Présidentielle 2027: “ça n’est pas dans mon objectif aujourd’hui”, dit Bayrou

François Bayrou a affirmé vendredi que la prochaine élection présidentielle n’était “pas dans son objectif aujourd’hui” et qu’il ne sollicitait pas un vote de confiance, qui risque très probablement de le faire tomber lundi, pour “préparer un autre acte”.”Je serai là en 2027 mais ça ne veut pas dire candidat à l’élection présidentielle. Ca n’est pas dans mon objectif aujourd’hui”, a déclaré le Premier ministre sur RTL.”C’est toujours possible”, a-t-il cependant ajouté. Mais “ça n’est pas mon plan”. “Je ne fais pas ça pour obtenir quelque chose qui serait une manière de préparer un autre acte”, a-t-il développé.M. Bayrou a expliqué engager la responsabilité de son gouvernement lundi devant l’Assemblée nationale car “on continuera à s’enfoncer s’il n’y a pas la prise de conscience nécessaire” sur l’état d’endettement de la France.”Ce que j’ai fait, en prenant ce risque, en effet inédit, c’est de montrer que c’est tellement important que je n’hésite pas à mettre en jeu les responsabilités qui sont les miennes”, a-t-il ajouté.Qui pour lui succéder à Matignon en cas de chute ? “Si j’avais une réponse à la question, je me garderais bien de vous le dire”, a-t-il répondu, ajoutant: “je pense que c’est extrêmement difficile”.M. Bayrou a laissé entendre qu’il pourrait rester quelques temps à Matignon pour expédier les affaires courantes. “Il n’y a jamais d’interruption du gouvernement en France. Et donc oui, je remplirai ma mission avec tout ce que j’ai de conscience et de volonté de préserver les choses, et je serai là pour aider mon pays”, a-t-il dit.Interrogé sur l’hypothèse d’une démission d’Emmanuel Macron, réclamée par le Rassemblement national, LFI et même par certains responsables de la droite -Jean-François Copé, Valérie Pécresse, David Lisnard-, François Bayrou a répondu: “quand quelqu’un est élu, son devoir, sa mission et son honneur est d’aller au bout de son mandat”.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Les feux de forêt détériorent la qualité de l’air à des milliers de kilomètres, selon l’ONU

Les feux de forêt libèrent un “mélange toxique” de polluants qui peuvent finir par détériorer la qualité de l’air à des milliers de kilomètres de là, a affirmé vendredi l’Organisation météorologique mondiale (OMM).Cette agence de l’ONU a expliqué que la qualité de l’air que les gens respirent était intimement liée au changement climatique et que les deux problèmes devaient être abordés ensemble. Les incendies en Amazonie, au Canada et en Sibérie ont permis de comprendre la façon dont la qualité de l’air peut être affectée à grande échelle, a souligné l’OMM dans son cinquième bulletin annuel sur la qualité de l’air et le climat. “Le changement climatique et la pollution de l’air ne respectent aucune frontière nationale, comme en témoignent la chaleur et la sécheresse intenses qui alimentent les feux de forêt et dégradent la qualité de l’air de millions de personnes”, a déclaré la secrétaire générale adjointe de cette organisation Ko Barrett. L’OMM s’est penchée sur l’interaction entre la qualité de l’air et le climat, mettant en évidence le rôle des particules microscopiques appelées aérosols dans ces incendies, la formation du brouillard hivernal, les émissions des transports maritimes et la pollution urbaine. Les particules d’un diamètre inférieur à 2,5 micromètres (PM 2,5) sont considérées comme particulièrement nocives car elles peuvent pénétrer profondément dans les poumons ou le système cardiovasculaire. Or les feux de forêt en 2024 ont entraîné des niveaux de PM 2,5 supérieurs à la moyenne au Canada, en Sibérie et en Afrique centrale, a précisé l’OMM. La plus forte augmentation de PM 2,5 a toutefois été enregistrée dans le bassin amazonien. – Conséquences intercontinentales -“La saison des incendies de forêt a tendance à être plus grave et plus longue chaque année en raison du changement climatique”, a déclaré pour sa part Lorenzo Labrador, le directeur scientifique en chef de l’Organisation météorologique mondiale, qui a édité le bulletin. Ainsi, les feux de forêt au Canada ont fini par provoquer une pollution atmosphérique en Europe. “C’était le cas l’année dernière et cette année également. Vous avez donc une dégradation de la qualité de l’air à travers les continents lorsque les conditions météorologiques sont réunies”, a souligné M. Labrador au cours d’une conférence de presse. “Ces incendies ont essentiellement produit un mélange toxique de composants qui polluent l’air”, a-t-il résumé. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la pollution de l’air ambiant est à l’origine de plus de 4,5 millions de décès prématurés chaque année dans le monde, avec des coûts environnementaux et économiques considérables.L’OMM a appelé à une amélioration du suivi et à de meilleures politiques pour protéger la santé humaine et environnementale et réduire les pertes agricoles et plus généralement économiques. Le bulletin a également mis en lumière des points chauds de pollution dans le nord de l’Inde. Il précise que la plaine indo-gangétique, qui abrite plus de 900 millions de personnes, a connu une augmentation marquée de la pollution de l’air, notamment causée par la combustion de biomasse agricole, qui a causé une hausse du nombre et de la durée des épisodes de brouillard hivernal. “La persistance du brouillard n’est plus un simple événement météorologique saisonnier : c’est un symptôme de l’impact croissant des activités humaines sur l’environnement”, d’après l’Organisation météorologique mondiale.- Améliorations spectaculaires en Chine -Les niveaux de PM 2,5 ont continué à diminuer dans l’est de la Chine l’année dernière, ce que l’OMM attribue à des politiques soutenues. Lorsque les pays agissent pour lutter contre la mauvaise qualité de l’air, l’amélioration est clairement visible dans les données météorologiques, a ainsi estimé Paulo Laj, le responsable chargé de l’atmosphère globale dans cette organisation. “Regardez l’Europe, Shanghai, Pékin, des villes aux États-Unis… De nombreuses cités ont pris des mesures et on observe sur le long terme une forte diminution” de la pollution de l’air enregistrée, a-t-il déclaré à l’AFP.”Sur une période de 10 ans, les villes chinoises ont considérablement amélioré leur qualité de l’air. Ce qu’elles ont accompli est vraiment impressionnant”, a-t-il noté. Selon lui, il n’existe pas de mesures universelles qui puissent apporter un changement radical, comme passer aux voitures électriques, “mais lorsque des mesures sont prises, cela fonctionne”. En Europe, a-t-il conclu, “nous ne réalisons pas que ce que nous respirions il y a 20 ans était bien pire qu’aujourd’hui”. 

Les feux de forêt détériorent la qualité de l’air à des milliers de kilomètres, selon l’ONU

Les feux de forêt libèrent un “mélange toxique” de polluants qui peuvent finir par détériorer la qualité de l’air à des milliers de kilomètres de là, a affirmé vendredi l’Organisation météorologique mondiale (OMM).Cette agence de l’ONU a expliqué que la qualité de l’air que les gens respirent était intimement liée au changement climatique et que les deux problèmes devaient être abordés ensemble. Les incendies en Amazonie, au Canada et en Sibérie ont permis de comprendre la façon dont la qualité de l’air peut être affectée à grande échelle, a souligné l’OMM dans son cinquième bulletin annuel sur la qualité de l’air et le climat. “Le changement climatique et la pollution de l’air ne respectent aucune frontière nationale, comme en témoignent la chaleur et la sécheresse intenses qui alimentent les feux de forêt et dégradent la qualité de l’air de millions de personnes”, a déclaré la secrétaire générale adjointe de cette organisation Ko Barrett. L’OMM s’est penchée sur l’interaction entre la qualité de l’air et le climat, mettant en évidence le rôle des particules microscopiques appelées aérosols dans ces incendies, la formation du brouillard hivernal, les émissions des transports maritimes et la pollution urbaine. Les particules d’un diamètre inférieur à 2,5 micromètres (PM 2,5) sont considérées comme particulièrement nocives car elles peuvent pénétrer profondément dans les poumons ou le système cardiovasculaire. Or les feux de forêt en 2024 ont entraîné des niveaux de PM 2,5 supérieurs à la moyenne au Canada, en Sibérie et en Afrique centrale, a précisé l’OMM. La plus forte augmentation de PM 2,5 a toutefois été enregistrée dans le bassin amazonien. – Conséquences intercontinentales -“La saison des incendies de forêt a tendance à être plus grave et plus longue chaque année en raison du changement climatique”, a déclaré pour sa part Lorenzo Labrador, le directeur scientifique en chef de l’Organisation météorologique mondiale, qui a édité le bulletin. Ainsi, les feux de forêt au Canada ont fini par provoquer une pollution atmosphérique en Europe. “C’était le cas l’année dernière et cette année également. Vous avez donc une dégradation de la qualité de l’air à travers les continents lorsque les conditions météorologiques sont réunies”, a souligné M. Labrador au cours d’une conférence de presse. “Ces incendies ont essentiellement produit un mélange toxique de composants qui polluent l’air”, a-t-il résumé. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la pollution de l’air ambiant est à l’origine de plus de 4,5 millions de décès prématurés chaque année dans le monde, avec des coûts environnementaux et économiques considérables.L’OMM a appelé à une amélioration du suivi et à de meilleures politiques pour protéger la santé humaine et environnementale et réduire les pertes agricoles et plus généralement économiques. Le bulletin a également mis en lumière des points chauds de pollution dans le nord de l’Inde. Il précise que la plaine indo-gangétique, qui abrite plus de 900 millions de personnes, a connu une augmentation marquée de la pollution de l’air, notamment causée par la combustion de biomasse agricole, qui a causé une hausse du nombre et de la durée des épisodes de brouillard hivernal. “La persistance du brouillard n’est plus un simple événement météorologique saisonnier : c’est un symptôme de l’impact croissant des activités humaines sur l’environnement”, d’après l’Organisation météorologique mondiale.- Améliorations spectaculaires en Chine -Les niveaux de PM 2,5 ont continué à diminuer dans l’est de la Chine l’année dernière, ce que l’OMM attribue à des politiques soutenues. Lorsque les pays agissent pour lutter contre la mauvaise qualité de l’air, l’amélioration est clairement visible dans les données météorologiques, a ainsi estimé Paulo Laj, le responsable chargé de l’atmosphère globale dans cette organisation. “Regardez l’Europe, Shanghai, Pékin, des villes aux États-Unis… De nombreuses cités ont pris des mesures et on observe sur le long terme une forte diminution” de la pollution de l’air enregistrée, a-t-il déclaré à l’AFP.”Sur une période de 10 ans, les villes chinoises ont considérablement amélioré leur qualité de l’air. Ce qu’elles ont accompli est vraiment impressionnant”, a-t-il noté. Selon lui, il n’existe pas de mesures universelles qui puissent apporter un changement radical, comme passer aux voitures électriques, “mais lorsque des mesures sont prises, cela fonctionne”. En Europe, a-t-il conclu, “nous ne réalisons pas que ce que nous respirions il y a 20 ans était bien pire qu’aujourd’hui”. 

Vent d’inquiétude dans le cinéma après le rachat annoncé d’UGC par Canal+

Le rachat d’UGC par Canal+ n’en est qu’à ses prémices mais fait déjà souffler un vent d’inquiétude dans le cinéma indépendant français, qui redoute une “concentration” des pouvoirs aux mains d’un seul acteur.Premier financeur privé du cinéma français (quelque 220 millions d’euros investis par an), le groupe de Vincent Bolloré a annoncé lundi le début d’un processus devant conduire “en 2028” à une prise de prise de contrôle totale d’UGC, ses 48 cinémas en France mais aussi sa société de production et de distribution.Si l’opération va à son terme, Canal+ et sa société StudioCanal seraient présents en force à toutes les étapes de la vie d’un film, de son préfinancement à son exploitation en salles et à la diffusion télé. “Ce sera la première fois qu’un groupe aura autant de puissance à chaque étape. StudioCanal sera en position d’écraser tout le monde”, redoute auprès de l’AFP une productrice indépendante sous couvert de l’anonymat. Elle note que Canal+ mettrait aussi la main sur l’UGC Ciné Cité les Halles à Paris, plus grande salle d’Europe et baromètre de la fréquentation en France.Ceux qui acceptent de parler publiquement partagent la même inquiétude. Jointe par l’AFP, l’association de cinéastes indépendants Acid, qui organise chaque année une section parallèle au festival à Cannes, dit craindre “un déclin de la diversité du cinéma”.”Tout phénomène de concentration du marché ne peut se faire qu’au détriment des œuvres de la diversité et d’une offre riche, menaçant in fine la capacité même des publics à les découvrir”, détaille l’association. – Filière fragilisée -Un des principaux sujets d’inquiétude se joue bien en amont de la production d’un film. Au début de sa vie, un long-métrage doit trouver un distributeur qui lui accordera un pré-financement et, en bout de chaîne, assurera notamment sa promotion et sa sortie en France voire à l’étranger.Etape cruciale, le choix d’un distributeur influence souvent le niveau de financement que les chaînes de télé accepteront de débloquer pour soutenir un film.Or, si le rachat annoncé lundi se concrétise, Canal+ engloberait la société de distribution d’UGC au risque de faire disparaître un acteur vers lequel des productions peuvent actuellement se tourner pour se financer. “On perdrait un énorme guichet et une solution alternative”, déplore la productrice.Jointe par l’AFP, la Société des réalisateurs de films (SRF), qui regroupe quelque 500 cinéastes, redoute elle aussi un rétrécissement d’une filière, par ailleurs fragilisée par la baisse de la fréquentation des salles (-15% depuis janvier).”Plus on a de concentration, moins bien on se porte”, assure sa déléguée générale Rosalie Brun, qui voit avec inquiétude la montée en puissance des grands groupes dans le cinéma avec la récente prise de participation du géant CMA-CGM dans le groupe Pathé. Selon Mme Brun, il y a un risque de voir triompher “la logique de la demande” qui conduirait à ne faire exister que les films supposés plaire au plus grand nombre, au risque de fragiliser le cinéma indépendant, pilier de l’exception culturelle française.Mme Brun se félicite toutefois qu’UGC ne tombe pas entre les mains d’un groupe étranger et relève que Canal+, même depuis sa prise de contrôle par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré, continue de soutenir l’ensemble du cinéma français. “On n’a pas de problème de mainmise politique”, estime-t-elle. Sous couvert d’anonymat, un haut cadre de l’audiovisuel se montre moins alarmiste et voit d’abord dans ce rachat “le signe que Canal+ veut continuer à investir dans le cinéma français” alors que le groupe menaçait de se désengager au début de l’année. Sur X, la ministre de la Culture Rachida Dati a elle aussi estimé que l’opération illustrait “la volonté d’ancrage de Canal+ dans le cinéma”. Pas suffisant pour convaincre les opposants au rachat qui placent leurs espoirs dans l’Autorité de la concurrence.  Quand Canal+ avait frappé un grand coup en rachetant en 2024 les chaînes OCS et Orange Studio, cette instance avait identifié un “risque pour la diversité du cinéma français” et proposé des aménagements, acceptés par Canal+.

Vent d’inquiétude dans le cinéma après le rachat annoncé d’UGC par Canal+

Le rachat d’UGC par Canal+ n’en est qu’à ses prémices mais fait déjà souffler un vent d’inquiétude dans le cinéma indépendant français, qui redoute une “concentration” des pouvoirs aux mains d’un seul acteur.Premier financeur privé du cinéma français (quelque 220 millions d’euros investis par an), le groupe de Vincent Bolloré a annoncé lundi le début d’un processus devant conduire “en 2028” à une prise de prise de contrôle totale d’UGC, ses 48 cinémas en France mais aussi sa société de production et de distribution.Si l’opération va à son terme, Canal+ et sa société StudioCanal seraient présents en force à toutes les étapes de la vie d’un film, de son préfinancement à son exploitation en salles et à la diffusion télé. “Ce sera la première fois qu’un groupe aura autant de puissance à chaque étape. StudioCanal sera en position d’écraser tout le monde”, redoute auprès de l’AFP une productrice indépendante sous couvert de l’anonymat. Elle note que Canal+ mettrait aussi la main sur l’UGC Ciné Cité les Halles à Paris, plus grande salle d’Europe et baromètre de la fréquentation en France.Ceux qui acceptent de parler publiquement partagent la même inquiétude. Jointe par l’AFP, l’association de cinéastes indépendants Acid, qui organise chaque année une section parallèle au festival à Cannes, dit craindre “un déclin de la diversité du cinéma”.”Tout phénomène de concentration du marché ne peut se faire qu’au détriment des œuvres de la diversité et d’une offre riche, menaçant in fine la capacité même des publics à les découvrir”, détaille l’association. – Filière fragilisée -Un des principaux sujets d’inquiétude se joue bien en amont de la production d’un film. Au début de sa vie, un long-métrage doit trouver un distributeur qui lui accordera un pré-financement et, en bout de chaîne, assurera notamment sa promotion et sa sortie en France voire à l’étranger.Etape cruciale, le choix d’un distributeur influence souvent le niveau de financement que les chaînes de télé accepteront de débloquer pour soutenir un film.Or, si le rachat annoncé lundi se concrétise, Canal+ engloberait la société de distribution d’UGC au risque de faire disparaître un acteur vers lequel des productions peuvent actuellement se tourner pour se financer. “On perdrait un énorme guichet et une solution alternative”, déplore la productrice.Jointe par l’AFP, la Société des réalisateurs de films (SRF), qui regroupe quelque 500 cinéastes, redoute elle aussi un rétrécissement d’une filière, par ailleurs fragilisée par la baisse de la fréquentation des salles (-15% depuis janvier).”Plus on a de concentration, moins bien on se porte”, assure sa déléguée générale Rosalie Brun, qui voit avec inquiétude la montée en puissance des grands groupes dans le cinéma avec la récente prise de participation du géant CMA-CGM dans le groupe Pathé. Selon Mme Brun, il y a un risque de voir triompher “la logique de la demande” qui conduirait à ne faire exister que les films supposés plaire au plus grand nombre, au risque de fragiliser le cinéma indépendant, pilier de l’exception culturelle française.Mme Brun se félicite toutefois qu’UGC ne tombe pas entre les mains d’un groupe étranger et relève que Canal+, même depuis sa prise de contrôle par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré, continue de soutenir l’ensemble du cinéma français. “On n’a pas de problème de mainmise politique”, estime-t-elle. Sous couvert d’anonymat, un haut cadre de l’audiovisuel se montre moins alarmiste et voit d’abord dans ce rachat “le signe que Canal+ veut continuer à investir dans le cinéma français” alors que le groupe menaçait de se désengager au début de l’année. Sur X, la ministre de la Culture Rachida Dati a elle aussi estimé que l’opération illustrait “la volonté d’ancrage de Canal+ dans le cinéma”. Pas suffisant pour convaincre les opposants au rachat qui placent leurs espoirs dans l’Autorité de la concurrence.  Quand Canal+ avait frappé un grand coup en rachetant en 2024 les chaînes OCS et Orange Studio, cette instance avait identifié un “risque pour la diversité du cinéma français” et proposé des aménagements, acceptés par Canal+.

Mondial-2026: Donnarumma, serein et à la relance pour l’Italie de Gattuso

La page du Paris SG à peine tournée et son transfert à Manchester City tout juste officialisé, Gianluigi Donnarumma n’a pas le temps de souffler: il doit remettre l’Italie sur les rails de la qualification pour le Mondial-2026 vendredi contre l’Estonie pour la première de Gennaro Gattuso.Superstitieux “Gigio” ? Quand il a fallu parapher son contrat avec City, il a demandé à le faire au centre d’entraînement de Coverciano, comme il y a quatre ans quand il a rejoint le PSG, déjà avant un match de la Nazionale à Bergame.”Cela m’a porté un peu chance”, a-t-il rappelé, tout sourire, mercredi lors d’une conférence de presse où il n’a jamais laissé poindre la moindre amertume à l’égard du Paris SG. “Pendant quatre ans à Paris, a-t-il insisté, je me suis senti super bien, comme à la maison, je n’oublierai jamais ces quatre années.”Même son déclassement, au profit du jeune Lucas Chevalier, quelque semaines après avoir contribué au sacre en Ligue des champions, semble digéré: “Je suis serein”, a-t-il répété.”J’ai toujours eu une excellente relation avec le Mister (Luis Enrique, NDLR), j’ai apprécié qu’il soit direct avec moi, tout de suite dès le premier jour du stage de préparation. Est-ce que je suis déçu ? Je ne sais pas, chacun fait ses choix, c’est aussi le droit d’un entraîneur”, a rappelé le gardien aux 74 sélections.A l’entendre, le champion d’Europe 2021, dont le contrat expirait en juin 2026, n’a pas reçu d’autre explication, mais il a exclu que ses relances au pied et sorties aériennes parfois hasardeuses pouvaient expliquer sa brutale disgrâce.”Je ne sais pas quelle est la raison, je ne veux même pas la connaître (…) J’essaie toujours de faire ce que me demande mon entraîneur, d’aider mon équipe. Clairement on peut toujours s’améliorer, mais de mes débuts en Serie A à 16 ans à aujourd’hui, j’ai accompli de grandes choses, il y a eu des erreurs, il y en aura toujours, mais j’ai accompli des grandes choses.”- “Un sentiment indescriptible” -“Heureux” de son parcours dans la capitale française, “fier des preuves d’affection” reçues de ses anciens coéquipiers, dirigeants et des supporters parisiens, Donnarumma, 26 ans, a d’autant plus facilement tourné la page du PSG qu’il a senti très rapidement que Manchester City comptait sur lui.”Si un club comme City te veut, cela veut dire que tu travailles bien, être voulu par l’un des meilleurs entraîneurs au monde, comme (Pep) Guardiola, c’est un sentiment indescriptible”, a-t-il reconnu.En attendant de découvrir son nouveau club qui a déboursé 30 millions d’euros, et la Premier League, Donnarumma a une mission: “ramener l’Italie où elle mérite d’être, pour les Italiens qui ont beaucoup souffert”.Absente des deux dernières Coupe du monde, l’Italie, 3e du groupe I à neuf longueurs du leader norvégien, avant d’affronter l’Estonie vendredi et Israël trois jours plus tard, a d’entrée compromis ses chances de qualification directe pour le Mondial-2026 avec une déroute à Oslo (3-0) qui a été fatale à Luciano Spalletti.L’ancien entraîneur de Naples a été remplacé par Gennaro Gattuso, dont les échecs répétés comme entraîneur nourrissent un certain scepticisme.”Je connais l’homme, je sais ce qu’il peut apporter”, a balayé Donnarumma, qui a travaillé avec le champion du monde 2006 lorsqu’il a entraîné le Milan (2017-19). “Il a commencé fort, il donne tout et nous donnerons tout pour ramener l’Italie au sommet, mais il faut avancer étape après étape, être humbles et faire groupe”, a espéré “Gigio”.