Main arrachée d’un gilet jaune en 2018: un CRS à la barre

Réponse légitime et proportionnée ou succession d’imprudences ? Un CRS a comparu jeudi à Paris pour le jet d’une grenade qui avait arraché la main d’un manifestant lors de l’acte 2 des “gilets jaunes” en 2018.Sept ans après les faits, le major Jackie D., 54 ans, est jugé devant le tribunal correctionnel pour blessures involontaires.Ce 24 novembre 2018, aux alentours de 18H00, dans un contexte très tendu entre manifestants et forces de l’ordre, il avait lancé une grenade GLIF4, un engin contenant une charge explosive constituée de 25 grammes d’un explosif générant un effet assourdissant, une onde de choc et la dispersion de gaz lacrymogène, sur un rond-point en bas des Champs-Elysées. Un manifestant, Gabriel Pontonnier, avait eu la main arrachée. D’autres personnes qui l’accompagnaient, dont son frère, avaient aussi été blessées.”Le débat est de savoir si l’utilisation et le lancer de la grenade ont été utilisés dans le cadre légal et réglementaire prévu, et si des imprudences et négligences peuvent vous être reprochées”, explique le président du tribunal au prévenu.A la barre, le policier, cheveux grisonnants en brosse, justifie son geste. A ce moment-là, “on reçoit un nombre de projectiles qui est démultiplié”, raconte-t-il d’un ton assuré. Dans ce contexte, “j’ai jeté la grenade pour faire reculer les assaillants et faire cesser le nombre de projectiles que mes hommes et moi on reçoit”, souligne-t-il, affirmant ne pas avoir lancé l’engin “au milieu des manifestants” mais entre les CRS et les manifestants.- Conditions “dégradées” -Jackie D. reconnaît que les conditions sont à ce moment-là “dégradées”, la nuit étant tombée et le lieu envahi de fumées de gaz lacrymogènes. Mais il observe qu’il s’est avancé pour jeter la grenade: “Ca permet d’y voir plus clair”.Avant de procéder à ce lancer, il ne fait pas de sommation. Est-il possible de s’en passer ? lui demande le président. “Oui, nous étions réellement pris à partie et l’intégrité physique de mes hommes était en danger”, assure-t-il.Le major n’annonce pas non plus son tir à la radio, “encombrée”.  Pour autant, il reconnaît que les conséquences de cet acte sont “catastrophiques” et dit compatir à la douleur de la victime.”Ca a totalement changé ma vie”, témoigne après lui Gabriel Pontonnier, d’une voix à peine audible.Il s’était rendu à Paris avec ses proches pour manifester en faveur du service public, de façon “pacifique”. Des faits, il ne se souvient plus de rien et ne sait donc pas s’il a cherché à ramasser la grenade ou pas.A l’époque, il avait 21 ans, avait validé sa formation de chaudronnier chez les compagnons du devoir et voulait monter son entreprise. “Tous mes projets sont tombés à l’eau”, déclare-t-il, racontant avoir subi 25 interventions chirurgicales et être en dépression.”On est une famille fracturée, cette grenade nous a détruit”, déclare sa mère, qui relate les sept ans d'”enfer” qui se sont écoulés.”Les policiers, ils ont le monopole de la violence légitime mais le revers de la médaille c’est qu’ils doivent être exemplaires”, plaide Me Ainoha Pascual, une des conseils des parties civiles.Or, “malgré la dangerosité” de la GLIF4, un engin classé comme une arme de guerre, “vous avez une accumulation d’imprudences” de la part de Jackie D, estime sa consoeur Me Emma Eliakim. “Il l’a dit lui-même, il ne voyait rien”, poursuit l’avocate, pour qui ce tir a été fait “à l’aveugle”.Sans surprise, le parquet, qui avait requis lors de l’instruction un non-lieu en faveur du policier, demande à l’audience la relaxe, estimant que le tir était “légitime, nécessaire et proportionné”.Pour la représentante du ministère public, bien que “le résultat final soit désastreux”, le policier était “dans son droit”.Le jugement sera rendu le 17 octobre.

Attaque israélienne au Qatar: le Hamas accuse les Etats-Unis d’être “complices”

Le Hamas a accusé jeudi les Etats-Unis d’être “complices” des frappes israéliennes au Qatar contre des responsables du mouvement islamiste palestinien, estimant que l’attaque visait à torpiller les négociations pour une trêve à Gaza.”Ce crime était (…) une mise à mort de l’ensemble du processus de négociation”, a affirmé un responsable du Hamas, Fawzi Barhoum, dans une déclaration télévisée, au moment où se déroulaient les funérailles des six personnes tuées dans le raid.”Nous affirmons que l’administration américaine est pleinement complice de ce crime”, a-t-il ajouté.L’attaque sans précédent menée mardi par Israël au Qatar visait des responsables du Hamas réunis dans un complexe résidentiel en plein cœur de Doha, la capitale de ce pays du Golfe allié des Etats-Unis.Le Qatar a affirmé avoir été informé par Washington “10 minutes” après l’attaque, qui a suscité une rare réprimande du président américain Donald Trump, pourtant allié d’Israël, qui a dit être “très mécontent”.L’administration Trump a précisé n’avoir été notifiée qu’à la dernière minute “par l’armée américaine”. “J’ai immédiatement demandé à l’émissaire spécial Steve Witkoff d’informer le Qatar de l’attaque imminente, ce qu’il a fait, mais malheureusement trop tard pour arrêter” les frappes, a-t-il dit.Le Qatar accueille le bureau politique du Hamas depuis 2012, avec la bénédiction des Etats-Unis qui cherchaient alors à maintenir un canal de communication avec le groupe classé terroriste par la plupart des pays occidentaux. – Funérailles sous haute sécurité-L’émir du Qatar, Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, a participé jeudi aux funérailles aux côtés de dizaines d’hommes en tenue traditionnelle qatarie, et d’autres en civil ou en uniforme. Un cercueil ceint d’un drapeau qatari, et cinq autres drapés aux couleurs palestiniennes ont été placés dans la mosquée Cheikh Mohammed ben Abdel Wahab de la ville, selon les images diffusées par la chaîne Qatar TV. Les autorités ont renforcé les mesures de sécurité, installant des points de contrôle tout autour de la mosquée. Le Hamas a affirmé que les dirigeants du mouvement avaient survécu à l’attaque, mais a fait état de six morts: le fils du négociateur en chef Khalil al-Hayya, le chef du bureau de M. Hayya, trois gardes du corps et un policier qatari.Le ministère qatari de l’Intérieur a confirmé la mort du caporal Badr Saad Mohammed Al-Humaidi Al-Dosari, membre de ses forces de sécurité intérieure, ainsi que de trois autres personnes.Fawzi Barhoum a en outre indiqué que l’épouse du négociateur en chef du Hamas, la femme de son fils décédé et ses petits-enfants avaient été blessés dans l’attaque du bâtiment où ils résidaient.Selon les images visionnées par l’AFP, rien ne permettait de confirmer visuellement la présence de Khalil Al-Hayya aux funérailles.Selon des sources du Hamas, six dirigeants dont Khalil al-Hayya, Khaled Mechaal, ancien numéro un, et Zaher Jabarine, responsable du mouvement en Cisjordanie, étaient dans le bâtiment au moment de l’attaque. L’AFP n’est parvenue à joindre aucun d’eux depuis.- Doha réévalue son rôle -Le petit Etat gazier, qui abrite la plus grande base américaine de la région, joue le rôle de médiateur dans la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza, aux côtés de l’Égypte et des États-Unis. Mais après les frappes israéliennes, le Premier ministre qatari, Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, a affirmé que son pays “réévalu(ait) tout” concernant son rôle de médiateur, annonçant la tenue prochaine d’un sommet arabo-islamique à Doha pour discuter de la réponse à l’attaque israélienne.  Il a en outre estimé mercredi que son homologue israélien, Benjamin Netanyahu, devrait être traduit en justice.Les frappes israéliennes ont choqué les riches monarchies du Golfe, qui ont longtemps misé sur les Etats-Unis pour garantir leur sécurité, et suscité de nombreuses condamnations internationales.  Le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné jeudi l’attaque et appelé à la “désescalade”, sans toutefois nommer Israël. Il a exprimé sa “condamnation des récentes frappes à Doha, territoire d’un médiateur clé” et apporté son “soutien à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Qatar”.Les membres du Conseil ont insisté sur le “rôle vital (du Qatar) dans les efforts de médiation dans la région, avec l’Egypte et les Etats-Unis”. 

Cuba: l’électricité rétablie sur l’ensemble de l’île

Le courant a été rétabli à Cuba, a annoncé jeudi le ministère de l’Energie et des mines, au lendemain d’une coupure générale, la cinquième en moins d’un an.”Le réseau électrique national est désormais rétabli”, a fait savoir le ministère sur le réseau social X. En début de matinée, la compagnie nationale d’électricité avait annoncé que le courant était à nouveau disponible dans 11 provinces sur 15. Dans la capitale, la circulation et les activités ont repris quasiment normalement, a constaté l’AFP. “Le courant est revenu à 3h30 (7h30 GMT) du matin. Nous nous en sommes aperçus parce que nous avions laissé toutes les lumières allumées pour le savoir”, a raconté à l’AFP Maria Beltran, 58 ans, qui vit dans un quartier populaire de l’ouest de La Havane. “Hier, ce n’a pas été facile. Nous sommes restés chez nous (…) assis dans un fauteuil toute la journée”, a-t-elle ajouté, alors que ces coupures générales paralysent la vie économique de l’île et chamboulent la vie quotidienne des habitants. Mercredi matin, un arrêt de la centrale électrique Antonio Guiteras, la plus importante du pays, située au centre de l’île, a provoqué la déconnexion du système électrique sur l’ensemble du pays. Les autorités ont précisé par la suite que la coupure était due à un signal erroné de surchauffe dans la chaudière de la centrale. Depuis octobre 2024, l’île communiste a ainsi subi cinq pannes généralisées, dont certaines ont duré plusieurs jours. Cette dernière coupure a duré un peu plus de 24 heures. Cuba est en proie depuis cinq ans à une profonde crise économique, avec un manque cruel de devises, et le système électrique vétuste souffre d’avaries fréquentes et de pénuries de combustible. Les huit centrales électriques du pays ont presque toutes été inaugurées dans les années 1980 et 1990. Elles tombent régulièrement en panne ou doivent être arrêtées pour de longues semaines de maintenance.L’installation récente de trente parcs photovoltaïques, soutenue par la Chine, sur les 52 prévus pour cette année, n’a pas permis pour l’heure de faire diminuer les coupures. Pendant les fortes chaleurs l’été, lorsque la consommation atteint des pics à cause de l’utilisation de la climatisation, les délestages se sont multipliés. Selon les autorités, ces coupures programmées ont duré en moyenne près de quinze heures par jour en août et seize heures en juillet, dans tout le pays. Cuba traverse sa pire crise économique depuis trois décennies. Aux faiblesses structurelles de son économie planifiée et centralisée s’ajoutent l’échec d’une réforme monétaire récente et un renforcement de l’embargo américain, en vigueur depuis 1962.

Trump envoy hopes to resolve India tariff row within weeks

The United States expects to resolve a bitter tariff row with India within weeks, an envoy of President Donald Trump said Thursday, as he voiced hope for keeping New Delhi in US good graces.India has seen outrage and a spike in anti-US sentiment after Trump imposed tariffs of up to 50 percent on some of its exports over purchases of oil from Russia, under Western sanctions for its invasion of Ukraine.Sergio Gor, nominated by Trump to be ambassador to India, said he expected progress when India’s trade minister visits Washington next week.”I do think it will get resolved over the next few weeks,” Gor told the Senate Foreign Relations Committee in his confirmation hearing.Gor has risen quickly in the Trump White House after spearheading the quick vetting for loyalty of 4,000 appointees to run the US government.Despite his lack of formal foreign policy experience, Gor, a 38-year-old former fund-raiser for Trump, appeared prepared for his questions, deftly not replying to a senator’s question on India’s volatile relationship with Pakistan.Describing the tariffs as a “little hiccup,” Gor — also named to a broad position of Trump’s special envoy for South Asia — said of concern over India’s Russia ties, “We hold our friends to different standards.””I will make it a top priority to ensure that they’re pulled in our direction, not away from us,” Gor said of India.Gor noted that Trump, not shy about airing grievances with other leaders, has not personally attacked Indian Prime Minister Narendra Modi, a fellow right-wing populist.”When the president has been critical of India, he has gone out of his way to compliment Prime Minister Modi,” Gor said.Trump has accused New Delhi of fueling Moscow’s invasion of Ukraine by buying oil from Russia, its Cold War ally. Trump trade advisor Peter Navarro has even called it “Modi’s war.”Trump has not taken similar action against Russia itself and appeared peeved that Modi did not personally credit him for a ceasefire between India and Pakistan following their conflict in May.India — maintaining a decades-old red line against outside intervention over divided Kashmir — has also rebuffed Trump’s overtures to mediate between the two nuclear-armed nations.- ‘Wrong direction’ -Politicians from across the US political spectrum have nearly unanimously supported warm ties with India, making Trump’s tariffs a greater jolt.US policymakers have eyed democratic India as a balance to the world’s other billion-plus nation, China, seen as the top long-term adversary to the United States. Modi recently paid a friendly visit to China, despite the two powers’ long animosity.Democratic Senator Tim Kaine told Gor that the United States should be “tough when we need to be, but balance that with a real understanding that we want to be close to India and we don’t want to push them in the wrong direction.”Since returning to the presidency in January, Trump has used tariffs as a wide-ranging tool to address what Washington deems unfair trade practices as well as assorted other priorities.Commerce Secretary Howard Lutnick told CNBC on Thursday that “India basically has to open their market, has to stop buying Russian oil,” when asked about trade talks.He added that “we’ve got a big deal coming with Taiwan, we’ll probably get a deal done with Switzerland.” Steeper tariffs took effect on both economies in early August.

Trump envoy hopes to resolve India tariff row within weeks

The United States expects to resolve a bitter tariff row with India within weeks, an envoy of President Donald Trump said Thursday, as he voiced hope for keeping New Delhi in US good graces.India has seen outrage and a spike in anti-US sentiment after Trump imposed tariffs of up to 50 percent on some of its exports over purchases of oil from Russia, under Western sanctions for its invasion of Ukraine.Sergio Gor, nominated by Trump to be ambassador to India, said he expected progress when India’s trade minister visits Washington next week.”I do think it will get resolved over the next few weeks,” Gor told the Senate Foreign Relations Committee in his confirmation hearing.Gor has risen quickly in the Trump White House after spearheading the quick vetting for loyalty of 4,000 appointees to run the US government.Despite his lack of formal foreign policy experience, Gor, a 38-year-old former fund-raiser for Trump, appeared prepared for his questions, deftly not replying to a senator’s question on India’s volatile relationship with Pakistan.Describing the tariffs as a “little hiccup,” Gor — also named to a broad position of Trump’s special envoy for South Asia — said of concern over India’s Russia ties, “We hold our friends to different standards.””I will make it a top priority to ensure that they’re pulled in our direction, not away from us,” Gor said of India.Gor noted that Trump, not shy about airing grievances with other leaders, has not personally attacked Indian Prime Minister Narendra Modi, a fellow right-wing populist.”When the president has been critical of India, he has gone out of his way to compliment Prime Minister Modi,” Gor said.Trump has accused New Delhi of fueling Moscow’s invasion of Ukraine by buying oil from Russia, its Cold War ally. Trump trade advisor Peter Navarro has even called it “Modi’s war.”Trump has not taken similar action against Russia itself and appeared peeved that Modi did not personally credit him for a ceasefire between India and Pakistan following their conflict in May.India — maintaining a decades-old red line against outside intervention over divided Kashmir — has also rebuffed Trump’s overtures to mediate between the two nuclear-armed nations.- ‘Wrong direction’ -Politicians from across the US political spectrum have nearly unanimously supported warm ties with India, making Trump’s tariffs a greater jolt.US policymakers have eyed democratic India as a balance to the world’s other billion-plus nation, China, seen as the top long-term adversary to the United States. Modi recently paid a friendly visit to China, despite the two powers’ long animosity.Democratic Senator Tim Kaine told Gor that the United States should be “tough when we need to be, but balance that with a real understanding that we want to be close to India and we don’t want to push them in the wrong direction.”Since returning to the presidency in January, Trump has used tariffs as a wide-ranging tool to address what Washington deems unfair trade practices as well as assorted other priorities.Commerce Secretary Howard Lutnick told CNBC on Thursday that “India basically has to open their market, has to stop buying Russian oil,” when asked about trade talks.He added that “we’ve got a big deal coming with Taiwan, we’ll probably get a deal done with Switzerland.” Steeper tariffs took effect on both economies in early August.

Meurtre de Charlie Kirk: la police dévoile des photos d’un suspect

Les autorités américaines ont dévoilé jeudi les photos d’un suspect dans la traque du meurtrier de l’influenceur conservateur Charlie Kirk, fidèle allié du président Donald Trump tué en plein débat public dans un pays qui déplore un regain de la violence politique.Charlie Kirk, porte-drapeau de la jeunesse trumpiste âgé de 31 ans, a été tué mercredi d’une balle dans le cou alors qu’il participait à une réunion devant environ 3.000 personnes dans une université de l’Utah, dans l’ouest des Etats-Unis. Si les motivations du meurtrier sont pour l’heure inconnues, le FBI, la police fédérale, a évoqué un acte “ciblé” qui a choqué des Etats-Unis déjà déchirés par les divisions politiques.Une conférence de presse des autorités prévue à 18H45 GMT a été reportée en raison de  “développements rapides” dans l’enquête. En attendant, elles  ont annoncé jeudi avoir retrouvé l’arme du crime et disposer de “bonnes images vidéo” d’un suspect, qui aurait “l’âge d’être à l’université”. Le FBI a également dévoilé sur X deux photos d’un suspect et demandé l’aide du public pour l’identifier, sans préciser les raisons pour lesquelles il était recherché.La police a annoncé une récompense pouvant aller jusqu’à 100.000 dollars pour toute information en lien avec l’enquête. Le président Trump a mis en cause “la gauche radicale” pour le meurtre de celui qu’il a qualifié de “martyr de la vérité et de la liberté”. “C’est un moment sombre pour l’Amérique”, a-t-il estimé, avant d’annoncer qu’il remettrait “bientôt” à la victime la médaille présidentielle de la Liberté, à titre posthume.Le vice-président JD Vance, attendu dans l’Utah jeudi pour rencontrer la famille de l’influenceur conservateur, a lui rendu hommage à “un véritable ami”. Le cercueil de Charlie Kirk sera ensuite transporté à Phoenix dans l’avion du vice-président.- “Peine de mort” -La violence politique s’est intensifiée aux Etats-Unis ces dernières années. Donald Trump a lui-même été victime de deux tentatives d’assassinat lors de la dernière campagne électorale. Cette année, Melissa Hortman, élue démocrate au parlement du Minnesota et son époux ont été tués et un autre élu local a été grièvement blessé. La maison du gouverneur de Pennsylvanie, Josh Shapiro, élu de confession juive, a aussi été la cible d’un incendie.Le gouverneur républicain de l’Utah, Spencer Cox, a qualifié le meurtre d'”assassinat politique”, rappelant que “la peine de mort (était) toujours en vigueur ici, dans l’État de l’Utah”.Plusieurs figures trumpistes ont décrit Charlie Kirk en “martyr” tombé pour la défense des valeurs conservatrices et chrétiennes. Des dirigeants étrangers de tous bords ont également condamné ce meurtre, plusieurs le qualifiant de “politique”.”C’est très effrayant”, a confié à l’AFP près du campus Samuel Kimball, un étudiant en ingénierie informatique de 18 ans qui n’a pas assisté à l’intervention de Charlie Kirk mais se sent “aligné avec ses valeurs”.”Cela me donne l’impression que je devrais faire très attention lorsque j’exprime mes opinions politiques”, a-t-il ajouté. “Si j’étais quelqu’un qui songeait à faire de la politique, j’aurais peur de me faire tirer dessus.”- “Pas sa place”-L’ancienne vice-présidente démocrate Kamala Harris a estimé que “la violence politique n’a(vait) pas de place en Amérique”. L’ex-président Joe Biden a appelé à ce que ce type de violence “cesse immédiatement”, à l’unisson d’autres figures de la gauche: Barack Obama, Bernie Sanders ou encore le gouverneur de Californie, Gavin Newsom. Originaire de la banlieue de Chicago, chrétien et défenseur du port d’armes à feu, Charlie Kirk, père de deux enfants, avait abandonné ses études pour se consacrer au militantisme.Il était à la tête d’un mouvement de jeunesse, Turning Point USA. Cofondée en 2012 par l’influenceur alors âgé de 18 ans, cette association est devenue en une décennie le plus gros groupe de jeunes conservateurs aux Etats-Unis.Elle comprend une armée de militants enthousiastes, dont certains avaient été envoyés en bus à Washington à la manifestation du 6 janvier 2021 qui avait débouché sur l’invasion du Capitole.bur-rfo-eml-ube/ev

L’ambassadeur britannique aux Etats-Unis limogé, emporté par l’affaire Epstein

L’ambassadeur britannique aux Etats-Unis, Peter Mandelson, a été limogé jeudi en raison de ses liens avec le délinquant sexuel américain Jeffrey Epstein, un revers de plus pour le Premier ministre Keir Starmer avant la visite d’Etat de Donald Trump au Royaume-Uni.La pression montait depuis plusieurs jours sur Keir Starmer, qui avait nommé il y a moins d’un an cet architecte du “New Labour” de Tony Blair, pour tenter de consolider les liens entre son gouvernement et la nouvelle administration Trump.Des mails entre le vétéran du parti travailliste de 71 ans et le financier américain, mort en prison en 2019, révélés cette semaine, “montrent que la profondeur et l’étendue des relations de Peter Mandelson avec Jeffrey Epstein sont sensiblement différentes de celles connues au moment de sa nomination”, a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.”Compte tenu de cela, et par égard pour les victimes des crimes d’Epstein, il a été révoqué comme ambassadeur avec effet immédiat”, a ajouté le Foreign Office.Dans une lettre écrite par Peter Mandelson pour les 50 ans de Jeffrey Epstein en 2003, et publiée en début de semaine par des parlementaires à Washington, le Britannique affirme que le financier américain est son “meilleur ami”.Interrogé mercredi après la publication de cette lettre, le Premier ministre Keir Starmer lui avait apporté son soutien, assurant que Peter Mandelson avait “exprimé à plusieurs reprises son profond regret d’avoir été associé” à Jeffrey Epstein. Mais cette position est rapidement devenue intenable.En fin de journée mercredi, des médias britanniques, dont le tabloïd The Sun, ont rapporté que M. Mandelson avait envoyé des mails de soutien à Jeffrey Epstein alors que ce dernier était poursuivi en Floride pour trafic de mineures. Juste avant que M. Epstein ne plaide coupable pour conclure un arrangement dans cette affaire en 2008, Peter Mandelson lui aurait écrit: “Je pense énormément à toi et je me sens impuissant et furieux à propos de ce qui est arrivé”, l’incitant à “(se) battre pour une libération anticipée”.”Je regrette vraiment très profondément d’avoir entretenu cette relation avec lui bien plus longtemps que je n’aurais dû”, avait tenté de se défendre l’ambassadeur dans un entretien diffusé mercredi sur la chaîne YouTube du Sun.Il y a affirmé n’avoir “jamais été témoin d’actes répréhensibles” ou “de preuves d’activités criminelles”.- “Sérieuses questions” -“L’affirmation de Peter Mandelson selon laquelle la première condamnation de Jeffrey Epstein était injustifiée et devait être contestée constitue une nouvelle information”, a fait valoir le Foreign Office pour expliquer la décision de le limoger.Dans une lettre au personnel de l’ambassade, citée jeudi soir par la BBC, Peter Mandelson affirme que ce poste a été le “privilège” de sa vie. “Je regrette profondément les circonstances qui entourent l’annonce faite aujourd’hui”, ajoute-t-il.Les relations entre Londres et Washington sont “en très bonne posture”, se félicite l’ex-ambassadeur, disant en tirer une “fierté personnelle”Pour Keir Starmer, ce départ, à une semaine de la visite d’Etat du président Donald Trump au Royaume-Uni les 17 et 18 septembre, est un nouveau coup dur. Le dirigeant travailliste, au plus bas dans les sondages, a déjà dû se séparer il y a quelques jours de sa vice-Première ministre, Angela Rayner, emportée par une affaire fiscale, ce qui a déclenché un remaniement de taille du gouvernement.Trois fois ministre et commissaire européen, Peter Mandelson était le premier responsable politique nommé ambassadeur à Washington, un poste traditionnellement réservé à des diplomates chevronnés.Cet homme de réseaux et d’influence, surnommé le “Prince des ténèbres”, était déjà tombé à deux reprises par le passé en raison d’accusations de comportements répréhensibles ou compromettants.La cheffe de l’opposition conservatrice Kemi Badenoch a fustigé le “manque de courage” de Keir Starmer, qui “a encore échoué à un test de son leadership”.

Charlie Kirk murder a grim reminder of US political violence

The killing of right-wing influencer Charlie Kirk, an ally of President Donald Trump, marks a new milestone in an increasingly violent political scene in the United States.Officials are treating the gunning down of Kirk, 31, at a university in Utah as a politically motivated assassination — something that Trump has called a “dark moment for America.”The US president himself, known like Kirk for his divisive rhetoric, was targeted by a would-be assassin in July 2024 during an election campaign in Pennsylvania. He escaped with just a minor injury to his right ear but the attempted killing shook the United States, which has a long line of murdered presidents, politicians and activists.It’s a violent history that does not discriminate on either side of the political aisle. In June, a masked shooter killed Minnesota lawmaker Melissa Hortman, a Democrat, and her husband at their home. Another elected official and his wife were also targeted and seriously injured. And Pennsylvania Governor Josh Shapiro — touted last year as a presidential hopeful — had his home set alight in April in an alleged assassination attempt. Kirk’s death in front of a crowd of hundreds has particularly shaken conservative politicians. Trump, whose own supporters attacked the US Congress in 2021 after his election loss, condemned political violence in a video address late Wednesday. But rather than calling for unity, he took aim at the “radical left” for rhetoric that Trump said “is directly responsible for the terrorism that we’re seeing in our country today, and it must stop right now.”And listing recent instances of political violence in the US, he notably did not mention the killing of Melissa Hortman. Trump’s finger pointing was repeated by other conservative figures including Elon Musk, who wrote on X: “The Left is the party of murder.”In the House of Representatives late Wednesday, Republican speaker Mike Johnson observed a silent prayer in tribute to Kirk.But even that led to conflict, as a loyal Trump lawmaker Lauren Boebert’s request that the prayer be said aloud was rejected by Democrats, who cited another shooting at a high school in Colorado on Wednesday. “You all caused this,” shouted Anna Paulina Luna, a Republican from Florida, in apparent reference to Kirk’s murder. That dramatic scene seemed to show how Congress, much like American politics, has tipped into more extreme polarization, even on such a somber night. 

Israel PM vows ‘there will be no Palestinian state’

Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu vowed on Thursday that there would be no Palestinian state, speaking at a signing ceremony for a major settlement project in the occupied West Bank.”We are going to fulfil our promise that there will be no Palestinian state, this place belongs to us,” Netanyahu said at the event in Maale Adumim, an Israeli settlement just east of Jerusalem.”We will safeguard our heritage, our land and our security… We are going to double the city’s population.” The event was streamed live by his office. Israel has long had ambitions to build on the roughly 12 square kilometre (five square mile) tract of land known as E1, but the plan had been stalled for years in the face of international opposition.The site sits between Jerusalem and the Israeli settlement of Maale Adumim, near routes connecting the north and south of the Palestinian territory. Last month, Israel’s far-right Finance Minister Bezalel Smotrich backed plans to build around 3,400 homes on the ultra-sensitive parcel of land.His announcement drew condemnation, with UN chief Antonio Guterres saying the settlement would effectively cleave the West Bank in two and pose an “existential threat” to a contiguous Palestinian state.All of Israel’s settlements in the West Bank, occupied since 1967, are considered illegal under international law, regardless of whether they have Israeli planning permission.Several Western governments, including Britain and France, have announced they intend to recognise the State of Palestine at the United Nations later this month.Britain has said it will take the step if Israel fails to agree to a ceasefire in the devastating Gaza war, triggered by Palestinian militant group Hamas’s October 2023 attack.Far-right Israeli ministers have in recent months openly called for Israel’s annexation of the territory.Israeli NGO Peace Now, which monitors settlement activity in the West Bank, said last week that infrastructure work in E1 could begin within a few months, and housing construction within about a year.It said the E1 plan was “deadly for the future of Israel and for any chance of achieving a peaceful two-state solution”.Excluding Israeli-annexed east Jerusalem, the West Bank is home to around three million Palestinians, as well as about 500,000 Israeli settlers.

Charlie Kirk killing: FBI releases photos of wanted man

US authorities investigating the killing of right-wing youth leader Charlie Kirk released pictures Thursday of a man they were hunting, as Donald Trump paid tribute to a “giant of his generation.”Kirk, a 31-year-old superstar on the Republican right who was credited with helping Trump return to the presidency last year, was shot while addressing a large crowd at Utah Valley University on Wednesday.The killing — described by the FBI as a “targeted event” — shocked a nation already reeling from political tensions half a year into Trump’s second term.Authorities acknowledged the gunman remained at large after having escaped initially into woodland.”We’re doing everything we can to find him, and we’re not sure how far he has gone yet, but we will do our best,” FBI Special Agent Robert Bohls told a media briefing.Authorities said the suspect was of university age and that they had quality video footage, yet to be released, identifying the man. The FBI also announced a reward of up to $100,000 for information.The FBI issued grainy photos of a person of interest — not yet a suspect — and asked for the public’s help identifying him. The pictures showed a man wearing a black baseball cap, dark sunglasses, and what appeared to be jeans, with a long-sleeved top emblazoned with a design including an American flag.Bohls said the presumed murder weapon had been found.”It is a high powered bolt action rifle. That rifle was recovered in a wooded area where the shooter had fled,” the FBI agent said.- ‘Dark moment’ -Reflecting the intensely political nature of the incident, it was Trump, rather than law enforcement authorities, who first announced to Americans on Wednesday that Kirk had died from the gunshot to his neck.Trump then addressed the nation in a video address on social media in which he cited a “dark moment for America.”Despite no public information about the shooter’s identity or motive, the president went on to suggest that the left wing was responsible — and to pledge a wide-reaching response.”For years, those on the radical left have compared wonderful Americans like Charlie to Nazis and the world’s worst mass murderers and criminals,” he said. “This kind of rhetoric is directly responsible for the terrorism that we’re seeing.”On Thursday Trump used a tribute to victims of the September 11, 2001 attacks 24 years ago to honor Kirk.”Charlie was a giant of his generation, a champion of liberty and an inspiration to millions and millions of people,” Trump said, adding that he would be posthumously awarding the activist the Presidential Medal of Freedom, America’s highest civilian honor.- Shot in neck -Kirk was shot while speaking to the crowd and immediately collapsed in his chair.Students at the university described the ensuing panic — and their broader fears as political divisions deepen across the country.”It makes me feel like I should be very careful about expressing my political ideas,” said Samuel Kimball, a software engineering student, told AFP.Utah Governor Spencer Cox, a Republican, called the killing a “political assassination.”Kirk, who supporters have hailed as a “martyr” for conservative ideals, had an outsized influence in US politics.He co-founded Turning Point USA in 2012 to drive conservative viewpoints among young people, his natural showmanship making him a go-to spokesman on television networks.Kirk used his enormous audiences on TikTok, Instagram and YouTube to build support for anti-immigration policies, outspoken Christianity and gun ownership, and to spread carefully edited clips of his interactions during debates at his many college events.Three months ago, a Minnesota man shot dead a Democratic lawmaker and her husband in their home, and Trump survived an assassination attempt during his election campaign in July 2024.Vice President JD Vance was due to travel to Utah to meet Kirk’s family Thursday, a source familiar with the plans said, after he canceled a trip to New York to mark the 9/11 attacks anniversary.