Le gouvernement réforme l’accueil des bébés dans l’Aide sociale à l’enfance
Eviter que des bébés restent trop longtemps placés dans des pouponnières de l’ASE sur-occupées: le gouvernement a publié samedi un décret réformant l’accueil des tout-petits en protection de l’enfance, jugé alarmant.Les pouponnières de l’Aide sociale à l’enfance accueillent des bébés de la naissance à trois ans, placés le plus souvent par la justice car ils sont à risque de danger dans leur famille: maltraitances, toxicomanie ou troubles psychiatriques des parents, violences conjugales par exemple. Le décret refonde le cadre réglementaire datant de 1974, jugé “obsolète”.”Notre objectif est d’aider des enfants qui ont été particulièrement secoués par les difficultés dans leur toute jeune vie à avoir les conditions de développement les plus adaptées possible”, a expliqué la ministre des Familles Catherine Vautrin, vendredi en visitant la pouponnière de Brétigny-sur-Orge (Essonne).Un rapport de la députée socialiste Isabelle Santiago a dénoncé en avril des conditions alarmantes dans certaines pouponnières, sur-occupées, avec un encadrement insuffisant.Le texte limite la durée de placement en pouponnière à quatre mois, renouvelable une seule fois après une évaluation de “l’évolution de la situation de l’enfant”.”L’objectif est d’essayer le plus possible que l’enfant ne passe pas plus de trois, quatre mois dans la pouponnière, (…) pour être le plus possible orienté vers une famille”, a indiqué Mme Vautrin.En quelques années, la durée moyenne de placement est passée de cinq à huit mois, selon le ministère. Certains enfants y restent jusqu’à leurs trois ans, voire plus.La capacité d’accueil sera “plafonnée à 30 enfants”, avec une organisation en “petites unités de vie”, plus “chaleureuse et sécurisante”, selon le ministère.Le texte renforce les normes d’encadrement, avec une auxiliaire de puériculture pour cinq enfants le jour et quinze enfants la nuit. Les équipes devront s’attacher à répondre aux besoins d’éveil et de développement des enfants, mais aussi d’attachement et de sécurité.Les pouponnières auront aussi un rôle de soutien aux parents, en vue du retour du bébé dans sa famille, avec une “équipe dédiée à l’accompagnement à la parentalité”, indique le ministère.Un budget de 35 millions d’euros est alloué pour mettre en oeuvre ces nouvelles normes, a précisé Mme Vautrin.La députée Isabelle Santiago a salué samedi une “avancée majeure pour la prise en charge des bébés les plus vulnérables”, tout en demandant à “refonder” plus largement la protection de l’enfance.La Cnape, une des principales fédérations d’associations du secteur, a salué “une ambition qui va dans le bon sens, avec quelques moyens encore à confirmer dans le budget”. Réduire la durée de placement en pouponnière nécessite de renforcer l’accès à des familles d’accueil dont beaucoup approchent de l’âge de la retraite, souligne-t-elle.Mme Vautrin a annoncé en juin qu’elle déposerait à l’automne un projet de loi sur la Protection de l’enfance, pour notamment élargir le vivier des assistants familiaux, en leur permettant de cumuler cette activité avec un autre emploi.”Nous sommes en train de le finaliser, ce qui veut dire que si d’aventure demain d’autres que moi ont la responsabilité de ce sujet, ils trouveront un projet de texte de loi”, a précisé vendredi Mme Vautrin, alors que le gouvernement pourrait tomber lundi avec le vote de confiance demandé par le Premier ministre François Bayrou.
Le gouvernement réforme l’accueil des bébés dans l’Aide sociale à l’enfance
Eviter que des bébés restent trop longtemps placés dans des pouponnières de l’ASE sur-occupées: le gouvernement a publié samedi un décret réformant l’accueil des tout-petits en protection de l’enfance, jugé alarmant.Les pouponnières de l’Aide sociale à l’enfance accueillent des bébés de la naissance à trois ans, placés le plus souvent par la justice car ils sont à risque de danger dans leur famille: maltraitances, toxicomanie ou troubles psychiatriques des parents, violences conjugales par exemple. Le décret refonde le cadre réglementaire datant de 1974, jugé “obsolète”.”Notre objectif est d’aider des enfants qui ont été particulièrement secoués par les difficultés dans leur toute jeune vie à avoir les conditions de développement les plus adaptées possible”, a expliqué la ministre des Familles Catherine Vautrin, vendredi en visitant la pouponnière de Brétigny-sur-Orge (Essonne).Un rapport de la députée socialiste Isabelle Santiago a dénoncé en avril des conditions alarmantes dans certaines pouponnières, sur-occupées, avec un encadrement insuffisant.Le texte limite la durée de placement en pouponnière à quatre mois, renouvelable une seule fois après une évaluation de “l’évolution de la situation de l’enfant”.”L’objectif est d’essayer le plus possible que l’enfant ne passe pas plus de trois, quatre mois dans la pouponnière, (…) pour être le plus possible orienté vers une famille”, a indiqué Mme Vautrin.En quelques années, la durée moyenne de placement est passée de cinq à huit mois, selon le ministère. Certains enfants y restent jusqu’à leurs trois ans, voire plus.La capacité d’accueil sera “plafonnée à 30 enfants”, avec une organisation en “petites unités de vie”, plus “chaleureuse et sécurisante”, selon le ministère.Le texte renforce les normes d’encadrement, avec une auxiliaire de puériculture pour cinq enfants le jour et quinze enfants la nuit. Les équipes devront s’attacher à répondre aux besoins d’éveil et de développement des enfants, mais aussi d’attachement et de sécurité.Les pouponnières auront aussi un rôle de soutien aux parents, en vue du retour du bébé dans sa famille, avec une “équipe dédiée à l’accompagnement à la parentalité”, indique le ministère.Un budget de 35 millions d’euros est alloué pour mettre en oeuvre ces nouvelles normes, a précisé Mme Vautrin.La députée Isabelle Santiago a salué samedi une “avancée majeure pour la prise en charge des bébés les plus vulnérables”, tout en demandant à “refonder” plus largement la protection de l’enfance.La Cnape, une des principales fédérations d’associations du secteur, a salué “une ambition qui va dans le bon sens, avec quelques moyens encore à confirmer dans le budget”. Réduire la durée de placement en pouponnière nécessite de renforcer l’accès à des familles d’accueil dont beaucoup approchent de l’âge de la retraite, souligne-t-elle.Mme Vautrin a annoncé en juin qu’elle déposerait à l’automne un projet de loi sur la Protection de l’enfance, pour notamment élargir le vivier des assistants familiaux, en leur permettant de cumuler cette activité avec un autre emploi.”Nous sommes en train de le finaliser, ce qui veut dire que si d’aventure demain d’autres que moi ont la responsabilité de ce sujet, ils trouveront un projet de texte de loi”, a précisé vendredi Mme Vautrin, alors que le gouvernement pourrait tomber lundi avec le vote de confiance demandé par le Premier ministre François Bayrou.
Equipe de France: la blessure de Dembélé jette un froid
La sortie sur blessure d’Ousmane Dembélé a été la seule fausse note pour l’équipe de France au cours d’une soirée parfaite face à l’Ukraine (2-0), vendredi à Wroclaw (Pologne), et constitue un énorme coup dur pour le PSG avant de grosses échéances.L’attaquant, entré en jeu après la pause, ne sera resté sur la pelouse de la Tarczynski Arena que 35 minutes avant de quitter ses coéquipiers la tête basse en se tenant l’arrière de la cuisse droite. Un mauvais scénario pour celui qui fait figure de grand favori pour le Ballon d’Or et devrait logiquement rater le prochain match des Bleus dans le groupe D des qualifications du Mondial-2026, mardi contre l’Islande au Parc des Princes. Si Didier Deschamps n’aura pas trop de difficultés à aborder ce rendez-vous sans “Dembouz”, le staff du PSG a de quoi être préoccupé et va désormais croiser les doigts pour ne pas voir son meilleur joueur indisponible pour une plus longue durée juste avant le redémarrage de la Ligue des champions, le 17 septembre avec la réception de l’Atalanta Bergame, suivi le 1er octobre par un déplacement très attendu sur la pelouse du FC Barcelone. Entre-temps, Paris se frottera en Ligue 1 à son vieux rival national lors du “clasico” à Marseille, le 21 septembre.A l’heure où le calendrier s’emballe, le pépin physique de Dembélé survient au plus mauvais moment pour les champions d’Europe, d’autant que le joueur de 28 ans (57 sélections, 7 buts) était déjà arrivé diminué au rassemblement de l’équipe de France après avoir été blessé à la cuisse gauche, samedi à Toulouse en L1. Il s’était montré rassurant dès le coup de sifflet final mais avait tout de même passé une bonne partie de la semaine à s’entraîner à part au Centre national du football à Clairefontaine (Yvenlines).- Frictions entre les Bleus et le PSG? -Deschamps a-t-il donc pris un risque en le faisant entrer après la mi-temps face aux Ukrainiens? “Il était dans de bonnes dispositions. Malheureusement c’est arrivé à lui mais il n’y avait pas la moindre appréhension à le faire jouer. J’ai fait par rapport à ce qu’il pensait et d’un point de vue médical, il n’y avait pas de problème”, a réagi le sélectionneur en conférence de presse après la rencontre, précisant que Dembélé n’avait “pas ressenti de truc violent”. Il n’empêche, cet épisode pourrait crisper les relations entre l’encadrement des Bleus et celui du PSG. Il existe d’ailleurs un précédent fâcheux sous le maillot de l’équipe de France qui remonte au 5 juin à Stuttgart en demi-finales de la Ligue des nations contre l’Espagne (5-4). Epargné par les ennuis durant quasiment toute la saison dernière, chose rare pour lui, le N.7 avait été victime d’une lésion au quadriceps de la cuisse gauche, ce qui l’avait obligé à manquer le premier tour du Mondial des clubs avant de revenir à la compétition à partir des 8e de finale. Après un exercice à rallonge (53 matches disputés avec le PSG), la gestion de ce joueur au physique fragile sera forcément un enjeu important au cours d’une saison 2025-2026 qui s’annonce encore plus interminable que la précédente avec en point d’orgue la Coupe du monde aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada censée prendre fin le 19 juillet prochain.Pour ne rien arranger, le tenant de la Ligue des champions doit aussi composer avec l’état de Désiré Doué, qui a pris un coup au mollet droit et a dû céder sa place au bout de 45 minutes à Dembélé. Deschamps a toutefois indiqué sur TF1 que cette blessure n’avait “rien de méchant”.
‘Gutsy’ All Blacks beat Springboks to extend Eden Park recordSat, 06 Sep 2025 10:36:26 GMT
New Zealand scored two early tries and kept an error-prone South Africa at bay to win a rugged arm-wrestle 24-17 Saturday and extend their unbeaten streak at Eden Park to 51 matches.All Blacks back-rower Ardie Savea won a decisive turnover in the dying minutes of his 100th Test to halt a late attack and ensure …
L’armée israélienne appelle à l’évacuation de la ville de Gaza avant un assaut annoncé
L’armée israélienne a appelé samedi matin les habitants de la ville de Gaza à l’évacuer vers une zone déclarée “humanitaire” plus au sud, en prévision d’un assaut au sol sur cette agglomération, la plus grande du territoire palestinien dévasté par 23 mois de guerre.Le colonel Avichay Adraee, porte-parole arabophone de l’armée, a lancé cet appel sur les réseaux sociaux alors que l’ONU, qui estime à environ un million les résidents de la région, a averti d’un “désastre” en cas d’expansion de l’offensive sur la ville de Gaza. En fin de matinée, il a aussi averti les habitants d’un secteur du sud ouest de la ville de fuir la tour Al-Rouya du quartier Al-Rimal avant une frappe à venir, au lendemain du bombardement d’un bâtiment similaire. L’armée, qui dit contrôler environ 75% de la bande de Gaza et 40% de Gaza-ville affirme vouloir s’en emparer pour venir à bout du Hamas et libérer les otages qu’il retient encore.L’appel à évacuer intervient après que le président américain, Donald Trump, a affirmé vendredi que les Etats-Unis étaient “en négociation approfondie avec le Hamas”, dont l’attaque sans précédent en Israël le 7 octobre 2023 a déclenché la guerre. “Nous leur disons: +Libérez-les (otages NDLR) tous immédiatement”, sinon “ça va être terrible”, a-t-il dit. M. Trump a également avancé que certains des otages pourraient être “morts récemment”. L’armée israélienne estime à ce stade que 25 des 47 captifs restants à Gaza – sur 251 enlevés le 7-Octobre – sont morts.Le mouvement islamiste palestinien a donné son accord en août à une proposition de trêve et libération des otages présentée par les médiateurs (Egypte, Etats-Unis et Qatar). Mais le gouvernement de Benjamin Netanyahu exige qu’il rende les armes et dit vouloir prendre le contrôle sécuritaire de la bande de Gaza. – “L’armée ment” -Dans son message, le colonel Adraee précise que pour “faciliter le départ des habitants” de la ville de Gaza, le secteur côtier d’Al-Mawasi, dans le sud du territoire, est déclaré “zone humanitaire”. Selon l’armée, cette zone comprend des “infrastructures humanitaires essentielles”, et est approvisionnée “en nourriture, tentes, médicaments et équipements médicaux”. Depuis le début de la guerre, qui a ravagé la bande de Gaza, désormais en proie à la famine sur 20% du territoire selon l’ONU, l’armée a souvent bombardé des zones déclarées “humanitaires” et “sûres”, affirmant y viser des combattants du Hamas. “L’armée ment aux gens, quand nous allons chercher de l’aide (…) ils ouvrent le feu”, s’indigne Abdelnasser Muchtaha, 48 ans, déplacé à l’ouest de la ville de Gaza après avoir quitté son quartier pilonné de Zeitoun. Il affirme vouloir “pour l’instant” rester sur place. Déja déplacé à Al-Mawasi, avec sa famille, Bassam al-Astal, 52 ans, assène que la zone n’est “ni humanitaire ni sûre”. “C’est là qu’il y a chaque jour le plus de martyrs, il n’y a pas de place pour les tentes, pas de services humanitaires, pas d’eau, pas d’assainissement, pas d’aide alimentaire”, dit-il. Vendredi, l’armée israélienne a bombardé après un appel à évacuer, une tour d’immeuble dans le centre, qui s’est écroulée comme un château de cartes. Selon l’armée, tout comme la tour Al-Rouya, le Hamas l’utilisait pour opérer. Elle avait auparavant prévenu qu’elle ciblerait les “infrastructures terroristes”, en particulier dans des tours d’immeubles. Le Hamas a fustigé “des mensonges éhontés”. – “Propagande diabolique” -La Défense civile du territoire palestinien, où le Hamas a pris le pouvoir en 2007, a fait état de 42 personnes tuées vendredi par des tirs ou bombardements israéliens, dont la moitié dans la ville de Gaza.Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans de la Défense civile. Le Hamas a dans le même temps diffusé une vidéo montrant deux otages – Guy Gilboa-Dalal et Alon Ohel – au moment où les proches et soutiens de ces captifs se mobilisaient à travers Israël pour marquer leurs 700 jours de détention et réclamer leur retour. La séquence montre M. Gilboa-Dalal demandant à M. Netanyahu de ne pas mener d’offensive dans la ville de Gaza. “Aucune vidéo de propagande diabolique ne nous affaiblira ni n’émoussera notre détermination”, a réagi le Premier ministre israélien, après s’être entretenu avec les parents des deux hommes, selon son bureau.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Les représailles israéliennes ont fait au moins 64.300 morts à Gaza, en majorité des femmes et des enfants, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU.
L’armée israélienne appelle à l’évacuation de la ville de Gaza avant un assaut annoncé
L’armée israélienne a appelé samedi matin les habitants de la ville de Gaza à l’évacuer vers une zone déclarée “humanitaire” plus au sud, en prévision d’un assaut au sol sur cette agglomération, la plus grande du territoire palestinien dévasté par 23 mois de guerre.Le colonel Avichay Adraee, porte-parole arabophone de l’armée, a lancé cet appel sur les réseaux sociaux alors que l’ONU, qui estime à environ un million les résidents de la région, a averti d’un “désastre” en cas d’expansion de l’offensive sur la ville de Gaza. En fin de matinée, il a aussi averti les habitants d’un secteur du sud ouest de la ville de fuir la tour Al-Rouya du quartier Al-Rimal avant une frappe à venir, au lendemain du bombardement d’un bâtiment similaire. L’armée, qui dit contrôler environ 75% de la bande de Gaza et 40% de Gaza-ville affirme vouloir s’en emparer pour venir à bout du Hamas et libérer les otages qu’il retient encore.L’appel à évacuer intervient après que le président américain, Donald Trump, a affirmé vendredi que les Etats-Unis étaient “en négociation approfondie avec le Hamas”, dont l’attaque sans précédent en Israël le 7 octobre 2023 a déclenché la guerre. “Nous leur disons: +Libérez-les (otages NDLR) tous immédiatement”, sinon “ça va être terrible”, a-t-il dit. M. Trump a également avancé que certains des otages pourraient être “morts récemment”. L’armée israélienne estime à ce stade que 25 des 47 captifs restants à Gaza – sur 251 enlevés le 7-Octobre – sont morts.Le mouvement islamiste palestinien a donné son accord en août à une proposition de trêve et libération des otages présentée par les médiateurs (Egypte, Etats-Unis et Qatar). Mais le gouvernement de Benjamin Netanyahu exige qu’il rende les armes et dit vouloir prendre le contrôle sécuritaire de la bande de Gaza. – “L’armée ment” -Dans son message, le colonel Adraee précise que pour “faciliter le départ des habitants” de la ville de Gaza, le secteur côtier d’Al-Mawasi, dans le sud du territoire, est déclaré “zone humanitaire”. Selon l’armée, cette zone comprend des “infrastructures humanitaires essentielles”, et est approvisionnée “en nourriture, tentes, médicaments et équipements médicaux”. Depuis le début de la guerre, qui a ravagé la bande de Gaza, désormais en proie à la famine sur 20% du territoire selon l’ONU, l’armée a souvent bombardé des zones déclarées “humanitaires” et “sûres”, affirmant y viser des combattants du Hamas. “L’armée ment aux gens, quand nous allons chercher de l’aide (…) ils ouvrent le feu”, s’indigne Abdelnasser Muchtaha, 48 ans, déplacé à l’ouest de la ville de Gaza après avoir quitté son quartier pilonné de Zeitoun. Il affirme vouloir “pour l’instant” rester sur place. Déja déplacé à Al-Mawasi, avec sa famille, Bassam al-Astal, 52 ans, assène que la zone n’est “ni humanitaire ni sûre”. “C’est là qu’il y a chaque jour le plus de martyrs, il n’y a pas de place pour les tentes, pas de services humanitaires, pas d’eau, pas d’assainissement, pas d’aide alimentaire”, dit-il. Vendredi, l’armée israélienne a bombardé après un appel à évacuer, une tour d’immeuble dans le centre, qui s’est écroulée comme un château de cartes. Selon l’armée, tout comme la tour Al-Rouya, le Hamas l’utilisait pour opérer. Elle avait auparavant prévenu qu’elle ciblerait les “infrastructures terroristes”, en particulier dans des tours d’immeubles. Le Hamas a fustigé “des mensonges éhontés”. – “Propagande diabolique” -La Défense civile du territoire palestinien, où le Hamas a pris le pouvoir en 2007, a fait état de 42 personnes tuées vendredi par des tirs ou bombardements israéliens, dont la moitié dans la ville de Gaza.Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans de la Défense civile. Le Hamas a dans le même temps diffusé une vidéo montrant deux otages – Guy Gilboa-Dalal et Alon Ohel – au moment où les proches et soutiens de ces captifs se mobilisaient à travers Israël pour marquer leurs 700 jours de détention et réclamer leur retour. La séquence montre M. Gilboa-Dalal demandant à M. Netanyahu de ne pas mener d’offensive dans la ville de Gaza. “Aucune vidéo de propagande diabolique ne nous affaiblira ni n’émoussera notre détermination”, a réagi le Premier ministre israélien, après s’être entretenu avec les parents des deux hommes, selon son bureau.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Les représailles israéliennes ont fait au moins 64.300 morts à Gaza, en majorité des femmes et des enfants, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU.
Pour les réassureurs, des perspectives de stabilité malgré la baisse des prix
Les réassureurs, qui se retrouvent à partir de samedi pour plusieurs jours à Monaco pour leurs traditionnels “Rendez-vous de septembre”, s’apprêtent à faire face à une baisse des prix dans ce secteur, qui ne bousculera toutefois pas leur stabilité, selon les analystes.Les réassureurs, dont le métier consiste à assurer les assureurs, commencent à l’automne les négociations annuelles avec leurs clients assureurs sur le montant des primes que ces derniers leur versent. En échange, les réassureurs prennent en charge une partie des risques portés par les assureurs, en se positionnant sur les risques les plus extrêmes et moins fréquents (tempêtes, feux de forêt, émeutes, attentats terroristes…).En 2024, le marché de la réassurance mondiale s’élevait à 400 milliards de dollars, près de 20 fois moins que celui de l’assurance traditionnelle.Lors des précédentes années, les principaux réassureurs mondiaux, comme Munich Re ou Swiss Re, avaient imposé une hausse des prix et établi des conditions tarifaires et contractuelles qui leur étaient plus favorables.Mais, selon les analystes, le pic des prix de la réassurance est aujourd’hui passé.”On a atteint un point haut en 2024. Et depuis, on le voit au niveau du renouvellement (des contrats), les prix ont tendance à baisser”, a expliqué à l’AFP Manuel Arrivé, de l’agence de notation Fitch. “On pense que cette tendance va perdurer” car “il y a une dynamique d’offre et de la demande de plus en plus en faveur des assureurs et en défaveur des réassureurs”.L’agence de notation considère que le secteur sera “détérioré” en 2026. Elle met entre autres en avant l’augmentation des coûts des sinistres.Ceux des incendies dévastateurs de Los Angeles, évalués à 40 milliards de dollars, pèsent eux seuls pour la moitié des sinistres liés aux catastrophes naturelles.”On a déjà 80 milliards (de dollars) de sinistres à fin juin. Il fait peu de doute qu’on va dépasser 100 milliards avec le deuxième semestre”, a précisé Alexis Valleron, délégué général de l’Association des professionnels de la réassurance en France (Apref), devant la presse vendredi.2024 a été la cinquième année consécutive où le coût des sinistres des périls naturels a dépassé 100 milliards de dollars dans le monde.- Risque émeutes en hausse -Face à la multiplication des catastrophes naturelles, la plupart des réassureurs ont décidé ces dernières années de moins s’exposer à certains périls.Dans ce contexte, les réassureurs peuvent compter sur leurs capitaux.S&P Global considère “le secteur mondial de la réassurance comme stable, soutenu par le capital robuste des réassureurs, des marges de souscription solides, des rendements d’investissement élevés et des perspectives de bénéfices encore favorables au-dessus du coût du capital du secteur”, décrit l’agence de notation dans un rapport.Les dirigeants de l’Apref ont également évoqué le risque émeutes après des années marquées par les troubles sociaux en France, notamment en 2023 après la mort de Nahel, adolescent tué par un tir policier, ou l’insurrection en Nouvelle-Calédonie à l’été 2024.Les émeutes en Nouvelle-Calédonie ont, à elles seules, coûté un milliard d’euros aux assureurs (dont 500 millions aux réassureurs), sur un coût total des dégâts estimé à 2,2 milliards. Le bilan des émeutes de l’été 2023 en France avait été de 730 millions d’euros (200 millions pour les réassureurs).Selon un article des Echos publié jeudi, le gouvernement prévoit de créer un fonds de réassurance pour couvrir les dégâts liés aux émeutes, sur le modèle du régime des catastrophes naturelles. “Il faut qu’il y ait une définition précise et il faut savoir ce que prendra en charge un mécanisme d’Etat”, a insisté Dominique Lauré, vice-président de l’Apref. Selon lui, “il faut qu’il y ait une incitation au maintien de l’ordre pour l’Etat”. Et non pas “un mécanisme qui fait que l’Etat n’a finalement plus intérêt à maintenir l’ordre puisque les conséquences économiques sont prises en charge par un fonds”, estime celui qui est également directeur général adjoint de Liberty Mutual Reinsurance.





