Présidente ou rien, Le Pen laisse Bardella à l’arrière-plan

“Le Pen, ça veut dire le chef”: omniprésente depuis la rentrée, la patronne du Rassemblement national affirme de plus en plus sa primauté sur son jeune dauphin Jordan Bardella, en dépit du risque judiciaire qui la guette, plus prégnant encore avec la condamnation de Nicolas Sarkozy.Jouer les seconds rôles, très peu pour elle. Marine Le Pen vise l’Elysée et rien d’autre. Quant à Jordan Bardella, “il va être Premier ministre” et “croyez-moi, c’est un poste éminemment important”, a affirmé la triple candidate à la fonction suprême, jeudi soir sur LCI.Son cadet, âgé de 30 ans, a donc vocation à n’être président que du parti à la flamme, qu’elle lui a légué voici quatre automnes. Tel est “le duo exécutif que nous proposons”, insiste-t-elle, et “ça tombe bien, il souhaite que je sois présidente de la République”.Mais si elle devait être empêchée de se présenter ? Si son inéligibilité – dans l’affaire des assistants d’eurodéputés – était confirmée en appel, voire en cassation ? Alors elle serait “aux côtés de Jordan pour l’aider au maximum” à conquérir le pouvoir. Mais elle n’irait pas à Matignon: “Je n’ai pas besoin de lot de consolation.”Pour l’heure, elle dit “conserver un tout petit espoir” que sa peine soit annulée, ou au moins réduite. Et s’engouffre de toutes ses forces dans la brèche.En l’espace d’un mois, Marine Le Pen s’est démultipliée: quatre médias, deux meetings et une tendance manifeste à préempter la parole. Comme lors de ce “bureau de campagne” convoqué à la hâte début septembre, sous l’oeil des chaînes info, pour remobiliser ses troupes avant la censure de François Bayrou.Ou comme lors de ces deux rendez-vous à Matignon, avec le maire de Pau puis son successeur Sébastien Lecornu. Sur le perron ou rue de Varenne, c’est à chaque fois elle qui s’exprime la première et donne le ton.- Le “plan B” attendra -Souvent, elle se distingue de son poulain. Quand Jordan Bardella rend hommage à “l’influent militant de droite américain” Charlie Kirk et dénonce “la rhétorique déshumanisante de la gauche”, Marine Le Pen se contente de dire “l’horreur” que lui inspire “l’assassinat d’un jeune père de famille au seul motif de son engagement politique”.Inversement, lui est resté mutique après la condamnation jeudi de Nicolas Sarkozy, qui l’avait pourtant reçu début juillet, quand elle s’est précipitée pour critiquer “la généralisation de l’exécution provisoire”, qui doit envoyer bientôt l’ancien chef de l’Etat en prison – dans l’affaire du financement libyen de sa campagne de 2007.Un parallèle à double tranchant avec son propre cas, les juges ayant été sur ce point aussi sévères avec celui qui a occupé la fonction qu’avec celle qui y prétend. Mais aussi un signal clair envoyé à ceux qui voudraient réactiver le “plan B” comme Bardella, sujet de friction au printemps, après le jugement en première instance.”A l’époque il y a eu trop de communication indirecte” via leurs entourages et “ça les a défavorisés tous les deux”, admet après coup un cadre mariniste. Désormais les équipes des deux dirigeants “travaillent beaucoup mieux ensemble”, avec des réunions hebdomadaires et une boucle de messagerie, là où “avant il n’y avait rien”.De l’huile dans les rouages, au service de celle qui se dit “déterminée”, “optimiste” et surtout “combative”. Et aussi “fière” de son nom: “Je vous signale que Le Pen, ça veut dire le chef en breton”.Même si “mille fois” elle a pensé jeter l’éponge, la cheffe de file de l’extrême droite française est plus que jamais aux commandes. “Si on ne le fait pas, je pense que personne d’autre le fera”, se justifie-t-elle, ajoutant: “Dommage pour mes adversaires”. Peut-être, aussi, pour son successeur.

Protesters demand answers 11 years after Mexican students vanished

Eleven years after her son vanished, Delfina de la Cruz vented frustration at the unsolved disappearances of 43 Mexican students who were allegedly kidnapped by drug traffickers while authorities turned a blind eye.The students from the Ayotzinapa teacher training college — whose members have a history of political activism — had commandeered buses to travel to a demonstration in Mexico City when they went missing on September 26, 2014.The case is considered one of the worst human rights atrocities in Mexico, where a spiral of drug-related violence has left more than 120,000 people unaccounted for.In the rain, de la Cruz and the mothers of other victims led a massive protest march in Mexico City on Friday to mark the anniversary.”We are back where we started,” she said. “I want to see my son, (know) what happened, where he is, if he is no longer there.” So far the remains of only three of the missing students have been found and identified, while the whereabouts of the rest are unknown.Investigators believe they were kidnapped by a drug cartel in collusion with corrupt police, although exactly what happened to them is unclear.At Friday’s march, retired university professor Jesus Gumaro held a banner criticizing former president Andres Manuel Lopez Obrador and his successor, Claudia Sheinbaum, for not “clearing up the crime.””We had hoped that it would be solved, but nothing has happened,” said Gumaro, 66.No one has been convicted despite the prosecution of dozens of people, including a former attorney general and several military personnel.The missing students’ relatives have accused the army of withholding information.On Thursday, protesters rammed a truck into the gates of a military barracks in Mexico City during a demonstration over the student disappearances.No injuries were reported in the truck ramming and the barracks remained secure.The students’ disappearance drew international condemnation and has become emblematic of a missing persons crisis in Mexico, with criminal violence claiming more than 450,000 lives since 2006.The so-called “historical truth” — an official version of the case presented in 2015 under then-president Enrique Pena Nieto — was widely discredited, notably the theory that the remains were incinerated and thrown into a river in the southern state of Guerrero.In 2022, a truth commission set up by Lopez Obrado’s government branded the case a “state crime” and said the military shared responsibility, either directly or through negligence.The commission found that the army was aware of what was happening and had real-time information about the kidnapping and disappearance.

Australian magnate loses legal bid to fight govt over mining case

A mining mogul engaged in a years-long dispute with the Australian government over a blocked project had his case thrown out by an international tribunal on Saturday, the attorney general said.Flamboyant billionaire and right-wing politician Clive Palmer had sought to challenge legislation in Western Australia, which prevented him from suing the government over losses related to a blocked mining project in the state.Having lost that bid in Canberra’s high court in 2021, his Singapore-based company took the case to the supranational Permanent Court of Arbitration (PCA), where it claimed violations of a free trade agreement between Australia, New Zealand and ASEAN.The PCA threw out his case on Saturday on the grounds that it has no jurisdiction in the dispute. It also ordered Palmer’s company, Zeph Investments, to pay the Australian government AU$13.6 million ($8.9 million) in legal costs.”Mr Palmer is not a ‘foreign investor’ and is not entitled to any benefits under Australia’s free trade and investment agreements,” Australia’s Attorney-General Michelle Rowland said.”Australia should never have had to spend two years and over AU$13 million defending an investor-State claim brought by an Australian national,” Rowland added.A former member of parliament and Australia’s fifth-richest man, Palmer is known for engaging in complex and lengthy litigation that often wracks up massive costs for opponents.In 2023, the Australian government blocked him from a bid to create an open-cut coal mine 10 kilometres (six miles) from the Great Barrier Reef, threatening a marine wonder and UNESCO world heritage site.

Foot: OL Lyonnes – PSG, toujours un choc malgré l’écart qui se creuse

Avant le début de la Ligue des champions début octobre, l’OL Lyonnes et le PSG s’affrontent samedi (21h00) en Première ligue pour le premier choc de la saison malgré l’écart qui se creuse entre les deux clubs.”Par rapport aux dernières saisons, le match arrive un peu tôt mais avec la Ligue des Champions qui approche ensuite, il est important pour nous de monter en rythme”, a expliqué la capitaine lyonnaise Wendie Renard, avant l’affiche au Groupama Stadium, où le club espère dépasser la barre des 10.000 spectateurs (sur les 60.000 places) en mettant en place des animations avant et après la rencontre. Lyon-Paris, c’est la grande rivalité de la Première ligue mais elle est outrageusement dominée par l’OL Lyonnes qui règne sur le championnat depuis 2007 avec 18 titres, contre un seul pour le PSG (2021), de plus en plus impuissant face à la force de frappe des Lyonnaises.En mai, leur dernier affrontement en finale du championnat s’est achevé sur une défaite 3-0 des Parisiennes qui ont depuis perdu deux joueuses cadres, la milieu de terrain Grace Geyoro, partie rejoindre les London City Lionesses et l’attaquante vedette Marie-Antoinette Katoto, qui a garni les rangs de… Lyon.Rien ne devrait équilibrer les débats cette saison au vu de l’effectif lyonnais considérablement renforcé cet été et désormais entraîné par l’ancien coach du Barça Jonatan Giraldez.Pour reconquérir une Ligue des champions qui lui échappe depuis 2022, le club dirigé par la femme d’affaires américaine Michele Kang a recruté sans compter: l’Allemande Jule Brand, l’une des stars du dernier Euro, la Canadienne Ashley Lawrence (ex-Chelsea et ex-PSG), la Brésilienne Tarciane, la Norvégienne Ingrid Engen, mais aussi donc les joueuses du PSG, Korbin Albert et Marie-Antoinette Katoto.- “Mes joueuses sont prêtes” -“Nous avons des recrues qui se sentent bien, cela se passe bien avec le coach, on est toutes contentes”, a commenté jeudi la jeune attaquante Vicki Becho, 21 ans.Pure “titi”, Katoto, 26 ans, a fait le même choix que Tabitha Chawinga, la saison dernière, et que Kadidiatou Diani, il y a deux ans, de quitter Paris pour Lyon.”C’est important d’avoir dans notre effectif des ex-joueuses du PSG pour connaître la mentalité particulière des Parisiennes quand elles jouent contre Lyon”, a expliqué Jonatan Giraldez, qui a considérablement changé le jeu des Lyonnaises depuis son arrivée.Le PSG, lui, est en pleine reconstruction après une saison harassante ponctuée de résultats décevants et de tensions en interne.Emmenées cette année par la nouvelle capitaine Sakina Karchaoui et par les recrues Rasheedat Ajibade, attaquante et capitaine du Nigeria, et Olga Carmona, défenseuse, ancienne capitaine du Real Madrid, les Parisiennes, toutes disponibles samedi, cherchent à rebondir avec le départ de Geyoro et Katoto.”Je ne regarde pas les noms des joueuses là-bas, ce qui m’intéresse c’est que mes joueuses soient prêtes pour ce match”, a expliqué vendredi Paulo Cesar, conforté cet été à son poste après son intérim en fin de saison dernière à la suite de l’éviction de Fabrice Abriel.”Le futur, c’est que nous allons être compétitives, je n’ai que des internationales, j’ai beaucoup de confiance en mes joueuses”, a insisté le coach, “satisfait” du mercato, durant le lequel le club a tenté de faire venir la star espagnole Alexia Putellas. En vain.