Iran: la répression s’accentue, des milliers de manifestants en soutien au pouvoir

La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG, les autorités tentant lundi de leur côté de reprendre le contrôle de la rue avec des rassemblements massifs dans le pays.A l’appel du président Massoud Pezeshkian, des milliers d’Iraniens ont envahi selon les images de la télévision d’Etat la place de la Révolution, au coeur de Téhéran, en soutien au pouvoir confronté à l’un de ses plus grands défis depuis la proclamation de la République islamique en 1979.Leur mobilisation est un “avertissement” aux Etats-Unis, a réagi le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, alors que Donald Trump a menacé plusieurs fois d’intervenir militairement.Dans la capitale, au milieu de drapeaux de la République islamique et de slogans “Mort à l’Amérique”, la foule a récité des prières pour les membres des forces de sécurité tués dans ce que le gouvernement qualifie “d’émeutes”. Des dizaines sont morts au total, selon la presse iranienne.L’Iran mène une guerre contre des “terroristes”, a lancé sur place le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, menaçant d’infliger à Donald Trump une leçon “inoubliable” en cas d’attaque américaine.D’autres rassemblements similaires ont eu lieu dans plusieurs villes, d’après les médias officiels, tandis que le gouvernement a décrété trois jours de deuil national.- Prêts pour “la guerre” -Dans le même temps, dénonce l’ONG Iran Human Rights (IHR), la répression du mouvement débuté le 28 décembre contre le marasme économique et défiant désormais ouvertement le pouvoir, s’intensifie. L’organisation dit avoir confirmation de la mort de 648 manifestants au total – et d’environ 10.000 arrestations. Son bilan précédent faisait état de 192 tués.Mais la réalité pourrait être bien plus noire, craint IRH, évoquant des rapports pour l’heure non confirmés allant jusqu’à 6.000 morts. Les autorités ont imposé une coupure totale des communications internet depuis le 8 janvier, compliquant la collecte d’informations. Sur une vidéo authentifiée dimanche par l’AFP, on voit des dizaines de corps enveloppés dans des sacs noirs devant une morgue de la capitale, et ce qui semble être des Iraniens à la recherche de leurs proches disparus.Le Centre pour les droits de l’homme en Iran (CHRI), dont le siège est à New York, a affirmé dimanche que les hôpitaux étaient “débordés” par l’afflux de manifestants blessés et que les réserves de sang diminuaient.A Paris, le président français Emmanuel Macron a condamné “la violence d’Etat qui “frappe aveuglément” les manifestants, et Londres a fustigé “l’horrible” répression, appelant à “cesser immédiatement les violences”. L’Union européenne a dit envisager “de nouvelles sanctions, plus sévères” contre l’Iran.En écho à Téhéran, Moscou a de son côté dénoncé les “tentatives d’ingérence extérieures”.Les autorités iraniennes ont convoqué lundi des ambassadeurs ou chargés d’affaires d’Allemagne, de France, d’Italie, de Grande-Bretagne, en poste à Téhéran, pour protester contre le soutien affiché aux manifestants.Le personnel diplomatique non essentiel de l’ambassade de France a par ailleurs quitté le pays, selon deux sources informées du dossier.Après les menaces répétées de Donald Trump, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a affirmé que son pays “ne cherchait pas la guerre”, mais y était “tout à fait préparé”, tout en laissant la porte ouverte à des négociations.- “Ligne rouge franchie” -Selon la Maison Blanche, des frappes aériennes pour mettre fin à la répression du mouvement sont toujours sur la table. Toutefois, “la diplomatie est toujours la première option pour le président”, a déclaré lundi la porte-parole Karoline Leavitt, le pouvoir iranien adoptant un “ton très différent” lors de discussions privées avec l’émissaire américain, Steve Witkoff.Les Etats-Unis avaient mené en juin des frappes contre les installations nucléaires iraniennes, aux côtés de son allié Israël.La vague de contestation survient dans un pays affaibli par cette guerre de 12 jours et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, ainsi que par les sanctions liées à son programme nucléaire, rétablies en septembre par l’ONU.Le fils de l’ancien chah d’Iran, chassé du pouvoir en 1979, et figure de l’opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi, a exhorté sur les réseaux sociaux les forces armées et de sécurité à “se tenir aux côtés du peuple”.Dans une interview sur CBS News, il a mis en garde contre un pouvoir iranien qui “tente de duper le monde en faisant croire une nouvelle fois qu’il est prêt à négocier”.Donald Trump “sait ce qui est en jeu”, ajoute l’ancien prince héritier, estimant que “la ligne rouge qui avait été tracée a été clairement franchie par ce régime”.Ce mouvement est d’une ampleur sans précédent depuis celui qui avait ébranlé l’Iran après la mort en septembre 2022 de la jeune Kurde Mahsa Amini, arrêtée par la police des moeurs pour avoir prétendûment enfreint le code vestimentaire imposé aux femmes.

Des substances toxiques d’usure de pneus en grande quantité dans le lac d’Annecy, selon une association

Des prélèvements réalisés dans le lac d’Annecy (Haute-Savoie) ont révélé une importante pollution aux microplastiques de pneus de voiture, avec des risques sévères pour la santé, a dénoncé lundi l’association France Nature Environnement en conférence de presse.Entre mars et avril 2025, une équipe de journalistes d’investigation scientifique de France 5 a prélevé des échantillons dans l’eau du lac en différents endroits, dans les sédiments, l’eau potable au robinet, l’air, et effectué des analyses d’urine de volontaires.”On retrouve la pollution des pneus partout dans le lac d’Annecy, partout dans l’air, dans les corps humains d’un tiers des personnes qui ont été testées. Et on en trouve un petit peu dans l’eau potable aussi”, a déclaré Anne Lassman-Trappier, présidente de France Nature Environnement (FNE) Haute-Savoie.Les particules présentes dans l’air étaient similaires à celles relevées à Paris ou d’autres grandes villes françaises, et des additifs présents dans les pneus ont été trouvés dans l’eau potable d’un local de pêche au bord du lac, selon les résultats révélés lundi en conférence de presse.Sur la rive ouest du lac, des niveaux de 6PPD et 6PPDQ, des substances toxiques pour les poissons et l’humain, ont été retrouvés à des niveaux similaires à ce que l’on peut trouver dans les rivières de Canton, au sud de la Chine, selon la même étude.”C’est vraiment une étude exploratoire”, a indiqué l’avocate en droit de l’environnement associée à l’équipe de France 5, Louise Tschanz, “mais c’est comparable au scandale des PFAS: c’est une pollution qui est très répandue, qui est omniprésente” et les connaissances scientifiques et sanitaires sont émergentes.Le maire écologiste d’Annecy François Astorg, qui a “salué le travail d’investigation”, a demandé “des études complémentaires”, portant sur “un échantillon de la population qui vit autour du lac”, selon un communiqué publié par la ville.Il a également demandé la constitution d’un comité de suivi sur cette pollution “sur le modèle de celui qui a été mis en place en Haute-Savoie au sujet des PFAS et des polluants éternels”, duquel la Ville d’Annecy fera partie.L’approvisionnement en eau potable de l’agglomération provient à 73% du lac, souligne le maire.Au pied des Alpes, le lac d’Annecy est réputé comme l’un des plus purs d’Europe, mais il est entouré par environ 40 kilomètres d’autoroute, où circulent près de 25.000 véhicules par jour.”Aujourd’hui, il n’y a pas de système pour filtrer les eaux pluviales, et donc les abrasions de pneus qui sont stockées sur les routes, à chaque fois qu’il y a un lessivage par des orages ou par la pluie, tout va dans le lac”, a expliqué Me Tschanz.Lorsque les véhicules roulent, l’abrasion des pneus émet 1.954 molécules différentes, dont 785 sont associées par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) à des “risques sévères pour la santé humaine et ou l’environnement”, relève l’association.Parmi celles-ci, 14 sont mortelles par ingestion, 10 mortelles par contact cutané et 19 mortelles par inhalation, a souligné FNE durant la conférence de presse.Les échantillons ont été analysés par l’Institut norvégien pour la recherche sur l’eau (NIVA) et le laboratoire central de l’environnement de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Cette dernière estime que la poussière de pneus représente la principale source de contamination par les microplastiques (28%) dans l’océan, rapporte la FNE.  

Jerome Powell: The careful Fed chair standing firm against Trump

US Federal Reserve Chair Jerome Powell has generally avoided escalation in the face of Donald Trump’s relentless criticism — but in recent months, the central banker has become a rare figure to publicly resist his attacks.The change of tack was especially pronounced on Sunday night, when Powell accused the Trump administration of threatening him with prosecution to push the Fed into cutting interest rates. He warned that a new Department of Justice investigation targeting him was a threat to the central bank’s independence.”What made the statement so powerful is how rare it is,” Jason Furman, a top economic adviser to former US president Barack Obama, told AFP.”A year ago, Powell got a question about Donald Trump and the Fed, and gave a one-word answer,” added Furman, now a professor at Harvard University. “He has not wanted to be baited into a fight.”The fact that Powell felt the need to respond forcefully now “conveys just how serious the issue is,” Furman said.Powell, a 72-year-old former investment banker, took the helm at the Fed in 2018 after he was tapped by Trump to replace Janet Yellen. It was Trump’s first presidency.Powell then withstood months of withering attacks from Trump for raising interest rates.When Covid-19 took hold in 2020, the Fed rapidly slashed its benchmark rate to zero and rolled out new support measures, moves that helped to prevent a more severe downturn.His tenure won him praise and criticism from all sides as he maintained the central bank’s independence.Over that tumultuous period, Powell, who is also called “Jay,” managed to forge consensus among the diverse members of the Fed’s rate-setting committee.In 2021, the wealthy Republican with no formal economics training was nominated by Democratic President Joe Biden to lead the Fed for a second term.He proceeded to oversee a series of sharp rate hikes in 2022 to curb surging inflation after the pandemic, before beginning to cautiously lower rates again in 2024 and 2025 as he eyed the price effects from Trump’s sweeping new tariffs.- ‘The guy who stood up’ -Less than a year before his time as Fed chair expires in May 2026, however, Powell has again come under fire as Trump lashes out at him for not lowering interest rates more aggressively.Trump, now in his second presidency, has called Powell a “numbskull” and “moron,” and in July went so far as to suggest he could be dismissed for “fraud” over the handling of a $2.5 billion renovation project at the Fed’s headquarters.Since Trump returned to the White House, Powell has proven willing to compromise in certain areas, such as by pulling back on the Fed’s work on climate change.But “Trump pushed him too far this time, and he came out with all guns blazing,” Brookings senior fellow David Wessel said of the Fed chief’s sharp rebuke of the Justice Department probe.Wessel expects the forceful response will cement Powell’s legacy as “a Fed chair with a spine.””He will be seen as the guy who stood up for the independence of the Fed, and the rule of law,” Wessel told AFP.Already, Powell made headlines when he appeared with Trump in July as the president toured the under-renovation Fed buildings while criticizing cost overruns.In a brief exchange in front of reporters, Powell corrected Trump in real-time as the president claimed the price tag for the revamp had ballooned to $3.1 billion. The usually stoic Fed chair was seen shaking his head on camera while Trump spoke, and responding: “I haven’t heard that from anybody.”Prior to his appointment to the central bank in 2012 by then-president Obama, Powell was a scholar at the Bipartisan Policy Center think tank. The native of Washington served in the Treasury Department, in charge of financial institutions, for a brief period under Republican President George H.W. Bush.

Incendie d’un bar en Suisse : le propriétaire français placé en détention provisoire pour trois mois

Un tribunal du canton du Valais a ordonné lundi le placement en détention provisoire de Jacques Moretti, copropriétaire avec son épouse du bar de la station de ski suisse de Crans-Montana incendié la nuit du nouvel an, “pour une durée initiale de trois mois”.Le Tribunal des mesures de contrainte (TMC) du canton du Valais a …

Incendie d’un bar en Suisse : le propriétaire français placé en détention provisoire pour trois mois Read More »

Face à Trump, l’Otan et le Groenland promettent de renforcer la sécurité dans l’Arctique

L’Otan et le Groenland ont annoncé lundi vouloir travailler au renforcement de la défense de cet immense territoire autonome danois, dans l’espoir de faire reculer Donald Trump qui veut s’en emparer à tout prix.Le président américain a encore accru les inquiétudes groenlandaises en déclarant dimanche qu’il mettrait la main sur le Groenland “d’une manière ou …

Face à Trump, l’Otan et le Groenland promettent de renforcer la sécurité dans l’Arctique Read More »

Ukraine: plus de 800 immeubles toujours sans chauffage à Kiev après les frappes russes

Plus de 800 immeubles résidentiels sont toujours sans chauffage à Kiev, a annoncé lundi le maire Vitaly Klitschko, plus de trois jours après les frappes russes massives qui ont affecté la moitié de la capitale ukrainienne.Un journaliste de l’AFP a vu à Kiev lundi des dizaines de personnes manger à la lumière de leurs téléphones …

Ukraine: plus de 800 immeubles toujours sans chauffage à Kiev après les frappes russes Read More »

Meta nomme présidente une proche de Trump, qui s’en félicite

Meta a nommé au poste de présidente Dina Powell McCormick, a annoncé lundi la maison mère de Facebook et d’Instagram, ce dont s’est félicité Donald Trump, dont elle est proche, un signal supplémentaire d’un rapprochement entre le groupe et le gouvernement actuel.Il s’agit d’une création de poste, qui sera très axé sur la recherche de …

Meta nomme présidente une proche de Trump, qui s’en félicite Read More »

Partenariat entre Apple et Google, qui va fournir son IA Gemini pour actualiser l’assistant Siri

Apple a conclu un partenariat pluri-annuel avec Google, qui va fournir au fabricant de l’iPhone ses modèles d’intelligence artificielle (IA) générative Gemini pour améliorer ses fonctionnalités d’IA, notamment une version renouvelée de l’assistant vocal Siri, selon une déclaration conjointe lundi.Cet accord doit permettre à la marque à la pomme de se relancer dans la course …

Partenariat entre Apple et Google, qui va fournir son IA Gemini pour actualiser l’assistant Siri Read More »

En neutralisant Starlink, l’Iran réussit à isoler encore plus sa population

En réussissant à brouiller pour la première fois à grande échelle les terminaux Starlink pour enrayer la contestation, les autorités iraniennes ont fait monter d’un cran leur capacité à isoler leur population du reste du monde.”C’est la première fois qu’on le voit avec une telle intensité sur Starlink, c’est une nouveauté dans le monde du …

En neutralisant Starlink, l’Iran réussit à isoler encore plus sa population Read More »