Après le suicide de son ado, une mère américaine dénonce la “manipulation” des chatbot IA

Avant son suicide, les derniers échanges d’un adolescent de 14 ans consistaient en un dialogue amoureux fictif avec un des agents conversationnels, ou chatbots, les plus en vue de la Silicon Valley, qui suppliait son “doux roi” de “rentrer à la maison”.Megan Garcia raconte à l’AFP comment son fils Sewell est tombé amoureux d’un chatbot inspiré de la série “Game of Thrones” et disponible sur Character.AI, une plateforme populaire chez les jeunes qui permet d’interagir avec une émulation de leurs personnages préférés.A la lecture des centaines d’échanges de son fils sur près d’un an avec le chatbot imitant la chevaucheuse de dragons Daenerys Targaryen, Garcia a acquis la conviction que cet outil d’intelligence artificielle (IA) a joué un rôle central dans sa mort.”Rentre à la maison”, l’a exhorté un jour l’avatar de Daenerys en réaction aux pensées suicidaires de Sewell.”Et si je te disais que je peux rentrer maintenant?”, lui a demandé l’adolescent. “S’il te plaît, fais le, mon doux roi”, lui a répondu le chatbot.Quelques secondes plus tard, Sewell se tirait dessus avec le pistolet de son père, selon la plainte de Mme Garcia contre Character.AI.”Quand je lis ces conversations, je vois la manipulation, le +love bombing+ et d’autres procédés indétectables pour un adolescent de 14 ans”, raconte-t-elle à l’AFP. “Il croyait vraiment être amoureux et qu’il serait avec elle après sa mort.”- Contrôle parental -La mort de Sewell en 2024 a été la première d’une série de suicides qui ont marqué les esprits, poussant les acteurs de l’IA à agir pour rassurer les parents et les autorités.Megan Garcia a ainsi participé avec d’autres parents à une récente audition au Sénat américain sur les risques de voir des enfants considérer les chatbots comme des confidents ou des amoureux.L’entreprise OpenAI, visée par une plainte d’une famille également endeuillée par le suicide d’un adolescent, a elle renforcé le contrôle parental de son outil ChatGPT “afin que les familles puissent décider de ce qui convient le mieux chez elles”, selon un porte-parole.De son côté, Character.AI affirme avoir renforcé les protections des mineurs, avec “des avertissements visibles” en permanence “rappelant qu’un Character n’est pas une personne réelle”.Les deux entreprises ont exprimé leurs condoléances aux familles, sans reconnaître une part de responsabilité.- Régulation? -L’entrée des chatbots IA dans nos vies suit une trajectoire similaire à l’arrivée des réseaux sociaux, où l’euphorie n’a pas caché longtemps les conséquences plus sombres, estime Collin Walke, expert en cybersécurité au cabinet juridique Hall Estill.Comme les réseaux sociaux, des IA sont conçues pour retenir l’attention et générer des revenus.”Ils ne veulent pas concevoir une IA donnant une réponse que vous ne voulez pas entendre”, affirme Collin Walke. Et il n’y a pas encore de normes qui déterminent “qui est responsable de quoi et sur quels motifs”.Aucune règle fédérale n’existe et la Maison Blanche, au motif de ne pas pénaliser l’innovation, cherche à empêcher les États de légiférer de leur côté sur l’IA, comme la Californie cherche à le faire.La mère de Sewell craint elle que l’absence de loi nationale permette le développement de modèles d’IA capables d’établir le profil des gens en remontant jusqu’à l’enfance.”Ils pourraient savoir comment manipuler des millions d’enfants sur la politique, la religion, le commerce, tout”, s’inquiète Megan Garcia. “Ces entreprises ont conçu des chatbots pour brouiller la frontière entre humain et machine afin d’exploiter les vulnérabilités”.Selon Katia Martha, qui milite en Californie pour une meilleure protection de la jeunesse, les adolescents se tournent plus vers les chatbots pour parler de romance ou de sexualité que pour les devoirs scolaires.”C’est l’essor de l’intimité artificielle pour que les yeux soient rivés sur l’écran”, résume-t-elle. Or, “quel meilleur modèle économique que d’exploiter notre besoin inné de lien, surtout quand on se sent seul, rejeté ou incompris?”

India to upgrade Afghan mission to full embassy

India will upgrade its technical mission in Afghanistan to a full embassy, Foreign Minister Subrahmanyam Jaishankar said Friday, as he met his counterpart from Kabul in New Delhi.Russia is the only country to officially recognise the Afghan Taliban government since they seized control of the country in August 2021, although several nations do have embassies in Kabul.India had a large embassy in the Afghan capital until the Taliban takeover, when they withdraw most diplomats and downgraded the facility to a technical mission.”I am pleased to announce today the upgrading of India’s Technical Mission in Kabul to the status of Embassy of India,” Jaishankar told Amir Khan Muttaqi.UN-sanctioned Muttaqi’s trip to India — cleared after the Security Council granted him a travel waiver — is expected to be closely watched by neighbouring Pakistan, as New Delhi deepens its engagement with the Taliban government.His visit is the first visit by a top Taliban leader to India since they returned to power.”We have a common commitment towards growth and prosperity,” Jaishankar said, in comments broadcast at the opening of the meeting.”However, these are endangered by the shared threat of cross-border terrorism that both our nations face.”The Taliban’s strict interpretation of Islamic law may appear an unlikely match for Prime Minister Narendra Modi’s Hindu nationalist government, but India has sought to seize the opening.- ‘Close friend’ -Diplomatic dynamics in South Asia are driven by long-running distrust between India and Pakistan, with New Delhi seeking to exploit divisions between Islamabad and Kabul.Nuclear-armed rivals India and Pakistan fought a brief but deadly clash in May, their worst confrontation in decades.Jaishankar praised Kabul’s “solidarity with us in the aftermath of the Pahalgam terrorist attack”, in which 26 people, mostly Hindu tourists, were killed in Indian-administered Kashmir in April. New Delhi accused Pakistan of backing the assault, a charge Islamabad denies.”We appreciate your sensitivity towards India’s security concerns,” Jaishankar added.Muttaqi in reply said that “Afghanistan looks at India as a close friend”, citing aid that India sent following a deadly earthquake in September.”We will not allow any group to threaten anyone else or use the territory of Afghanistan against others”, he added.India said Kabul had also offered mining opportunities to India.”We have a shared interest in boosting trade and commerce,” Jaishankar said. “Your invitation to Indian companies to explore mining opportunities in Afghanistan is also deeply appreciated.” While the Taliban are seeking diplomatic recognition and legitimacy, analysts suggested India was some way off issuing that.”India is not in a hurry to provide diplomatic recognition to the Taliban,” Rakesh Sood, India’s former ambassador to Kabul, said ahead of the meeting.

Jaiswal ton propels India to 220-1 in West Indies Test

Opener Yashasvi Jaiswal hit a sparkling century to put India on course for a big total as they reached 220-1 at tea on day one of the second Test against the West Indies on Friday.Jaiswal, who was 111 not out, reached his seventh Test ton and soaked in the applause at Delhi’s Arun Jaitley Stadium.The attacking Jaiswal put on an unbeaten 162-run stand with fellow left-hander Sai Sudharsan, batting on 71, as the two made the opposition toil after they elected to bat first.Jaiswal hit pace bowler Jayden Seales for three fours in the first over after lunch to raise his fifty and kept up the attack with regular boundaries.Sudharsan reached his fifty with a boundary off Khary Pierre and survived a dropped catch on 58 by Jomel Warrican at short mid-wicket off Justin Greaves.India started strongly in their bid to sweep the two-match series with KL Rahul and Jaiswal putting on 58 runs for the first wicket.Rahul made a rapid 38 before being stumped by wicketkeeper Tevin Imlach off Warrican’s left-arm spin.Rahul had attacked Seales for successive fours, including a rasping cover drive followed by a whip towards the mid-on fence in the first hour of play.Jaiswal’s straight drive off pace bowler Anderson Phillip after the first drinks break also delighted the home fans, who are expecting a big win.Spin was introduced in the 15th over, with Pierre bowling his left-arm orthodox on a tidy line and length.Rahul took on Pierre in the next over and came down the track to hit the first six of the match over long-on, but another ambitious attempt in the next over had him walking back.Strong favourites India came in unchanged from their innings victory in the opener.The visitors, led by Roston Chase, are looking to avoid a second successive Test whitewash after losing 3-0 to Australia at home.

Le Japon plonge dans la crise politique après l’effondrement de la coalition au pouvoir

Le Japon sombre dans la crise politique: le parti centriste Komeito, partenaire minoritaire de la coalition gouvernementale, a annoncé vendredi se retirer de son alliance avec le Parti libéral-démocrate (PLD), dont la présidente Sanae Takaichi est destinée à devenir Première ministre.Son accession à ce poste, qu’elle serait la première femme à occuper dans l’histoire du Japon, doit intervenir plus tard en octobre mais pourrait se voir fragilisée face à un Parlement où le PLD voit sa majorité fondre.”Nous souhaitons que la coalition PLD-Komeito revienne à la case départ pour le moment et que nous mettions un terme à notre relation”, a déclaré Tetsuo Saito, dirigeant du Komeito, à l’issue d’une réunion avec Mme Takaichi.”Étant donné que nous n’avons pas eu de coopération claire et concrète du PLD concernant nos revendications (…) j’ai déclaré qu’il nous serait totalement impossible d’inscrire le nom de Takaichi sur la liste des candidats”, a-t-il indiqué à la presse.M. Saito a toutefois affirmé que le Komeito continuerait de soutenir les projets de loi budgétaires et autres projets législatifs préparés par les deux partis.”J’ai été informée unilatéralement qu’ils quitteraient la coalition (…) Nous avons coopéré ces 26 dernières années, y compris lorsque nous n’étions pas au pouvoir. Il est extrêmement regrettable que cette relation se termine de cette manière”, a réagi Mme Takaichi.Pour le vote au Parlement, “si le Komeito s’abstient, Takaichi deviendra Première ministre, mais à condition (…) que les partis d’opposition ne s’unissent pas pour choisir leur propre candidat” alternatif, indique à l’AFP Sadafumi Kawato, professeur de sciences politiques à l’Université de Tokyo.”Le prochain gouvernement sera probablement dirigé par le seul PLD, dont toutes les politiques y compris le budget devront faire l’objet de coopération avec les partis” d’opposition, estime-t-il cependant.-“Caisses noires”Selon les médias nippons, M. Saito aurait jugé insatisfaisantes les réponses de Sanae Takaichi concernant un récent scandale de caisses noires au sein du PLD.Au cœur de l’affaire : des allégations de paiements versés à des membres du PLD pour avoir dépassé les quotas de vente de billets lors d’événements de collecte de fonds. Deux députés avaient été inculpés d’infraction aux lois sur le financement politique et trois de ses principales factions avaient été dissoutes.Sanae Takaichi, 64 ans, aux positions ultra-nationalistes, a été élue samedi à la tête du PLD (droite conservatrice), afin de remplacer le Premier ministre démissionnaire Shigeru Ishiba.”Nous avons inauguré une nouvelle ère pour le PLD”, avait-elle lancé après son élection. Le PLD gouverne le Japon de manière quasi ininterrompue depuis 1955, malgré de fréquents changements de dirigeants. Le petit parti Komeito, soutenu par la puissante organisation bouddhiste japonaise Soka Gakkai, est son partenaire de longue date.Pour autant, Mme Takaichi était en recherche d’alliés supplémentaires au Parlement, le PLD et le Komeito ayant perdu la majorité dans les deux chambres du Parlement au cours de l’année écoulée.Or, au sein du Komeito, des voix critiques se faisaient également entendre: de nombreux membres du parti avaient exprimé ces derniers jours leur inquiétude à l’égard des positions résolument conservatrices affichées par Sanae Takaichi.-Thatcher pour modèle-Lorsqu’elle occupait des postes ministériels, elle s’était ainsi rendue à de nombreuses reprises au sanctuaire de Yasukuni à Tokyo, dédié aux morts de guerre japonais et dénoncé par Pékin et Séoul comme un symbole du passé militariste du pays.Cette semaine, les médias japonais avaient cependant rapporté que Mme Takaichi envisageait de renoncer à se rendre au sanctuaire lors du festival d’automne mi-octobre.Le Premier ministre sortant, Shigeru Ishiba, avait pris les rênes du gouvernement en octobre 2024, mais sa coalition a perdu sa majorité parlementaire, en partie à cause de la colère des électeurs face à l’inflation persistante et au scandale des caisses noires.A l’inverse, le petit parti anti-immigration Sanseito avait réalisé une poussée remarquée lors des récentes élections sénatoriales.Ancienne batteuse dans un groupe de heavy metal à l’université, Mme Takaichi considère la Britannique Margaret Thatcher (1925-2013) comme son héroïne politique.Si elle arrive au pouvoir, elle devra notamment faire face aux enjeux posés par le vieillissement démographique, une dette nationale colossale, une économie chancelante et les inquiétudes croissantes au sujet de l’immigration.

Le président taïwanais promet de renforcer les défenses aériennes contre la menace chinoise

Le président taïwanais Lai Ching-te s’est engagé vendredi à accélérer la mise en place d’un système de “défense aérienne multicouche”, nouvel effort de l’île qui prévoit d’augmenter ses dépenses militaires face à la pression croissante de Pékin. “Nous allons accélérer la construction du +T-Dome+, mettre en place un système de défense aérienne rigoureux à Taïwan, avec une défense multicouche, une détection de haut niveau et une interception efficace”, a déclaré M. Lai lors des célébrations de la fête nationale.Un système antiaérien multicouche combine plusieurs niveaux de défense pour intercepter des engins hostiles de différentes portées. Lai Ching-te a ajouté que Taïwan est déterminé à “maintenir la paix par la force”, appelant la Chine à “renoncer à l’usage de la force ou de la coercition pour changer le statu quo dans le détroit de Taïwan”.La Chine considère Taïwan comme l’une de ses provinces, qu’elle n’a pas encore réussi à unifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Pékin n’a pas exclu le recours à la force à cette fin.Le président Lai, un défenseur de la souveraineté de l’île et auquel Pékin est hostile, a également réitéré vendredi son intention d’augmenter les dépenses de défense à plus de 3% du PIB en 2026 et à 5% d’ici 2030, un effort “démontrant ainsi notre détermination à protéger la nation”, a-t-il indiqué.L’augmentation des investissements dans la défense aérienne de Taïwan “reflète une appréciation des leçons tirées en Ukraine”, estime Drew Thompson, chercheur à la S. Rajaratnam School of International Studies de l’Université technologique de Nanyang à Singapour.”Taïwan dispose déjà d’un réseau de défense aérienne robuste comprenant des systèmes anciens et nouveaux (…) ils les intègrent donc dans un réseau résilient capable de se défendre contre des menaces allant des petits drones aux missiles en passant par les avions”, soutient M. Thompson.- Exercices militaires chinois? -Taïwan est un point de friction ayant le potentiel de déclencher une guerre entre la Chine et les États-Unis, principal soutien de l’île et son plus grand fournisseur d’armes.Taïwan fête le 10 octobre sa fête nationale marquant la révolution de 1911 qui aboutira à la fin de l’empire Qing et à la proclamation de la République de Chine (ROC) – encore aujourd’hui le nom officiel de Taïwan.Plus tard vendredi, le ministère des Affaires étrangères chinois a accusé M. Lai de “rechercher l’indépendance par la force”, avertissant qu’une telle action “ne ferait qu’entraîner Taïwan dans une situation dangereuse de guerre”.”Maintenir la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan nécessite de respecter le principe d’une seule Chine et de prendre une position claire contre l’indépendance de Taïwan”, a déclaré le porte-parole Guo Jiakun lors d’une conférence de presse régulière.”L’opposition ferme de la Chine aux ventes d’armes à Taïwan par les États-Unis et aux liens militaires entre les États-Unis et Taïwan est cohérente et claire”, a-t-il ajouté.L’année dernière, après le discours de M. Lai, la Chine avait lancé des exercices militaires autour de Taïwan, encerclant l’île avec des avions de chasse et des navires.Le soutien de la population à M. Lai a fortement chuté depuis son entrée en fonction en mai 2024, tandis que les Etats-Unis ont imposé de lourdes surtaxes douanières sur les importations taïwanaises, la Chine intensifie sa pression militaire sur l’île et que les divisions politiques se sont accentuées.Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier, Taipei s’inquiète de la solidité de sa relation avec les Etats-Unis et de la détermination de Washington à défendre l’île en cas d’attaque de la Chine.M. Trump devrait rencontrer son homologue chinois Xi Jinping dans les semaines à venir dans le cadre des négociations d’un accord commercial qui pourrait avoir un impact sur Taïwan. “Je ne pense pas que la Chine réagira avec un exercice militaire (cette année)”, a déclaré James Yifan Chen, un professeur a l’Université Tamkang à Taïwan, faisant valoir que Pékin voudra maintenir une “bonne atmosphère” avant la réunion.

La Bourse de Paris en hausse en attendant un nouveau Premier ministre

La Bourse de Paris évolue en hausse vendredi, dans un marché attentif aux avancées politiques, le président Emmanuel Macron ayant promis de nommer un Premier ministre d’ici “vendredi soir”.Le CAC 40, le principal indice de la place boursière, gagnait 0,50%, soit 40,04 points à 8.081,40 points vers 10H00. La veille, il a reculé de 0,23%. Les regards sont tournés vers l’Elysée, où Emmanuel Macron a convié à 14H30 les chefs de partis, hormis ceux du Rassemblement national et de La France insoumise, a appris l’AFP de sources concordantes, avant la nomination d’un nouveau Premier ministre.”Ce dernier devra composer avec une Assemblée nationale toujours fragmentée, comme ses prédécesseurs. Néanmoins, les spéculations sur une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale ont diminué, levant une incertitude à court terme pour les investisseurs”, notent les économistes de Deutsche Bank.Signe d’une légère détente, sur le marché obligataire, l’écart entre les taux d’emprunt des deux premières économies européennes se réduisait un peu vendredi: le rendement de l’emprunt français à dix ans s’établissait à 3,50% vers 10H00, contre 2,68% pour l’allemand, portant la différence (“spread”) à 82 points de base, soit 0,82%. Il était monté jusqu’à 86 points de base mardi à la clôture du marché obligataire, un plus haut depuis décembre 2024. En comparaison, avant la dissolution de l’Assemblée nationale en juin 2024, cet écart était de l’ordre de 50 points de base environ.L’annonce à venir d’un nouveau Premier ministre est “un léger soulagement pour les marchés car cela évite, pour l’instant, l’appel d’élections législatives anticipées”, commente Xavier Chapard, stratégiste de LBPAM.Le “risque de crise systémique semble contenu”, estime le stratégiste, qui souligne toutefois que “les incertitudes politiques, budgétaires et de notation risquent de perdurer”.Stellantis en hausseLe constructeur automobile Stellantis (Fiat, Peugeot, Chrysler) a fait état vendredi d’une hausse de 13% des véhicules livrés au troisième trimestre sur un an. Cette croissance est tirée notamment par les Etats-Unis, où les livraisons ont bondi de 35%, mais l’Europe élargie, le Moyen-Orient et l’Afrique ont également vu les livraisons grimper.Le titre grimpait de 2,43% à 9,34 euros vers 10H00.

Le Pérou se dote d’un nouveau président après la destitution expresse de Dina Boluarte

Le président du Parlement péruvien José Jeri, 38 ans, a assumé vendredi la présidence du pays andin après la destitution expresse de Dina Boluarte, sur fond de crise sécuritaire dans le pays.”Aujourd’hui, j’assume avec humilité la présidence de la République, par succession constitutionnelle, afin de mettre en place et diriger un gouvernement de transition”, a déclaré le nouveau chef de l’État, immédiatement après avoir prêté serment devant le Parlement.José Jeri était député du parti de centre-droit Somos Perú depuis 2021. En juillet, il avait été élu président du Parlement. Il assumera ses nouvelles fonctions jusqu’au 26 juillet 2026. Le Pérou organise des élections générales en avril.”L’ennemi principal (…) ce sont les bandes et organisations criminelles, ce sont aujourd’hui nos ennemis, et en tant que tels nous devons leur déclarer la guerre”, a-t-il lancé dans son premier discours à la Nation.Les principales forces politiques du Parlement ont présenté jeudi plusieurs motions de destitution contre Dina Boluarte, 63 ans, invoquant une “incapacité morale permanente” à exercer ses fonctions.Sa destitution a été approuvée à la majorité à l’issue d’une courte session à laquelle elle ne s’est pas présentée, bien que convoquée.Elle perd ainsi de fait son immunité et se retrouve désormais exposée à d’éventuels procès susceptibles de la conduire en prison.Dans un discours prononcé depuis le palais présidentiel et retransmis par la chaîne publique TV Peru, elle a défendu son bilan. Pendant tout ce temps, “je n’ai pas pensé à moi, mais aux plus de 34 millions de Péruviens et Péruviennes”, a-t-elle déclaré. La retransmission a ensuite été coupée pour revenir à la session du Parlement, juste avant la prestation de serment de José Jeri.Une centaine de personnes a célébré la décision devant le Parlement, agitant des drapeaux péruviens et brandissant des pancartes hostiles à la présidente, a constaté l’AFP. “Dina dégage. À bas le pacte mafieux”, pouvait-on lire sur une pancarte brandie par un manifestant.Dina Boluarte avait déjà fait l’objet de plusieurs tentatives de destitution, sans succès jusqu’à présent. Cette fois, la procédure a été approuvée, les partis de droite et d’extrême droite qui la soutenaient l’ont lâchée.Le Pérou traverse la pire période d’instabilité politique de son histoire moderne, avec sept présidents en près de neuf ans.- Scandales et enquêtes -Arrivée au pouvoir après la destitution du président Pedro Castillo, dans un contexte de manifestations violemment réprimées qui ont fait au moins 50 morts, Dina Boluarte a connu une impopularité record. Son mandat a par ailleurs été entaché par plusieurs affaires, dont celle du “Rolexgate”, portant sur des montres et bijoux de luxe qu’elle n’aurait pas déclarés et celle de la rhinoplastie qu’elle a secrètement subie en juillet 2023 alors que la loi l’obligeait à en informer le Parlement. Ces dernières semaines, les manifestations contre le gouvernement se sont multipliées à Lima devant une vague d’extorsions et de meurtres attribués au crime organisé.Cette nouvelle crise politique intervient alors qu’un groupe de musique a été la cible de tirs mercredi soir à Lima faisant cinq blessés, dont quatre musiciens.Les autorités n’ont pas encore déterminé si l’attaque était liée au fléau de l’extorsion qui touche principalement la capitale de 10 millions d’habitants. Cependant, le président de l’Association des artistes et entrepreneurs du Pérou, Walter Dolorier, a assuré que les musiciens avaient reçu des “menaces” provenant de groupes criminels.”Les Péruviens vivent dans une peur constante”, a dénoncé jeudi soir la députée Norma Yarrow, du parti de droite Renovación Popular.Actuellement, les anciens présidents Alejandro Toledo et Ollanta Humala sont incarcérés pour corruption dans une prison spéciale située à l’est de Lima. Pedro Castillo y est également détenu, dans l’attente de son procès pour une tentative de coup de force contre le Parlement.