Ligue 1: Igor Paixao, première samba à l’OM
Arrivé blessé à Marseille, le Brésilien Igor Paixao, recrue la plus chère de l’histoire de l’OM, a repris progressivement la compétition et le rythme, avant de montrer enfin de quoi il était capable mardi avec un spectaculaire doublé face à l’Ajax Amsterdam.Un appel en diagonale tranchant, une conduite de balle parfaite sur laquelle son adversaire direct ne lui a pas repris un centimètre, puis une conclusion dans le petit filet avant quelques pas de samba grand sourire aux lèvres face au Virage Sud: ça y est, la fusée Paixao est lancée. Car quelques minutes après ce premier but sous le maillot de l’OM, c’est encore l’ancien joueur du Feyenoord Rotterdam qui a définitivement assommé l’Ajax en ajoutant celui du 2-0 d’une belle frappe sèche. Et pour agrémenter l’ensemble, le Brésilien a aussi offert une passe décisive à Pierre-Emerick Aubameyang sur le but du 4-0.Après deux mois d’absence totale et plusieurs semaines pour se remettre physiquement d’aplomb, Paixao semble donc bien désormais revenu à 100%, ou à peu près, et le message est forcément arrivé jusqu’à Metz, qui reçoit l’OM samedi.”On l’a pris blessé, on le savait”, a expliqué mardi Medhi Benatia, le directeur du football de l’OM. “Mais c’est un petit toujours souriant, très travailleur. Ils voulaient fortement Marseille, lui et sa famille. Alors un doublé comme ça, en Ligue des champions, pour s’adapter, pour la confiance, c’est magnifique”, a ajouté le dirigeant marseillais.- Débuts timides -“Les critiques à Marseille, c’est comme le soleil. Il y en a presque tous les jours”, réagissait de son côté l’entraîneur Roberto De Zerbi, même si le “cas” Paixao a en fait provoqué plus d’interrogations que de réelles critiques.”Paixao a été blessé deux mois. Il était en progrès. On a essayé d’augmenter le nombre de minutes petit à petit. Et ce soir il a marqué. Mais déjà à Strasbourg, on voyait qu’il y avait quelque chose. En tous cas je suis content parce que les attaquants ont besoin du but pour la confiance, pour travailler mieux”, ajoutait le technicien italien.Avant son match quasi-parfait de mardi face à l’Ajax, le petit (1,68m) ailier brésilien de 25 ans avait en fait vécu des débuts timides à l’OM, conséquence logique de sa reprise tardive. Ses premières entrées en jeu face à Lorient et sur la pelouse du Real Madrid avaient ainsi été délicates, avant deux titularisations sans éclat contre le Paris SG et Strasbourg.Vendredi, à la veille d’un déplacement à Metz qu’il a présenté comme le dernier “gros effort à faire “avant la trêve internationale, De Zerbi est revenu sur le parcours de remise en forme de Paixao.- “Dans les prix” -“Parfois sur certains joueurs, il faut investir en amont pour améliorer leur condition physique et leur confiance. Tu peux parler au joueur, l’embrasser, mais quand tu le mets sur le terrain, c’est toujours la meilleure solution”, a-t-il dit.”En ce moment, je le mets toujours et quand je sens qu’il fatigue ou qu’il y a un risque, je le change. Mais Paixao est en train de redevenir le joueur qu’on connaissait tous”, a ajouté l’entraîneur marseillais.Ce joueur “qu’on connaissait tous”, c’est celui qui sortait d’une formidable dernière saison avec Feyenoord (18 buts et 14 passes décisives), poussant l’OM à investir 35 millions sur son transfert.”Quand je regarde le marché des ailiers qui ont bougé cet été, il est dans les prix. C’est un joueur qui a prouvé en Ligue des champions et qui était meilleur joueur de son championnat la saison dernière”, a assuré mardi Medhi Benatia.Mais c’est peut-être John Heitinga, l’entraîneur de l’Ajax, qui a le mieux résumé les espoirs des supporters de l’OM: “Avec un joueur comme ça, Marseille va vivre encore de belles soirées.”
Budget: Lombard croit à des “compromis possibles” avec la gauche
Le ministre démissionnaire de l’Economie Eric Lombard assure samedi qu’existent “des pistes de compromis possibles avec plusieurs forces de gauche” sur le budget, à commencer par le Parti socialiste, à l’heure où Sébastien Lecornu cherche un accord au-delà de la coalition gouvernementale.”Le chemin est difficile, mais il existe”, fait valoir le pensionnaire de Bercy dans un message sur X.”Les propositions des formations politiques ont montré des pistes de compromis possibles avec plusieurs forces de gauche, à commencer par le Parti socialiste”, plaide-t-il encore.Reçus une nouvelle fois vendredi matin à Matignon, les dirigeants du PS ont pourtant estimé que la “copie” du Premier ministre sur le budget restait “très insuffisante et à bien des égards alarmante”.Réunis en bureau national vendredi soir, les cadres du PS ont dit attendre “un nouveau bougé du Premier ministre d’ici mardi” et sa déclaration de politique générale, “sur le fond”, “qui montre que c’est vers nous qu’il se tourne, et pas vers le RN”, a indiqué un participant à l’AFP. Un autre a abondé: “on est resté sur notre faim, on laisse décanter le week-end et on se revoit lundi” pour un nouveau bureau national.Mais pour M. Lombard, qui a voulu faire de sa capacité à dialoguer avec les socialistes une marque de fabrique, M. Lecornu et le PS pourraient travailler ensemble autour de “thèmes bien identifiés”. A savoir, “la juste mise à contribution du patrimoine des plus fortunés afin d’assurer un effort partagé, en préservant l’outil productif et notre capacité à innover et investir ; l’amélioration de la réforme des retraites sur la base des avancées portées par les partenaires sociaux ; le soutien au pouvoir d’achat de nos concitoyens qui travaillent”.Le ministre de l’Economie, dont le maintien au sein du prochain gouvernement en cours de composition est incertain, a également salué le choix fait par le Premier ministre de renoncer à l’utilisation du 49.3, qui permet l’adoption d’une loi sans vote, donnant ainsi satisfaction à une revendication de la gauche. Cela “redonne pleinement la main aux parlementaires pour construire le budget de notre pays”, assure M. Lombard. “Ces discussions ne pourront avoir lieu qu’avec les partis qui cherchent, sincèrement, la stabilité de la France”, fait-il encore valoir, visant en filigrane le Rassemblement national et La France insoumise qui réclament une nouvelle dissolution, voire une démission du président Macron.


