Lecornu sous la menace de la censure dès sa reconduction à Matignon

Le Premier ministre Sébastien Lecornu, à peine reconduit vendredi soir, est déjà sous la menace d’une censure des socialistes s’il ne fait pas d’emblée plusieurs concessions majeures, dont la suspension de la réforme des retraites.”Nous rappelons de manière très claire ce soir au Premier ministre que s’il n’y a pas dès sa déclaration de politique générale la confirmation de l’abandon du 49-3 (adoption d’un texte sans vote, ndlr), des mesures pour protéger et renforcer le pouvoir d’achat des Français et une suspension immédiate et complète de la réforme des retraites, nous le censurerons”, a déclaré à l’AFP le secrétaire général du PS Pierre Jouvet.Les votes des socialistes seront décisifs en cas de motion de censure, le Rassemblement national et les Insoumis ayant d’ores et déjà annoncé qu’ils la voteraient.Emmanuel Macron a choisi de reconduire Sébastien Lecornu, cinq jours après sa démission, en dépit des mises en garde de son propre camp et de l’hostilité déclarée des oppositions.Le président “donne carte blanche au Premier ministre”, a-t-on ajouté dans l’entourage du chef de l’Etat.Le Premier ministre démissionnaire a dit accepter “par devoir” sa reconduction et promis que “tous les dossiers évoqués” pendant ses consultations avec les partis seraient “ouverts au débat parlementaire”.Sébastien Lecornu, 39 ans, un proche du chef de l’Etat, avait démissionné lundi matin, quatre semaines après sa nomination et 14 heures seulement après la formation de son gouvernement qui a conduit à l’implosion du “socle commun” entre le camp présidentiel et les Républicains (LR).C’est “un nouveau bras d’honneur aux Français”, a aussitôt dénoncé Manuel Bompard chez les Insoumis. Le Rassemblement national censurera “immédiatement cet attelage sans aucun avenir”, a assuré son président Jordan Bardella.Même dans le camp présidentiel, de plus en plus fracturé, le scénario Lecornu 2 ne faisait pas l’unanimité. “Je ne comprendrais pas qu’il y ait une renomination d’un Premier ministre macroniste”, avait prévenu Agnès Pannier-Runacher, macroniste de la première heure et membre du gouvernement démissionnaire.Il pourra néanmoins bénéficier du soutien des Républicains (LR) au Parlement, même si leur participation au gouvernement est incertaine.- “Ca va mal se terminer” -Lundi, peu après sa démission, Emmanuel Macron avait donné 48 heures à Sébastien Lecornu pour tenter de trouver un accord de la dernière chance avec les forces politiques et éviter la censure du futur gouvernement, en l’absence de majorité absolue à l’Assemblée.Après deux jours de tractations, Sébastien Lecornu avait estimé mercredi qu’un “chemin” était encore “possible”.Mais une ultime réunion de crise, convoquée en urgence vendredi à l’Elysée entre le président et les chefs de parti, n’a pas apporté plus de clarté.La gauche, qui réclamait un Premier ministre issu de ses rangs, en est sortie “sidérée”. M. Macron n’a apporté “aucune réponse claire” sur les retraites ou le pouvoir d’achat, a déploré le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure.”Tout ça va très mal se terminer” avec une possible “dissolution”, a renchéri la patronne des Ecologistes Marine Tondelier à la sortie de l’Elysée.La gauche a jugé décevantes les esquisses de concession sur la réforme des retraites, pourtant inédites dans la bouche du président qui en avait fait un totem de son second quinquennat.Emmanuel Macron a proposé “non pas de suspendre, mais décaler dans le temps” la mesure sur l’âge de départ à la retraite et non celle sur le nombre de trimestres cotisés, a expliqué la cheffe des députés écologistes, Cyrielle Châtelain.Le Parti socialiste n’a “absolument aucun deal” avec Sébastien Lecornu sur une non-censure, et n’a “aucune assurance ni garantie” sur ses demandes, a affirmé à l’AFP le secrétaire général du parti Pierre Jouvet.- “Pas parfait” -Sébastien Lecornu, dont la reconduction était évoquée avec insistance ces derniers jours, avait lui-même assuré ne pas courir “après le job” et avoir achevé sa “mission”. Il a réaffirmé vendredi que lui-même et sa future équipe devront être dépourvus de toute ambition présidentielle pour 2027.S’il parvient à former un gouvernement dans les prochains jours, Sébastien Lecornu pourrait prononcer dès la semaine prochaine une déclaration de politique générale devant le Parlement, pour exposer sa feuille de route. La France insoumise (LFI) a déjà indiqué qu’elle déposerait dès que possible une motion de censure.Confronté aux répliques sans fin du séisme de la dissolution en 2024, Emmanuel Macron a préféré se replier sur son dernier carré de fidèles après avoir tenté une semi-cohabitation avec l’opposant LR Michel Barnier puis avec le centriste Bayrou.Déjà en décembre dernier, il avait voulu nommer Sébastien Lecornu à Matignon, mais son allié historique François Bayrou avait fini par s’imposer à lui.En attendant, l’urgence est de déposer un projet de budget lundi. Le Parlement aura ensuite une fenêtre de 70 jours pour l’examiner, comme le prévoit la Constitution.Il “ne sera pas parfait”, avait reconnu le Premier ministre démissionnaire mercredi à l’issue de ses multiples rencontres avec les partis, et devra être débattu.Venu de la droite, discret au point d’être quasi inconnu du grand public, Sébastien Lecornu, qui se définit lui-même comme un “moine soldat”, est un compagnon de route du chef de l’Etat depuis 2017, devenu un rouage essentiel de la macronie. De tous les gouvernements depuis la première élection d’Emmanuel Macron, il officiait depuis 2022 au poste stratégique des Armées, après l’Ecologie, les Collectivités et l’Outre-mer.

Lecornu sous la menace de la censure dès sa reconduction à Matignon

Le Premier ministre Sébastien Lecornu, à peine reconduit vendredi soir, est déjà sous la menace d’une censure des socialistes s’il ne fait pas d’emblée plusieurs concessions majeures, dont la suspension de la réforme des retraites.”Nous rappelons de manière très claire ce soir au Premier ministre que s’il n’y a pas dès sa déclaration de politique générale la confirmation de l’abandon du 49-3 (adoption d’un texte sans vote, ndlr), des mesures pour protéger et renforcer le pouvoir d’achat des Français et une suspension immédiate et complète de la réforme des retraites, nous le censurerons”, a déclaré à l’AFP le secrétaire général du PS Pierre Jouvet.Les votes des socialistes seront décisifs en cas de motion de censure, le Rassemblement national et les Insoumis ayant d’ores et déjà annoncé qu’ils la voteraient.Emmanuel Macron a choisi de reconduire Sébastien Lecornu, cinq jours après sa démission, en dépit des mises en garde de son propre camp et de l’hostilité déclarée des oppositions.Le président “donne carte blanche au Premier ministre”, a-t-on ajouté dans l’entourage du chef de l’Etat.Le Premier ministre démissionnaire a dit accepter “par devoir” sa reconduction et promis que “tous les dossiers évoqués” pendant ses consultations avec les partis seraient “ouverts au débat parlementaire”.Sébastien Lecornu, 39 ans, un proche du chef de l’Etat, avait démissionné lundi matin, quatre semaines après sa nomination et 14 heures seulement après la formation de son gouvernement qui a conduit à l’implosion du “socle commun” entre le camp présidentiel et les Républicains (LR).C’est “un nouveau bras d’honneur aux Français”, a aussitôt dénoncé Manuel Bompard chez les Insoumis. Le Rassemblement national censurera “immédiatement cet attelage sans aucun avenir”, a assuré son président Jordan Bardella.Même dans le camp présidentiel, de plus en plus fracturé, le scénario Lecornu 2 ne faisait pas l’unanimité. “Je ne comprendrais pas qu’il y ait une renomination d’un Premier ministre macroniste”, avait prévenu Agnès Pannier-Runacher, macroniste de la première heure et membre du gouvernement démissionnaire.Il pourra néanmoins bénéficier du soutien des Républicains (LR) au Parlement, même si leur participation au gouvernement est incertaine.- “Ca va mal se terminer” -Lundi, peu après sa démission, Emmanuel Macron avait donné 48 heures à Sébastien Lecornu pour tenter de trouver un accord de la dernière chance avec les forces politiques et éviter la censure du futur gouvernement, en l’absence de majorité absolue à l’Assemblée.Après deux jours de tractations, Sébastien Lecornu avait estimé mercredi qu’un “chemin” était encore “possible”.Mais une ultime réunion de crise, convoquée en urgence vendredi à l’Elysée entre le président et les chefs de parti, n’a pas apporté plus de clarté.La gauche, qui réclamait un Premier ministre issu de ses rangs, en est sortie “sidérée”. M. Macron n’a apporté “aucune réponse claire” sur les retraites ou le pouvoir d’achat, a déploré le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure.”Tout ça va très mal se terminer” avec une possible “dissolution”, a renchéri la patronne des Ecologistes Marine Tondelier à la sortie de l’Elysée.La gauche a jugé décevantes les esquisses de concession sur la réforme des retraites, pourtant inédites dans la bouche du président qui en avait fait un totem de son second quinquennat.Emmanuel Macron a proposé “non pas de suspendre, mais décaler dans le temps” la mesure sur l’âge de départ à la retraite et non celle sur le nombre de trimestres cotisés, a expliqué la cheffe des députés écologistes, Cyrielle Châtelain.Le Parti socialiste n’a “absolument aucun deal” avec Sébastien Lecornu sur une non-censure, et n’a “aucune assurance ni garantie” sur ses demandes, a affirmé à l’AFP le secrétaire général du parti Pierre Jouvet.- “Pas parfait” -Sébastien Lecornu, dont la reconduction était évoquée avec insistance ces derniers jours, avait lui-même assuré ne pas courir “après le job” et avoir achevé sa “mission”. Il a réaffirmé vendredi que lui-même et sa future équipe devront être dépourvus de toute ambition présidentielle pour 2027.S’il parvient à former un gouvernement dans les prochains jours, Sébastien Lecornu pourrait prononcer dès la semaine prochaine une déclaration de politique générale devant le Parlement, pour exposer sa feuille de route. La France insoumise (LFI) a déjà indiqué qu’elle déposerait dès que possible une motion de censure.Confronté aux répliques sans fin du séisme de la dissolution en 2024, Emmanuel Macron a préféré se replier sur son dernier carré de fidèles après avoir tenté une semi-cohabitation avec l’opposant LR Michel Barnier puis avec le centriste Bayrou.Déjà en décembre dernier, il avait voulu nommer Sébastien Lecornu à Matignon, mais son allié historique François Bayrou avait fini par s’imposer à lui.En attendant, l’urgence est de déposer un projet de budget lundi. Le Parlement aura ensuite une fenêtre de 70 jours pour l’examiner, comme le prévoit la Constitution.Il “ne sera pas parfait”, avait reconnu le Premier ministre démissionnaire mercredi à l’issue de ses multiples rencontres avec les partis, et devra être débattu.Venu de la droite, discret au point d’être quasi inconnu du grand public, Sébastien Lecornu, qui se définit lui-même comme un “moine soldat”, est un compagnon de route du chef de l’Etat depuis 2017, devenu un rouage essentiel de la macronie. De tous les gouvernements depuis la première élection d’Emmanuel Macron, il officiait depuis 2022 au poste stratégique des Armées, après l’Ecologie, les Collectivités et l’Outre-mer.

Cessez-le-feu à Gaza, des milliers de déplacés sur le chemin du retour

Un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas est entré en vigueur vendredi dans la bande de Gaza, précipitant des dizaines de milliers de déplacés sur le chemin du retour à travers le territoire palestinien dévasté par deux ans de guerre.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit espérer que son pays pourrait célébrer “un jour de joie nationale” dès lundi soir avec “le retour de tous les otages” retenus à Gaza.Le président américain Donald Trump s’est lui dit confiant que le cessez-le-feu annoncé par l’armée israélienne et entré en vigueur vendredi à 09H00 GMT dans la bande de Gaza “tiendra”.”Ils en ont tous marre de se battre”, a-t-il lancé vendredi à des journalistes dans le Bureau ovale. Donald Trump doit se rendre ce week-end au Moyen-Orient, d’abord en Israël, où il doit s’adresser à la Knesset, puis en Egypte où il prévoit de rencontrer lundi “de nombreux dirigeants” pour discuter de l’avenir de la bande de Gaza.Après l’annonce du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, des milliers de déplacés ont pris la route vers le nord de la bande de Gaza alors que d’autres sont retournés dans les ruines de leurs maisons à Khan Younès, dans le sud, selon des images de l’AFP.”Cela fait deux ans que nous sommes déplacés, vivant sur les trottoirs, sans abri, ni endroit où loger (…) Je veux juste rentrer chez moi. Si Dieu le veut, les choses s’amélioreront et la trêve durera”, a déclaré à l’AFP Areej Abou Saadaeh, une Gazaouie de 53 ans, à Khan Younès (sud).”Nous rentrons chez nous malgré les destructions, le siège et la douleur. Nous sommes heureux même si nous retournons dans des ruines”, a dit Amir Abou Iyadeh, 32 ans, aussi rencontré dans le sud du territoire avant sa remontée de l’enclave.Selon la Défense civile de Gaza, “approximativement 200.000 personnes” sont retournées chez elles, dans le nord” de la bande de Gaza vendredi. L’armée israélienne a annoncé un repositionnement de ses troupes dans des secteurs de la bande de Gaza ravagée par la guerre, déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas le 7 octobre 2023 contre Israël. Mais elle a averti que plusieurs zones restaient “extrêmement dangereuses” pour la population civile.A travers la bande de Gaza, des secouristes ont profité vendredi du cessez-le-feu pour fouiller les décombres. “A Gaza-ville uniquement, 63 corps (morts) ont été retrouvés et transportés à l’hôpital”, a indiqué Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile locale.- Accès aux correspondants ? -Dès l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, l’Association de la presse étrangère (FPA) à Jérusalem, qui regroupe les reporters des grands médias internationaux, a demandé l’accès immédiat et indépendant à Gaza. Depuis deux ans, Israël restreint l’accès à ce territoire aux correspondants étrangers.   Le cessez-le-feu et la libération des otages sont prévus dans le cadre d’un accord conclu jeudi après quatre jours de négociations indirectes en Egypte entre le Hamas et Israël via des médiateurs internationaux dont les Etats-Unis.L’accord, approuvé par le gouvernement israélien, est basé sur un plan annoncé fin septembre par Donald Trump pour mettre fin à la guerre.Au cours de cette première étape du retrait, l’armée continuera de contrôler environ 53% de la bande de Gaza, selon le gouvernement israélien.L’armée américaine “a confirmé que les forces israéliennes avaient achevé leur retrait sur la +ligne jaune+” prévue par le plan Trump et “la période de 72 heures pour la libération des otages a commencé”, selon l’émissaire américain Steve Witkoff.Concernant le sort des otages, sur les 48 -47 enlevés durant l’attaque du 7 octobre et un soldat tué en 2014 dont le Hamas détient la dépouille- 20 sont vivants et 28 décédés, a déclaré M. Netanyahu.En échange des otages, Israël doit libérer 250 détenus pour raisons de sécurité, dont de nombreux condamnés, ainsi que 1.700 Palestiniens de Gaza arrêtés depuis octobre 2023. Vendredi, il a publié la liste des 250 prisonniers en question, qui ne comprend aucun des principaux détenus dont le Hamas réclamait la libération, comme Marwan Barghouthi.- Divergences -L’accord conclu en Egypte s’intègre dans le plan en 20 points de M. Trump qui prévoit un cessez-le-feu, une libération des otages, un retrait par étapes israélien de Gaza, un désarmement du Hamas et la mise en place d’une autorité de transition formée de technocrates chapeautée par un comité dirigé par Donald Trump.Le Conseil de sécurité des Nations unies “doit apporter son plein appui au plan” pour Gaza, ont déclaré vendredi Berlin, Londres et Paris dans un communiqué commun.La deuxième phase du plan Trump, au coeur de divergences entre Israël et le Hamas, concerne un désarmement du mouvement islamiste et l’exil de ses combattants, la poursuite du retrait par étapes d’Israël de Gaza.Le Hamas n’a pas réagi à l’appel à son désarmement et réclame le retrait total israélien de Gaza. De son côté, Israël exige le désarmement du mouvement islamiste et a affirmé vouloir maintenir l’armée dans la majorité du territoire palestinien. L’attaque du 7 octobre avait entraîné la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l’AFP à partir de données officielles.En riposte, Israël a lancé une campagne militaire à Gaza qui a fait, selon le ministère de la Santé du Hamas, plus de 67.194 morts, en majorité des civils, et provoqué un désastre humanitaire.

Trump relance son offensive commerciale contre la Chine

Donald Trump a violemment relancé vendredi son offensive commerciale contre la Chine, en représailles contre des restrictions décidées par Pékin dans le secteur très stratégique des terres rares.Le président américain a annoncé sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis frapperaient les marchandises chinoises de droits de douane supplémentaires de 100%, s’ajoutant à ceux déjà en vigueur, à partir du 1er novembre “ou avant”Selon un responsable de la Maison Blanche, ce taux vient s’ajouter aux 30% déjà appliqués à l’ensemble des produits chinois depuis mai dernier ainsi qu’aux taux appliqués à certains secteurs spécifiques, comme l’acier et l’aluminium, le cuivre, les produits pharmaceutiques ou encore l’ameublement, notamment.Cela pourrait amener certains droits de douane à 150%, voire 200% selon les secteurs, qui pourraient dans certains cas encore s’ajouter aux taux préexistants au retour de Donald Trump à la Maison Blanche.Le milliardaire républicain, expliquant réagir à une “posture commerciale extraordinairement agressive” adoptée par la deuxième puissance mondiale, a également indiqué que des restrictions sur l’exportation de “tous les logiciels stratégiques” vers la Chine s’appliqueraient à la même date.Donald Trump avait déjà déclaré vendredi, toujours sur Truth Social, qu’il n’y avait “plus de raison” valable de rencontrer comme prévu son homologue chinois Xi Jinping dans deux semaines, en raison de l’attitude devenue “très hostile” de la Chine.Le géant asiatique est le premier producteur mondial de terres rares, ces matériaux indispensables aux industriels, et Washington l’accusait déjà d’abuser de cette position dominante. Les nouveaux contrôles annoncés jeudi par Pékin concernent l’exportation des technologies liées à l’extraction et la production de ces matériaux, selon un communiqué du ministère chinois du Commerce.”Cela a été une vraie surprise” a admis le président américain.- Wall Street dans le rouge -“Je devais rencontrer le président Xi dans deux semaines au sommet de l’APEC (Coopération économique Asie-Pacifique) en Corée du Sud mais il ne semble plus y avoir de raison” pour le faire, a encore écrit le dirigeant républicain.La Bourse de New York a été plombée par cette reprise des hostilités, qui met fin à une période de relative détente entre Pékin et Washington. Elle a clôturé franchement dans le rouge, avant même l’annonce des droits de douane supplémentaires par le président américain.Le Dow Jones a glissé de 1,90%, l’indice Nasdaq a reculé de 3,56% et l’indice élargi S&P 500 a lâché 2,71%, effaçant tous ses gains des deux dernières semaines.”Il n’est pas possible que la Chine soit autorisée à tenir le monde +en otage+ mais cela semble être leur projet depuis un moment”, a jugé Donald Trump.Les relations commerciales sino-américaines, qui ont connu des hauts et des bas en 2025, connaissaient ces dernières semaines une une accalmie précaire.Donald Trump avait eu en septembre une conversation présentée comme “très productive” avec Xi Jinping, la troisième depuis le début de l’année. Satisfait des discussions sur un autre dossier très sensible, à savoir l’avenir aux Etats-Unis de la plate-forme TikTok, il avait même évoqué un voyage en Chine l’année prochaine ainsi qu’une visite de son homologue en Amérique.Autre accrochage commercial, la Chine a annoncé vendredi qu’elle allait imposer des droits “spéciaux” aux bateaux américains dans ses ports, en représailles à des mesures similaires prises en avril par Washington.Les Etats-Unis ont de leur côté dit avoir retiré des “millions” de références de produits chinois interdits des plateformes de commerce électronique.Sous l’effet de l’offensive protectionniste déclenchée par Donald Trump depuis son retour au pouvoir le 20 janvier, les droits de douane entre les deux pays ont atteint des niveaux trois fois supérieurs à la normale des deux côtés, perturbant les chaînes d’approvisionnement.Washington et Pékin avaient toutefois conclu un accord visant à désamorcer les tensions, abaissant temporairement les droits de douane à 30% pour les produits chinois importés aux Etats-Unis et à 10% pour les biens américains importés en Chine. La trêve commerciale qui a volé en éclats vendredi devait durer jusqu’au 10 novembre.

Trump, oldest elected US president, has second medical this year

Donald Trump on Friday had his second medical checkup this year, a day after the oldest elected president in US history insisted that he was in “great shape.”The 79-year-old Trump saw physicians at Walter Reed military hospital on the outskirts of the capital Washington.He gave reporters the thumbs-up on his return to the White House when they asked how the checkup had gone, but did not comment.The White House is expected to release details of his checkup later.It comes three months after the White House announced Trump was diagnosed with a vein condition following speculation about frequent bruising on his hand and his swollen legs.The White House had said earlier this week that Friday’s checkup would be an “annual” one — despite the fact that Trump had already undergone one of those in April.Trump told reporters in the Oval Office on Thursday that he was “going to do a sort of semi-annual physical.””I’m in great shape, but I’ll let you know. But no, I have no difficulty thus far… Physically, I feel very good. Mentally, I feel very good.”Republican Trump then embarked on one of his trademark tirades comparing his health with that of former presidents, particularly his Democratic predecessor Joe Biden.Trump said that during his last checkup “I also did a cognitive exam which is always very risky, because if I didn’t do well, you’d be the first to be blaring it, and I had a perfect score.”Trump then added: “Did Obama do it? No. Did Bush do it? No. Did Biden do it? I definitely did. Biden wouldn’t have gotten the first three questions right.”- Bruised hand -But Trump has repeatedly been accused of a lack of openness about his health despite huge interest in the well-being of America’s commander-in-chief.In September, he dismissed social media rumors swirling about his health — including false posts that he had died.In July, the White House said Trump was diagnosed with a chronic but benign vein condition — chronic venous insufficiency — following speculation about his bruised hand and swollen legs.The hand issue, it said, was linked to the aspirin he takes as part of a “standard” cardiovascular health program.Trump is regularly seen at public events with heavy make-up on the back of his right hand which he uses to conceal the bruising.At his last checkup the White House said Trump was in good health, saying he had a “normal cardiac structure and function, no signs of heart failure, renal impairment or systemic illness.”

Trump announces new 100 percent China tariff, threatens to scrap Xi talks

US President Donald Trump announced an additional 100 percent tariff on China Friday and threatened to cancel a summit with Xi Jinping, reigniting his trade war with Beijing in a row over export curbs on rare earth minerals.Trump said the extra levies, plus US export controls on “any and all critical software,” would come into effect from November 1 in retaliation for what he called Beijing’s “extraordinarily aggressive” moves.”It is impossible to believe that China would have taken such an action, but they have, and the rest is History,” he said on Truth Social.Stock markets fell as the simmering trade war between the United States and China reignited, with the Nasdaq down 3.6 percent and the S&P 500 down 2.7 percent.Chinese goods currently face US tariffs of 30 percent under tariffs that Trump brought in while accusing Beijing of aiding in the fentanyl trade, and over alleged unfair practices.China’s retaliatory tariffs are currently at 10 percent.Trump had threatened the tariffs hours earlier in a lengthy surprise post on his Truth Social network that said China had sent letters to countries around the world detailing export controls on rare earth minerals.Rare earth elements are critical to manufacturing everything from smartphones and electric vehicles to military hardware and renewable energy technology. China dominates global production and processing of these materials.”There is no way that China should be allowed to hold the World ‘captive,'” Trump wrote, describing China’s stance as “very hostile”.The US president then called into question his plans to meet Chinese president Xi at the Asia-Pacific Economic Cooperation (APEC) summit later this month.It was to be the first encounter between the leaders of the world’s two largest economies since Trump returned to power in January.”I was to meet President Xi in two weeks, at APEC, in South Korea, but now there seems to be no reason to do so,” he wrote.Trump later told reporters in the Oval Office that he hadn’t canceled the meeting.”I haven’t canceled, but I don’t know that we’re going to have it. But I’m going to be there regardless, so I would assume we might have it,” he said.- ‘Lying in wait’ -The US president said he did not understand why China was choosing to act now. “Some very strange things are happening in China! They are becoming very hostile,” he said.Trump said other countries had contacted the United States expressing anger over China’s “great Trade hostility, which came out of nowhere.”He also accused Beijing of “lying in wait” despite what he characterized as six months of good relations, which has notably seen progress on bringing TikTok’s US operations under American control as required by a law passed by Congress last year.His outburst comes just weeks after he had spoken of the importance of meeting Xi at the APEC summit and said that he would travel to China next year.Washington and Beijing engaged in a tit-for-tat tariffs war earlier this year that threatened to effectively halt trade between the world’s two largest economies.Both sides eventually agreed to de-escalate tensions but the truce has been shaky.Trump said last week that he would push Xi on US soybean purchases as American farmers, a key voting demographic in his 2024 election win, grapple with fallout from his trade wars.China had said earlier Friday that it would impose “special port fees” on ships operated by and built in the United States after Washington announced charges for Chinese-linked ships in April.In a further development, the US communications watchdog said it had successfully managed to get “millions” of listings for banned Chinese items removed from commerce platforms.”The Communist Party of China is engaged in a multi-prong effort to insert insecure devices into Americans’ homes and businesses,” Brendan Carr, head of the Federal Communications Commission, said on X.

Trump announces new 100 percent China tariff, threatens to scrap Xi talks

US President Donald Trump announced an additional 100 percent tariff on China Friday and threatened to cancel a summit with Xi Jinping, reigniting his trade war with Beijing in a row over export curbs on rare earth minerals.Trump said the extra levies, plus US export controls on “any and all critical software,” would come into effect from November 1 in retaliation for what he called Beijing’s “extraordinarily aggressive” moves.”It is impossible to believe that China would have taken such an action, but they have, and the rest is History,” he said on Truth Social.Stock markets fell as the simmering trade war between the United States and China reignited, with the Nasdaq down 3.6 percent and the S&P 500 down 2.7 percent.Chinese goods currently face US tariffs of 30 percent under tariffs that Trump brought in while accusing Beijing of aiding in the fentanyl trade, and over alleged unfair practices.China’s retaliatory tariffs are currently at 10 percent.Trump had threatened the tariffs hours earlier in a lengthy surprise post on his Truth Social network that said China had sent letters to countries around the world detailing export controls on rare earth minerals.Rare earth elements are critical to manufacturing everything from smartphones and electric vehicles to military hardware and renewable energy technology. China dominates global production and processing of these materials.”There is no way that China should be allowed to hold the World ‘captive,'” Trump wrote, describing China’s stance as “very hostile”.The US president then called into question his plans to meet Chinese president Xi at the Asia-Pacific Economic Cooperation (APEC) summit later this month.It was to be the first encounter between the leaders of the world’s two largest economies since Trump returned to power in January.”I was to meet President Xi in two weeks, at APEC, in South Korea, but now there seems to be no reason to do so,” he wrote.Trump later told reporters in the Oval Office that he hadn’t canceled the meeting.”I haven’t canceled, but I don’t know that we’re going to have it. But I’m going to be there regardless, so I would assume we might have it,” he said.- ‘Lying in wait’ -The US president said he did not understand why China was choosing to act now. “Some very strange things are happening in China! They are becoming very hostile,” he said.Trump said other countries had contacted the United States expressing anger over China’s “great Trade hostility, which came out of nowhere.”He also accused Beijing of “lying in wait” despite what he characterized as six months of good relations, which has notably seen progress on bringing TikTok’s US operations under American control as required by a law passed by Congress last year.His outburst comes just weeks after he had spoken of the importance of meeting Xi at the APEC summit and said that he would travel to China next year.Washington and Beijing engaged in a tit-for-tat tariffs war earlier this year that threatened to effectively halt trade between the world’s two largest economies.Both sides eventually agreed to de-escalate tensions but the truce has been shaky.Trump said last week that he would push Xi on US soybean purchases as American farmers, a key voting demographic in his 2024 election win, grapple with fallout from his trade wars.China had said earlier Friday that it would impose “special port fees” on ships operated by and built in the United States after Washington announced charges for Chinese-linked ships in April.In a further development, the US communications watchdog said it had successfully managed to get “millions” of listings for banned Chinese items removed from commerce platforms.”The Communist Party of China is engaged in a multi-prong effort to insert insecure devices into Americans’ homes and businesses,” Brendan Carr, head of the Federal Communications Commission, said on X.

Le Nobel de la paix à l’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado

Le Nobel de la paix a été attribué vendredi à la cheffe de l’opposition vénézuélienne Maria Corina Machado, contrainte de vivre cachée dans son pays et qui a dit compter sur l’aide de Donald Trump à qui elle a dédié son prix.La lauréate de 58 ans a été réveillée en pleine nuit par l’appel du secrétaire du comité Nobel norvégien qui l’a informée, la voix étranglée d’émotion, de son prix.”Nous travaillons très dur pour y parvenir, mais je suis sûre que nous l’emporterons”, a-t-elle dit lors de cet appel filmé.”Plus que jamais nous comptons sur le président Trump” qui a déployé des bateaux de guerre dans les Caraïbes, a-t-elle ensuite écrit sur X, dédiant son Nobel au peuple vénézuélien et au président américain.A Washington, où Donald Trump ne faisait pas mystère qu’il convoitait la prestigieuse récompense, le directeur de la communication de la Maison Blanche, Steven Cheung a estimé que le comité Nobel avait fait passer “la politique avant la paix”. Mme Machado “est l’un des exemples les plus extraordinaires de courage civique en Amérique latine”, a souligné le président du comité Nobel norvégien, Jørgen Watne Frydnes.Entrée en politique au début des années 2000 en militant pour un référendum contre Hugo Chavez, Mme Machado, aujourd’hui considérée comme une ultralibérale pro-Trump, a fait de la chute du régime chaviste la cause de sa vie.Mère de trois enfants, elle a été empêchée, malgré sa popularité, de se présenter à la présidentielle de 2024, où le sortant Nicolas Maduro a été déclaré vainqueur malgré les protestations de l’opposition.L’Union européenne, les Etats-Unis et de nombreux autres pays n’ont pas reconnu la victoire de M. Maduro, au pouvoir depuis 2013. Washington estime qu’Edmundo Gonzalez Urrutia, derrière lequel Mme Machado s’est rangée, était le “président élu”.- “Système criminel” -L’ONU a estimé que ce Nobel reflétait les aspirations des Vénézuéliens à des élections “libres et équitables”.Près d’une douzaine d’heures après l’annonce, les autorités vénézuéliennes n’avaient pas réagi.A New York, Samuel Moncada l’ambassadeur vénézuélien aux Nations Unies a ironisé après une réunion du conseil de sécurité sur son pays : “Je ne connais pas la réaction de mon gouvernement, mais je vais vous dire la mienne (…) J’espérais qu’elle gagne le prix Nobel de physique, parce qu’elle a les mêmes références pour le Nobel de physique que pour le Nobel de la paix”.Magalli Meda, ancienne cheffe de campagne de Mme Machado, assure que ce Nobel est “une profonde blessure à la colonne vertébrale d’un système criminel”. Elle a justifié la dédicace à Trump : “ici, la paix s’obtiendra par la force (…) ils ne sont pas prêts à céder le pouvoir”.Selon M. Frydnes, “le Venezuela est passé d’un pays relativement démocratique et prospère à un Etat brutal et autoritaire en proie à une crise humanitaire et économique” où “près de huit millions de personnes ont quitté le pays”.Mme Machado, qui vit dans la clandestinité depuis plus d’un an, refuse de quitter son pays. “L’esprit de liberté ne peut être emprisonné”, a commenté la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Emmanuel Macron a salué son “engagement résolu” pour la démocratie.A Caracas, une retraitée, préférant garder l’anonymat, se félicitait du prix: “Je prie Dieu pour qu’il l’aide. Qu’elle arrive (au pouvoir) pour faire quelque chose pour nous, les humbles”.Technicien, Luis Torres, 65 ans, estimait au contraire que “c’est une honte après tout le mal qu’elle a fait au Venezuela” en référence aux sanctions internationales visant son pays.Dans un communiqué, Mme Machado a écrit: “A chaque Vénézuélien, ce prix est à toi”, évoquant “26 ans de violence et d’humiliation aux mains d’une tyrannie”, depuis l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chavez en 1999.”La machine de l’oppression a été brutale et systématique, caractérisée par des détentions, des tortures, des disparitions forcées et des exécutions extrajudiciaires qui constituent des crimes contre l’humanité et du terrorisme d’État”, a-t-elle ajouté. – Pas de Nobel pour Trump -Le prix échappe donc à Donald Trump. Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, il martèle qu’il “mérite” le Nobel, revendiquant un rôle dans la résolution de huit guerres, dont celle de Gaza. Une affirmation largement exagérée, selon les observateurs.Donald Trump “déteste Maduro”, a relevé l’historien Asle Sveen, spécialiste du prix Nobel, auprès de l’AFP. “Il bombarde les bateaux de pêche soupçonnés de transporter des stupéfiants. Il aura donc du mal à s’attaquer à ce prix”, a-t-il estimé.L’administration Trump a frappé en mer au moins quatre embarcations présentées comme étant celles de narcotrafiquants. M. Maduro accuse Washington d’utiliser le trafic de drogue comme prétexte “pour imposer un changement de régime” et s’emparer des réserves de pétrole du pays.Le prix sera remis le 10 décembre à Oslo et l’Institut Nobel enquête si des fuites ont précédé l’attribution, après une soudaine envolée de la cote de Mme Machado chez des bookmakers.

Morocco king calls for social reforms amid youth-led protests

Morocco’s King Mohammed VI on Friday said improving public education and healthcare was a priority, but made no reference to the youth movement that has been staging nationwide protests for sweeping social reforms.”We have set as priorities… the creation of jobs for young people, and the concrete improvement of the education and health sectors,” the monarch said in his annual address to the opening session of parliament.The royal speech had been much anticipated by the protesters, who have taken to the streets almost every night since September 27.The unrest that has rocked the usually stable north African country has been fuelled by recent reports of the deaths of eight pregnant women at a public hospital in the city of Agadir, which critics condemn as a symptom of a failing system.Demonstrators have been calling for a change in government and for Prime Minister Aziz Akhannouch to resign.Many Moroccans have also expressed frustration at public spending as Morocco pushes ahead with major infrastructure projects in preparation for the 2030 World Cup, which it will co-host with Portugal and Spain.The king pleaded that “there should be no contradiction or competition between major national projects and social programmes”.- ‘Disappointed’ -GenZ 212, the online-based collective calling the protests — whose founders remain unknown — made no immediate reaction to the speech.Raghd, a 23-year-old sound engineer who had joined several demonstrations in Rabat, said she was “disappointed” that there was no explicit reference to the protests in the royal speech.”I thought he would say something stronger,” she told AFP without giving her last name.The collective had urged its followers to refrain from protesting on Friday night “out of respect” for the king.Yet Driss El Yazami, the former head of the National Human Rights Council, said the king’s speech might actually amount to “a national mobilisation”.He said the monarch “heard the call of the youth”.In his speech, the king said Morocco was “charting a steady path toward greater social and territorial justice”.He added that efforts must also ensure “that the fruits of growth benefit everyone”.In July, he had declared that “there is no place, today or tomorrow, for a Morocco moving at two speeds”.On Thursday, GenZ 212 demanded a “crackdown on corruption” and a “radical modernisation of school textbooks”.They also called for a national plan to renovate hospitals, recruit more doctors and healthcare workers, particularly in remote areas, and raise public health insurance reimbursement rates from 50 percent to 75 percent.Official figures show a lack of education in Morocco is a key driver of the country’s poverty, which has, nevertheless, fallen from nearly 12 percent of the population in 2014 to 6.8 percent in 2024.- ‘Shortfalls’ -GenZ 212 has insisted it had no political affiliation and no formal leadership.Members on the online messaging platform Discord where it was founded discuss issues openly and put every major decision up to a vote.Sociologist Mehdi Alioua said it comes as “part of a long history of youth-led social mobilisation in Morocco”.The north African country had seen mass protests in February 2011 and in 2016 with the Hirak uprising in the Rif region.Yet GenZ 212 has brought together “young, connected urbanites, from the middle or upper classes,” as well as “young rural and small-town workers, often exploited agricultural low-wage labourers with few rights”.The government made a fresh call on Thursday for dialogue with the protesters, saying their “message has been received” and vowing to “work quickly to mobilise resources and address shortfalls”.Rallies have been largely peaceful, though some nights have seen spates of violence and acts of vandalism.Three people were killed in clashes with security forces last week, while police have made dozens of arrests.