Le taux du Livret A va baisser au 1er février

Le taux du Livret A va descendre à 1,5% à compter du mois prochain, a annoncé jeudi le ministre de l’Economie Roland Lescure, conséquence logique du ralentissement de l’inflation.”Le Livret A est un support d’épargne privilégié pour les Français. Avec ce nouveau taux supérieur à l’inflation, le pouvoir d’achat des ménages est préservé”, a déclaré jeudi M. Lescure, cité dans un communiqué.Aujourd’hui à 1,7%, le rendement de ce produit d’épargne très populaire – 57 millions de Français détiennent un Livret A – est calculé chaque semestre par la Banque de France et son gouverneur, François Villeroy de Galhau, qui le transmet pour validation à Bercy.Il tient compte d’une part d’un taux dépendant de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et d’autre part de l’inflation hors tabac du deuxième semestre 2025, mesurée à 0,8% en décembre par l’Insee.C’est cette deuxième composante qui plombe aujourd’hui le taux du Livret A car la hausse des prix a considérablement ralenti en France, au bénéfice du pouvoir d’achat des Français.”Nous avons appliqué la formule en l’arrondissant à la hausse”, a précisé M. Lescure lors d’un échange avec la presse. Le gouverneur de la Banque de France et le ministre de l’Economie disposent en effet d’un pouvoir de dérogation au strict calcul de la formule. Sans cet arrondi, le taux du Livret A serait tombé encore plus bas, à 1,4%.Ce coup de pouce bienvenu est une maigre consolation pour les épargnants, qui ont vu le taux du Livret A, aussi valable pour le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), divisé par deux en à peine un an.Il avait commencé 2025 à 3%, avant d’être ramené à 2,4% puis à 1,7% au cours de l’année dernière. Il faut remonter à juillet 2022 pour retrouver un taux inférieur. – Objectif LEP -La baisse du rendement du Livret A, même légèrement amortie, permettra parallèlement aux acteurs du logement social, dont les conditions d’emprunt sont indexées sur son taux, de se financer moins cher.C’est également une aubaine pour les banques, qui rémunèrent une partie de l’épargne réglementée et commercialisent des produits concurrents plus lucratifs pour elles.Les assureurs se réjouissent aussi de voir leurs assurances vie encore plus compétitives face au Livret A. Les contrats d’assurance vie, dont les taux sont stables ou orientés à la hausse depuis début 2026, font le plein au détriment du Livret A, que les Français boudent depuis plusieurs trimestres.La Banque de France et Bercy ont comme à l’habitude mis l’accent sur le Livret d’épargne populaire (LEP), réservé aux épargnants modestes, qui bénéficie d’un geste en sa faveur encore plus important que le Livret A.”J’ai tenu à conserver un avantage marqué pour les plus modestes”, a souligné le ministre de l’Economie, en fixant le nouveau taux du LEP à 2,5% le 1er février, contre 2,7% aujourd’hui.Sans dérogation, les règles en vigueur auraient conduit à un rendement plus faible.M. Villeroy de Galhau avait souligné mercredi lors d’une audition par les sénateurs de la commission des Finances que le LEP était “le vrai produit, le plus avantageux, d’épargne populaire”.Peu mis en avant par les agences et les sites internet des banques qui le commercialisent, ce produit peine à trouver son public. Les quelque 12 millions de LEP ouverts restent loin des 31 millions de personnes éligibles, en dépit des efforts de la Banque de France.”J’engage les Français qui sont éligibles, qui sont en dessous des conditions de revenus qui permettent d’y avoir accès (…), à se rapprocher de leur banque pour ouvrir ce type de livret”, a insisté M. Lescure.

Le taux du Livret A va baisser au 1er février

Le taux du Livret A va descendre à 1,5% à compter du mois prochain, a annoncé jeudi le ministre de l’Economie Roland Lescure, conséquence logique du ralentissement de l’inflation.”Le Livret A est un support d’épargne privilégié pour les Français. Avec ce nouveau taux supérieur à l’inflation, le pouvoir d’achat des ménages est préservé”, a déclaré jeudi M. Lescure, cité dans un communiqué.Aujourd’hui à 1,7%, le rendement de ce produit d’épargne très populaire – 57 millions de Français détiennent un Livret A – est calculé chaque semestre par la Banque de France et son gouverneur, François Villeroy de Galhau, qui le transmet pour validation à Bercy.Il tient compte d’une part d’un taux dépendant de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et d’autre part de l’inflation hors tabac du deuxième semestre 2025, mesurée à 0,8% en décembre par l’Insee.C’est cette deuxième composante qui plombe aujourd’hui le taux du Livret A car la hausse des prix a considérablement ralenti en France, au bénéfice du pouvoir d’achat des Français.”Nous avons appliqué la formule en l’arrondissant à la hausse”, a précisé M. Lescure lors d’un échange avec la presse. Le gouverneur de la Banque de France et le ministre de l’Economie disposent en effet d’un pouvoir de dérogation au strict calcul de la formule. Sans cet arrondi, le taux du Livret A serait tombé encore plus bas, à 1,4%.Ce coup de pouce bienvenu est une maigre consolation pour les épargnants, qui ont vu le taux du Livret A, aussi valable pour le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), divisé par deux en à peine un an.Il avait commencé 2025 à 3%, avant d’être ramené à 2,4% puis à 1,7% au cours de l’année dernière. Il faut remonter à juillet 2022 pour retrouver un taux inférieur. – Objectif LEP -La baisse du rendement du Livret A, même légèrement amortie, permettra parallèlement aux acteurs du logement social, dont les conditions d’emprunt sont indexées sur son taux, de se financer moins cher.C’est également une aubaine pour les banques, qui rémunèrent une partie de l’épargne réglementée et commercialisent des produits concurrents plus lucratifs pour elles.Les assureurs se réjouissent aussi de voir leurs assurances vie encore plus compétitives face au Livret A. Les contrats d’assurance vie, dont les taux sont stables ou orientés à la hausse depuis début 2026, font le plein au détriment du Livret A, que les Français boudent depuis plusieurs trimestres.La Banque de France et Bercy ont comme à l’habitude mis l’accent sur le Livret d’épargne populaire (LEP), réservé aux épargnants modestes, qui bénéficie d’un geste en sa faveur encore plus important que le Livret A.”J’ai tenu à conserver un avantage marqué pour les plus modestes”, a souligné le ministre de l’Economie, en fixant le nouveau taux du LEP à 2,5% le 1er février, contre 2,7% aujourd’hui.Sans dérogation, les règles en vigueur auraient conduit à un rendement plus faible.M. Villeroy de Galhau avait souligné mercredi lors d’une audition par les sénateurs de la commission des Finances que le LEP était “le vrai produit, le plus avantageux, d’épargne populaire”.Peu mis en avant par les agences et les sites internet des banques qui le commercialisent, ce produit peine à trouver son public. Les quelque 12 millions de LEP ouverts restent loin des 31 millions de personnes éligibles, en dépit des efforts de la Banque de France.”J’engage les Français qui sont éligibles, qui sont en dessous des conditions de revenus qui permettent d’y avoir accès (…), à se rapprocher de leur banque pour ouvrir ce type de livret”, a insisté M. Lescure.

La Chine qualifie la visite du Premier ministre canadien de “tournant” dans les relations

Le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, a déclaré jeudi que l’actuelle visite à Pékin du Premier ministre canadien Mark Carney marquait un “tournant” dans les relations diplomatiques, après un long chapitre de fâcherie.Venu en Chine concrétiser ce dégel, M. Carney espère également stimuler le commerce avec un partenaire soumis, comme son pays, aux …

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Les trois quarts des Français inquiets de la désinformation étrangère, selon le baromètre La Croix

Les trois quarts des Français se disent inquiets de la désinformation étrangère, selon le baromètre annuel du journal La Croix sur la confiance dans les médias dévoilé jeudi. Dans le détail, 45% sont “plutôt” inquiets et 31% sont “tout à fait” inquiets de ces tentatives par certains Etats d’influencer l’opinion publique en France, tandis que 19% ne …

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En un an sous Trump, presque autant de frappes américaines que pendant la présidence Biden, selon l’ONG Acled

Un autoproclamé “président de la paix” qui a le goût de la force: depuis le retour au pouvoir il y a un an de Donald Trump, l’armée américaine a déjà mené presque autant de frappes aériennes que pendant toute la présidence de Joe Biden, selon un décompte de l’ONG Acled.Les frappes des avions américains sur …

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Budget, Groenland, Ukraine: Macron a rendez-vous avec les Armées à Istres

Emmanuel Macron présente jeudi ses vœux aux Armées, un rendez-vous très attendu alors que la France est toujours en quête d’un budget pour 2026, sur fond de tensions géopolitiques, y compris transatlantiques, et de besoins militaires croissants.Signe de ces tensions, le chef de l’État arrivera sur la base aérienne stratégique d’Istres (Bouches-du-Rhône) dans la foulée d’un conseil de défense convoqué jeudi matin en urgence à l’Élysée sur la situation au Groenland mais aussi en Iran.Le chef des Armées va “donner ses orientations pour la défense nationale” devant un millier d’invités, à 12H30, sur ce site qui abrite l’arme nucléaire, à 60 kilomètres de Marseille, a précisé l’Élysée.L’Ukraine et désormais le Groenland, territoire autonome du Danemark que le président américain, Donald Trump, convoite par “tous les moyens”, au mépris de l’Alliance transatlantique, seront au centre de l’attention.Dans ce contexte de crise sans précédent au sein de l’Otan, Emmanuel Macron a confirmé dans la nuit que la France participerait, “à la demande du Danemark”, à des “exercices conjoints” au Groenland, “l’Opération Endurance Arctique”, aux côtés de l’Allemagne et de pays nordiques.”De premiers éléments militaires français sont d’ores et déjà en chemin. D’autres suivront”, a dit le président sur X.Une “quinzaine” de chasseurs alpins sont déjà concernés par cette “préparation” de l’opération de “dissuasion” visant à “montrer aux États-Unis que l’Otan est présente”, a précisé jeudi matin sur France info l’ambassadeur de France pour les pôles, Olivier Poivre d’Arvor.Le président-délégué du groupe Rassemblement national à l’Assemblée, Jean-Philippe Tanguy, a appelé Emmanuel Macron à “parler aux Français directement” pour expliquer “la position de la France” sur le Groenland et le soulèvement populaire en Iran. Ce que le président devrait faire dans ses vœux.- Service national -Responsables politiques et militaires vont aussi guetter les signaux relatifs à la discussion budgétaire, toujours dans l’impasse au Parlement, alors qu’Emmanuel Macron a demandé d’augmenter de 3,5 milliards les crédits des Armées en 2026.”C’est un moment qui sera très probablement axé sur ce sujet-là”, relève un conseiller militaire du président, en rappelant que le chef de l’État avait pris l’engagement à Istres en 2017 de porter l’effort de défense de la France à 2% du PIB d’ici 2025, objectif atteint.L’actuelle loi de programmation militaire (LPM) pour 2024-2030 prévoit 413 milliards d’euros pour les Armées. Mais “face à un monde de plus en plus brutal”, en pleine guerre en Ukraine, Emmanuel Macron a demandé une rallonge budgétaire de 3,5 milliards d’euros en 2026 et 3 milliards en 2027.L’actualisation de la LPM, plusieurs fois reportée, doit intervenir désormais avant l’été. Avec cette trajectoire, le budget de la défense aura quasiment doublé sous les deux mandats d’Emmanuel Macron pour atteindre 64 milliards d’euros annuels dès 2027 et non plus 2030.Le chef de l’État a aussi fait de la restauration du service national, rémunéré et volontaire, un de ses chantiers pour 2026.Les armées comptent enrôler 3.000 candidats cette année, puis 4.000 en 2027, 10.000 en 2030 avec 42.500 comme ambition en 2035.- Pesquet dans le cockpit -Le président prononcera également cette année, probablement en février, un discours sur la dissuasion nucléaire, clé de voûte de la stratégie de défense de la France.Il a déjà évoqué à plusieurs reprises “la protection par notre dissuasion de nos alliés du continent européen”, compte tenu de la menace russe.Au retour, M. Macron embarquera à bord d’un avion ravitailleur et de transport de troupes – un Airbus A330 MRTT (Multirole Tanker Transport) – piloté par l’astronaute Thomas Pesquet, à destination d’Orly.L’ex-commandant de la Station spatiale internationale est depuis 2024 colonel de réserve dans l’armée de l’Air, affecté à Istres, et a “tous les brevets et diplômes pour piloter un MRTT”, a précisé l’Élysée.Le président assistera au décollage et à l’atterrissage dans le cockpit, ainsi qu’à un ravitaillement de chasseurs Rafale en vol. Une équipe de santé lui présentera aussi les capacités d’évacuation sanitaires, jusqu’à 10 blessés graves, dans les conditions d’un service de soins intensifs, à bord de l’appareil.

Budget, Groenland, Ukraine: Macron a rendez-vous avec les Armées à Istres

Emmanuel Macron présente jeudi ses vœux aux Armées, un rendez-vous très attendu alors que la France est toujours en quête d’un budget pour 2026, sur fond de tensions géopolitiques, y compris transatlantiques, et de besoins militaires croissants.Signe de ces tensions, le chef de l’État arrivera sur la base aérienne stratégique d’Istres (Bouches-du-Rhône) dans la foulée d’un conseil de défense convoqué jeudi matin en urgence à l’Élysée sur la situation au Groenland mais aussi en Iran.Le chef des Armées va “donner ses orientations pour la défense nationale” devant un millier d’invités, à 12H30, sur ce site qui abrite l’arme nucléaire, à 60 kilomètres de Marseille, a précisé l’Élysée.L’Ukraine et désormais le Groenland, territoire autonome du Danemark que le président américain, Donald Trump, convoite par “tous les moyens”, au mépris de l’Alliance transatlantique, seront au centre de l’attention.Dans ce contexte de crise sans précédent au sein de l’Otan, Emmanuel Macron a confirmé dans la nuit que la France participerait, “à la demande du Danemark”, à des “exercices conjoints” au Groenland, “l’Opération Endurance Arctique”, aux côtés de l’Allemagne et de pays nordiques.”De premiers éléments militaires français sont d’ores et déjà en chemin. D’autres suivront”, a dit le président sur X.Une “quinzaine” de chasseurs alpins sont déjà concernés par cette “préparation” de l’opération de “dissuasion” visant à “montrer aux États-Unis que l’Otan est présente”, a précisé jeudi matin sur France info l’ambassadeur de France pour les pôles, Olivier Poivre d’Arvor.Le président-délégué du groupe Rassemblement national à l’Assemblée, Jean-Philippe Tanguy, a appelé Emmanuel Macron à “parler aux Français directement” pour expliquer “la position de la France” sur le Groenland et le soulèvement populaire en Iran. Ce que le président devrait faire dans ses vœux.- Service national -Responsables politiques et militaires vont aussi guetter les signaux relatifs à la discussion budgétaire, toujours dans l’impasse au Parlement, alors qu’Emmanuel Macron a demandé d’augmenter de 3,5 milliards les crédits des Armées en 2026.”C’est un moment qui sera très probablement axé sur ce sujet-là”, relève un conseiller militaire du président, en rappelant que le chef de l’État avait pris l’engagement à Istres en 2017 de porter l’effort de défense de la France à 2% du PIB d’ici 2025, objectif atteint.L’actuelle loi de programmation militaire (LPM) pour 2024-2030 prévoit 413 milliards d’euros pour les Armées. Mais “face à un monde de plus en plus brutal”, en pleine guerre en Ukraine, Emmanuel Macron a demandé une rallonge budgétaire de 3,5 milliards d’euros en 2026 et 3 milliards en 2027.L’actualisation de la LPM, plusieurs fois reportée, doit intervenir désormais avant l’été. Avec cette trajectoire, le budget de la défense aura quasiment doublé sous les deux mandats d’Emmanuel Macron pour atteindre 64 milliards d’euros annuels dès 2027 et non plus 2030.Le chef de l’État a aussi fait de la restauration du service national, rémunéré et volontaire, un de ses chantiers pour 2026.Les armées comptent enrôler 3.000 candidats cette année, puis 4.000 en 2027, 10.000 en 2030 avec 42.500 comme ambition en 2035.- Pesquet dans le cockpit -Le président prononcera également cette année, probablement en février, un discours sur la dissuasion nucléaire, clé de voûte de la stratégie de défense de la France.Il a déjà évoqué à plusieurs reprises “la protection par notre dissuasion de nos alliés du continent européen”, compte tenu de la menace russe.Au retour, M. Macron embarquera à bord d’un avion ravitailleur et de transport de troupes – un Airbus A330 MRTT (Multirole Tanker Transport) – piloté par l’astronaute Thomas Pesquet, à destination d’Orly.L’ex-commandant de la Station spatiale internationale est depuis 2024 colonel de réserve dans l’armée de l’Air, affecté à Istres, et a “tous les brevets et diplômes pour piloter un MRTT”, a précisé l’Élysée.Le président assistera au décollage et à l’atterrissage dans le cockpit, ainsi qu’à un ravitaillement de chasseurs Rafale en vol. Une équipe de santé lui présentera aussi les capacités d’évacuation sanitaires, jusqu’à 10 blessés graves, dans les conditions d’un service de soins intensifs, à bord de l’appareil.

Oil plunges after Trump’s Iran comments, Asian markets mixed

Oil slid Thursday after US President Donald Trump appeared to dial down threats of imminent military action on Iran, while Asian markets were mixed after Wall Street edged lower the previous day.Oil prices dropped three percent after Trump said Wednesday he would “watch it and see” on possible intervention in the Islamic republic, after he said he was told the killings of protesters there had stopped.Crude prices had surged over recent days as Trump talked about coming to the aid of the Iranian people over the crackdown on demonstrations, sparking concerns over possible disruption to global supplies.Silver plunged as much as seven percent after hitting a record high above $93.75 an ounce, after Trump held off slapping tariffs on critical minerals. Gold also dipped.”The swings in commodities highlight the extreme volatility being fed by President Trump’s mercurial policy style,” said Garfield Reynolds, Markets Live Asia Team Leader at Bloomberg.But “so far the declines for raw materials are still too small to seriously dent this year’s substantial rallies”, he said.”There’s plenty of potential that investors will be itching to pile back into commodities assets given how often they’ve bounced back to fresh highs following occasional corrections in recent weeks,” Reynolds added.Tokyo was down 0.4 percent at the close, cooling off after gains fuelled by speculation that Prime Minister Sanae Takaichi would call an election to capitalise on strong public approval ratings.Takaichi’s ruling party and a coalition partner said Wednesday she intends to dissolve parliament next week for a snap election, seen as a chance to push through her ambitious policy agenda.Sydney, Jakarta, Bangkok, Manila and Singapore posted gains, while Wellington, Mumbai and Kuala Lumpur were down.Shanghai and Hong Kong closed 0.3 percent down and Taipei ended 0.4 percent lower.After the closing bell, Taiwanese chipmaking titan TSMC said net profit for the fourth quarter jumped 35 percent year-on-year, beating forecasts as demand for artificial intelligence skyrockets.London opened on a 0.1 percent high as official data showed Britain’s economy grew more than expected in November.- South Korean won slides -Traders were also watching South Korea — with Seoul up 1.5 percent — as the won’s exchange rate slid towards its weakest level in 16 years.In a rare mention, US Treasury Secretary Scott Bessent said Wednesday that the won’s depreciation was “not in line with Korea’s strong economic fundamentals” and that volatility in the foreign exchange market is “undesirable”.The won gained as much as one percent after Bessent’s comments, which he posted on social media after meeting Seoul’s finance minister Koo Yun-cheol in Washington.”Bessent’s comments can support the won in the near term, but markets may have more influence if they feel the fundamentals and politics are still in a worsening trajectory,” said Brendan McKenna, a strategist at Wells Fargo in New York.The mixed picture in Asia came after Wall Street stocks fell again Wednesday as investors shrugged off solid bank earnings and an increase in retail sales in November.Analysts noted investor unease about possible US interventions in Iran and Greenland, and Trump’s threats to Federal Reserve autonomy, most recently in the Department of Justice’s criminal probe of the central bank.- Key figures at around 0800 GMT -Tokyo – Nikkei 225: DOWN 0.4 percent at 54,110.50 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 0.3 percent at 26,924.24 (close)Shanghai – Composite: DOWN 0.3 percent at 4,112.60 (close)West Texas Intermediate: DOWN 3.4 percent at $59.94 per barrelBrent North Sea Crude: DOWN 3.4 percent at $64.23 per barrelEuro/dollar: DOWN at $1.1630 from $1.1647 on WednesdayPound/dollar: FLAT at $1.3433Dollar/yen: FLAT at 158.56 yenEuro/pound: DOWN at 86.58 pence from 86.68 penceNew York – Dow: DOWN 0.1 percent at 49,149.63 points (close)London – UP 0.1 percent at 10,197.73

La présidentielle en Ouganda commence péniblement, certains bureaux tardent à ouvrir

De nombreux bureaux de vote n’étaient toujours pas ouverts, plusieurs heures après le début des élections présidentielle et législatives jeudi en Ouganda, où le président Yoweri Museveni cherche à prolonger ses 40 années au pouvoir dans un contexte de répression et de blocage d’internet.Son principal adversaire est l’ancien chanteur de raggamuffin devenu politicien Bobi Wine, 43 ans, qui se présente comme le “président du ghetto”, en référence à son quartier natal situé dans un des bidonvilles de la capitale Kampala.Le scrutin a débuté péniblement: plus de deux heures après l’ouverture prévue des bureaux de vote, les opérations n’avaient toujours pas démarré dans plusieurs zones du pays.En milieu de matinée, des journalistes de l’AFP ont constaté que certains électeurs votaient enfin après une longue attente, mais que les machines biométriques censées vérifier leur identité connaissaient des difficultés, potentiellement liées au blocage d’internet imposé par les autorités.”Nous constatons un retard dans l’ouverture des bureaux de vote. Le dispositif censé identifier les électeurs est en panne”, a indiqué à l’AFP un observateur du scrutin à Jinja (est), disant avoir des retours identiques de ses collègues dans d’autres parties du pays.”Nous ne pouvons pas dire si c’est volontaire ou s’il s’agit d’un panne technique généralisée”, a-t-il poursuivi.Un cadre du parti présidentiel a confirmé que le problème était répandu. “Le matériel destiné à identifier les électeurs est en panne”, a-t-il déclaré à l’AFP, sous couvert d’anonymat.L’avocat de Bobi Wine, George Musisi, lui-même candidat aux législatives, a dénoncé des retards “délibérés afin de garantir un taux de participation très faible”.- “Protéger votre domicile” -Les même problèmes sont toutefois survenus à la fois dans des bureaux de vote du centre de Kampala, où la population ne vote pas nécessairement pour l’opposition, mais également dans les bidonvilles de Kampala pro-Bobi Wine. “J’attends depuis trois heures sans aucune explication”, a confié à l’AFP Tony Kaweesi, 21 ans, sympathisant de Bobi Wine se disant “épuisé, au point de perdre toute motivation pour aller voter.”Nombre d’observateurs voient dans le scrutin de jeudi une formalité pour le président sortant, ex-guérillo âgé de 81 ans qui contrôle totalement l’appareil électoral et sécuritaire après six mandats. Le vote se déroule dans un climat “marqué par une répression et une intimidation généralisées”, a pointé l’ONU.Au moins 400 partisans de Bobi Wine ont été arrêtés durant sa campagne, selon Amnesty internatinal. L’opposant a pris l’habitude de porter un gilet pare-balles.L’autre grand chef de l’opposition, Kizza Besigye, qui s’est présenté à quatre reprises contre M. Museveni, a été enlevé en 2024 au Kenya et est réapparu devant une cour martiale en Ouganda. Il reste détenu pour des accusations de trahison.Une importante présence policière et militaire est observée dans les rues de Kampala depuis la veille du scrutin.”Allez voter”, a déclaré le président dans un discours cette semaine. “Quiconque veut porter atteinte à votre liberté, je l’écraserai”, a-t-il averti.- “Sécurité” -Malgré des promesses répétées qu’il ne le ferait pas, le gouvernement a coupé l’accès à internet mardi pour une durée indéterminée, présentant la mesure comme un moyen d’empêcher la propagation de la “désinformation” et de l'”incitation à la violence”.Une dizaine d’ONG se sont également vu intimer l’ordre de cesser immédiatement leurs activités.En Tanzanie voisine, internet avait été bloqué plusieurs jours à partir du 29 octobre dernier, jour d’élections jugées frauduleuses par des observateurs étrangers. Des manifestations antipouvoir avaient alors été réprimées dans le sang, avec plus de 2.000 personnes tuées selon l’opposition, dans l’opacité la plus totale. Bobi Wine, qui a été arrêté à plusieurs reprises et torturé en détention militaire avant la présidentielle de 2021 – sa première candidature – a promis des manifestations en cas de fraude électorale.Yoweri Museveni reste pour beaucoup le “père de la nation”, qui a tiré le pays du chaos politique et économique à l’issue d’une guerre de brousse contre ses rivaux dans les années 1980. Plus de 70% de la population ougandaise a moins de 30 ans et n’a connu que lui au pouvoir.Godfrey Kisimbea, un plombier de 55 ans, était le premier arrivé dans un bureau de vote d’un bastion du parti au pouvoir, près de Kampala, où le vote a commencé à l’heure. “Je dois voter car j’ai besoin de mon président”, a-t-il lancé à l’AFP, “j’ai besoin de sécurité”.