Colombia slams ‘excessive’ US military buildup, warns against Venezuela intervention

Colombia on Friday blasted the United States’ “excessive” military presence in the Caribbean as destabilizing for all Latin America, a sharp rebuke from one of Washington’s oldest regional allies.  Foreign Minister Rosa Villavicencio told AFP that the US deployment of several warships off Venezuela was “disproportionate” and the threat of military intervention was rattling the region.”Venezuela, of course, is concerned, as is the entire region, about the possibility of an intervention,” she said. “Such an excessive military presence in the region is not justified.” Colombia’s top diplomat rejected outright President Donald Trump’s claims that the naval ships, a submarine, and a squadron of F-35 fighter jets were there to tackle the drug trade. This has “nothing to do with the fight against drug trafficking,” she insisted, echoing concerns that the US may be planning to strike Venezuela and even topple President Nicolas Maduro. Trump says US forces have “knocked off” three fast boats allegedly carrying drugs and drug runners. At least 14 people described by him as “narco-terrorists” are believed to have died. Venezuela has accused the United States of waging an “undeclared war” in the Caribbean. Villavicencio said these strikes were likely illegal, and she insisted any suspects should be captured, not killed. This “does not seem to be the legal way to pursue illegal groups,” she said. – Soured ties -The minister’s comments open another front in increasingly difficult relations between Washington and Bogota.This week Washington blacklisted Colombia for what it called flawed anti-drug efforts.Over recent decades, the United States has sent billions of dollars in aid southward to help tackle cartels, guerrillas, and paramilitaries who all profit from the ultra-lucrative drug trade.The blacklisting puts future cooperation in doubt, although immediate cuts have been ruled out.The souring of US-Colombian relations has been fueled by personal and political animosity between Trump and leftist President Gustavo Petro.The two leaders have clashed bitterly on social media, trading threats of sanctions and barbs about immigration policies.Villavicencio alleged that Trump’s blacklisting “was clearly a political decision, to condemn the president (Petro)”.”We are not going to change our policies” she said.US officials say the Colombian cocaine trade has flourished under Petro, who has sought to negotiate with armed groups and avoid confrontation. 

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Qu’est-ce que le traité pour protéger la haute mer ?

Le traité de protection de la haute mer, désormais ratifié et qui entrera en vigueur en janvier, donnera des moyens d’action pour la conservation et la gestion durable de la biodiversité marine dans l’immense partie des océans qui n’appartient à personne.Le traité a été adopté par les Etats membres de l’ONU en juin 2023. Il a désormais recueilli 143 signatures et a été ratifié par 60 pays ainsi que par l’Union européenne, selon le service des traités de l’ONU. Ce qui permettra son entrée en vigueur dans 120 jours.- Haute mer et fonds marinsL’objectif principal est la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine, “dans l’immédiat et à long terme”, dans les zones ne relevant pas d’une juridiction nationale, soit près de la moitié de la planète.Le texte s’appliquera à la haute mer, c’est-à-dire la partie des océans au-delà des zones économiques exclusives (ZEE) des Etats, qui s’étendent à maximum 200 milles nautiques (370 km) des côtes. Il s’appliquera aussi aux fonds marins des eaux internationales et à leur sous-sol, appelés “la Zone”.- Océan morceléMais la future Conférence des parties (COP, organe de décision) devra composer, pour faire appliquer ses décisions, avec d’autres organisations mondiales et régionales qui ont autorité aujourd’hui sur des morceaux de l’océan.En particulier les organisations régionales de pêche et l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM) qui délivre pour l’instant des contrats d’exploration minière et négocie un “code minier”.La question de la compétence de la future COP sur les fonds marins est encore compliquée par la récente décision unilatérale de Donald Trump d’accélérer la délivrance par Washington de permis d’extraction minière sous-marine dans les eaux internationales. Les Etats-Unis ne sont pas membres de l’AIFM.- Aires marines protégéesOutil emblématique du futur traité: les aires marines protégées, qui aujourd’hui existent principalement dans les eaux territoriales.Sur la base de la science, la COP, sur proposition d’un ou plusieurs Etats, pourra créer ces sanctuaires dans des zones à caractère unique, particulièrement fragiles ou importantes pour des espèces en danger.Comme dans d’autres COP, notamment celles sur le climat, les décisions seront prises en général par consensus. Mais la décision pourra être prise à la majorité des trois quarts en cas de blocage.Le traité ne détaille pas comment assurer concrètement la mise en œuvre de mesures de protection dans ces vastes étendues éloignées des terres, une tâche qui reviendra à la COP.Chaque Etat est responsable des activités sur lesquelles il a de toute façon juridiction même en haute mer, par exemple sur un navire battant pavillon de son pays.- Ressources génétiques marinesChaque Etat, maritime ou non, et toute entité sous sa juridiction, pourra organiser en haute mer des collectes de végétaux, animaux ou microbes, dont le matériel génétique pourra ensuite être utilisé, y compris commercialement, par exemple par des entreprises pharmaceutiques qui espèrent découvrir des molécules miraculeuses.Pour que les pays en développement ne soient pas privés de leur part d’un gâteau qui n’appartient à personne, le traité pose le principe d’un partage “juste et équitable des avantages” liés aux ressources génétiques marines.Le texte prévoit un partage des ressources scientifiques (échantillons, données génétiques sur une “plateforme en libre accès”, transferts de technologies…) ainsi que des éventuels revenus.- Etudes d’impactAvant d’autoriser une activité en haute mer menée sous leur contrôle, les pays devront étudier ses conséquences potentielles sur le milieu marin, si les impacts envisagés sont “plus que mineurs et transitoires”, et publier régulièrement une évaluation des impacts ensuite. Ce sera à l’Etat concerné de décider si une activité est autorisée, alors que les ONG espéraient que la COP soit maître de cette décision.Hormis l’exclusion des activités militaires, le traité ne liste pas les activités concernées, qui pourraient inclure pêche, transport, exploitation minière sous-marine voire techniques de géoingénierie marine pour atténuer le réchauffement.

Enterrement programmé du service national universel (SNU)

“Mise en extinction”: l’exécutif semble en voie d’enterrer le service national universel (SNU), un projet cher à Emmanuel Macron qui a connu beaucoup de vicissitudes et pourrait être remplacé par un service militaire “volontaire”.Au détour d’un communiqué publié vendredi, le Premier ministre Sébastien Lecornu, resté ministre démissionnaire des Armées, a annoncé la suppression de plusieurs structures, dont la délégation générale en charge du SNU le 1er janvier prochain, du fait de la “mise en extinction” du dispositif et de la “création prochaine du service militaire volontaire”.Sauf que la suppression du SNU en soi, un dispositif promis par le candidat Emmanuel Macron en 2017, n’a jamais été officiellement annoncée.Le président de la République avait annoncé en mars “une grande refonte” du SNU et dit en juillet qu’il voulait “donner à la jeunesse un nouveau cadre pour servir, selon d’autres modalités, au sein de nos armées”, promettant des annonces “à l’automne”. Un service militaire volontaire était alors envisagé, sans être acté. La France a suspendu la conscription en 1997.Destiné aux jeunes âgés de 15 à 17 ans, le SNU comporte une “mission d’intérêt général” et un “séjour de cohésion” comprenant des activités sportives, culturelles et intellectuelles, avec des journées qui débutent par la “levée des couleurs” (drapeau et hymne national) et le port de l’uniforme. – “Parcours d’engagement” -Depuis mars 2024, ce dispositif d’engagement citoyen est aussi intégré au temps scolaire, avec un stage de douze jours pour les élèves en classe de seconde, volontaires.La promesse initiale du candidat d’En Marche était d’instaurer un “service national” obligatoire d’une durée d’un mois pour les jeunes âgés de 18 à 21 ans, encadré par les armées et la gendarmerie nationale.Le SNU va désormais être transformé en “parcours d’engagement” piloté par la Direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative (DJEPVA), qui dépend du ministère des Sports, a précisé à l’AFP Matignon, sans plus de détails. Lancé en 2019, avec des crédits depuis rabotés, le SNU n’a jamais trouvé son rythme de croisière.”On a tous fait le constat que c’était extrêmement cher et à la fin on ne sait pas tellement à quoi ça a servi. Et ça ne répond pas aux besoins du ministère des Armées en termes opérationnels”, résume une ministre.La piste de sa généralisation pour la rentrée 2026, lancée par le Premier ministre Gabriel Attal (9 janvier – 5 septembre 2024) et qui s’était heurtée à de vives résistances, a été abandonnée. L’objectif était d’attirer 66.000 volontaires en 2025 (après 80.000 en 2024), mais seuls 35.700 jeunes s’étaient inscrits à l’automne 2024. Et les crédits alloués par le gouvernement étaient passés à l’époque de 130 à 80 millions d’euros. Depuis, la dissolution, l’absence de majorité à l’Assemblée nationale et les coups de rabots budgétaires semblent avoir sonné le glas de cette “ambition” promise par le chef de l’État.- “Coût significatif” – La Cour des comptes avait dressé en outre, il y a un an, un bilan sévère du SNU, critiquant des objectifs “incertains”, un coût “largement sous-estimé”, et des “difficultés de déploiement”.Dans un document annexe au rapport de la juridiction, le ministère des Armées lui-même admettait “la nécessité de clarifier” les objectifs du SNU “et de créer les conditions d’un pilotage” qui soit “adapté à l’ambition gouvernementale retenue”.Mercredi, la commission des Affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale a examiné un rapport de deux députés de l’opposition (Idir Boumertit pour LFI et Maxime Michelet pour l’UDR) sur les “conditions d’accueil et d’encadrement” des séjours de cohésion du SNU, qui préconise la “suppression” du dispositif. “Cinq années après une mise en place pour le moins chaotique, où la communication ministérielle a primé sur le fond, force est de constater que le SNU (…) demeure un dispositif expérimental, en évolution constante, dont la généralisation reste un leurre”, estiment les rapporteurs, qui pointent des objectifs “pas (…) atteints” et un “coût financier significatif”.

Malawi broadcasters halt vote dashboard in results vacuumFri, 19 Sep 2025 19:00:43 GMT

Top Malawi broadcasters halted Friday live dashboards of results from this week’s general elections, prompting a leading media rights group to condemn pressure on journalists. Observers said President Lazarus Chakwera faced losing office after Tuesday’s vote in the economically battered southern African country, but the election authority was yet to release any official figures three days …

Malawi broadcasters halt vote dashboard in results vacuumFri, 19 Sep 2025 19:00:43 GMT Read More »

Venezuela accuses US of waging ‘undeclared war’

Venezuela on Friday accused the United States of waging an “undeclared war” in the Caribbean, where Washington has deployed warships and blown up alleged drug boats in recent weeks.”It is an undeclared war, and you can already see how people, whether or not they are drug traffickers, have been executed in the Caribbean Sea. Executed without the right to a defense,” Defense Minister Vladimir Padrino Lopez said as he reported on Venezuelan military exercises in response to the US “military threat.”Venezuelan President Nicolas Maduro, who the United States accuses of running a drug cartel, announced late Thursday that troops will provide residents of low-income neighborhoods with weapons training.Maduro, for whom Washington has issued a $50 million bounty on drug trafficking charges, accuses the Donald Trump administration of planning an invasion in pursuit of regime change.The troops will “teach all those men and women who enlisted (in Venezuela’s civilian militia) how to handle weapons systems,” the leftist strongman said on state television.The biggest US naval deployment in the Caribbean in decades and US strikes on at least two Venezuelan boats allegedly transporting drugs, have stoked fears the United States is planning attacks on Venezuelan territory.The United States also sent F-35 fighter jets to Puerto Rico to support its Caribbean flotilla composed of seven ships and a nuclear-powered submarine.On Wednesday, Venezuela launched three days of military exercises on its Caribbean island of La Orchila in response to the perceived threat.La Orchila is close to the area where the United States intercepted and held a Venezuelan fishing vessel for eight hours over the weekend.- ‘Imperial plan’ -President Trump says US forces have “knocked off” three boats but Washington has only provided details and video footage of two of the strikes that killed 14 people described as “narco-terrorists” by the US leader.Washington says its operations are part of its war on drug trafficking and dismisses questions over the legality of the strikes in international waters.Trump has also sought to increase pressure on Maduro, whom the United States and much of the international community does not recognize as Venezuela’s rightful president after two disputed re-elections.Maduro accused the United States of hatching “an imperial plan for regime change and to impose a US puppet government… to come and steal our oil.”He has repeatedly vowed Caracas will exercise its “legitimate right to defend itself” against US aggression.

Gaza, Palestinian future to dominate UN gathering

More than 140 world leaders will descend on New York next week for the annual United Nations General Assembly summit, which will be dominated this year by the future of the Palestinians and Gaza.One world leader who will miss the gathering is Mahmud Abbas, the Palestinian president who Washington denied a visa to attend, along with his officials.The humanitarian catastrophe ravaging the small Palestinian territory will top the agenda, two years after the beginning of the Israeli offensive in the Gaza Strip that was triggered by the unprecedented Hamas attack on October 7, 2023.In a break with convention, the General Assembly voted Friday to allow Abbas to address the event by video link while he is represented in the chamber by the Palestinian ambassador.Saudi Arabia and France will co-chair meetings from Monday on the Israeli and Palestinian two-state solution, which aims to see both sides existing alongside one another in peace.This meeting is expected to see the formal recognition of a Palestinian state by several countries after the overwhelming adoption last week by the General Assembly of a text supporting a future Palestinian state — albeit without Hamas.The French presidency said Friday that 10 countries would formally recognize Palestinian statehood at the meeting — Andorra, Australia, Belgium, Canada, Luxembourg, Portugal, Malta, Britain and San Marino alongside France.International Crisis Group analyst Richard Gowan called it a “symbolic” gesture that could have real significance “if the countries that recognize Palestine follow up with further steps to try and put pressure on Israel to end its campaign in Gaza.”Gowan warned of Israeli reprisals and a risk of “escalation” by Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu, who will address the General Assembly and is strongly opposed to a Palestinian state.The United States, Israel’s main ally, has also opposed recognition and had earlier warned it would deny visas to the Palestinian delegation.All eyes will be on President Donald Trump who has initiated massive cuts to US foreign aid since his return to the White House, hammering UN agencies as humanitarian needs grow. The United Nations, engulfed by deep financial crisis and raging wars, quietly celebrated its 80th anniversary this year while fending off criticism of its efficacy.- ‘Existential threat’ – “The multilateral system… is under an existential threat,” said Federico Borello, Interim Executive Director at Human Rights Watch.”Norms are being weakened when powerful states, that include permanent members of the Security Council, either commit or are complicit in serious violations of international humanitarian law, as is happening in Gaza, in Ukraine and elsewhere.”UN Secretary-General Antonio Guterres has called for progress on Gaza, Ukraine, Sudan and climate change.”People are demanding answers and action, actions that match the gravity of the challenges our world faces, actions that meet the expectations of all those on the outside looking in,” Guterres said.Syria’s President Ahmed al-Sharaa will be a prominent new addition to the gathering, which also includes Ukrainian President Volodymyr Zelensky, Brazil’s Luiz Inacio Lula da Silva and Iranian President Masoud Pezeshkian.Close attention will be paid to Sharaa nearly a year after his forces overthrew Bashar al-Assad, as he now confronts the challenges of rebuilding after years of civil war.Iran’s nuclear program will also be in focus as sanctions against Tehran lifted 10 years ago are set to be reinstated.Guterres and Brazil’s Lula will organize a climate summit on Wednesday where some states may announce new goals to reduce greenhouse gas emissions, just weeks ahead of COP30 in Brazil.