Colère agricole: les déplacements de tracteurs interdits, Lecornu reçoit la Coordination rurale

La mobilisation a repris et le moteur des tracteurs tourne, mais ils ne pourront peut-être pas venir jusqu’à Paris pour porter la colère des agriculteurs, dont les syndicats ont commencé à être reçus lundi par le Premier ministre Sébastien Lecornu.Selon plusieurs arrêtés préfectoraux consultés par l’AFP, les mouvements de tracteurs sont interdits dans plusieurs régions de France jusqu’à jeudi. Ces textes ont été rendus publics après que la Coordination rurale, reçue depuis 18H00 à Matignon, a fait planer la menace de lancer ses tracteurs vers la capitale.Les crises sont nombreuses et, depuis début décembre, la colère monte: épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui touche les bovins; faible cours du blé et prix élevé des engrais qui plombent les céréaliers; menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur; négociations ardues à venir concernant la politique agricole commune (PAC) européenne; détresse des viticulteurs…Les rencontres à Matignon ont débuté lundi avec les Jeunes agriculteurs (JA) à 15H, puis la Coordination rurale (CR) à 18H, avant des entretiens mardi à 17H30 avec la puissante FNSEA, suivie de la Confédération paysanne à 19H00.”On restera mobilisés” contre l’accord UE-Mercosur, a déclaré le président des JA à la sortie du rendez-vous, annonçant, si l’accord devait être signé comme la Commission européenne l’espère dans les prochains jours, une mobilisation au Parlement européen le 19 janvier. Sans donner de détail sur la mobilisation des prochains jours.Son allié, la FNSEA, qui avait lancé ses tracteurs à l’assaut de la capitale début 2024, a sonné la “mobilisation nationale” dimanche, ce qui pourrait donner de l’ampleur au mouvement mais ses actions semblent pour le moment locales et ne pas se diriger vers de grands déplacements.Plusieurs points de blocage ont été dénombrés par la gendarmerie lundi, notamment sur les autoroutes A75 (Lozère), A64 (Haute-Garonne), A51 (Isère) et sur l’A7 à différents niveaux, notamment aux abords de Lyon.La question sera de savoir si le président du syndicat appellera à sa sortie de Matignon à lancer les tracteurs vers Paris malgré les interdictions de déplacements.- Réunion à Bruxelles -Après des premières rencontres à Matignon et à l’Elysée en décembre, le gouvernement a promis vendredi “de nombreuses mesures”, “tout au long du mois de janvier”. La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé lundi que le fonds hydraulique agricole passerait à 60 millions d’euros en 2026.Dimanche, le Premier ministre avait promis dans une lettre ouverte aux agriculteurs d’entrer dans une phase “plus offensive”.M. Lecornu appelait notamment l’UE à “amplifier rapidement” ses contrôles aux frontières pour tous les produits agricoles qui “ne respecteraient pas les normes sanitaires et phytosanitaires” de l’Union imposées aux producteurs.Sébastien Lecornu et Annie Genevard ont confirmé dimanche qu’ils suspendraient par arrêté l’importation de fruits et légumes d’Amérique du Sud contenant des résidus de fongicides et herbicides interdits en Europe. Attendu mardi au Journal officiel, l’arrêté devra toutefois obtenir un feu vert de Bruxelles, où Annie Genevard se rend mercredi pour une réunion spéciale avec ses homologues européens sur le Mercosur et la PAC.- Promesses “insuffisantes” -Pour l’heure, les syndicats jugent toutes ces promesses “insuffisantes”.”On ne bouge pas jusqu’à ce que le gouvernement réponde à nos sollicitations” concernant la dermatose ou l’accord avec le Mercosur, explique sur le barrage au sud de Lyon Laurence Chanove, animatrice régionale de la Coordination rurale.La Coordination rurale (2e syndicat, adepte des opérations coup de poing et anti-écologiste) et la Confédération paysanne (3e syndicat, classé à gauche) étaient en pointe de la contestation en France depuis décembre.Ils réclament la vaccination généralisée du cheptel bovin (près de 16 millions de bovins) et l’arrêt de l’abattage intégral du foyer dès le premier cas de dermatose nodulaire.La vaccination des bovins dans le Sud-Ouest a passé le cap décisif de 75% lundi, première condition pour prétendre ensuite à une levée des restrictions de mouvement d’animaux.Après une relative trêve, les syndicats avaient prévenu qu’ils relanceraient la mobilisation en janvier contre l’accord de libre-échange UE-Mercosur, qui devrait être signé le 12 janvier.Quelques dizaines d’agriculteurs et 35 tracteurs ont installé un barrage filtrant lundi à Calais, pour vérifier les marchandises transportées. Le but: “faire prendre conscience aux citoyens qu’on nous impose des normes de production que d’autres pays ne respectent pas”, explique Antoine Peenaert, responsable local de la FNSEA.bur-mdz/uh/dch   

Israel strikes south, east Lebanon after evacuation warnings

The Israeli military launched strikes on southern and eastern Lebanon on Monday, Lebanese state media reported, after warning it would hit what it called Hezbollah and Hamas targets in four villages.It was the first such warning issued by the Israeli military this year, as Israel continues to strike targets in Lebanon despite a ceasefire with Hezbollah.An AFP photographer in Kfar Hatta, one of the targeted villages in south Lebanon, saw dozens of families flee the village after the warning was issued, amid drone activity in the area, adding that ambulances and fire trucks were on standby.Lebanon’s state-run National News Agency (NNA) reported strikes on the four villages.According to the NNA, the strike on Al-Manara in eastern Lebanon caused “the complete destruction of a house and serious damage to surrounding houses, cars and commercial establishments”.The Israeli military said in a statement it “began striking Hezbollah and Hamas terror targets in Lebanon”.In two separate posts on X, the military’s Arabic-language spokesman, Colonel Avichay Adraee, said the villages were Kfar Hatta and Annan in south Lebanon, and Al-Manara and Ain al-Tineh in eastern Lebanon.Adraee said the military would hit Hezbollah sites in Kfar Hatta and Ain al-Tinah, and Hamas sites in Annan and Al-Manara.The NNA said the home targeted in Al-Manara belonged to Sharhabil Sayed, a Hamas leader in Lebanon who was killed by Israel in 2024.- Repeated attacks -Despite a year-old ceasefire between Israel and Hezbollah, Israel carries out regular strikes on Lebanon, usually saying it is bombing Hezbollah sites and operatives, and occasionally Hamas targets.Two people were killed in an Israeli strike that targeted a vehicle on Sunday, around 10 kilometres (six miles) from the border, the Lebanese health ministry said.In November, an Israeli strike on south Lebanon’s Ain al-Hilweh Palestinian refugee camp killed 13 people.Israel said it targeted a Hamas compound, with the group rejecting the claim.It has also hit Hamas’ ally in Lebanon, the Islamist group Jamaa Islamiya, which claimed responsibility for multiple attacks against Israel before the ceasefire.Under heavy US pressure and fears of expanded Israeli strikes, Beirut has committed to disarming Hezbollah, which was badly weakened after more than a year of hostilities with Israel including two months of open war that ended with the November 2024 ceasefire.Lebanon’s army was expected to complete the disarmament south of the Litani River — about 30 kilometres from the border with Israel — by the end of 2025, before tackling the rest of the country.All four of Monday’s targeted villages are located north of the river.Israel’s Foreign Minister Gideon Saar on Sunday called the disarmament efforts far from sufficient.Lebanon’s cabinet is to meet on Thursday to discuss the army’s progress, while the ceasefire monitoring committee — comprising Lebanon, Israel, the United States, France and UN peacekeepers — is also set to meet this week.At least 350 people have been killed by Israeli fire in Lebanon since the ceasefire, according to an AFP tally of Lebanese health ministry reports.

Grève reconduite au Louvre, le musée partiellement ouvert

Les agents du Louvre ont reconduit lundi matin leur mobilisation entamée avant les fêtes, contraignant le musée à ouvrir partiellement ses portes, avant d’être reçus dans l’après-midi au ministère de la Culture, a-t-on appris de sources syndicales. Selon la CFDT, environ 350 salariés réunis dans la matinée en AG ont voté “à l’unanimité” pour la reprise de la grève lancée le 15 décembre pour réclamer de meilleures conditions de travail.Le musée le plus visité du monde avait alors dû fermer entièrement ses portes pendant une journée et restreindre ensuite son accès à certaines salles jusqu’à la suspension du mouvement le 19 décembre. L’intersyndicale CGT-CFDT-Sud avait alors donné rendez-vous aux personnels ce lundi pour décider des suites du mouvement, estimant qu”‘il n’y avait pas eu d’avancées suffisantes” dans les négociations avec le ministère de la Culture.”Vote unanime en AG pour la reconduction”, “la lutte continue en 2026”, a commenté lundi matin la CGT-Louvre sur son compte Instagram. Une nouvelle AG est prévue mercredi matin, au lendemain de la journée hebdomadaire de fermeture du musée.Selon la direction du Louvre contactée par l’AFP, le musée n’a pu ouvrir lundi qu’une partie de ses espaces et notamment le “+parcours chefs d’œuvre+”, qui inclut la Joconde, la Vénus de Milo ou la Victoire de Samothrace.Les agents sont mobilisés pour protester contre les sous-effectifs, notamment pour la surveillance des salles, contre la hausse des tarifs pour les touristes non-Européens – une mesure entrant en vigueur le 14 janvier – ou encore contre la dégradation du bâtiment, mise en lumière par le vol spectaculaire de huit joyaux de la Couronne française le 19 octobre.Dans l’après-midi, les syndicats ont été reçus pendant près de deux heures trente au ministère de la Culture qui a fermé la porte à toute augmentation d’effectifs mais s’est dit prêt à étudier le sujet des rémunérations des agents, a expliqué à l’AFP Valérie Baud, déléguée CGT.”Sur les effectifs, on est face à un mur en raison des contraintes liées au budget de l’Etat et on n’obtiendra pas d’effectifs supplémentaires”, a-t-elle assuré, affirmant que le ministère proposait, en conséquence, que le Louvre “réduise ses actions pour s’adapter aux effectifs”. Contacté par l’AFP, le ministère n’a pas donné suite dans l’immédiat.Avant les fêtes, le ministère avait notamment promis l’annulation d’une baisse de 5,7 millions d’euros des dotations publiques au Louvre et des revalorisations indemnitaires, jugées encore insuffisantes par les syndicats.

La neige perturbe le trafic dans l’ouest de la France, 26 départements en vigilance orange

La neige tombée en abondance lundi sur l’ouest de la France a provoqué d’importantes perturbations routières, particulièrement en Normandie, placée en vigilance orange pour neige-verglas comme la Bretagne et l’Ile-de-France.Elle a également des conséquences sur le transport aérien, les compagnies devant réduire de 15% le nombre de leurs vols dans les aéroports parisiens de Paris-Charles-de-Gaulle et Orly, a annoncé le ministre des Transports Philippe Tabarot.Des mesures nécessaires pour permettre les opérations de déneigement et de préparation des appareils.S’agissant du transport ferroviaire, la vitesse de certains TGV est réduite à 200 km/h (au lieu de 300 km/h) depuis cet après-midi, mesure obligatoire, a indiqué la SNCF à l’AFP.Au total, Météo-France a placé 26 départements, du Poitou-Charentes au bassin parisien, en vigilance orange jusqu’à mardi matin en raison des intempéries.Lundi matin, des chutes de neige notables ont frappé la Manche et la Seine-Maritime, provoquant de fortes perturbations sur certains axes routiers, comme l’autoroute A84 dans la Manche ou les autoroutes A28 et A29 en Seine-Maritime, entre Rouen et Abbeville.En début d’après-midi, “l’autoroute A28 enregistrait de grosses difficultés de circulation, dans le sens Abbeville-Rouen, du fait de poids lourds bloqués en travers des voies et empêchant le flux des véhicules légers, à l’arrêt derrière eux”, selon un communiqué de presse de la préfecture.Des dépanneurs poids lourds étaient mobilisés “pour retirer des voies les véhicules qui obstruent la circulation”, a ajouté la préfecture, qui demande aux usagers de la route de “limiter ou reporter, autant que possible, leurs déplacements”.La neige a notamment perturbé la circulation sur la rocade de Coutances (Manche), où les automobilistes ont été contraints de stationner sur le bas-côté le temps de dégager les voies.En Bretagne ou en Normandie les transports scolaires ont également été suspendus par mesure de précaution et la région Normandie a reconduit cette mesure mardi pour “l’ensemble des lignes de transports scolaires et commerciales dans tous les départements normands”. – Paris et sa région touchés -A 16h lundi, les précipitations neigeuses sont bien en place dans l’intérieur de la Bretagne en Normandie et jusqu’en région parisienne. Les valeurs relevées vont de 2 à 7cm en Normandie, localement 5 à 10 cm voire 15 cm sur les hauteurs et déjà quelques cms en région parisienne, selon Météo-France.La préfecture des Yvelines, où plusieurs centimètres de neige sont attendus lundi après-midi, a invité sur X les parents à récupérer leurs enfants “à partir de 15H00” et incite les employeurs, “lorsque cela est possible, à permettre aux salariés de quitter leur lieu de travail à partir de 15H00″. Les transports scolaires sont suspendus dans le département pour la journée de mardi.Quelque 1.250 places d’hébergement supplémentaires ont été ouvertes à Paris depuis l’activation du plan grand froid le 28 décembre et ont permis de mettre plus de 1.000 personnes à l’abri, a indiqué lundi le préfet d’Ile-de-France, Marc Guillaume. Depuis le 28 décembre, 17 lieux d’hébergements ont été ouverts.”Il faut qu’on poursuive cet effort parce qu’il va faire froid pendant trois jours”, a insiste M. Guillaume.Vinci autoroutes a annoncé qu’en Ile-de-France la vitesse était limitée à 80 km/h sur les nationales et les autoroutes.Plus au nord, la préfecture des Hauts-de-France a pris lundi un arrêté réduisant, dans les cinq départements de la région, de 20 km/h la vitesse maximale autorisée pour l’ensemble des véhicules sur les portions d’autoroutes et routes nationales habituellement limitées à 130 et 110 km/h.Les chutes de neige pourraient atteindre localement entre cinq et sept centimètres sur les routes et les trottoirs de la région parisienne, avant de s’étendre aux Pays de la Loire et au Poitou-Charentes. La Vendée et la Charente-Maritime sont les plus exposées aux intempéries dans la soirée, prévient Météo-France.”Dans la nuit de lundi à mardi, après les chutes de neige, les gelées seront encore marquées, ce qui rendra les conditions de circulation très délicates jusqu’à mardi matin”, souligne l’institut.Cette vigilance orange pour neige et verglas est valable jusqu’à mardi matin et une nouvelle extension pourrait être annoncée dans la journée.Sur le reste de la France, le temps est “glacial avec de fortes gelées et des brouillards givrants parfois tenaces”, du Poitou au Centre et au Nord-Est, selon Météo-France.

La neige perturbe le trafic dans l’ouest de la France, 26 départements en vigilance orange

La neige tombée en abondance lundi sur l’ouest de la France a provoqué d’importantes perturbations routières, particulièrement en Normandie, placée en vigilance orange pour neige-verglas comme la Bretagne et l’Ile-de-France.Elle a également des conséquences sur le transport aérien, les compagnies devant réduire de 15% le nombre de leurs vols dans les aéroports parisiens de Paris-Charles-de-Gaulle et Orly, a annoncé le ministre des Transports Philippe Tabarot.Des mesures nécessaires pour permettre les opérations de déneigement et de préparation des appareils.S’agissant du transport ferroviaire, la vitesse de certains TGV est réduite à 200 km/h (au lieu de 300 km/h) depuis cet après-midi, mesure obligatoire, a indiqué la SNCF à l’AFP.Au total, Météo-France a placé 26 départements, du Poitou-Charentes au bassin parisien, en vigilance orange jusqu’à mardi matin en raison des intempéries.Lundi matin, des chutes de neige notables ont frappé la Manche et la Seine-Maritime, provoquant de fortes perturbations sur certains axes routiers, comme l’autoroute A84 dans la Manche ou les autoroutes A28 et A29 en Seine-Maritime, entre Rouen et Abbeville.En début d’après-midi, “l’autoroute A28 enregistrait de grosses difficultés de circulation, dans le sens Abbeville-Rouen, du fait de poids lourds bloqués en travers des voies et empêchant le flux des véhicules légers, à l’arrêt derrière eux”, selon un communiqué de presse de la préfecture.Des dépanneurs poids lourds étaient mobilisés “pour retirer des voies les véhicules qui obstruent la circulation”, a ajouté la préfecture, qui demande aux usagers de la route de “limiter ou reporter, autant que possible, leurs déplacements”.La neige a notamment perturbé la circulation sur la rocade de Coutances (Manche), où les automobilistes ont été contraints de stationner sur le bas-côté le temps de dégager les voies.En Bretagne ou en Normandie les transports scolaires ont également été suspendus par mesure de précaution et la région Normandie a reconduit cette mesure mardi pour “l’ensemble des lignes de transports scolaires et commerciales dans tous les départements normands”. – Paris et sa région touchés -A 16h lundi, les précipitations neigeuses sont bien en place dans l’intérieur de la Bretagne en Normandie et jusqu’en région parisienne. Les valeurs relevées vont de 2 à 7cm en Normandie, localement 5 à 10 cm voire 15 cm sur les hauteurs et déjà quelques cms en région parisienne, selon Météo-France.La préfecture des Yvelines, où plusieurs centimètres de neige sont attendus lundi après-midi, a invité sur X les parents à récupérer leurs enfants “à partir de 15H00” et incite les employeurs, “lorsque cela est possible, à permettre aux salariés de quitter leur lieu de travail à partir de 15H00″. Les transports scolaires sont suspendus dans le département pour la journée de mardi.Quelque 1.250 places d’hébergement supplémentaires ont été ouvertes à Paris depuis l’activation du plan grand froid le 28 décembre et ont permis de mettre plus de 1.000 personnes à l’abri, a indiqué lundi le préfet d’Ile-de-France, Marc Guillaume. Depuis le 28 décembre, 17 lieux d’hébergements ont été ouverts.”Il faut qu’on poursuive cet effort parce qu’il va faire froid pendant trois jours”, a insiste M. Guillaume.Vinci autoroutes a annoncé qu’en Ile-de-France la vitesse était limitée à 80 km/h sur les nationales et les autoroutes.Plus au nord, la préfecture des Hauts-de-France a pris lundi un arrêté réduisant, dans les cinq départements de la région, de 20 km/h la vitesse maximale autorisée pour l’ensemble des véhicules sur les portions d’autoroutes et routes nationales habituellement limitées à 130 et 110 km/h.Les chutes de neige pourraient atteindre localement entre cinq et sept centimètres sur les routes et les trottoirs de la région parisienne, avant de s’étendre aux Pays de la Loire et au Poitou-Charentes. La Vendée et la Charente-Maritime sont les plus exposées aux intempéries dans la soirée, prévient Météo-France.”Dans la nuit de lundi à mardi, après les chutes de neige, les gelées seront encore marquées, ce qui rendra les conditions de circulation très délicates jusqu’à mardi matin”, souligne l’institut.Cette vigilance orange pour neige et verglas est valable jusqu’à mardi matin et une nouvelle extension pourrait être annoncée dans la journée.Sur le reste de la France, le temps est “glacial avec de fortes gelées et des brouillards givrants parfois tenaces”, du Poitou au Centre et au Nord-Est, selon Météo-France.

Contestation en Iran: Donald Trump fait pression sur les autorités après de nouveaux affrontements

Des affrontements ont opposé ce week-end manifestants et forces de l’ordre en Iran, que Donald Trump a menacé dimanche de “frapper” en cas de nouveaux morts civils, après une semaine d’un mouvement de protestation initié par des revendications économiques.Le mouvement, initialement lié au coût de la vie, a débuté le 28 décembre à Téhéran, où …

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Le jubilé des deux papes a attiré 33 millions de pèlerins à Rome

L’année jubilaire catholique 2025 a attiré plus de 33 millions de pèlerins à Rome, a indiqué lundi le Vatican, alors que les derniers fidèles franchissaient la “Porte Sainte” de la basilique Saint-Pierre. Le pape Léon XIV fermera les portes en bronze ornées de la basilique lors d’une grande cérémonie mardi, 12 mois après leur ouverture par …

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Mercosur: l’UE compte bientôt signer l’accord

La Commission européenne n’en démord pas: Bruxelles espère “bientôt” signer l’accord commercial avec les pays latino-américains du Mercosur, grâce à des “progrès” dans les discussions entre Européens, malgré la colère des agriculteurs.Ce lundi, la porte-parole de la Commission, Paula Pinho, n’a pas confirmé la date du 12 janvier envisagée pour approuver ce traité de libre-échange avec l’Amérique latine.Mais l’Union européenne est sur la “bonne route” pour cette signature, a-t-elle affirmé, grâce à des “discussions” au sein des Vingt-Sept, du “travail” et des “progrès”.Avant de s’envoler pour l’Amérique latine, la présidente de la Commission Ursula von der Leyen doit d’abord obtenir le feu vert des États membres à la majorité qualifiée.Ce vote pourrait avoir lieu vendredi lors d’une réunion entre les représentants des Vingt-Sept, selon des diplomates.Auparavant, les ministres de l’Agriculture des pays européens sont conviés à une réunion spéciale mercredi à Bruxelles. A l’ordre du jour: l’accord avec le Mercosur mais aussi l’avenir de la politique agricole commune, également au cœur des inquiétudes des agriculteurs.Le traité de libre-échange avec l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay permettrait notamment à l’UE d’y exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux.Dans le sens inverse, il faciliterait l’entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel et soja sud-américains, ce qui alarme les filières concernées.La Commission espérait signer cet accord dès le mois de décembre, mais elle avait été contrainte de reculer sous la pression de la France et de l’Italie.Malgré ce report, Ursula von der Leyen reste “confiante” quant à la perspective d’aboutir à un accord, après plus de vingt-cinq ans de négociations avec les pays du Mercosur.- Un geste sur la PAC ? -Ce traité est ardemment soutenu par l’Espagne et par l’Allemagne, qui veut relancer son industrie, bousculée par la concurrence chinoise et les droits de douane aux États-Unis.L’Italie, qui avait soufflé le chaud et le froid, pourrait aussi donner son aval. Tout en demandant un report en décembre, la cheffe du gouvernement Giorgia Meloni avait assuré qu’elle finirait par valider l’accord.Sans les Italiens, la Hongrie, la Pologne et la France ne sont pas en mesure de former une minorité de blocage pour barrer la route à ce traité, qui suscite toujours la colère du monde agricole.A Paris, le Premier ministre Sébastien Lecornu reçoit ce lundi et mardi les syndicats d’agriculteurs pour tenter de désamorcer les tensions.Le monde agricole français est secoué par une série de crises: épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui frappe les bovins, faible cours du blé et prix élevé des engrais qui plombent les céréaliers et menace d’une concurrence accrue des pays du Mercosur.En pleine opération déminage, le gouvernement a promis un décret pour suspendre l’importation en France de fruits et légumes contenant des résidus de cinq fongicides et herbicides interdits en Europe. Sont concernés avocats, mangues, goyaves, agrumes, raisins, pommes, melons, cerises, fraises ou pommes de terre “d’Amérique du Sud ou d’ailleurs”, selon Paris.La mesure devra toutefois obtenir l’aval de Bruxelles dans un délai de dix jours, a rappelé la Commission.L’exécutif européen “travaille déjà” par ailleurs “à établir que les pesticides les plus dangereux, interdits dans l’Union européenne pour des raisons de santé et d’environnement, ne soient pas réintroduits dans l’UE via des produits importés”, a souligné une porte-parole de la Commission, Eva Hrncirova.Aux yeux du gouvernement français, le traité avec le Mercosur n’est toujours “pas acceptable en l’état”. Paris attend en outre un geste en faveur des revenus des agriculteurs dans la future politique agricole commune, que la Commission est accusée de vouloir “diluer” dans son projet de budget européen 2028-2034.Pour une meilleure PAC et contre le Mercosur, des milliers d’agriculteurs étaient venus faire entendre leur mécontentement à Bruxelles le 18 décembre en marge d’un sommet européen entre chefs d’État et de gouvernement.Ils reprochent aux pays du Mercosur de ne pas respecter les réglementations environnementales et sociales auxquelles eux-mêmes sont soumis.

Fréquentation en hausse du Louvre et des grands monuments français en 2025

Les principaux musées et monuments français, dont le Louvre bousculé par un spectaculaire vol de bijoux en octobre, ont accueilli un peu plus de visiteurs en 2025, dernière année avant une hausse du prix de certains billets d’entrée pour les étrangers hors UE, qui entre en vigueur mi-janvier.La ministre de la Culture Rachida Dati a salué une “année exceptionnelle pour nos monuments nationaux”. “Fréquentation historique, année record pour certains sites, retour des visiteurs internationaux, taux inédit de visites pour notre patrimoine religieux, expos remarquables”, s’est-elle félicité dans un message sur X.Plus grand musée du monde, le Louvre a retrouvé la croissance, avec neuf millions de visiteurs, soit une légère hausse par rapport à 2024 (8,7 millions), année où il avait subi une petite décrue en raison notamment des Jeux olympiques et paralympiques.Ce n’est toutefois pas un record puisqu’il avait reçu la visite de 10,2 millions de personnes en 2018 et décidé d’instaurer ensuite une jauge quotidienne de 30.000 entrées pour garantir un meilleur confort de visite.Le Louvre devance le château de Versailles, dont le domaine a reçu la visite de 8,4 millions de personnes, comme en 2024.Globalement, les grands sites historiques ont été très fréquentés, avec un record de 12 millions de visiteurs pour la centaine de monuments nationaux. En tête : l’Arc de triomphe (1,85 million) et l’abbaye du Mont-Saint-Michel (1,6 million), selon le Centre des monuments nationaux (CMN).Ces bons résultats s’expliquent en partie “par le retour progressif des flux touristiques internationaux”, mais aussi par la mise en place d’expositions attractives, selon la direction du château de Versailles.Les étrangers ont représenté 81% des visiteurs du château de Louis XIV et 73% de ceux du Louvre.- Tour Eiffel en hausse -Quelque 40% des visiteurs étrangers du musée parisien étaient originaires d’un pays hors de l’Espace économique européen.À partir du 14 janvier, ces derniers devront s’acquitter de 32 euros pour déambuler dans les 73.000 m2 du Louvre, soit 10 euros de plus que le prix actuel. Pour Versailles, le billet passera de 32 à 35 euros durant la haute saison touristique. Cette hausse des tarifs s’appliquera notamment aux Américains, premier contingent de visiteurs étrangers en 2025, ainsi qu’aux Chinois, qui continuent de revenir après une période d’absence prolongée post-Covid.Lundi, la visite du Louvre a été perturbée, avec la poursuite du mouvement de grève initié fin 2025 à l’appel d’une intersyndicale pour protester contre leurs conditions de travail et d’accueil du public.La tour Eiffel a pour sa part fait monter dans ses étages 6,75 millions de visiteurs, soit 450.000 personnes de plus qu’en 2024, a fait savoir l’établissement à l’AFP. Parmi les grands musées parisiens, le musée d’Orsay et de l’Orangerie ont accueilli 4,9 millions de visiteurs en 2025, en très légère baisse (1%) par rapport à 2024.5,2 millions de curieux sont entrés dans les 14 sites et musées de la Ville de Paris (Catacombes, Musée Carnavalet, Petit Palais…), en progression de 6,5 %.Le Centre Pompidou a vécu une année particulière, marquée par sa fermeture progressive avant cinq ans de travaux: il a accueilli près de 2,6 millions de visiteurs, dont 1,5 dans ses murs et 1,1 hors les murs (France et étranger). – Boom dans les cathédrales -Le musée du quai Branly – Jacques Chirac a accueilli 1,4 million de visiteurs, en progression de 9,7%. Le musée ethnographique s’est félicité du succès de l’exposition “Au fil de l’or” (286.000 visiteurs), “record absolu de fréquentation pour une exposition temporaire” de l’établissement.L’année a été également record pour le Palais de la Porte dorée (Musée national de l’immigration), ainsi que pour la Bibliothèque nationale de France (BNF), dont les différents sites ont accru leur fréquentation de 14% sur un an.Le Domaine national de Chambord a lui aussi annoncé une fréquentation record, avec près de 1,22 million de personnes dans son château.Les tours et trésors des cathédrales ont aussi attiré les curieux, avec un bond de 95% de leur fréquentation pour celle d’Amiens et de 74% pour Chartres.