Bansko, la station de ski bulgare devenue refuge pour nomades numériques

Lorsque la Française Anne Dupal et sa famille débarquent début 2022 à Bansko, petite commune de Bulgarie connue pour son domaine skiable, l’endroit ne correspond pas vraiment à leur “vibe”. “Lumières flashy, genre sex club, musique techno, des rabatteurs pour les restaurants”, se souvient cette ancienne graphiste parisienne de 47 ans.Mais c’est dans cette ville de …

Bansko, la station de ski bulgare devenue refuge pour nomades numériques Read More »

En Albanie, l’actrice devenue le visage de la “ministre IA” veut récupérer son sourire

En Albanie, Anila Bisha est une figure incontournable du cinéma et du théâtre depuis des décennies. Mais cela fait quelques mois qu’elle vit dans l’ombre de Diella, l’Intelligence artificielle à laquelle elle prête son visage, un rôle qu’elle affirme n’avoir jamais voulu.En septembre, quand le Premier ministre Edi Rama annonce la nomination d’une intelligence artificielle …

En Albanie, l’actrice devenue le visage de la “ministre IA” veut récupérer son sourire Read More »

Stocks mixed as investors digest Nvidia earnings

Stock markets traded mixed on Thursday as investors digested company earnings, including better-than-forecast results from chip titan Nvidia.Oil prices fell as Iran and the United States began a new round of indirect talks on the Islamic republic’s nuclear programme, in a last-ditch bid to avert war. The market response to Nvidia’s earnings Wednesday was muted as initial excitement over its record quarterly revenue gave way to concerns that sky-high expectations for AI have become almost impossible to meet.Shares in the firm — which last year became the first to top $5 trillion in market capitalisation — dipped in after-hours trade in New York Wednesday.”It says a lot when a stock market darling beating revenue forecasts by billions of dollars can no longer muster a positive share price reaction,” said Dan Coatsworth, head of markets at AJ Bell.”The mood music is changing on Nvidia, and it represents a significant shift in investor sentiment,” he added.Nvidia shares fell two percent as trading got underway in New York on Thursday.Trade Nation analyst David Morrison, noted that Nvidia’s shares had risen ahead of the earnings announcement.Moreover, the announcement “wasn’t the ‘stellar’ results with which the market has become accustomed, and this has left many investors pondering: ‘What next?'”Wall Street opened mixed, with the Dow rising, the S&P 500 flat and the tech-heavy Nasdaq slipping.- Stellantis, Rolls-Royce up -Shares in multinational automaker Stellantis, which is behind brands such as Jeep and Fiat, climbed six percent as trading got underway in New York.The company posted a net loss of 22.3 billion euros ($26.3 billion) for last year, but it was mostly due to write-downs of assets as the carmaker shifts away from EVs.Major European indices advanced in afternoon trading on Thursday. London was boosted by a six-percent rise in Rolls-Royce shares after the British engine-maker upgraded its guidance, announced a share buyback and posted soaring annual profits.Paris’s CAC 40 index crossed the 8,600 level for the first time and Frankfurt also rose. In Asia, Tokyo hit a new record, while Hong Kong edged down and Shanghai was flat.Asian tech firms have enjoyed a blockbuster start to the year as investors reassess their AI bets. Attention is turning to “upstream” firms such as chipmakers and away from Wall Street’s “downstream” companies that run apps and software.The shift has come amid growing concerns about the hundreds of billions of dollars pumped into AI and when that will see a return, while a slew of new tools has raised fears the technology will disrupt other businesses.Seoul nevertheless climbed more than three percent to a fresh peak on Thursday, led again by surges in chipmaker Samsung and rival SK hynix. The Kospi index is now up nearly 50 percent already this year.On currency markets the yen clawed back some losses against the dollar that came after it emerged that Japanese Prime Minister Sanae Takaichi had nominated two academics to the Bank of Japan board who are considered policy doves.That came after earlier reports had said she had told the central bank’s boss Kazuo Ueda of her concern about hiking interest rates further.- Key figures at around 1430 GMT -New York – Dow: UP 0.4 percent at 49,685.19 pointsNew York – S&P 500: FLAT at 6,946.44New York – Nasdaq Composite: DOWN 0.2 percent at 23,099.40London – FTSE 100: UP less than 0.1 percent at 10,814.78 Paris – CAC 40: UP 0.8 percent at 8,624.93Frankfurt – DAX: UP 0.4 percent at 25,279.76Tokyo – Nikkei 225: UP 0.3 percent at 58,753.39 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 1.4 percent at 26,381.02 (close)Shanghai – Composite: FLAT at 4,146.63 (close)Dollar/yen: DOWN at 156.09 yen from 156.46 yen on WednesdayEuro/dollar: UP at $1.1810 from $1.1805Pound/dollar: DOWN at $1.3546 from $1.3554Euro/pound: UP at 87.19 pence from 87.10 penceWest Texas Intermediate: DOWN 1.9 percent at $64.21 per barrelBrent North Sea Crude: DOWN 1.2 percent at $69.84 per barrelburs-rl/jj

A Genève, reprise des pourparlers entre Iran et Etats-Unis pour éviter une guerre

Prélude à un accord ou à la guerre? L’Iran et les Etats-Unis mènent jeudi une troisième session de pourparlers indirects en Suisse, ultime tentative pour éviter une confrontation militaire après un déploiement américain massif au Moyen-Orient.Donald Trump avait lancé le 19 février un ultimatum de “10 à 15 jours” pour décider si un accord avec Téhéran était possible ou s’il allait recourir à la force. Et mercredi, le vice-président JD Vance a conseillé à l’Iran de “prendre au sérieux” les menaces américaines.Les deux délégations ont entamé les discussions dans la matinée à la résidence de l’ambassadeur d’Oman, pays médiateur, près de Genève, ont constaté des journalistes de l’AFP. Elles ont marqué une pause trois heures plus tard pour consulter leurs capitales respectives. La reprise est prévue vers 17H00 GMT, selon le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, qui a fait état de discussions “intenses”, marquées par des “propositions concrètes”. Washington veut arracher un accord empêchant notamment l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, une crainte des Occidentaux qui nourrit de longue date le différend avec l’Iran.Taxé par le président américain de “sinistres ambitions nucléaires”, l’Iran a réaffirmé jeudi son refus de la bombe atomique.- Portée des missiles -Autre sujet de discorde: le programme balistique iranien.Alors que Washington exige d’aborder cette question, la diplomatie iranienne a affirmé que seul le dossier nucléaire serait débattu.Elle a d’ailleurs souligné la présence aux discussions du directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi.D’après le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, ce refus d’aborder le dossier balistique est “un gros problème”.L’Iran a “développé des missiles qui peuvent menacer l’Europe et nos bases” militaires et cherche à en concevoir des plus puissants encore, capables “d’atteindre bientôt les Etats-Unis”, a assuré mardi le président Trump, dans son discours sur l’état de l’Union.C’est dans ce discours, temps fort de la vie politique américaine, que le président George W. Bush avait en son temps exposé ses arguments en faveur de l’invasion de l’Irak de 2003.Téhéran, qui affirme avoir limité la portée de ses missiles à 2.000 km, a dénoncé de “gros mensonges”.L’Iran dispose d’un large arsenal d’engins conçus localement, notamment des Shahab-3, qui peuvent atteindre Israël, son ennemi juré, et quelques pays d’Europe orientale.- “Idées nouvelles et créatives” -Malgré les divergences, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, chef de la délégation iranienne, veut croire un accord “à portée de main”.”Les négociateurs font preuve d’une ouverture sans précédent à des idées et solutions nouvelles et créatives”, a salué le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, après avoir rencontré l’équipe américaine, représentée par l’émissaire Steve Witkoff et le gendre du président américain, Jared Kushner.Les deux pays ennemis ont repris le dialogue début février à Oman, puis se sont retrouvés une première fois en Suisse le 17.Un précédent cycle de négociations avait été interrompu au printemps 2025 par la guerre déclenchée par Israël contre l’Iran, à laquelle Washington s’était joint pour frapper des sites nucléaires iraniens.Téhéran met en avant son droit au nucléaire civil, en vertu du Traité de non-prolifération (TNP) dont il est signataire.- Etudiants suspendus -Les nouvelles tensions sont apparues après la répression dans le sang en janvier d’un vaste mouvement de contestation en Iran. Donald Trump avait alors promis de venir “en aide” au peuple iranien.De nouveaux rassemblements ont eu lieu ces derniers jours dans les universités, et trois étudiants ont été suspendus pour avoir brûlé le drapeau de la République islamique, adopté après la révolution de 1979 qui a renversé la monarchie.Washington compte actuellement 13 navires de guerre au Moyen-Orient. Il a déployé deux porte-avions dont le Gerald Ford, le plus grand au monde, qui a repris la mer jeudi après un arrêt de quelques jours sur une base navale de Crète, selon un photographe de l’AFP.

Chaos as jihadist relatives left Syrian camp, witnesses say

There were scenes of “utter chaos” when thousands of women and children related to suspected Islamic State jihadists escaped a camp in Syria last month following the sudden withdrawal of Kurdish forces, witnesses have told AFP.An AFP journalist who entered the huge Al-Hol camp on Wednesday found it virtually deserted after the Syrian government decided to evacuate the site.Until recently, it housed 23,500 people and was the largest camp for relatives of suspected IS jihadists in northeastern Syria.Since the territorial defeat of IS, it had been under the control of the Kurdish-led Syrian Democratic Forces.However the SDF swiftly left the camp on January 20, under pressure from Syrian troops which were seizing swathes of the country’s north months after their ouster of longtime ruler Bashar al-Assad.Syrian security forces say they took over control six hours later.Thousands of family members of suspected jihadists left for parts unknown.As soon as the Kurdish forces left, “it was utter chaos,” Salah Mahmud al-Hafez, who lives in the nearby Al-Hol village, told AFP. “The SDF withdrew, and the locals and tribesmen came,” he said.”Cars loaded people and drove off,” Hafez said, adding that the camp “remained without security control for three hours.”- Toys, food left behind -The camp held mostly women and children, the majority of them Syrian or Iraqi. However a high-security annex housed more than 6,000 foreigners of around 40 nationalities.Access to the camp remains prohibited and checkpoints have been set up on the road leading to it, according to the AFP journalist at the scene.The paths of the empty camp are now strewn with rubbish bags, and white tents stretch as far as the eye can see.Children’s toys and tricycles have been abandoned in the foreigners’ annex.Clothes, notebooks and even food were left behind, signs of a hasty departure.Last week, Syrian authorities evacuated the remaining families at the camp after determining that the conditions at Al-Hol — particularly security — were inadequate.Syria’s interior ministry confirmed on Wednesday there were mass escapes from the camp, accusing the Kurdish SDF of withdrawing “suddenly, without coordination and without informing” them.The SDF responded by saying their withdrawal was “a direct result of the military attack… targeting the camp and its surroundings by forces affiliated with Damascus”.The SDF also said the families escaped after Syrian troops took control of the camp.Local resident Hafez said that “when the state took over, it gave the people the choice to stay or leave.”Morhaf Al-Olayan, a 43-year-old farmer who lives next to the camp, said that after the Kurdish forces departed, “cars came, loaded the families, and left”.The father of five said he saw men “wearing camouflage military uniforms” among those transporting the families.Farhan Abbas, an 86-year-old who lives near the camp, said that “people fled… in all directions”.The detained family members had not been charged with any crime, but many had embraced the idea of living in the Islamic State’s self-declared caliphate.- Women and children at risk -The foreigners’ annex held a large number of people from around the world, including Russia, the Caucasus and Central Asia.While the whereabouts of those who left the camp remain unknown, teachers in the former rebel stronghold of Idlib in northwestern Syria told AFP that several children from Uzbekistan have enrolled in their schools since late January.In a report earlier this week, Human Rights Watch said that most of Al-Hol’s residents “left in a largely unplanned and chaotic manner”.”The way these departures have unfolded has exposed women and children to serious risks, including trafficking, exploitation, and recruitment by armed groups,” the report warned.Kurdish forces still control the smaller Roj camp in Syria’s northeast, where more relatives of suspected foreign jihadists including Westerners are detained.The Kurds had repeatedly urged countries to take back their citizens but few did, fearing security threats and a domestic political backlash.”For years, many governments claimed that difficulties negotiating with a non-state actor in charge of the camps was why they couldn’t repatriate their citizens, but now that excuse won’t hold,” Adam Coogle, deputy Middle East director at Human Rights Watch, said in the report.For the jihadists themselves, the United States military has transferred more than 5,700 IS suspects from Syrian prisons to Iraq.

Iran, US hold talks in push to avert war

Iran and the United States held talks in Switzerland on Thursday, in a last-ditch bid to avert war under the shadow of the biggest American military build-up in the Middle East in decades. The Oman-mediated discussions follow repeated threats from Donald Trump to strike Iran, with the US president last Thursday giving Tehran 15 days to reach a deal.While Iran has insisted the discussions focus solely on its nuclear programme, the US wants Tehran’s missile programme and its support for militant groups in the region curtailed.The US and Iranian delegations held a morning session at the Omani ambassador’s residence amid tight security, and then paused ahead of resuming at around 1630-1700 GMT according to the foreign ministry in Tehran.Oman’s Foreign Minister Badr Albusaidi said after discussions began that the two sides expressed “unprecedented openness to new and creative ideas and solutions”.UN nuclear chief Rafael Grossi joined the negotiations, a source close to the talks told AFP, with an Iranian state TV journalist also reporting he was attending.Iran’s President Masoud Pezeshkian insisted ahead of the talks that the Islamic republic was not “at all” seeking a nuclear weapon.As part of the dramatic US build-up, the USS Gerald R. Ford, the world’s largest aircraft carrier, sent to the Mediterranean this week, left a naval base in Crete on Thursday, an AFP photographer said.Washington currently has more than a dozen warships in the Middle East: one aircraft carrier — the USS Abraham Lincoln — nine destroyers and three other combat ships.It is rare for there to be two US aircraft carriers, which carry dozens of warplanes and are crewed by thousands of sailors, in the region.The developments follow massive protests in Iran that rights groups say saw thousands of demonstrators killed. – ‘Sinister nuclear ambitions’ -In his State of the Union address on Tuesday, Trump accused Iran of “pursuing sinister nuclear ambitions”, though Tehran has always insisted its programme is for civilian purposes.Trump also claimed Tehran had “already developed missiles that can threaten Europe and our bases overseas, and they’re working to build missiles that will soon reach the United States of America”.The Iranian foreign ministry called these claims “big lies”.The maximum range of Iran’s missiles is 2,000 kilometres (1,200 miles), according to what Tehran has publicly disclosed. However, the US Congressional Research Service estimates they top out at about 3,000 kilometres — less than a third of the distance to the continental United States.Trump’s State of the Union accusations in Congress were delivered in the same forum in which then-president George W. Bush laid out the case for the invasion of Iraq in 2003.Ahead of Thursday’s talks, Secretary of State Marco Rubio warned that Iran must also negotiate on its missile programme, calling Tehran’s refusal to discuss ballistic weapons “a big, big problem”.He followed up by saying “the president wants diplomatic solutions”.US Vice President JD Vance told Iran to take Trump’s threats “seriously”, saying the US leader had a “right” to use military action.”You can’t let the craziest and worst regime in the world have nuclear weapons,” Vance told “America’s Newsroom” on Fox News.- ‘People would suffer’ -Foreign Minister Abbas Araghchi, who is leading the Iranian delegation at the talks, has called them “a historic opportunity”, adding that a deal was “within reach”.The US was to be represented by envoy Steve Witkoff and Jared Kushner, who is married to Trump’s daughter Ivanka.The two countries held talks earlier this month in Oman, then gathered for a second round in Geneva last week.A previous attempt at negotiations collapsed when Israel launched surprise strikes on Iran last June, beginning a 12-day war that Washington briefly joined to bomb Iranian nuclear sites.In January, Tehran launched a mass crackdown on nationwide protests that posed one of the greatest challenges to the Islamic republic since its inception.Protests have since resumed around Iranian universities.Tehran residents who spoke to AFP were divided on whether there would be renewed conflict.”There would be famine and people would suffer a lot. People are suffering now, but at least with war, our fate might be clear,” 60-year-old homemaker Tayebeh said.burs/ser/dcp

Municipales: Philippe Dessertine, l’inattendu trouble-fête bordelais

C’est l’outsider du scrutin bordelais: donné troisième du premier tour par un sondage, l’inattendu Philippe Dessertine contraint le député macroniste Thomas Cazenave à appeler au “vote utile” face au maire sortant écologiste Pierre Hurmic, annoncé en tête.”Merci d’être si nombreux, il se passe quelque chose à Bordeaux”, avait lancé lundi soir cet universitaire habitué des plateaux télévisés devant un millier de personnes, à la moyenne d’âge avancée, venues l’écouter dans un théâtre.Celui qui annonce sa victoire depuis qu’il s’est déclaré candidat, mi-septembre, est crédité de 15% des intentions de vote par une étude Ifop publiée mercredi soir par Sud Ouest, LCI et Sud Radio, contre 33% à Pierre Hurmic et 25% à Thomas Cazenave.Par rapport à un sondage OpinionWay en novembre, il gagne trois points quand l’ex-ministre macroniste en perd un et que la députée européenne Julie Rechagneux (RN) recule de 12 à 7%.Candidat “sans étiquette” qui érige la “protection des habitants” en priorité, Philippe Dessertine séduit principalement à droite et à l’extrême droite: parmi les personnes interrogées, il rassemble 37% de celles ayant voté pour Valérie Pécresse au premier tour de la présidentielle 2022, 22% des partisans de Marine Le Pen et 35% de l’électorat zemmouriste.- “Détermination” -Entré en campagne quand Thomas Cazenave bataillait encore avec Nathalie Delattre, présidente du Parti radical, pour mener la liste d’union de la droite et du centre, le sexagénaire séduit aussi 35% des électeurs de feu Nicolas Florian, ex-dauphin de l’ancien maire LR Alain Juppé, battu par Pierre Hurmic en 2020 et décédé l’an dernier.Philippe Dessertine, novice en campagne mais dont l’épouse a longtemps fait partie de l’équipe Juppé, accueille ce sondage “avec détermination” et promet de “poursuivre (sa) campagne de rassemblement pour battre le maire sortant”. “Des alliances, des choses comme ça, c’est le monde politique traditionnel. Je ne suis pas un politique traditionnel”, a esquivé ce docteur en gestion lors d’un débat organisé jeudi par Sud Ouest et la chaîne locale TV7, refusant de “tirer des plans sur la comète sur la base d’un sondage ou d’accords politiques”.Thomas Cazenave a lui appelé mercredi soir au “vote utile”, jugeant que “toute voix portée sur une autre liste” que la sienne “renforcerait la majorité sortante” et que “la dispersion serait une erreur”.- Épée de Damoclès -Pierre Hurmic était au contraire d’humeur badine mercredi soir après un meeting.”François Mauriac disait, après la Seconde Guerre Mondiale, +Moi, j’aime tellement l’Allemagne que je suis content qu’il y en ait deux+. Moi, j’aime tellement la droite que je suis content quand il y en a deux”, a-t-il ironisé, satisfait de “virer en tête” dans l’étude.”Philippe Dessertine a dit haut et fort qu’il irait jusqu’au bout (…) J’ai plutôt tendance à penser que ce qu’il a dit, il le fera”, a ajouté l’écologiste, qui veut “poursuivre et amplifier” la politique mise en place depuis 2020 (autonomie énergétique renforcée via notamment la solarisation de bâtiments publics, secteur piétonnier augmenté, grand plan de végétalisation…).Au second tour, le sondage Ifop le donne vainqueur d’une quinquangulaire qui l’opposerait à Nordine Raymond (LFI) – crédité de 12% au premier tour, contre 5% à Philippe Poutou (NPA) – ainsi qu’à Thomas Cazenave, Philippe Dessertine et Julie Rechagneux, dont l’institut juge la qualification encore “crédible”.Mais, en cas d’alliance Cazenave-Dessertine, le maire sortant perdrait la quadrangulaire, d’après l’étude. De quoi le contraindre à se rapprocher de LFI, hypothèse validée jeudi par M. Raymond, mais exclue jusqu’ici par Pierre Hurmic ? À chacun son “épée de Damoclès”, a commenté le directeur général de l’Ifop, Frédéric Dabi, dans le journal Sud Ouest.Soutenu par les Écologistes, PS, PCF, Génération.s, Nouvelle Donne, Place publique et le mouvement l’Après, Pierre Hurmic se dit “persuadé que tout électeur de gauche préfèrera voir notre coalition diriger la ville” plutôt qu’une “coalition de droite”.Le maire sortant attire à lui 43% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle 2022, parmi les personnes interrogées dans le sondage dévoilé mercredi. 

Municipales: Philippe Dessertine, l’inattendu trouble-fête bordelais

C’est l’outsider du scrutin bordelais: donné troisième du premier tour par un sondage, l’inattendu Philippe Dessertine contraint le député macroniste Thomas Cazenave à appeler au “vote utile” face au maire sortant écologiste Pierre Hurmic, annoncé en tête.”Merci d’être si nombreux, il se passe quelque chose à Bordeaux”, avait lancé lundi soir cet universitaire habitué des plateaux télévisés devant un millier de personnes, à la moyenne d’âge avancée, venues l’écouter dans un théâtre.Celui qui annonce sa victoire depuis qu’il s’est déclaré candidat, mi-septembre, est crédité de 15% des intentions de vote par une étude Ifop publiée mercredi soir par Sud Ouest, LCI et Sud Radio, contre 33% à Pierre Hurmic et 25% à Thomas Cazenave.Par rapport à un sondage OpinionWay en novembre, il gagne trois points quand l’ex-ministre macroniste en perd un et que la députée européenne Julie Rechagneux (RN) recule de 12 à 7%.Candidat “sans étiquette” qui érige la “protection des habitants” en priorité, Philippe Dessertine séduit principalement à droite et à l’extrême droite: parmi les personnes interrogées, il rassemble 37% de celles ayant voté pour Valérie Pécresse au premier tour de la présidentielle 2022, 22% des partisans de Marine Le Pen et 35% de l’électorat zemmouriste.- “Détermination” -Entré en campagne quand Thomas Cazenave bataillait encore avec Nathalie Delattre, présidente du Parti radical, pour mener la liste d’union de la droite et du centre, le sexagénaire séduit aussi 35% des électeurs de feu Nicolas Florian, ex-dauphin de l’ancien maire LR Alain Juppé, battu par Pierre Hurmic en 2020 et décédé l’an dernier.Philippe Dessertine, novice en campagne mais dont l’épouse a longtemps fait partie de l’équipe Juppé, accueille ce sondage “avec détermination” et promet de “poursuivre (sa) campagne de rassemblement pour battre le maire sortant”. “Des alliances, des choses comme ça, c’est le monde politique traditionnel. Je ne suis pas un politique traditionnel”, a esquivé ce docteur en gestion lors d’un débat organisé jeudi par Sud Ouest et la chaîne locale TV7, refusant de “tirer des plans sur la comète sur la base d’un sondage ou d’accords politiques”.Thomas Cazenave a lui appelé mercredi soir au “vote utile”, jugeant que “toute voix portée sur une autre liste” que la sienne “renforcerait la majorité sortante” et que “la dispersion serait une erreur”.- Épée de Damoclès -Pierre Hurmic était au contraire d’humeur badine mercredi soir après un meeting.”François Mauriac disait, après la Seconde Guerre Mondiale, +Moi, j’aime tellement l’Allemagne que je suis content qu’il y en ait deux+. Moi, j’aime tellement la droite que je suis content quand il y en a deux”, a-t-il ironisé, satisfait de “virer en tête” dans l’étude.”Philippe Dessertine a dit haut et fort qu’il irait jusqu’au bout (…) J’ai plutôt tendance à penser que ce qu’il a dit, il le fera”, a ajouté l’écologiste, qui veut “poursuivre et amplifier” la politique mise en place depuis 2020 (autonomie énergétique renforcée via notamment la solarisation de bâtiments publics, secteur piétonnier augmenté, grand plan de végétalisation…).Au second tour, le sondage Ifop le donne vainqueur d’une quinquangulaire qui l’opposerait à Nordine Raymond (LFI) – crédité de 12% au premier tour, contre 5% à Philippe Poutou (NPA) – ainsi qu’à Thomas Cazenave, Philippe Dessertine et Julie Rechagneux, dont l’institut juge la qualification encore “crédible”.Mais, en cas d’alliance Cazenave-Dessertine, le maire sortant perdrait la quadrangulaire, d’après l’étude. De quoi le contraindre à se rapprocher de LFI, hypothèse validée jeudi par M. Raymond, mais exclue jusqu’ici par Pierre Hurmic ? À chacun son “épée de Damoclès”, a commenté le directeur général de l’Ifop, Frédéric Dabi, dans le journal Sud Ouest.Soutenu par les Écologistes, PS, PCF, Génération.s, Nouvelle Donne, Place publique et le mouvement l’Après, Pierre Hurmic se dit “persuadé que tout électeur de gauche préfèrera voir notre coalition diriger la ville” plutôt qu’une “coalition de droite”.Le maire sortant attire à lui 43% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle 2022, parmi les personnes interrogées dans le sondage dévoilé mercredi. 

France: l’Iranienne Esfandiari condamnée à un an de prison ferme, annonce faire appel

La justice française a condamné jeudi l’Iranienne Mahdieh Esfandiari à un an de prison ferme assorti d’une interdiction définitive du territoire, notamment pour apologie du terrorisme, une peine contre laquelle elle dit vouloir faire appel, a constaté une journaliste de l’AFP présente au tribunal correctionel de Paris.Mme Esfandiari, sortie libre du tribunal, pourrait servir de possible monnaie d’échange avec Téhéran contre les Français Cécile Kohler et Jacques Paris, assignés à l’ambassade de France en Iran après plus de trois ans de détention.Agée de 39 ans, Mahdieh Esfandiari, née en Iran et arrivée en France en 2018, a été condamnée à quatre ans d’emprisonnement dont un ferme, pour apologie du terrorisme mais aussi provocation directe en ligne à un acte de terrorisme, injure publique en ligne en raison de l’origine, ethnie, nation, race ou religion et association de malfaiteurs.La justice l’accuse d’avoir alimenté en publications les comptes de l’organisation Axe de la Résistance en 2023 et 2024, notamment sur les plateformes Telegram, X, Twitch et YouTube et le site Egalité et Réconciliation de l’essayiste français d’extrême droite multicondamné Alain Soral.Ces publications ont notamment fait l’apologie de l’attaque sanglante menée par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, incitant à des actes de terrorisme et injuriant la communauté juive.Son avocat a aussitôt annoncé son intention de faire appel de cette décision.”On nous parle depuis le départ de ce soi-disant échange qui doit avoir lieu entre nos compatriotes et Mme Esfandiari (…) Si le tribunal a rendu une peine aussi sévère sur la base de considérations diplomatiques, le tribunal a commis une faute”, a affirmé Me Nabil Boudi à l’issue de l’audience.”Nous allons interjeter appel (…) en espérant avoir une décision qui sera rendue sur la base d’éléments de droit et de faits”, a-t-il ajouté.Interrogé sur la question de savoir si Mme Esfandiari comptait rester en France ou quitter le territoire le temps de la procédure en appel, l’avocat a répondu: “on verra, moi je n’ai pas la réponse”.Les autorités iraniennes ont émis le souhait d’échanger, une fois la procédure judiciaire close en France, leur ressortissante contre les deux Français. Ces derniers avaient été incarcérés en Iran en mai 2022 avant d’être condamnés à de lourdes peines notamment pour espionnage, puis libérés début novembre 2025 avec interdiction de quitter le territoire iranien. Ils sont actuellement assignés à résidence à l’ambassade de France à Téhéran.