Espagne: le Real de Mbappé éteint les sifflets et offre un premier succès à Arbeloa

Sifflé en début de match par Bernabeu après sa déconvenue en Coupe, le Real Madrid a renoué avec le succès face à Levante (2-0) samedi en Liga, grâce notamment au revenant Kylian Mbappé, buteur sur penalty.Cette victoire contre l’avant-dernier, longue à se dessiner, donne un peu d’air au Real à l’issue d’une semaine très mouvementée, marquée par le limogeage lundi de son entraîneur Xabi Alonso, au lendemain du revers en finale de Supercoupe d’Espagne face au FC Barcelone (3-2).Son successeur, l’ancien latéral droit des Merengues Alvaro Arbeloa, s’est offert samedi, le jour de ses 43 ans, un premier succès après son baptême raté mercredi en huitièmes de finale de la Coupe du Roi face à Albacete, club de deuxième division (défaite 3-2).Grâce à leur victoire contre Levante, les Madrilènes reviennent à un point du Barça en championnat, avant le déplacement du leader dimanche sur la pelouse de la Real Sociedad.- Sifflets et mouchoirs blancs -Les trois points de la victoire en Liga sont plus que bienvenus après deux défaites en une semaine que les supporters n’ont pas digérées. Ils ont accueilli avec des sifflets leurs joueurs, Jude Bellingham et Vinicius en tête, le tout en agitant des mouchoirs blancs et en appelant à la démission du président Florentino Perez.De retour d’une blessure au genou gauche et laissé au repos par Arbeloa face à Albacete, Kylian Mbappé était titulaire contre Levante. Après une première période poussive, où il a été le seul à se mettre en évidence en tentant une reprise de volée, c’est lui qui a délivré les siens peu avant l’heure de jeu. Fauché dans la surface par Adrian de la Fuente, le Français a obtenu un penalty qu’il a transformé avec succès (1-0, 58e).La rentrée après la pause d’Arda Güler à la place d’Eduardo Camavinga, peu à son avantage, a également fait du bien aux Madrilènes. Un corner frappé par le jeune Turc a été repris de la tête par Raul Asencio qui a mis le Real à l’abri (2-0, 65e).De quoi faire taire pour le moment les sifflets.”Ce qui s’est passé à Albacete n’aurait pas dû arriver, nous nous sentions coupables et nous voulions redresser la barre (…) Nous jouions devant nos supporters et nous voulions renverser la situation”, a déclaré Asencio à Real Madrid TV. Les Madrilènes devront toutefois se montrer plus convaincants le week-end prochain face à Villarreal, toujours troisième de Liga à huit points de Barcelone après sa défaite à domicile samedi face au Real Betis (0-2). D’ici là, Madrid affrontera dès mardi Monaco en Ligue des champions. Les Madrilènes, quinze fois vainqueurs du Trophée, sont septièmes au classement et restent sur une défaite à domicile contre Manchester City en décembre (2-1). 

L1: l’OM atomise Angers avant Liverpool

Avec une première période de très haute volée, Marseille n’a laissé aucune chance à Angers, balayé chez lui (5-2), samedi, pour la 18e journée de Ligue 1, avant de recevoir Liverpool en Ligue des champions, mercredi.Ce succès permet à l’OM, 3e avec 35 points, de ne pas perdre davantage de terrain sur le leader lensois et sur son dauphin, le Paris SG, même si, avec respectivement 43 et 42 points, ils restent à distance respectable.Angers pointe, lui, provisoirement à la 11e place avec 22 unités.Sans pitié (9-0) avec les amateurs du FC Bayeux (D6), mardi, en Coupe de France, les hommes de Roberto de Zerbi ont démarré sur des bases similaires contre le SCO en menant 4-0 après 40 minutes exceptionnelles.Le technicien italien, qui n’avait pas tari d’éloges sur SCO et son entraîneur, Alexandre Dujeux avant l’aller (2-2), a manifestement pris l’adversaire très au sérieux.Même les difficultés d’acheminement, provoquées par le brouillard à Angers qui a contraint les Phocéens à atterrir à Rennes et finir leur périple en car, n’y ont rien fait.Dès la 4e minute, le gardien angevin Hervé Koffi, tout juste rentré de la CAN, a dû s’employer devant Timothy Weah puis Amine Gouiri.Mais la suite a viré au cauchemar, Mason Greenwood mettant les siens sur orbite en décalant Amir Murillo dont le centre au cordeau a été poussé au fond par Gouiri (1-0, 19e), avant de doubler la mise après un une-deux avec Emerson, d’une frappe aussi soudaine que précise (0-2, 24e).Inhabituellement maladroit avec le ballon et perméable sans, Angers a de nouveau craqué dix minutes plus tard sur une perte de balle qui a offert à Hamed Traoré un face-à-face avec Koffi qu’il a facilement remporté (0-3, 34e).Et que dire du 4e but ! Une longue séquence de 28 passes qui a duré 1 minute et 13 secondes pour aboutir à un centre de Murillo pour la tête de Weah, sous les yeux d’Angevins totalement spectateurs (0-4, 40e).Un petit relâchement coupable a bien permis à Angers de réduire le score par Amine Sbaï (1-4, 45+2), mais jamais la mainmise des sudistes sur le match n’a été en danger.Avant de sortir à la 61e, Greenwood a encore eu le temps de taquiner la transversale adverse sur une frappe à 18 mètres (53e), même si le 5e but est revenu à Igor Paixao, en force (5-1, 89e).Privé de son maître à jouer, Himad Abdelli, absent de la feuille de match avant un transfert qui semble désormais inéluctable vers… Marseille, les locaux sont passés totalement à côté de leur match, malgré un joli deuxième but par Jim Allevinah au début du temps additionnel (2-5, 90+2).Pour Marseille, qui a un calendrier démentiel — après Liverpool, il faudra recevoir Lens, puis aller à Bruges, avec aussi un huitième de finale de Coupe contre Rennes ou une visite au Parc des Princes pour défier le Paris SG, courant février –, cette victoire est une excellente nouvelle mais il va maintenant devoir faire preuve de constance dans l’excellence.

Groenland: Trump menace les Européens de droits de douane

Dans un message agressif, Donald Trump a accusé samedi huit pays européens alliés de jouer à “un jeu très dangereux” au Groenland, et les a menacés de nouveaux droits de douane, une escalade sans précédent pour s’emparer de l’immense territoire autonome danois.”Le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande se sont rendus au Groenland dans un but inconnu. (…) Ces pays, qui se livrent à ce jeu très dangereux, ont pris un risque inacceptable”, a écrit le président américain sur Truth Social, en référence à l’envoi de militaires européens sur place.”Après des siècles, il est temps pour le Danemark de le rendre – la paix mondiale est en jeu!”, a-t-il encore tonné.Il a menacé ces pays de leur imposer de nouveaux droits de douane jusqu’à ce qu'”un accord soit conclu pour la vente complète et intégrale du Groenland”. Cette surtaxe, de 10%, sera effective à partir du 1er février et pourrait s’envoler à 25% au 1er juin, a affirmé Donald Trump.Les dirigeants européens ont immédiatement fustigé l’annonce américaine. Des “menaces tarifaires inacceptables”, a dénoncé Emmanuel Macron, promettant une réponse “unie” de la part des Européens.L’Union européenne a mis en garde contre une “spirale dangereuse”. “Une très mauvaise chose”, a jugé le Premier ministre britannique Keir Starmer, quand son homologue suédois Ulf Kristersson a assuré: “Nous ne nous laisserons pas intimider.”Le ministre danois des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen s’est dit lui “surpris” par les annonces de Donald Trump.- Crise -Il s’agit d’une crise inédite pour l’Otan puisque les Etats-Unis, piliers de l’alliance, menacent leurs alliés de sanctions pour s’emparer d’un territoire rattaché à l’un de leurs partenaires, le Danemark, pays souverain et démocratique.Depuis son retour au pouvoir, le président américain parle régulièrement de prendre le contrôle de l’immense île arctique rattachée au Danemark.Il a assuré qu’il s’en emparerait “d’une manière ou d’une autre”, avançant qu’une telle acquisition est nécessaire pour faire pièce aux avancées russes et chinoises en Arctique.Donald Trump s’est néanmoins dit “ouvert immédiatement à des négociations avec le Danemark et/ou” les autres pays européens qu’il accuse de prendre “tant de risques”.- “Pas à vendre” -Au Danemark et au Groenland, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés samedi pour dénoncer ces ambitions territoriales.Dans le centre de Nuuk, la capitale du Groenland, les protestataires se sont retrouvés sous une pluie fine, arborant des casquettes estampillées “Make America Go Away” (“Faites Partir les Etats-Unis”, détournement du slogan MAGA) et chantant des chants traditionnels inuits, a constaté un journaliste de l’AFP sur place.A Copenhague, une marée humaine rouge et blanche, aux couleurs des drapeaux groenlandais et danois, s’est rendue devant l’ambassade américaine, scandant le nom du Groenland en groenlandais: “Kalaallit Nunaat!””Le Groenland n’est pas à vendre”, ont scandé des manifestants.”On ne peut pas être intimidé par un État, par un allié. C’est une question de droit international”, a expliqué à l’AFP Kirsten Hjoernholm, 52 ans, employée de l’ONG Action Aid Danemark, venue manifester dans la capitale danoise.Le gouvernement danois rappelle avoir investi près de 90 milliards de couronnes (12 milliards d’euros) pour renforcer sa présence militaire dans l’Arctique.La France, la Suède, l’Allemagne et la Norvège, rejoints par les Pays-Bas, la Finlande, la Slovénie et le Royaume-Uni, ont envoyé au Groenland du personnel militaire pour une mission de reconnaissance qui s’inscrit dans le cadre de l’exercice danois “Arctic Endurance” organisé avec des alliés de l’Otan.Donald Trump avait déjà menacé vendredi de droits de douane les pays qui ne soutiendraient pas son plan pour acquérir le territoire.Les manifestations samedi surviennent trois jours après une réunion à Washington où les autorités danoises ont constaté l’impossibilité de s’entendre dans l’immédiat avec les dirigeants américains sur le sujet.Selon le dernier sondage publié en janvier 2025, 85% des Groenlandais sont opposés à leur rattachement aux États-Unis. Seuls 6% y sont favorables.cbw-jll-phy-nzg-pno/cls

Angleterre: Arsenal rate le coche, Manchester City et Liverpool n’avancent plus

Le leader Arsenal n’a ramené qu’un point de son déplacement à Nottingham Forest (0-0), samedi, mais cela suffit pour accroître un peu l’écart avec son poursuivant Manchester City, battu 2-0 chez le rival Manchester United (2-0).Accroché par Burnley (1-1), Liverpool ne s’est lui pas rassuré avant son déplacement à Marseille, mercredi en Ligue des champions. L’ancien entraîneur de Strasbourg, Liam Rosenior, est sorti vainqueur de son premier match de Premier League, avec Chelsea contre Brentford (2-0).    – Des regrets pour Arsenal -Les “Gunners” (1er, 50 pts) n’ont “que” sept points d’avance sur Manchester City (2e, 43 pts) après avoir buté sur le premier non-relégable, Nottingham Forest (17e, 22 pts).Au City Ground, les joueurs de Mikel Arteta ont rarement été mis en danger, comme souvent. Mais ils ont aussi échoué à convertir plusieurs occasions franches, à l’image de Declan Rice (17e), Vikto Gyökeres (28e) puis Gabriel Martinelli dans la foulée, ou encore Bukayo Saka et Mikel Merino peu après l’heure de jeu.Bien qu’ils prennent un peu plus d’avance sur City, ils risquent de voir Aston Villa (3e, 43 pts) revenir à quatre points dimanche si le club de Birmingham prolonge sa belle dynamique actuelle face à Everton.  – City en panne sèche -Si les joueurs de Manchester City espéraient passer devant Arsenal dans la course au titre, le début d’année a douché leurs espoirs, avec trois matches nuls et une défaite en championnat.Rien n’a fonctionné pour les joueurs de Pep Guardiola à Old Trafford, apathiques comme rarement, y compris depuis le début du déclin, il y a dix-huit mois. Un certain mérite peut être attribué à Manchester United, qui a abordé ce match en roue libre avec son entraîneur intérimaire, Michael Carrick, probablement là jusqu’en fin de saison après avoir succédé à Ruben Amorim cette semaine. Bryan Mbeumo a trouvé l’ouverture après une longue domination (65e, 1-0), puis Patrick Dorgu a fini de décourager les Citizens (76e, 2-0).En l’absence de Ruben Dias, pour encore un mois, les errances défensives ont été frappantes.”Nous savions que United était une équipe de transition et nous n’avons pas réussi à contrôler cela”, a reconnu Pep Guardiola. Cinquième du classement, Manchester United reste dans la course pour la Ligue des Champions.- Liverpool maladroit -Quatre jours avant son déplacement à Marseille en Ligue des Champions, Liverpool (4e, 36 pts) a de nouveau enregistré une sérieuse contre-performance, face à l’avant-dernier, Burnley (1-1). Les Reds avaient fait le plus dur en ouvrant le score juste avant la pause par Florian Wirtz (42e), mais ils ont été rejoints par un but de Marcus Edwards (65e). Les coéquipiers d’Hugo Ekitiké, titularisé pour la première fois depuis le 1er janvier mais dont aucun des six tirs n’a pu faire la différence, voient tous leurs poursuivants revenir menacer leur place qualificative pour la prochaine Ligue des Champions (cinq équipes en trois points). Ils n’ont remporté aucun de leurs matches de championnat en 2026.  – Première victoire pour Rosenior -Logiquement battu 3-2 par Arsenal mercredi en demi-finale aller de Coupe de la Ligue, Chelsea et son nouvel entraîneur Liam Rosenior sont péniblement venus à bout de Brentford (2-0). Les Blues, sixièmes de Premier League, ont fait preuve d’une efficacité maximale en marquant sur leurs deux seuls tirs cadrés, ceux de Joao Pedro (26e) et Cole Palmer, sur pénalty (76e).Malgré le premier match du milieu de terrain Connor Gallagher, venu de l’Atlético Madrid, Tottenham s’est incliné 2-1 devant West Ham grâce à but de Callum Wilson dans le temps additionnel. L’avenir de son entraîneur Thomas Frank, arrivé l’été dernier, est plus que jamais menacé, comme l’ont chanté les supporters des Spurs, actuellement quatorzièmes.

Budget: le PS ne devrait pas censurer le gouvernement, le dénouement approche

Satisfait des “victoires obtenues” avec les dernières annonces budgétaires de Sébastien Lecornu, le Parti socialiste s’engage à ne pas censurer le gouvernement pourvu que celui-ci ne finance pas ces nouvelles mesures “sur le dos des Français” mais bien en partie sur les grandes entreprises.Invité du JT de TF1 samedi soir, le Premier secrétaire du PS Olivier Faure a annoncé qu’il proposerait à ses députés “de ne pas censurer” le gouvernement à deux conditions : “la première, c’est d’avoir la copie (budgétaire, ndlr) complète, qu’il n’y ait pas de flou”; “La deuxième, c’est que le financement de toutes ces victoires obtenues ne se fasse pas sur le dos des Français”. “Nous avons cherché à avancer, à ne pas être dans la posture, mais être de ceux qui proposent des solutions. Et nous avons bien fait”, s’est réjoui M. Faure.En quête d’un compromis sur le budget 2026 pour éviter la censure, Sébastien Lecornu a annoncé vendredi soir plusieurs mesures en faveur du pouvoir d’achat (hausse de la prime d’activité notamment), des étudiants (repas à un euro) et sur le logement (400 millions de plus sur le logement social), comme le réclamait le Parti socialiste.Le Premier ministre devrait détailler ces mesures “dans un courrier adressé à tous les parlementaires lundi pour que chacun puisse se positionner”, a précisé la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin dans un entretien à Ouest-France.Mais le locataire de Matignon est resté évasif sur leur financement, au grand dam de plusieurs de ses soutiens.”Les concessions annoncées par le Premier ministre représentent plusieurs milliards de moindres économies, en grande partie issues de la surenchère des socialistes, sans que leurs financements ne soient encore clairement établis”, a ainsi déploré Paul Christophe, chef des députés Horizons, le parti d’Edouard Philippe.Le chef des députés du MoDem Marc Fesneau a dit attendre de l’exécutif “des clarifications, en particulier sur le respect des objectifs de réduction du déficit” de 5% du PIB au maximum en 2026 comme s’y est engagé le Premier ministre.”L’effort reposera de manière égale sur des baisses de dépenses et sur des hausses de recettes (…) sans jamais faire porter l’effort sur les ménages”, leur a répondu samedi soir Mme de Montchalin.- “il est temps d’en finir” -En dépit de l’opposition du Sénat et d’une partie de sa propre majorité, le gouvernement maintiendra ainsi la surtaxe sur les 400 plus grandes entreprises, comme le réclame la gauche. Avant que les discussions budgétaires ne soient suspendues jeudi, le gouvernement avait proposé un amendement pour porter le rendement de la surtaxe à 6,3 milliards d’euros, contre 8 milliards en 2025 et 4 milliards dans le projet de loi initial du gouvernement pour 2026.Et l’effort demandé aux collectivités locales sera “d’un ordre de grandeur compris entre 2 et 2,5 milliards d’euros nets”, selon Mme de Montchalin. Les discussions budgétaires sont censées reprendre mardi après-midi et le Premier ministre va donc, faute de majorité pour aller au vote,  avoir d’ici là choisi de recourir à l’article 49.3 ou à une ordonnance (article 47 de la Constitution), possiblement à l’occasion d’un Conseil des ministres lundi.L’article 49.3, auquel il avait solennellement renoncé en octobre à la demande du PS, permettrait au gouvernement de faire passer un budget en retenant les amendements de son choix.Mais il devrait l’utiliser trois fois (sur les dépenses, les recettes puis l’ensemble du texte), s’exposant à chaque fois à une censure. L’ordonnance, soit l’inscription du budget dans un texte sans passer devant le Parlement, serait inédite mais permettrait elle de doter le pays d’un budget même si le gouvernement devait être censuré par la suite.M. Faure a laissé entendre que l’attitude du PS ne dépendrait pas du moyen retenu par le gouvernement. “Aucun de ces moyens n’a en réalité ma préférence ou mon soutien”, a-t-il dit.Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, le patron de Renaissance Gabriel Attal juge dans un entretien au Parisien “qu’il est temps d’en finir avec le budget” même s’il ne lui trouve guère de positif.”À ce stade, la qualité principale de ce budget est d’avoir un budget”, a-t-il résumé.