Fury over five-year-old’s detention in US immigration crackdown

Democrats and local officials in Minneapolis expressed outrage Thursday at the detention of a five-year-old boy in a massive immigration crackdown, as US Vice President JD Vance defended federal agents’ actions.Thousands of Immigration and Customs Enforcement (ICE) agents have been deployed to the Democratic-led city, as the administration of President Donald Trump presses its campaign to deport what it says are millions of illegal immigrants across the country.Vance confirmed Thursday that the five-year-old boy, Liam Conejo Ramos, was among those detained, but argued that agents were protecting the boy after his father “ran” from an immigration sweep.”What are they supposed to do? Are they supposed to let a five-year-old child freeze to death?” he said.Democratic Texas congressman Joaquin Castro rejected that explanation, branding Homeland Security authorities “sick liars.”Castro said that he had not been able to locate the boy, who was reportedly being held with his father in San Antonio, Texas.”My staff and I have been working to figure out his whereabouts, make sure that he’s safe and also to demand his release by ICE,” he said in a video posted on X.But ICE “have not given us information,” he said.Former US vice president Kamala Harris said she was “outraged” by Ramos’s detention.”Liam Ramos is just a baby. He should be at home with his family, not used as bait by ICE and held in a Texas detention center,” she wrote on X.Harris shared a photo of the child wearing a blue knitted hat with dangling, white rabbit ears, while a person behind him appears to hold onto his backpack.Another photo circulating online shows Ramos escorted by a man wearing black clothes and a black face covering.Former US secretary of state Hillary Clinton accused law enforcement of “terrorizing a population” and “using children as pawns.”Minneapolis Mayor Jacob Frey said the federal government was treating children “like criminals.”Frey said the influx of 3,000 federal agents felt like an “occupation,” the Minnesota Star Tribune newspaper reported.The Homeland Security department rejected claims that ICE agents targeted the child, saying he had been “abandoned” by his father during an operation to arrest the man.”For the child’s safety, one of our ICE officers remained with the child while the other officers apprehended (his father) Conejo Arias,” it posted on X.”Parents are asked if they want to be removed with their children, or ICE will place the children with a safe person the parent designates.”- ‘Taking a toll’ -Ramos is one of at least four children detained in the same Minneapolis school district this month, US media have reported citing local administrators.Zena Stenvik, the Columbia Heights Public Schools District superintendent, said the children were “apprehended and taken away by masked and armed ICE agents with no identifying badges.””The onslaught of ICE activity in our community is inducing trauma and is taking a toll on our children,” she told reporters.The children’s detention came as the US attorney general announced the arrests of three activists accused of disrupting a church service with a protest accusing a pastor of working for ICE.Videos of that protest showed dozens of demonstrators chanting “ICE out!” in the church.Minneapolis has been rocked by increasingly tense protests since federal agents shot and killed US citizen Renee Good on January 7.The officer who fired the shots that killed Good, Jonathan Ross, has neither been suspended nor charged with any crime. Trump and his officials quickly defended his actions as legitimate self-defense.The lawyer for Ramos and his father, Marc Prokosch, said the pair are not US citizens and followed the legal process in applying for asylum in Minneapolis, which is a sanctuary city, meaning police do not cooperate with federal immigration sweeps.Vance claimed such local efforts were hindering ICE efforts.”The lack of cooperation between state and local officials makes it harder for us to do our job and turns up the temperature,” Vance said.Minnesota has sought a temporary restraining order for the ICE operation in the state which, if granted by a federal judge, would pause the sweeps. There will be a hearing on the application Monday.

Moscou exige le départ des troupes de Kiev du Donbass, avant une réunion à Abou Dhabi

La Russie a indiqué vendredi qu’elle exigeait toujours de Kiev un retrait de ses troupes de l’est de l’Ukraine pour régler le conflit, avant des pourparlers à Abou Dhabi entre responsables russes, ukrainiens et américains.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a de son côté indiqué que la question territoriale restait le principal point non résolu et serait au menu des pourparlers prévus pour durer vendredi et samedi.Ces discussions seraient les premières négociations directes entre Moscou et Kiev sur un plan américain de règlement du conflit.”Les forces armées ukrainiennes doivent quitter le Donbass, elles doivent s’en retirer. C’est une condition très importante”, a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. “Sans règlement de la question territoriale (…) il est inutile d’espérer la conclusion d’un accord de long terme”, a-t-il ajouté.La Russie exige un retrait des forces ukrainiennes du Donbass, territoire industriel et minier de l’est de l’Ukraine incluant les régions de Donetsk et Lougansk. Ses exigences visent notamment de la région de Donetsk qu’elle contrôle en partie et qui reste l’épicentre des combats qui ont fait a minima des dizaines de milliers de morts depuis 2022.Cette réunion à Abou Dhabi doit se tenir au lendemain de deux rencontres au plus haut niveau: l’une à Davos entre Volodymyr Zelensky et le président  américain Donald Trump, et l’autre à Moscou entre le président Vladimir Poutine et les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner.- Europe “perdue” -Pour l’heure, il n’est pas confirmé que les délégations russes et ukrainiennes négocieront en face à face. Cela n’a jamais été le cas depuis l’annonce, en novembre, d’un plan promu par Donald Trump pour trouver une issue au conflit.Le dernier cycle de négociations directes entre les deux belligérants sur le règlement du conflit, déclenché par l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine en 2022, date de juillet 2025 à Istanbul. Il n’avait débouché que sur des échanges de prisonniers et de dépouilles de soldats.”La question du Donbass est clé”, a indiqué vendredi Volodymyr Zelensky, ajoutant que cette question sera discutée “à Abou Dhabi, aujourd’hui et demain”.M. Zelensky a précisé qu’il prévoyait un échange par téléphone avec son équipe de négociateurs sur place vers 15H ou 16H (13H/14H GMT) pour préparer la réunion tripartite.Kiev tiendra informé ses alliés européens des résultats des discussions, a-t-il dit.A Davos la veille, le dirigeant ukrainien a tenu un discours très dur envers ses principaux soutiens politiques et financiers, disant voir une Europe “fragmentée” et “perdue” lorsqu’il s’agit d’influer sur les positions de Donald Trump, et manquant de “volonté politique” face à Vladimir Poutine.- Objectifs “sur le champ de bataille” -L’équipe russe sera menée par le général Igor Kostioukov, le chef des renseignements militaires russes (GRU), a déclaré tôt vendredi à la presse le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov.Selon Kiev, l’Ukraine sera représentée par le secrétaire du Conseil de sécurité Roustem Oumerov, son chef de cabinet Kyrylo Boudanov et son chef-adjoint Serguiï Kyslytsia, par le chef du parti présidentiel David Arakhamia et par le chef d’état-major des forces armées, le général Andriï Gnatov.M. Ouchakov a souligné que l’entretien jeudi entre MM. Poutine et Witkoff à Moscou, avait été “utile à tous points de vue”.Une autre rencontre, consacrée aux questions économiques, aura lieu également vendredi à Abou Dhabi entre M. Witkoff et l’émissaire du Kremlin aux questions économiques internationales, Kirill Dmitriev, a précisé Iouri Ouchakov.”Nous sommes sincèrement intéressés par un règlement (du conflit) par les moyens politico-diplomatiques”, a assuré M. Ouchakov. Mais “tant que ce n’est pas encore le cas, la Russie va continuer d’atteindre ses objectifs (…) sur le champ de bataille”, a-t-il averti.- Garanties de sécurité -A Davos, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est brièvement entretenu jeudi avec M. Trump, une rencontre qu’il a qualifiée de “positive” mais de dialogue “pas simple”.Il a assuré être parvenu à un accord sur “les garanties de sécurité” que doivent offrir les Etats-Unis à l’Ukraine pour dissuader la Russie d’attaquer à nouveau.La Russie a multiplié ces derniers mois les frappes sur le réseau énergétique ukrainien, provoquant des coupures d’électricité et de chauffage massives notamment dans la capitale, par des températures glaciales.

To Lam reconduit pour cinq ans à la tête du Vietnam

To Lam a été reconduit “à l’unanimité” vendredi pour cinq ans à la tête du Vietnam lors du congrès du parti communiste, qui a validé ses grandes orientations, notamment axées sur la poursuite de la croissance économique.Depuis son accession au poste de secrétaire général du parti, il y a seulement 17 mois, le dirigeant de 68 ans a su écarter ses rivaux tout en menant une campagne de réformes volontaristes qualifiée de “ révolution ”.Le Vietnam, qui compte 100  millions d’habitants, est à la fois un Etat autoritaire à parti unique et un pôle économique régional grandissant, fort d’une croissance de 8% en 2025.A l’instar de Xi Jinping chez le voisin chinois, To Lam visait également à être nommé président, le deuxième poste hiérarchique dans la politique vietnamienne.Aucune annonce officielle n’a été faite à ce sujet, mais les analystes estiment que la composition du politburo — l’organe de décision le plus élevé du parti — indique qu’il y est probablement parvenu, même si une confirmation officielle de l’Assemblée nationale sera nécessaire.- “Ce qu’il voulait” -Ancien ministre de la Sécurité publique, Tom Lam incarne un courant favorable à la police, auquel fait face une aile réputée plus conservatrice et proche de l’armée.Son courant est dominateur parmi les 19 membres du nouveau politburo, son plus proche rival, le ministre de la Défense Phan Van Giang, ayant été relégué au septième rang.”La façon dont la liste est présentée, et l’image qu’elle renvoie, suggère fortement que To Lam est sur le point d’occuper les deux postes”, a avancé Nguyen Khac Giang, de l’Institut ISEAS-Yusof Ishak de Singapour.Une photo publiée par les médias d’Etat à la clôture du congrès quinquennal du parti montre un To Lam triomphant, entouré de ses alliés Tran Thanh Man, Tran Cam Tu et Le Minh Hung, les trois autres membres les plus haut placés du politburo.Cela laisse entendre que les cinq “ piliers” du système de gouvernance collective du Vietnam seraient tenus par ces quatre hommes.”To  Lam a réussi à consolider son pouvoir, son pouvoir personnel et sa domination sur le politburo”, a dit l’analyste vietnamien Tuong Vu. “Personne n’a été capable de l’arrêter. Il  a obtenu ce qu’il voulait.”Dans un discours de clôture, To Lam a exprimé sa “profonde gratitude pour la confiance accordée par le congrès”, et affirmé que le parti continuerait à travailler “rapidement et correctement”.- Lutte anticorruption -Elevé au rang de chef du parti en 2024 après la mort du précédent secrétaire général Nguyen Phu Trong, le sexagénaire, issu des rangs de la police, a surpris le pays par la rapidité de ses réformes.Il a supprimé des pans entiers de l’administration, abolissant huit ministères ou agences gouvernementales et réduisant de près de 150.000 le nombre de fonctionnaires, tout en lançant des projets ambitieux dans le ferroviaire et l’énergie.Encore renforcé au sommet du parti, il devrait se concentrer sur le développement du secteur privé, notamment dans le numérique, afin d’atteindre une croissance annuelle de 10% au cours des cinq prochaines années.Cela nécessitera de moderniser les infrastructures de transport et d’énergie, mises à rude épreuve par le “succès remarquable” du pays, a estimé Daniel Kritenbrink, ancien ambassadeur des Etats-Unis au Vietnam.Etonnamment résilient face aux nouveaux droits de douane de 20% imposés par le président américain Donald Trump, le pays a enregistré l’an dernier l’une des plus fortes croissances d’Asie.Il fait toutefois face à plusieurs défis, notamment les tensions entre ses principaux partenaires commerciaux, les Etats-Unis et la Chine, ou des pressions environnementales et sociales de plus en plus fortes sur le plan intérieur.To Lam s’est engagé cette semaine à poursuivre sa lutte anticorruption, dont les analystes estiment qu’il s’est servi pour écarter ses rivaux.

Municipales à Paris: à gauche, Emmanuel Grégoire en quête de visibilité

A moins de deux mois des municipales, le candidat de la gauche à la mairie de Paris Emmanuel Grégoire cherche à booster une campagne encore peu visible qui l’oblige à marcher sur un fil, entre l’héritage revendiqué d’Anne Hidalgo et sa volonté d’incarner une “nouvelle histoire”.L’accord historique de premier tour arraché en décembre entre socialistes, écologistes et communistes a placé le chef de file de la gauche non-mélenchoniste en tête dans les sondages au premier tour du scrutin des 15 et 22 mars, devant sa rivale de droite Rachida Dati, avant un second round au coude-à-coude.”Etre en tête au premier tour, même de peu, était la raison principale de l’union”, souligne une source chez les Ecologistes. “Sinon, trois listes auraient été en concurrence à gauche. Désormais il n’y a qu’un match, Grégoire face à Dati”.”Nous avons une dynamique positive, notre responsabilité de campagne c’est de l’amplifier”, disait la semaine dernière le chef de file de la gauche, au sortir de son premier meeting.- Dynamique “encore faiblarde” -Une dynamique néanmoins “encore faiblarde”, juge le directeur général de l’Ifop Frédéric Dabi.”La campagne peine à prendre faute de visibilité, y compris sur le projet”, estime pour sa part Anne-France Taiclet, enseignante chercheuse en sciences politiques à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.En face, analyse-t-elle, la dynamique de Rachida Dati “n’est pas non plus vertigineuse” mais la candidate de la droite et du MoDem “a commencé assez fort, avec sa capacité à faire des coups et produire rapidement des effets d’opinion”, grâce à ses vidéos virales comme la montrant accrochée à un camion poubelle.En terme de visibilité, la ministre de la Culture et maire du 7e arrondissement, déjà candidate en 2020, “joue hors catégorie”, constate Bernard Sananès, le président d’Elabe. Selon un récent sondage de l’institut, 89% des inscrits sur les listes électorales connaissent Rachida Dati contre seulement 45% pour Emmanuel Grégoire, derrière Sarah Knafo (Reconquête) et Sophia Chikirou (LFI). – “Un vrai bosseur” -Le prétendant à l’Hôtel de ville a progressé en six mois (+18 points), mais cherche à gagner encore en notoriété. Un facteur rendu déterminant avec la réforme du mode de scrutin à Paris, Lyon et Marseille qui permet de voter directement pour la tête de liste centrale sans passer par les maires d’arrondissements.Il y a deux semaines, le député de 48 ans s’est affiché avec Bertrand Delanoë sur un marché, où l’ancien édile socialiste a été souvent mieux reconnu. “Grégoire est trop discret”, regrettait Séverine Matheus, une militante venue tracter.”Sur le terrain, on ressent un manque de notoriété mais il passe bien. Et puis en 2001 les Parisiens ne connaissaient pas tant que ça Delanoë”, selon Franck Guillory, secrétaire de la section socialiste de Paris Centre.”C’est pas un bateleur mais il est à l’aise et accessible. Après son meeting par exemple, il est rentré en métro. Et c’est un vrai bosseur”, confie un militant écologiste. “Grégoire a l’avantage d’être peu clivant” par rapport à Rachida Dati, ajoute Bernard Sananès. Sur le projet, l’ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo pendant six ans doit jouer les équilibristes: il revendique un héritage dont il est “fier”, lui qui a négocié le PLU bioclimatique dessinant l’avenir de Paris à l’horizon 2040, tout en proposant une “nouvelle histoire” après un quart de siècle de règne à gauche.Malgré son froid avec la maire sortante et sa volonté de gouverner différemment, le prétendant à l’Hôtel de ville a du mal à incarner le renouvellement, ses principaux partenaires, l’écologiste David Belliard et le communiste Ian Brossat, ayant eux aussi été adjoints. Et il est comptable d’un bilan sévèrement critiqué par le camp adverse, sur les finances de ville, la propreté ou les affaires de violences sexuelles dans le périscolaire dont il dit “prendre sa part de responsabilité”. “La campagne est encore embryonnaire et sa visibilité peut s’améliorer car la gauche sait faire sur le terrain. Mais à un moment, il va falloir qu’il la complète avec ses propositions. Qu’est-ce qu’il garde d’Hidalgo ? Les choses ne pas encore dites encore”, selon la professeure Taiclet.

Budget: Lecornu affronte deux motions de censure, avant un nouveau 49.3

“Coup de force”, “reniement”: Eric Coquerel (LFI) et Marine Le Pen (RN) s’en sont pris avec force vendredi à la décision de Sébastien Lecornu de recourir au 49.3 pour faire passer le budget. Mais les  motions de censures de la gauche hors PS et de l’extrême droite sont promises à l’échec, faute de soutien de LR et du PS.Le débat, tenu dans un hémicycle clairsemé, a mis en lumière les fractures de la gauche, le PS se trouvant isolé face au front commun des Insoumis, des écologistes et des communistes.”En novembre ou en janvier, le 49.3 demeure un coup de force”, a affirmé Eric Coquerel, le président insoumis de la Commission des Finances, disant avoir “toujours pensé” que Sébastien Lecornu finirait par utiliser cet instrument décrié de la Constitution, alors que son gouvernement ne dispose d’aucune majorité à l’Assemblée.”Dans quelle démocratie un homme seul peut décider que gouverne un camp minoritaire ?”, s’est-il interrogé – LFI demande depuis les législatives anticipées de 2024 la démission du président de la République Emmanuel Macron.La présidente du groupe RN, Marine le Pen, a elle fustigé la “trahison du pacte solennel” conclu par le chef du gouvernement avec le Parlement, et un “passage en force”, selon elle “marque de fabrique” du macronisme. “Tout aurait dû vous conduire à démissionner”, a-t-elle estimé, pointant l'”impuissance” du gouvernement.Dès avant sa prise de parole, l’entourage du Premier ministre a laissé filtrer des éléments de réponse. “Le pouvoir n’a pas été confisqué” et il est “toujours pleinement entre les mains des députés”, devrait se défendre le Premier ministre, qui admet que recourir au 49.3 n’est pas “une victoire”. Il devrait expliquer avoir voulu “trancher” après avoir “laissé le Parlement aller jusqu’au bout” des débats.Le Premier ministre a engagé mardi la responsabilité de son gouvernement pour faire passer le budget, constatant l’absence de majorité pour le voter.- Sortir du “blocage permanent” -Le PS a dès mardi confirmé qu’il ne voterait pas la motion de censure commune déposée par les trois autres groupes de gauche. Le député PS Laurent Baumel a défendu ce choix vendredi, saluant les “inflexions substantielles” obtenues par son groupe, et se félicitant que l’abandon au moins temporaire du 49.3 ait permis de donner une “portée effective” aux discussions menées dans l’hémicycle.”Nous avons effacé le spectre de l’année blanche en réindexant l’ensemble des prestations et des barèmes sur le coût de la vie”, s’est-il félicité, mentionnant aussi la hausse de la prime d’activité pour trois millions de salariés modestes concédée par le Premier ministre, ou la généralisation des repas à un euro pour les étudiants.Une décision fustigée par M. Coquerel, comme par l’orateur du groupe Ecologiste et social, Benjamin Lucas-Lundy: “Je dis à mes amis et à mes camarades socialistes que quelques non-reculs ne font pas une avancée”, leur a-t-il lancé.Du côté de la coalition présidentielle, les choix budgétaires de M. Lecornu laissent aussi un goût amer. “Nos désaccords avec ce texte sont réels et assumés”, a ainsi souligné l’ancienne ministre Agnès Firmin-Le Bodo. Mais en attendant la présidentielle, “nous devons sortir (le pays) du blocage permanent”, a souligné le député Nicolas Ray (LR).Les deux motions de censure devraient être rejetées successivement en fin de matinée. Le gouvernement devrait engager dans la foulée sa responsabilité sur la partie dépenses et l’ensemble du texte, suscitant deux nouvelles motions de censure, qui devraient être rejetées en début de semaine prochaine.Après un bref passage au Sénat, le texte devrait revenir à l’Assemblée pour un troisième et dernier 49.3, et d’ultimes motions de censure, permettant la promulgation du texte début février.

Budget: Lecornu affronte deux motions de censure, avant un nouveau 49.3

“Coup de force”, “reniement”: Eric Coquerel (LFI) et Marine Le Pen (RN) s’en sont pris avec force vendredi à la décision de Sébastien Lecornu de recourir au 49.3 pour faire passer le budget. Mais les  motions de censures de la gauche hors PS et de l’extrême droite sont promises à l’échec, faute de soutien de LR et du PS.Le débat, tenu dans un hémicycle clairsemé, a mis en lumière les fractures de la gauche, le PS se trouvant isolé face au front commun des Insoumis, des écologistes et des communistes.”En novembre ou en janvier, le 49.3 demeure un coup de force”, a affirmé Eric Coquerel, le président insoumis de la Commission des Finances, disant avoir “toujours pensé” que Sébastien Lecornu finirait par utiliser cet instrument décrié de la Constitution, alors que son gouvernement ne dispose d’aucune majorité à l’Assemblée.”Dans quelle démocratie un homme seul peut décider que gouverne un camp minoritaire ?”, s’est-il interrogé – LFI demande depuis les législatives anticipées de 2024 la démission du président de la République Emmanuel Macron.La présidente du groupe RN, Marine le Pen, a elle fustigé la “trahison du pacte solennel” conclu par le chef du gouvernement avec le Parlement, et un “passage en force”, selon elle “marque de fabrique” du macronisme. “Tout aurait dû vous conduire à démissionner”, a-t-elle estimé, pointant l'”impuissance” du gouvernement.Dès avant sa prise de parole, l’entourage du Premier ministre a laissé filtrer des éléments de réponse. “Le pouvoir n’a pas été confisqué” et il est “toujours pleinement entre les mains des députés”, devrait se défendre le Premier ministre, qui admet que recourir au 49.3 n’est pas “une victoire”. Il devrait expliquer avoir voulu “trancher” après avoir “laissé le Parlement aller jusqu’au bout” des débats.Le Premier ministre a engagé mardi la responsabilité de son gouvernement pour faire passer le budget, constatant l’absence de majorité pour le voter.- Sortir du “blocage permanent” -Le PS a dès mardi confirmé qu’il ne voterait pas la motion de censure commune déposée par les trois autres groupes de gauche. Le député PS Laurent Baumel a défendu ce choix vendredi, saluant les “inflexions substantielles” obtenues par son groupe, et se félicitant que l’abandon au moins temporaire du 49.3 ait permis de donner une “portée effective” aux discussions menées dans l’hémicycle.”Nous avons effacé le spectre de l’année blanche en réindexant l’ensemble des prestations et des barèmes sur le coût de la vie”, s’est-il félicité, mentionnant aussi la hausse de la prime d’activité pour trois millions de salariés modestes concédée par le Premier ministre, ou la généralisation des repas à un euro pour les étudiants.Une décision fustigée par M. Coquerel, comme par l’orateur du groupe Ecologiste et social, Benjamin Lucas-Lundy: “Je dis à mes amis et à mes camarades socialistes que quelques non-reculs ne font pas une avancée”, leur a-t-il lancé.Du côté de la coalition présidentielle, les choix budgétaires de M. Lecornu laissent aussi un goût amer. “Nos désaccords avec ce texte sont réels et assumés”, a ainsi souligné l’ancienne ministre Agnès Firmin-Le Bodo. Mais en attendant la présidentielle, “nous devons sortir (le pays) du blocage permanent”, a souligné le député Nicolas Ray (LR).Les deux motions de censure devraient être rejetées successivement en fin de matinée. Le gouvernement devrait engager dans la foulée sa responsabilité sur la partie dépenses et l’ensemble du texte, suscitant deux nouvelles motions de censure, qui devraient être rejetées en début de semaine prochaine.Après un bref passage au Sénat, le texte devrait revenir à l’Assemblée pour un troisième et dernier 49.3, et d’ultimes motions de censure, permettant la promulgation du texte début février.

Iran lambasts Zelensky after Davos ‘bully’ warning

Iran’s foreign minister on Friday launched a furious tirade against Volodymyr Zelensky after the Ukrainian president commented in Davos that the deadly crackdown on protests in the Islamic republic showed that if authorities “kill enough people” they stay in power.Zelensky, whose country has been fighting the full-scale Russian invasion for almost four years, said in a speech at the World Economic Forum on Thursday that if Iran’s clerical leadership was able to remain in power, it was a “clear signal to every bully”.Russian President Vladimir Putin is an ally of the Islamic republic’s leadership under Ayatollah Ali Khamenei and last week held telephone talks with President Masoud Pezeshkian, with both sides agreeing to ramp up bilateral ties.Foreign Minister Abbas Araghchi responded to Zelensky’s comments with a broadside of accusations and claims in an English-language post on X, saying the Ukrainian leader had been “rinsing American and European taxpayers to fill the pockets of his corrupt generals”. “The world has had enough of Confused Clowns, Mr Zelensky,” he said, in apparent reference to the Ukrainian leader’s previous career as a wildly-successful comedian and comic actor.”Unlike your foreign-backed and mercenary-infested military, we Iranians know how to defend ourselves and have no need to beg foreigners for help,” he added.Foreigners are fighting in the Ukrainian army but make up only a tiny percentage of the armed forces.- ‘Drowned in blood’ -Kyiv and the West accuse Iran of providing drones and ballistic missiles to Russia for use in Ukraine. Tehran has repeatedly denied sending any weapons to Russia.In his speech in Davos, Zelensky appeared to cite the response to the protests as another example of Western inaction in the face of aggression.”There was so much talk about the protests in Iran — but they drowned in blood. The world has not helped enough the Iranian people, it has stood aside,” he said, speaking in English.Zelensky noted that the start of the protests coincided with the Christmas and New Year holidays in Europe. “By the time politicians came back to work and started forming a position, the ayatollah has already killed thousands.””What will Iran become after this bloodshed? If the regime survives, it sends a clear signal to every bully — kill enough people, and you stay in power,” he said.Iranian authorities have said well over 3,000 people were killed in the protests but have blamed the violence on “rioters” backed by the United States and Israel.Rights groups however say the toll is far higher and could be as much as 20,000, adding that confirming the numbers is hugely impeded by the now two-week shutdown of the internet in Iran.NGOs, including Amnesty International, have accused security forces of deliberately firing on protesters to suppress the demonstrations, which have now petered out.

Open d’Australie: Alcaraz, Gauff et Sabalenka au rendez-vous des 8es

Les N.1 mondiaux Carlos Alcaraz et Aryna Sabalenka se sont qualifiés vendredi pour les huitièmes de finale de l’Open d’Australie mais si l’Espagnol n’a pas tremblé, la Bélarusse a vu dans sa victoire serrée quelque chose de “magique”.En attendant le match d’Alexander Zverev (3e) en soirée contre Cameron Norrie (27e), Coco Gauff (3e) et le triple finaliste à Melbourne Daniil Medvedev (12e) ont bataillé ferme pour arracher leur place en deuxième semaine.. Alcaraz dans un fauteilCarlos Alcaraz et Corentin Moutet ne s’étaient jamais affrontés et cette opposition entre deux excellents manieurs de balle promettait du grand spectacle. Mais il n’a fallu que deux heures à l’Espagnol pour se débarrasser du 37e mondial, battu 6-2, 6-4, 6-1.Comme il l’avait promis, le dernier Français en lice à l’Open d’Australie a multiplié les coups en touché. Mais il a été débordé par la puissance de l’Espagnol, qui vise un septième titre en Grand Chelem et un premier à Melbourne.”Je suis heureux d’avoir joué contre lui, je me suis fait plaisir”, a déclaré Alcaraz après son 100e match en Grand Chelem (87 victoires, 13 défaites).”C’est toujours compliqué de rester concentré en Grand Chelem, mais contre ce genre de joueurs, ça l’est encore plus”, a poursuivi le N.1 mondial. “On ne sait jamais à quoi s’attendre, il (Moutet, NDLR) est capable de faire ce qu’il veut, donc c’est piégeux. Je suis content d’être resté bien concentré tout au long du match”, s’est satisfait Alcaraz.Pour se faire une place en quarts, il devra battre dimanche l’Américain Tommy Paul (20e) qui a bénéficié de l’abandon d’Alejandro Davidovich (14e) à 6-1, 6-1 pour l’Américain.. Sabalenka, Gauff et Medvedev ont eu très chaudAu contraire de son alter ego masculin, Sabalenka a été fortement bousculée par l’Autrichienne Anastasia Potapova (55e) avant de s’imposer 7-6 (7/4), 7-6 (9/7).”Elle a joué incroyablement bien, j’étais en permanence sur les talons. Je ne sais pas ce qui a fait basculer le match… c’est magique”, a commenté la Bélarusse, qui n’avait égaré que neuf jeux aux deux premiers tours.La triple finaliste sortante à Melbourne, où elle a remporté deux de ses quatre titres du Grand Chelem (2023, 2024), affrontera dimanche la Canadienne Victoria Mboko (16e).La lauréate du Masters 1000 de Montréal s’est qualifiée vendredi à 18 ans pour son premier huitième de finale en Grand Chelem en écartant la Danoise Clara Tauson (14e) 7-6 (7/5), 5-7, 6-3.L’Américaine Coco Gauff a elle aussi perdu un set contre sa compatriote Hailey Baptiste (70e) avant de retourner le match pour s’imposer 3-6, 6-0, 6-3.En début de match, Baptiste “dictait le jeu, en particulier côté coup droit”, a estimé Gauff en conférence de presse.”J’ai fait de mon mieux pour la neutraliser et je trouve que j’ai mieux servi dans le deuxième et le troisième sets. J’ai réussi plus de premiers services et de manière générale j’ai essayé de la mettre sur le reculoir”, s’est félicitée la double lauréate en Grand Chelem (US Open 2023 et Roland-Garros 2025).L’Italienne Jasmine Paolini (8e) a elle été éliminée 6-2, 7-6 (7/3) par la jeune Américaine Iva Jovic (27e), qualifiée à 18 ans pour son premier huitième en Grand Chelem et qui sera opposée à la Kazakhstanaise Yulia Putintseva (94e) pour une place en quarts.Quant à Medvedev, il s’est retrouvé dos au mur, mené deux sets à zéro et 5-5 dans la manche décisive face au Hongrois Fabian Marozsan (47e).”C’est là que je me suis dit qu’il fallait que je me lâche un peu plus, que si je perdais, je perdais. Mais j’ai joué mieux et je m’en suis sorti”, a déclaré le triple finaliste à Melbourne, sans avoir l’air particulièrement émoussé après sa victoire 6-7 (5/7), 4-6, 7-5, 6-0, 6-3 en 3h43.Vainqueur de l’US Open 2021, Medvedev n’avait plus passé le deuxième tour en Grand Chelem depuis son quart à Flushing Meadows en 2024. Il affrontera dimanche l’Américain Learner Tien (29e), celui-là même qui l’avait stoppé au deuxième tour l’an dernier après être sorti des qualifications.Vainqueur 7-6 (11/9), 6-4, 6-2 du Portugais Nuno Borges (46e), Tien s’est dit “super heureux” après un match “très dur physiquement”. “Gagner en trois sets va m’aider à être prêt pour le tour suivant”, a estimé le joueur de 20 ans.