Personnes dénudées par Grok: X fait “un premier pas”, selon la France

Le choix de réserver aux abonnés payants la fonctionnalité de Grok, l’assistant IA du réseau social X, permettant de générer de fausses images de personnes dénudées est “un premier pas”, a affirmé vendredi le ministre français Roland Lescure, chargé de la souveraineté numérique.”L’action de la France et de l’Europe paye: X restreint l’utilisation de Grok. …

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Syrie: l’armée va reprendre le bombardement des quartiers kurdes d’Alep que les combattants refusent d’évacuer

L’armée syrienne a annoncé vendredi qu’elle allait reprendre le bombardement d’un quartier d’Alep où sont retranchés des combattants kurdes qui ont refusé d’évacuer, défiant les autorités qui avaient décrété un cessez-le-feu.Les violences, qui ont fait au moins 21 morts depuis mardi, sont les plus graves dans cette grande ville du nord de la Syrie entre le gouvernement central et les Kurdes, une importante minorité ethnique contrôlant une partie du nord-est du pays.Les combats ont contraint des dizaines de milliers de civils à fuir, l’ONU estimant à au moins 30.000 le nombre de familles déplacées.Un cessez-le-feu avait été annoncé tôt vendredi par les autorités, qui avaient affirmé que les combattants kurdes encerclés dans les deux quartiers de Cheikh Maqsoud et Achrafieh seraient évacués vers la zone autonome kurde du nord-est du pays.Les autorités avaient même acheminé des cars pour évacuer les combattants, mais ces derniers ont annoncé refuser toute “reddition” et dit qu’ils voulaient défendre leurs quartiers.L’armée syrienne a alors annoncé qu’elle reprendrait le bombardement de “sites militaires” à Cheikh Maqsoud, appelant les habitants à s’en éloigner.Elle avait auparavant permis aux civils désireux de fuir d’emprunter deux “couloirs humanitaires” entre 13h00 et 15h00 GMT. Un correspondant de l’AFP a vu des habitants sortir de Cheikh Maqsoud sous la pluie, chargés de bagages.Les Kurdes ont annoncé en fin d’après-midi que le quartier était “violemment bombardé par les factions relevant du gouvernement de Damas”.La télévision d’Etat syrienne a pour sa part accusé les Kurdes d’avoir lancé des drones sur des quartiers résidentiels d’Alep.- Emissaire américain -Les violences ont éclaté alors que les deux parties peinent à appliquer un accord conclu en mars pour intégrer les institutions de l’administration autonome kurde et ses forces armées, les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), au sein du nouvel Etat.Les Kurdes restent déterminés à respecter les accords conclus avec Damas, a affirmé vendredi à l’AFP une haute responsable de l’administration locale kurde.”La partie gouvernementale cherche, par ces attaques, à mettre fin aux accords conclus. Nous y sommes attachés et nous nous efforçons de les mettre en œuvre”, a déclaré Elham Ahmed, chargée des relations extérieures.Ces violences “mettent à l’épreuve le cadre déjà fragile d’intégration entre Damas et les FDS”, estime Nanar Hawach, de l’International Crisis Group. “Le recours à la pression militaire montre qu’on s’éloigne de la négociation technique vers des formes plus coercitives”.La responsable kurde a par ailleurs “remercié” les Etats-Unis pour leur rôle de médiateur. “Nous espérons qu’ils feront pression pour parvenir à une entente”, a-t-elle poursuivi.Une source diplomatique a indiqué à l’AFP que l’émissaire américain pour la Syrie Tom Barrack était “en route pour Damas”.- France et Turquie -La Turquie, alliée des autorités syriennes, a “salué favorablement” l’opération de l’armée syrienne, par la voix de son ministre de la Défense Yasar Güler.Ankara, qui possède une frontière de plus de 900 kilomètres avec la Syrie, y a mené entre 2016 et 2019 plusieurs opérations d’envergure contre les forces kurdes.Pour sa part, le président français Emmanuel Macron a rappelé à son homologue syrien Ahmad al-Chareh, au cours d’un entretien téléphonique, “l’attachement de la France à une Syrie unie où l’ensemble des composantes de la société sont représentées et protégées”.”La France poursuit ses efforts de facilitation du dialogue entre les autorités syriennes de transition et les FDS, en coordination avec les Etats-Unis, et rappelle son attachement à la pleine mise œuvre de l’accord du 10 mars”, a souligné le ministère français des Affaires étrangères.Les combats en cours sont les plus violents à Alep entre les Kurdes et les autorités syriennes depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024. Le nouveau pouvoir islamiste s’était engagé à protéger les minorités mais a été confronté à des massacres d’alaouites sur la côte en mars et des violences avec les druzes dans le sud en juillet.

Incendie de Crans-Montana : la Suisse se recueille, un copropriétaire incarcéré

Cloches, silence et discours : une grande partie de la population suisse a rendu hommage vendredi, jour de deuil national, aux victimes de l’incendie dramatique la nuit du nouvel an d’un bar de la station de ski de Crans-Montana, qui a fait 40 morts et 116 blessés.La journée a aussi été marquée par le placement en détention préventive d’un des deux copropriétaires français de l’établissement, Jacques Moretti, le principal mis en cause dans cette affaire par le ministère public du canton à Sion, la capitale régionale.Cette mesure était réclamée depuis une semaine par les avocats des familles des victimes, très critiques sur la façon dont la procédure est menée par les autorités cantonales.Partout en Suisse, les autorités ont voulu placer ce 9 janvier sous le signe du recueillement. Dans les 26 cantons de la Confédération, une grande partie de la population a observé avant 14H00 (13H00 GMT) une minute de silence suivie par le tintement des cloches des églises.A Genève, Sion ou encore Zurich, ce silence a été respecté dans les entreprises, les administrations, les écoles et même dans la rue, où des passants se sont souvent arrêtés de marcher lorsque les sonneries des cloches ont retenti.- “Consterné” -La partie officielle s’est déroulée à Martigny, dans le Valais, devant un millier de personnes, parmi lesquelles le chef de l’Etat français Emmanuel Macron et son homologue italien Sergio Mattarella, dont les pays ont été particulièrement endeuillés avec respectivement neuf et six morts, ainsi que de nombreux blessés.Dans son discours, le président de la Confédération suisse Guy Parmelin a souligné que son pays demeurait “consterné” par la tragédie et a appelé les autorités judiciaires à mettre “les manquements au grand jour et à les sanctionner”.Cette “nuit d’horreur” a fait de “la Suisse tout entière une seule et même famille d’affligés”, a-t-il poursuivi. A Crans-Montana, une station recouverte d’un épais manteau de neige vendredi, plusieurs centaines de ses habitants, de touristes et de secouristes ont pu suivre en direct cette cérémonie, certains parvenant mal à retenir leurs larmes. Devant le bar Le Constellation, ravagé par les flammes, un autel orné de fleurs, de bougies, de peluches et de photos des victimes était recouvert d’une toile blanche pour le protéger des flocons.”J’ai tenu comme Valaisan d’être présent avec ma famille et mes petits-enfants pour témoigner aussi notre soutien, notre solidarité”, a confié à l’AFP Wilhelm Shnyder, un homme de 60 ans qui vit dans la partie alémanique du canton.”Très souvent aujourd’hui on est sous la pression du temps, on court très vite d’une chose à l’autre et je crois que prendre un moment, deux trois heures pour penser à celles et ceux qui ont perdu leur vie ou qui souffrent encore, c’est important”, a-t-il expliqué.- “Inimaginable” -Au total, des personnes de 19 nationalités ont été frappées par la tragédie qui a fait 40 morts – dont la moitié sont des mineurs – et 116 blessés, en majorité grièvement brûlés, dont 83 demeurent à ce jour hospitalisés en Suisse mais aussi en France, en Italie, en Allemagne et en Belgique.En marge des hommages, Jacques Moretti – connu de la justice française et condamné pour une affaire de proxénétisme en 2008 – a été auditionné pendant plus de six heures avec son épouse et copropriétaire Jessica à Sion.Le premier a été emmené à bord d’un fourgon en milieu d’après-midi. Le ministère public cantonal a annoncé avoir considéré que “compte tenu de ses déclarations, de son parcours de vie et de sa situation en Suisse et à l’étranger”, le risque de fuite était “concret”.Sa femme a quant à elle pu ressortir libre et s’est pour la première fois présentée devant une poignée de médias, dont l’AFP.”Mes pensées constantes vont vers les victimes et les gens qui se battent aujourd’hui”, a-t-elle brièvement confié, les traits tirés et le souffle court. “C’était une tragédie inimaginable. Et jamais, jamais on aurait pu imaginer ça. Et ça c’est passé dans notre établissement et je tiens à m’excuser”, a-t-elle poursuivi avant de s’éclipser.Le couple est officiellement soupçonné d'”homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence”.La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a estimé à Rome que l’incendie n’était pas un “simple accident” mais le résultat de trop de négligences et de la recherche de “l’argent facile”, promettant justice aux familles des victimes.Mardi, la commune de Crans-Montana avait provoqué une première secousse dans l’enquête en admettant une faute grave : aucune inspection sécurité et incendie du bar n’avait été effectuée depuis 2019. Ce qui a suscité la consternation des familles de victimes.D’après les premiers éléments de l’enquête, le drame aurait été provoqué par des bougies étincelantes entrées en contact avec une mousse insonorisante dont était garni le plafond du sous-sol de l’établissement, en bas d’un immeuble de cette station cossue du Valais. Des interrogations portent aussi sur la présence d’extincteurs et la conformité des voies de sortie.L'”embrasement généralisé” et soudain du local a piégé les clients, principalement des adolescents et de jeunes adultes.En cette soirée de la Saint-Sylvestre, le bar était bondé et des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des bousculades de personnes tentant désespérément de sortir.bur-nl-apo-ag/bds

Trump dit avoir “annulé” une nouvelle attaque sur le Venezuela après la libération d’opposants

Donald Trump a déclaré vendredi avoir “annulé” une nouvelle attaque américaine sur le Venezuela, du fait de la “coopération” de Caracas, qui a commencé à libérer plusieurs opposants politiques mais affirme n’être ni “subordonné, ni soumis” à Washington.L’annonce de ces libérations a été saluée par le président américain sur son réseau Truth Social comme “un geste très important et intelligent” par Caracas.Après la capture de Nicolas Maduro par les forces américaines le 3 janvier, Donald Trump a dit dans son message avoir annulé une nouvelle attaque ciblant le pays, du fait de la “coopération” avec le pouvoir à Caracas. “Les Etats-Unis et le Venezuela travaillent bien ensemble”, a-t-il déclaré, notamment pour la “reconstruction” de l’industrie pétrolière, a-t-il dit.Le président américain doit recevoir vendredi à la Maison Blanche plusieurs dirigeants de grandes compagnies pétrolières pour évoquer des investissements au Venezuela.En parallèle, des diplomates américains se sont rendus à Caracas pour envisager la réouverture de l’ambassade des Etats-Unis, fermée depuis 2019.Le gouvernement américain continue cependant de mener d’une main ferme son blocus sur l’exportation du pétrole vénézuélien. Il a annoncé vendredi matin avoir saisi dans les eaux internationales un nouveau pétrolier qui partait du Venezuela, le cinquième saisi par Washington ces dernières semaines.- Rencontre Trump-Machado -L’annonce de la libération des opposants est intervenue quelques jours après le début lundi du mandat de la présidente par intérim vénézuélienne, Delcy Rodriguez, qui a assuré que son pays n’était ni “subordonné ni soumis” aux Etats-Unis et a évoqué sa “loyauté envers le président Nicolas Maduro”.L’un des principaux détenus relâchés jeudi, Enrique Marquez, avait mené une croisade judiciaire contre la réélection en 2024 de Nicolas Maduro, acquise selon l’opposition et une grande partie de la communauté internationale dans des conditions entachées de fraude.Edmundo González Urrutia, opposant en exil en Espagne, s’est dit vendredi “profondément heureux” de ces libérations.L’opposante Maria Corina Machado, prix Nobel de la paix 2025 et réfugiée dans la clandestinité, a elle aussi salué ces libérations, jugeant qu'”aujourd’hui, la vérité, pourchassée et réduite au silence pendant des années, parvient à se frayer un chemin”.Donald Trump a annoncé jeudi qu’il la recevrait à Washington “la semaine prochaine”, en ajoutant à la chaîne Fox News que ce serait “un grand honneur” si elle lui remettait son prix Nobel, comme elle le lui a proposé.A Oslo toutefois, l’Institut Nobel a indiqué qu’il était impossible de transférer un prix Nobel.Ces libérations sont “un geste unilatéral du gouvernement” afin “de favoriser la coexistence pacifique”, a fait valoir Jorge Rodriguez, président du Parlement du Venezuela, sans préciser le nombre ni la nationalité des détenus relâchés.Cinq ressortissants espagnols, dont l’avocate de premier plan Rocio San Miguel, libérés jeudi sont arrivés en début d’après-midi à Madrid. Et le gouvernement espagnol a déclaré espérer la libération d’un autre de ses ressortissants emprisonné au Venezuela pour des raisons politiques.- “Beaucoup d’espoir” -Le chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Albares, a par ailleurs annoncé s’être entretenu vendredi avec son homologue américain Marco Rubio “sur la situation au Venezuela”, une première depuis la capture de Nicolas Maduro par les forces américaines.Après l’opération, l’Espagne, où vivent plusieurs centaines de milliers de Vénézuéliens, avait proposé de jouer les intermédiaires dans la crise entre Caracas et Washington, une offre jusque-là ignorée par Donald Trump.Le pape Léon XIV a pour sa part exprimé sa “vive inquiétude” quant à “l’aggravation des tensions” dans la région et a appelé lors d’un discours devant le corps diplomatique “à respecter la volonté du peuple vénézuélien et à s’engager en faveur de la protection des droits humains et civils de chacun”.Devant la prison d’El Rodeo I à Guatire, en périphérie de Caracas, des familles ont passé toute la nuit devant le bâtiment dans l’espoir de voir leur proche libéré, en vain pour le moment.”Nous sommes ici avec beaucoup d’espoir, avec beaucoup de foi”, a déclaré à l’AFP Hiowanka Avila, 39 ans, dont le frère est détenu depuis 2018, accusé d’avoir participé à une tentative d’attentat au drone contre Nicolas Maduro.L’ONG Foro penal estimait avant jeudi à 806 le nombre de prisonniers politiques au Venezuela, dont 175 militaires.

Six mois de prison avec sursis pour avoir écrasé un oeuf sur Bardella

Le tribunal correctionnel de Montauban a condamné vendredi le septuagénaire qui a écrasé un œuf sur la tête de Jordan Bardella lors d’une dédicace fin novembre à une peine de six mois d’emprisonnement avec sursis, assortie d’une amende.Les juges ont condamné le prévenu, un agriculteur à la retraite de 74 ans, à un total de 1.000 euros d’amende, ainsi qu’à dédommager M. Bardella pour atteinte à son image à hauteur de 500 euros, et à prendre une part de ses frais de justice pour 600 euros.Le procureur de la République de Montauban, Bruno Sauvage, avait requis une peine de huit mois de prison dont quatre ferme à l’encontre de cet homme qui avait déjà été condamné pour des faits similaires en juillet 2022, ayant jeté un œuf sur la tête d’Éric Zemmour alors que celui-ci, candidat du parti Reconquête à la présidentielle, était en campagne à Moissac (Tarn-et-Garonne).Le représentant du ministère public a estimé qu’il ne s’agissait pas d’une “bêtise” comme le prévenu avait qualifié son geste lors de la procédure, un “terme totalement inapproprié” alors qu’il s’agit d’une “infraction pénale”, un “acte violent” et non un “acte citoyen” ou un “acte symbolique”.A la barre, le retraité, jeans, baskets et blouson de laine bleu marine, a déclaré: “je regrette mon geste et m’en excuse auprès de Monsieur Bardella, c’est son parti que je visais, c’était violent je le reconnais”, a-t-il déclaré.Interrogé par la présidente du tribunal, le prévenu a cependant reconnu qu’il s’agissait d’un geste politique “pour alerter les citoyens qu’on s’endort et qu’une fois qu’ils (les représentants du Rassemblement national) seront au pouvoir, il sera trop tard”.”Malheureusement, il n’y a que ça (à faire)”, a dit le prévenu, affirmant avoir voulu faire preuve du “minimum de violence pour avertir sur un maximum de violence pour tous les Français”.Lors d’une séance de dédicace de M. Bardella à Moissac le 29 novembre dernier, le prévenu avait pris place dans la file d’attente avant d’écraser un œuf sur la tête du président du RN au moment de lui présenter son exemplaire du livre.Il était poursuivi pour “violence sur personne dépositaire de l’autorité publique sans incapacité”.L’avocat de Jordan Bardella, Charles de Luynes, regrette que le tribunal ait prononcé une condamnation avec sursis. “C’est encore une peine d’avertissement, ce n’est pas ce que souhaitait le procureur (…) La justice n’a, je pense, pas renvoyé un message de fermeté, il y a le sursis simple, il n’y a aucune obligation comme le voulait le procureur, de soins et d’un stage de citoyenneté”, a-t-il estimé.Pour Rachel Lheureux, avocate du prévenu, les réquisitions du procureur étaient “disproportionnées” et “les magistrats du siège nous ont fait entendre la voix de la raison (…) Une sanction devait intervenir car aucune violence (…) n’est acceptable”.

Iran: le pouvoir ne “reculera pas” face aux manifestations, avertit Khamenei

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a averti vendredi que son pays ne “reculerait pas” face à une vague de contestation qui prend de l’ampleur et pose un sérieux défi à la République islamique, en place depuis 1979.”Mort au dictateur”: dans les rues de Téhéran et d’autres grandes villes, des Iraniens réclament désormais ouvertement la fin de cette théocratie chiite, après quasiment deux semaines d’un mouvement initialement lié au coût de la vie.Devant ses partisans scandant en écho “mort à l’Amérique”, Ali Khamenei a adopté un ton offensif, dans un discours diffusé par la télévision d’Etat.  “La République islamique ne reculera pas face aux saboteurs”, a-t-il lancé, dénonçant la destruction la veille à Téhéran d’un bâtiment par “une bande de vandales”.Ce discours est intervenu au lendemain d’importantes manifestations à Téhéran, alors qu’internet, coupé jeudi dans tout le pays, demeure inaccessible, d’après l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.Des images vérifiées par l’AFP montrent notamment des foules de personnes à pied à Téhéran défiant jeudi soir le pouvoir et des automobilistes klaxonnant en soutien au mouvement.Dans le même temps, la télévision d’Etat iranienne a diffusé vendredi des images de milliers de personnes participant à des contre-manifestations et clamant des slogans favorables aux autorités.Elle a aussi montré les dégâts causés selon elle par les protestataires, citant le maire de Téhéran selon lequel plus de 42 bus, véhicules publics et ambulances ont été incendiés, ainsi que 10 bâtiments officiels. – Trump sera “renversé” -Les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de l’Iran, a jugé la situation “inacceptable”, promettant de protéger la Révolution islamique. Et le pouvoir judiciaire a averti vendredi que la punition des “émeutiers” serait “maximale et sans aucune clémence juridique”. Un procureur du district de la ville d’Esfarayen, dans l’est de l’Iran, ainsi que plusieurs membres des forces de sécurité ont été tués jeudi soir lors de manifestations, a précisé le pouvoir judiciaire.Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, en visite au Liban, a accusé vendredi les Etats-Unis et Israël d’ingérence dans le mouvement de contestation, tout en écartant la possibilité d’une intervention militaire étrangère.Pour l’ayatollah Khamenei, “l’arrogant” Donald Trump sera “renversé”, à l’image de la dynastie qui a gouverné l’Iran jusqu’à la Révolution islamique de 1979. Il a en outre accusé le président américain d’avoir les mains “tachées du sang de plus d’un millier d’Iraniens”, dans une référence apparente à la guerre de 12 jours déclenchée en juin par Israël et à laquelle les Etats-Unis s’étaient associés.La veille, M. Trump avait de nouveau menacé de “frapper très fort” l’Iran si les autorités réagissaient en tuant des manifestants. “Nous sommes prêts à le faire”, a-t-il insisté, saluant “l’enthousiasme incroyable (du peuple) pour renverser ce régime”. Le président américain a même avancé vendredi que l’ayatollah Khamenei chercherait à quitter le pays, affirmant: “il cherche à aller quelque part”.- “Peur de son peuple” – Le fils de l’ancien chah et figure de l’opposition en exil, Reza Pahlavi, a exhorté vendredi à une nouvelle démonstration de force dans les rues afin d’amplifier la mobilisation et “affaiblir davantage le pouvoir répressif du régime”.Ces manifestations sont les plus importantes en Iran depuis celles survenues après la mort en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin.Elles éclatent au moment où le pays est affaibli après la guerre avec Israël et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, tandis que l’ONU a rétabli en septembre des sanctions liées au programme nucléaire iranien. Des ONG ont accusé les autorités d’avoir ouvert le feu sur des manifestants, faisant des dizaines de morts depuis le début le 28 décembre de la contestation. Carabines à plomb, canons à eau, gaz lacrymogène et coups: dans un communiqué commun, Amnesty International et Human Rights Watch (HRW) ont dénoncé les méthodes utilisées “pour disperser, intimider et punir des manifestants largement pacifiques”, y voyant “une politique d’Etat bien ancrée”.  Selon le groupe de défense des droits humains Haalvsh, qui évoque un nombre indéterminé de victimes, des manifestants ont été pris pour cible à Zahedan (sud-est) après la prière du vendredi.La France a appelé les autorités iraniennes “à la plus grande retenue” dans leur réponse à ce mouvement. L’UE a condamné une violence “inacceptable” et dénoncé la coupure d’internet, signe d’un “régime qui a peur de son peuple”.Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les droits de l’homme, Volker Türk, a réclamé vendredi une enquête “rapide” et “indépendante” sur les manifestants tués.

Families wait in anguish for prisoners’ release in Venezuela

Dilsia Caro slept on the ground Thursday night outside the Venezuelan prison where her husband has been held since 2023 for posting a WhatsApp status update critical of the government.She rushed to the Rodeo 1 penitentiary after hearing the government on Thursday announce the release of a “large number” of political prisoners following the US ouster of authoritarian leader Nicolas Maduro.”When I heard the news, I broke down,” Caro, 50, told AFP.But the hours passed, night turned to day, and there was still no news of her husband Noel Flores.”I see this as mockery,” said Caro, who took five buses up from her home in the north-central city of Maracay to Rodeo 1, in Guatire, east of Caracas.The human rights group Foro Penal said it had confirmed the release of only eight prisoners.Former presidential candidate Enrique Marquez and opposition leader Biagio Pilieri were among those confirmed freed.Spain meanwhile confirmed the release of Venezuelan-Spanish lawyer activist Rocio San Miguel and four other Spaniards, who were immediately flown out of Venezuela to Madrid.Another rights group reported that 11 prisoners were released.On Friday, about 30 family members were gathered outside the prison.Small groups also waited outside other prisons, including the notorious El Helicoide facility in Caracas, used by Venezuela’s feared intelligence service to jail — and in some cases reportedly torture — political and other prisoners.The releases are the first since former deputy president Delcy Rodriguez was sworn in as interim leader on Monday, two days after the US overthrow of Maduro.The White House said they were proof of President Donald Trump’s “leverage” over the South American country, which he claims Washington now effectively runs.Outside Rodeo 1, some family members sang the national anthem, an ode to freedom, to keep up their spirits.- ‘I have hope’ -Shakira Ibarreto, daughter of a police officer arrested in 2024, said that she had spoken with her father by phone and broken the news to him and other prisoners of the capture of Maduro, who was transferred to New York to face trial.”He didn’t know anything,” she said.”There were several prisoners nearby, they all started shouting with excitement, applauding and the guards weren’t doing anything,” she told AFP.Outside El Helicoide, a futuristic-looking spiral structure that has long been a symbol of state repression, official vehicles came and went all morning.As at Rodeo 1, some family members waited through the night to see prisoners emerge from the gates, without being sure their loved ones were inside.A tearful Mireya Martinez said she had been without news of her son, Victor Jose Borges, for 43 days, after “hooded officials dressed in black” nabbed him at his workplace in Caracas.Marili del Carmen Rodriguez was waiting for news about her 29-year-old son, Carlos, who was detained in September.”I don’t know if he’s here, but I have hope,” she said.

La moitié de Kiev privée de chauffage après des frappes russes

Des frappes russes massives ont fait au moins quatre morts et privé de chauffage la moitié des immeubles résidentiels de Kiev, poussant le maire à appeler vendredi les habitants à évacuer “temporairement” la capitale ukrainienne.Cette nouvelle nuit de bombardements a vu l’utilisation, pour la deuxième fois depuis le début de la guerre, du missile balistique russe de dernière génération Orechnik, dans l’ouest de l’Ukraine. L’UE, Paris, Berlin et Londres ont vu une “escalade” de la part de Moscou dans l’utilisation de ce missile à portée intermédiaire capable d’emporter des ogives nucléaires.Moscou continue de pilonner l’Ukraine au lendemain de son rejet du plan européen de déploiement d’une force multinationale en Ukraine après une éventuelle fin du conflit, dont la perspective s’éloigne.Des journalistes de l’AFP à Kiev ont vu des habitants se précipiter dans des abris après le déclenchement d’une alerte antiaérienne dans la nuit de jeudi à vendredi, et ont entendu des drones exploser contre des immeubles.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réclamé une “réaction claire” de la communauté internationale après une attaque en pleine vague de froid, qui a touché une quarantaine de sites à Kiev, dont 20 immeubles résidentiels et l’ambassade du Qatar.Le parquet ukrainien a fait état de quatre morts et 26 blessés.”La moitié des immeubles d’habitation à Kiev — près de 6.000 — sont actuellement privés de chauffage”, s’est alarmé le maire de la ville Vitaly Klitschko, qui a appelé ceux qui le peuvent à quitter “temporairement” Kiev.Les journalistes de l’AFP n’ont pas constaté d’affluence massive aux gares routières et ferroviaires.Les services ukrainiens étaient à l’oeuvre vendredi par des températures oscillant entre -7° et -12° pour rétablir au plus vite le chauffage dans la capitale, coupé pour 417.000 foyers selon l’opérateur électrique privé DTEK.Les réparations devraient s’achever dans la journée pour une partie des zones touchées, mais pourraient prendre plus longtemps là où les dégâts sont “plus complexes”, a indiqué le vice-Premier ministre Oleksiï Kouleba.- “Où est l’Amérique ?” -Nina, 70 ans, qui vit dans l’un des immeubles touchés, s’est dite en colère que le monde parle d’un possible accord pour mettre fin au conflit au moment où la Russie bombarde. “Où est l’Europe, où est l’Amérique ?” a-t-elle lancé, interrogée par l’AFP.Moscou a indiqué avoir frappé des “cibles stratégiques” en Ukraine, notamment avec son missile Orechnik, qui peut porter une charge nucléaire et atteindre une vitesse d’environ 13.000 km/h.Selon le ministère russe de la Défense, ces attaques ont été menées “en réponse” à une tentative ukrainienne de frapper une résidence de Vladimir Poutine fin décembre, des accusations que l’Ukraine et les Occidentaux qualifient de “mensonge”.Le service ukrainien de sécurité (SBU) a publié des images de débris présentés comme ceux du missile Orechnik utilisé par Moscou pour frapper la région de Lviv (ouest). Il n’a pas précisé quelles cibles avaient été visées par l’engin ni l’ampleur des dégâts.”Une telle attaque à proximité de la frontière de l’Union européenne et de l’Otan représente une menace grave pour la sécurité du continent européen et un test pour l’alliance transatlantique”, a estimé le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriï Sybiga.Les dirigeants français, allemand et britannique Emmanuel Macron, Friedrich Merz et Keir Starmer ont dénoncé les attaques “continues” de la Russie, “y compris l’utilisation d’un missile balistique de portée intermédiaire Orechnik dans l’ouest de l’Ukraine”, qui représentent “une escalade et sont inacceptables”, lors d’un échange téléphonique vendredi.La cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas a estimé de son côté que ce tir démontre que Vladimir Poutine “ne veut pas la paix”.Le missile Orechnik, qui ne portait pas d’ogive nucléaire lors de ces tirs, a été utilisé pour la première fois en 2024 contre une usine militaire située dans la ville de Dnipro, dans le centre-est de l’Ukraine.Il a été déployé mi-décembre au Bélarus, pays allié de la Russie situé aux portes de l’UE, avait annoncé alors son président Alexandre Loukachenko.- “Cibles légitimes” -Près de quatre ans après le lancement de l’offensive à grande échelle du Kremlin, Moscou continue de bombarder l’Ukraine quasi-quotidiennement, ciblant notamment les infrastructures énergétiques et portuaires.Kiev a accusé Moscou vendredi d’avoir frappé avec des drones deux cargos naviguant en mer Noire, causant la mort d’un marin de nationalité syrienne, après plusieurs attaques similaires ces dernières semaines.En réponse, l’Ukraine vise également les infrastructures énergétiques russes.Quelque 556.000 personnes ont ainsi été privées vendredi matin de courant et de chauffage dans la région russe de Belgorod, frontalière de l’Ukraine, selon le gouverneur local, Viatcheslav Gladkov.Ces nouvelles frappes interviennent alors que les discussions diplomatiques impulsées par le président américain Donald Trump ces derniers mois sur ce conflit semblent dans l’impasse.La Russie a rejeté le plan de déployer des milliers de soldats en Ukraine après la guerre, présenté par la “Coalition des volontaires” qui réunit des pays alliés de Kiev essentiellement européens, Moscou rappelant que toutes troupes et installations militaires constitueraient des “cibles légitimes” pour l’armée russe.burs-pop-mda/blb/lpt

Trump says he scrapped new Venezuela attack after prisoner release

US President Donald Trump said Friday he called off a second wave of attacks on Venezuela after securing cooperation with the new leadership, which began releasing prisoners nearly a week after Washington forcibly removed the leftist president.The United States was quickly forging ahead on Venezuela with Trump meeting oil executives, whom he says he wants to enrich, and US diplomats visiting Caracas to look at reopening the embassy shuttered for years.Trump suggested he may use force again to get his way in Venezuela, which has the world’s largest proven oil reserves.”Venezuela is releasing large numbers of political prisoners as a sign of ‘Seeking Peace,'” Trump wrote on his Truth Social platform.”Because of this cooperation, I have cancelled the previously expected second Wave of Attacks,” he said.The United States on Friday also announced that it had seized another tanker near Venezuela as it enforces an oil blockade as Washington ensures it holds undisputed power over the country’s key export.Trump said that oil companies promised to invest $100 billion in Venezuela, whose oil infrastructure is creaky after years of mismanagement and sanctions.- Prisoners’ release -Venezuela began releasing prisoners on Thursday in the first such gesture since US forces removed and detained president Nicolas Maduro in a deadly January 3 raid, with his deputy Delcy Rodriguez taking over.Former Venezuelan opposition candidate Enrique Marquez — who opposed Maduro in the contested 2024 presidential election — was among those released Thursday.Interim leader Rodriguez’s brother, parliament speaker Jorge Rodriguez, said “a large number of Venezuelan and foreign nationals” were being immediately freed for the sake of “peaceful coexistence.”Venezuelan rights NGO Foro Penal earlier estimated that more than 800 political prisoners were in the country’s jails.The White House quickly took credit for winning the prisoners’ freedom.Trump had earlier played down democracy as a motivating factor for the attack, despite years of the United States saying that Maduro was illegitimate elections were filled with fraud.But Trump said he would meet next week with Venezuelan opposition leader Maria Corina Machado, whom he earlier brushed aside as a “very nice woman” who lacked the “respect” to lead Venezuela.”I understand she’s coming in next week sometime, and I look forward to saying hello to her,” Trump told Fox News host Sean Hannity in an interview.Trump had earlier voiced jealousy that Machado won the latest Nobel Peace Prize and he has indicated she might give him her award when they meet.- US diplomats visit -Senior US diplomats visited Caracas on Friday to look at reopening the embassy which was shuttered in March 2019, shortly after the United States and many of its allies declared Maduro to be illegitimate.John McNamara, the top US diplomat in neighboring Colombia, and other personnel “traveled to Caracas to conduct an initial assessment for a potential phased resumption of operations,” a US official said on customary condition of anonymity.Maduro was seized in a special forces raid accompanied by airstrikes, operations that left 100 people dead, according to Caracas.US forces took Maduro and his wife Cilia Flores to New York to face trial on drugs charges.Trump said the United States would “run” the Caribbean country for a transitional period and tap into its oil reserves for years.Delcy Rodriguez insisted Thursday her country was “not subordinate or subjugated.””Nobody surrendered. There was fighting for the homeland” when the US forces attacked, she said during a ceremony for the Venezuelans killed.Trump announced a plan earlier this week for the United States to sell between 30 million and 50 million barrels of Venezuelan crude, with Caracas then using the money to buy US-made products.On the streets of Caracas, opinions were mixed.”I feel we’ll have more opportunities if the oil is in the hands of the United States than in the hands of the government,” said Jose Antonio Blanco, 26.burs-sct/bgs