A la veille de sa signature, Lula et von der Leyen célèbrent l’accord UE-Mercosur

L’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur est bon pour le “multilatéralisme”, a déclaré vendredi le président brésilien Lula en recevant à Rio de Janeiro la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui a célébré “l’ouverture”.Après plus de 25 ans de négociations, les pays latino-américains fondateurs du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay …

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Groenland: Trump menace de droits de douane les pays qui ne soutiennent pas son plan

Le président américain Donald Trump a menacé vendredi de droits de douane les pays qui ne soutiendraient pas son plan pour acquérir le Groenland, au moment où une délégation bipartisane du Congrès américain est à Copenhague pour une visite de soutien au Danemark et au Groenland.”Je vais peut-être imposer des droits de douane sur des pays s’ils ne jouent pas le jeu sur le Groenland, parce qu’on a besoin du Groenland pour la sécurité nationale”, a déclaré le président américain lors d’une table ronde à la Maison Blanche, répétant son intention d’acquérir ce territoire autonome de l’Arctique, malgré la fin de non-recevoir du Danemark, pays allié des Etats-Unis en tant que membre de l’Otan.Ses déclarations interviennent après l’annonce d’un renfort de la présence militaire danoise au Groenland et de l’envoi d’une mission militaire européenne de reconnaissance.Depuis son retour au pouvoir, il y a un an, Donald Trump évoque régulièrement la prise de contrôle de l’immense île arctique rattachée au Danemark, stratégique, mais peu peuplée. Il a assuré qu’il s’en emparerait “d’une manière ou d’une autre”, pour contrer selon lui les avancées russes et chinoises en Arctique.- Les Etats-Unis invités -La France, la Suède, l’Allemagne et la Norvège, rejoints par les Pays-Bas, la Finlande et le Royaume-Uni, ont annoncé cette semaine l’envoi de personnel militaire pour une mission de reconnaissance qui s’inscrit dans le cadre de l’exercice danois “Arctic Endurance” organisé avec des alliés de l’Otan.Parallèlement, les Etats-Unis ont été invités à participer à des exercices militaires au Groenland a affirmé vendredi soir le chef du Commandement arctique danois à l’AFP, ajoutant que les exercices militaires sont en rapport avec la Russie.M. Trump a soutenu récemment que des navires russes et chinois se trouvaient près du Groenland, ce que le le général Søren Andersen a réfuté vendredi lors d’un entretien sur un navire danois.Vendredi, 11 parlementaires américains ont rencontré la Première ministre Mette Frederiksen, qui a acté l’existence d’un “désaccord fondamental” avec l’administration Trump, en présence du chef du gouvernement groenlandais Jens-Frederik Nielsen.La délégation américaine est arrivée vers midi au siège du patronat danois pour un repas avec des chefs d’entreprise. Plus tard dans la journée, elle s’est entretenue avec des membres du Parlement danois où le drapeau groenlandais a été hissé.La sénatrice républicaine Lisa Murkowski a salué “un bon dialogue” à chacune de ces réunions, et a appelé à “prendre soin” de l’amitié entre les Etats-Unis et le Danemark. – “Un allié, pas un actif” -“Quand vous demandez aux Américains s’ils pensent que c’est une bonne idée que les Etats-Unis acquièrent le Groenland, la grande majorité, environ 75 %, répondra: +Nous ne pensons pas que ce soit une bonne idée+”, a-t-elle dit aux journalistes après la rencontre au Parlement.”Le Groenland doit être considéré comme notre allié, et non comme un actif”, a ajouté Mme Murkowski.Cette visite intervient deux jours après une réunion à Washington où les autorités danoises ont constaté l’impossibilité de s’entendre dans l’immédiat avec les dirigeants américains sur l’avenir du territoire autonome. Outre Lisa Murkowski la délégation américaine est composée des sénateurs Chris Coon, Dick Durbin, Peter Welch et Jeanne Shaheen du Parti démocrate, ainsi que Thom Tillis du Parti républicain. La Chambre des représentants est représentée par les démocrates Steny Hoyer, Gregory Meeks, Madeleine Dean, Sara Jacobs et Sarah McBride. A Nuuk, capitale du Groenland, les habitants saluent leur soutien.”Le Congrès n’approuverait jamais une action militaire au Groenland. Ce n’est qu’un idiot qui parle”, assure Kenni (nom d’emprunt), syndicaliste de 39 ans, rencontré par l’AFP. “Mais s’il le fait, il sera destitué ou mis dehors. Si les membres du Congrès veulent sauver leur propre démocratie, ils doivent s’activer”.- Manifestations en préparation -Les militaires étaient plus visibles dans la capitale groenlandaise vendredi, a constaté un journaliste de l’AFP, deux jours après l’annonce du renforcement militaire danois, et l’envoi d’une mission de reconnaissance européenne.”Je ne pense pas que le déploiement de troupes en Europe ait un impact sur la prise de décision du président et cela n’a aucun impact sur son objectif d’acquérir le Groenland”, a déclaré jeudi la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, pendant une conférence de presse.Il est “hors de question” que les Etats-Unis acquièrent le Groenland, avait répondu le ministre des Affaires étrangères du Danemark Lars Løkke Rasmussen.Dans ce contexte, d’importantes manifestations sont prévues samedi dans plusieurs villes du Danemark et à Nuuk, afin de protester contre les ambitions territoriales de Donald Trump.Sur les réseaux sociaux, des milliers de personnes ont signalé leur volonté de participer aux rassemblements à Nuuk et au Danemark dans la capitale du pays, à Aarhus (centre), Aalborg (nord) et Odense (sud), à l’initiative de plusieurs organisations groenlandaises.jll-ef-phy-nzg/emp/liu

Ligue 1: Monaco, catastrophique, humilié par Lorient à domicile

Monaco, en crise profonde, n’a pas échappé au pire vendredi soir lors de la 18e journée de Ligue 1: Lorient s’est logiquement imposé (3-1) au stade Louis-II contre l’équipe de Sébastien Pocognoli, qui vient de perdre sept fois en huit journées.Sept défaites en huit matches de championnat! Cela n’était jamais arrivé dans la longue histoire de Monaco, en première comme en deuxième division hexagonales. L’équipe de l’entraîneur belge Sébastien Pocognoli, forcément en grand danger après avoir remplacé Adi Hütter après sept journées, est au fond du gouffre.Ses défaillances mentales comme physiques sont si criantes que l’on peut craindre le pire pour l’équipe de la Principauté dans un futur proche, notamment dès mardi prochain lors de la 7e journée de Ligue des champions, au Stade Santiago-Bernabeu face à un Real Madrid également en crise.Cette défaite contre Lorient ne souffre aucune contestation, tant Monaco a été loin de mettre les ingrédients nécessaires pour redresser une trajectoire déjà mauvaise. Les supporteurs ont fait grève toute la première période, avant de demander la démission du directeur général Thiago Scuro, lors de toute la seconde. Avec 23 points, les ambitions européennes de Monaco sont désormais à ranger aux oubliettes alors que l’Anglais Eric Dier, impliqué sur les trois buts, et tout le système défensif, sont aussi loin du niveau escompté.Avec 22 points, les Bretons, qui avaient gagné à l’aller, reviennent à un point de leur adversaire au classement. Bamba Dieng, auteur de son huitième but en neuf matches cette saison, toutes compétitions confondues, a été le meneur d’une formation qui désormais peut s’enorgueillir de poursuivre une série de sept matches sans défaites en L1 (trois victoires et quatre nuls).Devant le Prince Albert, qui avait convié le président Dmitry Rybolovlev dans sa loge et qui s’est éclipsé à la pause en raison de son emploi du temps,  les Monégasques ont réalisé sept bonnes premières minutes. Le temps pour Falorin Balogun de tenter une bonne frappe que Yvon Mvolo a bien sortie (2e). Et puis, plus rien…-Dier fautif-En contre, le Lorientais Pablo Pagis a frappé de peu à côté (10e). Les Monégasques, très fébriles, ont alors commencé à avoir peur. Pagis a été proche de battre Philipp Köhn (21e et 27e).Bamba Dieng, quant à lui, a même marqué (38e). Mais son but survenu au terme d’une belle action collective, a été annulé pour un hors jeu de Pagis, qui a gêné le gardien monégasque au moment de la frappe. Aleksandr Golovin a sans arrêt fait les mauvais choix, comme sur le contre qu’il a mal terminé (16e). Maghnes Akliouche ne s’est réveillé qu’à la 36e minute, sur un appel tranchant sans toutefois faire de différence. Monaco a terminé la première période avec, au compteur, autant de frappes que son adversaire (7).Logiquement au retour des vestiaires, Dieng s’est joué de Dier pour ouvrir la marque (0-1, 69e). Et si Ansu Fati, absent depuis le 29 novembre, a réussi a égalisé six minutes après son entrée en jeu (1-1, 76e), la suite a été un cauchemar pour Monaco. Jean-Victor Makengo, seul dans la surface a battu Köhn d’une frappe déviée par Dier (1-2, 85e). Enfin, Dermane Karim s’est offert une frappe enroulée en lucane pour parachever l’humiliation monégasque (1-3, 87e).

French publisher recalls dictionary over ‘Jewish settler’ reference

French publisher Hachette on Friday said it had recalled a dictionary that described the Israeli victims of the October 7, 2023 attacks as “Jewish settlers” and promised to review all its textbooks and educational materials.The Larousse dictionary for 11- to 15-year-old students contained the same phrase as that discovered by an anti-racism body in three revision books, the company told AFP.The entry in French reads: “In October 2023, following the death of more than 1,200 Jewish settlers in a series of Hamas attacks, Israel decided to tighten its economic blockade and invade a large part of the Gaza Strip, triggering a major humanitarian crisis in the region.”The worst attack in Israeli history saw militants from the Palestinian Islamist group kill around 1,200 people in settlements close to the Gaza Strip and at a music festival.”Jewish settlers” is a term used to describe Israelis living on illegally occupied Palestinian land.The four books, which were immediately withdrawn from sale, are subject to a recall procedure and will be destroyed, Hachette said, promising a “thorough review of its textbooks, educational materials and dictionaries”.France’s leading publishing group, which came under the control of the ultra-conservative Vincent Bollore at the end of 2023, has begun an internal inquiry “to determine how such an error was made”.It promised to put in place “a new, strengthened verification process for all its future publications” in these series.President Emmanuel Macron on Wednesday said that it was “intolerable” that the revision books for the French school leavers’ exam, the baccalaureat, “falsify the facts” about the “terrorist and antisemitic attacks by Hamas”.”Revisionism has no place in the Republic,” he wrote on X.Hamas’s October 7, 2023 attack on Israel resulted in the deaths of 1,221 people, with 251 people taken hostage, according to an AFP tally based on official Israeli figures. Authorities in Gaza estimate that more than 70,000 people have been killed by Israeli forces during their bombardment of the territory since, while nearly 80 percent of buildings have been destroyed or damaged, according to UN data.Israeli forces have killed at least 447 Palestinians in Gaza since a ceasefire took effect in October, according to the Hamas-run health ministry.

‘Nothing’s changed’ in Gaza as US peace deal enters second phase

From his tent in Gaza City, Mahmoud Abdel Aal said residents were frustrated and worried because nothing had changed in the Palestinian territory since the start of the US-brokered ceasefire’s second phase.In a post-apocalyptic landscape of bombed-out buildings and makeshift camps devastated by recent winter rains, Palestinians who spoke to AFP mostly expressed bitterness.Though Israeli strikes have been less intense since the ceasefire between Hamas and Israel began in October 2025, bombs still fall every day.After US Middle East envoy Steve Witkoff announced the start of the second phase of US President Donald Trump’s peace plan for Gaza on Wednesday, more than 14 people were killed in the tiny coastal territory, according to the Gaza civil defence agency.Israel and Hamas have repeatedly accused each other of violating the ceasefire’s terms.”There is no difference between the war and the ceasefire, nor between the first and second phase of the deal: strikes continue every day,” Abdel Aal said.”Everyone is worried and frustrated because nothing’s changed.” On Friday, an AFP photographer saw members of the Houli family walk through rubble after five of their relatives were killed in an air strike on their house in central Gaza’s Deir al-Balah.- ‘All over the media’ -Hamas announced the death of Mahmud al-Houli, described as a military officer of the movement, while Israel’s military said it carried out strikes on Thursday against members of Hamas and Islamic Jihad’s armed wings in response to what it considers violations of the ceasefire.Houli family neighbour Ahmad Suleiman said the announcement of the ceasefire’s second phase was “all over the media, but the reality is different”. “There is no ceasefire, otherwise look at what the ceasefire has brought,” he told AFP, pointing to the destroyed building.Most residents interviewed by AFP said they were skeptical about recent announcements regarding the formation of the so-called “Board of Peace”, an entity chaired by Trump and supposed to oversee reconstruction, and a Palestinian technocratic committee with which it is to work.”No one is concerned for us,” said Hossam Majed, who is living in the ruins of his home in Gaza City. “The whole world meets in Cairo to talk about Gaza, but they can’t even enter it,” he told AFP. “Israel will use the pretext of handing over the last body (of a hostage), then the weapons (of Hamas), and the second phase will stretch over additional years,” he said.Hamas returned 47 of 48 hostages it was supposed to hand over under the terms of the first phase, and has yet to commit to disarming as is planned under the second phase.- ‘Hope and patience’ -Day-to-day living conditions for the vast majority of Gaza residents remain extremely precarious, with more than 80 percent of infrastructure destroyed, according to the United Nations.Several humanitarian and UN workers told AFP that while the situation has improved in some areas since the ceasefire, the humanitarian response remains insufficient due to access restrictions imposed by Israeli authorities — who deny these claims.Water and electricity networks, as well as waste management, no longer function. Hospitals operate at minimal capacity when still open, and schools exist only as sporadic or marginal initiatives. All children in the Gaza Strip need psychological support after more than two years of war, according to UNICEF.Nivine Ahmad, a 47-year-old woman living in a camp for the displaced in south Gaza’s Al-Mawasi area, said: “We miss real life.”She said the announcement of the formation of the technocratic committee led her to imagine returning to Gaza City. “I pictured living with my family in a prefabricated unit, with electricity and water instead of our bombed home,” she said.”Only then will I feel that the war is over,” she added.In the meantime, she urged the world to put itself in Gazans’ shoes.”We only have hope and patience,” she said.

French prosecutor seeks year in jail for Iranian over comments online

A French prosecutor Friday sought a one-year jail term for an Iranian woman accused of promoting “terrorism” online in a case linked to a possible prisoner swap with two French citizens.Judgment in the case is expected on February 26.Mahdieh Esfandiari, a 39-year-old Iranian, was arrested in France in February on charges of promoting and inciting “terrorism” on social media.The arrest was over comments she is said to have made including some on Palestinian militant group Hamas attacking Israel on October 7, 2023, according to French authorities.She is accused of having written posts for a channel called “Axis of the Resistance” in 2023 and 2024 on platforms including Telegram, X, Twitch and YouTube.She was released after some eight months in pre-trial detention in October pending her trial, which started Tuesday. It was scheduled long before the latest protests erupted in Iran.The prosecutor requested a four-year jail term, including three years suspended, for Esfandiari, but said it would not be necessary for her to be re-incarcerated.Esfandiari, who has translated into French works from a publisher linked to the Iranian authorities, told the court she had been involved with the “Axis of the Resistance” project, but had not written its posts.Of the October 7 Hamas attack in 2023, she said: “It’s not an act of terrorism, it’s an act of resistance.”- French pair held -Before this week’s trial, Iran’s authorities had already said they would be willing to exchange Esfandiari for two French citizens they are holding.Cecile Kohler and Jacques Paris were arrested in Iran in May 2022, but were freed in November after more than three years in prison on espionage charges their families vehemently denied.They were immediately taken by French diplomats to France’s mission in Tehran, but are still waiting to leave Iran.Tehran’s Foreign Minister Abbas Araghchi said in November that Iran would allow Kohler and Paris to return home in “exchange” for France freeing Esfandiari.Iran’s ambassador to France, Mohammad Amin Nejad, late Thursday said he hoped the French pair could go home.”My wish is for their return as soon as possible after arrangements have been made between the two states,” he said.France has described Kohler and Paris as “state hostages” taken by Tehran in a bid to extract concessions. They were convicted on espionage charges their families have always condemned as fabricated.Dozens of Europeans, North Americans and other Western citizens have been arrested in the last few years in similar circumstances.Iran has previously carried out exchanges of Westerners for Iranians held by the West, but insists foreigners are convicted fully in line with the law.

Droits de douane, voitures électriques…: Carney annonce des accords et un nouveau partenariat avec Pékin

Le Premier ministre canadien Mark Carney a annoncé vendredi à Pékin des accords avec la Chine sur les droits de douane réciproques et sur l’importation de véhicules électriques, au cours d’une visite saluée comme le début d’un nouveau partenariat après des années de brouille.”Le Canada et la Chine ont conclu un accord commercial préliminaire, mais historique, visant à éliminer les obstacles au commerce et à réduire les droits de douane”, a dit M. Carney lors d’un point presse en marge de sa visite, la première d’un chef de gouvernement canadien depuis huit ans.M. Carney a aussi annoncé que son pays autoriserait l’entrée au Canada de 49.000 véhicules électriques fabriqués en Chine, à des droits de douane préférentiels de 6,1%, soit un retour au niveau de 2023 antérieur aux mesures de rétorsion mutuelles selon lui.Lors de leur rencontre, le président chinois Xi Jinping a aussi pris l’engagement de dispenser de visa les Canadiens venant en Chine, a déclaré le Premier ministre canadien, disposition s’appliquant apparemment aux touristes.Ces annonces concrétisent ce que M. Carney et M. Xi ont présenté comme l’avènement d’un nouveau partenariat, après des années de fâcherie entre leurs pays soumis aujourd’hui aux pressions américaines.”Je suis extrêmement heureux que nous allions de l’avant avec notre nouveau partenariat stratégique”, a dit Mark Carney.Son hôte au Palais du peuple a parlé de “nouveau chapitre” ouvert en octobre lors de leur rencontre en marge d’un sommet Asie-Pacifique en Corée du Sud.Ces discussions ont ouvert la voie au réchauffement matérialisé cette semaine. M. Xi avait alors invité M. Carney en Chine.- “Investissements considérables” -M. Carney est arrivé mercredi en Chine avec pour objectif de tourner la page de relations dégradées et de stimuler les échanges commerciaux.Les rapports sino-canadiens s’étaient fortement détériorés en 2018 avec l’arrestation par les autorités canadiennes d’une responsable du géant chinois Huawei à la demande des Etats-Unis, suivie de l’emprisonnement de deux ressortissants canadiens en Chine, accusés d’espionnage par Pékin.Depuis l’été 2024, Ottawa et Pékin s’affrontent sur le front commercial: surtaxes canadiennes sur les véhicules électriques et l’acier chinois, et ripostes chinoises sur des produits agricoles canadiens, dont le canola, un oléagineux utilisé pour l’alimentation et les biocarburants, dont le Canada est l’un des principaux producteurs mondiaux.D’ici au 1er mars, les droits de douane sur le canola devraient passer de plus de 80% à environ 15%. M. Carney a dit s’attendre au moins jusqu’à la fin de l’année à une réduction des droits sur les homards, les crabes et les pois.Quant aux véhicules électriques, M. Carney s’est employé à dissiper les inquiétudes du secteur automobile national en disant que 49.000, c’était “moins de 3%” du marché et qu’en retour il espérait dans les trois prochaines années des “investissements chinois considérables” créateurs d’emplois au Canada.- Face à Trump -Il a répété la nécessité de réduire la dépendance vis-à-vis du grand voisin américain, premier partenaire commercial loin devant la Chine.Chine et Canada ont en commun de subir les effets des politiques agressives du président Donald Trump.Ce dernier, qui a rompu les négociations commerciales avec Ottawa et insiste sur le fait que les États-Unis n’ont besoin d’aucun produit provenant de son voisin du nord, a déclaré vendredi aux journalistes qu’il était “bien” que Mark Carney ait signé un accord.”S’il peut conclure un accord commercial avec la Chine, il devrait le faire”, a déclaré le président américain.M. Carney a fait voeu de voir le Canada doubler ses exportations vers des pays autres que les Etats-Unis d’ici à 2035. Il a souligné le poids de la Chine: deuxième puissance économique représentant un tiers de la croissance globale et avec laquelle le commerce fait vivre des centaines de milliers de Canadiens.Il a donné des gages à ses hôtes sur la question ultrasensible de Taïwan en réaffirmant la politique canadienne d’une seule Chine. Il a éludé les questions sur la Chine comme puissance “perturbatrice”. Quant aux droits humains, ces questions sont plus efficacement abordées au sein de “coalitions” et sans “mégaphone”, a-t-il dit.”Nous prenons le monde comme il est, pas comme nous souhaiterions qu’il soit”.