Ukraine: attaque de missiles et drones sur Kiev, partiellement privée d’électricité
La capitale ukrainienne a une nouvelle fois été la cible d’une attaque russe d’ampleur dans la nuit de jeudi à vendredi, qui a provoqué une coupure de courant dans le secteur est de la ville, ont annoncé les autorités locales. Des journalistes de l’AFP à Kiev ont entendu de nombreuses explosions ainsi que le vrombissement de drones d’attaque.L’armée de l’air a fait état sur Telegram d’une “attaque ennemie aux missiles balistiques et d’une attaque massive de drones d’attaque”, appelant la population à rester dans des abris.A l’échelle du pays, “les Russes infligent des frappes massives à l’infrastructure énergétique ukrainienne”, a par ailleurs indiqué le ministère de l’Energie sur Facebook.A Kiev, “la rive gauche (orientale, ndlr) est sans électricité. Il y a également des problèmes sur le réseau d’eau”, a indiqué le maire de la ville, Vitali Klitschko, sur Telegram, selon qui “l’ennemi attaque l’infrastructure essentielle de la ville”.Un journaliste de l’AFP vivant dans l’est de Kiev a également constaté l’absence de courant et d’eau potable et témoigné que cette partie de la ville était plongée dans une obscurité totale.L’impact a été tel que – fait rare – le trafic du métro est interrompu jusqu’à nouvel ordre du côté oriental du Dniepr, a annoncé l’administration municipale.Des frappes ont aussi touché notamment la région de Zaporijjia, dans le centre du pays, où un enfant de sept ans est mort et trois personnes ont été blessées dans la nuit. A Kiev, neuf habitants d’un immeuble résidentiel ont été blessés, selon les autorités locales.La Russie bombarde quotidiennement les villes ukrainiennes depuis le début de son invasion du pays en février 2022, ciblant plus particulièrement les infrastructures énergétiques à l’approche de l’hiver.Mercredi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé la multiplication de ces frappes contre des cibles énergétiques par Moscou qui touchent aussi les infrastructures ferroviaires, et ont entraîné des appels à l’évacuation de familles avec enfants.”L’objectif de la Russie est de semer le chaos, de faire pression psychologiquement sur les gens”, a-t-il dénoncé.- Hiver “extrêmement difficile” -A Sloviansk, ville du Donbass sous contrôle ukrainien, le maire a récemment conseillé aux plus vulnérables, enfants et personnes âgées, de partir, justifiant son appel par les attaques incessantes sur les systèmes de chauffage.”Le risque est grand que la saison d’hiver soit extrêmement difficile”, a déclaré cet élu, Vadym Lyakh, sur les réseaux sociaux.Volodymyr Zelensky a fait état d'”une forte pression des attaques russes” sur le secteur gazier ukrainien, qui pourrait forcer Kiev à augmenter les importations.L’Ukraine frappe elle aussi régulièrement la Russie, ciblant en particulier les raffineries ce qui a provoqué une hausse des prix du carburant dans ce pays depuis l’été.M. Zelensky a estimé les “pénuries de carburant à hauteur de 20% des besoins” en Russie.L’Ukraine a aussi récemment frappé une centrale électrique dans la région russe frontalière de Belgorod, y provoquant des coupures de courant.Une délégation ukrainienne conduite par la Première ministre Ioulia Svyrydenko doit se rendre “en début de semaine” aux Etats-Unis pour évoquer notamment la question de l’énergie et de la défense anti-aérienne face l’intensification des frappes russes, selon M. Zelensky.Neuf mois après l’arrivée à la Maison Blanche de Donald trump, qui avait promis d’obtenir rapidement un fin du conflit, le président russe Vladimir Poutine reste sourd aux appels à un cessez-le-feu.
Ukraine: attaque de missiles et drones sur Kiev, partiellement privée d’électricité
La capitale ukrainienne a une nouvelle fois été la cible d’une attaque russe d’ampleur dans la nuit de jeudi à vendredi, qui a provoqué une coupure de courant dans le secteur est de la ville, ont annoncé les autorités locales. Des journalistes de l’AFP à Kiev ont entendu de nombreuses explosions ainsi que le vrombissement de drones d’attaque.L’armée de l’air a fait état sur Telegram d’une “attaque ennemie aux missiles balistiques et d’une attaque massive de drones d’attaque”, appelant la population à rester dans des abris.A l’échelle du pays, “les Russes infligent des frappes massives à l’infrastructure énergétique ukrainienne”, a par ailleurs indiqué le ministère de l’Energie sur Facebook.A Kiev, “la rive gauche (orientale, ndlr) est sans électricité. Il y a également des problèmes sur le réseau d’eau”, a indiqué le maire de la ville, Vitali Klitschko, sur Telegram, selon qui “l’ennemi attaque l’infrastructure essentielle de la ville”.Un journaliste de l’AFP vivant dans l’est de Kiev a également constaté l’absence de courant et d’eau potable et témoigné que cette partie de la ville était plongée dans une obscurité totale.L’impact a été tel que – fait rare – le trafic du métro est interrompu jusqu’à nouvel ordre du côté oriental du Dniepr, a annoncé l’administration municipale.Des frappes ont aussi touché notamment la région de Zaporijjia, dans le centre du pays, où un enfant de sept ans est mort et trois personnes ont été blessées dans la nuit. A Kiev, neuf habitants d’un immeuble résidentiel ont été blessés, selon les autorités locales.La Russie bombarde quotidiennement les villes ukrainiennes depuis le début de son invasion du pays en février 2022, ciblant plus particulièrement les infrastructures énergétiques à l’approche de l’hiver.Mercredi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé la multiplication de ces frappes contre des cibles énergétiques par Moscou qui touchent aussi les infrastructures ferroviaires, et ont entraîné des appels à l’évacuation de familles avec enfants.”L’objectif de la Russie est de semer le chaos, de faire pression psychologiquement sur les gens”, a-t-il dénoncé.- Hiver “extrêmement difficile” -A Sloviansk, ville du Donbass sous contrôle ukrainien, le maire a récemment conseillé aux plus vulnérables, enfants et personnes âgées, de partir, justifiant son appel par les attaques incessantes sur les systèmes de chauffage.”Le risque est grand que la saison d’hiver soit extrêmement difficile”, a déclaré cet élu, Vadym Lyakh, sur les réseaux sociaux.Volodymyr Zelensky a fait état d'”une forte pression des attaques russes” sur le secteur gazier ukrainien, qui pourrait forcer Kiev à augmenter les importations.L’Ukraine frappe elle aussi régulièrement la Russie, ciblant en particulier les raffineries ce qui a provoqué une hausse des prix du carburant dans ce pays depuis l’été.M. Zelensky a estimé les “pénuries de carburant à hauteur de 20% des besoins” en Russie.L’Ukraine a aussi récemment frappé une centrale électrique dans la région russe frontalière de Belgorod, y provoquant des coupures de courant.Une délégation ukrainienne conduite par la Première ministre Ioulia Svyrydenko doit se rendre “en début de semaine” aux Etats-Unis pour évoquer notamment la question de l’énergie et de la défense anti-aérienne face l’intensification des frappes russes, selon M. Zelensky.Neuf mois après l’arrivée à la Maison Blanche de Donald trump, qui avait promis d’obtenir rapidement un fin du conflit, le président russe Vladimir Poutine reste sourd aux appels à un cessez-le-feu.
En Birmanie, les écoles s’enterrent pour échapper aux frappes aériennes
Avant de s’enfoncer dans le bunker en béton qui abrite sa salle de classe, Phyo Phyo récite une prière: “Faites que les avions de combat ne viennent pas, que les pilotes fassent preuve de bonté, que les bombes n’explosent pas.”L’étudiante birmane de 18 ans rejoint une dizaine d’élèves dans son école souterraine, fondée en juin dans une zone rebelle au nord de Mandalay (centre), après qu’une frappe des forces armées au pouvoir sur une école voisine a tué au moins 20 élèves et deux enseignants.”Avant, on était libres à l’école et on s’amusait beaucoup”, explique Phyo Phyo, un pseudonyme utilisé pour des raisons de sécurité. Mais “depuis le début des frappes aériennes, nous avons perdu notre joie de vivre, (…) les élèves sont devenus silencieux”.Selon les observateurs, l’armée birmane a intensifié ses frappes aériennes chaque année depuis son coup d’État de 2021 qui a déclenché la guerre civile.La junte cherche à gagner du terrain avant les élections qui débuteront le 28 décembre et que les experts interprètent comme un moyen de se maintenir au pouvoir. Les rebelles veulent empêcher le scrutin dans les zones sous leur contrôle.Alors que les avions de l’armée sillonnent le ciel, Phyo Phyo et ses camarades étudient sous terre, dans la jungle, entre les murs d’une salle humide, sombre, mais relativement sûre.”Nous n’abandonnerons pas”, assure-t-elle. “Nous voulons étudier, quels que soient les obstacles.”- “Semer la terreur” -L’étudiante se plonge dans ses cours de littérature birmane, sa matière préférée, sous un portrait d’Aung San Suu Kyi, la prix Nobel de la paix, à la tête du gouvernement démocratique renversé par le coup d’État. Depuis, les militants prodémocratie se sont armés et associés à une myriade de groupes issus de minorités ethniques, qui luttent depuis longtemps pour leur autonomie. Leur offensive conjointe fin 2023 a surpris l’armée, qui a riposté par le ciel. L’armée “ne peut pas gagner la bataille au sol, mais elle a le pouvoir de nous attaquer avec des frappes aériennes”, explique Zaw Tun, membre d’un mouvement prodémocratie dans la région de Sagaing. Les rebelles n’ont ni avions ni défenses antiaériennes. Malgré ce déséquilibre, l’armée peine à faire bouger les lignes de front. Mais le nombre de victimes augmente.Chaque semaine ou presque, des civils sont tués dans des bombardements qui visent souvent des écoles ou des monastères. “L’armée cible intentionnellement la population parce qu’elle veut semer la terreur”, observe Su Mon Thant, analyste de l’ONG Acled, qui recense les victimes de conflits dans le monde.”Lorsque les gens craignent de ne pas survivre et perdent espoir, ils ne veulent pas soutenir la résistance”, ajoute-t-il.Plus de 85.000 personnes ont été tuées dans les deux camps selon Acled, même si les estimations varient faute de bilan officiel. Parmi ces victimes, près de 3.400 étaient des civils tués par l’armée lors de frappes aériennes ou de drones ciblées, selon cette source.Les médias d’État qualifient les bilans faisant état de victimes civiles de “fausses informations”. Le porte-parole de la junte birmane n’a pas pu être contacté.Et les abris et écoles fortifiées ne protègent pas de la peur. “Parfois, je me dis qu’il vaudrait mieux mourir sur le coup dans une frappe plutôt que de vivre dans la peur au quotidien”, lâche une femme au foyer de 55 ans, qui a refusé de donner son nom par sécurité.
Crise Venezuela-Etats-Unis: réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU vendredi à la demande de Caracas
Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU se tiendra vendredi après-midi à New York à la demande de Caracas qui dénonce l'”escalade des agressions” des Etats-Unis et leur déploiement de navires de guerre dans les Caraïbes.La requête vénézuélienne a été relayée par la Chine et la Russie, deux membres permanents du Conseil alliés du Venezuela, a appris l’AFP de source diplomatique. Caracas affirme depuis des semaines craindre une intervention américaine et a mobilisé miliciens et troupes, de nombreux médias et sources proches du pouvoir américain faisant état de frappes imminentes visant le territoire vénézuélien. Washington a déployé début septembre huit navires de guerre et un sous-marin à propulsion nucléaire au large des côtes du Venezuela, officiellement dans le cadre d’une opération contre le narcotrafic. A ce jour, l’administration Trump a frappé en mer au moins quatre embarcations qu’elle a présentées comme étant celles de narcotrafiquants, pour un bilan d’au moins 21 morts.Le président vénézuélien Nicolas Maduro a dénoncé une “agression armée”, accusant Washington d’utiliser le trafic de drogue comme prétexte “pour imposer un changement de régime” et s’emparer des réserves de pétrole du pays, parmi les plus importantes au monde.Aussi, “le gouvernement bolivarien du Venezuela a officiellement demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies, face à la grave escalade des agressions et au déploiement militaire sans précédent des Etats-Unis dans les Caraïbes”, selon le texte du communiqué qui rend public la lettre vénézuélienne adressée à l’ONU.- “Menace pour la paix” -Dans celle-ci, l’ambassadeur vénézuélien à l’ONU, Samuel Reinaldo Moncada Acosta, juge que ces développements “mettent clairement en danger la paix, la sécurité et la stabilité régionale et internationale”. L’enjeu de cette réunion sera notamment de “déterminer l’existence d’une menace pour la paix et formuler des recommandations afin de freiner les plans d’agression”, conclut le texte.La Maison Blanche avait rejeté fin septembre l’offre de dialogue de M. Nicolas Maduro. Celui-ci assure que le Venezuela lutte efficacement contre le trafic de drogue et que seule une infime partie de la drogue colombienne passe par son territoire. Afin d’offrir un cadre juridique au frappes américaines, M. Trump a décrété que les Etats-Unis sont engagés dans un “conflit armé” contre les cartels du narcotrafic, selon une notice envoyée par le Pentagone au Congrès.Lundi, le Venezuela a dénoncé des préparatifs “d’attentat” à l’explosif contre l’ambassade américaine à Caracas placée sous sa protection, évoquant une manipulation pour exacerber les tensions avec les Etats-Unis.Décrivant une opération “sous fausse bannière” (fausse identité, ndlr), M. Maduro a évoqué “une action de provocation”. Selon lui, il s’agissait de “créer un scandale et utiliser le pouvoir de communication des réseaux et les médias pour ensuite blâmer le gouvernement bolivarien et entamer une escalade de confrontation”. Le pouvoir vénézuélien dénonce régulièrement des attentats réels ou imaginaires. Caracas et Washington ont rompu leurs relations diplomatiques en 2019.La tension est encore monté d’un cran a l’occasion de la présidentielle de 2024 qui a vu la réélection de Nicolas Maduro. Jugeant le scrutin entaché de fraudes massives, ni Washington, ni par une grande partie de la communauté internationale n’ont reconnue celle-ci.
Crise Venezuela-Etats-Unis: réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU vendredi à la demande de Caracas
Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU se tiendra vendredi après-midi à New York à la demande de Caracas qui dénonce l'”escalade des agressions” des Etats-Unis et leur déploiement de navires de guerre dans les Caraïbes.La requête vénézuélienne a été relayée par la Chine et la Russie, deux membres permanents du Conseil alliés du Venezuela, a appris l’AFP de source diplomatique. Caracas affirme depuis des semaines craindre une intervention américaine et a mobilisé miliciens et troupes, de nombreux médias et sources proches du pouvoir américain faisant état de frappes imminentes visant le territoire vénézuélien. Washington a déployé début septembre huit navires de guerre et un sous-marin à propulsion nucléaire au large des côtes du Venezuela, officiellement dans le cadre d’une opération contre le narcotrafic. A ce jour, l’administration Trump a frappé en mer au moins quatre embarcations qu’elle a présentées comme étant celles de narcotrafiquants, pour un bilan d’au moins 21 morts.Le président vénézuélien Nicolas Maduro a dénoncé une “agression armée”, accusant Washington d’utiliser le trafic de drogue comme prétexte “pour imposer un changement de régime” et s’emparer des réserves de pétrole du pays, parmi les plus importantes au monde.Aussi, “le gouvernement bolivarien du Venezuela a officiellement demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies, face à la grave escalade des agressions et au déploiement militaire sans précédent des Etats-Unis dans les Caraïbes”, selon le texte du communiqué qui rend public la lettre vénézuélienne adressée à l’ONU.- “Menace pour la paix” -Dans celle-ci, l’ambassadeur vénézuélien à l’ONU, Samuel Reinaldo Moncada Acosta, juge que ces développements “mettent clairement en danger la paix, la sécurité et la stabilité régionale et internationale”. L’enjeu de cette réunion sera notamment de “déterminer l’existence d’une menace pour la paix et formuler des recommandations afin de freiner les plans d’agression”, conclut le texte.La Maison Blanche avait rejeté fin septembre l’offre de dialogue de M. Nicolas Maduro. Celui-ci assure que le Venezuela lutte efficacement contre le trafic de drogue et que seule une infime partie de la drogue colombienne passe par son territoire. Afin d’offrir un cadre juridique au frappes américaines, M. Trump a décrété que les Etats-Unis sont engagés dans un “conflit armé” contre les cartels du narcotrafic, selon une notice envoyée par le Pentagone au Congrès.Lundi, le Venezuela a dénoncé des préparatifs “d’attentat” à l’explosif contre l’ambassade américaine à Caracas placée sous sa protection, évoquant une manipulation pour exacerber les tensions avec les Etats-Unis.Décrivant une opération “sous fausse bannière” (fausse identité, ndlr), M. Maduro a évoqué “une action de provocation”. Selon lui, il s’agissait de “créer un scandale et utiliser le pouvoir de communication des réseaux et les médias pour ensuite blâmer le gouvernement bolivarien et entamer une escalade de confrontation”. Le pouvoir vénézuélien dénonce régulièrement des attentats réels ou imaginaires. Caracas et Washington ont rompu leurs relations diplomatiques en 2019.La tension est encore monté d’un cran a l’occasion de la présidentielle de 2024 qui a vu la réélection de Nicolas Maduro. Jugeant le scrutin entaché de fraudes massives, ni Washington, ni par une grande partie de la communauté internationale n’ont reconnue celle-ci.
Myanmar air strikes force youth into bunker schools
Before a Myanmar student descends into a classroom entombed in a concrete bunker, she prays for compassion and her community’s safety, knowing her appeal will go unanswered.”May the fighter jets not come. May the pilots show kindness to us. May the bombs not explode,” 18-year-old Phyo Phyo said, recalling her unspoken wishes. She is enrolled in a class of around a dozen at the subterranean academy, founded in June after a junta strike obliterated a nearby school and killed at least 20 pupils and two teachers, according to witnesses.”Our school days used to be free and full of fun,” said Phyo Phyo, a pseudonym used for security reasons.”Ever since the air strikes started, we’ve lost our happiness,” she added. “The students have grown quiet.”Myanmar’s military has increased air strikes every year since it triggered civil war with a 2021 coup, conflict monitors say — a response to guerrilla factions opposed to junta rule besieging its ground forces.The deluges and gales of the May to September monsoons typically offer a reprieve.But partial data from this year’s wet season shows the military conducted more than 1,000 air and drone strikes, killing more than 800 people, according to the Armed Conflict Location & Event Data (ACLED) organisation, which tallies media reports of violence.A Myanmar junta spokesman could not be reached for comment.The junta is waging a campaign to recapture territory ahead of elections it has said will start on December 28.But rebels have pledged to block the polls in their enclaves, and analysts describe the vote as a ploy to disguise the continuation of military rule.In a rebel-held area, around 110 kilometres (70 miles) north of Mandalay city where junta jets scour the skies, Phyo Phyo and her classmates learn in the dank and dark but relative safety of their underground classroom.It was built in the jungle with donations and resembles a spartan prison cell.”We want education, no matter the obstacles,” Phyo Phyo said.- ‘Superior air power’ – Bowing her head to study Burmese literature — her favourite subject — the teenager is watched over by a poster of Aung San Suu Kyi, the democratic leader ousted by the military in February 2021.Democracy activists formed guerrilla units and found common cause with myriad ethnic minority armed groups, which have long fought the military for self-rule.Their scattered organisation failed to make much headway until a combined offensive starting in late 2023.The back-footed military then stepped up its aerial campaign using China- and Russia-supplied jets against rebels who possess neither their own air fleets nor anti-air defences.”The reason they use air strikes is they feel our revolutionary armed groups have the power to take them down,” said Zaw Tun, a member of the democracy movement’s self-declared National Unity Government in a rebel-held area of northern Sagaing region.”They can’t win the ground battle, but they have the power to attack us with air strikes,” he said. Rarely a week passes without civilians being killed in a mass-casualty bombing, often of schools or monasteries occupied by children or monks, and sometimes also sheltering people already displaced by fighting.”The military targets crowds intentionally because they want to incite fear,” said ACLED Asia-Pacific analyst Su Mon Thant.”When people are more uncertain with their life and desperate, they don’t want to support the resistance cause.”But while “superior power in the air” allows the military to stave off defeat, she said, it is not enough to secure victory — creating a stalemate where casualties mount but front lines stay largely unchanged. While there is no official death toll for Myanmar’s war and estimates vary widely, ACLED reports more than 85,000 people have been killed on all sides. Of those, nearly 3,400 were civilians killed by state forces in targeted air or drone strikes.- Under cover of darkness – State media has previously described reports of civilian casualties as “false information” being spread by “malicious media”.But for farmers, who slosh through paddies in Sagaing region to tend their rice crops by torchlight, the threat is real.”We transplant paddies at night so that we can focus on hiding in the daytime,” said one farmer who did not share their name.During daylight hours, in central Mandalay region’s Thabeikkyin township, rebels surveil the skies and use crackling walkie-talkies to relay the last-known location of junta jets — an improvised air raid warning system.Thwat Lat sounds the siren up to 15 times daily, voicing the most urgent warnings through a pink and gold microphone plugged into a system of speakers that can be heard from eight kilometres away, sending residents skittering to bunkers.”Every time a person’s life is saved, I feel what I’m doing is worthwhile,” he said during one of his recent 19-hour shifts.But bunkers and siloed schools cannot protect their occupants from psychological wounds. “I have no words to express how nervous I am,” said Khin Tint, 67. “Sometimes I think I am already dead but my heart is still pounding.”






