Agriculture: la FNSEA appelle à “une grande journée d’action” le 26 septembre

Le syndicat agricole FNSEA appelle à “une grande journée d’action” autour des questions des échanges internationaux pour les produits agricoles le vendredi 26 septembre à travers toute la France, a annoncé son président Arnaud Rousseau dans un entretien au Journal du dimanche.Cette mobilisation aura lieu contre “le Mercosur, les taxes imposées par Donald Trump et le flot des importations internationales qui ne respectent pas les normes qui sont les nôtres”, a expliqué le dirigeant.”A l’image des œufs ukrainiens: tous ces produits qui entrent sur notre territoire et que nous ne voulons pas voir dans nos assiettes, car ils sont dangereux pour la santé et pour l’environnement!”, poursuit-il dans cet entretien au JDD.Arnaud Rousseau évoque la date du 25 septembre dans l’entretien, mais la mobilisation est prévue en réalité le vendredi 26 septembre, a ensuite précisé la FNSEA.”Les actions sont à l’appréciation des fédérations départementales mais ça peut prendre la forme de visite de grandes surfaces pour aller chercher tous les produits non conformes”, a indiqué à l’AFP un porte-parole du premier syndicat agricole français, qui mènera ces actions avec les Jeunes Agriculteurs (JA).La FNSEA et les JA avaient déjà dit leur hostilité à l’accord de libre-échange entre des pays latino-américains du Mercosur et l’Union européenne (UE).Cet accord UE-Mercosur doit notamment permettre à l’UE d’exporter davantage de voitures, de machines, de vins et de spiritueux en Argentine, au Brésil, en Uruguay et au Paraguay.En retour, il faciliterait l’entrée de viande, sucre, riz, miel ou soja sud-américains, au risque de fragiliser certaines filières agricoles européennes.La FNSEA avait indiqué ne pas vouloir participer au mouvement “Bloquons tout” du 10 septembre pour éviter une “récupération politique”, mais elle avait déjà prévu une mobilisation “cet automne” sur ses propres revendications.”Nous attendons une date de rendez-vous avec (le nouveau Premier ministre) M. Lecornu dans les prochains jours”, a dit le porte-parole de la FNSEA à l’AFP.

Défis, initiations et athlètes médaillés: la Fête du sport bat son plein

Courir un 100 m en plein Paris, s’initier au basket fauteuil ou serrer la main d’un athlète médaillé: la première Fête du sport bat son plein dimanche, malgré un contexte plombé par la crainte de coupes budgétaires supplémentaires.A la suite de la grande parade des athlètes des Jeux de Paris qui s’était déroulée le 14 septembre 2024 sur les Champs-Elysées, Emmanuel Macron avait proposé d’instaurer tous les ans, à cette date, une Fête du sport à l’image de la Fête de la musique (21 juin).”La Fête du sport que nous célébrerons ce jour n’est pas le moindre des héritages de Jeux”, a déclaré dimanche matin le président de la République dans un message sur les réseaux sociaux, dans lequel il appelle à “faire de ce moment de partage un serment d’unité (…) dans un contexte rempli de défis pour la Nation”.Dans tout l’Hexagone, plus de 5.000 animations, démonstrations, rencontres avec des athlètes et autres initiations gratuites sont proposées par 73 fédérations sportives.A Paris, la rue de Rivoli a été transformée en fin de matinée en un “Boulevard du sport” sur plus de deux kilomètres, avec des espaces de démonstrations et de pratique pour petits et grands, dont une piste de 100 mètres qui fait le plein.Sous une pluie fine, Amara vient pour sa part de tester la boxe: “ça m’a plu, ça défoule!” raconte à l’AFP cette petite fille de neuf ans qui pratique déjà le karaté en club et espère dans la foulée “pouvoir essayer d’autres sports comme le MMA ou le taekwondo”.Un peu plus loin, Sofyane Mehiaoui, joueur de basket fauteuil qui a créé son propre club à Paris, échange au bord du terrain avec Hugo, 10 ans, venu tester la discipline: “c’est super dur! Et je ne savais pas qu’on ne pouvait pas du tout se lever du fauteuil”, témoigne le jeune garçon.”Il y a aussi des gens qui ne sont pas porteurs de handicap qui viennent me demander de faire du basket fauteuil dans mon club. Et je prends tout le monde”, explique Sofyane Mehiaoui, qui reconnaît avoir “plus de demandes” d’adhésion depuis les Jeux paralympiques de Paris 2024.- “Il faut des moyens” -L’athlète handisport multimédaillée Marie-Amélie Le Fur et de nombreux sportifs de renom ont inauguré à la mi-journée ce “Boulevard du sport” en plein coeur de Paris.La triple championne olympique Marie-José Pérec a notamment souligné “l’importance de donner envie à la population de faire une activité physique”. Edgar Grospiron, président du comité d’organisation des JO d’hiver Alpes 20230, a lui qualifié cette Fête du sport de “trait d’union entre Paris 2024 et les Alpes 2030”.Plusieurs athlètes ont également insisté sur l’importance de donner des moyens au secteur, comme Marie Patouillet, championne olympique de para-cyclisme: pour répondre à la “nette augmentation des demandes de licences et de pratique pour les para-sports”. “Il faut des moyens, des infrastructures et du matériel, et on appelle le gouvernement à ne pas diminuer” le budget du sport, a-t-elle déclaré à la presse.Dans le plan de rigueur annoncé par l’ex-Premier ministre François Bayrou, les missions jeunesse et sport se voyaient rabotées de 17,6% pour l’année 2026, alors que le précédent budget avait déjà été bien rogné.Un appel au boycott de la Fête du sport a d’ailleurs été lancé par le président PS du département de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, pour protester contre “le choix incompréhensible” du gouvernement “de réduire le budget du sport” et notamment l’exclusion des enfants de 6 à 14 ans du “pass Sport”, réservé désormais aux ados.Plus tard dans la journée, “une course de légende” opposera dans le bassin Grenelle – l’un des trois sites de baignade dans la Seine ouverts cet été au grand public – les nageurs Alain Bernard, Charlotte Bonnet, Jordan Coelho, Maxime Grousset, Camille Lacourt, Laure Manaudou, Florent Manaudou, Malia Metella et Yohann N’Doye-Brouard.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Face au climat qui change, la moule bulgare veut croire en sa chance

Ensemencement décalé, filets plus profonds. En mer Noire, le Bulgare Nayden Stanev adapte son élevage de moules en espérant tirer son épingle du jeu car ici, le réchauffement est moins intense qu’en Méditerranée et l’eau donc plus clémente pour le petit mollusque à coque noire. “Cette année, on s’en tire bien”, dit à l’AFP le mytiliculteur de 56 ans à bord de son vieux bateau diesel, évoquant les 20% de coquillages qui n’ont pas survécu à la canicule marine, qui décime les élevages d’Europe. Car ce coquillage est menacé, au grand désespoir des principaux pays producteurs que sont l’Espagne et l’Italie, où la production baisse inexorablement ces dernières années. Bien sûr, avec son millier de tonnes produits par an contre plus de 54.500 rien que pour la France en 2023, la Bulgarie est encore loin de jouer dans la cour des grands. Mais elle est déjà le premier producteur en Europe de l’Est.- Pleine saison -Avec les eaux de la Grèce voisine qui tendent à se “tropicaliser”, de nouvelles opportunités s’offrent à Nayden Stanev qui compte bien en profiter et fait tout pour adapter sa ferme marine. Car la Méditerranée est l’une des mers qui change le plus vite. Avec une température moyenne en surface de 26,79°C, elle a connu cette année son mois de juillet le plus chaud jamais enregistré, selon Mercator Océan International, opérateur du service Copernicus Marine de l’Union européenne.Si ces hausses de température ne sont pas nouvelles, le changement climatique les rend de plus en plus fréquentes, de plus en plus longues, de plus en plus extrêmes. Avec ses 25,46°C degrés sur la même période, la mer Noire laisse plus de temps aux professionnels pour s’adapter et la baie du cap Kaliakra (nord-est), protégée des courants, demeure privilégiée. En compagnie de ses six employés, Nayden Stanev est sur le pont dès l’aube pour récolter et livrer sa production alors que la saison bat son plein en cette fin du mois d’août.- Gestes ancestraux -Le téléphone de cet ancien commando de marine sonne sans interruption tandis qu’il prend les commandes sur un petit carnet. Ce jour-là, ce ne sont pas moins de dix tonnes de moules qu’il devra livrer.Des centaines de restaurants et les marchands locaux sont très demandeurs, mais aussi la Roumanie voisine. Après une courte traversée, l’équipage atteint les 200 hectares de champs de moules. A la surface flottent des bouées sombres auxquelles sont suspendus de longs filets sur lesquels elles croissent.Sans échanger un mot, les hommes travaillent avec des gestes ancestraux: l’un fait émerger les précieuses coquilles, l’autre les nettoie, un troisième les trie. Les sacs de 800 kilos s’empilent, des cormorans guettent les restes avant que le bateau ne revienne à quai en début d’après-midi, attendu par plusieurs camions frigorifiques. Quelques habitants patientent aussi, munis de seaux pour le dîner en famille. Malgré la bonne récolte, les experts invitent à la prudence. Ici non plus “la mer n’a pas le temps de refroidir, quand le réchauffement est prolongé”, déplore Radoslava Bekova, de l’institut d’océanologie à l’académie bulgare des sciences. “Fragilisée, la moule est vulnérable aux maladies” et l’année dernière, les pertes avaient été très lourdes, rappelle-t-elle.La production de moules dans l’UE est en baisse depuis 2018 tandis que la production mondiale a continué de croître, selon les données de l’Observatoire européen des marchés des produits de la pêche et de l’aquaculture (EUMOFA). En 2023, le volume récolté dans l’UE était inférieur d’environ 21% à celui de 2018.”Le passage durable des eaux à 26°C et plus — seuil de mortalité massive des moules — pendant les pics de demande perturbe la chaîne d’approvisionnement”, constate John A. Theodorou, professeur associé au département des pêches et de l’aquaculture de l’Université de Patras, en Grèce. “Le changement climatique frappe déjà à la porte des producteurs européens”. Dans ce tableau noir, les conchyliculteurs bulgares ont des raisons d’espérer.L’écart de températures “ouvre des débouchés à la moule de la mer Noire, moins exposée aux pressions environnementales”, estime M. Theodorou.Quelque 356.500 tonnes de moules ont été récoltées dans l’UE en 2023, pour une valeur d’environ 463 millions d’euros, d’après les données d’EUMOFA. L’Espagne arrivait en tête avec 155.700 tonnes, suivie de l’Italie (57.279) et de la Grèce (18.000). La Bulgarie représentait, elle, près de 1.100 tonnes. 

Face au climat qui change, la moule bulgare veut croire en sa chance

Ensemencement décalé, filets plus profonds. En mer Noire, le Bulgare Nayden Stanev adapte son élevage de moules en espérant tirer son épingle du jeu car ici, le réchauffement est moins intense qu’en Méditerranée et l’eau donc plus clémente pour le petit mollusque à coque noire. “Cette année, on s’en tire bien”, dit à l’AFP le mytiliculteur de 56 ans à bord de son vieux bateau diesel, évoquant les 20% de coquillages qui n’ont pas survécu à la canicule marine, qui décime les élevages d’Europe. Car ce coquillage est menacé, au grand désespoir des principaux pays producteurs que sont l’Espagne et l’Italie, où la production baisse inexorablement ces dernières années. Bien sûr, avec son millier de tonnes produits par an contre plus de 54.500 rien que pour la France en 2023, la Bulgarie est encore loin de jouer dans la cour des grands. Mais elle est déjà le premier producteur en Europe de l’Est.- Pleine saison -Avec les eaux de la Grèce voisine qui tendent à se “tropicaliser”, de nouvelles opportunités s’offrent à Nayden Stanev qui compte bien en profiter et fait tout pour adapter sa ferme marine. Car la Méditerranée est l’une des mers qui change le plus vite. Avec une température moyenne en surface de 26,79°C, elle a connu cette année son mois de juillet le plus chaud jamais enregistré, selon Mercator Océan International, opérateur du service Copernicus Marine de l’Union européenne.Si ces hausses de température ne sont pas nouvelles, le changement climatique les rend de plus en plus fréquentes, de plus en plus longues, de plus en plus extrêmes. Avec ses 25,46°C degrés sur la même période, la mer Noire laisse plus de temps aux professionnels pour s’adapter et la baie du cap Kaliakra (nord-est), protégée des courants, demeure privilégiée. En compagnie de ses six employés, Nayden Stanev est sur le pont dès l’aube pour récolter et livrer sa production alors que la saison bat son plein en cette fin du mois d’août.- Gestes ancestraux -Le téléphone de cet ancien commando de marine sonne sans interruption tandis qu’il prend les commandes sur un petit carnet. Ce jour-là, ce ne sont pas moins de dix tonnes de moules qu’il devra livrer.Des centaines de restaurants et les marchands locaux sont très demandeurs, mais aussi la Roumanie voisine. Après une courte traversée, l’équipage atteint les 200 hectares de champs de moules. A la surface flottent des bouées sombres auxquelles sont suspendus de longs filets sur lesquels elles croissent.Sans échanger un mot, les hommes travaillent avec des gestes ancestraux: l’un fait émerger les précieuses coquilles, l’autre les nettoie, un troisième les trie. Les sacs de 800 kilos s’empilent, des cormorans guettent les restes avant que le bateau ne revienne à quai en début d’après-midi, attendu par plusieurs camions frigorifiques. Quelques habitants patientent aussi, munis de seaux pour le dîner en famille. Malgré la bonne récolte, les experts invitent à la prudence. Ici non plus “la mer n’a pas le temps de refroidir, quand le réchauffement est prolongé”, déplore Radoslava Bekova, de l’institut d’océanologie à l’académie bulgare des sciences. “Fragilisée, la moule est vulnérable aux maladies” et l’année dernière, les pertes avaient été très lourdes, rappelle-t-elle.La production de moules dans l’UE est en baisse depuis 2018 tandis que la production mondiale a continué de croître, selon les données de l’Observatoire européen des marchés des produits de la pêche et de l’aquaculture (EUMOFA). En 2023, le volume récolté dans l’UE était inférieur d’environ 21% à celui de 2018.”Le passage durable des eaux à 26°C et plus — seuil de mortalité massive des moules — pendant les pics de demande perturbe la chaîne d’approvisionnement”, constate John A. Theodorou, professeur associé au département des pêches et de l’aquaculture de l’Université de Patras, en Grèce. “Le changement climatique frappe déjà à la porte des producteurs européens”. Dans ce tableau noir, les conchyliculteurs bulgares ont des raisons d’espérer.L’écart de températures “ouvre des débouchés à la moule de la mer Noire, moins exposée aux pressions environnementales”, estime M. Theodorou.Quelque 356.500 tonnes de moules ont été récoltées dans l’UE en 2023, pour une valeur d’environ 463 millions d’euros, d’après les données d’EUMOFA. L’Espagne arrivait en tête avec 155.700 tonnes, suivie de l’Italie (57.279) et de la Grèce (18.000). La Bulgarie représentait, elle, près de 1.100 tonnes. 

A pied ou entassés dans des camionnettes, des milliers de Palestiniens fuient Gaza-ville

Sur une route poussiéreuse au milieu de décombres, un flot ininterrompu de familles fuyant la ville de Gaza avance vers le sud: certaines entassées dans des camionnettes ou des charrettes, d’autres à pied, les bras chargés de sacs ou d’enfants en bas âge. A l’heure où les forces israéliennes poursuivent leur offensive dans la plus grande ville du territoire palestinien, elles multiplient les ordres d’évacuation, affirmant vouloir prendre le contrôle de Gaza-ville, qu’elles présentent comme l’un des derniers bastions du mouvement islamiste palestinien Hamas.Les autorités israéliennes ont indiqué s’attendre à ce qu’un “million” de personnes fuient Gaza-ville dans le nord en direction du sud du territoire, où les quelque deux millions d’habitants ont été déplacés plusieurs fois par la guerre déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.Mais de nombreux habitants disent redouter de n’y trouver aucun refuge, Israël ayant frappé à plusieurs reprises des zones où il demandait aux civils de se rendre.Dans la longue file de personnes fuyant Gaza, on peut distinguer un homme en fauteuil roulant tenant un enfant et un autre marchant difficilement avec des béquilles.  Le long de la route côtière près de Nousseirat, dans le centre du territoire assiégé et dévasté par près de deux ans de guerre, des familles épuisées marchent péniblement, portant leurs affaires sur la tête ou sur les épaules, d’autres entassées au milieu de matelas dans des camionnettes.  Mohammed Ghazal, 32 ans, qui a fui le quartier de Choujaiya à Gaza, affirme que les frappes étaient incessantes dans son secteur.”Nous vivons dans un état de panique et de peur extrême. Les bombardements n’ont pas cessé depuis l’aube, les explosions sont intenses et les tirs continus”, raconte-t-il à l’AFP.L’armée israélienne a affirmé samedi que plus de 250.000 habitants avaient quitté la ville de Gaza depuis l’intensification des bombardements et raids israéliens.- Zone “dangereuse” -Mahmoud Bassal, le porte-parole de la Défense civile à Gaza, a de son côté affirmé qu’environ 68.000 personnes avaient réussi à partir.Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les informations des différentes parties.A Tel al-Hawa, au sud-ouest de la ville de Gaza, “les bombardements n’ont pas cessé depuis l’aube”, affirme Oum Alaa Chaaban, 45 ans, une habitante du quartier. “Nous n’avons pas dormi de la nuit (…) les bruits des bombardements et des explosions n’ont pas cessé jusqu’à présent”, dit-elle à l’AFP.Selon Mme Chaaban, l’armée de l’air israélienne “a bombardé de nombreuses maisons (…) Nous avions très peur, mes enfants hurlaient de terreur.”Les forces israéliennes ont détruit plusieurs tours d’habitation à Gaza-ville ces derniers jours, l’armée affirmant son intention d'”intensifier le rythme (de ses) frappes ciblées (…) afin de nuire aux infrastructures terroristes du Hamas (…) et réduire la menace pour (ses) troupes”.Dimanche, elle a déclaré avoir frappé une autre tour où le Hamas avait installé, selon elle, “des postes d’observation pour surveiller l’emplacement des (…) troupes dans la zone”.La Défense civile a indiqué qu’au moins 20 personnes avaient été tuées dans l’ensemble de la bande de Gaza depuis l’aube dimanche.Le porte-parole de l’armée en langue arabe, Avichay Adraee, a lancé un “avertissement urgent” aux habitants de la zone portuaire de Gaza et du quartier de Rimal, leur demandant d’évacuer immédiatement vers le sud.L’AFP a également vu des tracts israéliens avertissant de nouveau les habitants de Gaza-ville qu’ils se trouvaient dans une “zone de combat dangereuse”.ha-glp-jd-dms/ila

A pied ou entassés dans des camionnettes, des milliers de Palestiniens fuient Gaza-ville

Sur une route poussiéreuse au milieu de décombres, un flot ininterrompu de familles fuyant la ville de Gaza avance vers le sud: certaines entassées dans des camionnettes ou des charrettes, d’autres à pied, les bras chargés de sacs ou d’enfants en bas âge. A l’heure où les forces israéliennes poursuivent leur offensive dans la plus grande ville du territoire palestinien, elles multiplient les ordres d’évacuation, affirmant vouloir prendre le contrôle de Gaza-ville, qu’elles présentent comme l’un des derniers bastions du mouvement islamiste palestinien Hamas.Les autorités israéliennes ont indiqué s’attendre à ce qu’un “million” de personnes fuient Gaza-ville dans le nord en direction du sud du territoire, où les quelque deux millions d’habitants ont été déplacés plusieurs fois par la guerre déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.Mais de nombreux habitants disent redouter de n’y trouver aucun refuge, Israël ayant frappé à plusieurs reprises des zones où il demandait aux civils de se rendre.Dans la longue file de personnes fuyant Gaza, on peut distinguer un homme en fauteuil roulant tenant un enfant et un autre marchant difficilement avec des béquilles.  Le long de la route côtière près de Nousseirat, dans le centre du territoire assiégé et dévasté par près de deux ans de guerre, des familles épuisées marchent péniblement, portant leurs affaires sur la tête ou sur les épaules, d’autres entassées au milieu de matelas dans des camionnettes.  Mohammed Ghazal, 32 ans, qui a fui le quartier de Choujaiya à Gaza, affirme que les frappes étaient incessantes dans son secteur.”Nous vivons dans un état de panique et de peur extrême. Les bombardements n’ont pas cessé depuis l’aube, les explosions sont intenses et les tirs continus”, raconte-t-il à l’AFP.L’armée israélienne a affirmé samedi que plus de 250.000 habitants avaient quitté la ville de Gaza depuis l’intensification des bombardements et raids israéliens.- Zone “dangereuse” -Mahmoud Bassal, le porte-parole de la Défense civile à Gaza, a de son côté affirmé qu’environ 68.000 personnes avaient réussi à partir.Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les informations des différentes parties.A Tel al-Hawa, au sud-ouest de la ville de Gaza, “les bombardements n’ont pas cessé depuis l’aube”, affirme Oum Alaa Chaaban, 45 ans, une habitante du quartier. “Nous n’avons pas dormi de la nuit (…) les bruits des bombardements et des explosions n’ont pas cessé jusqu’à présent”, dit-elle à l’AFP.Selon Mme Chaaban, l’armée de l’air israélienne “a bombardé de nombreuses maisons (…) Nous avions très peur, mes enfants hurlaient de terreur.”Les forces israéliennes ont détruit plusieurs tours d’habitation à Gaza-ville ces derniers jours, l’armée affirmant son intention d'”intensifier le rythme (de ses) frappes ciblées (…) afin de nuire aux infrastructures terroristes du Hamas (…) et réduire la menace pour (ses) troupes”.Dimanche, elle a déclaré avoir frappé une autre tour où le Hamas avait installé, selon elle, “des postes d’observation pour surveiller l’emplacement des (…) troupes dans la zone”.La Défense civile a indiqué qu’au moins 20 personnes avaient été tuées dans l’ensemble de la bande de Gaza depuis l’aube dimanche.Le porte-parole de l’armée en langue arabe, Avichay Adraee, a lancé un “avertissement urgent” aux habitants de la zone portuaire de Gaza et du quartier de Rimal, leur demandant d’évacuer immédiatement vers le sud.L’AFP a également vu des tracts israéliens avertissant de nouveau les habitants de Gaza-ville qu’ils se trouvaient dans une “zone de combat dangereuse”.ha-glp-jd-dms/ila

Népal : la nouvelle Première ministre promet de suivre les revendications des manifestants

La nouvelle Première ministre du Népal, Sushila Karki, s’est engagée dimanche à répondre aux revendications des jeunes protestataires qui réclament “la fin de la corruption”, après les émeutes du début de la semaine qui ont poussé son prédécesseur à la démission.”Nous devons travailler en accord avec la pensée de génération Z” qui à l’origine de la contestation, a déclaré Mme Karki, l’ancienne présidente de la Cour suprême âgée de 73 ans. “Ce qu’ils réclament, c’est la fin de la corruption, une bonne gouvernance et l’égalité économique”, a exposé la cheffe du gouvernement provisoire, déterminée “à atteindre cet objectif”.La capitale, Katmandou, a été le théâtre lundi et mardi de violentes manifestations antigouvernementales qui ont fait au moins 72 morts et 191 blessés, selon un nouveau bilan communiqué dimanche par le secrétaire en chef du gouvernement, Eaknarayan Arya, révisant à la hausse un précédent bilan de 51 personnes tuées.Mme Karki, chargée de rétablir l’ordre et de répondre aux revendications des manifestants qui demandent la fin de la corruption et du népotisme a observé une minute de silence dimanche à la mémoire des victimes. La crise – la plus meurtrière survenue au Népal depuis l’abolition de la monarchie en 2008 – a débuté lundi, lorsque la police a ouvert le feu sur les jeunes manifestants qui dénonçaient le blocage des réseaux.Elle s’est engagée à ne pas rester à la tête du pays “plus de six mois”. Des élections législatives sont prévues le 5 mars 2026, après la dissolution du Parlement.- Unité du pays -Conscients de l’ampleur de la tâche qui attend le gouvernement, les Népalais, rencontrés par l’AFP, ont dit espérer que ce gouvernement espérer des changements. “Les problèmes à traiter sont complexes”, reconnait Satya Narayan, un épicier de 69 ans, dans le village de Pharping, situé à environ une heure de la capitale. “Il doit également veiller à préserver l’unité du pays en fédérant la population”. L’agenda de la première femme chargée de diriger le Népal s’annonce chargé.La génération Z, durement frappée par le chômage et contrainte à l’exil pour trouver un emploi, avait fait exploser sa colère lundi dans les rues du pays contre un gouvernement jugé corrompu et incapable de répondre à ses besoins.Dimanche, Mme Karki a entamé une série de réunions dans le complexe gouvernemental de Singha Durbar de la capitale, Katmandou, dont plusieurs bâtiments avaient été incendiés lors des manifestations mardi.Son nom a émergé en début de semaine sur les réseaux sociaux, semblant faire l’objet d’un certain consensus parmi les jeunes contestataires pour diriger le gouvernement provisoire.- “Réussir les élections” de mars -Connue pour son indépendance et son franc parler, sa nomination a fait l’objet d’intenses négociations entre le chef de l’armée, Ashok Raj Sigdel, et le président, Ram Chandra Paudel.”La situation dans laquelle je me trouve, je ne l’ai pas souhaitée. Mon nom a émergé dans les rues,” a-t-elle affirmé. “Quelque soit la situation, nous ne resterons pas ici plus de six mois, nous assumerons nos responsabilités et promettrons de transmettre (le pourvoir) au prochain Parlement et aux ministres,” a-t-elle ajouté dans son allocution. Le président Paudel a affirmé samedi soir qu'”une solution pacifique avait été trouvée à l’issue d’un processus difficile”. Il qualifié la situation de “très difficile, compliquée et grave” dans ce pays himalayen de 30 millions d’habitants. “Je lance un appel sincère à chacun pour tirer le meilleur parti de cette opportunité (…) pour réussir les élections du 5 mars,” a-t-il déclaré. Les soldats étaient moins présents dimanche dans les rues de la capitale, où ils avaient été déployés en grand nombre après les manifestations. Environ 12.500 détenus, qui ont profité des troubles pour s’évader de leurs prisons, étaient toujours dans la nature dimanche. Des dirigeants asiatiques ont félicité Mme Karki, notamment ceux des deux grands voisins du Népal, l’Inde et la Chine. 

Palestinians flee Gaza City under Israeli bombardment

Palestinian families streamed out of Gaza City on Sunday, some crammed into pick-up trucks, others on foot, as Israeli forces pressed their assault on the territory’s main urban centre.Parents carried their children while the elderly hobbled along, an AFP journalist reported.A man in a wheelchair and another on crutches were among the long line of people heading south under Israeli military orders.The military has issued multiple evacuation warnings for Gaza City, but many residents have told AFP they have nowhere else to go, noting that Israel has repeatedly struck the area in the south where it has urged people to move.The scenes of mass flight from Gaza City came as US Secretary of State Marco Rubio arrived in Israel in a show of support, despite an Israeli strike in Qatar this week.The Israeli military’s Arabic-language spokesman, Avichay Adraee, issued on Sunday a warning to those in Gaza’s port area and Al-Rimal neighbourhood to evacuate immediately to a “humanitarian zone” in the south, where Gazans say there is no more space to pitch tents.He had on Saturday said more than 250,000 Gaza City residents had already fled, while Gaza’s civil defence agency said the figure was closer to 68,000.Media restrictions in Gaza and difficulties in accessing many areas mean AFP is unable to independently verify the details provided by the civil defence agency or the Israeli military.Panic and extreme fear’ -Prior to the latest assault, the United Nations had estimated that around a million people lived in and around the city, where it officially declared famine last month.AFP footage showed exhausted families moving along the coastal road near Nuseirat south of Gaza City, with their belongings stacked high in vehicles.In the city itself, “the bombardment hasn’t stopped since dawn,” said Umm Alaa Shaaban, 45, a resident of Tal al-Hawa district in Gaza City’s southwest.”We haven’t slept all night… The sounds of shelling and explosions have not stopped until now,” she told AFP.According to Shaaban, the Israeli air force “bombed many houses… we were terribly afraid — my children screamed in terror.”We don’t know where to go. The bombardment is everywhere.”Mohammed Ghazal, 32, who fled from Gaza City’s Shujaiya neighbourhood, also said the strikes were relentless.”We are living in a state of panic and extreme fear. The shelling hasn’t stopped since dawn, the explosions are intense and the shooting continuous,” he told AFP.”Israeli forces are using terrifying methods and escalating the bombardment to frighten us and force us to flee south.”In recent days, the Israeli military has targeted several high-rise buildings in Gaza City, saying they were being used by Hamas militants.On Sunday, it said it had struck another high-rise where Hamas had set up “observation posts to monitor the location of… troops in the area”.AFP also saw an Israeli leaflet dropped on residents, telling them they were in a “dangerous combat zone” — a message the military has repeated for weeks.Across the the Gaza Strip, Israeli strikes killed 23 people since dawn Sunday, according to the Gaza civil defence agency.

Léon XIV fête ses 70 ans, des fidèles lui souhaitent un joyeux anniversaire au Vatican

Le pape Léon XIV, qui a fêté dimanche ses 70 ans, a remercié à l’issue de la prière de l’Angélus les fidèles venus par milliers sur la place Saint-Pierre au Vatican avec des pancartes lui souhaitant un joyeux anniversaire.”Très chers, il semble que vous savez que j’ai 70 ans aujourd’hui”, a-t-il lancé souriant aux fidèles.”Je rends grâce au Seigneur, à mes parents et je remercie tous ceux qui ont eu une pensée pour moi dans la prière”, a sobrement conclu le souverain pontife, applaudissant la foule.Aucun événement n’est officiellement prévu par le Vatican pour fêter l’anniversaire du pape qui présidera dans l’après-midi une messe pour les martyrs du XXIe siècle.De nombreux messages de voeux sont cependant arrivés à Léon XIV de la part de personnalités politiques italiennes, notamment les présidents de la République, du Sénat et de la Chambre des députés.

Léon XIV fête ses 70 ans, des fidèles lui souhaitent un joyeux anniversaire au Vatican

Le pape Léon XIV, qui a fêté dimanche ses 70 ans, a remercié à l’issue de la prière de l’Angélus les fidèles venus par milliers sur la place Saint-Pierre au Vatican avec des pancartes lui souhaitant un joyeux anniversaire.”Très chers, il semble que vous savez que j’ai 70 ans aujourd’hui”, a-t-il lancé souriant aux fidèles.”Je rends grâce au Seigneur, à mes parents et je remercie tous ceux qui ont eu une pensée pour moi dans la prière”, a sobrement conclu le souverain pontife, applaudissant la foule.Aucun événement n’est officiellement prévu par le Vatican pour fêter l’anniversaire du pape qui présidera dans l’après-midi une messe pour les martyrs du XXIe siècle.De nombreux messages de voeux sont cependant arrivés à Léon XIV de la part de personnalités politiques italiennes, notamment les présidents de la République, du Sénat et de la Chambre des députés.