Les crises humanitaires, un nouveau filon de fausses vidéos créées par l’IA sur TikTok

Des petites filles prises dans une tempête de neige à Gaza, des bébés en pleurs au Soudan… Sur TikTok, des vidéos générées par l’intelligence artificielle engrangent des millions de vues en mettant en scène la détresse de victimes de conflits, à des fins lucratives.Partagées par des comptes anglophones aux titres évocateurs, comme “Gaza_Sodan” ou “palestine66533″, …

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Macron appelle à faire plus en matière de défense, envoie plus de militaires au Groenland

“Plus vite et plus fort”. Emmanuel Macron a appelé jeudi la France et ses armées à consentir “des efforts à la mesure de notre rude époque” et annoncé, face à des alliés américains devenus des “compétiteurs” inattendus, l’envoi de nouveaux “moyens terrestres, aériens et maritimes” au Groenland.”Pour être puissant dans ce monde si brutal, il faut faire plus vite et faire plus fort”, a déclaré le chef de l’Etat en présentant ses voeux aux armées sur la base aérienne d’Istres (Bouches-du-Rhône), dans la foulée d’un conseil de défense à l’Elysée consacré à la situation au Groenland et en Iran.Dans un contexte de tension transatlantique inédit au sein de l’Otan, la France va envoyer des moyens supplémentaires, dans le cadre d’une mission européenne, “dans les prochains jours” au Groenland, territoire autonome danois convoité par les Etats-Unis.Une “quinzaine” de chasseurs alpins français ont déjà été mobilisés pour cette “opération de “dissuasion” visant à “montrer aux États-Unis que l’Otan est présente”, avait précisé un peu plus tôt sur franceinfo l’ambassadeur de France pour les pôles, Olivier Poivre d’Arvor.”Des certitudes qui parfois avaient des décennies sont remises en cause (…) L’Europe a des compétiteurs qu’elle ne pensait pas voir. Elle a parfois des alliés qu’on pensait prévisibles, impavides, toujours à nos côtés, qui se mettent à faire douter beaucoup, voire qui se retournent vers ceux qui doutaient le moins”, a lancé Emmanuel Macron dans une allusion au Danemark et aux pays de l’Est européen.Donald Trump, invoquant des nécessités de sécurité nationale face à des menaces russes et chinoises, menace de s’emparer du Groenland par tous les moyens, y compris la force si nécessaire.- Renseignement français -Le chef de l’Etat a aussi appelé le Parlement à “adopter d’ici le 14 juillet” l’actualisation de la loi de programmation militaire 2024-2030, qui prévoit actuellement 413 milliards d’euros, afin de renforcer les moyens de la défense.Il réclame 36 mds d’euros de plus d’ici 2030 pour les armées “pour accélérer notre réarmement”, dont une rallonge de 3,5 mds dès cette année et une autre de 3 mds l’an prochain.Cette “surmarche” est toutefois suspendue pour 2026 à l’adoption d’un budget toujours dans les limbes.L’actualisation de la LPM a déjà été plusieurs fois reportée. Avec cette trajectoire, le budget de la défense aura quasiment doublé sous les deux mandats d’Emmanuel Macron pour atteindre 64 mds d’euros annuels dès 2027 et non plus 2030.En Ukraine, la France et ses partenaires européens sont pleinement mobilisés en appui de l’armée ukrainienne et pour le déploiement d’une force multinationale destinée à dissuader la Russie de toute nouvelle attaque le jour où une paix sera conclue, a-t-il souligné.Emmanuel Macron a affirmé au passage que la France fournissait désormais à l’Ukraine “les deux tiers” des “capacités de renseignement” nécessaires face à la Russie – là où les Etats-Unis étaient auparavant prépondérants – ajoutant que les 34 pays de la Coalition des volontaires finançaient “100%” des moyens accordés à Kiev.- “Dans le jardin de l’Europe” -Sur l’Iran, la France a “appelé à la cessation” des attaques “odieuses” contre les manifestants mais aussi à “ne pas escalader dans la région”, a-t-il insisté, alors que Donald Trump menace de recourir à la force contre le régime des mollahs.Le président délégué du groupe RN à l’Assemblée, Jean-Philippe Tanguy, a appelé Emmanuel Macron à “parler aux Français directement” pour expliquer “la position de la France” sur le Groenland et le soulèvement populaire en Iran.Le patron du PS Olivier Faure a pour sa part salué l’initiative européenne au Groenland. “On a aujourd’hui la nécessité tout simplement de faire en sorte que des limites soient fixées à la volonté de toute puissance de Donald Trump qui finit par considérer que l’Europe est son jardin”, a-t-il dit.Le chef de l’État a aussi fait de la restauration du service national, rémunéré et volontaire, un de ses chantiers pour 2026.Les armées comptent enrôler 3.000 candidats cette année, 4.000 en 2027, 10.000 en 2030 avec 42.500 comme ambition en 2035.Au retour, Emmanuel Macron embarquera à bord d’un avion ravitailleur et de transport de troupes – un Airbus A330 MRTT (Multirole Tanker Transport) – piloté par l’astronaute Thomas Pesquet, à destination d’Orly.L’ex-commandant de la Station spatiale internationale est depuis 2024 colonel de réserve dans l’armée de l’Air, affecté à Istres, et a “tous les brevets et diplômes pour piloter un MRTT”, a précisé l’Élysée.

Macron appelle à faire plus en matière de défense, envoie plus de militaires au Groenland

“Plus vite et plus fort”. Emmanuel Macron a appelé jeudi la France et ses armées à consentir “des efforts à la mesure de notre rude époque” et annoncé, face à des alliés américains devenus des “compétiteurs” inattendus, l’envoi de nouveaux “moyens terrestres, aériens et maritimes” au Groenland.”Pour être puissant dans ce monde si brutal, il faut faire plus vite et faire plus fort”, a déclaré le chef de l’Etat en présentant ses voeux aux armées sur la base aérienne d’Istres (Bouches-du-Rhône), dans la foulée d’un conseil de défense à l’Elysée consacré à la situation au Groenland et en Iran.Dans un contexte de tension transatlantique inédit au sein de l’Otan, la France va envoyer des moyens supplémentaires, dans le cadre d’une mission européenne, “dans les prochains jours” au Groenland, territoire autonome danois convoité par les Etats-Unis.Une “quinzaine” de chasseurs alpins français ont déjà été mobilisés pour cette “opération de “dissuasion” visant à “montrer aux États-Unis que l’Otan est présente”, avait précisé un peu plus tôt sur franceinfo l’ambassadeur de France pour les pôles, Olivier Poivre d’Arvor.”Des certitudes qui parfois avaient des décennies sont remises en cause (…) L’Europe a des compétiteurs qu’elle ne pensait pas voir. Elle a parfois des alliés qu’on pensait prévisibles, impavides, toujours à nos côtés, qui se mettent à faire douter beaucoup, voire qui se retournent vers ceux qui doutaient le moins”, a lancé Emmanuel Macron dans une allusion au Danemark et aux pays de l’Est européen.Donald Trump, invoquant des nécessités de sécurité nationale face à des menaces russes et chinoises, menace de s’emparer du Groenland par tous les moyens, y compris la force si nécessaire.- Renseignement français -Le chef de l’Etat a aussi appelé le Parlement à “adopter d’ici le 14 juillet” l’actualisation de la loi de programmation militaire 2024-2030, qui prévoit actuellement 413 milliards d’euros, afin de renforcer les moyens de la défense.Il réclame 36 mds d’euros de plus d’ici 2030 pour les armées “pour accélérer notre réarmement”, dont une rallonge de 3,5 mds dès cette année et une autre de 3 mds l’an prochain.Cette “surmarche” est toutefois suspendue pour 2026 à l’adoption d’un budget toujours dans les limbes.L’actualisation de la LPM a déjà été plusieurs fois reportée. Avec cette trajectoire, le budget de la défense aura quasiment doublé sous les deux mandats d’Emmanuel Macron pour atteindre 64 mds d’euros annuels dès 2027 et non plus 2030.En Ukraine, la France et ses partenaires européens sont pleinement mobilisés en appui de l’armée ukrainienne et pour le déploiement d’une force multinationale destinée à dissuader la Russie de toute nouvelle attaque le jour où une paix sera conclue, a-t-il souligné.Emmanuel Macron a affirmé au passage que la France fournissait désormais à l’Ukraine “les deux tiers” des “capacités de renseignement” nécessaires face à la Russie – là où les Etats-Unis étaient auparavant prépondérants – ajoutant que les 34 pays de la Coalition des volontaires finançaient “100%” des moyens accordés à Kiev.- “Dans le jardin de l’Europe” -Sur l’Iran, la France a “appelé à la cessation” des attaques “odieuses” contre les manifestants mais aussi à “ne pas escalader dans la région”, a-t-il insisté, alors que Donald Trump menace de recourir à la force contre le régime des mollahs.Le président délégué du groupe RN à l’Assemblée, Jean-Philippe Tanguy, a appelé Emmanuel Macron à “parler aux Français directement” pour expliquer “la position de la France” sur le Groenland et le soulèvement populaire en Iran.Le patron du PS Olivier Faure a pour sa part salué l’initiative européenne au Groenland. “On a aujourd’hui la nécessité tout simplement de faire en sorte que des limites soient fixées à la volonté de toute puissance de Donald Trump qui finit par considérer que l’Europe est son jardin”, a-t-il dit.Le chef de l’État a aussi fait de la restauration du service national, rémunéré et volontaire, un de ses chantiers pour 2026.Les armées comptent enrôler 3.000 candidats cette année, 4.000 en 2027, 10.000 en 2030 avec 42.500 comme ambition en 2035.Au retour, Emmanuel Macron embarquera à bord d’un avion ravitailleur et de transport de troupes – un Airbus A330 MRTT (Multirole Tanker Transport) – piloté par l’astronaute Thomas Pesquet, à destination d’Orly.L’ex-commandant de la Station spatiale internationale est depuis 2024 colonel de réserve dans l’armée de l’Air, affecté à Istres, et a “tous les brevets et diplômes pour piloter un MRTT”, a précisé l’Élysée.

Ouganda: les élections perturbées par des problèmes techniques, internet toujours bloqué

Des problèmes techniques ont perturbé jeudi les opérations de vote pour les élections présidentielle et législatives en Ouganda, où internet est toujours bloqué, faisant craindre de potentielles fraudes.L’opposition voit dans ces problèmes techniques un acte “délibéré” pour garantir la victoire de Yoweri Museveni, 81 ans dont 40 au pouvoir. La population n’a pas accès au réseau internet, coupé depuis mardi par les autorités. Un important dispositif sécuritaire a en outre été mis en place à travers le pays.Le principal adversaire de M. Museveni est l’ancien chanteur de raggamuffin devenu homme politique Bobi Wine, 43 ans, qui se présente comme le “président du ghetto”, en référence à son quartier natal situé dans un des bidonvilles de la capitale Kampala.Après avoir voté, encadré d’un important dispositif sécuritaire et d’une foule de supporters, M. Wine – de son vrai nom Robert Kyagulanyi – a pointé du doigt les problème techniques du jour “parmi d’autres irrégularités”.Sur X, il a accusé le gouvernement de “bourrage massif des urnes” et d’avoir arrêté des cadres de son parti à la faveur de la coupure d’internet. Ces informations n’ont pas pu être vérifiée par l’AFP.Le président Museveni a de son côté accusé jeudi l’opposition d’avoir “bourré les urnes” lors de l’élection de 2021, qu’il a affirmé avoir remporté à “plus de 70%” et non avec 58% des suffrages, comme l’avait déclaré la commission électorale.Concernant le scrutin de jeudi, il a reconnu que les machines biométriques censées vérifier l’identité des votants connaissaient des difficultés qui ne l’ont pas épargné.- “Nous épuiser” -“J’ai mis l’empreinte de mon pouce droit. La machine ne l’a pas acceptée. Alors j’ai mis le gauche. Elle ne l’a pas acceptée”, mais “mon visage a été accepté par la machine”, a raconté M. Museveni lors d’une conférence de presse en fin de matinée après avoir voté à Rwakitura (ouest).En milieu de matinée, des journalistes de l’AFP avaient constaté que certains électeurs votaient finalement après une longue attente. De nombreux bureaux de vote ont dû recourir à une vérification manuelle de l’identité des électeurs.Ces accrocs techniques – potentiellement liés au blocage d’internet – sont “délibérés”, s’est indigné David Lewis Rubongoya, secrétaire général de la Plateforme d’unité nationale (NUP) de Bobi Wine, interrogé par l’AFP, martelant que des “voyous” aux ordres de l’Etat ont en outre été “déployés (…) partout” dans la capitale pour dissuader les électeurs de se mobiliser pour l’opposant.”Ils essaient de truquer l’élection”, s’est indigné Respy, une jeune femme d’une vingtaine d’années. “Ils essaient de nous épuiser et de nous faire rentrer chez nous.Nombre d’observateurs voient dans le scrutin une formalité pour le président Museveni, ex-guérillo âgé de 81 ans qui contrôle totalement l’appareil électoral et sécuritaire. Le vote se déroule dans un climat “marqué par une répression et une intimidation généralisées”, a pointé l’ONU.Au moins 400 partisans de Bobi Wine ont été arrêtés durant sa campagne, selon Amnesty international. L’opposant a pris l’habitude de porter un gilet pare-balles.L’autre grand chef de l’opposition, Kizza Besigye, qui s’est présenté à quatre reprises contre M. Museveni, a été enlevé en 2024 au Kenya et reste détenu en Ouganda pour des accusations de trahison.- “Peur” -Yoweri Museveni reste néanmoins pour beaucoup le “père de la Nation”, qui a tiré le pays du chaos politique et économique à l’issue d’une guerre de brousse contre ses rivaux dans les années 1980. Plus de 70% de la population ougandaise a moins de 30 ans et n’a connu que lui au pouvoir.Malgré des promesses répétées qu’il ne le ferait pas, le gouvernement a coupé l’accès à internet mardi pour une durée indéterminée, présentant la mesure comme un moyen de contenir la “désinformation” et l'”incitation à la violence”.Une dizaine d’ONG se sont également vu intimer l’ordre de cesser immédiatement leurs activités.En Tanzanie voisine, internet avait été bloqué plusieurs jours à partir du 29 octobre dernier, jour d’élections jugées frauduleuses par des observateurs étrangers. Des manifestations antipouvoir avaient alors été réprimées dans le sang, avec plus de 2.000 personnes tuées selon l’opposition, dans l’opacité la plus totale. Bobi Wine, qui a été arrêté à plusieurs reprises et torturé en détention militaire avant la présidentielle de 2021 – sa première candidature – a promis des manifestations en cas de fraude électorale.”Après avoir voté (…) je ne resterai pas ici”, a déclaré Irene, une supportrice de Bobi Wine, sans donner son nom de famille, anticipant des violences policières : “J’ai peur.” 

Apollonia: sept ans ferme pour le couple au centre de l’énorme escroquerie immobilière

Le couple au centre de l’énorme escroquerie immobilière et financière Apollonia, qui a fait quelque 750 victimes pour un préjudice dépassant 1,2 milliard d’euros, a été condamné jeudi à de lourdes peines de prison ferme et à la confiscation d’une vingtaine de millions d’euros de biens.Jean Badache, 71 ans, et son épouse Viviane, 69 ans, ont été condamnés à sept ans de prison ferme chacun, pour leur rôle central dans cette escroquerie, qui promettait à de riches clients, principalement issus de professions médicales, de se constituer un patrimoine immobilier à moindre frais.Le tribunal correctionnel de Marseille a assorti ces condamnations de mandats de dépôt différés mais avec exécution provisoire, ce qui fait que les époux Badache devraient aller en prison à une date à fixer ultérieurement, malgré l’appel immédiatement annoncé par leurs avocats.La condamnation, qui ouvre la voie aux procédures de dédommagement des nombreuses victimes, est assortie d’une amende de 2,5 millions d’euros pour chacun et de la confiscation de biens immobiliers, comptes bancaires, bijoux et sommes en numéraire pour un total de 20 millions d’euros, notamment leur somptueuse villa à Cassis évaluée à 9 millions et une villa à Marrakech.Lors du procès, du 31 mars au 6 juin 2025, l’accusation avait requis la peine maximale de dix ans de prison contre Jean et Viviane Badache, dénonçant la “plus grande escroquerie immobilière et financière que la France ait jamais connue”.Le tribunal les a qualifiés de “têtes pensantes de l’infraction”, avec un Jean Badache ayant “imaginé et mis en place” les “manœuvres frauduleuses” visant à “enfermer les potentiels acquéreurs dans la toile d’Apollonia” et une Viviane Badache formant le personnel à “dissimuler les informations utiles aux banques”. Le tout alimenté par une “volonté d’enrichissement hors norme”.Le montage consistait à “empiler” des crédits immobiliers sur les clients, démarchés par des commerciaux de cette société de conseil en patrimoine aixoise, qui a encaissé 115 millions d’euros de commissions entre 2004 et 2009.Apollonia faisait miroiter l’acquisition d’un patrimoine sans bourse délier via le statut de loueur en meublé professionnel à ses clients, qualifiés de “pigeons” par Jean Badache, selon les témoignages de commerciaux de l’entreprise.Remboursement de TVA pendant les premières années, loyers et mesures de défiscalisation étaient censés autofinancer les acquisitions à 100%. Invités à signer des liasses de documents vierges, les clients déléguaient toutes les démarches à Apollonia et se sont retrouvés avec un endettement allant de 800.000 à quatre millions d’euros souscrits auprès de diverses banques.”C’est un sentiment de soulagement pour tous nos clients. Aujourd’hui, leur statut de victime est enfin reconnu”, a déclaré Christophe Jervolino, avocat représentant plus de 200 victimes.- Apparence de respectabilité -Quatorze personnes et la société Apollonia avaient comparu pour escroquerie en bande organisée, faux et blanchiment aggravé.Quatre commerciaux d’Apollonia ont également écopé de lourdes condamnations. Cinq ans ferme, 300.000 euros d’amende et confiscation de 450.000 euros de biens pour François Melis, qualifié de “petit Badache” par le procureur. Cinq ans ferme également et 150.000 euros d’amende pour Jean-Luc Puig, à qui Apollonia permettait un “train de vie hors norme”.Deux autres commerciaux ont été condamnés à trois ans ferme et 30.000 euros d’amende et quatre ans dont deux avec sursis et 200.000 euros d’amende respectivement.L’escroquerie impliquait également des notaires et un avocat, qui apportaient une touche de respectabilité pour mettre les clients en confiance.”Rouage primordial perçu comme une garantie de sécurité par les acquéreurs,” l’un de ces notaires, d’Aix-en-Provence, à qui Apollonia avait rapporté un million d’euros, a été condamné à cinq ans de prison, dont trois avec sursis et le reste à effectuer sous bracelet électronique, et 700.000 euros d’amende.Un des ses confrères marseillais a été condamné à 5 ans, dont 18 ferme, et un troisième, lyonnais, relaxé. Un avocat, conseil de la société Apollonia et du couple Badache, qui “participait à donner une apparence de respectabilité” aux opérations, a été condamné à cinq ans de prison, dont trois avec sursis, et 300.000 euros d’amende.Benjamin Heysen Badache, fils du couple, salarié puis président d’Apollonia, a été condamné à un an de prison ferme sous bracelet électronique et trois ans avec sursis, deux ex-secrétaires de la société à trois ans avec sursis et une autre à 18 mois avec sursis.

Un équipage de la Station spatiale internationale de retour sur Terre après une évacuation médicale

Un équipage de la Station spatiale internationale contraint d’interrompre sa mission en raison d’un problème médical, une première dans l’histoire du laboratoire orbital, est revenu jeudi sur Terre.Après 167 jours dans l’espace, les Américains Mike Fincke et Zena Cardman, le Russe Oleg Platonov et le Japonais Kimiya Yui ont amerri de nuit dans l’océan Pacifique, au large de la Californie, à 08H41 GMT, selon les images en direct de la Nasa.”Au nom de SpaceX et de la Nasa, bienvenue à la maison, Crew-11″, ont salué les contrôleurs basés à Houston peu après l’amerrissage de la capsule au large de San Diego. “C’est bon d’être de retour”, a répondu Zena Cardman.La capsule Dragon de l’entreprise SpaceX d’Elon Musk a ensuite été hissée à bord d’un navire et les astronautes ont été aidés à en sortir un par un et placés sur des civières dans le cadre des procédures habituelles. Après de premiers examens médicaux, ils devaient être héliportés sur le continent pour subir des examens complémentaires.Le membre d’équipage concerné par le problème médical à l’origine de ce retour anticipé “va bien”, a tenu à rassurer le patron de la Nasa Jared Isaacman lors d’une conférence de presse ayant suivi leur retour.Tout en refusant d’en dire plus sur la nature de cette urgence médicale, il a néanmoins précisé qu’il s’agissait d’un “problème médical grave” qui “aurait pu se produire sur Terre, en dehors de l’environnement de microgravité” dans lequel vivent les occupants de l’ISS.- “La bonne décision” -L’identité de l’astronaute concerné n’a pas été dévoilée par l’agence spatiale américaine. Cette dernière avait annoncé la semaine dernière d’écourter le séjour de l’équipage Crew-11 dans l’ISS en raison de ce problème médical, une première.Un “risque persistant” et “l’incertitude quant au diagnostic” ont motivé cette décision, avait expliqué le médecin-chef de la Nasa, James Polk, tout en soulignant qu’il ne s’agissait pas d’une évacuation d’urgence.”Le membre de l’équipage était et reste dans un état stable”, a répété mercredi Rob Navias, un responsable de la Nasa, peu avant que la capsule ne quitte l’ISS, qui évolue à quelque 400 km d’altitude autour de la Terre.”Nous allons tous bien”, avait écrit le pilote de la mission, Mike Fincke, plus tôt cette semaine sur le réseau social LinkedIn.”Il s’agit d’une décision mûrement réfléchie et qui vise à permettre la réalisation d’examens médicaux appropriés au sol, où toutes les capacités de diagnostic sont disponibles. C’est la bonne décision”, avait-il poursuivi.- 900 heures -Les quatre astronautes avaient rejoint la station orbitale en août et devaient y rester jusqu’à une prochaine rotation d’équipage, prévue pour mi-février.Cette nouvelle mission, Crew-12, pourrait donc partir plus tôt que prévu, a fait savoir la Nasa. La Française Sophie Adenot doit y prendre part et réaliser ainsi son premier vol dans l’espace, le premier pour une Française depuis Claudie Haigneré en 1996.Pour l’heure, la Station spatiale internationale reste occupée par trois personnes, un Américain et deux Russes, arrivés en novembre à bord d’un vaisseau Soyouz.Habitée en permanence depuis 2000, l’ISS est un modèle de coopération internationale réunissant notamment l’Europe, le Japon, les Etats-Unis et la Russie. Depuis la guerre en Ukraine, elle est aussi l’un des derniers domaines de coopération entre Moscou et Washington.Ses équipages sont formés pour conduire des missions scientifiques mais aussi pour faire face aux possibles complications liées à la vie dans l’espace.L’équipage évacué avait été préparé à “gérer des situations médicales imprévues”, avait rappelé un haut responsable de la Nasa, Amit Kshatriya.Durant son séjour de plusieurs mois dans l’ISS, l’équipage aura mené “un peu moins de 900 heures d’expérimentation scientifique”, a détaillé jeudi Joel Montalbano, en charge des opérations spatiales.Parmi ces dernières figuraient des études sur la division cellulaire des plantes et les cellules-souches humaines, mais aussi des simulations de scénarios d’alunissage dans le cadre du programme lunaire de la Nasa, qui prévoit le retour des Américains sur la Lune et dont la prochaine mission, Artémis 2, doit s’envoler dans les prochaines semaines.

Syrians flee Kurdish-controlled area near Aleppo

Syrians began fleeing an area east of Aleppo city on Thursday after the army gave civilians a deadline to leave amid fears of an escalation in clashes with Kurdish forces.The government is seeking to extend its authority across the country following the ouster of longtime leader Bashar al-Assad a year ago.On Sunday, government troops took full control of Aleppo city over the weekend after capturing two Kurdish-majority neighbourhoods.It reached a deal in March to fold a Kurdish de facto autonomous administration in the north into the state, but progress on its implementation has stalled.An AFP correspondent near Deir Hafer, one of the Kurdish-controlled towns being eyed by Damascus, saw many cars, trucks and civilians on foot leaving through a corridor set up by the army on Thursday, but the road was due to close at 5:00 pm (1400 GMT).Mahmud al-Mussa, 30, said “thousands of people have not left”, accusing the US-backed, Kurdish-led Syrian Democratic Forces of not letting them leave.”They want to use civilians as human shields,” he said.The area targeted extends from near Deir Hafer, around 50 kilometres (30 miles) from Aleppo, to the Euphrates River about 30 kilometres further east, as well as towards the south.Damascus, which has deployed forces to the region, also accused Kurdish forces of barring the civilians from leaving.Farhad Shami, spokesperson for the SDF, told AFP the accusations were “unfounded”.Nadima al-Wayss, 54, said she, her brother and her niece had to cross a damaged bridge to leave Deir Hafer through a different road.”Good people helped me cross the bridge… I was afraid I would fall.”- ‘Join hands’ -The SDF controls swathes of Syria’s oil-rich north and northeast, much of which it captured during the country’s civil war and the fight against the Islamic State group over the past decade.In a statement on Thursday, the Kurdish-led autonomous administration said they remained open to dialogue with Damascus and called on the international community to prevent a new civil war in Syria.The SDF warned that the escalation “could lead to general instability, posing a real threat to the security of prisons holding ISIS members”, referring to the Islamic State (IS) group.Camps and prisons in Syria’s Kurdish-administered northeast hold tens of thousands of people, many with alleged or perceived links to IS, more than six years after the group’s territorial defeat in the country.Syrian President Ahmed al-Sharaa said “the ball is in (the SDF’s) court”, calling on the group to “join hands with us… and begin the reconstruction process in Syria”. He made his remarks in an interview with Iraqi Kurdish channel Al Shams, which then decided not to air it.Syrian state television and other regional channels have since aired excerpts.”The agreement signed by Mazlum Abdi does not include federalism, self-administration… it includes a unified Syria,” Sharaa said, referring to the SDF leader.The Kurds have called for a decentralised federal system as part of their integration process into the Syrian state, but Sharaa has rejected their demands.Syria’s Kurds faced decades of oppression under former president Assad and his father, Hafez, who preached a Baathist brand of Arab nationalism.They fear Syria’s new Islamist rulers may take away from them the autonomy they carved out during the civil war that erupted with Assad’s 2011 crackdown on nationwide democracy protests.