Manifestations en Iran: Téhéran se dit prêt à riposter après des menaces de Trump

Le président Donald Trump a menacé vendredi d’une intervention américaine  en Iran si des manifestants y étaient tués dans le cadre de la mobilisation en cours, les autorités iraniennes prévenant qu’elles riposteraient si cette “ligne rouge” était franchie.Des affrontements localisés entre manifestants et forces de l’ordre ont fait six morts jeudi dans l’ouest de l’Iran, …

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Incendie d’un bar en Suisse: l’identification des victimes progresse, des bougies incandescentes en cause

L’enquête et l’identification des victimes de l’incendie d’un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana, dans la nuit du Nouvel An, commençaient à porter leurs fruits vendredi, les autorités pointant notamment l’utilisation de bougies incandescentes au sous-sol de l’établissement.Les autorités du canton de Valais, dans le sud-ouest de la Suisse, ont indiqué que le bilan du drame était désormais de 40 morts.L’incendie s’est déclaré vers 01H30 (00H30 GMT) jeudi dans le bar Le Constellation, fréquenté par de nombreux touristes, parmi lesquels des jeunes venus célébrer la nouvelle année.Le chef de la police cantonale, Frédéric Gisler, a indiqué devant la presse à Sion, la capitale régionale, que 113 des 119 blessés avaient pu être “formellement” identifiés. Selon lui, parmi les personnes identifiées figurent 71 Suisses, 14 Français, 11 Italiens, quatre Serbes, mais aussi un Bosniaque, un Belge, un Luxembourgeois, un Polonais et un Portugais. Pour 14 autres blessés, la nationalité n’a pas encore été établie.Quant aux 40 personnes décédées, les autorités n’ont encore donné aucune information.Toutefois, selon la police cantonale, des dossiers ante mortem pour les disparus ont été ouverts en lien avec plusieurs pays, dont la Belgique, la France, l’Italie, le Portugal, les Philippines, la Roumanie, la Serbie ou la Turquie.- “Chaque lueur d’espoir” -La mère d’un adolescent suisse toujours porté disparu depuis le drame confiait vendredi s’accrocher à “chaque lueur d’espoir” pour être fixée sur le sort de son fils Arthur.”Ca fait 40 heures. 40 heures que nos enfants sont disparus. Donc maintenant, nous devons savoir”, a martelé Laetitia Brodard, une Suissesse vivant près de Lausanne (ouest), face à des journalistes devant le mémorial improvisé à quelques mètres du bar Le Constellation.Un Israélien, possédant une double nationalité, serait porté disparu, selon un responsable du ministère des Affaires étrangères israélien.Au vu des premiers éléments de l’enquête, “tout laisse à penser que le feu est parti des bougies incandescentes ou des feux de Bengale qui ont été mises sur les bouteilles de champagne”, a annoncé la procureure générale du canton du Valais, Béatrice Pilloud. “Et tout a été approché trop près du plafond.”Le visionnage de nombreuses vidéos par les enquêteurs tend à accréditer les affirmations de nombreux témoins sur ces dispositifs crachant des étincelles – aussi appelés bougies fontaines. Ces témoins ont également mentionné la présence de mousse sur le plafond du sous-sol – un isolant phonique -, qui pourrait expliquer l'”embrasement généralisé” mentionné par les autorités.- Le gérant français “très mal” -La procureure a aussi précisé que des auditions, dont celle des “deux gérants français et des personnes rescapées”, avaient notamment permis “d’expliquer la configuration intérieure des lieux, les travaux réalisés et la capacité d’accueil”.La suite de l’enquête “portera notamment sur les travaux effectués au sein du bar, les matériaux qui sont utilisés, les autorisations d’exploiter, les mesures de sécurité”, a détaillé la procureure.Les deux propriétaires du bar, un couple de Français, ont été entendus “à titre de personnes appelées à donner des renseignements”, selon la procureure, qui a précisé qu’aucune responsabilité n’avait été établie à ce stade. Brièvement interrogé vendredi par les médias suisses 20Minutes.ch et La Tribune de Genève, le propriétaire Jacques Moretti a dit que le couple ferait “tout (son) possible pour aider à clarifier les causes” du drame. “Nous ne pouvons ni dormir ni manger, nous allons tous très mal”, a confié l’entrepreneur.Vendredi dans les rues du centre et dans quelques cafés ouverts à Crans-Montana, le drame était au coeur des conversations. Sur les réseaux sociaux, les appels se multiplient pour retrouver des proches disparus.Plusieurs véhicules transportant les dépouilles de victimes ont commencé à arriver vendredi à la mi-journée au centre funéraire de Sion. Les cloches de la plupart des Eglises du pays ont sonné en fin d’après-midi.”L’atmosphère est lourde”, a dit à l’AFP Dejan Bajic, un touriste genevois de 56 ans qui fréquente la station depuis 1974. “C’est comme un petit village, on connaît tous quelqu’un qui connaît quelqu’un touché.” – Enseigne intacte -Dans la rue, en face du bar, des personnes continuaient de venir déposer fleurs et bougies.Vendredi, les murs des bâtiments adjacents ne portaient pas les traces noires qu’auraient pu laisser les flammes. Même l’enseigne du bar ne semble pas avoir été touchée, pas plus que la structure en bois de la terrasse, signe que c’est surtout le sous-sol qui a été ravagé.Des témoins ont décrit des scènes d’horreur. Des gens ont tenté de briser les vitres du bar pour s’échapper, tandis que d’autres, couverts de brûlures, se précipitaient dans la rue.Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre le début de l’embrasement du plafond. À côté, certains filment la scène ou continuent de danser. Sur d’autres vidéos, on voit des jeunes qui tentent désespérément de sortir du bar, d’une capacité maximale de 300 personnes. – Appel aux dons de sang -Dans le cadre du mécanisme de protection civile de l’Union européenne, la Suisse a demandé à plusieurs pays d’accueillir des blessés.”Une cinquantaine de blessés ont été transférés ou vont l’être tout prochainement dans des pays européens, dans des centres spécialisés pour les grands brûlés”, a indiqué le président du gouvernement valaisan, Mathias Reynard.La plupart des personnes prises en charge “étaient des blessés graves”, a déclaré le directeur de l’Organisation cantonale valaisanne des secours, Fredy-Michel Roten. La Transfusion interrégionale suisse (CRS) a appelé la population a donner son sang suite à l’incendie dévastateur.Le chef de la diplomatie italienne Antonio Tajani, en déplacement vendredi à Crans-Montana, a indiqué à des journalistes que “la priorité absolue est de sauver des vies”, ajoutant que l’objectif est aussi “de déterminer les responsables”. Car “l’utilisation de feux d’artifice, même de petite taille, dans un lieu comme celui-ci (lui) semble irresponsable”.Les autorités cantonales ont annoncé qu’une cérémonie sera organisée à Crans-Montana vendredi 9 janvier, sans fournir plus de détails à ce stade.bur-apo-ag-al/sba/liu

Ukraine: avancée russe record en 2025, nouvelles négociations attendues à Kiev

L’armée russe a réalisé en Ukraine sa plus forte progression sur le front en 2025 depuis la première année de l’invasion, selon des données analysées par l’AFP, maintenant une forte pression militaire alors que des négociations sont attendues samedi entre Kiev et ses alliés en vue d’une hypothétique fin des hostilités.Des conseillers à la sécurité de pays européens alliés de Kiev doivent rencontrer samedi à Kiev des responsables ukrainiens, avec la participation par visioconférence d’une équipe américaine. Selon le président Volodymyr Zelensky, une quinzaine de pays ont confirmé leur participation, ainsi que des représentants de l’Union européenne et de l’Otan.M. Zelensky s’était entretenu en décembre avec Donald Trump à Washington sur le plan américain visant à mettre fin à près de quatre ans de guerre, mais des questions sensibles telles que celle des territoires restent non résolues. Et Moscou a indiqué son intention de “durcir sa position” après avoir accusé Kiev d’avoir ciblé avec des drones une résidence de Vladimir Poutine.En attendant des progrès diplomatiques, sur le terrain, les forces russes se sont emparées de plus de 5.600 km2 de territoire ukrainien au cours de l’année 2025, soit davantage que les années 2024 et 2023 réunies, selon les données de l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW), qui travaille avec le Critical Threats Project (CTP), deux centres de réflexion américains spécialisés dans l’étude des conflits.En décembre, Moscou a conquis 244 km2, sa plus faible progression mensuelle depuis mars dans un contexte de conditions météorologiques hivernales, mais a accéléré son offensive dans le Donbass, région orientale où se situent les principales défenses ukrainiennes.L’armée russe occupe environ 19,4% de la superficie de l’Ukraine, dont 0,94% ont été conquis au cours de l’année écoulée.Signe de la progression russe, les autorités ukrainiennes ont ordonné vendredi l’évacuation de plus de 3.000 enfants avec leurs parents d’une quarantaine de localités dans les régions de Zaporijjia (sud) et Dnipropetrovsk (centre-est).- Un espion à la présidence -Dans ses voeux pour 2026, Volodymyr Zelensky a affirmé qu’un accord pour mettre fin à la guerre était “prêt à 90%”, tout en avertissant que les 10% restants allaient déterminer le “destin de la paix”, l’avenir des territoires occupés par la Russie demeurant l’un des points clés.Cet accord n’est cependant pas négocié directement, pour l’heure, Ukrainiens et Russes échangeant avec les Américains. Et l’adoption de sa dernière mouture par Moscou semble improbable, car elle abandonne certaines de ses revendications clefs.Vladimir Poutine a répété ces dernières semaines que la Russie atteindra ses objectifs en Ukraine “par la voie militaire” si les négociations échouaient et salué les récents gains de son armée sur le front.Son homologue ukrainien a lui choisi vendredi le chef du renseignement militaire, Kyrylo Boudanov, pour diriger son cabinet, l’un des postes les plus importants du pays.Loin du profil de son prédécesseur, Andriï Iermak, tombé en disgrâce à cause d’un scandale de corruption, M. Boudanov est un militaire de carrière connu pour ses audacieuses opérations contre la Russie et honni par Moscou, qui le qualifie de “terroriste”.M. Zelensky a aussi annoncé son intention de remplacer l’actuel ministre de la Défense Denys Chmygal, nommé il y a moins d’un an, en juillet 2025, par le ministre de la Transformation digitale, Mykhaïlo Fedorov, un nouveau venu en politique âgé de seulement 34 ans.Le président ukrainien n’a pas expliqué sa décision, indiquant simplement que “”Mykhaïlo est très impliqué dans les questions relatives aux drones et travaille très efficacement” dans son ministère.- Bombardements -Les premiers jours de 2026 ont été marqués par des bombardements ukrainiens et russes.Jeudi, la Russie a accusé l’armée ukrainienne d’avoir mené pendant la nuit du nouvel an une attaque de drones en territoire occupé dans la région méridionale de Kherson, tuant 28 civils, dont deux enfants, dans un café et un hôtel.Kiev a assuré de son côté avoir visé un rassemblement militaire.Vendredi, la Russie a elle frappé le centre-ville de Kharkiv, la deuxième cité d’Ukraine, tuant un enfant de trois ans et faisant 19 blessés, selon les autorités locales.Un journaliste de l’AFP à Kharkiv a pu voir sur place une rue recouverte de débris et de gravats d’où s’échappent encore des flammes, et des immeubles aux vitres entièrement soufflées.Le ministère russe de la Défense a démenti, assurant n’avoir “ni planifié, ni effectué de frappes avec des missiles ou des moyens de destruction aériens dans les limites de la ville” de Kharkiv.Selon M. Zelensky, la réunion de samedi avec Européens et Américains vise notamment à discuter des “garanties de sécurité” que peuvent apporter à l’Ukraine ses alliés. Un sommet avec des dirigeants occidentaux est par ailleurs prévu mardi en France.

Yemen separatists launch two-year independence transition as strikes kill 20

Yemen’s UAE-backed separatists announced a two-year transition to independence Friday despite reporting 20 deaths in airstrikes from a Saudi-led coalition trying to roll back their weeks-long offensive across the country’s south.A separatist military official and medical sources reported 20 fighters dead in air raids on two military bases as the coalition also targeted an airport and other sites.The bombardment and surprise independence bid follow weeks of tensions between Saudi Arabia and the United Arab Emirates over the separatist Southern Transitional Council’s (STC) land-grab.Yemen, which was divided into North and South from 1967 to 1990, could again be split in two years if the STC’s independence plan comes to fruition. It would call the new country “South Arabia”.STC president Aidaros Alzubidi said the transitional phase would include dialogue with Yemen’s north — controlled by Iran-backed Houthi rebels — and a referendum on independence.But he warned the group would declare independence “immediately” if there was no dialogue or if southern Yemen was attacked again.”The Council calls on the international community to sponsor dialogue between the concerned parties in the South and the North,” Alzubidi said in a televised address.”This constitutional declaration shall be considered immediately and directly effective before that date (January 2, 2028) if the call is not heeded or if the people of the South, their land, or their forces are subjected to any military attacks,” he added.STC forces took much of resource-rich Hadramawt, bordering Saudi Arabia, and neighbouring Mahra province on the Omani frontier, in a largely unopposed advance last month.The Saudis and Emiratis have for years supported rival factions in Yemen’s fractured government territories. But the STC’s offensive angered Riyadh and left the oil-rich Gulf powers at loggerheads.- ‘Existential’ war -Following repeated warnings and airstrikes on an alleged UAE weapons shipment this week, the Saudi-led coalition launched a wave of attacks on Friday.Mohammed Abdulmalik, head of the STC in Wadi Hadramaut and Hadramaut Desert, said seven air strikes hit the Al-Khasha military camp.Further strikes targeted other sites in the region and the airport and military base in Seiyun, STC military sources and eyewitnesses told AFP.Reyad Khames, a resident of a village near Al-Khasha, said: “Saudi planes are chasing STC fighters. We don’t know what type of aircraft they are — we just see flashes and explosions hitting checkpoints, clearing the way for the (Saudi-backed) forces to advance.”Friday’s deaths are the first from coalition fire since the STC’s campaign began. The separatists’ military spokesman said it was in an “existential” war with Saudi-supported forces, characterising it as a fight against radical Islamism — a longtime preoccupation of the UAE.The air raids came shortly after pro-Saudi forces launched a campaign to “peacefully” take control of military sites in Hadramawt.”This operation is not a declaration of war, nor an attempt to escalate tensions,” Hadramawt governor Salem Al-Khanbashi, also leader of the province’s Saudi-backed forces, was quoted as saying by the Saba Net news agency.Saudi sources confirmed the strikes were carried out by the Saudi-led coalition, which nominally includes the UAE and was formed in 2015 in a vain attempt to dislodge the Houthi rebels in Yemen’s north.A source close to the Saudi military warned the strikes “will not stop until the Southern Transitional Council withdraws from the two governorates”.- Rival factions -The wealthy Gulf states formed the backbone of the military coalition aimed at ousting the Houthis, who forced the government from the capital Sanaa in 2014 and seized areas including most of Yemen’s population.But after a brutal, decade-long civil war, the Houthis remain in place and the Saudis and Emiratis are backing different factions in the government-held territories.Yemen’s Aden-based government comprises a fractious coalition of groups including the STC, united by their opposition to the Houthis.The UAE, which withdrew most of its troops from Yemen in 2019, pledged to pull out the remainder after Tuesday’s coalition airstrikes on an alleged weapons shipment at Mukalla port, despite denying it contained arms.On Friday, a UAE government official confirmed all troops had left, adding that Abu Dhabi “remains committed to dialogue, de-escalation, and internationally supported processes as the only sustainable path to peace”.

Manifestations en Iran: Téhéran se dit prêt à riposter après des menaces de Trump

Le président Donald Trump a menacé vendredi d’une intervention américaine  en Iran si des manifestants y étaient tués dans le cadre de la mobilisation en cours, les autorités iraniennes prévenant qu’elles riposteraient si cette “ligne rouge” était franchie.Des affrontements localisés entre manifestants et forces de l’ordre ont fait six morts jeudi dans l’ouest de l’Iran, selon des médias locaux, les premiers depuis le début dimanche d’une mobilisation initialement liée à la vie chère, qui s’est depuis élargie à des revendications politiques.Le mouvement de contestation est parti de Téhéran, où des commerçants ont fermé boutique pour protester contre l’hyperinflation et le marasme économique, avant de gagner des universités et de s’étendre à une partie du pays.”Si l’Iran tire sur des manifestants pacifiques et les tue violemment, comme à son habitude, les Etats-Unis d’Amérique viendront à leur secours”, a déclaré Donald Trump sur son réseau Truth Social.”Nous sommes prêts, armés et parés à intervenir”, a-t-il ajouté.Ali Shamkhani, un conseiller du guide suprême Ali Khamenei a affirmé que toute intervention américaine déclencherait une “riposte”, prévenant que “la sécurité de l’Iran est une ligne rouge”. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a dénoncé sur X une menace “imprudente et dangereuse” face à laquelle les “forces armées sont en alerte et savent précisément où frapper en cas d’atteinte à la souveraineté iranienne”. Le porte-parole de la police iranienne, Saïd Montazeralmahdi, a pour sa part assuré comprendre les revendications d’ordre économique des manifestants mais averti que les forces de l’ordre ne toléreraient aucun “chaos”. – Risque de “déstabilisation” -Un autre conseiller du guide, Ali Larijani, a mis en garde Donald Trump contre un risque de “déstabilisation” régionale. “Qu’il prenne garde à ses soldats”, a-t-il ajouté sur X.La contestation en Iran touche ou a touché, à des degrés divers, au moins 20 villes différentes, essentiellement de taille moyenne et situées dans l’ouest du pays, selon un décompte de l’AFP basé sur les annonces officielles et des médias. Elle a donné lieu localement à des affrontements et des dégradations contre des bâtiments publics.Les autorités et les médias iraniens ne communiquent pas nécessairement et en détail sur tous les incidents, ce qui complique l’appréciation des événements. Des vidéos sur la mobilisation inondent les réseaux sociaux, mais toutes ne peuvent pas être authentifiées.Le procureur du district central de la province du Lorestan, dans l’ouest, Ali Hassanvand, a prévenu vendredi que “toute participation à des rassemblements illégaux et toute action visant à troubler l’ordre public” constituaient “des crimes” qui seraient traités “avec la plus grande fermeté”.Trente personnes accusées de “troubles à l’ordre public” ont été arrêtées en périphérie de Téhéran, a indiqué jeudi soir l’agence Tasnim. – “Revendications légitimes” -Depuis le début des protestations, le pouvoir joue à la fois sur l’apaisement, reconnaissant des “revendications légitimes” liées aux difficultés économiques, et sur la fermeté face à toute tentative de déstabilisation.M. Araghchi a souligné à l’adresse de Donald Trump que si le mouvement en cours était surtout pacifique, “les attaques criminelles contre les biens publics (étaient) intolérables”.Sur X, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Turk, a exhorté l’Iran “à respecter les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique”.Ces protestations sont toutefois de moindre ampleur que celles qui avaient secoué l’Iran fin 2022 après la mort en détention de Mahsa Amini, une jeune femme arrêtée par la police des moeurs pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin. En 2019, des manifestations avaient aussi éclaté après l’annonce d’une envolée du prix de l’essence. La contestation avait alors touché une centaine de villes, notamment Téhéran, et fait des dizaines de morts.Ce nouveau mouvement est né au moment où le pays apparaît affaibli après une guerre avec Israël en juin dernier et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, tandis que l’ONU a rétabli en septembre des sanctions à son encontre pour son programme nucléaire. La monnaie nationale, le rial, a perdu depuis un an plus d’un tiers de sa valeur face au dollar, tandis qu’une hyperinflation fragilise depuis des années le pouvoir d’achat des Iraniens, dans un pays asphyxié par des sanctions internationales.La quasi-totalité du pays a été mise en congé cette semaine, sur décision des autorités, qui ont invoqué le froid et des économies d’énergie sans faire officiellement de lien avec les manifestations.

Tech campaigner decries US ‘punishment’ after visa sanctions

British tech campaigner Imran Ahmed on Friday decried a US visa ban as “punishment” for his organization’s work combating disinformation and holding major online platforms accountable, telling AFP that Washington’s actions amounted to “tyrannical behavior.”Ahmed, a US permanent resident, heads the Center for Countering Digital Hate (CCDH), a nonprofit watchdog that researches the harmful effects of online disinformation. He was among five European figures whom the State Department recently said would be denied visas.The department accused the group of attempting to “coerce” tech platforms into censoring Americans’ viewpoints, a charge they reject. The European Union and several member states strongly condemned the US sanctions.The US announcement came after the International Fact-Checking Network said last month it was “deeply concerned” by reports the State Department had instructed staff to deny visas to people engaged in fact-checking and content moderation.AFP spoke with Ahmed after he sued President Donald Trump’s administration in a New York court.The interview was edited for length and clarity.QUESTION: How do you interpret the US visa restrictions over “censorship” concerns?ANSWER: This appears to be a punishment for my advocacy and for the research that CCDH does, looking into social media platforms, looking into AI platforms, identifying harms, informing the public, and then urging lawmakers and regulators, both in the US and globally, to take action.Governments are the only entity that can censor people with the threat of overwhelming force. A nonprofit speaking — that’s the opposite of censorship. That’s what the First Amendment is there to protect — our ability to speak, without fear or favor. However, in this instance, it does appear that I’m being punished precisely for my speech, which would be an act of censorship.QUESTION: How do you seek to challenge the visa ban?ANSWER: What we’ve done initially is take up a restraining order against the government to prevent them from taking any action against me, detaining me or arresting me, and that’s important, because previously, when the Trump administration has sought to cancel green cards for legal permanent residents, it has arrested them through ICE (US Immigration and Customs Enforcement). It has sent them hundreds or thousands of miles away from their friends, family and support networks. And we wanted to make sure that did not happen in this instance.The first Trump administration was under no obligation to award me an extraordinary ability visa, and it did. My green card (permanent residency) has been given to me because I’m married to a US citizen and I have American children now, and they have to abide by both the law and the constitution in how they treat me as a legal permanent resident, and that’s precisely why we’ve gone to court.QUESTION: Why has disinformation research emerged as a political lightning rod?ANSWER: We do vital research that shows the potential harms of online platforms, and we know that that puts the noses out of joint for some very powerful people. In the past, we’ve been sued, for example, by Elon Musk, which was unsuccessful for him. And so we expect this kind of scrutiny from big tech. What we didn’t expect was that the combination of big tech and big money means that the government itself is now seeking to punish us for our speech.QUESTION: Musk, who owns the platform X, has praised the US sanctions, saying: “This is so great.” What personal toll have the sanctions taken on you?ANSWER: I think it takes a sick mind to celebrate a father being taken away from their children, or to call it great. Organizations like CCDH have done studies showing that the hate speech after Elon Musk took over that platform soared.That kind of research is vital. It’s a crucial part of American discourse. Advertisers have the right to know where their content is appearing next to and they have a right to take decisions as to where they place their adverts. That is fundamentally the freedom of association.I have two jobs. I have one which is to continue to ensure that the watchdog brief of CCDH continues, and the second job is to make sure that we do not accept governments behaving in this sort of way. This is tyrannical behavior, and we need to ensure that we’re standing up against it.

Séisme au Mexique, un décès et pas de “dégâts graves”

Une personne est décédée vendredi à Mexico après le séisme de magnitude 6,5 qui a frappé le sud-ouest du pays au petit matin, mais qui n’a cependant pas occasionné de “dégâts graves”, selon la présidente Claudia Sheinbaum.Le sol a tremblé à 07H58 locales (13H58 GMT), poussant les habitants de la capitale à évacuer leurs appartements encore pour nombreux en pyjama.La secousse a contraint Mme Sheinbaum à suspendre sa conférence de presse quotidienne lorsqu’a retenti l’alerte prévenant de son imminence.L’épicentre est situé près de San Marcos, dans l’Etat de Guerrero (sud), à environ 400 km de la capitale, a précisé l’Institut américain de géophysique (USGS) indiquant que le séisme s’est produit à 35 kilomètres de profondeur.A son retour au Palais national, quelques minutes après la violente secousse, Mme Sheinbaum a indiqué qu’il n’y avait pas de signalements de “dégâts graves”, ni à Mexico ni dans l’Etat de Guerrero.Les autorités municipales de Mexico ont fait part du décès accidentel d’un homme de 60 ans qui a fait une chute alors qu’il évacuait son domicile.Selon la maire de Mexico, Clara Brugada sur X, 12 personnes ont par ailleurs été blessées.La ville de San Marcos est elle-même à quelques kilomètres de la célèbre station balnéaire d’Acapulco, qui compte environ 650.000 habitants.Ricardo, un touriste mexicain qui a quitté son hôtel d’Acapulco torse nu, a regretté de “commencer l’année avec une telle frayeur”, disant avoir ressenti ensuite de nombreuses répliques.Selon le Service sismologique national, 151 répliques de faible intensité ont été enregistrées.Aucune alerte au tsunami n’a été lancée, selon le service météorologique américain (NOAA).- “Sensation horrible” -Le Mexique s’est doté de systèmes d’alerte qui préviennent de l’imminence des secousses. Il donne à la population, via les téléphones portables, environ une minute pour se mettre à l’abri.La mairie de Mexico a également installé des haut-parleurs sur les poteaux d’éclairage public qui peuvent lancer des “alertes sismiques”.”Je dormais quand l’alarme de la rue s’est mise à retentir. Ça m’a vraiment effrayée quand ça disait +séisme violent+. Je me suis levée paniquée”, a témoigné auprès de l’AFP Karen Gómez, 47 ans, employée de bureau qui vit au 13e étage d’un immeuble du quartier Alvaro Obregon de Mexico.”Je sais comment se passent les tremblements de terre ici. Cette sensation de peur est horrible quand on sent le bâtiment bouger”, a dit à l’AFP Norma Ortega, 57 ans, directrice d’une crèche vivant au 10e étage d’un immeuble du même quartier.Le Mexique est situé à la jonction de cinq plaques tectoniques, ce qui en fait l’un des pays les plus vulnérables aux tremblements de terre, en particulier sur cette côte du Pacifique, où est enregistrée la plus forte activité sismique au monde.En 1985, un séisme de magnitude 8,1 avait ravagé une grande partie du centre et du sud du pays. Il avait fait plus de 12.000 morts et causé de graves dégâts à Mexico.Une partie de la capitale, principalement son centre, est construite sur un sous-sol marécageux, autrefois un lac, ce qui la rend particulièrement sensible aux tremblements de terre.Le 19 septembre 2017, un séisme de magnitude 7,1 tuait 369 personnes, la plupart dans la capitale. Le même jour cinq ans plus tard, le centre du Mexique était frappé par un autre séisme, quelques heures seulement après la participation de millions de personnes à un exercice de sécurité simulant un tremblement de terre.

Un corps retrouvé dans le coffre d’une voiture incendiée à Marseille

Un corps a été retrouvé par les pompiers à Marseille dans le coffre d’une voiture incendiée et un jeune de 19 ans a été interpellé, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.Les marins-pompiers de Marseille sont intervenus vers 23H20 jeudi soir, avenue des Arnavaux dans le nord de la ville, pour un feu de voiture, ont-ils expliqué à l’AFP. C’est là qu’ils ont trouvé, dans le coffre, un corps sans vie.Une source policière a confirmé à l’AFP la découverte d’un corps “calciné”. Et une autre source a indiqué qu’un jeune de 19 ans, connu de la justice, avait été placé en garde à vue.Le parquet de Marseille, qui a précisé de son côté à l’AFP que le corps n’avait pas été identifié à ce stade, a ouvert une enquête des chefs d’assassinat en bande organisée, association de malfaiteurs, dégradation de biens par incendie en bande organisée et recel de vol en bande organisée.L’enquête a été confiée à la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS).Le mode opératoire laisse penser à un assassinat sur fond de trafic de drogue et si cette piste se confirmait il s’agirait du premier narchomicide à Marseille de 2026, dès le premier jour de l’année.Selon un décompte de l’AFP, 19 personnes ont perdu la vie dans des assassinats liés au trafic de drogue en 2025 dans le département des Bouches-du-Rhône, la grande majorité à Marseille.Le jour de Noël, un corps avait déjà été retrouvé dans une voiture incendiée à Septèmes-les-Vallons, une commune limitrophe de Marseille. La voiture avait été signalée volée.Le 13 novembre, la mort de Mehdi Kessaci, 20 ans, le petit frère du militant écologiste et antidrogue Amine Kessaci, avait bouleversé la ville.