Fresh anti-government protests hit MadagascarThu, 02 Oct 2025 19:35:45 GMT

Thousands of protesters marched again in several cities across Madagascar on Thursday while the movement in the capital Antananarivo took a “strategic” break after a week of demonstrations.The Indian Ocean island was awaiting the nomination of a new prime minister after President Andry Rajoelina dismissed his entire government on Monday in a bid to placate …

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Ligue Europa: Lille se réveille et se paie la Roma

Réveillé par le parfum de la Ligue Europa, Lille qui restait sur deux défaites en championnat, a surpris l’AS Rome (1-0) jeudi malgré un penalty en fin de match retiré à deux reprises, soit trois tentatives romaines toutes stoppées par le gardien lillois.Un an jour pour jour après sa retentissante victoire face au Real Madrid en Ligue des champions (1-0), le Losc, séduisant, a épinglé un autre grand d’Europe à son tableau de la chasse.La Roma n’a certes pas le palmarès de l’ogre madrilène, mais les Giallorossi peuvent être considérés comme une petite terreur de la C3, dont ils ont atteint le dernier carré en 2021 et 2024, et perdu la finale en 2023.Le succès lillois sur un but dès la 6e minute de Hakon Haraldsson, est d’autant plus éclatant que les hommes de Bruno Genesio ont rallié le Stadio olimpico en plein doute après leur déroute à Lens (3-0) dans le derby du Nord et leur défaite à domicile contre l’OL (1-0), avant de recevoir le PSG dimanche.Tout le contraire de la Roma qui abordait, elle, cette rencontre en favorite après avoir remporté quatre de ses cinq premiers matches de Serie A, synonyme de 3e place en championnat.Vainqueur à Nice (2-1) la semaine dernière en ouverture de sa campagne européenne, la “Louve” est tombée sur un Losc sans complexes à l’image de son maître à jouer Ayyoub Bouaddi.L’international Espoirs, 18 ans depuis ce jeudi, en a fait voir de toutes les couleurs aux hommes de Gian Piero Gasperini, inhabituellement empruntés et dominés physiquement.- Penalty retiré deux fois -Le phénomène lillois n’a toutefois pas eu son mot à dire sur l’action décisive de cette rencontre qui a mené au seul but dès la 6e minute.De retour de blessure, Thomas Meunier a récupéré un ballon près de la surface romaine et trouvé Felix Correia qui a lancé d’une déviation vers le but Hakon Haraldsson.L’Islandais, critiqué après ses dernières sorties, a trompé Mile Svilar à bout portant et éteint le Stadio olympico.Olivier Giroud, doyen depuis la semaine dernière des buteurs français dans les compétitions européennes, a bien failli doubler la mise mais a perdu son duel avec Mile Svilar (54e)Lille a tremblé à la 35e minute quand Aïssa Mandi a sauvé son équipe en stoppant sur la ligne de but un tir de l’ancien Lensois Neil El Aynaoui.Et surtout à la 84e minute sur un pénalty consécutif à une main de Mandi dans sa surface pour un final fou.La première tentative d’Artem Dovbyk a été stoppée par Berke Özer, mais l’arbitre a ordonné que le penalty soit retiré après l’entrée illicite dans la surface d’un Lillois.Özer a également stoppé la seconde tentative de Dovbyk, mais la Roma a bénéficié d’une troisième chance, car le gardien turc avait quitté sa ligne avant le tir de l’attaquant romain.Qu’à cela ne tienne, Özer, de retour de blessure, a stoppé la troisième tentative romaine, cette fois de Matias Soulé, et préservé la victoire des siens, pour la plus grande incrédulité des 60.000 tifosi romains.”Gagner face à un adversaire qui n’avait pas encaissé beaucoup de buts et qui fait partie des favoris de l’Europa League, c’est de bon augure pour la suite”, s’est réjoui Bruno Genesio.”Ça montre à mon groupe qu’on est capable de concurrencer ce type d’équipes”, a insisté le coach lillois.

Postes-clés à l’Assemblée: le soutien réciproque entre RN et macronistes laisse la gauche sur le carreau

Avec l’appui du Rassemblement national, la coalition gouvernementale a réussi jeudi, Finances exceptées, à prendre la tête de toutes les commissions de l’Assemblée, en ravissant deux à la gauche, grande perdante de la bataille des postes-clés qui s’est jouée sur deux jours au Palais Bourbon.La gauche a immédiatement accusé le socle commun d’avoir passé un accord avec le Rassemblement national pour obtenir ce résultat. Mercredi, le parti de Marine Le Pen avait fait son grand retour au sein du Bureau de l’Assemblée, sa plus haute instance exécutive, avec le soutien des macronistes et de la droite.”Les macronistes poursuivent leur compromission: aucun candidat RN ne s’est présenté aux présidences de commissions pour respecter le deal avec le bloc central”, a accusé le porte-parole du PS Arthur Delaporte.”C’est un contre-sens absolu”, a réagi sur France 2 la présidente macroniste de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet. “On veut la juste représentation des partis” aux postes-clés en fonction du nombre de leurs députés, “cela n’a rien à voir avec le front républicain”, a-t-elle martelé.”Il n’y a pas eu de deal avec le RN (…) Il ne revient qu’à Marine Le Pen d’expliquer le choix qui a été fait par son groupe politique”, a assuré de son côté Ludovic Mendes (Renaissance).Les commissions permanentes, où sont étudiés les textes de lois avant d’arriver dans l’hémicycle, réunissent plusieurs dizaines de députés, et leur présidence est donc stratégique.Le groupe de Marine Le Pen avait décidé cette année de ne présenter de candidat dans aucune, et de voter pour ceux du socle commun, ne laissant aucune chance à la gauche.Le RN considère que l’esprit du règlement veut que les présidences de commissions (hors finances), aillent à des soutiens du gouvernement en place. Il réclamait également des vice-présidences dans les commissions, qu’il a obtenues, avec des voix du socle.Les élections ont donc été réglées en un temps record.La présidence de la commission des Affaires culturelles est revenue au LR Alexandre Portier, en lieu et place de la socialiste Fatiha Keloua Hachi, qui avait notamment pris la tête de la commission d’enquête sur l’affaire Bétharram.La présidence de la commission des Affaires économiques, qui était occupée depuis un an par Aurélie Trouvé (La France insoumise), a elle été ravie par le macroniste et ancien ministre de l’Agriculture Stéphane Travert.”Une bonne chose de faite”, a commenté le patron des députés LR Laurent Wauquiez.- “Non-censure” -Hormis la commission des Finances, qui revient toujours à un groupe d’opposition, et qui restera présidée par l’insoumis Eric Coquerel, toutes les autres commissions sont restées aux mains du bloc central.Florent Boudié (Renaissance, Lois), Frédéric Valletoux (Horizons, Affaires sociales), Bruno Fuchs (MoDem, Affaires étrangères), Sandrine Le Feur (Renaissance, Développement durable), Jean-Michel Jacques (Renaissance, Défense) ont conservé leurs présidences.Et le poste de rapporteur général du budget, interface entre le gouvernement et les députés, est revenu au LR Philippe Juvin, qui a évincé Charles de Courson, membre du groupe centriste Liot. Un poste stratégique alors que les négociations sur le budget 2026 s’annoncent extrêmement difficiles pour le Premier ministre Sébastien Lecornu, dont le gouvernement devrait être annoncé d’ici la fin de la semaine.”Je serai, en tant que président de la commission des Finances, quelque part le premier opposant de ce budget face aux ministres qui prendront place”, a estimé M. Coquerel. Son collègue Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, a lui avancé que la stratégie macroniste était aussi destinée à obtenir la clémence du RN pour le futur gouvernement: “À l’Assemblée nationale, un accord a été noué entre la macronie et l’extrême droite pour s’échanger des postes et acheter la non-censure du RN”, a-t-il écrit sur X.- Majorité de gauche perdue au Bureau -Plus tôt dans la matinée, la gauche avait déjà perdu sa majorité au Bureau de l’Assemblée, qui décide notamment des sanctions les plus sévères contre les députés, ou de la recevabilité de certains textes. Le Rassemblement national y a lui fait son retour, obtenant deux vice-présidences et deux secrétaires, grâce à un accord avec le socle commun. Par leurs voix conjuguées, les deux blocs ont imposé aux autres groupes une répartition des 22 postes du Bureau proportionnelle au poids des différents groupes.Une répartition pour laquelle la présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, plaidait depuis des mois. Si le nouveau Bureau de l’Assemblée compte douze femmes et dix hommes, sept commissions permanentes sur huit sont désormais présidées par des hommes.parl-la/sl/sde/mpm/alv

Gaza: la Fifa “ne peut résoudre les problèmes géopolitiques”, dit Infantino

La Fifa a appelé jeudi à la “paix” à Gaza, mais elle “ne peut résoudre les problèmes géopolitiques” selon son président Gianni Infantino, qui s’est abstenu de répondre aux appels croissants à suspendre la Fédération israélienne.Evoquant “la situation en cours à Gaza” en ouverture de la réunion à huis clos du Conseil de l’instance, le dirigeant italo-suisse a estimé que “le pouvoir du football” était de “réunir les gens dans un monde divisé” en offrant “un message de paix et d’unité”, selon un communiqué de l’organisation.”La Fifa ne peut pas résoudre les problèmes géopolitiques, mais elle peut et doit promouvoir le football à travers le monde en exploitant ses valeurs unificatrices, éducatives, culturelles et humanitaires”, a insisté le dirigeant.Gianni Infantino a ensuite reçu à Zurich, au siège de la Fifa, le patron de la fédération palestinienne de football (PFA) Jibril Rajoub, revenu la veille d’une entrevue avec la présidente du Comité international olympique (CIO) à Lausanne.”Je félicite le président Rajoub et la PFA pour leur résilience en cette période”, a écrit le patron du foot mondial sur son compte instagram, avec deux photos de la rencontre, alors que la PFA a encore réclamé ces dernières semaines des sanctions contre Israël.Le communiqué de la Fifa et le message de Gianni Infantino ne mentionnent ni Israël ni sa fédération, bien que les appels se multiplient à exclure la sélection des compétitions internationales en pleine campagne qualificative pour le Mondial-2026.- Enquêtes au point mort -Trois experts indépendants de l’ONU ont demandé la semaine dernière à la Fifa comme à l’UEFA (l’instance européenne, ndlr) de suspendre Israël, faisant valoir le “génocide” à Gaza et estimant que “les instances sportives ne doivent pas fermer les yeux sur les graves violations des droits humains”.Vendredi dernier, la patronne de la fédération norvégienne Lise Klaveness -dont la sélection masculine accueillera Israël en éliminatoires du Mondial le 11 octobre- a expliqué oeuvrer “pour qu’Israël soit sanctionné”. “Personnellement, je pense que si la Russie est exclue, Israël devrait aussi être exclu”, a-t-elle indiqué dans un podcast norvégien. Quelques jours après l’invasion de l’Ukraine en février 2022, l’UEFA et la Fifa avaient de concert exclu la sélection et les clubs russes des compétitions internationales, une sanction qui est toujours en vigueur.Mercredi, Amnesty International a réclamé à son tour la suspension de la fédération israélienne, évoquant à la fois la “dévastation” à Gaza et l’expansion des colonies illégales en Cisjordanie occupée, où “au moins six clubs” disputent le championnat israélien alors qu’ils se trouvent sur le territoire palestinien, en violation des statuts de la Fifa.La procédure intentée par la PFA sur ce fondement a été confiée par le Conseil de la Fifa à une de ses commissions il y a un an, sans nouvelle depuis. Une autre requête palestinienne, liée aux discriminations raciales dans les clubs israéliens, patiente également devant une commission distincte.

Depardieu demande la condamnation du “Complément d’Enquête” qui l’a “tué” professionnellement

L’avocat de Gérard Depardieu a accusé jeudi devant la justice l’émission Complément d’Enquête d’avoir provoqué la chute de l’acteur avec le montage d’une “déloyauté absolue” d’un reportage dans lequel l’acteur tenait des propos graveleux et sexistes, un montage “honnête” et fidèle aux faits, selon les journalistes.Au cœur des débats tenus en l’absence de Gérard Depardieu devant le tribunal correctionnel: une séquence de moins d’une minute sur les 54 que dure l’enquête “La chute de l’ogre”, filmée dans un haras en 2018 en Corée du Nord lors d’un voyage à l’occasion des 70 ans du régime.Sur ces images de la société Hikari diffusées le 7 décembre 2023 sur France 2, l’acteur tient des propos de nature sexuelle au moment où une fillette à cheval passe à l’écran. Or, affirme la défense de l’acteur et de l’écrivain Yann Moix qui participait à ce voyage, ces propos auraient concerné une femme adulte, que l’on ne voit pas à l’écran.  Les journalistes “ont truqué, tronqué, afin d’obtenir un effet sensationnel”, ils ont été d’une “déloyauté absolue” en se livrant à un montage destiné à faire faussement croire que le comédien sexualisait une enfant, accuse son avocat Jérémie Assous. – “En roue libre”-Ce Complément d’Enquête a eu “un effet atomique sur Gérard Depardieu” en suscitant “une polémique nationale qui a tué” l’acteur professionnellement, poursuit l’avocat. “C’est Gérard Depardieu qui s’est tué lui-même en se laissant filmer” tel qu’il “est décrit” par les femmes qui le mettent en cause dans le sujet, riposte le présentateur Tristan Waleckx, qui évoque des images montrant un homme “en roue libre”. “Ces images racontent le comportement de Gérard Depardieu avec les femmes”, plaide le producteur Anthony Dufour, défendant la décision de les diffuser. Faire des montages, “ça s’appelle la télévision” et en l’espèce celui-ci est “honnête”, insiste Tristan Waleckx: “La réalité”, dit le journaliste, c’est que sur l’ensemble des images du voyage nord-coréen, Gérard Depardieu “sexualise plusieurs fillettes”, pas uniquement dans le haras. De manière générale, “plus d’une femme sur deux croisées” par l’acteur sur ces images en Corée du Nord “étaient l’objet de propos graveleux”.”J’ai fait un montage absolument fidèle”, “tous les éléments que j’avais me permettaient d’être absolument certain de ce que j’avançais”, renchérit le réalisateur Damien Fleurette.  À Me Assous, qui décèle une volonté de dissimulation derrière le refus de France Télévisions et d’Hikari de remettre l’intégralité de leurs rushs à la justice, Tristan Waleckx oppose le secret des sources et la nécessité de protéger les Nord-Coréens apparaissant à l’image. Autre angle d’attaque de Me Assous, ces propos auraient été prononcés dans le cadre d’un projet de fiction dont Yann Moix, également absent, était “le réalisateur” quand Gérard Depardieu en était “l’acteur principal”, jouant son propre personnage. Une thèse “pas du tout invraisemblable”, a plaidé son confrère Étienne Bodéré, citant John Malkovich et Michel Houellebecq qui ont joué leur propre rôle au cinéma, respectivement pour “Dans la peau de John Malkovich” et “L’Enlèvement de Michel Houellebecq”. – Macron “mieux informé que d’autres” -Ce “Complément d’enquête” avait suscité un vif émoi. Outre la séquence contestée, on y entend l’acteur tenir de nombreux propos dégradants pour les femmes lors de ce voyage nord-coréen. La comédienne Charlotte Arnould l’y accuse aussi de l’avoir violée en 2018, et d’autres femmes racontent des agressions sexuelles.Emmanuel Macron avait volé au secours de celui qui était alors considéré comme un monstre sacré du cinéma français, se décrivant en “grand admirateur”. Il avait laissé entendre que les images avaient pu être truquées. Un soutien dont se prévaut Me Assous: “Il est quand même mieux informé que d’autres, le président de la République…”Le comédien a depuis été condamné au printemps à 18 mois d’emprisonnement avec sursis pour des agressions sexuelles lors d’un tournage – il a fait appel – et a été renvoyé devant la cour criminelle de Paris pour les viols dénoncés par Charlotte Arnould. L’acteur conteste ces accusations depuis sa mise en examen en 2020 et a fait appel de l’ordonnance de renvoi.Le tribunal s’est aussi penché sur les allégations d’abus de confiance et de travail dissimulé, liées au fait que les journalistes auraient indûment et gratuitement utilisé le labeur de Gérard Depardieu et Yann Moix. Hikari a répliqué en attaquant les deux hommes pour dénonciation calomnieuse, fausse attestation et tentative d’escroquerie au jugement. 

Kenya president vows more ‘professionalism’ in anti-doping agencyThu, 02 Oct 2025 17:14:06 GMT

Kenya’s President William Ruto on Thursday said he wanted greater “professionalism” in the country’s anti-doping agency (ADAK) as it faced a deadline from world authorities to clean up its systems. The World Anti-Doping Agency (WADA) said last month that the Kenyan branch was not meeting its standards and gave it until October 3 to address concerns. Ruto …

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Les syndicats s’agacent d'”un saupoudrage” de mesures mais peinent à mobiliser

Une mobilisation qui s’essouffle, avant une semaine cruciale: la nouvelle journée de grèves et manifestations à l’appel de l’intersyndicale a rassemblé jeudi beaucoup moins de monde que la précédente, après des annonces budgétaires du Premier ministre qualifiées de “saupoudrage” par les syndicats et à quelques jours de son discours de politique générale. La CGT a annoncé avoir décompté “près de 600.000 manifestants partout en France”, alors qu’elle en avait recensé un million le 18 septembre. Le ministère de l’Intérieur a, lui, compté 195.000 personnes dans les cortèges, là où il en avait vu plus de 500.000 le 18. A Paris, les chiffres de la préfecture de police dégringolent de 55.000 à 24.000, avec quatre interpellations dans l’agglomération parisienne.”C’est la première rentrée sociale où il y a ce niveau de mobilisation”, “une unité syndicale totale et une détermination très forte des travailleuses et des travailleurs”, a assuré la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet, en tête du cortège parisien.Mais pour François Hommeril, président de la CFE-CGC, “on voit bien qu’on est arrivé au bout d’une séquence”. “Il ne faut pas non plus épuiser les gens. Je pense qu’on a été assez exemplaires, honnêtement. On voit bien, aujourd’hui, la mobilisation n’a pas le niveau d’il y a deux semaines”, a-t-il constaté.  Le nombre de manifestants est partout en baisse. A Montpellier, de 10.000 le 18 à 4.000, selon une source policière ; à Strasbourg, 5.000 à 1.500 selon la préfecture. Éducation, transports, universités… Partout, le mouvement a été moins suivi pour cette deuxième journée initiée par l’intersyndicale.Le taux de grévistes était de 6,95% chez les enseignants des écoles maternelles et élémentaires et de 6,13% dans les collèges et lycées, contre 17,06% le 18, selon le ministère. Sept lycées ont été complètement bloqués, selon la même source. La circulation des TGV et de la quasi-totalité du réseau RATP est restée “normale”, selon le ministère des Transports, avec “quelques perturbations” dans les “TER, RER et Transilien et Intercités”.- Un gouvernement “arc-bouté” -“On se mobilise à répétition et pour l’instant rien ne se passe, le gouvernement reste arc-bouté sur ses choix: faire payer le monde du travail, les retraités, les jeunes, les malades. Sans toucher aux ultra-riches”, se désole à Nantes, Muriel Kerdreux, assistante sociale de 60 ans.Pour Arnaud Bordier, postier de 49 ans dans la région rennaise et militant Sud PTT, les dates de la mobilisation sont “trop échelonnées”. “Il ne faut pas s’arrêter qu’une fois tous les 15 jours. Je ne connais pas d’autre moyen pour obtenir satisfaction que ceux qui fassent tourner la société s’arrêtent”.”Je perds 90 euros par jour de grève donc à 1.500 euros par mois, je ne peux pas suivre le mouvement financièrement”, regrette à Bayonne Christelle Salagoïty, factrice de 52 ans. Ce jeudi sera sa dernière manifestation. – “Anti-économique” -A Paris, les dirigeants de l’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU et Solidaires) ont épinglé les dernières annonces de Matignon.L’entourage de Sébastien Lecornu a fait savoir jeudi à l’AFP qu’il étudiait plusieurs pistes de baisses de prélèvements en faveur des salariés, comme une baisse de l’impôt sur le revenu pour les couples payés chacun “légèrement” au-dessus du Smic ou “une défiscalisation et un allègement des charges sociales” sur les heures supplémentaires.”C’est anti-économique: on détruit les emplois en défiscalisant les heures supplémentaires. C’est dans tous les bouquins! Je ne sais pas, ces gens-là, d’où ils tirent leur culture économique”, s’est agacé François Hommeril (CFE-CGC). La veille, le Premier ministre  avait assuré aux leaders syndicaux qu’il reprendrait, pour le projet de budget de la Sécurité sociale, “notamment (la mesure) relative à l’amélioration de la retraite des femmes”. “Hors sujet”, avaient répondu les syndicats qui réclament toujours la suspension de la réforme des retraites, voire son abrogation.”Faire du saupoudrage de mesures pour essayer de démobiliser, ça ne marche pas”, a ironisé Frédéric Souillot (FO).”Je ne pense pas que ce soit une bonne chose d’égrener un certain nombre de mesures”, a abondé Marylise Léon (CFDT). “On est à quelque jours de la déclaration de politique générale, je ne doute pas qu’on aura des réponses”.Dans un communiqué jeudi soir, la CGT affirme que l’intersyndicale se réunira “au lendemain” de ce discours “pour analyser les annonces du Premier ministre, et prendre les décisions nécessaires pour la suite”.

Dossiers MaPrimeRénov’ reportés à 2026, risque d’embolie du système et de découragement

Malgré la réouverture du guichet MaPrimeRénov’ mardi, des milliers voire des dizaines de milliers de dossiers de demande d’aide à la rénovation énergétique vont être reportés sur le budget de 2026, au risque d’une embolie du dispositif.Après trois mois de pause, les ménages peuvent à nouveau déposer leurs demandes de subvention pour des projets cumulant plusieurs types de travaux de rénovation énergétique de leur logement. Du moins, ils le pourront quand le bug de la plateforme sera résolu. Mais leurs dossiers ne seront instruits et financés qu’en 2026, car pour cette année l’enveloppe globale de 3,6 milliards d’euros pour MaPrimeRénov’ devrait assurément être consommée par les dossiers déjà déposés avant juin. Au 12 septembre 2025, 71.828 rénovations d’ampleur ont été engagées, selon le ministère chargé du Logement, pour une enveloppe calibrée pour 62.000 rénovations (hors travaux isolés dits “gestes” et rénovation de copropriétés).La ministre du logement Valérie Létard avait prévenu, dès juillet, s’attendre à terminer 2025 avec l’équivalent d’une demi-année de dossiers MaPrimeRénov’ en trop, soit potentiellement 30.000 dossiers qui grignoteront l’enveloppe budgétaire 2026, encore indéterminée.S’ajoutent les 13.000 dossiers que les ménages peuvent déposer depuis le 30 septembre et jusqu’à la fin d’année, mais qui ne seront pas financés avant 2026. Chez les professionnels, on craint que “l’entièreté du budget 2026 soit dépensée avec les dossiers de 2025”, comme le rapporte Camille Thomas, présidente de l’association Rénomar qui réunit des “Accompagnateurs Rénov'”, des conseillers obligatoires pour établir un dossier de demande de subvention. Effy, conseil en rénovation énergétique pour les particuliers, demande de la transparence au gouvernement “sur le niveau de pré-consommation du futur budget 2026 de MaPrimeRénov’ par les dossiers déposés en 2025”.Ce manque de visibilité déstabilise “ménages et professionnels, qui n’ont pas de vision claire de ce que sera la politique de rénovation énergétique dans plusieurs mois”, estime Maxime Ledez, chercheur en économie du climat de l’institut I4CE.- Plus “aucun intérêt” -“Le principal risque est de décourager les ménages”, ajoute Maxime Ledez, tandis que “la filière qui a recruté et a formé du personnel” pour suivre la croissance de la rénovation énergétique reste dans le flou.Remettre au pot pour financer tous les projets de rénovation auraient pu éviter toutes ces incertitudes, mais “le contexte politique actuel rend impossible un projet de loi de finances rectificatif”, balaye une source gouvernementale rappelant “le principe de réalité qui s’impose face au succès de cette politique dont on doit aussi se féliciter”.Camille Thomas voit les octrois de subventions arriver au “compte-gouttes” et des dossiers déposés en mai ou juin toujours en attente.Hugues Sartre, cofondateur de l’entreprise de rénovation globale Homyos, relate le cas d’une de ses clientes: “propriétaire bailleur dans le 17e arrondissement de Paris, elle a un logement G”, au diagnostic de performance énergétique (DPE), ce qui l’oblige à faire des travaux si elle veut louer son appartement.Après estimation, elle pourrait toucher 6.000 euros d’aides, mais vu le délai d’instruction, “elle a conclu qu’elle n’a aucun intérêt à faire la demande car ça va prendre trop de temps” et lui faire perdre encore plus de revenus locatifs, raconte-t-il.Quant aux objectifs climatiques de 700.000 rénovations de logements par an en 2030, “on en est à des années-lumière”, alerte Bernard Coloos, membre du groupe logement du centre de réflexion Terra Nova.Les reports d’une année sur l’autre sont réguliers pour certaines politiques, dont le fonds chaleur (soutien à la production renouvelable de chaleur dans les collectivités locales et les entreprises) et le leasing social, qui étaient cependant soumis à un quota dès le début. MaPrimeRénov’ était censée être ouverte à tous, mais le “guichet ouvert” n’est plus d’actualité. L’Etat fixera chaque année un quota.”On ne peut pas nier la période budgétairement difficile, mais ça ne peut pas être la question budgétaire qui dicte une politique publique”, estime Bernard Coloos. Le gouvernement “cherche volontairement à freiner le dispositif qu’il a lancé” et ce “pour des raisons budgétaires”, estime Manuel Domergue, directeur des études de la Fondation pour le logement des défavorisés.L’habitat représentait 23% de l’empreinte carbone des Français en 2023.