Casse du Louvre: “nous n’avons pas dit notre dernier mot”, martèle la procureure de Paris

“Nous n’avons pas dit notre dernier mot”: trois mois après le retentissant casse du Louvre, la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau, n’abandonne pas l’espoir de retrouver les bijoux, dans un entretien à l’AFP.Quatre hommes, suspectés d’être les membres du commando, et une femme considérée comme leur complice, ont été mis en examen dans les semaines qui ont suivi le vol des Joyaux de la Couronne, estimés à 88 millions d’euros. Ils sont interrogés depuis le début de la semaine par les juges d’instruction.Q: Les interrogatoires en cours ont-ils permis de faire avancer l’enquête?R: “À ce stade, de ce que l’on sait, les interrogatoires n’ont pas suscité d’éléments nouveaux d’enquête susceptibles de révéler de nouvelles pistes à explorer par les services enquêteurs (…) Ces investigations sont désormais à la main des magistrats instructeurs sur commission rogatoire. Mais ce que je peux affirmer, c’est qu’évidemment ce dossier reste un dossier prioritaire pour les services enquêteurs saisis, en l’occurrence la police judiciaire de la préfecture de police et l’office central de lutte contre le trafic des œuvres d’art. Ça reste un dossier évidemment sensible et prioritaire, puisqu’on reste avec l’objectif essentiel de retrouver des bijoux”.Q: À propos des bijoux, y a-t-il du nouveau ?R: “L’office central bénéficie d’un certain nombre de relais dans le monde de l’art, y compris international. Ils ont des possibilités d’avoir des signaux d’alerte sur les réseaux de receleurs, y compris à l’étranger (…) Dans ce type d’enquête, où l’on a encore des pistes à explorer et des interrogatoires à faire, nous nous refusons, et je suis convaincue que les magistrats instructeurs aussi, à avoir une piste privilégiée. Parce que c’est le meilleur moyen intellectuellement d’en fermer d’autres qui devraient être explorées”.”Nous n’avons pas de signaux qui nous disent que les bijoux sont susceptibles d’avoir franchi la frontière, nous avons encore des chances d’explorer des pistes au niveau national. Tout est possible”.Q: Que sait-on d’un éventuel commanditaire ?R: “C’est une hypothèse qui est examinée, mais qui ne peut pas être affirmée comme plus certaine qu’une autre. (…) Nous nous refusons à avoir une idée préconçue de ce qui peut avoir amené les intéressés à perpétrer ce vol au préjudice du musée du Louvre”.Q: Si quelqu’un rend les bijoux, la justice fera-t-elle preuve de mansuétude?R: “Si ces bijoux sont restitués, ce que je n’ai cessé de dire, c’est que cela constituerait un repentir actif qui peut être pris en considération au stade de la peine, dans un raisonnement judiciaire classique (…) Ça ne retire pas le fait que l’infraction a été commise. Il n’y aura pas de non-lieu à poursuivre. Mais au stade du choix de la peine, il appartiendra au ministère public, puis au tribunal, de tenir compte de l’attitude de ceux qui auront coopéré à l’enquête et qui auront contribué à réduire le préjudice.”Q: En tant que procureure de Paris, gardez-vous un espoir de remettre un jour la main sur ces bijoux ?R: “Notre détermination reste intacte. Nous n’avons pas dit notre dernier mot. Ça prendra le temps qu’il faudra. Quand je dis nous, j’inclus les enquêteurs notamment de la BRB (Brigade de répression du banditisme), les magistrats du parquet et les juges d’instruction de la Jirs (la Juridiction Interrégionale Spécialisée de Paris).”

Près de Strasbourg, la difficile préservation du riche patrimoine brassicole

A Schiltigheim, en banlieue de Strasbourg, élus et militants passionnés s’efforcent de sauvegarder le précieux héritage industriel de l’ancienne “cité des brasseurs” alsacienne, où la fin de la production de bière fin 2025 par Heineken a ouvert une vaste friche.La noria des camions a cessé devant le site de l’ancienne “Espérance”, une des cinq brasseries historiques de cette municipalité, que le groupe néerlandais avait acquise au début des années 70. Terminées aussi les odeurs de fermentation qui baignaient parfois les quartiers alentours.La décision annoncée en 2022 du géant d’Amsterdam fut, selon la maire Danielle Dambach, “un coup dur” qui s’est soldée par la perte de 220 emplois et la fermeture de la dernière grande brasserie en activité de la ville.Elle a aussi nourri l’amertume envers le groupe, qui avait déjà racheté deux autres grandes brasseries, Fischer et Adelshoffen, pour finalement les fermer. “Heineken a vampirisé Schilick”, appellation familière de la commune, estime l’édile écologiste auprès de l’AFP.A l’Espérance – qui fabriquait historiquement la bière Ancre – Fischer et Adelshoffen s’ajoutaient Perle et Schutzenberger. Ces dernières ont mis la clé sous la porte, au début des années 1970 pour la première, en 2006 pour la seconde, victimes notamment de la mondialisation du secteur et d’une concurrence accrue. – “Cathédrales industrielles”Ces entreprises marquent la mémoire de la ville mais aussi son paysage urbain, comme la malterie de Fischer et ses deux cheminées ou les bâtiments de style néo-médiéval allemand de Schutzenberger, des édifices en partie protégés par leur classement aux monuments historiques.De village, Schiltigheim s’est transformé au milieu du XIXe siècle en prospère ville industrielle après l’installation sur son territoire des cinq brasseries.Les grands patrons à l’époque “voulaient faire de belles usines, (…) ce sont un peu des cathédrales industrielles”, explique Jean-Pierre Nafziger, ancien professeur d’histoire et président de l’association Mémoire et Patrimoine de Schiltigheim.Pour lui, il est important de “garder une trace de ce passé”, qui constitue l’ADN de la ville, où fourmillaient aussi d’autres industries, comme les tonneliers, les chaudronniers et l’industrie alimentaire.Mais les intérêts s’affrontent avec d’un côté une commune et des pouvoirs publics soucieux de réhabiliter des sites – des processus long et coûteux -, et de l’autre les propriétaires qui veulent rentabiliser rapidement leur terrain dans l’immobilier, mais ont besoin pour cela de l’aval de la ville.Dans le passé, la confrontation avec Heineken fut rude, raconte la maire. Notamment pour le site Fischer, où est né un quartier de 600 logements -au lieu de 1000 initialement envisagés- autour de la malterie finalement sauvée, qui devrait héberger un complexe cinématographique.Perle fut rasée dans les années 80, Adelshoffen presque entièrement détruite dans les années 2000.- “Dernière chance”Pour Schutzenberger, aux mains d’un groupe immobilier, il aura fallu attendre près de vingt ans avant que, face à la dégradation des bâtiments, un projet de rénovation émerge fin 2025 pour créer logements, restaurants et commerces sur le site de 2,7 hectares.Si l’immobilier aura sans doute aussi sa part sur le vaste terrain de 13 hectares de Heineken/Espérance, les autorités publiques insistent d’ores et déjà sur la création d’espaces verts, d’un collège ou d’une activité économique.Le groupe néerlandais a indiqué à l’AFP ne pas avoir “à ce stade identifié de solution de reconversion pour le site”, par l’entremise de son service de communication en France.”Recréer une vie, ça se réfléchit, ça prend du temps”, souligne Mme Dambach. L’important à ce stade consiste surtout à superviser le démantèlement et dialoguer avec le propriétaire, dit-elle.  Pour le collectif La Cité des Brasseurs Schiltigheim, créé en 2024, la fermeture du site avec sa célèbre salle de brassage classée aux monuments historiques, constitue “la dernière chance” de créer ce qui fait défaut à l’Alsace: un “lieu public -à mi-chemin entre le musée et le loisir-” dédié à l’histoire et à la culture brassicole.”On sera sévèrement jugé par les générations futures si on n’est pas en mesure aujourd’hui de faire quelque chose pour sauvegarder ce patrimoine”, explique à l’AFP Maxence Creusat, l’un des fondateurs de ce collectif de bénévoles, apolitiques et passionnés, qui entend proposer un projet dans ce sens.Car pour lui, “si on ne fait rien aujourd’hui, c’est simple, dans 50 ans, il n’y aura plus rien”.

Budget: des chiffrages en cours pour la surtaxe des bénéfices des entreprises, dit Roland Lescure

Le ministre de l’Economie et des Finances Roland Lescure a évoqué samedi des chiffrages en cours au sujet d’une éventuelle surtaxe des bénéfices des grandes entreprises samedi, une mesure réclamée par le parti socialiste mais repoussée à l’Assemblée.”On est en train encore de caler les derniers chiffrages. Pourquoi? Parce qu’on est encore en train de négocier avec les groupes parlementaires du Sénat l’évolution des dépenses des collectivités locales”, a commenté le ministre sur France info, rappelant que la mesure figurait dans le budget initial du gouvernement. “Ce n’est pas seulement une demande du PS”, a-t-il ajouté.Lors de son allocution vendredi, le Premier ministre Sébastien Lecornu n’a rien dit de cette éventuelle surtaxe sur les bénéfices des entreprises, censée aider à la négociation avec le PS mais repoussée à l’Assemblée. Opposés à cette mesure, les groupes LR et Renaissance n’ont pas apporté leur soutien à un amendement du gouvernement jeudi, qui aurait porté le rendement de la surtaxe à 6,3 milliards d’euros, contre 8 milliards en 2025 et 4 milliards dans le projet de loi initial du gouvernement pour 2026.Les socialistes réclamaient quant à eux le maintien de la surtaxe à 8 milliards. Début janvier, Roland Lescure avait plaidé pour la réintroduction de cette surtaxe à l’Assemblée, après sa suppression au Sénat, nécessaire au compromis, selon lui.”On est en train de caler ça. Donc on aura l’occasion de vous donner les chiffres exacts dans les 2-3 jours qui viennent au maximum”, a précisé le ministre de l’Economie samedi.M. Lescure a par ailleurs confirmé l’augmentation de 50 euros en moyenne de la prime d’activité, un complément de revenu versé aux travailleurs à revenus modestes, pour plus de trois millions de ménages, une mesure annoncée par le Premier ministre vendredi.”Il y avait des économies prévues sur la prime d’activité (…) Tout ça, c’est terminé. Mais il y a en plus une hausse de la prime d’activité qui fait à peu près 50 euros pour quelqu’un qui gagne le SMIC”, a expliqué Roland Lescure.Le gouvernement doit trancher d’ici mardi entre un recours au 49.3 ou à une ordonnance budgétaire pour tenter de faire passer le projet de budget sans vote.”Le vote du budget, j’allais dire traditionnel, est malheureusement proscrit du fait de la manière dont les débats se sont produits. Moi, j’ai été élu à l’Assemblée nationale. Je préfère toujours que l’Assemblée nationale puisse se prononcer. Et on verra dans les heures qui viennent ce qu’on décide”, a répondu Roland Lescure, interrogé sur l’option qui sera retenue par le gouvernement.

Uganda opposition leader cut off from communications after pollsSat, 17 Jan 2026 07:26:17 GMT

Ugandan opposition leader Bobi Wine was cut off from communications on Saturday after a police raid on his home, his party said, with the security forces determined to prevent unrest ahead of imminent election results.President Yoweri Museveni, 81, looked set to be declared winner and extend his 40-year rule later on Saturday in an election …

Uganda opposition leader cut off from communications after pollsSat, 17 Jan 2026 07:26:17 GMT Read More »

L1: avec Gouiri, Medina et Traoré, l’OM a déjà ses premières recrues

Longtemps indisponibles, Amine Gouiri, Hamed Traoré et Facundo Medina sont revenus de blessures ces dernières semaines, offrant à l’entraîneur Roberto De Zerbi de nouvelles options, au coeur d’un calendrier chargé pour Marseille, qui joue samedi à Angers.”Hamed, +Facu+ et moi, on est revenus. Maintenant, il y a un bel effectif. On va travailler là-dessus et la fin de saison nous réserve peut-être de belles surprises”, a résumé la semaine dernière Amine Gouiri.Absent depuis mi-octobre à cause d’une blessure à une épaule, l’attaquant algérien n’a repris la compétition que début janvier. Mais il a très vite montré, face au Paris SG lors du Trophée des champions notamment, que sa qualité technique allait apporter beaucoup à l’OM.”Trois mois sans jouer, c’est beaucoup parce que j’aime le foot. Heureusement, je pouvais utiliser mes jambes, travailler en salle, faire du vélo, etc. Même si c’était embêtant pour beaucoup de gestes quotidiens, j’ai pu profiter de ma famille et c’est finalement passé vite”, a raconté l’ancien Lyonnais, dont le retour a aussi permis de faire souffler Pierre-Emerick Aubameyang.”Maintenant j’ai envie de jouer, j’ai faim de jouer. J’ai toujours envie de marquer, de faire marquer les autres, de faire jouer l’équipe”, a-t-il ajouté.Mardi face aux amateurs de Bayeux (R1), il a d’ailleurs largement participé au festival offensif marseillais (9-0) avec deux buts et une passe décisive.Ce match en Normandie a aussi été l’occasion pour De Zerbi de titulariser Hamed Traoré pour la première fois depuis le 31 août et un match à Lyon. – Folie et cheveux peroxydés -Depuis, l’Ivoirien, handicapé par une blessure à une cuisse, n’avait joué que 25 minutes lors du Trophée des champions, où l’un de ses centres avait poussé Pacho au but contre son camp qui a failli être celui d’un titre tant attendu à Marseille. “Traoré sera un joueur offensif en plus. Il peut jouer comme un N.10, comme il le faisait à Sassuolo avec moi, mais il peut aussi faire souffler Mason Greenwood sur le côté”, avait expliqué De Zerbi au milieu du mois de décembre.”Il est en train de devenir un grand joueur. Je l’ai eu très jeune et je le vois beaucoup plus mûr aujourd’hui. Ses expériences à Naples, Bournemouth et Auxerre lui ont fait du bien”, a aussi estimé le technicien italien vendredi.Alors qu’il reste deux semaines de mercato, De Zerbi peut donc déjà compter avec Gouiri et Traoré sur deux “quasi-recrues” en attaque, un secteur où les joueurs disponibles (Greenwood, Aubameyang, Paixao) ont accumulé beaucoup de temps de jeu lors de la première partie de saison.En défense, l’effectif marseillais est plus dense, mais le retour de Medina, éloigné des terrains depuis la fin du mois de septembre, a aussi été apprécié par l’entraîneur marseillais, toujours demandeur de joueurs de caractère. “C’est le foot, c’est la vie. Je suis resté positif même si ça a été long. Maintenant je me sens bien physiquement et mentalement”, a assuré l’Argentin début janvier. De Zerbi, lui, sait qu’il peut compter sur la polyvalence de l’ancien Lensois, qui peut jouer latéral ou central. Mais il attend autre chose aussi.”Facundo peut nous donner un peu ce qui nous a manqué, plus de personnalité, de l’agressivité”, a-t-il expliqué en décembre. “Peu importe que ça soit dans une défense à trois ou à quatre. Medina je veux le voir sur le terrain, avec un peu de bonne folie, un peu de cheveux peroxydés.”