Loi Duplomb “dangereuse”: scientifiques et associations de patients interpellent le Conseil constitutionnel
“La loi Duplomb ne passe pas” auprès des Français, des scientifiques et de “nombreux agriculteurs” car elle est “dangereuse pour la santé de nos concitoyens”, affirme mardi une tribune de sociétés savantes et d’associations de patients, appelant le Conseil constitutionnel à rejeter le texte.Alors que la pétition contre cette loi, qui permet la réintroduction sous conditions d’un pesticide interdit en France depuis 2018, a dépassé lundi la barre des deux millions de signatures, cette tribune publiée par Le Monde appelle les Sages à “répondre à l’exigence démocratique exprimée fortement par les citoyens français”.”Le Conseil constitutionnel doit constater l’incompatibilité de la loi Duplomb avec le principe de précaution inscrit dans la Charte de l’environnement” et ainsi “protéger les générations futures d’un texte qui compromet, sans l’ombre d’un doute raisonnable, la santé des jeunes, des enfants et de ceux à naître”, affirment les signataires.Parmi eux: Fleur Breteau, fondatrice du collectif Cancer Colère, Magali Leo, coordinatrice d’Action Patients, Agnès Linglart, présidente de la Société française de pédiatrie, Maxime Molina, président du directoire de la Fondation pour la recherche médicale, Olivier Coutard, président du conseil scientifique du CNRS ou Gérard Socié, président du conseil scientifique de l’Institut national du cancer.”Nos règles constitutionnelles peuvent et doivent être interprétées à la lumière des données de la science”, argumentent-ils.Or la loi a été élaborée “en ignorant ce que les professionnels de la santé et les scientifiques connaissent des effets de ces produits sur la santé humaine”, pointe la tribune, rappelant qu’en 2021, “l’Inserm a analysé plus de 5.000 articles scientifiques et retenu une présomption forte de lien entre l’exposition aux pesticides et la survenue de certains cancers, de troubles neurodégénératifs, pulmonaires, endocriniens”.”Parmi les 53 personnalités auditionnées” au Sénat, on ne trouve “aucun médecin, toxicologue, épidémiologiste”, “représentant de l’Inserm, du CNRS, du ministère de la Santé ou du Travail” alors que “les pesticides sont des facteurs reconnus de maladies professionnelles”, ni “de la Caisse nationale d’assurance-maladie ou de la Mutualité sociale agricole”, égrène la tribune.”La loi Duplomb est une loi qui ne passe pas” (…) “pour les Françaises et les Français victimes des maladies induites par les pesticides, “les scientifiques, qui, constatant les effets dévastateurs des pesticides sur le vivant, ont alerté les parlementaires des conséquences prévisibles de cette loi”, et “de nombreux agriculteurs (…) premières victimes des pesticides”, dit-elle.
Loi Duplomb “dangereuse”: scientifiques et associations de patients interpellent le Conseil constitutionnel
“La loi Duplomb ne passe pas” auprès des Français, des scientifiques et de “nombreux agriculteurs” car elle est “dangereuse pour la santé de nos concitoyens”, affirme mardi une tribune de sociétés savantes et d’associations de patients, appelant le Conseil constitutionnel à rejeter le texte.Alors que la pétition contre cette loi, qui permet la réintroduction sous conditions d’un pesticide interdit en France depuis 2018, a dépassé lundi la barre des deux millions de signatures, cette tribune publiée par Le Monde appelle les Sages à “répondre à l’exigence démocratique exprimée fortement par les citoyens français”.”Le Conseil constitutionnel doit constater l’incompatibilité de la loi Duplomb avec le principe de précaution inscrit dans la Charte de l’environnement” et ainsi “protéger les générations futures d’un texte qui compromet, sans l’ombre d’un doute raisonnable, la santé des jeunes, des enfants et de ceux à naître”, affirment les signataires.Parmi eux: Fleur Breteau, fondatrice du collectif Cancer Colère, Magali Leo, coordinatrice d’Action Patients, Agnès Linglart, présidente de la Société française de pédiatrie, Maxime Molina, président du directoire de la Fondation pour la recherche médicale, Olivier Coutard, président du conseil scientifique du CNRS ou Gérard Socié, président du conseil scientifique de l’Institut national du cancer.”Nos règles constitutionnelles peuvent et doivent être interprétées à la lumière des données de la science”, argumentent-ils.Or la loi a été élaborée “en ignorant ce que les professionnels de la santé et les scientifiques connaissent des effets de ces produits sur la santé humaine”, pointe la tribune, rappelant qu’en 2021, “l’Inserm a analysé plus de 5.000 articles scientifiques et retenu une présomption forte de lien entre l’exposition aux pesticides et la survenue de certains cancers, de troubles neurodégénératifs, pulmonaires, endocriniens”.”Parmi les 53 personnalités auditionnées” au Sénat, on ne trouve “aucun médecin, toxicologue, épidémiologiste”, “représentant de l’Inserm, du CNRS, du ministère de la Santé ou du Travail” alors que “les pesticides sont des facteurs reconnus de maladies professionnelles”, ni “de la Caisse nationale d’assurance-maladie ou de la Mutualité sociale agricole”, égrène la tribune.”La loi Duplomb est une loi qui ne passe pas” (…) “pour les Françaises et les Français victimes des maladies induites par les pesticides, “les scientifiques, qui, constatant les effets dévastateurs des pesticides sur le vivant, ont alerté les parlementaires des conséquences prévisibles de cette loi”, et “de nombreux agriculteurs (…) premières victimes des pesticides”, dit-elle.
Loi Duplomb “dangereuse”: scientifiques et associations de patients interpellent le Conseil constitutionnel
“La loi Duplomb ne passe pas” auprès des Français, des scientifiques et de “nombreux agriculteurs” car elle est “dangereuse pour la santé de nos concitoyens”, affirme mardi une tribune de sociétés savantes et d’associations de patients, appelant le Conseil constitutionnel à rejeter le texte.Alors que la pétition contre cette loi, qui permet la réintroduction sous conditions d’un pesticide interdit en France depuis 2018, a dépassé lundi la barre des deux millions de signatures, cette tribune publiée par Le Monde appelle les Sages à “répondre à l’exigence démocratique exprimée fortement par les citoyens français”.”Le Conseil constitutionnel doit constater l’incompatibilité de la loi Duplomb avec le principe de précaution inscrit dans la Charte de l’environnement” et ainsi “protéger les générations futures d’un texte qui compromet, sans l’ombre d’un doute raisonnable, la santé des jeunes, des enfants et de ceux à naître”, affirment les signataires.Parmi eux: Fleur Breteau, fondatrice du collectif Cancer Colère, Magali Leo, coordinatrice d’Action Patients, Agnès Linglart, présidente de la Société française de pédiatrie, Maxime Molina, président du directoire de la Fondation pour la recherche médicale, Olivier Coutard, président du conseil scientifique du CNRS ou Gérard Socié, président du conseil scientifique de l’Institut national du cancer.”Nos règles constitutionnelles peuvent et doivent être interprétées à la lumière des données de la science”, argumentent-ils.Or la loi a été élaborée “en ignorant ce que les professionnels de la santé et les scientifiques connaissent des effets de ces produits sur la santé humaine”, pointe la tribune, rappelant qu’en 2021, “l’Inserm a analysé plus de 5.000 articles scientifiques et retenu une présomption forte de lien entre l’exposition aux pesticides et la survenue de certains cancers, de troubles neurodégénératifs, pulmonaires, endocriniens”.”Parmi les 53 personnalités auditionnées” au Sénat, on ne trouve “aucun médecin, toxicologue, épidémiologiste”, “représentant de l’Inserm, du CNRS, du ministère de la Santé ou du Travail” alors que “les pesticides sont des facteurs reconnus de maladies professionnelles”, ni “de la Caisse nationale d’assurance-maladie ou de la Mutualité sociale agricole”, égrène la tribune.”La loi Duplomb est une loi qui ne passe pas” (…) “pour les Françaises et les Français victimes des maladies induites par les pesticides, “les scientifiques, qui, constatant les effets dévastateurs des pesticides sur le vivant, ont alerté les parlementaires des conséquences prévisibles de cette loi”, et “de nombreux agriculteurs (…) premières victimes des pesticides”, dit-elle.
Présidentielle ivoirienne: Alassane Ouattara candidat à un quatrième mandat et grand favori
Le président ivoirien Alassane Ouattara, 83 ans, a annoncé mardi sa candidature à la présidentielle d’octobre, pour briguer un quatrième mandat, et fait figure de grand favori en l’absence des principaux leaders d’opposition. Quatre hommes politiques, dont l’ancien président et opposant Laurent Gbagbo, ont été exclus de l’élection par des décisions de justice, ce qu’ils contestent. Ces décisions judiciaires ont alimenté des tensions ces derniers mois, l’opposition estimant que le pouvoir choisit ses adversaires, tandis que les autorités nient toute intervention politique. En outre, l’opposition répète depuis plusieurs semaines, et encore mardi, qu’un quatrième mandat d’Alassane Ouattara serait “inconstitutionnel”.Les périodes électorales sont toujours tendues dans le pays francophone le plus riche d’Afrique subsaharienne, encore traumatisé par des violences meurtrières en 2010-2011. Même s’il est redevenu cette dernière décennie un pôle de stabilité dans une région secouée par les coups d’Etat militaires.La Côte d’Ivoire doit en outre composer avec des voisins dirigés par des juntes qui lui sont hostiles – en particulier le Burkina Faso – et dont les territoires sont infestés de jihadistes. Une menace qu’elle réussit pour l’heure à endiguer.”Après mûre réflexion et en toute conscience, je vous annonce aujourd’hui que j’ai décidé d’être candidat à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025″, a annoncé le président Ouattara, dans une déclaration diffusée sur les réseaux sociaux.”Ce nouveau mandat sera celui de la transmission générationnelle avec l’équipe que je mettrai en place. Nous pourrons consolider les acquis et nous continuerons à améliorer le quotidien de nos compatriotes, notamment les plus vulnérables”, a-t-il poursuivi.”Je suis candidat parce que la Constitution de notre pays m’autorise à faire un autre mandat et ma santé le permet”, a ajouté M. Ouattara mardi.Son troisième mandat avait déjà été contesté. Lors de la dernière présidentielle, en 2020, Alassane Ouattara avait décidé de se présenter suite à la mort de son dauphin, Amadou Gon Coulibaly, et grâce à une nouvelle Constitution adoptée en 2016 qui remettait le compteur des mandats présidentiels à zéro.Au moins 85 personnes avaient été tuées dans des violences en marge de ce scrutin, qui avait abouti à la réélection du chef de l’État avec plus de 94% des voix.- Mandat “inconstitutionnel” -“L’annonce faite aujourd’hui par M. Ouattara constitue une violation de notre Constitution et une nouvelle attaque contre la démocratie”, a déclaré mardi Tidjane Thiam, président du principal parti d’opposition, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et candidat inéligible, dans un communiqué.”C’est un mandat inconstitutionnel”, a abondé lors d’un point de presse Damana Pickass, cadre du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) de Laurent Gbagbo, ajoutant que M. Gbagbo, lui aussi inéligible, se prononcerait “très prochainement”.”Une candidature aussi illégale que la troisième”, a réagi sur X Pascal Affi N’Guessan, candidat éligible de l’opposition et président du Front populaire ivoirien (FPI).M. Ouattara a été élu à la tête de la Côte d’Ivoire en 2010, succédant à Laurent Gbagbo (2000-2011) à l’issue d’une présidentielle émaillée de violences qui ont fait plus de 3.000 morts et qui ont abouti à l’arrestation du président sortant.Cette année, quatre figures de l’opposition sont écartées du scrutin. L’ex-président Laurent Gbagbo (2000-2011), son ancien bras droit Charles Blé Goudé et l’ancien Premier ministre en exil Guillaume Soro sont radiés de la liste électorale pour des condamnations en justice.Tidjane Thiam, leader du principal parti d’opposition, a lui aussi été écarté par la justice pour des problèmes de nationalité.Il est absent de la Côte d’Ivoire depuis plus de quatre mois, et le porte-parole de son parti, Soumaïla Bredoumy, dit avoir quitté Abidjan de peur d’être arrêté. Six responsables de jeunesse du parti ont été arrêtés ces dernières semaines et sont détenus en attente d’un procès, certains pour “troubles à l’ordre public”.Par ailleurs, une marche des partis de MM. Gbagbo et Thiam prévue samedi a été annulée par la préfecture, notamment pour manque d’effectif de police.La Coalition pour l’alternance pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI), qui réunit une vingtaine de partis d’opposition dont celui de Thiam, compte deux figures politiques, candidates déclarées et éligibles: l’ex-Première dame Simone Ehivet Gbagbo et l’ancien Premier ministre Pascal Affi N’Guessan.
P&G estimates $1 bn tariff hit, plans some US price hikes
Procter & Gamble executives projected a $1 billion hit from US tariffs over the next year on Tuesday as the consumer products giant said it would institute limited price hikes in the United States.The maker of Tide laundry detergent and Pampers diapers reported an uptick in quarterly profits following slightly higher sales, even as executives described more reticent consumer behavior compared with earlier in 2025.”The market growth in the US and Europe is slowing versus what we saw at the beginning of the year,” said Chief Financial Officer Andre Schulten, describing shoppers as “more selective” and driven by value.P&G reported profits of $3.6 billion in the quarter ending June 30, up 15 percent from the year-ago level. Revenues rose two percent to $20.9 billion.Schulten, in a conference call with analysts, said about $200 million of the estimated US tariff hit is due to products imported from China, with another $200 million from Canada. The remaining $600 million come from the rest of the world.P&G executives acknowledged that these figures could be lowered if US President Donald Trump strikes deals that lead to decreased levies from those built into estimates.But P&G executives said they don’t have enough details about the just-announced deal between the United States and Europe to update the forecast. They also pointed to the uncertainty of whether Trump administration investigations into the trading practics of other countries will result in additional tariffs.P&G plans mid-single-digit price hikes on about one-quarter of its US products, translating into about two to 2.5 percent inflation across its portfolio, Schulten said.Schulten said the move is consistent with P&G’s long-term strategy, which includes raising prices on premium items that offer better performance, such as premium detergents or electric toothbrushes.”We believe the price adjustments are adequate,” Schulten said. “They are moderate and they are combined with innovation to improve the overall value for the consumer.”P&G announced on Monday night that Jon Moeller would step down as CEO and be replaced by Chief Operating Officer Shailesh Jejurikar on January 1, 2026. Jejurikar joined the company in 1989 and was promoted to the leadership team in 2014.Moeller will transition to become P&G’s executive chairman.P&G shares were flat around midday.
New York shooting: facts about CTE
New York officials say the gunman who stormed a Manhattan skyscraper and killed four people believed he was suffering from Chronic Traumatic Encephalopathy (CTE), a neuro-degenerative disease that has affected hundreds of American football players.The man may have been targeting the National Football League (NFL) headquarters located inside the building.Here is key background about the brain condition and its link to contact sports:- What is CTE? -CTE, which cannot be tested for in living individuals, is a degenerative brain disease caused by repetitive head trauma.It has been linked to an array of behavioral symptoms including aggression, impulsivity, depression, anxiety, paranoia and suicidal tendencies, as well as progressive cognitive symptoms such as memory loss.Awareness of the condition rose through the groundbreaking work of Dr Bennet Omalu, a Nigerian-American forensic pathologist, who discovered CTE in the brain of former Pittsburgh Steelers center Mike Webster in 2002.Webster died at 50 after years of erratic behavior and physical decline.Omalu’s research was initially dismissed and discredited by the NFL, but the league eventually acknowledged a link between concussions sustained in football and CTE in 2009.The 2015 film “Concussion,” starring Will Smith as Omalu, brought wider popular awareness to the issue.A year later, the NFL announced a $1 billion legal settlement aimed at providing financial assistance to players suffering from dementia and other neurological conditions linked to concussions.- Violent deaths -CTE has been cited in a number of violent deaths involving former NFL players.In 2011, former Chicago Bears safety Dave Duerson, 50, died from a self-inflicted gunshot wound to the chest. Before taking his life, Duerson sent a text message to family members requesting that his brain be sent for analysis at the Boston University School of Medicine, which has led research into CTE.Tests by researchers at the university later confirmed Duerson had been suffering CTE linked to concussions sustained during his career.There have been numerous similar incidents. In 2021, former NFL player Phillip Adams, 32, shot dead six people before killing himself. A post-mortem examination of Adams’s brain found that he had been suffering from CTE, citing “unusually severe” damage to his brain.A coroner said Adams, who began playing gridiron in school, had complained of “excruciating pain” as well as memory issues and difficulty sleeping.Former New England Patriots tight end Aaron Hernandez was also found to have CTE after committing suicide in prison, where he was serving a life sentence for murder.Several other players have also been found to have had CTE after taking their own lives.New York Mayor Eric Adams said the 27-year-old Manhattan shooter carried a note referencing CTE and appeared to have blamed the NFL for his condition.The gunman never played in the NFL but was reportedly a star player at high-school-level.- Estimated impact -Because no test exists for CTE in living people, studies have been limited to examining the brains of players after their deaths.A 2023 study by the Boston University CTE Center said that of 376 brains of former NFL players, 345 of them were found to have CTE.While that sample is potentially skewed — the center is often asked to analyze brains from family members of players who have shown symptoms of CTE — the findings suggest a high incidence of the condition among NFL athletes.A 2024 survey of nearly 2,000 former NFL players, conducted by a team of researchers from the Football Players Health Study at Harvard University, showed that one-third believed they had CTE, citing health issues such as cognitive problems, depression, headaches, and chronic pain.
Cambodge-Thaïlande: une trêve fragile met fin aux affrontements
Les combats ont cessé à la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande, mais les deux camps ont continué mardi de s’accuser de violations du cessez-le-feu, entré en vigueur après plusieurs jours d’affrontements sanglants.L’armée thaïlandaise a accusé ses adversaires d’avoir violé la trêve à de multiples endroits, dans des assauts qui ont pris fin au petit matin, ce que Phnom Penh a démenti. Depuis, aucun heurt n’a été signalé et des responsables militaires des deux côtés se sont rencontrés. “Il y a eu une escarmouche, mais tout s’est résolu quand les commandants se sont rencontrés”, a affirmé mardi à la presse le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim, qui a facilité l’accord de paix.Les rancoeurs entre la Thaïlande et le Cambodge liées à leur différend territorial, hérité du temps de l’Indochine française, sont tenaces. Et le récent épisode de violences a atteint une intensité rarement vue ces dernières décennies.Les affrontements, étalés sur plusieurs fronts parfois séparés par des centaines de kilomètres, ont fait au moins 43 morts, et provoqué le déplacement d’environ 330.000 civils, selon des données actualisées mardi.Le Premier ministre thaïlandais par intérim Phumtham Wechayachai et son homologue cambodgien Hun Manet se sont mis d’accord sur une trêve, à la suite d’une médiation malaisienne, encouragée par les Etats-Unis et la Chine.L’armée thaïlandaise a indiqué avoir capturé 18 soldats cambodgiens à la suite d’attaques sur son territoire. Le Cambodge de son côté dément toute attaque après l’accord de cessez-le-feu.- Médiation malaisienne -Les affrontements ont officiellement fait 30 morts côté thaïlandais, dont 15 soldats, et 13 morts, dont cinq militaires, côté cambodgien. Plus de 188.000 Thaïlandais ont évacué les zones à risques, selon Bangkok, et plus de 140.000 Cambodgiens ont fait de même, d’après Phnom Penh.La situation des personnes déplacées reste compliquée. “La situation est toujours fragile”, a confirmé Maratee Nalita Andamo, porte-parole du ministère thaïlandais des Affaires étrangères.Lat Laem, agriculteur, a été l’un des premiers évacués à revenir chez lui, dans le village de Kouk Khpos, à une dizaine de kilomètres de la frontière thaïlandaise.”Je suis heureux d’être de retour à la maison”, a-t-il déclaré à l’AFP, après un voyage de deux heures sur un tracteur, à travers des villages fermés et des rues désertes. Il travaillait dans sa rizière lorsque les premières explosions ont éclaté, annonçant le début des combats menés avec artillerie, roquettes, avions de chasse et troupes au sol.Les relations entre la Thaïlande et le Cambodge, unis par d’importants liens économiques et culturels, sont au plus bas depuis des décennies. Avant que les affrontements éclatent, des mesures prises par les deux gouvernements ont réduit drastiquement la circulation des marchandises et des personnes, sur fond de flambée du discours nationaliste.”Félicitations à tous!”, a écrit le président américain Donald Trump sur son réseau Truth Social après l’annonce de la trêve, indiquant avoir parlé aux dirigeants des deux pays. “J’ai envoyé l’instruction de reprendre les négociations sur le volet commercial”, a-t-il ajouté.Le dirigeant républicain avait demandé samedi aux deux royaumes de s’entendre, sous peine de geler les discussions portant sur les droits de douane prohibitifs qui doivent frapper ces deux économies dépendantes des exportations le 1er août. Les deux pays, ciblés par une surtaxe de 36%, ont dit espérer par le passé vouloir sceller un “accord” avec Washington.”Nous attendons toujours que les Etats-Unis décident ou pas d’accepter notre proposition”, a déclaré mardi le ministre thaïlandais des Finances, Pichai Chunhavajira, en charge de conduire les discussions.L’Union européenne, les Nations unies et la France ont aussi salué lundi l’annonce du cessez-le-feu.
Cambodge-Thaïlande: une trêve fragile met fin aux affrontements
Les combats ont cessé à la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande, mais les deux camps ont continué mardi de s’accuser de violations du cessez-le-feu, entré en vigueur après plusieurs jours d’affrontements sanglants.L’armée thaïlandaise a accusé ses adversaires d’avoir violé la trêve à de multiples endroits, dans des assauts qui ont pris fin au petit matin, ce que Phnom Penh a démenti. Depuis, aucun heurt n’a été signalé et des responsables militaires des deux côtés se sont rencontrés. “Il y a eu une escarmouche, mais tout s’est résolu quand les commandants se sont rencontrés”, a affirmé mardi à la presse le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim, qui a facilité l’accord de paix.Les rancoeurs entre la Thaïlande et le Cambodge liées à leur différend territorial, hérité du temps de l’Indochine française, sont tenaces. Et le récent épisode de violences a atteint une intensité rarement vue ces dernières décennies.Les affrontements, étalés sur plusieurs fronts parfois séparés par des centaines de kilomètres, ont fait au moins 43 morts, et provoqué le déplacement d’environ 330.000 civils, selon des données actualisées mardi.Le Premier ministre thaïlandais par intérim Phumtham Wechayachai et son homologue cambodgien Hun Manet se sont mis d’accord sur une trêve, à la suite d’une médiation malaisienne, encouragée par les Etats-Unis et la Chine.L’armée thaïlandaise a indiqué avoir capturé 18 soldats cambodgiens à la suite d’attaques sur son territoire. Le Cambodge de son côté dément toute attaque après l’accord de cessez-le-feu.- Médiation malaisienne -Les affrontements ont officiellement fait 30 morts côté thaïlandais, dont 15 soldats, et 13 morts, dont cinq militaires, côté cambodgien. Plus de 188.000 Thaïlandais ont évacué les zones à risques, selon Bangkok, et plus de 140.000 Cambodgiens ont fait de même, d’après Phnom Penh.La situation des personnes déplacées reste compliquée. “La situation est toujours fragile”, a confirmé Maratee Nalita Andamo, porte-parole du ministère thaïlandais des Affaires étrangères.Lat Laem, agriculteur, a été l’un des premiers évacués à revenir chez lui, dans le village de Kouk Khpos, à une dizaine de kilomètres de la frontière thaïlandaise.”Je suis heureux d’être de retour à la maison”, a-t-il déclaré à l’AFP, après un voyage de deux heures sur un tracteur, à travers des villages fermés et des rues désertes. Il travaillait dans sa rizière lorsque les premières explosions ont éclaté, annonçant le début des combats menés avec artillerie, roquettes, avions de chasse et troupes au sol.Les relations entre la Thaïlande et le Cambodge, unis par d’importants liens économiques et culturels, sont au plus bas depuis des décennies. Avant que les affrontements éclatent, des mesures prises par les deux gouvernements ont réduit drastiquement la circulation des marchandises et des personnes, sur fond de flambée du discours nationaliste.”Félicitations à tous!”, a écrit le président américain Donald Trump sur son réseau Truth Social après l’annonce de la trêve, indiquant avoir parlé aux dirigeants des deux pays. “J’ai envoyé l’instruction de reprendre les négociations sur le volet commercial”, a-t-il ajouté.Le dirigeant républicain avait demandé samedi aux deux royaumes de s’entendre, sous peine de geler les discussions portant sur les droits de douane prohibitifs qui doivent frapper ces deux économies dépendantes des exportations le 1er août. Les deux pays, ciblés par une surtaxe de 36%, ont dit espérer par le passé vouloir sceller un “accord” avec Washington.”Nous attendons toujours que les Etats-Unis décident ou pas d’accepter notre proposition”, a déclaré mardi le ministre thaïlandais des Finances, Pichai Chunhavajira, en charge de conduire les discussions.L’Union européenne, les Nations unies et la France ont aussi salué lundi l’annonce du cessez-le-feu.







