Images dénudées de Grok: la Haute commissaire à l’Enfance française a saisi la commissaire européenne
La Haute commissaire à l’Enfance française, Sarah El Haïry, a saisi la commissaire européenne à la souveraineté numérique sur la fonctionnalité de Grok permettant de générer de fausses images de personnes dénudées, qui tombe sous le coup de réglementations européennes, a-t-elle indiqué au Parisien.”J’ai saisi la justice française, ainsi que l’Arcom (le régulateur de l’audiovisuel) …
Asian markets rise, Iran worries push up oil
Asian markets mostly rose on Tuesday with Tokyo closing at a record high on speculation over a snap election, while concerns about Iran pushed oil prices higher.The rallies followed another record finish on Wall Street overnight, where investors shrugged off worries about a US criminal probe of the Federal Reserve central bank.Tokyo’s Nikkei closed 3.1 percent up, driven by anticipation that Prime Minister Sanae Takaichi will capitalise on strong poll numbers by calling an election.Takaichi became Japan’s first woman prime minister in October and her cabinet has an approval rating of around 70 percent.But her ruling bloc only has a slim majority in parliament’s powerful lower house, hindering her ambitious policy agenda.Tokyo’s gains were mirrored by increases in Hong Kong, Sydney, Singapore and Malaysia. Shanghai was down at the close, with Wellington, Mumbai, Bangkok and Manila also in the red.London and Frankfurt were flat at the open, with Paris in the red.Seoul climbed 1.5 percent after South Korean chip giant SK hynix said it would spend 19 trillion won ($12.9 billion) building an advanced chip packaging plant, as the firm rides the global AI boom.It came after New York’s Dow and S&P 500 ended at records for a second straight day.The tech-rich Nasdaq index also bounced back from early losses after Sunday night’s disclosure of the US Department of Justice probe into the Federal Reserve.Broad optimism over the global economy and technological advances such as artificial intelligence have buoyed market sentiment in recent months.Oil prices rose after US President Donald Trump announced a 25 percent tariff on any country trading with Iran, ramping up pressure on Tehran over its violent crackdown on a wave of protests.Michael Wan at MUFG noted that Iran makes up three percent of global oil production, with Venezuela supplying around one percent “as a rough rule of thumb”.”China stands out as the top trading partner for Iran, both across exports and imports, and also in terms of its position as the top importer of Iranian crude oil,” he said.Trump said in a social media post on Monday that the new levies would “immediately” hit the Islamic republic’s trading partners who also do business with the United States.Taipei was up 0.5 percent after the democratic island said it had reached a “general consensus” with Washington on a trade deal, following months of talks.Taiwan and the United States began negotiations in April to hash out a trade deal after Trump slapped a 32 percent tariff on Taiwanese exports, which was later lowered to 20 percent, as part of his sweep of measures against dozens of trade partners.- Key figures at around 0815 GMT -Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.9 percent at 26,848.47 (close)Shanghai – Composite: DOWN 0.6 percent at 4,138.76 (close)Tokyo – Nikkei 225: UP 3.1 percent at 53,549.16 (close)West Texas Intermediate: UP 0.5 percent at $59.81 per barrelBrent North Sea Crude: UP 0.5 percent at $64.18 per barrelEuro/dollar: DOWN at $1.1658 from $1.1666 on MondayPound/dollar: UP at $1.3468 from $1.3466Dollar/yen: UP at 158.86 yen from 158.17 yenEuro/pound: DOWN at 86.56 pence from 86.63 penceLondon – FTSE 100: FLAT at 10,140.70New York – Dow: UP 0.2 percent at 49,590.20 (close)
Ouverture du procès de l’Iranienne qui pourrait être échangée contre les Français Kohler et Paris
Le procès pour apologie du terrorisme de l’Iranienne Mahdieh Esfandiari, possible monnaie d’échange avec Téhéran contre les Français Cécile Kohler et Jacques Paris, s’ouvre ce mardi au tribunal correctionnel de Paris, pour quatre jours.Cette affaire devrait être scrutée de près: les autorités iraniennes souhaitent échanger Mahdieh Esfandiari, arrêtée en France en février 2025, contre Cécile Kohler, 41 ans, et Jacques Paris, 72 ans, qui avaient été incarcérés en Iran en mai 2022 avant d’être condamnés respectivement à 20 et 17 ans de prison notamment pour espionnage pour Israël puis libérés début novembre 2025 avec l’interdiction toutefois de quitter le pays.Ils restent bloqués à l’ambassade de France à Téhéran. Mahdieh Esfandiari a pour sa part obtenu fin octobre, après huit mois de détention provisoire, sa libération sous contrôle judiciaire, avec interdiction de quitter le territoire français.”Cet échange entre nous et la France a été négocié. Il y a eu un accord et en effet, nous attendons que toute la procédure juridique et judiciaire se fasse dans les deux pays”, avait déclaré fin novembre le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, à France 24.”Une procédure judiciaire est en cours qu’il ne nous appartient pas de commenter”, a de son côté déclaré une source diplomatique française.Interrogée par l’AFP, la diplomatie française s’est refusée à tout commentaire sur l’impact potentiel sur leur libération du mouvement de protestation qui secoue l’Iran depuis des jours, et dont la répression a fait des centaines de morts.- Cinq prévenus, dont Alain Soral -L’Iranienne de 39 ans sera jugée avec quatre autres personnes, dont l’essayiste d’extrême droite multicondamné Alain Soral.Résident en Suisse, il est visé par un mandat d’amener, faute d’avoir répondu à sa convocation devant le juge d’instruction.Mme Esfandiari comparaîtra pour apologie d’un acte de terrorisme commis en ligne, provocation directe en ligne à un acte de terrorisme (des délits passibles de sept ans d’emprisonnement et 100.000 euros d’amende), injure publique en ligne en raison de l’origine, ethnie, nation, race ou religion et association de malfaiteurs. Elle conteste les accusations.”Nous abordons très sereinement ce procès qui va permettre à ma cliente de préciser ses propos”, a commenté son avocat, Me Nabil Boudi, pour qui il “apparaît prématuré à ce stade d’évoquer un échange tant qu’il y a l’incertitude du volet judiciaire”.Les faits qui lui sont reprochés ont été commis à Paris et à Lyon de courant 2023 jusqu’au 3 décembre 2024, notamment sur les plateformes Telegram et X, Twitch et YouTube et le site Egalité et réconciliation d’Alain Soral.Le 30 octobre 2023, le parquet de Paris avait reçu un signalement du ministre de l’Intérieur sur un compte Telegram @Axe_de_la_Résistance, faisant l’apologie de l’attaque sanglante menée par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, incitant à des actes de terrorisme et injuriant la communauté juive.Après plusieurs mois d’enquête, des juges d’instruction avaient été saisis en novembre 2024.Selon leur ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel, Mahdieh Esfandiari a occupé une “place centrale dans l’organisation Axe de la Résistance” et “a secondé” Maurizio Buisson, un ancien étudiant de l’université Al-Mustafa de Qom en Iran qui en était le principal organisateur. Il sera lui aussi jugé.Lors d’une perquisition au domicile de l’Iranienne, ont été retrouvés des livres édités par le régime iranien et plus de 2.000 euros en liquide.Arrivée en France en 2018, elle y a créé une entreprise de traduction et interprétariat et avait pour projet en 2025 de rentrer dans son pays.Parmi les nombreux propos qui lui sont reprochés: avoir publié la phrase “Une attaque qui fait le bonheur de milliards de gens dans le monde…” en référence aux massacres du 7-Octobre; avoir remercié “ceux qui ont soutenu la Résistance (…) Et à leur tête la République islamique d’#Iran” ou un an plus tard avoir célébré notamment avec des émoticônes l’anniversaire de l’attaque perpétrée par le Hamas.Le tribunal pourrait rendre sa décision dans la foulée du procès ou la mettre en délibéré à plusieurs semaines.
Face aux pressions chinoises, Tokyo et Séoul resserrent les liens
La Première ministre du Japon, Sanae Takaichi, a reçu mardi le président de la Corée du Sud, Lee Jae Myung, qui ont appelé à resserrer les liens entre les deux pays, en pleine crise diplomatique entre Tokyo et Pékin.Les deux dirigeants se sont serré la main devant les caméras avant un entretien dans l’ex-capitale impériale de Nara, près de Kyoto (ouest du Japon), région natale de la dirigeante nationaliste, a constaté une journaliste de l’AFP sur place.La rencontre intervient alors que les relations entre la Chine et le Japon enregistrent un coup de froid depuis que Mme Takaichi a laissé entendre en novembre que son pays pourrait intervenir militairement si la Chine attaquait Taïwan, considérée comme partie intégrante de la Chine par Pékin.La semaine dernière, Pékin a annoncé des contrôles renforcés sur l’exportation vers le Japon de biens à double usage, civil et militaire, au risque d’affecter l’approvisionnement du Japon en terres rares.”Dans cette situation de plus en plus complexe, au sein d’un ordre international en rapide évolution, nous devons continuer à progresser vers un avenir meilleur (…) la coopération entre nos deux pays est plus importante que jamais, et primordiale”, a déclaré le président sud-coréen au début de la rencontre. M. Lee, qui ne souhaite pas se mêler du différend entre Pékin et Tokyo, est au Japon pour deux jours.De son côté, Mme Takaichi a déclaré au président sud-coréen que, “tout en faisant progresser leurs relations bilatérales, les deux pays devaient coopérer pour assurer la stabilité régionale et remplir leurs rôles respectifs”.”Face à la détérioration de la situation dans le voisinage de nos deux pays, nos relations bilatérales, ainsi que la coopération entre Japon, Corée du Sud et Etats-Unis revêtent une importance croissante” et les liens entre Tokyo et Séoul sont “stratégiques”, a-t-elle martelé à l’issue de l’entretien.Selon la présidence sud-coréenne, les deux pays sont convenus de renforcer leur coopération sur la sécurité économique et l’intelligence artificielle, ainsi que sur les “questions régionales et mondiales”.- Restrictions chinoises -Avant sa visite au Japon, M. Lee s’est rendu il y a une semaine en Chine, où il a rencontré son homologue Xi Jinping et mis en scène leur entente dans des selfies largement partagés en ligne.Sa visite au Japon peu de temps après sert à “montrer que Séoul ne favorise pas un camp plutôt qu’un autre”, analyse Benoît Hardy-Chartrand, expert de géopolitique au campus de l’Université Temple à Tokyo.Pour lui, la Chine s’imposait au menu des discussions à huis clos, “car les mesures de rétorsion de Pékin, y compris les contrôles à l’exportation, auront également un impact sur la Corée”. Les chaînes d’approvisionnement des trois pays sont imbriquées, notamment dans l’industrie électronique.La rencontre au sommet se déroule aussi après d’importantes manœuvres militaires chinoises autour de Taïwan et des tirs de missiles balistiques par la Corée du Nord, dont Pékin est proche, en mer du Japon.Dans un entretien avec la chaîne publique nippone NHK diffusé lundi, M. Lee a cependant déclaré qu’il n’avait pas à “intervenir ou s’impliquer” dans la dispute sino-japonaise.Contrairement à son prédécesseur, tenant d’une ligne dure avec la Corée du Nord, il défend l’apaisement avec Pyongyang, alors que Tokyo s’inquiète des menaces nord-coréennes pour la sécurité régionale.Tokyo et Séoul pourraient également évoquer les relations avec leur allié américain. L’imprévisibilité du président Donald Trump “a remis en question de vieilles certitudes et souligné l’importance de renforcer leurs liens”, selon M. Hardy-Chartrand.”Sanae Takaichi se méfiera de la stratégie de la Chine, conçue pour creuser des divisions entre la République de Corée et le Japon, et elle voudra réaffirmer le terrain d’entente partagé entre Séoul et Tokyo”, a relevé auprès de l’AFP Yee Kuang Heng, professeur en sécurité internationale à l’Université de Tokyo.Les relations entre les deux voisins ont longtemps été minées par les questions liées à l’occupation brutale de la péninsule coréenne par le Japon entre 1910 et 1945. L’ancien président conservateur sud-coréen Yoon Suk Yeol avait travaillé à un réchauffement diplomatique avec Tokyo. M. Lee, son successeur, compare pour sa part la relation entre les deux pays à celle de “voisins partageant un jardin”. Sa visite au Japon est la deuxième depuis août lorsqu’il avait rencontré le prédécesseur de Mme Takaichi, Shigeru Ishiba.
Les tracteurs de retour à Paris pour exprimer la “révolte” agricole
Environ 350 tracteurs sont entrés mardi matin dans Paris pour une nouvelle journée de mobilisation, cette fois-ci aux couleurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs, afin d’exiger des “actes concrets et immédiats” du gouvernement qui peine à faire face à la colère agricole.Depuis début décembre, les manifestations d’agriculteurs se multiplient et les annonces du gouvernement vendredi après des défilés de tracteurs de la Coordination rurale puis de la Confédération paysanne dans la capitale n’ont pas suffi à calmer la colère.”On est au bout du bout, ça fait trois ans qu’on ne dégage pas de revenu sur nos exploitations. Les politiques sont incapables de nous donner un cap”, a déclaré mardi devant l’Assemblée nationale Guillaume Moret, 56 ans, venu en tracteur depuis le Val d’Oise et responsable FNSEA en Ile-de-France.Ravivée par la gestion de la dermatose bovine dans le Sud-Ouest, la contestation est nourrie par la signature prévue samedi de l’accord de libre-échange UE-Mercosur et plus largement par un ras-le-bol général d’une profession confrontée directement aux aléas climatiques et économiques.Venu des départements de grande couronne parisienne mais aussi des Hauts-de-France, les tracteurs de la FNSEA se sont installés non loin de l’Assemblée nationale, où le Premier ministre Sébastien Lecornu a décidé de leur permettre de passer la journée, selon une source proche du dossier.”La révolte paysanne reprend”, peut-on lire sur une banderole déployée devant l’Assemblée nationale, où des prises de parole sont en cours en milieu de matinée avant une distribution de galette des rois. En 2024, la FNSEA avait déjà lancé ses tracteurs sur Paris pour demander des revenus, un allègement des normes et des simplifications pour les agriculteurs.- “Retrouver un peu de souffle” -La préfecture de police, qui a autorisé lundi soir le rassemblement, a recensé 350 tracteurs, tandis que la FNSEA en attend jusqu’à 500 mardi, a déclaré à l’AFP Damien Greffin, vice-président de la FNSEA qui, alliée aux Jeunes Agriculteurs, domine le syndicalisme agricole.La semaine dernière, les contestataires de la Coordination rurale, deuxième syndicat agricole, avaient eux aussi fait entrer leurs tracteurs venus de toute la France dans Paris, bravant des interdictions de convois de tracteurs et de manifestations non déclarées à proximité des lieux de pouvoir parisiens. Le gouvernement avait assumé de n’avoir pas dispersé le rassemblement devant l’Assemblée.Mardi, un premier convoi d’une quinzaine de tracteurs FNSEA/JA venus des Yvelines est entré dans Paris peu avant 06H00. Vite rejoints par des dizaines d’autres, ils ont descendu les Champs-Elysées en klaxonnant.”On ne partira pas sans des mesures qui nous permettent de retrouver un peu de souffle”, a déclaré Guillaume Moret. Certains, équipés de remorques, ont prévu matelas et duvets.La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a assuré sur TF1 que les annonces déjà faites aux agriculteurs ne valaient “pas solde de tout compte”, citant notamment l’eau et l’adaptation au changement climatique, et que “le dialogue” continuait.La FNSEA demande “une loi spéciale” pour aborder “la prédation du loup, les moyens de production et le sujet de l’eau”, explique son vice-président Damien Greffin.Le gouvernement a annoncé vendredi un paquet de “300 millions d’euros”, largement dépendant du vote du budget, ainsi qu’une augmentation du nombre de loups qu’il est possible de tuer et des mesures pour “débloquer” des projets destinés à irriguer les cultures.La FNSEA veut également “un moratoire sur l’ensemble des sujets eau” et la “suspension de la dernière version de la directive nitrates”, qui établit notamment les plans d’épandages d’engrais, poursuit M. Greffin.- Barrages filtrants -À quelques jours de la signature de l’accord UE-Mercosur, samedi au Paraguay, les agriculteurs ont aussi multiplié leurs opérations de protestation ailleurs en France, sur des routes ou dans des port pour des contrôles sauvages de marchandises.Au Havre, ils ont découvert “des produits qui n’ont pas les mêmes normes de production” que les nôtres, avait déploré auprès de l’AFP Justin Lemaître, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs en Seine-Maritime.Pour ses détracteurs, le traité commercial va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés – bœuf, sucre, volailles – moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.A l’autre bout de la France, le barrage agricole sur l’A64 près de Toulouse était lui en cours de démantèlement par les forces de l’ordre mardi. “Nous sommes encerclés par les gendarmes”, a déclaré par téléphone à l’AFP Jérôme Bayle, porte-voix des “Ultras de l’A64” qui tiennent ce barrage depuis le 12 décembre.
Les tracteurs de retour à Paris pour exprimer la “révolte” agricole
Environ 350 tracteurs sont entrés mardi matin dans Paris pour une nouvelle journée de mobilisation, cette fois-ci aux couleurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs, afin d’exiger des “actes concrets et immédiats” du gouvernement qui peine à faire face à la colère agricole.Depuis début décembre, les manifestations d’agriculteurs se multiplient et les annonces du gouvernement vendredi après des défilés de tracteurs de la Coordination rurale puis de la Confédération paysanne dans la capitale n’ont pas suffi à calmer la colère.”On est au bout du bout, ça fait trois ans qu’on ne dégage pas de revenu sur nos exploitations. Les politiques sont incapables de nous donner un cap”, a déclaré mardi devant l’Assemblée nationale Guillaume Moret, 56 ans, venu en tracteur depuis le Val d’Oise et responsable FNSEA en Ile-de-France.Ravivée par la gestion de la dermatose bovine dans le Sud-Ouest, la contestation est nourrie par la signature prévue samedi de l’accord de libre-échange UE-Mercosur et plus largement par un ras-le-bol général d’une profession confrontée directement aux aléas climatiques et économiques.Venu des départements de grande couronne parisienne mais aussi des Hauts-de-France, les tracteurs de la FNSEA se sont installés non loin de l’Assemblée nationale, où le Premier ministre Sébastien Lecornu a décidé de leur permettre de passer la journée, selon une source proche du dossier.”La révolte paysanne reprend”, peut-on lire sur une banderole déployée devant l’Assemblée nationale, où des prises de parole sont en cours en milieu de matinée avant une distribution de galette des rois. En 2024, la FNSEA avait déjà lancé ses tracteurs sur Paris pour demander des revenus, un allègement des normes et des simplifications pour les agriculteurs.- “Retrouver un peu de souffle” -La préfecture de police, qui a autorisé lundi soir le rassemblement, a recensé 350 tracteurs, tandis que la FNSEA en attend jusqu’à 500 mardi, a déclaré à l’AFP Damien Greffin, vice-président de la FNSEA qui, alliée aux Jeunes Agriculteurs, domine le syndicalisme agricole.La semaine dernière, les contestataires de la Coordination rurale, deuxième syndicat agricole, avaient eux aussi fait entrer leurs tracteurs venus de toute la France dans Paris, bravant des interdictions de convois de tracteurs et de manifestations non déclarées à proximité des lieux de pouvoir parisiens. Le gouvernement avait assumé de n’avoir pas dispersé le rassemblement devant l’Assemblée.Mardi, un premier convoi d’une quinzaine de tracteurs FNSEA/JA venus des Yvelines est entré dans Paris peu avant 06H00. Vite rejoints par des dizaines d’autres, ils ont descendu les Champs-Elysées en klaxonnant.”On ne partira pas sans des mesures qui nous permettent de retrouver un peu de souffle”, a déclaré Guillaume Moret. Certains, équipés de remorques, ont prévu matelas et duvets.La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a assuré sur TF1 que les annonces déjà faites aux agriculteurs ne valaient “pas solde de tout compte”, citant notamment l’eau et l’adaptation au changement climatique, et que “le dialogue” continuait.La FNSEA demande “une loi spéciale” pour aborder “la prédation du loup, les moyens de production et le sujet de l’eau”, explique son vice-président Damien Greffin.Le gouvernement a annoncé vendredi un paquet de “300 millions d’euros”, largement dépendant du vote du budget, ainsi qu’une augmentation du nombre de loups qu’il est possible de tuer et des mesures pour “débloquer” des projets destinés à irriguer les cultures.La FNSEA veut également “un moratoire sur l’ensemble des sujets eau” et la “suspension de la dernière version de la directive nitrates”, qui établit notamment les plans d’épandages d’engrais, poursuit M. Greffin.- Barrages filtrants -À quelques jours de la signature de l’accord UE-Mercosur, samedi au Paraguay, les agriculteurs ont aussi multiplié leurs opérations de protestation ailleurs en France, sur des routes ou dans des port pour des contrôles sauvages de marchandises.Au Havre, ils ont découvert “des produits qui n’ont pas les mêmes normes de production” que les nôtres, avait déploré auprès de l’AFP Justin Lemaître, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs en Seine-Maritime.Pour ses détracteurs, le traité commercial va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés – bœuf, sucre, volailles – moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.A l’autre bout de la France, le barrage agricole sur l’A64 près de Toulouse était lui en cours de démantèlement par les forces de l’ordre mardi. “Nous sommes encerclés par les gendarmes”, a déclaré par téléphone à l’AFP Jérôme Bayle, porte-voix des “Ultras de l’A64” qui tiennent ce barrage depuis le 12 décembre.





