Du château fort au laboratoire, une archéologue sonore ressuscite le passé

Le marteau du forgeron sur le clou incandescent, la hache sur le chêne, le burin sur la pierre: Mylène Pardoën, “archéologue sonore”, capte les bruits d’un château fort en construction selon les techniques du XIIIe siècle pour recréer la bande-son du Moyen Âge.”Je suis à la pêche au son mais, au lieu d’avoir un filet, j’ai des micros”, explique cette chercheuse au CNRS Lyon-Saint-Étienne, en piquant un micro sur un gigantesque tronc d’arbre couché que la hache d’un équarrisseur façonne en bois de charpente.Ce billot viendra couvrir l’impressionnant château fort de Guédelon qui, depuis 28 ans, se construit à Treigny (Yonne) avec les matériaux et selon les techniques du XIIIe siècle.De quoi offrir un formidable terrain de jeu à Mylène Pardoën, qui traque depuis de longues années les sons du passé là où ils se font encore entendre. “Je capte les gestes de tout le patrimoine artisanal et des lieux qui ont encore une empreinte historique”, explique-t-elle à l’AFP. Il y a un patrimoine culturel, architectural, génétique… mais il n’y avait pas de patrimoine sonore: Mylène Pardoën a réparé cette erreur. Touche-à-tout du savoir, cette ancienne mécanicienne d’hélicoptères militaires s’est reconvertie dans la musicologie. Alliant sa passion pour l’Histoire avec son expertise du son, elle a inventé son propre métier, unique au monde: “archéologue sonore”.- Authentique -Mylène Pardöen, est déjà à la base du “projet Bretez”, du nom du cartographe qui a réalisé le plan de Paris de 1739. Cette marche virtuelle, multi-primée au niveau international, vise à reconstituer le Paris du XVIIIe siècle avec des images en 3D mais en y ajoutant une dimension, souvent oubliée: le “paysage sonore”.Sur le Pont au Change, dans le Paris du siècle des Lumières, on entend le charpentier clouant une poutre, les marchandes ambulantes, les bêtes qui vont à l’abattoir…Pour restituer cet univers, par les oreilles, il faut “reconstruire toutes les ambiances sonores puisqu’on ne peut pas prendre des ambiances contemporaines”, explique Mylène Pardoën.Le défi est d’autant plus élevé que l’ingénieure du son, aujourd’hui chercheuse au CNRS à la Maison des Sciences de l’Homme de Lyon (MSH), se refuse de céder à l’artificialisation de l’IA: “la restitution s’effectue sur la base des sons authentiques, et non sur la base d’effets sonores générés par ordinateur”, précise-t-elle.Mais où aller chercher à notre ère des sons du Moyen-Âge? Embarquée dans sa machine à remonter le temps sonore, la chercheuse a trouvé sa source à Guédelon.”Par exemple, sur cette maison-là”, dit-elle en pointant le plan du projet Bretez parcourant le vieux Paris, “il y avait des travaux de réparations”. “Eh bien, on a inséré des sons d’un équarrisseur et d’un forgeron qu’on a enregistrés à Guédelon”, explique-t-elle.- Indiana Jones du son -“On rend vivant, vraiment avec de l’humain, une fresque sonore”, dit-elle, assise devant une multitude d’écrans dans son laboratoire de Lyon aux murs et plafonds tapissés de 46 hauts-parleurs.C’est ici que la chercheuse “spatialise” les sons qu’elle a captés pour créer une “réelle immersion”. “Et la fresque devient une possible réalité d’un moment qui nous permet de raconter une histoire”, se réjouit Mylène Pardoën.Médaille de cristal du CNRS en 2020, qui distingue celles et ceux qui contribuent à l’excellence de la recherche française, Mylène Pardoën a également été la base de la reconstitution acoustique lors des rénovations de la cathédrale Notre-Dame, à Paris. Mais cette Indiana Jones du son remonte le temps bien plus loin en arrière: “J’ai des captations pour les gestes préhistoriques”, dit-elle en référence aux prises de son qu’elle a réalisées lors de la reproduction de tailles de silex faites à l’Institut de Préhistoire Orientale à Jalès (Ardèche).

Du château fort au laboratoire, une archéologue sonore ressuscite le passé

Le marteau du forgeron sur le clou incandescent, la hache sur le chêne, le burin sur la pierre: Mylène Pardoën, “archéologue sonore”, capte les bruits d’un château fort en construction selon les techniques du XIIIe siècle pour recréer la bande-son du Moyen Âge.”Je suis à la pêche au son mais, au lieu d’avoir un filet, j’ai des micros”, explique cette chercheuse au CNRS Lyon-Saint-Étienne, en piquant un micro sur un gigantesque tronc d’arbre couché que la hache d’un équarrisseur façonne en bois de charpente.Ce billot viendra couvrir l’impressionnant château fort de Guédelon qui, depuis 28 ans, se construit à Treigny (Yonne) avec les matériaux et selon les techniques du XIIIe siècle.De quoi offrir un formidable terrain de jeu à Mylène Pardoën, qui traque depuis de longues années les sons du passé là où ils se font encore entendre. “Je capte les gestes de tout le patrimoine artisanal et des lieux qui ont encore une empreinte historique”, explique-t-elle à l’AFP. Il y a un patrimoine culturel, architectural, génétique… mais il n’y avait pas de patrimoine sonore: Mylène Pardoën a réparé cette erreur. Touche-à-tout du savoir, cette ancienne mécanicienne d’hélicoptères militaires s’est reconvertie dans la musicologie. Alliant sa passion pour l’Histoire avec son expertise du son, elle a inventé son propre métier, unique au monde: “archéologue sonore”.- Authentique -Mylène Pardöen, est déjà à la base du “projet Bretez”, du nom du cartographe qui a réalisé le plan de Paris de 1739. Cette marche virtuelle, multi-primée au niveau international, vise à reconstituer le Paris du XVIIIe siècle avec des images en 3D mais en y ajoutant une dimension, souvent oubliée: le “paysage sonore”.Sur le Pont au Change, dans le Paris du siècle des Lumières, on entend le charpentier clouant une poutre, les marchandes ambulantes, les bêtes qui vont à l’abattoir…Pour restituer cet univers, par les oreilles, il faut “reconstruire toutes les ambiances sonores puisqu’on ne peut pas prendre des ambiances contemporaines”, explique Mylène Pardoën.Le défi est d’autant plus élevé que l’ingénieure du son, aujourd’hui chercheuse au CNRS à la Maison des Sciences de l’Homme de Lyon (MSH), se refuse de céder à l’artificialisation de l’IA: “la restitution s’effectue sur la base des sons authentiques, et non sur la base d’effets sonores générés par ordinateur”, précise-t-elle.Mais où aller chercher à notre ère des sons du Moyen-Âge? Embarquée dans sa machine à remonter le temps sonore, la chercheuse a trouvé sa source à Guédelon.”Par exemple, sur cette maison-là”, dit-elle en pointant le plan du projet Bretez parcourant le vieux Paris, “il y avait des travaux de réparations”. “Eh bien, on a inséré des sons d’un équarrisseur et d’un forgeron qu’on a enregistrés à Guédelon”, explique-t-elle.- Indiana Jones du son -“On rend vivant, vraiment avec de l’humain, une fresque sonore”, dit-elle, assise devant une multitude d’écrans dans son laboratoire de Lyon aux murs et plafonds tapissés de 46 hauts-parleurs.C’est ici que la chercheuse “spatialise” les sons qu’elle a captés pour créer une “réelle immersion”. “Et la fresque devient une possible réalité d’un moment qui nous permet de raconter une histoire”, se réjouit Mylène Pardoën.Médaille de cristal du CNRS en 2020, qui distingue celles et ceux qui contribuent à l’excellence de la recherche française, Mylène Pardoën a également été la base de la reconstitution acoustique lors des rénovations de la cathédrale Notre-Dame, à Paris. Mais cette Indiana Jones du son remonte le temps bien plus loin en arrière: “J’ai des captations pour les gestes préhistoriques”, dit-elle en référence aux prises de son qu’elle a réalisées lors de la reproduction de tailles de silex faites à l’Institut de Préhistoire Orientale à Jalès (Ardèche).

Dogsleds, China and independence: Facts on Greenland

US President Donald Trump has stepped up his designs on Denmark’s autonomous territory Greenland, but questions abound about why he seeks to take it over when the US already has extensive access to the Arctic island. What does Denmark’s defence agreement with the US on Greenland say? What is Copenhagen doing to beef up its security? Do China and Russia pose a real threat? And what does Greenland’s independence movement say? Here are answers to those four key questions.- US military presence -In 1941, at the height of World War II, occupied Denmark authorised the United States to build and operate military bases on Greenland, Denmark’s then-colony in the Arctic, for as long as the conflict would last in a bid to protect the American continent.By the end of the war, the US had 15 military bases in Greenland. Today there remains just one, the Pituffik air base on the northwestern coast, which US Vice President JD Vance visited in March.Greenland’s location is highly strategic, lying on the shortest route for missiles between Russia and the United States. It is therefore a crucial part of the US anti-missile shield.Home to 57,000 people, Greenland “is an important part of the US national security protection,” Marc Jacobsen, Arctic expert at the Royal Danish Defence College, told AFP.Since 1951, a Danish agreement with the United States — revised in 2004 — gives the US military practically carte blanche to do what it wants on Greenlandic territory, as long as it informs Denmark and Greenland in advance.”The Government of the United States will consult with and inform the Government of the Kingdom of Denmark, including the Home Rule Government of Greenland, prior to the implementation of any significant changes to United States military operations or facilities in Greenland,” Article 3 of the accord states.- Danish investments in security -Trump has argued that Denmark has failed to ensure the security of Greenland, which measures 2.2 million square kilometres (849,424 square miles), or about a fifth of the size of the entire European continent.But Denmark rejects the claims and stresses that it allocated nearly 90 billion kroner ($14 billion) to beefing up security in 2025.The Sirius patrol, tasked with defending a huge, largely uninhabited swathe of the island in the northeast measuring 972,000 square km, travels across the ice by dogsled. The patrol consists of 12 soldiers and some 70 dogs.But to defend the entire territory, 81 percent of which is covered in ice, the Danish military has invested in five new Arctic vessels, an air radar alert system, as well as drones and sea patrol planes.A subsea telecoms cable between Greenland and Denmark will also be built. Two cables already link the island to Iceland and Canada.- Chinese and Russian presence -A recent report by Denmark’s military intelligence service said Russia, China and the United States were all vying to play “a greater role” in the Arctic.Greenland has untapped rare earth deposits and could be a vital player as melting polar ice opens up new shipping routes.In August 2025, two Chinese research vessels were observed operating in the Arctic, north of the US and Canada, about 1,000 kilometres (620 miles) north of Greenland.”It’s important that Donald Trump understands that there are not Russian and Chinese ships along the coast of Greenland,” Jacobsen said.China is also virtually absent from Greenland’s economy.The semi-public company Shenghe Resources has a 6.5 percent stake in Australian mining group Energy Transition Minerals, which wants to develop a rare earths deposit in southern Greenland. That project is currently halted, however.In addition, China was blocked from investing in new airports in Greenland.”The Greenlandic government had shortlisted a big Chinese state-owned company for providing technical support for building new airports eight years ago, but Denmark and the US offered to finance the airports on the condition that the Chinese contractor was not selected,” Jesper Willaing Zeuthen of the University of Aalborg told AFP.China’s presence in the Arctic currently focuses mainly on the Northern Sea Route and, and it has occasionally joined exercises with the Russian coast guard in the Bering Strait, according to an assessment from the Danish Institute for International Studies.- Road to independence -Greenland’s government in Nuuk and Copenhagen have repeatedly said that the territory is not for sale and that only Greenland can decide its future. It is currently governed by a coalition that has no plans to seek independence from Denmark in the immediate future.The Naleraq party, which wants swift independence and which came second in Greenland’s legislative elections in March, is not in government. While some of its members want to bypass Denmark and negotiate directly with the United States, the party’s official stance is that “Naleraq does not want Greenlanders to become American. Just as we do not want to be Danish.”A year ago, 85 percent of Greenlanders said they opposed joining the United States, according to a poll published in the Danish and Greenlandic press.

A Londres, trois bébés abandonnés, huit ans d’enquête et des parents introuvables

Après des années d’enquête, le mystère reste entier et la police semble prête à jeter l’éponge: entre 2017 et 2024, trois nouveau-nés, qui se sont avérés être frère et soeurs, ont été abandonnés dans des parcs de Londres et leurs parents restent introuvables.Les nourrissons ont été découverts par des promeneurs respectivement en septembre 2017, janvier …

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Le patron de presse Matthieu Pigasse veut “peser” sur la présidentielle 2027

Matthieu Pigasse, banquier d’affaires engagé à gauche et fondateur du groupe Combat qui comprend Radio Nova, a affirmé mercredi vouloir “peser le plus possible sur la présidentielle de 2027″ afin de battre le Rassemblement national.”Mon ambition, c’est de ne pas rester le long du chemin, indifférent, les bras ballants. Et donc en effet, c’est de …

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Télé et streaming: les contenus du groupe M6 disponibles sur Prime Video

Les chaînes du groupe M6 et les contenus de sa plateforme de streaming M6+ sont diffusés depuis mercredi sur Prime Video, le service de vidéo à la demande d’Amazon, en vertu d’un accord annoncé par les deux entreprises.Le groupe public France Télévisions avait conclu un partenariat similaire avec Prime Video en juillet, qui avait pris …

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2025 was third hottest year on record: EU, US expertsWed, 14 Jan 2026 12:01:20 GMT

The planet logged its third hottest year on record in 2025, extending a run of unprecedented heat, with no relief expected in 2026, US researchers and EU climate monitors said Wednesday.The last 11 years have now been the warmest ever recorded, with 2024 topping the podium and 2023 in second place, according to the EU’s …

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