Washington appelle Damas et les Kurdes au dialogue après des combats meurtriers en Syrie

Les Etats-Unis ont appelé samedi le gouvernement syrien et les forces kurdes à renouer le dialogue, après plusieurs jours de combats meurtriers à Alep qui ont poussé sur la route des dizaines de milliers de personnes.La situation dans la deuxième ville de Syrie est confuse, les deux camps enchaînant les déclarations contradictoires.Les autorités ont annoncé la reddition des combattants kurdes retranchés dans un quartier d’Alep, dans le nord du pays, et leur évacuation vers la zone autonome kurde dans le nord-est. Des allégations “totalement fausses”, selon les forces kurdes.Depuis Damas, l’émissaire américain Tom Barrack a lancé un appel à la “retenue” et à la fin des des hostilités après avoir rencontré le président Ahmad al-Chareh.Les affrontements, les plus violents à Alep depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024, ont tué au moins 21 civils depuis mardi, et provoqué le déplacement d’environ 155.000 personnes, selon les chiffres officiels.Ils fragilisent encore plus un accord conclu en mars entre les deux parties pour intégrer les institutions civiles et militaires de l’administration autonome kurde au sein de l’Etat, qui n’a pas encore été appliqué.- Escorte des forces de sécurité -Après avoir déjà pris le contrôle d’Achrafieh, l’autre quartier tenu par les Kurdes, l’armée syrienne a annoncé samedi la fin de ses opérations à Cheikh Maqsoud. Des combattants kurdes, “qui ont annoncé se rendre, ont été transférés par car, sous la supervision du ministère de l’Intérieur”, vers la zone autonome kurde, selon la télévision d’Etat.Un correspondant de l’AFP posté à l’entrée du quartier Cheikh Maqsoud a vu au moins cinq cars transporter des hommes, escortés par les forces de sécurité.Mais les Forces démocratiques syriennes (FDS), dirigées par les Kurdes, ont livré une tout autre version, parlant de “civils déplacés de force”, ou “de civils enlevés et transférés vers un lieu inconnu”.Prises au piège pendant des jours, des familles hagardes ont enfin pu quitter le lieu des combats, a constaté le journaliste de l’AFP.Des hommes portent leurs enfants sur le dos, des femmes et des enfants pleurent. “Papa, papa”, répète une petite fille cherchant son père. Mais plusieurs dizaines de jeunes gens sont mis à l’écart par les forces de sécurité, qui les forcent à s’asseoir par terre, tête baissée, sous leur garde, avant de les embarquer dans des cars, selon le correspondant.Ces jeunes hommes sont des “combattants” en cours de “transfert vers des centres de détention”, a affirmé à l’AFP une source sécuritaire syrienne ayant requis l’anonymat. – “Faire sortir mes enfants” -Les combats avaient débuté mardi à Alep où les deux camps s’accusaient mutuellement d’en être à l’origine.Le gouvernement syrien, qui se dit déterminé à asseoir son autorité sur l’ensemble d’Alep, avait appelé vendredi les forces kurdes à quitter la ville.Mais les combattants retranchés à Cheikh Maqsoud avaient alors refusé toute reddition. Les FDS, qui ont été le fer de lance de la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique en Syrie, sont soutenues par Washington qui appuie également Ahmad al-Chareh.Les combats ont fait craindre une escalade régionale, la Turquie voisine se disant prête à intervenir aux côtés des autorités syriennes et Israël prenant la défense des Kurdes.Depuis la chute de Bachar al-Assad, le pouvoir islamiste s’est engagé à protéger les minorités. Mais les combats d’Alep sont le troisième épisode de violences avec des minorités, après des massacres d’alaouites sur la côte en mars et des combats avec les druzes dans le sud en juillet.Les Kurdes, qui ont tiré profit du chaos de la guerre civile (2011-2024) pour s’emparer de vastes territoires du nord et du nord-est de la Syrie, y compris des champs pétroliers et gaziers, réclament notamment un système de gouvernance décentralisé, ce que rejette Damas.

Neige: trois morts dans deux avalanches dans les Alpes, transports perturbés en Franche-Comté

Trois skieurs qui évoluaient en hors-piste samedi dans les Alpes ont été tués dans deux avalanches distinctes, alors que la neige a fortement perturbé les transports dans le Nord-Est, notamment en Franche-Comté.  Alors que Météo-France avait placé toutes les Alpes en risque “fort” d’avalanche pour le weekend, dans la grande station savoyarde de Val-d’Isère, deux hommes, qui n’étaient pas équipés de détecteurs de victime d’avalanche (DVA) et évoluaient en hors-piste, ont été emportés par une coulée de neige.Ils n’ont pu être localisés que grâce à leurs téléphones portables, ensevelis sous 2,5 m de neige, mais trop tard pour pouvoir les réanimer, selon l’office du tourisme. A une soixantaine de kms de là, dans la station d’Arêches-Beaufort, toujours en Savoie, un skieur a péri dans une avalanche, et une autre personne, qui l’accompagnait, n’a eu la vie sauve que grâce à la présence d’un pisteur qui l’a entendu crier, a expliqué à l’AFP Jean-Pierre Mirabail, le président de la société d’exploitation de la station. Elle a été hospitalisée dans un état grave.Vendredi, Météo-France avait averti que le manteau neigeux dans les Alpes serait caractérisé ce weekend par une “instabilité généralisée” avec un risque “fort” d’avalanche dans presque tous les massifs.L’organisme avait prévenu d’un risque de niveau 4 sur 5, selon l’échelle européenne du danger d’avalanche, et avait recommandé “la plus grande prudence” en dehors des pistes balisées et ouvertes.Lorsque le risque est à ce degré, “le passage d’un seul” skieur peut “déclencher des avalanches de taille importante”, avait mis en garde le prévisionniste.- Sochaux-Lens reporté -Au nord du massif alpin, les quatre départements franc-comtois (Jura, Doubs, Territoire de Belfort et Haute-Saône), les Vosges et la Haute-Marne sont en vigilance orange pour neige/verglas au moins jusqu’à minuit samedi.La situation est compliquée sur les routes, même si elle s’est améliorée en fin de journée, avec la réouverture progressive aux véhicules légers, à partir de 18H00, de l’autoroute A36 sur laquelle neuf kilomètres de bouchons avaient été recensées à 14H30 au niveau du péage de Fontaine. Les poids lourds, eux, ne pourront pas y circuler avant lundi 08H00. La Croix-Rouge est venue porter assistance à plusieurs centaines d’entre eux, immobilisés.Samedi après-midi, les conditions de circulation restaient aussi “très difficiles sur la majorité du réseau routier” du Doubs, tant sur les voies du réseau national que sur celles du réseau secondaire.Pour cette raison, “afin de préserver la sécurité des supporters”, la préfecture du Doubs a reporté à dimanche, 14H00, le 16e de finale de Coupe de France prévu samedi à 21H00 à Montbéliard entre Sochaux (National 1) et Lens (Ligue 1).Météo-France avait averti que la neige tomberait “parfois jusqu’en plaine” ce samedi, avec 5 à 10 centimètres possibles “dès 300 mètres d’altitude”, dans le sillage de l’ex-tempête Goretti en provenance de l’Allemagne et du Benelux.Le prévisionniste évoquait aussi de 20 à 40 centimètres de neige, voire plus, au-delà de 500 mètres sur les plus hauts reliefs.Les chutes de neige doivent s’estomper progressivement dans la nuit de samedi à dimanche, mais les températures deviendront “nettement négatives en seconde partie” de cette nuit “avec un risque de formation de verglas/regel des chaussées sur un grand quart nord-est” du pays, a alerté Météo-France.

Osimhen focused on Nigeria glory not scoring recordSat, 10 Jan 2026 19:42:17 GMT

Victor Osimhen insisted he was focused on winning the Africa Cup of Nations, not becoming Nigeria’s all-time top scorer after getting the opener in the Super Eagles’ 2-0 win over Algeria on Saturday.The masked striker gave Nigeria the lead in Marrakesh with his 35th goal in 51 appearances for his country, before setting up teammate …

Osimhen focused on Nigeria glory not scoring recordSat, 10 Jan 2026 19:42:17 GMT Read More »

Coupe de France: la Ligue 1 évite les pièges, Toulouse sort Angers

Les clubs de Ligue 1 ont fait respecter la hiérarchie samedi lors des 16e de finale de la Coupe de France, seul Angers ayant été éliminé par Toulouse (1-1, 6-5 aux t.a.b.), autre pensionnaire de l’élite.Dans l’unique duel entre équipes de L1 au programme de la journée, Angers est tombé à domicile au terme d’une partie à suspense mais dominée pour l’essentiel par les Toulousains, qui ont ouvert la marque par le jeune attaquant argentin (20 ans) Santiago Hidalgo avant d’être rejoints au score dans le temps additionnel sur un but d’Amine Saïbi. Le gardien norvégien du Téfécé Kjetil Haug s’est ensuite mué en héros en détournant deux tentatives au cours de la séance des tirs au but pour propulser les siens au prochain tour.Les autres formations de Ligue 1, opposées à des clubs de divisions inférieures, ont su éviter, parfois non sans mal, les mauvaises surprises.Gary O’Neil, qui a remplacé mercredi Liam Rosenior, parti à Chelsea, a étrenné avec succès ses nouveaux habits d’entraîneur de Strasbourg avec une large victoire à Avranches (N2) (6-0).Monaco n’a pas non plus failli à Orléans (N) malgré l’exclusion de Stanis Idumbo juste avant la pause (3-1), grâce notamment à un doublé de George Ilenikhena.Lorient a en revanche sérieusement tremblé sur la pelouse des Hauts Lyonnais (N3) avant de s’en sortir en comptant sur l’adresse de l’ancien Marseillais Bamba Dieng, auteur de deux des trois buts des Merlus (3-1).   Troyes, en tête de la Ligue 2, a facilement disposé à Armand-Cesari de Bastia, la lanterne rouge de la L2 (2-0), les Corses ayant été réduits à dix à partir de la 52e minute après le carton rouge adressé à Juan Jose Guevara Possu.Montreuil (R1), l’un des deux Petits Poucets de la Coupe de France avec Bayeux (R1), opposé mardi à l’OM, a lui bien résisté mais n’a pas pu créer l’exploit contre Amiens (L2) (4-2).Le match entre Sochaux et Lens, leader de la L1, prévu samedi à 21h00, a de son côté été reporté à dimanche 14h00 en raison de fortes chutes de neige en Franche-Comté. 

Venezuela loyalists to rally one week after Maduro’s capture

Supporters of Venezuela’s deposed leader Nicolas Maduro geared up for a mass protest Saturday to mark one week since his dramatic capture by US forces.Anxious relatives meanwhile camped outside jails, awaiting the promised release of political prisoners by the interim government.Despite the shock of Maduro’s capture during deadly nighttime raids on January 3, signs emerged Friday of cooperation with Washington after US President Donald Trump’s claim to be “in charge” of the South American country.Venezuela’s foreign minister said Friday it had launched talks with the United States on restoring diplomatic ties, which were severed in 2019 during Trump’s first term.Washington said US diplomats had visited Caracas to discuss reopening the American embassy.A State Department official told AFP on Saturday they had left again on Friday “as scheduled.” “The Trump Administration remains in close contact with interim authorities” in Venezuela, the official addded.Venezuela’s interim president Delcy Rodriguez has pledged to cooperate with Trump over his demands for access to Venezuela’s huge oil reserves after Maduro’s ouster.But she also moved to placate the powerful pro-Maduro base by insisting Venezuela is not “subordinate” to Washington.In a gesture of ongoing defiance, organisers scheduled a rally of activists from the ruling leftist “Chavista” movement on Saturday.The demo caps a week of angry protests after the United States launched airstrikes on Caracas, seized Maduro and took him to New York to face trial on drug-trafficking charges alongside his wife, Cilia Flores.- Anxiety over prisoners -Rodriguez’s camp on Thursday began releasing prisoners jailed under Maduro, promising a “large” number would be freed in a gesture of appeasement pending talks with Washington.However, prisoners’ rights groups said on Saturday that so far fewer than 20 had been freed, including several prominent opposition figures.Families slept out overnight under blankets near El Rodeo prison east of Caracas, hoping for the release of their loved ones.”I am tired and angry,” Nebraska Rivas, 57, told AFP, as she waited for the release of her son.”But I have faith that they will hand him over to us soon,” she said, after sleeping out on the pavement for two nights.”I have been fighting for this for seven years and I feel encouraged now because this is the home stretch. But I am also disappointed because nothing is happening.”The exiled opposition candidate from the 2024 elections, Edmundo Gonzalez Urritia, who was hoping for the release of his son-in-law, complained on X that “fewer than one percent of the announced releases” had taken place.”Each hour that goes by without answers is a new form of violence against the families,” he wrote.- Oil talks -Following Maduro’s capture, Trump vowed to secure access for US companies to Venezuela’s vast oil reserves.Chevron is currently the only US firm licensed to operate in Venezuela, through a sanctions exemption.The White House said Saturday Trump had signed an emergency executive order protecting US-held revenues derived from sales of Venezuelan oil, to prevent them from being seized by courts or creditors.At a White House meeting on Friday, Trump pressed top oil executives to invest in Venezuela’s reserves, but was met with a cautious reception.ExxonMobil chief executive Darren Woods dismissed the country as “uninvestable” without sweeping reforms.Experts say Venezuela’s oil infrastructure is creaky after years of mismanagement and sanctions.Trump said foreign firms had enjoyed no meaningful protections under Maduro, “but now you have total security. It’s a whole different Venezuela.”He stressed that the companies would deal only with Washington, not Caracas, when exploiting Venezuela’s oil resources.Washington has maintained maritime pressure on oil tankers in the Caribbean, where it seized a fifth tanker carrying Venezuelan crude on Friday. Trump said that oil would be sold.A sustained increase in Venezuelan oil production would take “months to years,” Latin America specialist Orlando J. Perez, of the University of North Texas at Dallas, told AFP.”It requires legal clarity on who can sign contracts, predictable sanctions relief, credible security conditions for firms, and major capital/technical inputs in a degraded sector.”

Irlande: des milliers d’agriculteurs manifestent contre l’accord UE-Mercosur

Plusieurs milliers d’agriculteurs se sont rassemblés samedi à Athlone dans le centre de l’Irlande pour protester contre l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, a constaté un journaliste de l’AFP.”Non UE-Mercosur” et “Soutien à l’agriculture irlandaise” pouvait-on lire sur des pancartes accrochées sur certains des nombreux tracteurs qui ont convergé vers la petite localité située à mi-chemin entre Dublin et Galway, au lendemain du feu vert européen.Comme ses homologues français, hongrois, polonais et autrichien, le gouvernement irlandais s’est opposé à la conclusion de cet accord, qui suscite une forte contestation agricole, avec la crainte d’une arrivée de produits moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE.Samedi, la colère ne retombait pas non plus en France, avec plusieurs actions lancées, notamment au port du Havre (ouest). La veille, des manifestations et actions d’agriculteurs ont eu lieu également en Pologne et Belgique.En Irlande, les agriculteurs s’inquiètent notamment de la concurrence issue de l’importation de viande de bœuf à moindre prix.Le principal syndicat agricole, l’Irish farmers association (IFA) a jugé “très décevant” le feu vert européen et appelé les députés à s’y opposer.”Nous sommes supposés être en concurrence avec de la viande qui est produite selon des normes totalement différentes que celle que nous avons ici”, s’est insurgé auprès de l’AFP Francie Gorman, le président de l’IFA, présent à Athlone au rassemblement organisé par le parti conservateur Independant Ireland. Il veut croire qu'”il y a de bonnes chances que (l’accord) puisse être stoppé au Parlement européen” si la mobilisation continue.”Nous ne voulons pas de bœuf brésilien importé dans le pays, nous pensons juste qu’il est important d’être ici aujourd’hui pour nous faire entendre et l’empêcher”, a abondé Seamus Kelly, éleveur de 43 ans.Le Parlement européen doit encore se prononcer sur le texte, négocié depuis plus de 25 ans entre l’UE et le bloc sud-américain du Mercosur, qui comprend le Brésil, le Paraguay, l’Argentine et l’Uruguay.Il créerait l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, de plus de 700 millions de consommateurs.Pour ses défenseurs comme l’Allemagne et l’Espagne, il va permettre au contraire de relancer une économie européenne à la peine, en supprimant une large part des droits de douane, ce qui favoriserait les exportations européennes de voitures, de machines, de vins et de fromages. Vendredi, le vice-Premier ministre irlandais Simon Harris a assuré que le gouvernement “continuerait à exposer (ses) préoccupations” au niveau européen.