du secteur autoroutier. Mais “ce ne sont pas des dĂ©penses Ă  fonds perdus”, a-t-il promis, car “si on ne fait rien”, les perturbations “vont s’accroĂ®tre” et le rĂ©seau “va se dĂ©grader”.”Pour la rĂ©gĂ©nĂ©ration du rĂ©seau, (…) on passe d’un flux de 3 milliards d’euros par an Ă  quatre et demi. L’entreprise publique, je vous le confirme ce matin, y apportera sa part”, a-t-il dĂ©clarĂ©. – “Augmenter le rĂ´le” des usagers -Pour rĂ©soudre l’Ă©quation financière serrĂ©e, M. Castex compte sur sa mĂ©thode basĂ©e sur “le dialogue, l’Ă©coute”, avec “la communautĂ© cheminote, les territoires”, le gouvernement et les usagers, dont il compte “augmenter le rĂ´le”.Amoureux des trains, l’ancien Premier ministre avait dĂ©jĂ  postulĂ© Ă  la tĂŞte de la SNCF en 2019. M. Farandou, qui vient de rejoindre le gouvernement Lecornu comme ministre du Travail, lui avait alors Ă©tĂ© prĂ©fĂ©rĂ©.Comme devant le SĂ©nat la semaine dernière, M. Castex a rĂ©pĂ©tĂ© son intĂ©rĂŞt pour les trains de nuit, dont il veut “amĂ©liorer au maximum la gestion et l’attractivitĂ©”, malgrĂ© les problèmes qu’ils rencontrent. Il a soulignĂ© qu’il allait “se battre pour le fret”.”Je ne sais pas si c’est faisable, mais j’ai lu qu’on pourrait expĂ©rimenter de faire circuler sur la LGV la nuit des trains de nuit, parce que les lignes traditionnelles sont impactĂ©es par les travaux” nocturnes, a-t-il relevĂ©.Outre la fermeture annoncĂ©e du train de nuit Paris-Berlin, qui sera l’un de ses “premiers sujets”, M. Castex a aussi indiquĂ© qu’un de ses premiers dĂ©placements serait probablement consacrĂ© Ă  la ligne sinistrĂ©e Paris-Clermont-Ferrand, qui cumule alĂ©as, annulations, et retards, par manque d’investissement chronique depuis des annĂ©es.

Trains de nuit, TGV: Jean Castex convainc le Parlement pour piloter la SNCF

Relance des trains de nuit, dĂ©veloppement du TGV, modernisation du rĂ©seau… Se dĂ©peignant en usager amoureux des trains, Jean Castex a obtenu mercredi le feu vert du Parlement pour prendre la tĂŞte de la SNCF, oĂą il devra rĂ©soudre une Ă©quation financière et technique dĂ©licate.Choisi fin septembre par Emmanuel Macron pour succĂ©der au cheminot de carrière Jean-Pierre Farandou, depuis nommĂ© au gouvernement, l’ex-Premier ministre et actuel patron de la RATP a soulignĂ© devant les dĂ©putĂ©s mercredi le besoin massif d’investissement pour maintenir et dĂ©velopper le rĂ©seau ferrĂ© vieillissant, bousculĂ© par l’arrivĂ©e de la concurrence et les consĂ©quences du rĂ©chauffement climatique.M. Castex a saluĂ© les dĂ©clarations du Premier ministre SĂ©bastien Lecornu qui, dans sa dĂ©claration de politique gĂ©nĂ©rale, a maintenu Ă  l’agenda du gouvernement le projet de loi-cadre issu de la confĂ©rence Ambition France Transports pilotĂ©e par le gouvernement Bayrou, qui prĂ©voit “une affectation de ressources au secteur ferroviaire”.”Les dĂ©fis sont nombreux: il y a le fameux mur d’investissement pour moderniser le rĂ©seau, la montagne de l’ouverture Ă  la concurrence et le choc de la transition Ă©cologique”, a-t-il rĂ©sumĂ©, Ă©voquant aussi le “choc capacitaire”. “Aujourd’hui on ne peut pas prendre tout le monde dans les trains car on manque d’offre”, a-t-il expliquĂ©.Sa candidature a recueilli au total 60 votes favorables sur 83 votants dans les commissions du DĂ©veloppement durable des deux assemblĂ©es (34 Ă  l’AssemblĂ©e nationale et 26 au SĂ©nat, avec 5 votes contre Ă  l’AssemblĂ©e et 2 au SĂ©nat ainsi que 10 abstentions Ă  l’AssemblĂ©e et 6 au SĂ©nat). – “Faire groupe” -Sans dĂ©tailler sa feuille de route, M. Castex a dĂ©clinĂ© quelques slogans: “plus de trains, et mieux de trains”, “attirer plus de gens dans les trains”, “gagner la bataille des infrastructures pour moderniser le rĂ©seau”. ConfrontĂ© Ă  l’arrivĂ©e d’une concurrence sur les lignes Ă  grande vitesse du sud de la France, en particulier avec la compagnie italienne Trenitalia ou des projets privĂ©s français en cours de dĂ©veloppement, qui ont conduit la filiale SNCF Voyageurs Ă  lancer une profonde rĂ©organisation interne, l’ex-Premier ministre a insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de “faire groupe” face au morcellement et Ă  la perte d’identitĂ© que risque le groupe SNCF dans ses rĂ©organisations. “Ça va beaucoup me mobiliser”, a-t-il dit.Concernant le besoin d’investissement pour amĂ©liorer le rĂ©seau et la signalisation, l’Etat devra mettre la main Ă  la poche en attendant l’arrivĂ©e, après 2032, d’une contribution du secteur autoroutier. Mais “ce ne sont pas des dĂ©penses Ă  fonds perdus”, a-t-il promis, car “si on ne fait rien”, les perturbations “vont s’accroĂ®tre” et le rĂ©seau “va se dĂ©grader”.”Pour la rĂ©gĂ©nĂ©ration du rĂ©seau, (…) on passe d’un flux de 3 milliards d’euros par an Ă  quatre et demi. L’entreprise publique, je vous le confirme ce matin, y apportera sa part”, a-t-il dĂ©clarĂ©. – “Augmenter le rĂ´le” des usagers -Pour rĂ©soudre l’Ă©quation financière serrĂ©e, M. Castex compte sur sa mĂ©thode basĂ©e sur “le dialogue, l’Ă©coute”, avec “la communautĂ© cheminote, les territoires”, le gouvernement et les usagers, dont il compte “augmenter le rĂ´le”.Amoureux des trains, l’ancien Premier ministre avait dĂ©jĂ  postulĂ© Ă  la tĂŞte de la SNCF en 2019. M. Farandou, qui vient de rejoindre le gouvernement Lecornu comme ministre du Travail, lui avait alors Ă©tĂ© prĂ©fĂ©rĂ©.Comme devant le SĂ©nat la semaine dernière, M. Castex a rĂ©pĂ©tĂ© son intĂ©rĂŞt pour les trains de nuit, dont il veut “amĂ©liorer au maximum la gestion et l’attractivitĂ©”, malgrĂ© les problèmes qu’ils rencontrent. Il a soulignĂ© qu’il allait “se battre pour le fret”.”Je ne sais pas si c’est faisable, mais j’ai lu qu’on pourrait expĂ©rimenter de faire circuler sur la LGV la nuit des trains de nuit, parce que les lignes traditionnelles sont impactĂ©es par les travaux” nocturnes, a-t-il relevĂ©.Outre la fermeture annoncĂ©e du train de nuit Paris-Berlin, qui sera l’un de ses “premiers sujets”, M. Castex a aussi indiquĂ© qu’un de ses premiers dĂ©placements serait probablement consacrĂ© Ă  la ligne sinistrĂ©e Paris-Clermont-Ferrand, qui cumule alĂ©as, annulations, et retards, par manque d’investissement chronique depuis des annĂ©es.

Trains de nuit, TGV: Jean Castex convainc le Parlement pour piloter la SNCF

Relance des trains de nuit, dĂ©veloppement du TGV, modernisation du rĂ©seau… Se dĂ©peignant en usager amoureux des trains, Jean Castex a obtenu mercredi le feu vert du Parlement pour prendre la tĂŞte de la SNCF, oĂą il devra rĂ©soudre une Ă©quation financière et technique dĂ©licate.Choisi fin septembre par Emmanuel Macron pour succĂ©der au cheminot de carrière Jean-Pierre Farandou, depuis nommĂ© au gouvernement, l’ex-Premier ministre et actuel patron de la RATP a soulignĂ© devant les dĂ©putĂ©s mercredi le besoin massif d’investissement pour maintenir et dĂ©velopper le rĂ©seau ferrĂ© vieillissant, bousculĂ© par l’arrivĂ©e de la concurrence et les consĂ©quences du rĂ©chauffement climatique.M. Castex a saluĂ© les dĂ©clarations du Premier ministre SĂ©bastien Lecornu qui, dans sa dĂ©claration de politique gĂ©nĂ©rale, a maintenu Ă  l’agenda du gouvernement le projet de loi-cadre issu de la confĂ©rence Ambition France Transports pilotĂ©e par le gouvernement Bayrou, qui prĂ©voit “une affectation de ressources au secteur ferroviaire”.”Les dĂ©fis sont nombreux: il y a le fameux mur d’investissement pour moderniser le rĂ©seau, la montagne de l’ouverture Ă  la concurrence et le choc de la transition Ă©cologique”, a-t-il rĂ©sumĂ©, Ă©voquant aussi le “choc capacitaire”. “Aujourd’hui on ne peut pas prendre tout le monde dans les trains car on manque d’offre”, a-t-il expliquĂ©.Sa candidature a recueilli au total 60 votes favorables sur 83 votants dans les commissions du DĂ©veloppement durable des deux assemblĂ©es (34 Ă  l’AssemblĂ©e nationale et 26 au SĂ©nat, avec 5 votes contre Ă  l’AssemblĂ©e et 2 au SĂ©nat ainsi que 10 abstentions Ă  l’AssemblĂ©e et 6 au SĂ©nat). – “Faire groupe” -Sans dĂ©tailler sa feuille de route, M. Castex a dĂ©clinĂ© quelques slogans: “plus de trains, et mieux de trains”, “attirer plus de gens dans les trains”, “gagner la bataille des infrastructures pour moderniser le rĂ©seau”. ConfrontĂ© Ă  l’arrivĂ©e d’une concurrence sur les lignes Ă  grande vitesse du sud de la France, en particulier avec la compagnie italienne Trenitalia ou des projets privĂ©s français en cours de dĂ©veloppement, qui ont conduit la filiale SNCF Voyageurs Ă  lancer une profonde rĂ©organisation interne, l’ex-Premier ministre a insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de “faire groupe” face au morcellement et Ă  la perte d’identitĂ© que risque le groupe SNCF dans ses rĂ©organisations. “Ça va beaucoup me mobiliser”, a-t-il dit.Concernant le besoin d’investissement pour amĂ©liorer le rĂ©seau et la signalisation, l’Etat devra mettre la main Ă  la poche en attendant l’arrivĂ©e, après 2032, d’une contribution du secteur autoroutier. Mais “ce ne sont pas des dĂ©penses Ă  fonds perdus”, a-t-il promis, car “si on ne fait rien”, les perturbations “vont s’accroĂ®tre” et le rĂ©seau “va se dĂ©grader”.”Pour la rĂ©gĂ©nĂ©ration du rĂ©seau, (…) on passe d’un flux de 3 milliards d’euros par an Ă  quatre et demi. L’entreprise publique, je vous le confirme ce matin, y apportera sa part”, a-t-il dĂ©clarĂ©. – “Augmenter le rĂ´le” des usagers -Pour rĂ©soudre l’Ă©quation financière serrĂ©e, M. Castex compte sur sa mĂ©thode basĂ©e sur “le dialogue, l’Ă©coute”, avec “la communautĂ© cheminote, les territoires”, le gouvernement et les usagers, dont il compte “augmenter le rĂ´le”.Amoureux des trains, l’ancien Premier ministre avait dĂ©jĂ  postulĂ© Ă  la tĂŞte de la SNCF en 2019. M. Farandou, qui vient de rejoindre le gouvernement Lecornu comme ministre du Travail, lui avait alors Ă©tĂ© prĂ©fĂ©rĂ©.Comme devant le SĂ©nat la semaine dernière, M. Castex a rĂ©pĂ©tĂ© son intĂ©rĂŞt pour les trains de nuit, dont il veut “amĂ©liorer au maximum la gestion et l’attractivitĂ©”, malgrĂ© les problèmes qu’ils rencontrent. Il a soulignĂ© qu’il allait “se battre pour le fret”.”Je ne sais pas si c’est faisable, mais j’ai lu qu’on pourrait expĂ©rimenter de faire circuler sur la LGV la nuit des trains de nuit, parce que les lignes traditionnelles sont impactĂ©es par les travaux” nocturnes, a-t-il relevĂ©.Outre la fermeture annoncĂ©e du train de nuit Paris-Berlin, qui sera l’un de ses “premiers sujets”, M. Castex a aussi indiquĂ© qu’un de ses premiers dĂ©placements serait probablement consacrĂ© Ă  la ligne sinistrĂ©e Paris-Clermont-Ferrand, qui cumule alĂ©as, annulations, et retards, par manque d’investissement chronique depuis des annĂ©es.

Gold, stocks drop on economic jitters

Gold prices sank further Wednesday and major stock markets mostly dropped on fresh economic jitters caused by China-US trade uncertainty and some weak company earnings.London’s benchmark FTSE 100 index was a rare climber as the pound dropped on better-than-expected UK inflation data that signalled another potential interest-rate cut from the Bank of England this year.But after Chinese stock indices ended lower, major eurozone equity markets were in the red in midday trading.Focus was very much on gold, with traders “desperately trying to gauge whether… (Tuesday’s) historical collapse was indicative of a new period of weakness or simply a case of blowing off steam after a dramatic surge into record highs”, said Joshua Mahony, chief market analyst at Scope Markets.Gold, seen as a safe-haven investment, tanked as much as six percent at one point Tuesday and continued to fall during Asian trading hours.The precious metal dropped to around $4,000 an ounce Wednesday after chalking up a record peak above $4,381 Monday.The retreat hit share prices of gold miners, while individual companies were impacted by earnings updates.In Paris, L’Oreal shed 6.5 percent after the cosmetics giant posted third-quarter earnings that undershot analysts expectations.   On the upside, Barclays and UniCredit posted positive results, easing fears of a new banking crisis emerging in the United States. There were also concerns regarding US-China trade relations after President Donald Trump said a meeting with his counterpart Xi Jinping might not occur.Trump said Tuesday that he expected to seal a “good” trade deal with Xi at the APEC summit in South Korea next week, adding that “I think we’re going to have a very successful meeting. Certainly, there are a lot of people that are waiting for it.”But he then added: “Maybe it won’t happen. Things can happen where, for instance, maybe somebody will say, ‘I don’t want to meet. It’s too nasty.’ But it’s really not nasty.” Oil prices rallied Wednesday on speculation that India would agree to cut its purchases of the commodity from Russia as part of a trade deal with the United States.Trump has claimed New Delhi pledged to reduce its imports from Russia, which Washington says helps finance Moscow’s war in Ukraine.Indian officials have neither confirmed nor denied any policy shift.- Key figures at around 1100 GMT -London – FTSE 100: UP 0.9 percent at 9,511.17 pointsParis – CAC 40: DOWN 0.2 percent at 8,241.52Frankfurt – DAX: DOWN 0.1 percent at 24,320.53Tokyo – Nikkei 225: FLAT at 49,307.79 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 0.9 percent at 25,781.77 (close)Shanghai – Composite: DOWN 0.1 percent at 3,913.76 (close)New York – Dow: UP 0.5 percent at 46,924.74 (close)Euro/dollar: DOWN at $1.1587 from $1.1606 on TuesdayPound/dollar: DOWN at $1.3315 from $1.3374Dollar/yen: DOWN at 151.80 from 151.91 yenEuro/pound: UP at 87.05 pence from 86.78 penceBrent North Sea Crude: UP 1.7 percent at $62.35 per barrelWest Texas Intermediate: UP 1.8 percent at $58.24 per barrel