Loi fin de vie: le Sénat se penche sur l’aide à mourir, la droite monte au créneau

Maintes fois reportée, la réforme de la fin de vie a fait son retour mardi au Sénat, où la droite a exprimé ses grandes réticences sur la création d’un droit à l’aide à mourir, “un texte d’abandon” selon le patron des Républicains Bruno Retailleau.A l’ouverture de ces débats très sensibles, le président de LR a résumé la position d’une grande partie de la droite, majoritaire à la chambre haute avec ses alliés centristes.”Malheureusement, le risque, c’est qu’il devienne demain plus facile de demander la mort que d’obtenir un soin”, s’est inquiété le sénateur de Vendée en ouverture des débats au Sénat, craignant “une rupture anthropologique” et assurant qu’il ne soutiendra pas la réforme, même si le Sénat venait à encadrer le dispositif.Très incertains, les débats s’étireront pendant une semaine, avant un vote solennel prévu le mercredi 28 janvier à 16H30. Mais le coeur du dispositif sur l’aide à mourir devrait être abordé dès mardi soir.Deux textes sont en réalité examinés en parallèle au Palais du Luxembourg: l’un, plutôt consensuel, sur le développement des soins palliatifs; et l’autre, examiné en premier, qui légalise un dispositif de suicide assisté et d’euthanasie même si ces mots ne sont pas écrits noir sur blanc.Nourris de nombreuses réflexions et travaux, ils ont été adoptés très largement à l’Assemblée nationale au printemps 2025, mais l’instabilité politique des derniers mois a reporté leur examen au Palais du Luxembourg.Si la réforme aboutissait, la France rejoindrait d’autres pays à avoir légiféré sur la question, comme les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse, le Canada.- Long chemin parlementaire -Contraint de prendre du recul sur la vie parlementaire et la politique intérieure depuis la dissolution de 2024, Emmanuel Macron compte sur ce débat pour tenir l’une des promesses de son deuxième quinquennat. Il a promis d’aller “au bout du travail législatif” sur cette réforme dès cette année, ce qui nécessitera encore plusieurs aller-retours entre Sénat et Assemblée nationale, au sortir d’un interminable marathon budgétaire.L’examen du texte au Sénat n’est donc qu’une étape préliminaire. Mais cette discussion va permettre d’observer le fossé qui sépare les députés des sénateurs dans leur vision de cette réforme d’ampleur.La sénatrice Christine Bonfanti-Dossat (Les Républicains), qui s’est chargée de piloter l’examen du texte en commission des Affaires sociales, a en tout cas clairement annoncé la couleur: le texte voté à l’Assemblée constitue selon elle “une rupture grave et dangereuse”, susceptible “d’installer durablement la mort provoquée comme un droit”.Divisée en interne, la droite sénatoriale est pourtant sur un fil et oscille entre deux stratégies: celle de rejeter en bloc le texte, quitte à ce que le gouvernement donne le dernier mot à l’Assemblée nationale, ou celle d’amoindrir au maximum le dispositif avec des critères très restrictifs et de nombreux garde-fous. Cette seconde option a été retenue en commission, avec la transformation du droit à l’aide à mourir en une “assistance médicale à mourir” réservée aux malades dont le pronostic vital est engagé “à court terme”. Cela réduirait considérablement le spectre des personnes éligibles par rapport à la version votée à l’Assemblée, qualifiée “d’encadrée” et “d’équilibrée” par la ministre de la Santé Stéphanie Rist.- “Une loi pour rien” ? -La gauche tentera elle très majoritairement de rétablir la version des députés.”La droite a vidé le texte de sa substance”, a regretté la sénatrice socialiste Annie Le Houérou, estimant que les sénateurs LR ont “fait semblant d’avancer” sur ce débat. Une analyse partagée par l’auteur du texte, Olivier Falorni, qui a craint mardi “une loi pour rien ou pas grand chose” si la version du Sénat perdurait.Les débats dépasseront largement les murs du Palais du Luxembourg, ravivant l’opposition entre associations et militants d’un camp et de l’autre, mais aussi les exigences des syndicats de soignants et autres représentants des cultes, ces derniers ayant publiquement rappelé leur hostilité.Plusieurs milliers d’opposants ont aussi manifesté dimanche à Paris dans le cadre de la “marche pour la vie”. L’association Les Eligibles, rassemblant des personnes handicapées, a, elle, craint des “dérives” en raison de critères d’accès jugés “flous et extensibles”, quand France Assos Santé, association de patients, a, au contraire, condamné le “sabotage du droit à une aide à mourir” opéré par la droite.

Municipales à Paris: Hidalgo finit par apporter son soutien au candidat de la gauche Emmanuel Grégoire

Après des mois de silence, la maire socialiste sortante de Paris Anne Hidalgo a fini par apporter un soutien timide au candidat de la gauche unie hors LFI Emmanuel Grégoire, en annonçant mardi qu’elle voterait aux municipales pour son ancien premier adjoint, avec lequel elle est en froid.”J’ai toujours dit que je voterais pour la gauche et celui qui conduit la liste, c’est Emmanuel Grégoire”, déclare l’édile dans un entretien aux Echos. “Mais attention, une alliance avec La France insoumise, c’est sans moi. Emmanuel Grégoire le dit clairement”, ajoute Anne Hidalgo qui voit dans Jean-Luc Mélenchon “une impasse pour la gauche”.La semaine dernière lors de sa dernière cérémonie voeux à l’Hôtel de ville, au terme de douze ans de mandat, la maire n’avait pas prononcé le nom de celui qui fut son premier adjoint pendant six ans, affirmant être “tenue par la loi à une réserve”.Son soutien du bout des lèvres intervient après des mois de silence sur la campagne d’Emmanuel Grégoire, tête de liste d’une union de la gauche (écologistes, communistes et ex-Insoumis de L’Après) au scrutin des 15 et 22 mars. Anne Hidalgo est en froid avec son ancien dauphin, longtemps considéré comme son héritier naturel, qui avait quitté l’Hôtel de ville en 2024 pour devenir député. En annonçant renoncer à briguer un troisième mandat, elle avait désigné le sénateur Rémi Féraud pour lui succéder, déclenchant une primaire fratricide remportée par Emmanuel Grégoire en juin dernier.Sa détestation était allée jusqu’à dire qu’elle ne soutiendrait pas Emmanuel Grégoire s’il remportait ce vote interne au PS, au motif qu’il ferait “perdre la gauche” aux municipales. Ses propos avaient choqué de nombreux militants.Dans son entretien aux Echos, Anne Hidalgo “espère” qu’en mars “les Parisiens ne feront pas le choix de Rachida Dati”, la candidate de la droite, car il y a “un réel danger qu’elle s’allie avec l’extrême droite” de Sarah Knafo, la candidate de Reconquête.Elle met aussi en garde contre “la montée des personnalités, comme Rachida Dati, Sarah Knafo ou encore Sophia Chikirou (candidate de LFI) qui manient l’intimidation, les invectives et rabaissent le débat”.”Je rappelle que Rachida Dati va être jugée en septembre 2026 pour corruption et trafic d’influence. Si elle est condamnée, elle pourrait devoir céder sa place”, tacle en outre la maire.La ministre de la Culture doit être jugée pour corruption et trafic d’influence, soupçonnée d’avoir indûment perçu 900.000 euros entre 2010 et 2012 d’une filiale de l’alliance Renault-Nissan quand Carlos Ghosn en était le PDG alors qu’elle était eurodéputée. Des charges qu’elle conteste.”Moi, je n’ai pas de procès”, répond Anne Hidalgo au sujet de son voyage polémique à Tahiti en 2023, pour lequel le Parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête.

Mort d’El Hacen Diarra en garde à vue: la famille réclame l’interpellation des policiers impliqués

La famille d’El Hacen Diarra, mort la semaine dernière dans un commissariat parisien, a réclamé mardi le placement en garde à vue des policiers impliqués, soulignant notamment que les résultats d’autopsie étaient “caractéristiques” d’un étranglement.Le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour “violences volontaires ayant entraîné la mort par personne dépositaire de l’autorité publique” lundi soir, cinq jours après les faits et deux jours après une demande de l’avocat de la famille, Me Yassine Bouzrou.Bien trop tard pour les proches de ce Mauritanien de 35 ans, qui dénoncent des violences policières ayant conduit au décès. Sur des images captées par un voisin, on distingue deux policiers, dont l’un, à genoux, donne deux coups de poing à El Hacen Diarra, plaqué au sol. On l’entend crier: “Vous m’étranglez !”, selon l’analyse du son réalisée par la famille du défunt.Interrogé lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a affirmé n’avoir “aucune raison de suspendre” les policiers, tout en reconnaissant que “deux coups” ont été portés à M. Diarra.”Après cinq jours de dysfonctionnements graves et d’une communication qui a retardé l’accès à la vérité, la pratique judiciaire impose désormais des actes immédiats”, l’interpellation des “policiers impliqués” et leur présentation “sans délai” au juge d’instruction, réclame Me Bouzrou dans un communiqué transmis à l’AFP.L’avocat déplore un “délai (…) préjudiciable à la recherche de la vérité, tant en raison de l’absence de diligences immédiates que d’une communication institutionnelle exclusivement fondée sur les déclarations des policiers impliqués, sans aucun élément objectif de corroboration, présentant le décès comme un simple malaise”.- Plaie et fracture -L’avocat s’appuie sur les conclusions de l’autopsie: fracture de la corne du cartilage de la thyroïde et plaie profonde à la tempe. La première lésion, “grave et non-anodine (est) classiquement observée lors d’étranglements”, et la seconde est “incompatible avec l’hypothèse d’un malaise spontané et (traduit) des violences d’une intensité particulière”, dénonce Me Bouzrou.Le parquet a fait état de ces résultats. Mais affirme de son côté qu’ils n’apportent “pas à ce stade de certitude sur la causalité du décès”. Il assure que la fracture peut être “antérieure au décès ou consécutive à l’autopsie” et que des examens complémentaires ont été ordonnés “dont les conclusions ne seront pas disponibles avant plusieurs semaines”.Me Bouzrou dénonce également l’absence d’images par les caméras-piétons des policiers qui “n’étaient pas activées, en raison d’un prétendu défaut de batterie”, une explication “peu crédible (qui) soulève désormais la question d’une éventuelle dissimulation” de preuves. D’autant que les enquêteurs n’ont pas trouvé de caméra qui couvrirait les lieux d’interpellation, et qu’il n’y a à ce stade pas d’images de son transport au commissariat. Un appel à témoins a été lancé lundi soir par le parquet.- “Interpellation violente” -L’action et la communication du parquet, qui a confié le dossier cinq jours plus tard à un juge d’instruction, est dénoncée par la famille d’El Hacen Diarra.”Les déclarations publiques de Madame la procureure de la République (de Paris) selon lesquelles la causalité entre l’interpellation violente et le décès ne serait pas établie ne peuvent que surprendre”, déclare Me Bouzrou, qui souligne un “enchaînement factuel, médical et chronologique cohérent”.Le parquet justifie avoir d’abord ouvert “une enquête en recherche des causes de la mort”, arguant de “l’absence initiale de tout élément connu sur les causes du décès”, et pour pouvoir selon lui “immédiatement” ordonner une autopsie.Les agents qui ont interpellé El Hacen Diarra ont d’abord été entendus par des policiers d’un autre commissariat, “avant même que la saisine de l’IGPN puisse être effective”, ajoute-t-il. Il assure saisir “systématiquement” un juge d’instruction en cas de décès “dans des conditions suspectes ou inexpliquées dans un lieu de privation de liberté”.Quant au premier déroulé des faits communiqué la semaine dernière, le parquet explique qu’il a “été rapporté à la presse pour ce qu’il est: le récit des personnes entendues” – soit la version de policiers. L’un avait évoqué l’usage d’un taser, et ils avaient affirmé que M. Diarra les avait entraînés dans sa chute “à deux reprises” lors de l’interpellation.

Minorité yazidie: procès requis à Paris contre une “revenante” de Syrie, accusée de complicité de génocide

Un procès a été requis à Paris pour complicité de génocide contre Lolita Cacitti, une “revenante” française soupçonnée d’avoir facilité l’asservissement d’une enfant yazidie en 2017 en Syrie. Ce qu’elle conteste, assurant l’avoir traitée “comme sa propre fille”.Ces réquisitions, rendues lundi et confirmées mardi à l’AFP par le parquet national antiterroriste (Pnat), circonscrivent notamment le rôle de Lolita Cacitti à celui de complice, alors qu’elle avait été mise en examen en juin 2024 comme autrice de génocide.C’est la deuxième Française à être menacée d’un procès pour son implication supposée dans le génocide des Yazidis, minorité ethnoreligieuse kurdophone, commis par le groupe Etat islamique (EI).Avant elle, Sonia Mejri, 36 ans, originaire de Grenoble et ancienne compagne d’un dirigeant de l’EI, a été renvoyée pour génocide devant la cour d’assises de Paris spécialement composée en matière terroriste. Un procès prévu au premier semestre 2027.Lolita Cacitti, née dans le Calvados en 1989, avait quitté la France en août 2014, avec ses deux garçons. Elle s’est ensuite mariée en Syrie, avec Lakhdar Sebouai, membre de la filière strasbourgeoise ayant rejoint les rangs de l’EI, avec qui elle a eu deux autres enfants.Comme dans de nombreux dossiers de “revenantes”, le Pnat a demandé son renvoi pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Il lui reproche, entre autres, son départ volontaire, son mariage religieux avec un “combattant notoire de l’EI”, son apprentissage de la kalachnikov et de la ceinture explosive, sa gestion de “maison des femmes” ou encore son maintien sur zone après la chute de l’EI dans un “soutien inconditionnel à l’idéologie et à la stratégie militaire”, d’après ses réquisitions dont l’AFP a eu connaissance.Il requiert aussi un procès pour manquements aux obligations parentales et pour soustraction de mineurs.- “Impuissance totale” de l’enfant -Moins classiquement, le Pnat impute à Lolita Cacitti, rentrée en France en août 2021, un rôle dans le génocide et dans les crimes contre l’humanité perpétrés contre les Yazidis. Il l’accuse d’avoir sciemment aidé le projet génocidaire en hébergeant, pendant un mois minimum en 2017, une esclave âgée de huit ans et de l’avoir ensuite remise à son “propriétaire” saoudien, membre de l’EI.Pour l’enfant, “cette situation d’asservissement impliquait nécessairement la conscience profonde de vivre” dans un lieu dangereux, où elle risquait sa vie, “exacerbant le sentiment d’impuissance totale qu’elle a pu ressentir”, analyse le Pnat.Le Pnat relève aussi la stratégie de l’EI de compromettre la réintégration de l’enfant dans sa communauté: convertie et renommée, elle risquerait une ostracisation. Ces actes de conversion forcée “à grande échelle (…) doivent être considérés comme étant de nature à menacer le groupe religieux yazidi d’éradication biologique”.En revanche, le parquet a requis un non-lieu concernant les accusations d’emprisonnement et d’actes inhumains sur la fillette.Lors d’interrogatoires dont l’AFP avait eu connaissance, Lolita Cacitti avait expliqué qu’une “petite fille” avait été amenée à son domicile par l’un des chefs de son époux, et qu’elle l’avait traitée “comme (sa) propre fille”. “Je ne me suis jamais servi d’elle, je ne l’ai jamais traitée comme une esclave mais comme une enfant”, avait-elle assuré aux juges en mars 2022.La fillette n’a pas été retrouvée. Le magistrat instructeur a identifié une adolescente en Australie, grâce à l’aide d’ONG, mais son audition en octobre 2025 n’a pas permis de certifier qu’il s’agissait de la Yazidie.Contacté mardi par l’AFP, Me Louis Heloun, avocat de la revenante, n’a pas commenté. Après ce réquisitoire, il peut désormais faire des observations, puis le juge d’instruction tranchera sur la tenue d’un procès ou non.La justice française cherche à documenter les crimes contre l’humanité perpétrés par l’EI sur les minorités, et notamment le rôle des femmes parties sur zone: la première mise en examen prononcée contre une Française date de 2022. À ce jour, Lolita Cacitti, Sonia Mejri et une autre Française sont poursuivies, cette dernière ayant été mise en examen en juillet 2025, selon une source proche du dossier. Une quatrième, mise en examen en octobre 2022, a depuis obtenu le statut plus favorable de témoin assisté, d’après une source judiciaire.Dans ces dossiers, se pose la question de la définition du génocide et si ce crime peut être retenu quand une seule victime a été identifiée. Oui, a répondu en mai la Cour de cassation, si la victime appartient à une communauté qui fait l’objet d'”un plan concerté tendant à sa destruction totale ou partielle”.

‘Hard to sleep’ during Iran protests, says exiled chess champion

Like other exiled Iranians, chess champion Mitra Hejazipour has been scouring social media for news about anti-government protests in her homeland and battling to reach friends and family through an ongoing internet shutdown.The 32-year-old is one of the greatest chess players Iran has ever produced, but she fled to France five years ago after removing her mandatory headscarf during a competition in Moscow.Speaking to AFP in Paris to promote her autobiography, Hejazipour said recent events had been “highly distressing” amid a brutal crackdown on protests which monitoring groups estimate has cost the lives of thousands of people. “I haven’t been able to reach my family in Iran for ten days because the internet and phone service are cut off,” she explained. “But I managed to speak to a friend who works in a hospital. She told me there were many gunshot wounds, especially to the eyes. And many deaths. She was so depressed she found it hard to talk about it,” she added.She added that it was “very hard to sleep or eat. But we’re hanging in there,” driven by hope that “the sacrifice of Iranians” will not be in vain. The protests were sparked by economic strain in late December and have exploded into the biggest challenge to the Iranian leadership in years, with the full scale of the violent crackdown yet to emerge. Rights groups say they have verified at least several thousand protesters killed by Iranian security forces, with some estimates putting the figure as high as 20,000 dead. – ‘Wretched country’ -Since fleeing Iran, Hejazipour has gone on to gain French nationality, becoming national champion in 2023 and helping the French to third place at the world team championships in the same year.She believes that the days are numbered for the Iranian Islamic Republic because “the Iranian people are increasingly mobilised and angry.” “It could be tomorrow, or in a year, but I’m sure the regime will fall soon. It can’t go on like this,” she added. She sees Reza Pahlavi, the son of the former shah, who lives in exile in the United States, as the “unifying figure” who “can accompany the Iranian people in the transition and the establishment of a democratic system.” “Every day, when I wake up, I turn on my phone hoping that (Supreme Leader Ali) Khamenei is dead, that the regime has fallen, and that we can return to a free Iran,” she added. In her book “The Chess Player”, which releases in French this week, Hejazipour recounts her childhood in Mashhad, Iran’s second-largest city, and her life as a chess prodigy.She started playing aged six with her father. “I sensed very early on that chess would be a balm to soothe my sorrow, my shield against life’s uncertainties,” she writes. But one day in 2019, “I knew I had to leave Iran, that wretched country where I no longer felt at home.” “I imagined tearing off my veil, trampling it, ripping it, burning it,” she writes —   which she did at the World Championship in Moscow in December 2019. “I was warmly welcomed in France and met wonderful people, but it’s not easy to rebuild your life in anonymity when I was known in Iran,” she told AFP. Now living in Paris, she has founded a charity to encourage more women to take up chess as “a tool of empowerment.” 

Israeli ultra-Orthodox rally against babies’ autopsies

Hundreds of Israeli ultra-Orthodox Jews protested on Tuesday to voice their religious objections to planned autopsies of two babies who died in an incident at an unlicensed nursery in Jerusalem a day earlier.Israeli doctors declared the babies dead after medics evacuated 55 children from the daycare centre in an area of Jerusalem inhabited by members of the ultra-Orthodox community, though they have not yet specified a cause of death. Israeli media reported that the incident could have been connected to the daycare’s heating system, suggesting heat exhaustion and dehydration as possible causes.A supreme court ruling reportedly issued Tuesday afternoon appears to have blocked the post-mortems, but not before unruly protest scenes broke out on Tuesday in Jerusalem and other Israeli cities, according to police.An AFP photographer in Jerusalem reported seeing dozens of demonstrators scuffling with police, who used water cannon and smoke grenades against the crowd.”Rioters are setting fire to and rolling dumpsters, causing extensive damage to infrastructure, attacking and clashing with civilians and police officers, and blocking trains and vehicles in an attempt to disrupt daily life,” a police statement said.Certain hardline sections of the ultra-Orthodox community disagree with autopsies, saying any interference with a dead body is a desecration according to the Torah. The protests first sprung up late Monday over a Jerusalem court ruling allowing autopsies to be performed on the two babies’ bodies. But Israel’s Kan public broadcaster reported that the supreme court overturned the lower court’s decision on Tuesday after an appeal from the families of the deceased children.Hundreds of ultra-Orthodox Jews had taken to the streets of Jerusalem, Beit Shemesh and Bnei Brak on Tuesday to protest the planned post-mortems. Police said they arrested 11 people during protests in Jerusalem and Beit Shemesh, “including a rioter who bit a police officer”.In a separate statement, they said one protester had been hit by a vehicle and was “evacuated to hospital in moderate condition”.Police also reported that a driver in Jerusalem was “attacked by rioters” but was removed from the scene unharmed, sharing a video of around 200 ultra-Orthodox men surrounding a car. Kan reported Tuesday that two caregivers at the centre were being held on “suspicion of reckless manslaughter” and that their detention had been extended until Thursday.Ultra-Orthodox Jews make up 14 percent of Israel’s Jewish population, or about 1.3 million people.

Catastrophe ferroviaire en Espagne: le roi et la reine au chevet des victimes, l’enquête cherche la cause

Le roi Felipe VI et la reine Letizia ont apporté mardi leur “affection” aux proches des victimes et aux rescapés de l’une des pires catastrophes ferroviaires connues par l’Espagne, la collision de deux trains qui a fait au moins 41 morts dimanche soir à Adamuz (Andalousie) et dont la cause reste un mystère.Selon les médias espagnols, l’enquête est centrée sur l’existence d’une fissure de plus de 30 cm de long sur la voie à l’endroit de l’accident.Citant “des techniciens” ayant eu accès à l’enquête, le quotidien El Mundo estime ainsi que cette fissure serait le résultat d'”une mauvaise soudure ou d’une soudure qui s’est détériorée en raison de la circulation (des trains) ou du climat” et y voit “une cause plus que probable” du déraillement d’un des deux trains à l’origine de la tragédie.Après être restés une heure à l’endroit de l’accident à Adamuz, où les recherches se poursuivent, et avoir remercié les sauveteurs, les souverains sont allés à à l’hôpital Reina Sofía de Cordoue, à 35 kilomètres de là, où sont soignés certains des blessés.- “L’affection de tout le pays” -Dans des déclarations à la presse à leur sortie de l’hôpital, le roi a déclaré que le but de cette visite avec les blessés était de “connaître un peu ce qu’ils ont vécu, les soutenir” et “leur transmettre l’affection de tout le pays”.Trente-neuf personnes, dont quatre enfants, restent hospitalisées, parmi lesquelles treize adultes sont toujours en soins intensifs.La visite royale a coïncidé avec la première journée d’un deuil national de trois jours décrété par le gouvernement.Le bilan, passé à 41 morts dans la matinée, pourrait encore augmenter si d’autres corps sont découverts coincés dans les deux trains accidentés, dont certaines voitures sont réduites à un amas de ferraille.L’entité publique chargée du suivi de la catastrophe (CID) avait indiqué lundi soir que les autorités avaient reçu 43 signalements pour disparition de la part de proches de victimes.Dimanche à 19H45 (18H45 GMT), les trois dernières voitures d’un train de l’opérateur privé Iryo – une compagnie privée filiale à 51% du groupe public italien Ferrovie dello Stato (Trenitalia) – allant vers Madrid (nord) avaient déraillé et s’étaient déportées sur la voie d’à coté.Un train de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, qui arrivait au même moment dans l’autre sens en direction de Huelva (sud), avait alors heurté de plein fouet ces voitures, dans un choc effroyable.Les deux trains à grande vitesse, qui allaient à plus de 200 km/heure au moment de la collision, transportaient au total plus de 500 passagers.Les débats se concentrent désormais sur les causes de cet accident “extrêmement étrange”, selon les termes employés par le ministre des Transports, Oscar Puente.- Cause ou conséquence? -La collision est, en effet, survenue dans une ligne droite, sur une portion de voie rénovée, alors même que trois trains étaient passés au même endroit “20 minutes avant” sans que “personne ne signale la moindre anomalie sur la voie”, a affirmé M. Puente mardi matin.L’enquête, avait-il dit lundi, doit déterminer si la rupture d’un tronçon de la voie, clairement visible sur certaines photos, est “la cause ou la conséquence” du déraillement du train Iryo à l’origine de la collision.D’ici là, l’hypothèse selon laquelle cette rupture de la voie est la cause de la catastrophe relève donc de la spéculation, même si elle apparaît à ce stade comme la piste principale – voire unique – des enquêteurs en l’absence d’autres pistes. Car la vitesse des trains n’est pas en question et  “l’erreur humaine est pratiquement écartée”, avait assuré dès lundi le président de la Renfe, Álvaro Fernández Heredia. Il en avait déduit que la faute était peut-être due “au matériel roulant d’Iryo ou à un problème d’infrastructure”.Pour sa part, le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a écarté l’hypothèse d’un acte de sabotage. Il n’y a “jamais eu le moindre élément permettant de l’envisager”, a-t-il assuré lors d’une conférence de presse.Face à l’émotion suscitée dans tout le pays par ce drame, le Premier ministre Pedro Sánchez a promis une “transparence absolue” et “la vérité” sur cette catastrophe, survenue plus de dix ans après un autre déraillement meurtrier, qui avait fait 80 morts en 2013 près de Saint-Jacques-de-Compostelle (nord-ouest).Un premier rapport préliminaire sur l’accident pourrait être publié dans “deux ou trois mois”, avant une version définitive dans un délai maximal d’un an, a précisé César Franco, président du Conseil des ingénieurs industriels.