Ligue des champions: Arsenal au septième ciel grâce à Jesus

Grâce à un doublé de Gabriel Jesus, Arsenal a enchaîné une septième victoire consécutive en Ligue des champions mardi à San Siro face à l’Inter Milan (3-1) pour décrocher son billet pour les huitièmes de finale.Pour la première fois dans leur histoire, les Gunners, irrésistibles, ont remporté sept matches de suite en C1, compétition qu’ils n’ont jamais encore gagné. Jusqu’au 30 mai prochain ?  Avec leur carton-plein de 21 points, ils sont assurés de terminer à l’une des huit premières places de la phase de ligue de la C1 et aborderont en toute confiance la phase à élimination directe en mars, sans passer par les barrages de février.Les affaires de l’Inter continuent en revanche de se dégrader avec cette troisième défaite de suite: les vice-champions d’Europe 2025 sont désormais neuvièmes (12 pts) et ont de nouveau montré leur incapacité à inquiéter une équipe de leur standing après leur revers contre l’Atlético et Liverpool.Il leur faudra aller chercher la qualification directe pour les huitièmes de finale à Dortmund la semaine prochaine, en espérant aussi que leurs rivaux directs pour le top 8 craquent.- “Quelques regrets” -“Si on devait passer par les barrages, cela nous ira aussi, même s’il y aura toujours quelques regrets: on aurait pu faire mieux contre l’Atlético et Liverpool, ce soir aussi, même si Arsenal a été meilleur que nous partout”, a constaté l’entraîneur de l’Inter, Cristian Chivu.Dans ce duel entre leaders de la Serie A et de la Premier League, ce sont les visiteurs qui ont pris le meilleur départ: les Londoniens, particulièrement saignants, ont confisqué le ballon aux Nerazzurri d’entrée et les ont fait céder au bout de dix minutes.Après une série de passes dans la surface intériste, Jurrien Timber s’est retrouvé en position de tir mais le Néerlandais a écrasé sa frappe. Bien placé dans l’axe, Gabriel Jesus a propulsé le ballon dans le but de Yann Sommer en jetant sa jambe (10e).L’attaquant brésilien, absent sur blessure à un genou de janvier à décembre 2025, n’avait fait mouche qu’une seule fois en onze matches depuis son retour sur les terrains.Piqué au vif, l’Inter a vite retrouvé ses esprits et égalisé sur sa première occasion à la 18e minute. Lancé en contre, Marcus Thuram a été stoppé par la défense anglaise mais a réussi à transmettre le ballon à Nicolo Barella. Contré lui aussi, il a trouvé Petar Sucic qui, d’une frappe limpide de 20 m, a égalité (1-1).L’embellie milanaise n’a pas duré. – Gyökeres rentre et marque -A la 31e minute, Arsenal a pris l’avantage sur un corner de Bukayo Saka, repris de la tête au-delà du second poteau par Leandro Trossard qui a trouvé la transversale. Encore bien placé, Gabriel Jesus a marqué son deuxième but de la soirée en poussant le ballon de la tête (2-1), le 25e but de son équipe sur coups de pied arrêtés toutes compétition confondues cette saison.Les vice-champions d’Italie 2025 ont pris un semblant d’ascendant en seconde période quand Cristian Chivu a décidé de faire sortir son capitaine Lautaro Martinez, meilleur buteur de Serie A mais très discret, peu après l’heure de jeu (63e).Son remplaçant, le grand espoir du football italien Francesco Pio Esposito, a tourmenté dans un premier temps la défense d’Arsenal avec ses accélérations et est passé tout près de l’égalisation à la 67e minute, mais sa frappe a frôlé le montant droit de Raya.Dans une fin de match hachée par les remplacements, Arsenal a ajouté un troisième but par Viktor Gyökeres, entré à la 75e minute en remplacement de Gabriel Jesus: parti en contre, l’avant-centre suédois a trompé Sommer d’une frappe enroulée (83e).”Mon équipe a vraiment faim de progresser et de gagner”, s’est réjoui Mikel Arteta

Ligue des champions: Monaco humilié et déclassé par le Real Madrid, continue de s’enforcer

C’était prévisible vu le niveau actuel de Monaco: l’ASM a explosé mardi en Ligue des champions face au Real Madrid (6-1) d’un tonitruant Kylian Mbappé, auteur d’un doublé, et devra prendre un point lors de la dernière journée pour espérer jouer les barrages.Semaine après semaine, Monaco continue de battre ses records de médiocrité. Après avoir réalisé la pire série de l’histoire du club en Ligue 1, avec sept défaite en huit matches, série en cours, depuis la défaite de vendredi dernier à domicile contre Lorient (3-1), les hommes de Sébastien Pocognoli ont enregistré au Stade Santiago-Bernabeu la pire défaite de l’histoire du club en Coupe d’Europe.Jusqu’alors, c’était un 0-4 contre Bruges, le 6 novembre 2018 à domicile, sous la direction de Thierry Henry. Par la suite, le futur sélectionneur de l’équipe de France vice-championne olympique en 2024 n’avait pas fait long feu sur le banc du club princier.Après cette nouvelle gifle, le président russe Dmitry Rybolovlev, qui avait fait le déplacement la veille avec l’équipe, pourrait entrer dans une colère froide dont il a le secret et qui le pousse souvent à prendre des décisions radicales pour ses entraîneurs. Forcément, va très rapidement se poser la question du maintien de Sébastien Pocognoli à la tête de cette équipe, qui ne semble plus en être une dès qu’elle prend un but. Et à Madrid, ce but est arrivé dès la 5e minute au terme d’une action d’école, où les Monégasques ont systématiquement été dépassés individuellement et qui a été ponctuée par un Mbappé des grand soir, destructeur pour son ancien club (1-0, 5e).Ce résultat oblige désormais Monaco, qui reste englué au-delà de la 20e place avec 9 points et dont la différence de buts est très mauvaise (-6), à marquer un moins un point le 28 janvier prochain pour la dernière journée de la phase de ligue de la compétition.Ce sera au Stade Louis-II contre la Juventus Turin, adversaire historiquement très hostile à la formation de la Principauté. En effet, la Vieille Dame a toujours éliminé Monaco en Ligue des champions: deux fois en demi-finale (1998 et 2017) et une fois en quarts de finale (2015).-La crise s’exporte-Denis Zakaria et ses partenaires devront donc être capables de se relever de cette humiliation logique en terre madrilène. Mais surtout, entre temps, ils devront être capables de renouer enfin avec la victoire. Ce sera samedi soir au Havre.Emmené par un Kylian Mbappé dont la blessure au genou gauche ne semble déjà plus qu’un lointain souvenir, Madrid n’a fait qu’une bouchée de Monaco. Et pour un club en crise, tous les voyants semblent être passés au vert dans la capitale espagnole. Avec 15 points, et une différence de buts très favorable (+11), les Madrilènes se sont quasiment assurés une place dans le Top 8.Mbappé, lui, plane sur le classement des buteurs. Son doublé lui permet d’accentuer son avance sur ses poursuivants. Avec onze réalisations, il a cinq buts d’avance sur tout autre joueur.Enfin, Vinicius Jr., copieusement sifflé contre Levante (2-0) samedi dernier, a grandement participé à cette démonstration. Ses deux passes décisives pour Mbappé (2-0, 26e) et Franco Mastantuono (3-0, 51e), son centre que Thilo Kehrer a transformé en but contre son camp (4-0, 55e) et son but tout en dribbles et en puissance (5-0, 63e) l’ont réconcilié avec son public. Monaco, en revanche, continue sa crise. L’équipe a arrêté de jouer après le troisième but encaissé. Et même si Jordan Teze est parvenu à marquer (5-1, 72e), Jude Bellingham n’a rien lâché (6-1, 80e).Pire, mardi soir, Monaco a exporté les problèmes relationnels entre les supporters et la direction du club jusqu’au Stade Santiago-Bernabeu. “Bougez-vous ou cassez-vous”, “Scuro (le directeur général, ndlr) démission”, “direction démission” ont été les seuls chants des 2.500 supporteurs des Rouge et Blanc durant la première période. A Monaco c’est la crise à tous les étages…

Ligue des champions: Mbappé punit Monaco et achète la paix sociale à Madrid

Sans pitié pour Monaco, son club formateur, l’attaquant star du Real Madrid Kylian Mbappé, auteur d’un doublé clinique, a guidé le géant espagnol vers une qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions (6-1) et aidé à calmer la grogne du stade Santiago Bernabéu.La légendaire antre madrilène a vu passer les plus grands, d’Alfredo Di Stefano à Zinédine Zidane, de Ferenc Puskas à Cristiano Ronaldo. Tous peuvent témoigner de l’exigence extrême du public merengue, présent pour pousser ses joueurs lors des grandes soirées européennes, mais aussi pour faire entendre son mécontentement lorsqu’il l’estime nécessaire. Ce fut le cas samedi face à Levante (2-0), où certains supporters madrilènes ont pris en grippe plusieurs joueurs, dont Vinicius Jr et Jude Bellingham, jusqu’à demander la démission du président Florentino Pérez.Que Kylian Mbappé, de retour de sa blessure au genou gauche, échappe aux sifflets, n’avait rien d’anodin: le capitaine de l’équipe de France porte son équipe à bout de bras depuis le début de l’année 2025 avec désormais 32 buts en 27 matches. Inévitable, le goleador a fait mieux mardi. Il a participé activement à les faire taire en enfonçant son club formateur, avec lequel il avait explosé aux yeux du monde comme un prodige pressé en quête de gloire et de records, il y a près de dix ans déjà.- “Leader pour la paix” -L’attaquant français n’a eu besoin que de cinq minutes, et des deux mètres d’espace laissés par la défense monégasque à l’entrée de la surface pour ouvrir le score (5e, 1-0) sur le premier mouvement collectif madrilène, semblant demander pardon, les mains jointes, au parcage visiteur.Qualifié avant la rencontre de “leader pour la paix” par le quotidien AS, après sa prise de parole remarquée la veille en conférence de presse pour défendre ses coéquipiers, Mbappé a semblé prendre ce rôle à coeur, mais sa percée fulgurante fut coupée par Maghnes Akliouche (15e).Le public du Santiago Bernabéu a craint pour son nouveau chouchou après une mauvaise chute dans la surface (16e), mais il a dû beaucoup apprécier, ensuite, le pressing déclenché par l’ancien parisien, à l’image de son ami Ousmane Dembélé.Comme si le capitaine des Bleus avait compris qu’il devait, à l’instar du Ballon d’Or 2025, montrer l’exemple aussi sur ce point-là, comme le réclamait son ex-coach Luis Enrique.S’il a tenté de contenir encore sa joie, il n’a pas manqué l’occasion de signer un doublé, quelques minutes plus tard, en punissant une défense monégasque débordée en trois passes après un relai génial d’Eduardo Camavinga au milieu de terrain (26e, 2-0).Ce deuxième but du soir, le onzième en six matchs de C1 cette saison, permet à Mbappé d’égaler un nouveau record détenu par son idole, Cristiano Ronaldo, dernier joueur à avoir atteint cette marque en six journées en 2015/16. Il le place également à quatre longueurs de Karim Benzema, meilleur buteur de l’édition 2021/22 avec quinze réalisations, ce qui l’avait mené à un Ballon d’Or quasi-unanime après avoir mené le Real vers sa 14e couronne continentale.Que cette deuxième saison à Madrid, peut-être la meilleure de sa carrière au niveau individuel, ne se termine pas avec des succès collectifs de ce calibre, serait une anomalie. Tout comme l’était son anecdotique septième place au classement du Ballon d’Or. Au-delà de ses buts, c’est bien son discours et son attitude rassembleuse, notamment à l’égard de Vinicius, nommé homme d’un match qu’il avait demarré sous les huées, et qu’il a enlassé devant les caméras, que retiendront sûrement les supporters madrilènes. Un comportement de leader, un vrai.

Ligue des champions: le PSG piégé par le Sporting et pas rassuré pour son top 8

Dominateur mais peu efficace, le Paris SG a essuyé une défaite qui fait mal à Lisbonne contre le Sporting Portugal (2-1) mardi en Ligue des champions, et voit menacée sa place dans le top 8 de la phase de ligue.Avec 13 points, et la victoire concomitante du Real Madrid et de Tottenham, le PSG recule à la 5e place provisoire avant les matches de mercredi – talonné par le Sporting. La réception de Newcastle dans huit jours va décider si les Parisiens s’éviteront le barrage aller-retour de février.Mardi au stade José Alvalade, on s’est cru 15 mois en arrière, quand le PSG enchaînait les dominations stériles avant de finir par craquer contre une équipe supposément plus faible.L’attaquant lisboète Luis Suarez a d’abord enflammé le public – qui en avait à peine besoin – en décochant une frappe chirurgicale pour tromper Lucas Chevalier (74e). Un corner mal repoussé puis une déviation malchanceuse ont été fatals à l’arrière-garde parisienne, jusqu’ici intraitable.Puis il a touché un poteau rentrant après avoir repris adroitement un ballon repoussé par Lucas Chevalier après une frappe de Francisco Trincao (90e). Le portier parisien ne va pas éteindre les débats sur son niveau avec ce genre d’action…Paris pensait pourtant avoir fait le plus dur lorsque Khvicha Kvarastkhelia, tout juste sorti du banc, où il avait été laissé de manière surprenante au coup d’envoi par son entraîneur, avait immédiatement remis son équipe d’équerre, après l’ouverture du score, sur une splendide frappe enroulée vers la lucarne opposée (79e).L’égalisation reflétait davantage la physionomie du match. Mais c’était avant de craquer juste avant le temps additionnel. Luis Enrique et ses troupes ont encore bien du travail avant d’être lancés aussi puissamment que début 2025.- Trois buts refusés -Pourtant, pendant une bonne partie du match, le PSG a imprimé un pressing d’une intensité peu vue cette saison. Ousmane Dembélé a appliqué la consigne de son entraîneur Luis Enrique de mener l’assaut sur le ballon et cela était impressionnant à voir, donnant à ce PSG 2026 des airs de PSG 2025. Mais le dernier tiers du match a été bien moins maîtrisé.Et surtout, l’inefficacité à la construction et à la finition a été problématique. Paris a lutté pour se créer de vraies occasions, ses combinaisons aux abords de la surface se révélant trop tendres et téléphonées pour la défense lisboète, et ses frappes trop imprécises: Fabian Ruiz (6e), Dembélé (13e, 29e, 43e, 61e), Senny Mayulu (15e), Vitinha (20e), Bradley Barcola (25e) ont amené un danger tout relatif.Et pas moins de trois buts du PSG ont été à juste titre refusés, respectivement pour une faute de Mayulu à la récupération (31e) et deux hors-jeu (ou sur la première action une main, voire une faute sur le gardien, l’arbitre Anthony Taylor ne l’ayant pas précisé) de Dembélé (42e, 57e).Eteint par la domination parisienne, le Sporting a néanmoins su faire le dos rond et s’est créé plusieurs situations intéressantes, la plus grosse étant un raté de Suarez, incapable de reprendre juste devant le but un centre tendu de Trincao (51). Mais l’attaquant s’est rattrapé de manière fracassante en fin de match, au grand bonheur des supporters vert et blanc.Côté parisien, les supporters vont trembler jusqu’au bout pour le top 8.