Xi et Poutine s’en prennent à l’Occident devant les grands d’Eurasie

Les présidents chinois et russe Xi Jinping et Vladimir Poutine s’en sont pris durement aux Etats-Unis et à l’Occident lundi lors d’un sommet réunissant une kyrielle de dirigeants eurasiatiques et censé promouvoir une autre gouvernance mondiale dans une époque troublée.M. Xi a pourfendu une “mentalité de guerre froide” et “les actes d’intimidation” à l’œuvre actuellement selon lui, dans une référence à peine voilée à Washington. M. Poutine a une nouvelle fois accusé l’Occident d’avoir provoqué le conflit en Ukraine.M. Xi a présidé lundi le sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Tianjin (nord). Les chefs d’Etat et de gouvernement de 10 Etats membres et de 16 pays partenaires et observateurs se sont retrouvés dans la mégapole portuaire. Parmi eux, les présidents iranien Massoud Pezeshkian, turc Recep Tayyip Erdogan et biélorusse Alexandre Loukachenko ainsi que les Premiers ministres indien et pakistanais Narendra Modi et Shehbaz Sharif.Le sommet, le premier depuis le retour à la Maison Blanche de Donald Trump, s’est tenu dans un contexte de crises multiples impliquant plusieurs de ses membres: guerre en Ukraine, droits de douanes américains sur les produits chinois et indiens ou querelle nucléaire iranienne.Pékin a trouvé dans le sommet, décrit comme le plus important par sa participation depuis la création de l’OCS en 2001, “l’occasion de structurer davantage une diplomatie tournée vers les puissances non-occidentales, au service de son ambition de leadership et de sa rivalité avec Washington”, dit à l’AFP Mathieu Duchâtel, directeur du programme Asie à l’Institut Montaigne.Pour Moscou, le sommet représentait “un moyen d’afficher à l’international que son isolement par les États-Unis, l’Europe et le Japon reste relatif malgré l’invasion de l’Ukraine”, poursuit l’expert.M. Xi a plaidé lundi pour une “gouvernance (mondiale) plus juste et raisonnable”, a contrario de l’actuelle “mentalité de guerre froide et de confrontation de blocs (et des) actes d’intimidation”. M. Poutine a défendu l’offensive russe en Ukraine, justifiée par “un coup d’Etat en Ukraine, qui a été soutenu et provoqué par l’Occident”, et par les “efforts constants de l’Occident pour entraîner l’Ukraine dans l’Otan”.A l’occasion de cette visite de Vladimir Poutine en Chine, Kiev a exhorté Pékin à être plus actif en faveur de la paix en Ukraine.”Compte tenu du rôle géopolitique important de la République populaire de Chine, nous serions heureux que Pékin joue un rôle plus actif dans le rétablissement de la paix en Ukraine”, a déclaré le ministère ukrainien des Affaires étrangères dans un communiqué. – Nucléaire iranien -M. Poutine s’est entretenu plus tard avec son homologue turc et avec son collègue iranien lors d’une réunion bilatérale.La présidence russe avait précédemment affirmé que cette rencontre porterait notamment sur le programme nucléaire de Téhéran.L’Iran est soupçonné par les pays occidentaux de vouloir se doter de l’arme atomique et fait face à la menace de la part de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni d’un rétablissement des sanctions qui avaient été suspendues il y a dix ans.Téhéran dément de son côté vouloir se doter de l’arme atomique et défend son droit à développer un programme nucléaire civil.La Russie, alliée de l’Iran, a apporté son soutien à Téhéran sur ce dossier tout comme les autres membres de l’OCS, qui ont mis en garde contre toute “réinterprétation” d’une résolution de l’ONU sur le nucléaire iranien, au moment où les Européens s’apprêtent à rétablir des sanctions contre Téhéran.-“Relation spéciale”-M. Poutine s’est également entretenu en “face à face” dans sa voiture blindée avec le Premier ministre indien, avant leur rencontre officielle, ont rapporté les médias d’Etat russes. M. Poutine a évoqué “une relation spéciale, amicale” avec l’Inde, tandis que M. Modi a salué au début de la rencontre “un partenariat stratégique spécial et privilégié”. Les pays de l’OCS, souvent présentée comme un contrepoids à l’Otan, représentent presque la moitié de la population mondiale et 23,5% du PIB de la planète.L’organisation a décidé lundi d’associer le Laos en tant que partenaire.L’OCS a aussi dit “condamner fermement les actes causant des victimes civiles” dans la bande de Gaza ainsi que les frappes menées par Israël et les Etats-Unis en Iran en juin, dans une déclaration publiée par l’agence Chine nouvelle. L’OCS a réclamé un “cessez-le-feu complet et durable et un accès sans entrave pour l’aide humanitaire” à Gaza.M. Poutine et plusieurs autres participants au sommet assisteront mercredi à un grand défilé à Pékin célébrant les 80 ans de la fin de la Deuxième guerre mondiale.Le leader nord-coréen Kim Jong Un, l’un des principaux alliés de M. Poutine dans la guerre contre l’Ukraine, a quitté lundi Pyongyang par train spécial pour la Chine, où il assistera au défilé militaire.De nombreux alliés de Kiev accusent Pékin de soutenir Moscou dans le conflit. La Chine invoque la neutralité et estime que les pays occidentaux prolongent les hostilités en armant l’Ukraine.

Les Guyaniens élisent leur président appelé à gérer la manne pétrolière

Les Guyaniens votent lundi pour élire leurs députés et leur président, appelés à gérer l’énorme manne pétrolière de ce pays d’Amérique du Sud disposant des plus grandes réserves de brut de la planète par habitant, sur fond de tensions avec le Venezuela voisin.Le président sortant et candidat à sa succession Irfaan Ali a notamment apporté lundi son soutien au déploiement militaire des Etats-Unis dans les Caraïbes. “Nous soutiendrons tout ce qui permettra d’éliminer toute menace à notre sécurité, non seulement en termes de souveraineté (…) Nous devons tous nous unir pour combattre la criminalité transnationale, lutter contre le trafic de drogue”, a-t-il affirmé à des journalistes juste après avoir voté à Leonora.Dimanche soir, le Guyana avait dénoncé des coups de feu tirés depuis le Venezuela sur un de ses bateaux. “Les forces de sécurité sont en état d’alerte maximale. Elles sont prêtes. Nous en avons parlé tout au long de la campagne : le Venezuela est une menace”, a-t-il insisté.Le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino Lopez, a dénoncé “un fake” et accusé le Guyana de vouloir ouvrir un “front de guerre”.Interrogé sur la possibilité d’évincer le président vénézuélien Nicolas Maduro du pouvoir, M. Ali a dit ne pas vouloir “aborder ce sujet aujourd’hui” jour de “vote pour la victoire”.Les bureaux de vote ferment à 18H00 (22H00 GMT). Les résultats sont attendus au mieux jeudi, d’après la Commission électorale. Ces élections sont complexes d’un point de vue logistique, la forêt tropicale recouvrant à plus de 95% ce pays de 850.000 habitants. Selon la plupart des observateurs, trois favoris se détachent : Irfaan Ali (Parti populaire Progressiste PPP/C, centre gauche), l’opposant Aubrey Norton (APNU, Partenariat pour une nouvelle unité, gauche) et le populiste Azruddin Mohamed, parfois surnommé le “Trump Guyanien”, un milliardaire qui vient de créer son parti WIN (Gagner/Nous investissons dans la nation) pour bouleverser le système bipartite.- “Le meilleur pour le Guyana” -Le vote se dessine traditionnellement autour des lignes ethniques entre les populations d’origine indienne (PPP/C) et celles afro-guyaniennes (APNU).”A moins d’irrégularités, je pense que je serai” le prochain président, a affirmé lundi à l’AFP Aubrey Norton, en sortant du bureau de vote de Plaisance, bastion de son mouvement. “Nous aurons une bonne participation dans notre base de soutien. Nous avons travaillé dur pour mobiliser les gens”, a poursuivi le candidat, qui, pendant la campagne électorale, a promis “de débarrasser la société du PPP et de la pauvreté”.Interrogé lundi sur la probable difficulté de constituer une majorité parlementaire avec l’émergence d’Azruddin Mohamed, M. Norton a répondu : “Ce sera la volonté du peuple”.”C’est la première fois (que je vote). J’ai voté pour Norton. Parce qu’il est l’un des meilleurs responsables politiques. J’attends avec impatience le meilleur pour le Guyana”, a dit Grace Miller, 21 ans, qui a déposé son bulletin de vote avec son bébé dans les bras. Le scrutin est à un tour. Est élu chef de l’Etat le candidat dont le parti a recueilli le plus de voix. Il peut en théorie donc être en minorité au Parlement. Le vainqueur gérera la manne pétrolière qui a permis de quadrupler en cinq ans le budget de l’Etat (6,7 milliards de dollars en 2025) avec la plus forte croissance économique d’Amérique latine (43,6% en 2024). Le Guyana, qui a commencé l’exploitation pétrolière en 2019, espère faire passer sa production de 650.000 barils par jour à plus d’un million en 2030.- “Plus d’argent dans les poches” -Le président devra aussi gérer l’épineux dossier de l’Essequibo, une région de l’ouest riche en pétrole et minerais qui constitue les deux tiers du territoire guyanien et fait l’objet d’un différend avec le Venezuela.Les favoris promettent tous trois de “mettre plus d’argent dans les poches” des Guyaniens, de développer le pays, d’améliorer les services de santé et d’éducation ou d’augmenter les salaires, sur fond d’explosion des prix des denrées alimentaires.Azruddin Mohamed, qui a fait fortune dans l’or et est sanctionné par les Etats-Unis pour évasion fiscale, promet de donner un coup de pied dans la fourmilière. Il affirme pouvoir l’emporter “parce que nous avons le soutien des communautés noires, indiennes et autochtones”.”Il sait ce dont les jeunes ont besoin (…) J’ai besoin de changement pour l’avenir de mes enfants”, affirme Andrea Cumberbutch, une auto-entrepreneuse.

Les Guyaniens élisent leur président appelé à gérer la manne pétrolière

Les Guyaniens votent lundi pour élire leurs députés et leur président, appelés à gérer l’énorme manne pétrolière de ce pays d’Amérique du Sud disposant des plus grandes réserves de brut de la planète par habitant, sur fond de tensions avec le Venezuela voisin.Le président sortant et candidat à sa succession Irfaan Ali a notamment apporté lundi son soutien au déploiement militaire des Etats-Unis dans les Caraïbes. “Nous soutiendrons tout ce qui permettra d’éliminer toute menace à notre sécurité, non seulement en termes de souveraineté (…) Nous devons tous nous unir pour combattre la criminalité transnationale, lutter contre le trafic de drogue”, a-t-il affirmé à des journalistes juste après avoir voté à Leonora.Dimanche soir, le Guyana avait dénoncé des coups de feu tirés depuis le Venezuela sur un de ses bateaux. “Les forces de sécurité sont en état d’alerte maximale. Elles sont prêtes. Nous en avons parlé tout au long de la campagne : le Venezuela est une menace”, a-t-il insisté.Le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino Lopez, a dénoncé “un fake” et accusé le Guyana de vouloir ouvrir un “front de guerre”.Interrogé sur la possibilité d’évincer le président vénézuélien Nicolas Maduro du pouvoir, M. Ali a dit ne pas vouloir “aborder ce sujet aujourd’hui” jour de “vote pour la victoire”.Les bureaux de vote ferment à 18H00 (22H00 GMT). Les résultats sont attendus au mieux jeudi, d’après la Commission électorale. Ces élections sont complexes d’un point de vue logistique, la forêt tropicale recouvrant à plus de 95% ce pays de 850.000 habitants. Selon la plupart des observateurs, trois favoris se détachent : Irfaan Ali (Parti populaire Progressiste PPP/C, centre gauche), l’opposant Aubrey Norton (APNU, Partenariat pour une nouvelle unité, gauche) et le populiste Azruddin Mohamed, parfois surnommé le “Trump Guyanien”, un milliardaire qui vient de créer son parti WIN (Gagner/Nous investissons dans la nation) pour bouleverser le système bipartite.- “Le meilleur pour le Guyana” -Le vote se dessine traditionnellement autour des lignes ethniques entre les populations d’origine indienne (PPP/C) et celles afro-guyaniennes (APNU).”A moins d’irrégularités, je pense que je serai” le prochain président, a affirmé lundi à l’AFP Aubrey Norton, en sortant du bureau de vote de Plaisance, bastion de son mouvement. “Nous aurons une bonne participation dans notre base de soutien. Nous avons travaillé dur pour mobiliser les gens”, a poursuivi le candidat, qui, pendant la campagne électorale, a promis “de débarrasser la société du PPP et de la pauvreté”.Interrogé lundi sur la probable difficulté de constituer une majorité parlementaire avec l’émergence d’Azruddin Mohamed, M. Norton a répondu : “Ce sera la volonté du peuple”.”C’est la première fois (que je vote). J’ai voté pour Norton. Parce qu’il est l’un des meilleurs responsables politiques. J’attends avec impatience le meilleur pour le Guyana”, a dit Grace Miller, 21 ans, qui a déposé son bulletin de vote avec son bébé dans les bras. Le scrutin est à un tour. Est élu chef de l’Etat le candidat dont le parti a recueilli le plus de voix. Il peut en théorie donc être en minorité au Parlement. Le vainqueur gérera la manne pétrolière qui a permis de quadrupler en cinq ans le budget de l’Etat (6,7 milliards de dollars en 2025) avec la plus forte croissance économique d’Amérique latine (43,6% en 2024). Le Guyana, qui a commencé l’exploitation pétrolière en 2019, espère faire passer sa production de 650.000 barils par jour à plus d’un million en 2030.- “Plus d’argent dans les poches” -Le président devra aussi gérer l’épineux dossier de l’Essequibo, une région de l’ouest riche en pétrole et minerais qui constitue les deux tiers du territoire guyanien et fait l’objet d’un différend avec le Venezuela.Les favoris promettent tous trois de “mettre plus d’argent dans les poches” des Guyaniens, de développer le pays, d’améliorer les services de santé et d’éducation ou d’augmenter les salaires, sur fond d’explosion des prix des denrées alimentaires.Azruddin Mohamed, qui a fait fortune dans l’or et est sanctionné par les Etats-Unis pour évasion fiscale, promet de donner un coup de pied dans la fourmilière. Il affirme pouvoir l’emporter “parce que nous avons le soutien des communautés noires, indiennes et autochtones”.”Il sait ce dont les jeunes ont besoin (…) J’ai besoin de changement pour l’avenir de mes enfants”, affirme Andrea Cumberbutch, une auto-entrepreneuse.

Les Guyaniens élisent leur président appelé à gérer la manne pétrolière

Les Guyaniens votent lundi pour élire leurs députés et leur président, appelés à gérer l’énorme manne pétrolière de ce pays d’Amérique du Sud disposant des plus grandes réserves de brut de la planète par habitant, sur fond de tensions avec le Venezuela voisin.Le président sortant et candidat à sa succession Irfaan Ali a notamment apporté lundi son soutien au déploiement militaire des Etats-Unis dans les Caraïbes. “Nous soutiendrons tout ce qui permettra d’éliminer toute menace à notre sécurité, non seulement en termes de souveraineté (…) Nous devons tous nous unir pour combattre la criminalité transnationale, lutter contre le trafic de drogue”, a-t-il affirmé à des journalistes juste après avoir voté à Leonora.Dimanche soir, le Guyana avait dénoncé des coups de feu tirés depuis le Venezuela sur un de ses bateaux. “Les forces de sécurité sont en état d’alerte maximale. Elles sont prêtes. Nous en avons parlé tout au long de la campagne : le Venezuela est une menace”, a-t-il insisté.Le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino Lopez, a dénoncé “un fake” et accusé le Guyana de vouloir ouvrir un “front de guerre”.Interrogé sur la possibilité d’évincer le président vénézuélien Nicolas Maduro du pouvoir, M. Ali a dit ne pas vouloir “aborder ce sujet aujourd’hui” jour de “vote pour la victoire”.Les bureaux de vote ferment à 18H00 (22H00 GMT). Les résultats sont attendus au mieux jeudi, d’après la Commission électorale. Ces élections sont complexes d’un point de vue logistique, la forêt tropicale recouvrant à plus de 95% ce pays de 850.000 habitants. Selon la plupart des observateurs, trois favoris se détachent : Irfaan Ali (Parti populaire Progressiste PPP/C, centre gauche), l’opposant Aubrey Norton (APNU, Partenariat pour une nouvelle unité, gauche) et le populiste Azruddin Mohamed, parfois surnommé le “Trump Guyanien”, un milliardaire qui vient de créer son parti WIN (Gagner/Nous investissons dans la nation) pour bouleverser le système bipartite.- “Le meilleur pour le Guyana” -Le vote se dessine traditionnellement autour des lignes ethniques entre les populations d’origine indienne (PPP/C) et celles afro-guyaniennes (APNU).”A moins d’irrégularités, je pense que je serai” le prochain président, a affirmé lundi à l’AFP Aubrey Norton, en sortant du bureau de vote de Plaisance, bastion de son mouvement. “Nous aurons une bonne participation dans notre base de soutien. Nous avons travaillé dur pour mobiliser les gens”, a poursuivi le candidat, qui, pendant la campagne électorale, a promis “de débarrasser la société du PPP et de la pauvreté”.Interrogé lundi sur la probable difficulté de constituer une majorité parlementaire avec l’émergence d’Azruddin Mohamed, M. Norton a répondu : “Ce sera la volonté du peuple”.”C’est la première fois (que je vote). J’ai voté pour Norton. Parce qu’il est l’un des meilleurs responsables politiques. J’attends avec impatience le meilleur pour le Guyana”, a dit Grace Miller, 21 ans, qui a déposé son bulletin de vote avec son bébé dans les bras. Le scrutin est à un tour. Est élu chef de l’Etat le candidat dont le parti a recueilli le plus de voix. Il peut en théorie donc être en minorité au Parlement. Le vainqueur gérera la manne pétrolière qui a permis de quadrupler en cinq ans le budget de l’Etat (6,7 milliards de dollars en 2025) avec la plus forte croissance économique d’Amérique latine (43,6% en 2024). Le Guyana, qui a commencé l’exploitation pétrolière en 2019, espère faire passer sa production de 650.000 barils par jour à plus d’un million en 2030.- “Plus d’argent dans les poches” -Le président devra aussi gérer l’épineux dossier de l’Essequibo, une région de l’ouest riche en pétrole et minerais qui constitue les deux tiers du territoire guyanien et fait l’objet d’un différend avec le Venezuela.Les favoris promettent tous trois de “mettre plus d’argent dans les poches” des Guyaniens, de développer le pays, d’améliorer les services de santé et d’éducation ou d’augmenter les salaires, sur fond d’explosion des prix des denrées alimentaires.Azruddin Mohamed, qui a fait fortune dans l’or et est sanctionné par les Etats-Unis pour évasion fiscale, promet de donner un coup de pied dans la fourmilière. Il affirme pouvoir l’emporter “parce que nous avons le soutien des communautés noires, indiennes et autochtones”.”Il sait ce dont les jeunes ont besoin (…) J’ai besoin de changement pour l’avenir de mes enfants”, affirme Andrea Cumberbutch, une auto-entrepreneuse.

La Bourse de Paris à plat face au retour du risque politique

La Bourse de Paris est restée stable lundi, dans une séance calme à faibles volumes en l’absence des investisseurs américains en raison d’un jour férié, le marché faisant face au retour du risque politique en France avant un vote de confiance à haut risque pour le gouvernement Bayrou.La Bourse de Paris a timidement progressé de 0,05%, soit 4 points, pour s’établir à 7.707,90 points. Vendredi, l’indice vedette avait perdu 0,76%, clôturant à 7.703,90 points.”Nous sommes sur une séance calme, une journée de transition”, avec peu de volume dans les échanges en raison d’un jour férié aux Etats-Unis, a commenté Aurélien Buffault, gérant obligataire de Delubac AM.En Europe et en France, M. Buffault a relevé une série d'”indicateurs plutôt positifs en termes d’économie européenne, que ce soit le chômage en zone euro qui continue de baisser (…) ou le secteur manufacturier qui progresse dans son ensemble”.Dans la zone euro, le taux de chômage a reculé au mois de juillet, à 6,2% de la population active, contre 6,3% en juin (chiffre révisé en hausse de 0,1 point), a annoncé Eurostat lundi.En France, l’activité dans le secteur manufacturier s’est très légèrement reprise en août, alors que le recul de la demande s’est atténué, selon les données publiées lundi par S&P Global et la Hamburg Commercial Bank (HCOB).Par ailleurs, la situation politique française se retrouve au centre des préoccupations des investisseurs, après que le Premier ministre François Bayrou “a déclaré qu’il pourrait perdre le vote de confiance de la semaine prochaine, ce qui le conduirait à démissionner”, a souligné Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.M. Bayrou a entamé lundi une série de consultations politiques, a priori vaines, à une semaine du vote de confiance à l’Assemblée qui devrait sceller le sort de son gouvernement, tout en continuant à défendre sa méthode critiquée jusque dans sa coalition.Cette situation fait craindre le retour d’une grande instabilité politique. “Le scénario que redoutent le plus les marchés reste celui de l’incertitude avec une France ingouvernable qui n’arrive pas à trouver de stabilité”, a expliqué M. Buffault.Tous les risques de chute de gouvernement “sont préoccupants”, a estimé lundi la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde, car “ils ont un impact évident sur l’économie, sur l’appréciation par les marchés financiers des risques-pays”.La prochaine révision de la notation de la qualité du crédit de la France interviendra rapidement après le vote de confiance, par l’agence Fitch Ratings le 12 septembre puis par S&P en novembre.Dans ce contexte, les investisseurs gardent un œil sur le taux d’intérêt de la dette française. A échéance dix ans, il atteignait 3,54% vers 18H00, contre 3,51% vendredi.Renault dans le vertSur les marchés d’actions, Renault a gagné 1,31%, à 34,04 euros, et Stellantis 0,67%, à 8,23 euros, profitant de meilleurs chiffres mensuels sur les ventes de voitures neuves en France.

Ukraine: un suspect du meurtre de l’ex-président du Parlement arrêté, “piste russe” évoquée

L’Ukraine a annoncé lundi l’arrestation de l’auteur présumé de l’assassinat de l’ex-président du Parlement Andriï Paroubiy, survenu samedi à Lviv, dans l’ouest du pays, la police évoquant une “piste russe”.Député d’opposition à sa mort, connu pour son rôle dans les grands mouvements pro-européens en Ukraine et autrefois figure du mouvement nationaliste ukrainien, M. Paroubiy a été abattu de plusieurs coups de feu.Un suspect a été interpellé dans la région occidentale de Khmelnytsky, à l’issue d’une opération qui a mobilisé “des dizaines” de membres des forces de sécurité, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Igor Klymenko, selon lequel cet assassinat avait été “minutieusement préparé”.Il s’agit d’un homme de 52 ans originaire de Lviv qui vivait de “petits boulots”, selon l’adjoint du chef de la police ukrainienne, Andriï Niebytov.”Il y a une piste russe dans cette affaire”, a affirmé de son côté le chef de la police ukrainienne, Ivan Vyguivsky, sans fournir plus de détails.Le chef du renseignement militaire ukrainien, Kyrylo Boudanov, a lui aussi imputé à demi-mot à la Russie cet assassinat.En plus de trois ans de guerre, Ukrainiens et Russes se sont régulièrement accusés mutuellement d’assassinats, notamment de responsables politiques et militaires.- “Tiré huit fois” -Selon le chef de la police, le tueur, déguisé en livreur, a tiré huit fois sur M. Paroubiy et “s’est assuré que la victime était bien décédée” avant de s’enfuir.Samedi, le groupe audiovisuel public Suspilne avait affirmé que le tireur, habillé en livreur, conduisait un vélo électrique.La police a publié lundi des photos de l’arrestation sur lesquelles on peut voir un homme menotté et accompagné d’agents de sécurité dont deux policiers cagoulés et lourdement armés.Selon des sources au sein des forces de l’ordre citées par la branche ukrainienne du média RFE/RL, le suspect a avoué et indiqué être entré en contact avec des agents russes alors qu’il cherchait des informations sur le sort de son fils, porté disparu sur le front en 2023.Interrogé par l’AFP, le ministère de l’Intérieur a refusé de confirmer ou de démentir ces informations.Andriï Paroubiy, mort à 54 ans, avait été président du Parlement ukrainien, la Rada, de 2016 à 2019. Il fut ensuite député du parti de l’ex-président Petro Porochenko, opposant au pouvoir actuel.M. Paroubiy est surtout connu pour son rôle dans les grands mouvements pro-européens en Ukraine: d’abord la “Révolution orange” de 2004, puis celle du Maïdan en 2014.Il avait été “commandant” des groupes d’auto-défense lors des manifestations sur la place Maïdan à Kiev, réprimées dans le sang. Ce mouvement avait forcé le président prorusse Viktor Ianoukovitch à quitter le pouvoir pour fuir vers la Russie en 2014.Autrefois figure du mouvement nationaliste ukrainien, M. Paroubiy avait aussi été dans les années 1990 le fondateur du Parti social-national d’Ukraine, classé à l’extrême droite.- “Acte de terreur” -Andriï Paroubiy était placé sur la liste des personnes recherchées par les autorités russes. Celle-ci comprend des dizaines de milliers de noms, dont ceux de nombreux responsables ukrainiens mais aussi des personnalités russes ou occidentales.En 2014, Andriï Paroubiy avait survécu à une tentative d’assassinat perpétrée à l’aide d’une grenade de combat, selon les médias ukrainiens.L’annonce de sa mort a suscité de nombreux hommages de responsables ukrainiens.La Première ministre Ioulia Svyrydenko a salué “un patriote” qui a “apporté une grande contribution à la formation de notre Etat”.Une autre figure du Maïdan, Moustafa Naïem, a évoqué auprès de l’AFP un responsable qui s’est battu pour “des questions importantes”.L’ancien président Petro Porochenko a lui affirmé que le décès d’Andriï Paroubiy était un “tir en plein coeur de l’Ukraine”, dénonçant “un acte de terreur”.Lundi soir, un millier de personnes se sont rassemblées sur la place Maïdan à l’appel de M. Porochenko, pour rendre hommage à M. Paroubiy, a constaté un journaliste de l’AFP.

Ukraine: un suspect du meurtre de l’ex-président du Parlement arrêté, “piste russe” évoquée

L’Ukraine a annoncé lundi l’arrestation de l’auteur présumé de l’assassinat de l’ex-président du Parlement Andriï Paroubiy, survenu samedi à Lviv, dans l’ouest du pays, la police évoquant une “piste russe”.Député d’opposition à sa mort, connu pour son rôle dans les grands mouvements pro-européens en Ukraine et autrefois figure du mouvement nationaliste ukrainien, M. Paroubiy a été abattu de plusieurs coups de feu.Un suspect a été interpellé dans la région occidentale de Khmelnytsky, à l’issue d’une opération qui a mobilisé “des dizaines” de membres des forces de sécurité, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Igor Klymenko, selon lequel cet assassinat avait été “minutieusement préparé”.Il s’agit d’un homme de 52 ans originaire de Lviv qui vivait de “petits boulots”, selon l’adjoint du chef de la police ukrainienne, Andriï Niebytov.”Il y a une piste russe dans cette affaire”, a affirmé de son côté le chef de la police ukrainienne, Ivan Vyguivsky, sans fournir plus de détails.Le chef du renseignement militaire ukrainien, Kyrylo Boudanov, a lui aussi imputé à demi-mot à la Russie cet assassinat.En plus de trois ans de guerre, Ukrainiens et Russes se sont régulièrement accusés mutuellement d’assassinats, notamment de responsables politiques et militaires.- “Tiré huit fois” -Selon le chef de la police, le tueur, déguisé en livreur, a tiré huit fois sur M. Paroubiy et “s’est assuré que la victime était bien décédée” avant de s’enfuir.Samedi, le groupe audiovisuel public Suspilne avait affirmé que le tireur, habillé en livreur, conduisait un vélo électrique.La police a publié lundi des photos de l’arrestation sur lesquelles on peut voir un homme menotté et accompagné d’agents de sécurité dont deux policiers cagoulés et lourdement armés.Selon des sources au sein des forces de l’ordre citées par la branche ukrainienne du média RFE/RL, le suspect a avoué et indiqué être entré en contact avec des agents russes alors qu’il cherchait des informations sur le sort de son fils, porté disparu sur le front en 2023.Interrogé par l’AFP, le ministère de l’Intérieur a refusé de confirmer ou de démentir ces informations.Andriï Paroubiy, mort à 54 ans, avait été président du Parlement ukrainien, la Rada, de 2016 à 2019. Il fut ensuite député du parti de l’ex-président Petro Porochenko, opposant au pouvoir actuel.M. Paroubiy est surtout connu pour son rôle dans les grands mouvements pro-européens en Ukraine: d’abord la “Révolution orange” de 2004, puis celle du Maïdan en 2014.Il avait été “commandant” des groupes d’auto-défense lors des manifestations sur la place Maïdan à Kiev, réprimées dans le sang. Ce mouvement avait forcé le président prorusse Viktor Ianoukovitch à quitter le pouvoir pour fuir vers la Russie en 2014.Autrefois figure du mouvement nationaliste ukrainien, M. Paroubiy avait aussi été dans les années 1990 le fondateur du Parti social-national d’Ukraine, classé à l’extrême droite.- “Acte de terreur” -Andriï Paroubiy était placé sur la liste des personnes recherchées par les autorités russes. Celle-ci comprend des dizaines de milliers de noms, dont ceux de nombreux responsables ukrainiens mais aussi des personnalités russes ou occidentales.En 2014, Andriï Paroubiy avait survécu à une tentative d’assassinat perpétrée à l’aide d’une grenade de combat, selon les médias ukrainiens.L’annonce de sa mort a suscité de nombreux hommages de responsables ukrainiens.La Première ministre Ioulia Svyrydenko a salué “un patriote” qui a “apporté une grande contribution à la formation de notre Etat”.Une autre figure du Maïdan, Moustafa Naïem, a évoqué auprès de l’AFP un responsable qui s’est battu pour “des questions importantes”.L’ancien président Petro Porochenko a lui affirmé que le décès d’Andriï Paroubiy était un “tir en plein coeur de l’Ukraine”, dénonçant “un acte de terreur”.Lundi soir, un millier de personnes se sont rassemblées sur la place Maïdan à l’appel de M. Porochenko, pour rendre hommage à M. Paroubiy, a constaté un journaliste de l’AFP.

European stocks steady after robust gains for Chinese equities

Europe’s main stock markets held broadly steady on Monday after strong gains for Chinese indices, as trading entered a traditionally weak month for Wall Street.Hong Kong’s Hang Seng Index closed with a gain of 2.2 percent, fuelled by the share price of Chinese ecommerce giant Alibaba soaring almost 20 percent on bumper results which included a surge in AI revenue. Chinese equities won support also from official data showing that China’s factory output ticked up in August, analysts said.The Purchasing Managers’ Index — a key measure of industrial output — was 49.4, up slightly from 49.3 in July.However, it was also a fifth straight month of contraction, as only a figure above 50 indicates growth.In Europe, the London edged higher Frankfurt stock markets gained 0.6 percent. Paris flattened amid political turmoil in France over contested budget proposals. Wall Street was shut Monday for Labor Day, while the dollar traded mixed against main rivals.”Stocks tend to underperform this month on both sides of the Atlantic,” noted Kathleen Brooks, research director at XTB trading group.The tide already began to turn at the end of last week, with “an underwhelming set of results for (AI chip giant) Nvidia, along with a sharp selloff in stock markets in Europe and the US”, Brooks added.Wall Street retreated from record highs Friday as a key US inflation reading accelerated, lowering the odds of sustained cuts to interest rates by the Federal Reserve in the coming months.However, Trade Nation analyst David Morrison said investors interpreted last week’s dip “as simply some mild profit-taking ahead of the long holiday weekend”.Also Friday, a US appeals court ruled that many of President Donald Trump’s tariffs, which have upended global trade, were illegal — but allowed them to remain in place for now, giving him time to take the fight to the Supreme Court.- Key figures at around 1530 GMT -London – FTSE 100: UP 0.1 percent at 9,196.34 points (close)Paris – CAC 40: UP less than 0.1 percent at 7,707.90 (close)Frankfurt – DAX: UP 0.6 percent at 23,037.33 (close)Tokyo – Nikkei 225: DOWN 1.2 percent at 42,188.79 (close) Hong Kong – Hang Seng Index: UP 2.2 percent at 25,671.78 (close)Shanghai – Composite: UP 0.5 percent at 3,875.53 (close)New York – Dow: Closed for a public holidayEuro/dollar: UP at $1.1705 from $1.1693 on FridayPound/dollar: UP at $1.3547 from $1.3507Dollar/yen: UP at 147.27 from 147.01 yen Euro/pound: UP at 86.57 pence from 86.56 pence Brent North Sea Crude: UP 1.0 percent at $68.16 per barrelWest Texas Intermediate: UP 1.0 percent at $64.67 per barrelburs-rl/yad

Yemen’s Huthis hold funeral for PM killed in Israeli strike

Yemen’s Huthi rebels held a funeral on Monday for their prime minister and 11 other senior officials killed in an Israeli air strike that decimated its political cabinet.Twelve coffins draped in flags were displayed at Sanaa’s Al-Shaab mosque, as masked gunmen patrolled the area and thousands of mourners flooded in.Huthi prime minister Ahmed Ghaleb Nasser al-Rahawi, nine ministers and two cabinet officials were killed as they attended a government meeting in the Sanaa area on Thursday.It was the highest profile assassination to be announced in Yemen in months of attacks by Israel during the Gaza war. The United States also waged an intense bombing campaign against Huthi targets from March to May this year.The Huthis have repeatedly launched missiles and drones towards Israel throughout the Gaza war.On Monday, the Israeli military said it had intercepted a drone launched from Yemen before it entered Israeli territory.On Sunday, the Huthis detained at least 11 United Nations workers as part of a round-up, prompting a protest from UN Secretary-General Antonio Guterres.A Yemeni security source told AFP on Saturday that Huthi authorities had arrested dozens of people in Sanaa and other areas “on suspicion of collaborating with Israel”.The Huthis also fired a missile at an Israeli tanker in the Red Sea on Sunday, reprising a campaign they have waged throughout the Gaza war.The missile landed close to the Liberian-flagged Scarlet Ray with a “loud bang”, the UK Maritime Trade Operations monitoring agency said.- ‘Bad day’ for Huthis -The Huthis, part of Iran’s “axis of resistance” of anti-Israeli groups, vowed to step up their attacks on Israel following Thursday’s killings.Their campaign of missile and drone strikes at Israel and on shipping in the Red Sea, a major cargo route, has persisted throughout the Gaza war, claiming solidarity with the Palestinians.Last week’s Israeli strike wiped out about half of the 22-strong Huthi cabinet, which plays a mainly administrative role.Rahawi, the late prime minister, was from the southern province of Abyan, which is not part of the large swathes of Yemen under Huthi control.The Huthis, who hail from divided Yemen’s rugged north, have traditionally reserved the premiership for southerners in an attempt to win hearts and minds.US-based Yemen analyst Mohammed Al Basha said Thursday’s strike may signal an Israeli shift towards targeted killings, an approach that gutted the leadership of Gaza rulers Hamas and Hezbollah in Lebanon.The attack could mark “the beginning of a campaign of targeted assassinations against both civilian and military Huthi leadership, even at informal gatherings”, he posted on X, calling it a “bad day” for the group.