Iran: trois morts dans des manifestations contre la vie chère en Iran
Des affrontements localisés entre manifestants et forces de l’ordre ont fait trois morts jeudi en Iran, selon les médias locaux, les premiers depuis le début de cette mobilisation contre la vie chère.Le mouvement est parti dimanche de la capitale Téhéran, où des commerçants ont fermé boutique pour protester contre l’hyperinflation, la dépréciation de la monnaie et le marasme économique, avant de gagner des universités et le reste du pays.Jeudi, des heurts ont été signalés dans des villes moyennes de dizaines de milliers d’habitants.A Lordegan (sud-ouest), deux civils ont été tués, écrit l’agence Fars.Selon cette source, “des manifestants ont commencé à jeter des pierres sur les bâtiments administratifs, dont le gouvernorat, la mosquée, la mairie et des banques”, et la police a fait usage de gaz lacrymogène.Elle fait état “d’importants dégâts” et de l’arrestation de plusieurs personnes qualifiées de “meneurs”. Ces protestations ne sont toutefois pas comparables à ce stade avec le mouvement qui avait secoué l’Iran fin 2022, après la mort de Mahsa Amini, une jeune Iranienne arrêtée pour un voile prétendument mal ajusté. – “En enfer” -Plus tôt jeudi, un membre des forces de l’ordre avait été tué au cours d’affrontements cette fois à Kouhdasht (ouest). Agé de 21 ans et membre du Bassidj, “il défendait l’ordre public”, a précisé la télévision d’Etat, citant le gouverneur local, qui a fait état de “jets de pierres” et de 13 blessés parmi les policiers.Les forces du Bassidj sont des milices de volontaires islamistes, affiliées aux Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique.Le président Massoud Pezeshkian a sonné jeudi la mobilisation de son gouvernement: “d’un point de vue islamique (…), si nous ne résolvons pas le problème des moyens de subsistance des gens, nous finirons en enfer”, a-t-il déclaré dans un discours retransmis à la télévision, en précisant que ce terme renvoyait à un châtiment religieux. Mercredi, un bâtiment gouvernemental avait été attaqué dans le sud de l’Iran à Fassa, alors que la quasi-totalité du pays avait été mise en congé, sur décision des autorités, qui ont invoqué le froid et des économies d’énergie.Elles n’ont fait officiellement aucun lien avec les manifestations. L’Iran est au début d’un week-end prolongé qui s’achèvera dimanche.Le pouvoir a dès le début du conflit tenté de jouer l’apaisement, reconnaissant les “revendications légitimes” liées aux difficultés économiques. Et des médias iraniens parlent cette fois de manifestants alors qu’ils les avaient qualifiés d’émeutiers lors des précédents mouvements.Mais la justice a mis en garde contre toute tentative d’instrumentalisation pour semer le chaos et promis la “fermeté”.- “Moment Tiananmen” -“Toute tentative” visant à transformer ce mouvement “en un outil d’insécurité, de destruction des biens publics ou de mise en oeuvre de scénarios conçus à l’étranger sera inévitablement suivie d’une réponse (…) ferme”, a prévenu le procureur général, Mohammad Movahedi-Azad. En début de semaine, une vidéo montrant une personne assise au milieu d’une rue de Téhéran face à des policiers à moto était devenue virale sur les réseaux sociaux, certains y voyant le symbole d’un “moment Tiananmen”. La télévision d’Etat a accusé jeudi ces images d’être mises en scène pour “créer un symbole”, et diffusé une vidéo prétendument tournée depuis un autre angle par une caméra embarquée d’un policier.Assise en tailleur, le manifestant reste impassible, tête basse, avant de recouvrir sa tête de son blouson alors que derrière lui une foule court pour s’éloigner de nuages de gaz lacrymogène.Mercredi soir, l’agence de presse Tasnim a fait état de l’arrestation de sept personnes décrites comme affiliées aux “groupes hostiles à la République islamique basés aux Etats-Unis et l’Europe”.Tasnim a accusé ces personnes d’avoir pour “mission de transformer en violence les manifestations” dans le pays, sans préciser quand ni où ces interpellations se sont produites.La monnaie nationale, le rial, a perdu depuis un an plus d’un tiers de sa valeur face au dollar, tandis qu’une hyperinflation à deux chiffres fragilise déjà depuis des années le pouvoir d’achat des Iraniens, dans un pays asphyxié par des sanctions internationales liées au programme nucléaire iranien.Le taux d’inflation était en décembre de 52% sur un an, selon le Centre de statistiques d’Iran, un organisme officiel.
Leftist Mamdani begins first day as New York mayor
Zohran Mamdani, the young star of the US left, started his first day as New York mayor on Thursday for a term sure to see him cross swords with President Donald Trump.The 34-year-old Democrat — virtually unknown a year ago — was officially sworn in as mayor of the largest city in the United States just past midnight as New Yorkers rang in the new year. New York’s first Muslim mayor took the oath of office during a private ceremony at a decommissioned subway stop under City Hall. Later on Thursday, Mamdani is scheduled to take part in a larger, ceremonial inauguration with speeches from left-wing allies Senator Bernie Sanders and congresswoman Alexandria Ocasio-Cortez. Around 4,000 ticketed guests are expected to attend the event outside City Hall. Mamdani’s team has also organized a block party that it says will enable tens of thousands of people to watch the ceremony at streetside viewing areas along Broadway.”This is truly the honor and the privilege of a lifetime,” Mamdani told reporters after taking the official oath in the first minutes of New Year’s Day. – Ambitious agenda -But it remains to be seen if Mamdani, a self-described democratic socialist, can deliver on his ambitious agenda, which envisions rent freezes, universal childcare and free public buses.Once an election is over, “symbolism only goes so far with voters. Results begin to matter a whole lot more,” New York University lecturer John Kane said.How Trump behaves could be decisive. The Republican, himself a New Yorker, has repeatedly criticized Mamdani, but the pair held surprisingly cordial talks at the White House in November.Lincoln Mitchell, a political analyst and professor at Columbia University, said the meeting “couldn’t have gone better from Mamdani’s perspective.”But he warned their relationship could quickly sour. One flashpoint might be immigration raids as Trump wages an expanding crackdown on migrants across the United States.Mamdani has vowed to protect immigrant communities.Before the November vote, the president also threatened to slash federal funding for New York if it picked Mamdani, whom he called a “communist lunatic.”The mayor has said he believes Trump is a fascist.- New occupant of mayoral mansion -Mamdani’s private swearing-in to start his four-year term was performed by New York Attorney General Letitia James, who successfully prosecuted Trump for fraud.In a first for the city, Mamdani is using several Korans to be sworn in as mayor — two from his family and one that belonged to Puerto Rico-born Black writer Arturo Schomburg, The New York Times reported.The new job comes with a change of address as he swaps his rent-controlled apartment in the borough of Queens for Gracie Mansion, the luxurious mayor’s residence on Manhattan’s Upper East Side.Some had wondered if he would move to the official mansion given his campaigning on affordability issues. Mamdani said he was doing so mainly for security reasons.Born in Uganda to a family of Indian origin, Mamdani moved to New York at age seven and enjoyed an elite upbringing with only a relatively brief stint in politics, becoming a member of the New York State Assembly before being elected mayor.Compensating for his inexperience, he is surrounding himself with seasoned aides recruited from past mayoral administrations and former US president Joe Biden’s government.Mamdani has also opened dialogue with business leaders, some of whom predicted a massive exodus of wealthy New Yorkers if he won. Real estate leaders have debunked those claims.As a defender of Palestinian rights, he will have to reassure the city’s Jewish community — the largest in the US — of his inclusive leadership. Recently, one of his hires resigned after it was revealed she had posted antisemitic tweets years ago.
Un conducteur mis en examen après avoir causé un accident mortel à Lyon sous gaz hilarant
Un conducteur de 20 ans a été mis en examen, jeudi, après avoir provoqué un accident de la route mortel à Lyon, sous l’empire de protoxyde d’azote ou gaz hilarant, a indiqué le parquet.Le jeune homme a été mis en examen pour “homicide routier aggravé par la mise en danger délibérée de la vie d’autrui et blessures routières aggravées par la même circonstance”, a précisé le parquet dans un communiqué. Il a été placé en détention provisoire, a-t-il ajouté.L’enquête a permis de démontrer que le conducteur avait bien fait usage de protoxyde d’azote et qu’il conduisait manifestement à vitesse excessive, selon le parquet.Il avait provoqué un accident qui a fait un mort et cinq blessés, lundi soir, sur la voie routière M7 à Lyon. Sa voiture avait percuté par l’arrière un véhicule où une femme de 48 ans est décédée tandis que les trois autres occupants ont été blessés. Deux passagers du véhicule à l’origine de la collision avaient également été blessés.Des bonbonnes de protoxyde d’azote avaient été découvertes dans ce véhicule responsable de l’accident.Mi-décembre, le ministre de la Justice Gérald Darmanin avait confirmé que le gouvernement travaillait à un encadrement strict du protoxyde d’azote, après la mort du jeune Mathis à Lille en novembre, percuté par le véhicule d’un conducteur qui avait consommé cette substance et tenté de fuir la police.La vente du protoxyde d’azote, utilisé en médecine ou cuisine mais détourné à des fins récréatives pour son effet euphorisant, est en théorie interdite aux mineurs et dans certains lieux depuis 2021, tout en restant légale, sauf arrêtés locaux. Ce produit a notamment pour effet secondaire une perte de contrôle chez ses consommateurs.
Avec sa promesse d’année “utile”, Macron signe surtout son impuissance
Emmanuel Macron a promis une année 2026 “utile”, à la France, mais ses vœux laissent surtout l’impression d’un président sur la défensive, en fin de règne, alors que la prochaine élection présidentielle approche à grands pas.”Ce sont des vœux défensifs, de repli, des vœux de fin de règne qui ne lui ressemblent pas du tout”, a estimé jeudi Philippe Moreau-Chevrolet, professeur en communication à Sciences Po, pointant un discours surtout “axé sur la protection” des agriculteurs, de l’industrie…Le président, qui avait opté cette année pour des vœux très courts – moins de 10 minutes – et le décor plus feutré du Salon des ambassadeurs, est apparu dans un semi clair-obscur, devant une cheminée et un sapin illuminé.”Le manque de lumière, de dynamisme parce qu’on a l’impression qu’il est éclairé à la bougie, qu’il parle très lentement, le fait qu’il rappelle que c’est son dernier mandat (…) ça a créé une ambiance crépusculaire”, a noté Philippe Moreau-Chevrolet.Le politologue Bruno Cautrès juge aussi très surprenants ces vœux à la “tonalité à la fois sobre et sans perspective”, où l’on “voit très clairement l’amorce d’une sortie du jeu d’Emmanuel Macron”, à seize mois de la présidentielle à laquelle il ne peut se représenter.- “Sous-dimensionné” -Le chef de l’Etat, très affaibli depuis la dissolution ratée de 2024, s’est certes efforcé de poser les jalons d’une année “utile”, en dépit de l’instabilité politique, faute de majorité à l’Assemblée.Il a tracé sa feuille de route et martelé qu’il resterait “jusqu’à la dernière seconde au travail”, comme pour mieux conjurer le risque d’effacement qui le guette.Mais “au bout de presque dix ans de pouvoir, un chef d’Etat qui nous annonce que les grands chantiers du pays, c’est interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une loi sur la fin de vie et le rétablissement sur une base volontaire du service national, ça semble sous-dimensionné” par rapport aux enjeux et attentes des Français, souligne Bruno Cautrès.Emmanuel Macron n’a que très peu évoqué l’impasse budgétaire, qui plombe pourtant ce début d’année, à moins de trois mois des élections municipales, appelant seulement gouvernement et Parlement à s’atteler sans tarder à “bâtir des accords”.Son vœu final “d’espérance”, ponctué d’innombrables “ne renonçons pas” au “progrès”, à une “nation plus solidaire”, au “beau”, à la “culture”, autant de thèmes macronistes depuis dix ans, avait aussi une “dimension presque testamentaire”, analyse Bruno Cautrès.Enfin, le président est apparu très solitaire, n’évoquant qu’une fois le chef du gouvernement Sébastien Lecornu.Son ex-Premier ministre Edouard Philippe, dans les starting-blocks pour 2027, qui avait appelé à une présidentielle anticipée, n’a de nouveau pas été tendre avec le chef de l’Etat dans ses propres vœux, regrettant jeudi une année “sans stratégie et sans cap” dans un pays où “rien de décisif” ne se produira d’ici 2027. – “Rien dit mais bien dit” -“A un an de plier les gaules, vous vous attendiez à quoi ? (…) Il n’a rien dit mais il l’a bien dit”, a considéré pour sa part le député Renaissance Karl Olive, sur la chaîne Cnews. Pour un conseiller ministériel, le président a eu “raison de ne pas entrer dans les détails”, notamment sur le budget, car “il ne fallait surtout rien de tranchant dans une Assemblée sans majorité, sinon tu abandonnes l’esprit de compromis et tu te fais censurer”.C’étaient des “vœux mesurés en fonction de ce qu’on peut faire”, “il n’a pas pris de risque”, renchérit, stoïque, un ténor du bloc central.S’il a évoqué son départ programmé, Emmanuel Macron s’est efforcé de repousser au plus tard l’échéance présidentielle, qui signera de facto sa mise en retrait, fixant le début de la campagne électorale “à la fin de l’année”. “Il essaie de contrôler le calendrier. En réalité, on est déjà en campagne pour 2027, mais il veut gagner du temps et pouvoir continuer à se présenter comme étant dans l’action”, relève Philippe Moreau-Chevrolet.
Trump blames bruised hand on aspirin, denies falling asleep
US President Donald Trump blamed aspirin for large bruises on his hand and denied falling asleep while attending public meetings in an interview with The Wall Street Journal published Thursday.In the interview defending his health, Trump also changed his previous statement about receiving an MRI scan in October, saying it was instead a quicker CT scan.Trump, who at 79 is the oldest person to assume the US presidency, told the Journal “my health is perfect” and expressed frustration with scrutiny of his well-being.Trump has based much of his political image on projecting vigor — whether through his frequent interactions with journalists, constant social media posting, or AI memes depicting him as a superhero.However, the first year of his second term in office has raised growing questions.His right hand shows persistent bruising, often covered with thick makeup and at times a bandage, and his ankles have appeared swollen.On occasion, Trump has clearly struggled to keep his eyes open, including during a televised Oval Office meeting with health representatives in November — a politically sensitive issue for someone who constantly frames his Democratic predecessor Joe Biden as “sleepy.”Biden left office a year ago at 82, making him the oldest president in history — a record Trump is set to surpass during his current term.Trump rarely exercises beyond outings at his golf courses and for years has made no secret of his love for high-fat, high-sodium fast food.- Bruising and ‘blinking’ -The Republican explained the bruising on his hand as the result of aspirin that he takes daily to thin his blood. “I don’t want thick blood pouring through my heart,” he told the Journal.He said he applies makeup or bandages when his hand is “whacked.”One cut, he said, was caused when his attorney general Pam Bondi hit the back of his hand with her ring while giving him a high-five.Explanations of his health issues have been inconsistent.Trump himself told reporters that he underwent an MRI scan in October, but said at the time he had “no idea what they analyzed.””Whatever they analyzed, they analyzed it well, and they said that I had as good a result as they’ve ever seen,” he said initially.To the Journal, Trump said it was not an MRI, “it was less than that. It was a scan.”Trump’s doctor, Sean Barbabella, confirmed to the newspaper that a CT scan — a procedure that takes far less time than an MRI — was done “to definitively rule out any cardiovascular issues.”Trump pushed back against any idea that he falls asleep in public.”I’ve never been a big sleeper,” Trump said.Instances where he appears to be dozing off are just moments of relaxation, he said.”I’ll just close. It’s very relaxing to me,” he said. “Sometimes they’ll take a picture of me blinking, blinking, and they’ll catch me with the blink.”
Suisse: un bar de Crans-Montana prend feu en plein réveillon, des dizaines de morts présumés
La police suisse craint que “plusieurs dizaines de personnes” aient péri dans l’incendie accidentel qui a aussi fait une centaine de blessés durant la nuit du nouvel an dans un bar bondé de la station huppée de Crans-Montana, dans les Alpes suisses.Vers 01H30 locales (00H30 GMT), “un incendie d’origine indéterminée s’est produit dans le bar Le Constellation à Crans-Montana”, fréquenté par de nombreux touristes, explique dans un communiqué publié jeudi matin la police du canton du Valais, dans le sud-ouest de la Suisse.”Plusieurs dizaines de personnes sont présumées décédées”, a ensuite annoncé lors d’une conférence de presse en milieu de matinée le chef de la police cantonale, Frédéric Gisler, faisant également état d’une centaine de blessés.”A l’heure où je vous parle, tous les blessés ont pu être pris en charge”, a-t-il ajouté, précisant que la plupart étaient grièvement atteints.Les autorités cantonales ont indiqué qu’une enquête était en cours pour déterminer les causes de l’incendie, mais disent exclure la piste de l’attentat. Le conseiller d’Etat du Valais en charge de la sécurité Stéphane Ganzer a précisé devant la presse qu’il y avait eu une déflagration, mais qu’elle avait été consécutive à l’embrasement des lieux.- “Scène de chaos” -Sur des images filmées par un touriste américain, on peut voir de grandes flammes oranges s’élever à l’intérieur du bar, et on entend des cris de terreur. Des témoins ont décrit des scènes d’horreur : des gens ont tenté de briser les vitres du bar pour s’échapper, tandis que d’autres, couverts de brûlures, se précipitaient dans la rue.M. Ganzer a évoqué “une scène de chaos, une scène dramatique”.Le service des urgences du principal hôpital du Valais étant saturé, des blessés ont été transférés vers différents hôpitaux comme à Lausanne, Genève ou Zurich. La procureure générale du canton Béatrice Pilloud a déclaré que d’importants moyens étaient mobilisés “pour identifier les victimes et restituer leurs corps aux familles le plus rapidement possible”, mais ce que processus prendrait certainement du temps.”Les conséquences de ce drame vont se répercuter sur différents services et différentes entités durant plusieurs jours”, a poursuivi M. Ganzer, précisant que “plusieurs centaines de personnes” ont été ou allaient être “affectées aux secours, aux soins, aux investigations, à la gestion et à la coordination”.- “Ca a pris feu d’un coup” -Guy Parmelin, qui vient tout juste de prendre ses fonctions de président de la Confédération suisse, a déploré sur X une “terrible tragédie”. “Ce qui devait être un moment de joie s’est mué, le 1er jour de l’An à Crans-Montana, en un deuil qui touche tout le pays et bien au-delà”.Le Constellation peut accueillir 300 personnes à l’intérieur et 40 en terrasse, selon son site internet. Situé au rez-de-chaussée d’un immeuble, il dispose d’un sous-sol où sont organisées des soirées et événements, selon le quotidien suisse 24 Heures. Le ministère italien des Affaires étrangères a indiqué que, selon des informations de la police suisse, une quarantaine de personnes étaient décédées, mais les autorités du canton estiment qu’il est trop tôt pour fournir un bilan exact.Elles redoutent en revanche que des étrangers fassent partie des victimes, la renommée internationale de la station de Crans-Montana y attirant des touristes du monde entier.Au moins deux Français figurent parmi les blessés, a indiqué jeudi le ministère français des Affaires étrangères. De son côté, le président français Emmanuel Macron a fait part de sa “profonde émotion” après le drame, adressant à la Suisse “la pleine solidarité de la France”.Les autorités du Valais, qui on annoncé avoir ouvert une instruction pour “incendie”, ne s’avancent pas dans l’immédiat sur les causes du drame, mais plusieurs témoignages concordent sur l’éventuelle cause du sinistre.Ces témoignages diffusés par différents médias suisses, français et italiens ont indiqué que des bougies étincelles fixées sur des bouteilles brandies par une personne juchée sur les épaules d’une autre avaient provoqué l’incendie en touchant le plafond. Ces mêmes témoins ont précisé qu’il s’agissait d’un “show” habituel dans l’établissement.”Il me semble qu’il y avait des dames, des serveuses, avec des bouteilles de champagne avec des petites fusées. Elles ont été trop, trop près du plafond, et ben ça a pris feu d’un coup”, a notamment raconté Axel, présent au moment du drame, au média italien Local Team.- “Mon fils est introuvable” -“Je suis sous le choc”, a déclaré de son côté à la chaîne de télévision publique suisse RTS Alexis Laguerre, jeune homme qui marchait avec des amis devant le bar lorsqu’ils ont aperçu de la fumée puis des flammes s’échappant de l’établissement. “Les gens couraient au milieu des flammes… Certains essayaient de briser les vitres avec des chaises”.Alex, 21 ans, a déclaré à la RTS qu’il était arrivé sur les lieux peu après avoir entendu une forte explosion. Dans une forte odeur de gaz mêlée à celle de plastique fondu, il a décrit avoir vu des gens fuir le bar, brûlés, et des personnes crier à l’aide. “J’en ai encore des frissons”, a-t-il confié.Les gens à la recherche de proches sont dirigés vers un centre des congrès où un dispositif d’accueil a été mis en place. “Mon fils est introuvable”, se lamente une mère en larmes, citée par 24 Heures, “personne ne sait où il est”.
Ukraine: Moscou accuse Kiev d’avoir tué 24 personnes avec des drones pendant les fêtes du nouvel an
La Russie a accusé jeudi l’Ukraine d’avoir mené pendant la nuit du nouvel an une attaque de drones dans la région de Kherson ayant fait au moins 24 morts, tandis que Kiev a fait état de plus de 200 drones russes lancés contre ses infrastructures énergétiques.Ces nouvelles attaques, dès les premières heures de 2026, ont eu lieu alors que l’issue des pourparlers diplomatiques en cours pour mettre fin au conflit est toujours incertaine.Dans la partie de la région ukrainienne de Kherson contrôlée par l’armée russe, Moscou a affirmé que Kiev avait attaqué avec des drones un café et un hôtel dans le village de Khorly, situé au bord de la mer Noire, pendant les célébrations du nouvel an.Le gouverneur de la région de Kherson nommé par Moscou, Vladimir Saldo, a affirmé sur Telegram qu’au moins 24 personnes avaient été tuées et des “dizaines d’autres” blessées. Il a également publié des images où sont visibles plusieurs cadavres carbonisés.Dans un communiqué, la diplomatie russe a accusé Kiev de “torpiller consciemment toute tentative de recherche de solutions pacifiques au conflit” en menant ses attaques de drones.Elle a appelé les gouvernements étrangers et instances internationales à condamner “cet attentat sanglant” et à ne pas en être “complices” en “ignorant cette tragégie”.Les autorités ukrainiennes n’ont pour l’heure pas réagi à ces accusations. – Nouvelles rencontres attendues -Pour sa part, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a accusé jeudi la Russie d’entamer la nouvelle année en poursuivant la guerre déclenchée en 2022 par son attaque à grande échelle de l’Ukraine.”La Russie entame délibérément la nouvelle année en poursuivant la guerre, en lançant plus de 200 drones” dans la nuit de nouvel an, a indiqué M. Zelensky sur les réseaux sociaux, ajoutant que les cibles étaient des infrastructures énergétiques.Plus tôt, dans ses voeux du nouvel an, il a estimé qu’un accord avec la Russie était “prêt à 90%”, prévenant néanmoins que les 10% restants allaient déterminer le “destin de la paix”.Son homologue russe Vladimir Poutine, lors de son allocution pour la nouvelle année, a lui exhorté ses compatriotes à croire en la “victoire”.Sur le front, les troupes du Kremlin, plus nombreuses, continuent d’attaquer et de grignoter du terrain, surtout dans la région de Donetsk (est), la priorité militaire de Moscou.L’envoyé spécial américain Steve Witkoff a annoncé mercredi avoir discuté avec de hauts responsables ukrainiens, dont le négociateur en chef de Kiev, Roustem Oumerov, et des conseillers européens en matière de sécurité de la façon de relancer les efforts de paix en 2026, affirmant qu’un “travail important” restait à accomplir.Mardi, M. Zelensky avait annoncé qu’une réunion avec des dirigeants de pays alliés de Kiev était prévue la semaine prochaine en France et que ce sommet serait précédé d’une rencontre samedi, en Ukraine, avec des conseillers à la sécurité d’Etats alliés.- Crainte d’un blocage -En début de semaine, la Russie a accusé l’Ukraine d’avoir lancé une attaque de drones contre une résidence de Vladimir Poutine, située entre Moscou et Saint-Pétersbourg, dans la nuit de dimanche à lundi. Kiev a qualifié cette accusation de “mensonge” et estimé qu’elle visait à servir de prétexte pour de nouvelles frappes contre Kiev et à saper les pourparlers diplomatiques.Le Kremlin avait prévenu mardi que “les conséquences” de cette attaque se traduiraient par “un durcissement de la position de négociation” de la Russie. Alors que cette guerre, la plus sanglante en Europe depuis la Deuxième guerre mondiale, dure depuis bientôt presque quatre ans, les bombardements se poursuivent sans relâche.Les autorités ukrainiennes ont affirmé jeudi qu’un homme avait tué lors d’une frappe russe sur la ville de Kherson tôt le matin même, tandis qu’une femme a été blessée par un bombardement aérien près de Kharkiv.Sur l’ensemble de 2025, la Russie a tiré 54.592 drones longue portée et 1.958 missiles lors de frappes nocturnes contre l’Ukraine, soit 56.550 munitions, selon une analyse des données ukrainiennes réalisée par l’AFP.Ces bombardements ciblent principalement les infrastructures gazières et électriques ukrainiennes. Comme les hivers précédents, des coupures de courant tournantes ont été mises en place dans toutes les régions du pays, y compris à Kiev, afin de pallier les pénuries d’électricité dues aux frappes. En représailles, Kiev mène des frappes contre des dépôts pétroliers et des raffineries russes pour tenter de tarir la rente des hydrocarbures qui finance l’effort de guerre du Kremlin.
Israël confirme appliquer les interdictions d’accès à Gaza de 37 ONG
Israël a confirmé jeudi l’interdiction d’accès dans la bande de Gaza de 37 organisations internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de “sécurité”.Cette réglementation est interprétée par certaines ONG comme la marque d’une volonté des autorités israéliennes d’intensifier …
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