Six mois de prison avec sursis pour avoir écrasé un oeuf sur Bardella

Le tribunal correctionnel de Montauban a condamné vendredi le septuagénaire qui a écrasé un œuf sur la tête de Jordan Bardella lors d’une dédicace fin novembre à une peine de six mois d’emprisonnement avec sursis, assortie d’une amende.Les juges ont condamné le prévenu, un agriculteur à la retraite de 74 ans, à un total de 1.000 euros d’amende, ainsi qu’à dédommager M. Bardella pour atteinte à son image à hauteur de 500 euros, et à prendre une part de ses frais de justice pour 600 euros.Le procureur de la République de Montauban, Bruno Sauvage, avait requis une peine de huit mois de prison dont quatre ferme à l’encontre de cet homme qui avait déjà été condamné pour des faits similaires en juillet 2022, ayant jeté un œuf sur la tête d’Éric Zemmour alors que celui-ci, candidat du parti Reconquête à la présidentielle, était en campagne à Moissac (Tarn-et-Garonne).Le représentant du ministère public a estimé qu’il ne s’agissait pas d’une “bêtise” comme le prévenu avait qualifié son geste lors de la procédure, un “terme totalement inapproprié” alors qu’il s’agit d’une “infraction pénale”, un “acte violent” et non un “acte citoyen” ou un “acte symbolique”.A la barre, le retraité, jeans, baskets et blouson de laine bleu marine, a déclaré: “je regrette mon geste et m’en excuse auprès de Monsieur Bardella, c’est son parti que je visais, c’était violent je le reconnais”, a-t-il déclaré.Interrogé par la présidente du tribunal, le prévenu a cependant reconnu qu’il s’agissait d’un geste politique “pour alerter les citoyens qu’on s’endort et qu’une fois qu’ils (les représentants du Rassemblement national) seront au pouvoir, il sera trop tard”.”Malheureusement, il n’y a que ça (à faire)”, a dit le prévenu, affirmant avoir voulu faire preuve du “minimum de violence pour avertir sur un maximum de violence pour tous les Français”.Lors d’une séance de dédicace de M. Bardella à Moissac le 29 novembre dernier, le prévenu avait pris place dans la file d’attente avant d’écraser un œuf sur la tête du président du RN au moment de lui présenter son exemplaire du livre.Il était poursuivi pour “violence sur personne dépositaire de l’autorité publique sans incapacité”.L’avocat de Jordan Bardella, Charles de Luynes, regrette que le tribunal ait prononcé une condamnation avec sursis. “C’est encore une peine d’avertissement, ce n’est pas ce que souhaitait le procureur (…) La justice n’a, je pense, pas renvoyé un message de fermeté, il y a le sursis simple, il n’y a aucune obligation comme le voulait le procureur, de soins et d’un stage de citoyenneté”, a-t-il estimé.Pour Rachel Lheureux, avocate du prévenu, les réquisitions du procureur étaient “disproportionnées” et “les magistrats du siège nous ont fait entendre la voix de la raison (…) Une sanction devait intervenir car aucune violence (…) n’est acceptable”.

Families wait in anguish for prisoners’ release in Venezuela

Dilsia Caro slept on the ground Thursday night outside the Venezuelan prison where her husband has been held since 2023 for posting a WhatsApp status update critical of the government.She rushed to the Rodeo 1 penitentiary after hearing the government on Thursday announce the release of a “large number” of political prisoners following the US ouster of authoritarian leader Nicolas Maduro.”When I heard the news, I broke down,” Caro, 50, told AFP.But the hours passed, night turned to day, and there was still no news of her husband Noel Flores.”I see this as mockery,” said Caro, who took five buses up from her home in the north-central city of Maracay to Rodeo 1, in Guatire, east of Caracas.The human rights group Foro Penal said it had confirmed the release of only eight prisoners.Former presidential candidate Enrique Marquez and opposition leader Biagio Pilieri were among those confirmed freed.Spain meanwhile confirmed the release of Venezuelan-Spanish lawyer activist Rocio San Miguel and four other Spaniards, who were immediately flown out of Venezuela to Madrid.Another rights group reported that 11 prisoners were released.On Friday, about 30 family members were gathered outside the prison.Small groups also waited outside other prisons, including the notorious El Helicoide facility in Caracas, used by Venezuela’s feared intelligence service to jail — and in some cases reportedly torture — political and other prisoners.The releases are the first since former deputy president Delcy Rodriguez was sworn in as interim leader on Monday, two days after the US overthrow of Maduro.The White House said they were proof of President Donald Trump’s “leverage” over the South American country, which he claims Washington now effectively runs.Outside Rodeo 1, some family members sang the national anthem, an ode to freedom, to keep up their spirits.- ‘I have hope’ -Shakira Ibarreto, daughter of a police officer arrested in 2024, said that she had spoken with her father by phone and broken the news to him and other prisoners of the capture of Maduro, who was transferred to New York to face trial.”He didn’t know anything,” she said.”There were several prisoners nearby, they all started shouting with excitement, applauding and the guards weren’t doing anything,” she told AFP.Outside El Helicoide, a futuristic-looking spiral structure that has long been a symbol of state repression, official vehicles came and went all morning.As at Rodeo 1, some family members waited through the night to see prisoners emerge from the gates, without being sure their loved ones were inside.A tearful Mireya Martinez said she had been without news of her son, Victor Jose Borges, for 43 days, after “hooded officials dressed in black” nabbed him at his workplace in Caracas.Marili del Carmen Rodriguez was waiting for news about her 29-year-old son, Carlos, who was detained in September.”I don’t know if he’s here, but I have hope,” she said.

Sébastien Delogu, candidat LFI à Marseille, jugé en juin pour diffusion de documents privés volés

À deux mois d’un premier tour indécis à Marseille, la campagne pour les municipales du candidat Insoumis Sébastien Delogu est bousculée par l’annonce de son procès en juin pour diffusion de documents privés volés d’un entrepreneur en marge d’un conflit social.Il ne sera cependant jugé qu’après les élections: le 9 juin devant le tribunal correctionnel de Marseille pour “recel de biens provenant d’un vol”, “divulgation d’informations personnelles permettant d’identifier ou localiser une personne et exposant un risque direct d’atteinte à la personne” et “d’atteinte au secret des correspondances”, a-t-on appris auprès du parquet de Marseille, confirmant une information du Parisien.Contacté par l’AFP, M. Delogu, auditionné en mai 2025 par des enquêteurs pendant près de trois heures sur ce sujet et dont les locaux avaient été perquisitionnés, n’a pas pu être joint dans l’immédiat.L’affaire remonte à septembre 2024 lorsque le turbulent député des quartiers Nord avait apporté son soutien à des salariés grévistes d’une société privée de nettoyage du métro et de la gare Saint-Charles de Marseille. Le 19 septembre 2024, plusieurs salariés dont des syndicalistes CGT, qui se plaignaient notamment de ne pas percevoir l’intégralité de leurs salaires, avaient pénétré dans le bureau d’Isidore Aragones, éphémère président du conseil d’administration de Laser Propreté du 12 septembre à début octobre 2024.- Mail à l’armée israélienne -Une pochette contenant des documents privés de cet avocat à la retraite et ex-président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) de Marseille avait alors été dérobée. Cinq jours plus tard, le 24 septembre 2024, Sébastien Delogu diffusait sur son compte Instagram, fort aujourd’hui de 445.000 abonnés, “une grande partie des documents dérobés à Isidore Aragones, évoquant ses liens avec l’État d’Israël, ainsi que ses projets financiers personnels, et en précisant que des gens bienveillants les leur avaient transmis”, avait détaillé en mai le parquet.Il lui est reproché d’avoir “sciemment recelé” des documents privés dont “un mail envoyé par Isidore Aragones à un haut responsable de l’armée israélienne concernant l’organisation de la venue d’une délégation française en Israël” et d’autres concernant un voyage au Brésil ou une vente aux enchères de biens immobiliers, a précisé une source proche du dossier à l’AFP.”Dans le contexte (du conflit au Proche-Orient, NDLR), c’est ma vie qu’il a exposée, et il m’a exposé à un danger réel, à un grave danger”, avait alors témoigné M. Aragones auprès de l’AFP. Réinterrogé vendredi, il n’a pas souhaité réagir à ce stade de la procédure.L’avocat de M. Delogu, Me Yones Taguelmint, dit se poser “la question du timing de l’annonce publique de cette information (…) Ça sort aujourd’hui, alors qu’il y a une rentrée politique et qu’on reprend une campagne électorale et municipale en ce début d’année”, souligne-t-il, affirmant “être au courant de cette convocation” depuis “quelques semaines”. Sur le fond, il assure que son client “n’avait pas connaissance de l’origine frauduleuse de ces documents”. Sébastien Delogu, 38 ans, qui avait gagné en popularité en brandissant en 2024 un drapeau palestinien à l’Assemblée nationale, ce qui lui avait aussi coûté 15 jours d’exclusion du Parlement, avait été condamné en février 2025 à 5.000 euros d’amende pour violences envers deux cadres de l’Éducation nationale lors d’un blocus lycéen en 2023 en marge du mouvement contre la réforme des retraites. Des faits qu’il conteste sans avoir fait appel. Il avait annoncé mi-décembre se lancer avec la seule étiquette LFI à l’assaut de la deuxième ville de France, avec pour ambition de succéder au maire sortant et probable candidat à sa propre succession, le divers gauche Benoît Payan, qui a réuni derrière lui les autres partis de gauche.Dans les derniers sondages, le trio de tête composé de M. Payan, de la candidate de la droite et du centre Martine Vassal et de l’extrême droite, le RN Franck Allisio sort au coude-à-coude, M. Delogu arrivant en 4e position. dac-alc-tgg-ll/san/abl

Trump says he scrapped new Venezuela attack after prisoner release

US President Donald Trump said Friday he called off a second wave of attacks on Venezuela after securing cooperation with the new leadership, which began releasing prisoners nearly a week after Washington forcibly removed the leftist president.The United States was quickly forging ahead on Venezuela with Trump meeting oil executives, whom he says he wants to enrich, and US diplomats visiting Caracas to look at reopening the embassy shuttered for years.Trump suggested he may use force again to get his way in Venezuela, which has the world’s largest proven oil reserves.”Venezuela is releasing large numbers of political prisoners as a sign of ‘Seeking Peace,'” Trump wrote on his Truth Social platform.”Because of this cooperation, I have cancelled the previously expected second Wave of Attacks,” he said.The United States on Friday also announced that it had seized another tanker near Venezuela as it enforces an oil blockade as Washington ensures it holds undisputed power over the country’s key export.Trump said that oil companies promised to invest $100 billion in Venezuela, whose oil infrastructure is creaky after years of mismanagement and sanctions.- Prisoners’ release -Venezuela began releasing prisoners on Thursday in the first such gesture since US forces removed and detained president Nicolas Maduro in a deadly January 3 raid, with his deputy Delcy Rodriguez taking over.Former Venezuelan opposition candidate Enrique Marquez — who opposed Maduro in the contested 2024 presidential election — was among those released Thursday.Interim leader Rodriguez’s brother, parliament speaker Jorge Rodriguez, said “a large number of Venezuelan and foreign nationals” were being immediately freed for the sake of “peaceful coexistence.”Venezuelan rights NGO Foro Penal earlier estimated that more than 800 political prisoners were in the country’s jails.The White House quickly took credit for winning the prisoners’ freedom.Trump had earlier played down democracy as a motivating factor for the attack, despite years of the United States saying that Maduro was illegitimate elections were filled with fraud.But Trump said he would meet next week with Venezuelan opposition leader Maria Corina Machado, whom he earlier brushed aside as a “very nice woman” who lacked the “respect” to lead Venezuela.”I understand she’s coming in next week sometime, and I look forward to saying hello to her,” Trump told Fox News host Sean Hannity in an interview.Trump had earlier voiced jealousy that Machado won the latest Nobel Peace Prize and he has indicated she might give him her award when they meet.- US diplomats visit -Senior US diplomats visited Caracas on Friday to look at reopening the embassy which was shuttered in March 2019, shortly after the United States and many of its allies declared Maduro to be illegitimate.John McNamara, the top US diplomat in neighboring Colombia, and other personnel “traveled to Caracas to conduct an initial assessment for a potential phased resumption of operations,” a US official said on customary condition of anonymity.Maduro was seized in a special forces raid accompanied by airstrikes, operations that left 100 people dead, according to Caracas.US forces took Maduro and his wife Cilia Flores to New York to face trial on drugs charges.Trump said the United States would “run” the Caribbean country for a transitional period and tap into its oil reserves for years.Delcy Rodriguez insisted Thursday her country was “not subordinate or subjugated.””Nobody surrendered. There was fighting for the homeland” when the US forces attacked, she said during a ceremony for the Venezuelans killed.Trump announced a plan earlier this week for the United States to sell between 30 million and 50 million barrels of Venezuelan crude, with Caracas then using the money to buy US-made products.On the streets of Caracas, opinions were mixed.”I feel we’ll have more opportunities if the oil is in the hands of the United States than in the hands of the government,” said Jose Antonio Blanco, 26.burs-sct/bgs

Tempête Goretti: 320.000 foyers sans électricité, l’EPR de Flamanville arrêté

Quelque 320.000 foyers restaient privés d’électricité vendredi en France après le passage de la tempête Goretti qui a fait deux blessés graves dans le nord du pays et provoqué l’arrêt du réacteur nucléaire EPR de Flamanville dans la Manche.Un homme de 26 ans a été hospitalisé après avoir chuté de son toit en tentant de réinstaller une tuile, a annoncé la préfecture du Nord. Un autre homme, âgé de 43 ans, s’est blessé dans des circonstances similaires dans l’Aisne.Dans la Manche, placée une partie de la nuit en vigilance rouge vents violents, niveau d’alerte le plus élevé, EDF a mis l’EPR de Flamanville à l’arrêt en raison de la tempête.Météo-France a confirmé le retour au calme, après des vents violents dépassant parfois 200 km/h sur le littoral normand, en rétrogradant en vigilance jaune la quasi-totalité du pays, y compris la Manche. Seules les Landes et les Pyrénées-Atlantiques restent vendredi en vigilance orange.”Les vents faiblissent” mais “les averses qui se mettent en place à l’arrière de la perturbation sont associées à de fortes rafales”, avertit toutefois le service météorologique.La tempête Goretti a fortement affecté la circulation des trains, avec 400 incidents dans les régions touchées: arbres, branches, serres ou bâches soufflés par le vent et posés en travers des voies, a expliqué SNCF Réseau.En Normandie, la reprise du trafic ferroviaire, totalement interrompu depuis jeudi soir, pourrait prendre “plus de temps que prévu” et la plupart des lignes ne seront pas rétablies avant samedi, prévient la SNCF.En Ile-de-France, la chute d’un arbre sur les caténaires entre Corbeil et Melun a provoqué de gros dégâts et cette branche du RER D sera fermée tout le week-end. La circulation du RER A est également perturbée.Du Finistère à la Seine-Maritime, les pompiers sont intervenus pour des centaines de chutes d’arbres et de câbles électriques ou encore des toitures éventrées.Dans le seul département de la Manche, le plus touché, le préfet Marc Chappuis a recensé 400 interventions, jugeant l’intensité de l’événement “exceptionnelle”. Il a fait état de huit blessés dont deux hospitalisés.Une rafale de vent a atteint jeudi soir 213 km/h à Barfleur.”Le système d’alerte a bien fonctionné et permis à tous les habitants de se mettre à l’abri et d’éviter que des objets se transforment en projectiles. Ca explique que le bilan humain reste modéré”, a-t-il déclaré.- “Tous les objets vibraient” -“Nous sommes restés au rez-de-chaussée car, à l’étage, c’était très impressionnant: tous les objets vibraient dans la maison et on voyait la cime des arbres se balancer partout. Je n’ai jamais vu des dégâts comme ça”, témoigne Virginie Pasco, 44 ans, une habitante de La Hague, à l’extrémité de la péninsule du Cotentin.Quelque 320.000 clients restaient privés de courant vendredi à 12h00 dans l’ensemble de la France, selon un nouveau bilan du gestionnaire de réseau Enedis, qui a pu réalimenter 60.000 foyers dans la matinée.L’essentiel des foyers concernés se situe en Normandie.L’impact de Goretti sur le réseau est nettement inférieur à celui de la tempête Ciaran, qui avait privé d’électricité 1,2 million de foyers en novembre 2023.Les écoles, collèges et lycées sont fermés vendredi dans ce département ainsi qu’en Seine-Maritime.A Cherbourg, “vingt personnes ont été relogées en urgence dans un gymnase mais il n’y a pas eu de victimes, seulement des dégâts matériels”, a déclaré à l’AFP le maire Benoît Arrivé.En Seine-Maritime, un arbre de 45 mètres s’est abattu sur un ensemble de cinq logements à Roncherolles-sur-le-Vivier, près de Rouen, nécessitant le relogement des occupants.Le port de Dieppe a été fermé en raison de la montée du niveau de l’eau sous l’effet de la tempête, qui a également provoqué des “inondations importantes” à Étretat et à Fécamp.Des rafales frôlant les 160 km/h ont aussi balayé le sud-ouest de l’Angleterre et le Pays de Galles, laissant des dizaines de milliers de foyers sans électricité.

Tempête Goretti: 320.000 foyers sans électricité, l’EPR de Flamanville arrêté

Quelque 320.000 foyers restaient privés d’électricité vendredi en France après le passage de la tempête Goretti qui a fait deux blessés graves dans le nord du pays et provoqué l’arrêt du réacteur nucléaire EPR de Flamanville dans la Manche.Un homme de 26 ans a été hospitalisé après avoir chuté de son toit en tentant de réinstaller une tuile, a annoncé la préfecture du Nord. Un autre homme, âgé de 43 ans, s’est blessé dans des circonstances similaires dans l’Aisne.Dans la Manche, placée une partie de la nuit en vigilance rouge vents violents, niveau d’alerte le plus élevé, EDF a mis l’EPR de Flamanville à l’arrêt en raison de la tempête.Météo-France a confirmé le retour au calme, après des vents violents dépassant parfois 200 km/h sur le littoral normand, en rétrogradant en vigilance jaune la quasi-totalité du pays, y compris la Manche. Seules les Landes et les Pyrénées-Atlantiques restent vendredi en vigilance orange.”Les vents faiblissent” mais “les averses qui se mettent en place à l’arrière de la perturbation sont associées à de fortes rafales”, avertit toutefois le service météorologique.La tempête Goretti a fortement affecté la circulation des trains, avec 400 incidents dans les régions touchées: arbres, branches, serres ou bâches soufflés par le vent et posés en travers des voies, a expliqué SNCF Réseau.En Normandie, la reprise du trafic ferroviaire, totalement interrompu depuis jeudi soir, pourrait prendre “plus de temps que prévu” et la plupart des lignes ne seront pas rétablies avant samedi, prévient la SNCF.En Ile-de-France, la chute d’un arbre sur les caténaires entre Corbeil et Melun a provoqué de gros dégâts et cette branche du RER D sera fermée tout le week-end. La circulation du RER A est également perturbée.Du Finistère à la Seine-Maritime, les pompiers sont intervenus pour des centaines de chutes d’arbres et de câbles électriques ou encore des toitures éventrées.Dans le seul département de la Manche, le plus touché, le préfet Marc Chappuis a recensé 400 interventions, jugeant l’intensité de l’événement “exceptionnelle”. Il a fait état de huit blessés dont deux hospitalisés.Une rafale de vent a atteint jeudi soir 213 km/h à Barfleur.”Le système d’alerte a bien fonctionné et permis à tous les habitants de se mettre à l’abri et d’éviter que des objets se transforment en projectiles. Ca explique que le bilan humain reste modéré”, a-t-il déclaré.- “Tous les objets vibraient” -“Nous sommes restés au rez-de-chaussée car, à l’étage, c’était très impressionnant: tous les objets vibraient dans la maison et on voyait la cime des arbres se balancer partout. Je n’ai jamais vu des dégâts comme ça”, témoigne Virginie Pasco, 44 ans, une habitante de La Hague, à l’extrémité de la péninsule du Cotentin.Quelque 320.000 clients restaient privés de courant vendredi à 12h00 dans l’ensemble de la France, selon un nouveau bilan du gestionnaire de réseau Enedis, qui a pu réalimenter 60.000 foyers dans la matinée.L’essentiel des foyers concernés se situe en Normandie.L’impact de Goretti sur le réseau est nettement inférieur à celui de la tempête Ciaran, qui avait privé d’électricité 1,2 million de foyers en novembre 2023.Les écoles, collèges et lycées sont fermés vendredi dans ce département ainsi qu’en Seine-Maritime.A Cherbourg, “vingt personnes ont été relogées en urgence dans un gymnase mais il n’y a pas eu de victimes, seulement des dégâts matériels”, a déclaré à l’AFP le maire Benoît Arrivé.En Seine-Maritime, un arbre de 45 mètres s’est abattu sur un ensemble de cinq logements à Roncherolles-sur-le-Vivier, près de Rouen, nécessitant le relogement des occupants.Le port de Dieppe a été fermé en raison de la montée du niveau de l’eau sous l’effet de la tempête, qui a également provoqué des “inondations importantes” à Étretat et à Fécamp.Des rafales frôlant les 160 km/h ont aussi balayé le sud-ouest de l’Angleterre et le Pays de Galles, laissant des dizaines de milliers de foyers sans électricité.

Syria threatens to bomb Kurdish district in Aleppo as fighters refuse to evacuate

Syria’s army said it would renew strikes on a Kurdish district of Aleppo on Friday after fighters from the minority refused to leave, as a fragile ceasefire deal to halt days of fighting faltered.The government and Kurdish forces have traded blame over who started the violence in Syria’s second city on Tuesday as they struggle to implement a deal to merge the Kurds’ de facto autonomous administration and military into the country’s new government.At least 21 people have been killed and tens of thousands have fled the worst clashes in Aleppo since Syria’s new Islamist authorities took power, with the fighting presenting yet another challenge for a country struggling to forge a new path since the ousting of longtime ruler Bashar al-Assad a year ago.Early on Friday, Syrian authorities announced a truce with Kurdish forces linked to the US-backed, Kurdish-led Syrian Democratic Forces (SDF) and said fighters and their light weapons would be sent to Kurdish areas further east.But Kurdish fighters rejected any “surrender” and said they would stay and defend their districts.Later on Friday, Syria’s army warned it would renew strikes on the Kurdish-majority district of Sheikh Maqsud and urged residents to evacuate, publishing maps of what it said were military targets and urging Kurdish fighters to lay down their weapons.An AFP correspondent saw residents laden with belongings fleeing before a two-hour humanitarian corridor closed at 6:00 pm (1500 GMT).- ‘Apply pressure’ -The Kurds then said in a statement the neighbourhood was coming “under intense and heavy shelling”.State television accused the Kurds of launching drones on residential areas of Aleppo.Turkey’s Defence Minister Yasar Guler welcomed the government operation, saying “we view Syria’s security as our own security and that we support Syria’s fight against terrorist organisations”.Sheikh Maqsud and Ashrafiyeh have remained under the control of Kurdish units linked to the SDF, despite Kurdish fighters agreeing to withdraw from the areas in April.The SDF controls swathes of Syria’s oil-rich north and northeast, and was key to the defeat of the Islamic State group in 2019. But Ankara views their main component as an extension of the Kurdistan Workers’ Party (PKK), which earlier this year agreed to end its four-decade armed struggle against Turkey.Elham Ahmad, a senior official in the Kurdish administration in Syria’s northeast, accused Syria’s authorities of “choosing the path of war” by attacking Kurdish districts in Aleppo and of “seeking to put an end to the agreements that have been reached. We are committed to them and we are seeking to implement them”.The March integration agreement was meant to be implemented last year, but differences, including Kurdish demands for decentralised rule, have stymied progress.Ahmad said that “the United States is playing a mediating role… we hope they will apply pressure to reach an agreement”.A diplomatic source told AFP that US envoy Tom Barrack was headed to Damascus.- ‘More coercive’ leverage -Syrian President Ahmed al-Sharaa discussed the situation in a telephone call with Turkish leader Recep Tayyip Erdogan and said he was determined to “end the illegal armed presence” in the city, a Syrian presidency statement said.Turkey, which shares a 900-kilometre (550-mile) border with Syria, has launched successive offensives to push Kurdish forces from the frontier.Separately, French President Emmanuel Macron told Sharaa of his country’s keenness on a united Syria “where all society’s components are represented and protected”, a French foreign ministry statement said.Paris urged the implementation of the March integration deal, and is seeking to facilitate dialogue between the government and the SDF in coordination with Washington, the statement added.Syria’s authorities have committed to protecting minorities, but sectarian bloodshed rocked the country’s Alawite and Druze communities last year.Nanar Hawach, senior Syria analyst at the International Crisis Group, said the clashes “are testing the already fragile Damascus–SDF integration framework” and “highlighting the growing gap between the framework on paper and realities on the ground”.”The turn to military pressure reflects a shift away from technical negotiation toward more coercive forms of leverage,” Hawach said in a statement.burs-str-lg/dcp

Le monde agricole ne décolère pas contre l’accord Mercosur, voté à Bruxelles

“Colère totale des paysans”: le vote de l’accord UE-Mercosur à Bruxelles ne passe pas vendredi auprès des agriculteurs français, qui poursuivent leur mobilisation, à grand renfort de tracteurs, avant des annonces du gouvernement en leur “faveur” prévues à 18H00.Après plus d’un mois de mobilisation en province et au lendemain du débarquement à Paris des tracteurs de la Coordination rurale, deuxième syndicat agricole, à la ligne contestataire, la gendarmerie dénombrait à la mi-journée 49 actions dans 31 départements, mobilisant 1.200 personnes avec 500 tracteurs.A l’aube, la Confédération paysanne, troisième syndicat, a lancé une opération escargot avec quelques tracteurs sur le périphérique parisien, avant que deux de ses porte-parole ne soient interpellés devant l’Arc de Triomphe.Il est “inadmissible que la Confédération paysanne soit le seul syndicat à subir cette répression”, a dénoncé cette autre organisation contestataire, classée à gauche.Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a assumé jeudi soir de n’avoir pas dispersé l’action “illégale” de la Coordination rurale (CR) avec ses tracteurs à Paris alors que les rassemblements non déclarés y étaient interdits.La Confédération paysanne a prévu un rassemblement devant un commissariat à Paris en fin d’après-midi tandis que la CR manifestera devant le tribunal de Meaux, pour protester contre les interpellations de leurs adhérents.Après avoir cheminé de leurs bastions du Sud-Ouest, de Normandie ou du Nord, les agriculteurs de la CR, habitués des actions coup de poing, sont parvenus à l’Assemblée nationale. Ses militants se sont repliés dans la soirée, mais nombre d’entre eux sont encore autour de Paris, prêts à “revenir”.- L’Anses “doit disparaître” -Le préfet de police Patrice Faure “tient à rappeler qu’aucun trouble à l’ordre public ou atteinte aux forces de l’ordre, ne peut être toléré”, a indiqué vendredi sur X la préfecture.Le ton est monté au sud de Paris vendredi en début d’après-midi devant le siège de l’agence sanitaire Anses, où quelques dizaines de “bonnets jaunes” de la Coordination rurale sont venus lancer des oeufs contre un organisme qui doit “disparaître”, a affirmé José Pérez, président de la CR du Lot-et-Garonne, joint par téléphone par l’AFP. Aucune interpellation n’a été rapportée.La FNSEA et ses alliés des Jeunes Agriculteurs, alliance syndicale qui domine dans le monde agricole, mènent de leur côté des actions déclarées dans plusieurs départements vendredi et ont appelé à manifester le 20 janvier à Strasbourg devant le Parlement européen, qui devra prochainement voter la ratification de l’accord UE-Mercosur. Le vote à Bruxelles par les États membres “est une trahison de la souveraineté agricole européenne”, a indiqué la FNSEA vendredi, et “provoque la colère totale des paysans”. L’opposition d’Emmanuel Macron au traité UE-Mercosur n’a non seulement pas permis de bloquer l’accord à Bruxelles, mais n’a pas non plus satisfait les syndicats: ils attendent des mesures concrètes dans les cours de ferme et aucun ne se réjouit de “la perte d’influence de la France” en Europe, selon l’expression de la FNSEA.Une conférence de presse a lieu à 18h en présence des ministres de l’Agriculture, Annie Genevard – qui accueille la rencontre – des Comptes publics Amélie de Montchalin, de l’Europe Nicolas Forissier et de la Transition écologique et Mathieu Lefèvre pour faire des “annonces en faveur du monde agricole”. – Actions dans plusieurs régions -Viticulteurs en crise, céréaliers confrontés à la hausse des prix des engrais, éleveurs confrontés à de multiples épizooties… la liste est longue.La Confédération paysanne et la CR demandent notamment la fin de l’abattage total des troupeaux bovins infectés par la dermatose nodulaire. La CR demande aussi un “moratoire” sur les contrôles des pratiques des agriculteurs.Des actions ont lieu vendredi dans plusieurs régions, mais aussi en Belgique, en Italie ou encore en Pologne.Des autoroutes sont bloquées dans le sens France-Belgique dans le Nord, mais aussi dans le Sud-Ouest. Des dépôts de carburants ont été pris pour cible dans ces mêmes régions, à Haulchin et à Bassens.”C’est une descente aux enfers (…) Les produits qui rentrent du Mercosur sont moins chers, parce qu’ils produisent du maïs sur des milliers d’hectares”, avec des OGM interdits en Europe, se désole Jean-Michel Larrère, président de la FDSEA des Landes lors d’un rassemblement dans une zone portuaire près de Bayonne.

Le monde agricole ne décolère pas contre l’accord Mercosur, voté à Bruxelles

“Colère totale des paysans”: le vote de l’accord UE-Mercosur à Bruxelles ne passe pas vendredi auprès des agriculteurs français, qui poursuivent leur mobilisation, à grand renfort de tracteurs, avant des annonces du gouvernement en leur “faveur” prévues à 18H00.Après plus d’un mois de mobilisation en province et au lendemain du débarquement à Paris des tracteurs de la Coordination rurale, deuxième syndicat agricole, à la ligne contestataire, la gendarmerie dénombrait à la mi-journée 49 actions dans 31 départements, mobilisant 1.200 personnes avec 500 tracteurs.A l’aube, la Confédération paysanne, troisième syndicat, a lancé une opération escargot avec quelques tracteurs sur le périphérique parisien, avant que deux de ses porte-parole ne soient interpellés devant l’Arc de Triomphe.Il est “inadmissible que la Confédération paysanne soit le seul syndicat à subir cette répression”, a dénoncé cette autre organisation contestataire, classée à gauche.Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a assumé jeudi soir de n’avoir pas dispersé l’action “illégale” de la Coordination rurale (CR) avec ses tracteurs à Paris alors que les rassemblements non déclarés y étaient interdits.La Confédération paysanne a prévu un rassemblement devant un commissariat à Paris en fin d’après-midi tandis que la CR manifestera devant le tribunal de Meaux, pour protester contre les interpellations de leurs adhérents.Après avoir cheminé de leurs bastions du Sud-Ouest, de Normandie ou du Nord, les agriculteurs de la CR, habitués des actions coup de poing, sont parvenus à l’Assemblée nationale. Ses militants se sont repliés dans la soirée, mais nombre d’entre eux sont encore autour de Paris, prêts à “revenir”.- L’Anses “doit disparaître” -Le préfet de police Patrice Faure “tient à rappeler qu’aucun trouble à l’ordre public ou atteinte aux forces de l’ordre, ne peut être toléré”, a indiqué vendredi sur X la préfecture.Le ton est monté au sud de Paris vendredi en début d’après-midi devant le siège de l’agence sanitaire Anses, où quelques dizaines de “bonnets jaunes” de la Coordination rurale sont venus lancer des oeufs contre un organisme qui doit “disparaître”, a affirmé José Pérez, président de la CR du Lot-et-Garonne, joint par téléphone par l’AFP. Aucune interpellation n’a été rapportée.La FNSEA et ses alliés des Jeunes Agriculteurs, alliance syndicale qui domine dans le monde agricole, mènent de leur côté des actions déclarées dans plusieurs départements vendredi et ont appelé à manifester le 20 janvier à Strasbourg devant le Parlement européen, qui devra prochainement voter la ratification de l’accord UE-Mercosur. Le vote à Bruxelles par les États membres “est une trahison de la souveraineté agricole européenne”, a indiqué la FNSEA vendredi, et “provoque la colère totale des paysans”. L’opposition d’Emmanuel Macron au traité UE-Mercosur n’a non seulement pas permis de bloquer l’accord à Bruxelles, mais n’a pas non plus satisfait les syndicats: ils attendent des mesures concrètes dans les cours de ferme et aucun ne se réjouit de “la perte d’influence de la France” en Europe, selon l’expression de la FNSEA.Une conférence de presse a lieu à 18h en présence des ministres de l’Agriculture, Annie Genevard – qui accueille la rencontre – des Comptes publics Amélie de Montchalin, de l’Europe Nicolas Forissier et de la Transition écologique et Mathieu Lefèvre pour faire des “annonces en faveur du monde agricole”. – Actions dans plusieurs régions -Viticulteurs en crise, céréaliers confrontés à la hausse des prix des engrais, éleveurs confrontés à de multiples épizooties… la liste est longue.La Confédération paysanne et la CR demandent notamment la fin de l’abattage total des troupeaux bovins infectés par la dermatose nodulaire. La CR demande aussi un “moratoire” sur les contrôles des pratiques des agriculteurs.Des actions ont lieu vendredi dans plusieurs régions, mais aussi en Belgique, en Italie ou encore en Pologne.Des autoroutes sont bloquées dans le sens France-Belgique dans le Nord, mais aussi dans le Sud-Ouest. Des dépôts de carburants ont été pris pour cible dans ces mêmes régions, à Haulchin et à Bassens.”C’est une descente aux enfers (…) Les produits qui rentrent du Mercosur sont moins chers, parce qu’ils produisent du maïs sur des milliers d’hectares”, avec des OGM interdits en Europe, se désole Jean-Michel Larrère, président de la FDSEA des Landes lors d’un rassemblement dans une zone portuaire près de Bayonne.