Denmark high court rules Dane in IS was spy, not jihadist
Denmark’s Supreme Court ruled Tuesday that a Dane of Syrian origin who was jailed for having spent time with the Islamic State (IS) group in Syria was in fact an informant for Danish intelligence services.The case has captivated the Nordic country for years and has shone an embarrassing spotlight on its intelligence agencies.The ruling paves the way for Ahmed Samsam, 35, to seek a reversal of his 2018 conviction in Spain for being a member of the jihadist group.”The Danish Security and Intelligence Service (DSIS) and the Danish Defence Intelligence Service (DDIS) must acknowledge that, in connection with his trips to Syria in 2013 and 2014, ‘A’ collaborated with intelligence services, and that he received fees and other compensations in exchange for providing information on Danish fighters in Syria to the intelligence services,” the court said in its verdict.The two agencies published a public admission within hours of the court ruling.Since Samsam’s case emerged in 2018, both intelligence services had refused to confirm or deny the identity of their informers for security reasons.A lawyer for the intelligence agencies called Tuesday’s ruling “regrettable”.Samsam was handed an eight-year sentence by the Madrid court that convicted him. He served most of his time in prison in Denmark after being transferred, and was released in 2023.He had denied any terrorist activity, and his claim had been backed by several testimonies and journalistic investigations, which were presented to a lower Danish court that tried to establish whether or not he was a Danish intelligence agent.He lost that case, before the Supreme Court ruled in his favour.It found that he had explained “in detail, in a coherent and meaningful manner” how he had been recruited, and that he had documented cash and bank transfer payments, the identity of his recruiters, his training and meeting places.”Our main goal is to pursue the matter in Spain. We need to think carefully about the best steps to take to do so,” Samsam’s lawyer Rene Offersen told reporters outside the courthouse.- ‘Big mistake’ -The case has enthralled Danes for five years.”I have a lot of confidence in the Danish courts, but I never thought it would take this long,” Samsam told reporters as he left the courthouse.”Especially not after the media started covering the story in 2020,” he added.The affair has left the intelligence agencies red-faced. Samsam said that could have been avoided if the agencies had backed him up in 2018.”I don’t know which monkeys have been running the show over there but they really made a big mistake and they have handled it like amateurs,” he said.”The fact that they let it get so public, they can only blame themselves.”Before Tuesday’s verdict, Frederik Waage, a law professor at the University of Southern Denmark, said an admission by intelligence agencies that Samsam was an agent would have been “a sensation” and “would interfere with the operations of the Danish intelligence agencies in a way not seen before.”Apart from the IS charge, Samsam still faces other legal problems. On Monday, Copenhagen’s court of appeals upheld a three-month sentence against him for violence against a law enforcement officer.
ChatGPT va instaurer un contrôle parental, annonce OpenAI
L’entreprise américaine OpenAI a annoncé mardi qu’elle allait instaurer un mécanisme de contrôle parental pour son outil d’intelligence artificielle ChatGPT, après que des parents américains ont accusé fin août cet agent conversationnel d’avoir encouragé leur enfant à se suicider. “Dans le mois à venir, les parents pourront lier leur compte avec celui de leur adolescent” et “contrôler la façon dont ChatGPT répond à leur adolescent avec des règles de comportement du modèle”, a déclaré OpenAI dans un billet de blog.D’après l’entreprise, il sera aussi possible pour les parents d’être alertés en cas de détection d’une “détresse aiguë” dans les conversations de leur enfant et de contrôler les paramètres du compte.Cette annonce suit un précédent billet de blog publié fin août, dans lequel l’entreprise avait indiqué qu’elle préparait un mécanisme de contrôle parental.La veille, les parents d’un adolescent californien de 16 ans qui s’est suicidé avaient porté plainte contre OpenAI, accusant ChatGPT d’avoir fourni à leur fils des instructions détaillées pour mettre fin à ses jours et d’avoir encouragé son geste.”Nous continuons à améliorer la manière dont nos modèles reconnaissent et répondent aux signes de détresse mentale et émotionnelle”, a ajouté mardi l’entreprise dans son billet de blog.OpenAI a dit prendre d’autres mesures, attendues dans les 120 prochains jours. L’entreprise redirigera ainsi certaines “conversations sensibles” vers des modèles de raisonnement comme GPT-5-thinking, plus évolué.”Les modèles de raisonnement suivent et appliquent plus systématiquement les consignes de sécurité”, a précisé le groupe américain.
Procès Bolsonaro au Brésil: la Cour suprême entre dans la phase finale
La Cour suprême du Brésil a débuté mardi ses débats en vue du verdict dans le procès historique de l’ex-président Jair Bolsonaro, qui risque plus de 40 ans de prison pour présumée tentative de coup d’Etat, malgré les pressions de Donald Trump.Dans l’enceinte solennelle du tribunal de Brasilia, l’audience a été ouverte par le juge Cristiano Zanin, a constaté un journaliste de l’AFP.Il a ensuite passé la parole au rapporteur du procès, Alexandre de Moraes, juge puissant et clivant ciblé par de lourdes sanctions financières de l’administration Trump.”Le Brésil se trouve aujourd’hui avec une démocratie forte, des institutions indépendantes, une économie en croissance et une société civile active”, a lancé le juge Moraes en préambule.Le leader d’extrême droite Jair Bolsonaro, 70 ans, qui présida le plus grand pays d’Amérique latine de 2019 à 2022, doit être fixé sur son sort d’ici au 12 septembre, avec sept co-accusés, dont plusieurs anciens ministres et militaires haut gradés.Comme annoncé par sa défense, l’ancien chef d’Etat ne s’est pas rendu au tribunal. Seul co-accusé aperçu dans la salle, l’ancien ministre de la Défense Sergio Nogueira a lancé à son arrivée : “Je crois en la justice”.Le parquet accuse M. Bolsonaro d’être le chef d’une “organisation criminelle” ayant conspiré pour assurer son “maintien autoritaire au pouvoir”, en dépit de sa défaite face au président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva lors du scrutin de 2022.Assigné à résidence depuis début août et inéligible jusqu’en 2030, il clame son innocence et se dit victime d’une “persécution politique”, à un peu plus d’un an de l’élection présidentielle de 2026.Son procès est au cœur d’une crise sans précédent entre le Brésil et les Etats-Unis.Invoquant une “chasse aux sorcières” contre son allié, le président américain Donald Trump a imposé depuis le 6 août une surtaxe punitive de 50% sur une part des exportations brésiliennes.- Sécurité renforcée -Avec ce procès dont les audiences finales doivent s’étaler sur cinq jours, c’est la première fois qu’un ancien chef de l’Etat brésilien doit répondre de telles accusations.Un rendez-vous historique, quarante ans après la fin de la dictature militaire (1964-1985), dont les responsables n’ont jamais été traduits en justice.A Brasilia, la sécurité a été renforcée sur l’emblématique place des Trois-Pouvoirs, où se côtoient palais présidentiel, Parlement et Cour suprême.Agents armés et chiens renifleurs contrôlent l’entrée du tribunal, ont constaté des journalistes de l’AFP.Les autorités ont annoncé “une surveillance continue avec des équipements de dernière génération, y compris des drones dotés de caméras thermiques”.C’est sur cette place que, le 8 janvier 2023, des milliers de sympathisants bolsonaristes avaient saccagé les lieux de pouvoir, réclamant une intervention militaire pour déloger Lula.Alors aux Etats-Unis, M. Bolsonaro est accusé par le parquet d’avoir été l’instigateur des émeutes.Le projet putschiste incluait aussi, selon l’accusation, un décret d’état de siège et un plan pour assassiner Lula, son vice-président élu Geraldo Alckmin et le juge Alexandre de Moraes.- Amnistie -L’audience de mardi est entrée dans le vif du sujet avec la lecture par ce magistrat d’un rapport résumant les principaux points du dossier. Le procureur prendra ensuite la parole, suivi des avocats de chacun des huit accusés.Le juge Moraes et quatre de ses collègues voteront ensuite pour aboutir au verdict d’ici à la semaine prochaine.L’ancien chef de l’Etat est notamment accusé de tentative de coup d’Etat et d’abolition violente de l’Etat démocratique de droit. Il risque jusqu’à 43 ans de prison.En cas de condamnation, qu’il pourra contester en appel, il “est possible” qu’il soit envoyé aussitôt en prison, selon une source de la Cour suprême.Si ses alliés estiment que Jair Bolsonaro est pratiquement condamné d’avance, ils misent sur l’approbation au Parlement d’une amnistie pour lui éviter la prison.Une condamnation devrait cependant relancer la course à sa succession à droite.Avec une popularité renforcée par les attaques américaines, Lula, 79 ans, affiche déjà son intention de briguer un nouveau mandat, se posant en champion de la “souveraineté” brésilienne.Il a lui-même été incarcéré en 2018-2019 pour corruption passive et blanchiment. Sa condamnation a ensuite été annulée pour vice de forme.
Procès Bolsonaro au Brésil: la Cour suprême entre dans la phase finale
La Cour suprême du Brésil a débuté mardi ses débats en vue du verdict dans le procès historique de l’ex-président Jair Bolsonaro, qui risque plus de 40 ans de prison pour présumée tentative de coup d’Etat, malgré les pressions de Donald Trump.Dans l’enceinte solennelle du tribunal de Brasilia, l’audience a été ouverte par le juge Cristiano Zanin, a constaté un journaliste de l’AFP.Il a ensuite passé la parole au rapporteur du procès, Alexandre de Moraes, juge puissant et clivant ciblé par de lourdes sanctions financières de l’administration Trump.”Le Brésil se trouve aujourd’hui avec une démocratie forte, des institutions indépendantes, une économie en croissance et une société civile active”, a lancé le juge Moraes en préambule.Le leader d’extrême droite Jair Bolsonaro, 70 ans, qui présida le plus grand pays d’Amérique latine de 2019 à 2022, doit être fixé sur son sort d’ici au 12 septembre, avec sept co-accusés, dont plusieurs anciens ministres et militaires haut gradés.Comme annoncé par sa défense, l’ancien chef d’Etat ne s’est pas rendu au tribunal. Seul co-accusé aperçu dans la salle, l’ancien ministre de la Défense Sergio Nogueira a lancé à son arrivée : “Je crois en la justice”.Le parquet accuse M. Bolsonaro d’être le chef d’une “organisation criminelle” ayant conspiré pour assurer son “maintien autoritaire au pouvoir”, en dépit de sa défaite face au président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva lors du scrutin de 2022.Assigné à résidence depuis début août et inéligible jusqu’en 2030, il clame son innocence et se dit victime d’une “persécution politique”, à un peu plus d’un an de l’élection présidentielle de 2026.Son procès est au cœur d’une crise sans précédent entre le Brésil et les Etats-Unis.Invoquant une “chasse aux sorcières” contre son allié, le président américain Donald Trump a imposé depuis le 6 août une surtaxe punitive de 50% sur une part des exportations brésiliennes.- Sécurité renforcée -Avec ce procès dont les audiences finales doivent s’étaler sur cinq jours, c’est la première fois qu’un ancien chef de l’Etat brésilien doit répondre de telles accusations.Un rendez-vous historique, quarante ans après la fin de la dictature militaire (1964-1985), dont les responsables n’ont jamais été traduits en justice.A Brasilia, la sécurité a été renforcée sur l’emblématique place des Trois-Pouvoirs, où se côtoient palais présidentiel, Parlement et Cour suprême.Agents armés et chiens renifleurs contrôlent l’entrée du tribunal, ont constaté des journalistes de l’AFP.Les autorités ont annoncé “une surveillance continue avec des équipements de dernière génération, y compris des drones dotés de caméras thermiques”.C’est sur cette place que, le 8 janvier 2023, des milliers de sympathisants bolsonaristes avaient saccagé les lieux de pouvoir, réclamant une intervention militaire pour déloger Lula.Alors aux Etats-Unis, M. Bolsonaro est accusé par le parquet d’avoir été l’instigateur des émeutes.Le projet putschiste incluait aussi, selon l’accusation, un décret d’état de siège et un plan pour assassiner Lula, son vice-président élu Geraldo Alckmin et le juge Alexandre de Moraes.- Amnistie -L’audience de mardi est entrée dans le vif du sujet avec la lecture par ce magistrat d’un rapport résumant les principaux points du dossier. Le procureur prendra ensuite la parole, suivi des avocats de chacun des huit accusés.Le juge Moraes et quatre de ses collègues voteront ensuite pour aboutir au verdict d’ici à la semaine prochaine.L’ancien chef de l’Etat est notamment accusé de tentative de coup d’Etat et d’abolition violente de l’Etat démocratique de droit. Il risque jusqu’à 43 ans de prison.En cas de condamnation, qu’il pourra contester en appel, il “est possible” qu’il soit envoyé aussitôt en prison, selon une source de la Cour suprême.Si ses alliés estiment que Jair Bolsonaro est pratiquement condamné d’avance, ils misent sur l’approbation au Parlement d’une amnistie pour lui éviter la prison.Une condamnation devrait cependant relancer la course à sa succession à droite.Avec une popularité renforcée par les attaques américaines, Lula, 79 ans, affiche déjà son intention de briguer un nouveau mandat, se posant en champion de la “souveraineté” brésilienne.Il a lui-même été incarcéré en 2018-2019 pour corruption passive et blanchiment. Sa condamnation a ensuite été annulée pour vice de forme.




