Epstein accomplice Maxwell moved to minimum security Texas prison

Ghislaine Maxwell, the accomplice of sex offender Jeffrey Epstein, has been moved from a prison in Florida to a minimum security facility in Texas, the Bureau of Prisons said Friday, triggering an angry reaction from some of their victims.No reason was given for Maxwell’s transfer but it comes a week after a top Justice Department official met with her to ask questions about Epstein, who died in a New York jail in 2019 while awaiting trial for allegedly sex trafficking underage girls.”We can confirm Ghislaine Maxwell is in the custody of the Federal Bureau of Prisons at the Federal Prison Camp (FPC) Bryan in Bryan, Texas,” a Bureau of Prisons spokesman said.Deputy Attorney General Todd Blanche, President Donald Trump’s former personal lawyer, interviewed Maxwell for two days at a Florida courthouse last week in a highly unusual meeting between a convicted felon and high-ranking Justice official.Blanche has declined so far to say what was discussed but Maxwell’s lawyer, David Markus, said she answered every question she was asked.Maxwell has offered to testify before Congress about Epstein if given immunity and has also reportedly been seeking a pardon from Trump, a one-time close friend of Epstein.She had been subpoenaed to give a deposition to the House Oversight Committee on August 11, but Politico reported Friday it had been postponed indefinitely.The former British socialite is serving a 20-year sentence after being convicted in 2021 of recruiting underage girls for Epstein.Two women who said they were sexually abused by Epstein and Maxwell and the family of another accuser who recently committed suicide condemned the prison transfer.”It is with horror and outrage that we object to the preferential treatment convicted sex trafficker Ghislaine Maxwell has received,” Annie and Maria Farmer and the family of Virginia Giuffre said in a statement Friday.”Ghislaine Maxwell is a sexual predator who physically assaulted minor children on multiple occasions, and she should never be shown any leniency,” they said.”Yet, without any notification to the Maxwell victims, the government overnight has moved Maxwell to a minimum security luxury prison in Texas,” they said. “This move smacks of a cover-up. The victims deserve better.”- ‘Cover-up in real time’ -Tim Hogan, a senior Democratic National Committee advisor, also denounced what he alleged was a “government cover-up in real time.””Donald Trump’s FBI, run by loyalist Kash Patel, redacted Trump’s name from the Epstein files — which have still not been released,” Hogan said.”While Trump and his administration try to cover up the heinous crimes included in those files, they’re simultaneously doing favors for convicted sex trafficker Ghislaine Maxwell.”Trump is facing mounting demands from Democrats and many of his conspiracy-minded Make America Great Again supporters to be more transparent about the case of the wealthy and well-connected Epstein.Trump’s supporters have been obsessed with the Epstein case for years and have been up in arms since the FBI and Justice Department said last month that Epstein had committed suicide while in jail, did not blackmail any prominent figures, and did not keep a “client list.”The president raised further questions this week as he told reporters he fell out with Epstein after the financier “stole” female employees from the spa at Trump’s Mar-a-Lago resort in Florida.One of those girls was Giuffre, who accused Epstein of using her as a sex slave and committed suicide at her home in Australia in April.Giuffre’s family issued a statement this week appealing to Trump not to consider pardoning Maxwell, who they called a “monster who deserves to rot in prison for the rest of her life.”

Un procès pour viol requis contre le joueur du PSG Achraf Hakimi

Le parquet de Nanterre a requis vendredi le renvoi devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine de l’international marocain du PSG Achraf Hakimi pour le viol, qu’il conteste, d’une jeune femme en 2023. “Le parquet de Nanterre a saisi ce jour le juge d’instruction en charge de cette information judiciaire de réquisitions aux fins de renvoi devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine du chef de viol”, a indiqué le ministère public, sollicité par l’AFP. “Il appartient désormais au magistrat instructeur de prendre sa décision dans le cadre de son ordonnance”, a-t-il précisé, confirmant une information du Parisien. Le joueur du PSG, aujourd’hui âgé de 26 ans, avait été mis en examen pour viol et placé sous contrôle judiciaire en mars 2023, après qu’une jeune femme l’avait accusé de l’avoir violée chez lui à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) quelques jours plus tôt. Fin février 2023, la jeune femme, âgée alors de 24 ans comme le joueur, s’était d’abord rendue dans un commissariat du Val-de-Marne, où elle avait déclaré avoir été violée, sans porter plainte.Elle avait alors raconté avoir fait connaissance avec Achraf Hakimi en janvier 2023 sur le réseau social Instagram et s’être rendue chez lui dans un VTC (voiture de transport avec chauffeur) commandé par le joueur, avait indiqué à l’époque une source policière.Elle affirmait qu’Achraf Hakimi l’avait embrassée et avait commis des attouchements sans son consentement, avant de la violer, selon cette même source. Elle ajoutait qu’elle était parvenue à le repousser et précisait qu’une amie, contactée par SMS, était venue la récupérer.- “Sereins” -Contactée par l’AFP, l’avocate du joueur Me Fanny Colin a estimé ces réquisitions “incompréhensibles et insensées au regard des éléments du dossier”.”Nous demeurons avec Achraf Hakimi aussi sereins qu’à l’ouverture de la procédure. Si ces réquisitions devaient être suivies, nous exercerions évidemment toutes les voies de recours”, a-t-elle abondé. “Ma cliente accueille cette nouvelle avec un immense soulagement”, a quant à elle déclaré à l’AFP Me Rachel-Flore Pardo, avocate de la partie civile. En décembre 2023, le joueur avait été confronté à la jeune femme, qui avait maintenu l’ensemble de ses déclarations, selon son avocate. Achraf Hakimi a quant à lui maintenu sa version, démentant fermement les accusations de la jeune femme.  Selon Me Colin, son client avait “été l’objet d’une tentative de racket” dans cette affaire, assurant que l’ensemble des déclarations de la jeune femme étaient “fausses”. Pour Me Pardo, “rien dans ce dossier ne permet de caractériser une tentative de racket”. “Nous ne tolérerons aucune campagne de dénigrement ou de déstabilisation, comme c’est encore malheureusement trop souvent le cas pour les femmes qui ont le courage de dénoncer les faits de viol dont elles sont victimes”, a-t-elle ajouté. Formé au Real Madrid et cadre de l’équipe du Maroc demi-finaliste du Mondial-2022 au Qatar, l’international marocain est arrivé au PSG en 2021, où il est désormais vice-capitaine, après un passage au Borussia Dortmund et à l’Inter Milan. Fils d’une femme de ménage et d’un vendeur ambulant, tous deux Marocains et installés en Espagne depuis les années 1980, le joueur est né à Getafe, dans la banlieue sud de Madrid, dans le quartier de Las Margaritas. Il a débuté le football à Ofigevi, puis rejoint le centre de formation du Real Madrid, où il a fait toutes ses classes.Réputé pour sa vitesse et son adresse dans les passes, il est considéré comme l’un des meilleurs arrière droits au monde. En mai dernier, Achraf Hakimi a été récompensé du prix Marc-Vivien-Foé, qui désigne le meilleur joueur africain de la Ligue 1 par le vote d’un jury de 100 personnes choisies par RFI et France 24. Il a été l’un des artisans du sacre du PSG en Ligue des champions, en inscrivant le premier but de la finale le 31 mai contre l’Inter Milan, son ancien club.

Disparition de Medhi Narjissi: “On veut la vérité”, clament ses parents un an après

“Notre raison de rester debout, c’est la vérité pour Medhi”, déclarent à l’AFP Valérie et Jalil Narjissi, parents du jeune rugbyman disparu en mer en Afrique du Sud lors d’une tournée avec l’équipe de France des moins de 18 ans en août 2024. Ils réclament que chacun “assume ses responsabilités”.Question: Un an après, pourquoi retourner en Afrique du Sud pour un hommage familial sur la plage de Dias Beach, où s’est produit le drame?Jalil Narjissi: “C’est un déplacement pour Medhi. Et pour la vérité. Et pour aussi faire (savoir) que notre combat est légitime. On ne peut pas mettre un mouchoir sur notre fils et dire que c’est un accident. Non. Il y a des responsabilités. Il faut que chacun les assume. Et aussi, ça ne doit plus se reproduire. Notre raison de rester debout, c’est la vérité pour Medhi.”Valérie Narjissi (en larmes): “C’est douloureux tout le temps, mais on ne peut pas ne pas y aller. Ça s’est passé là-bas, il n’est pas rentré. On doit y aller, même si c’est une épreuve surhumaine.”Q.: Qu’attendez-vous de l’enquête ouverte en Afrique du Sud, en parallèle de la procédure judiciaire française?J.N.: “Il y a un prestataire qui a encadré cette journée de découverte, qui est Français, vivant en Afrique du Sud, avec une société sud-africaine. Ce prestataire connaît les lieux, a pour obligation d’encadrer, de guider le groupe France, joueurs, encadrants, et ce prestataire a sa responsabilité dans ce drame, il aurait dû s’opposer physiquement (…) Il fait partie des responsables. Comme la Fédération au plus haut niveau, par rapport à ses manquements dans l’organisation.”Q.: Comment vivez-vous le fait que l’ex-manager et l’ex-préparateur physique de la sélection U18, mis en examen en France, se renvoient la responsabilité de cette baignade de récupération sur une plage dangereuse?J.N.: “Ils se défaussent, ils se rejettent (la responsabilité). Au lieu d’assumer! Notre fils leur faisait confiance. Notre fils n’a pas été tout seul à cet endroit-là. C’est eux qui ont organisé ça. C’est de la lâcheté. Ils ont joué avec la sécurité, la vie de nos enfants, de notre fils (…) La justice fera la lumière. La justice les punira. Parce qu’ils sont la cause de ce drame, de cette catastrophe. Directement. Ils ont mis notre fils et d’autres adolescents à un endroit interdit, dangereux, et ils l’ont laissé mourir. Pour nous, c’est un crime.”Q.: Au-delà des deux mises en examen, estimez-vous que les responsabilités sont plus larges?V.N.: “Ce ne sont pas seulement ces deux personnes, il y avait plusieurs adultes sur la plage. En tant qu’adultes, ils peuvent s’opposer, ils constatent que c’est dangereux, ils auraient dû s’interpeller, dire +Non, il faut stopper tout, sortir les gamins de l’eau, c’est n’importe quoi+. On peut regarder ça et ne rien faire? Et après, dire: +Ce n’est pas moi+? Ce n’est pas acceptable. C’est pour ça qu’on se bat et qu’on veut la vérité, parce que je ne peux pas entendre que des gens regardaient mon fils se noyer, sans rien faire (…) La chaîne des coupables, ça sera du début jusqu’à la fin. Ce sera notre combat.”Q.: Le président de la Fédération Florian Grill doit-il être mis en examen, selon vous?J.N.: “Il est responsable de ce drame. Il doit assumer. Aujourd’hui, il se défausse en disant beaucoup de mensonges, qu’il nous accompagne, que tout a été mis en place pour la famille… C’est faux, c’est faux. (Il y a) des manquements graves que le rapport du ministère de la Jeunesse et des Sports a cités, qui sont la cause de l’accumulation de toutes ces fautes-là. Ce n’est pas ce Monsieur-là qui a mis notre fils à l’eau, mais c’est lui qui est responsable de tout ce qui n’a pas été fait (…) Et après, moralement, ce Monsieur ne nous a pas accompagnés (…) Notre fils a disparu de l’autre côté de la planète, les élections (fédérales) ont continué, et nous, une famille dévastée, détruite, la perte d’un enfant… Personne à nos côtés. Ces choses-là sont dramatiques et nous rongent encore plus.”Propos recueillis par Patrick ANSELMETTI.

Bijoux, GDF Suez, outrage à magistrat: des signalements visant Dati examinés par la justice

Des signalements visant la ministre de la Culture Rachida Dati, concernant des bijoux, GDF Suez et un outrage à magistrat, sont à l’analyse par le parquet de Paris et le Parquet national financier, a-t-on appris vendredi auprès du parquet et de source judiciaire.Le dernier signalement a été transmis fin juillet par le militant écologiste anticorruption de Grenoble Raymond Avrillier, après une violente charge de la ministre contre les magistrats qui ont ordonné qu’elle soit jugée notamment pour corruption aux côtés de l’ancien patron de Renault-Nissan, Carlos Ghosn.Dans ce signalement pour “outrage à magistrat en tentant de porter atteinte à la dignité et au respect dû à la fonction”, révélé vendredi par Le Monde et que l’AFP a pu consulter, M. Avrillier vise des propos tenus le 22 juillet sur la chaîne LCI par Mme Dati.La ministre y vilipende “des magistrats qui refusent de faire leur travail conformément évidemment au code de procédure”, qui “marchent” sur les droits de la défense et perpétueraient des “atteintes graves” à ces droits.Sollicité par l’AFP, un des conseils de Mme Dati, Me Olivier Pardo, a exprimé son “étonnement” au sujet de ce signalement.Ces propos virulents de l’ancienne garde des Sceaux ont suscité l’indignation des magistrats, le président du tribunal judiciaire de Paris Peimane Ghaleh-Marz dénonçant “l’opprobre jetée publiquement” sur leur profession.Ce signalement est “à l’analyse”, a indiqué à l’AFP le parquet de Paris, qui a également confirmé que des signalements concernant des bijoux présumés non déclarés faisaient “l’objet d’une analyse du parquet en lien avec la HATVP”, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique.Deux signalements sur le même sujet ont été transmis après que le quotidien Libération a affirmé en avril que la ministre avait omis 19 pièces de joaillerie, pour un montant total de 420.000 euros, détenues depuis 2017, dans sa déclaration de patrimoine à la HATVP.L’un a été transmis le 18 juin par M. Avrillier et l’autre le 26 juin par l’élu socialiste et sénateur parisien Rémi Féraud.Mme Dati a assuré début mai n’avoir “rien à régulariser” dans sa déclaration de patrimoine.Le troisième sujet de signalement concerne une enquête de L’Obs et de Complément d’enquête (France 2) d’après laquelle Mme Dati aurait perçu 299.000 euros d'”honoraires” non déclarés de GDF Suez en 2010-2011 quand elle était eurodéputée et avocate.Une source judiciaire a indiqué à l’AFP que ce signalement de M. Féraud concernant GDF Suez avait été “adressé par le parquet de Paris pour compétence” au Parquet national financier (PNF) et était “actuellement en cours d’analyse”.Interrogés début juin à ce sujet par l’AFP, ses avocats, Mes Olivier Baratelli et Pardo, avaient indiqué que “Mme Dati a donné toutes ses explications et n’a jamais été l’avocate de GDF Suez”.

Bijoux, GDF Suez, outrage à magistrat: des signalements visant Dati examinés par la justice

Des signalements visant la ministre de la Culture Rachida Dati, concernant des bijoux, GDF Suez et un outrage à magistrat, sont à l’analyse par le parquet de Paris et le Parquet national financier, a-t-on appris vendredi auprès du parquet et de source judiciaire.Le dernier signalement a été transmis fin juillet par le militant écologiste anticorruption de Grenoble Raymond Avrillier, après une violente charge de la ministre contre les magistrats qui ont ordonné qu’elle soit jugée notamment pour corruption aux côtés de l’ancien patron de Renault-Nissan, Carlos Ghosn.Dans ce signalement pour “outrage à magistrat en tentant de porter atteinte à la dignité et au respect dû à la fonction”, révélé vendredi par Le Monde et que l’AFP a pu consulter, M. Avrillier vise des propos tenus le 22 juillet sur la chaîne LCI par Mme Dati.La ministre y vilipende “des magistrats qui refusent de faire leur travail conformément évidemment au code de procédure”, qui “marchent” sur les droits de la défense et perpétueraient des “atteintes graves” à ces droits.Sollicité par l’AFP, un des conseils de Mme Dati, Me Olivier Pardo, a exprimé son “étonnement” au sujet de ce signalement.Ces propos virulents de l’ancienne garde des Sceaux ont suscité l’indignation des magistrats, le président du tribunal judiciaire de Paris Peimane Ghaleh-Marz dénonçant “l’opprobre jetée publiquement” sur leur profession.Ce signalement est “à l’analyse”, a indiqué à l’AFP le parquet de Paris, qui a également confirmé que des signalements concernant des bijoux présumés non déclarés faisaient “l’objet d’une analyse du parquet en lien avec la HATVP”, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique.Deux signalements sur le même sujet ont été transmis après que le quotidien Libération a affirmé en avril que la ministre avait omis 19 pièces de joaillerie, pour un montant total de 420.000 euros, détenues depuis 2017, dans sa déclaration de patrimoine à la HATVP.L’un a été transmis le 18 juin par M. Avrillier et l’autre le 26 juin par l’élu socialiste et sénateur parisien Rémi Féraud.Mme Dati a assuré début mai n’avoir “rien à régulariser” dans sa déclaration de patrimoine.Le troisième sujet de signalement concerne une enquête de L’Obs et de Complément d’enquête (France 2) d’après laquelle Mme Dati aurait perçu 299.000 euros d'”honoraires” non déclarés de GDF Suez en 2010-2011 quand elle était eurodéputée et avocate.Une source judiciaire a indiqué à l’AFP que ce signalement de M. Féraud concernant GDF Suez avait été “adressé par le parquet de Paris pour compétence” au Parquet national financier (PNF) et était “actuellement en cours d’analyse”.Interrogés début juin à ce sujet par l’AFP, ses avocats, Mes Olivier Baratelli et Pardo, avaient indiqué que “Mme Dati a donné toutes ses explications et n’a jamais été l’avocate de GDF Suez”.

Trump déploie deux sous-marins nucléaires face à des commentaires “provocateurs” de Moscou

Donald Trump a “ordonné” vendredi le déploiement de “deux sous-marins nucléaires” dans des “zones appropriées” après des commentaires “provocateurs” et “incendiaires” de l’ancien président russe Dmitri Medvedev.Cette brusque poussée de fièvre survient alors que Moscou a lancé davantage de drones contre l’Ukraine en juillet que lors de n’importe quel autre mois depuis l’invasion de février 2022, selon une analyse de l’AFP qui montre une intensification des bombardements en dépit des ultimatums du président américain.Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a écrit avoir “ordonné que deux sous-marins nucléaires soient positionnés dans les zones appropriées, au cas où ces déclarations idiotes et incendiaires soient plus sérieuses que cela”. “Les mots comptent et peuvent souvent avoir des conséquences imprévues, j’espère que cela ne sera pas le cas cette fois”, a averti le président des Etats-Unis.Il n’a pas précisé où exactement les sous-marins seraient envoyés, ni s’il s’agissait de submersibles à propulsion nucléaire ou porteurs d’ogives atomiques.Le milliardaire républicain n’a pas non plus expliqué à quels propos de Dmitri Medvedev il réagissait.Ce dernier a été président de la Russie de 2008 à 2012, entre deux mandats de Vladimir Poutine, et était alors considéré en Occident comme un réformiste et un modéré. – “Un pas vers la guerre” Etats-Unis/Russie -Mais il a depuis 2022 multiplié les propos provocateurs, notamment sur la menace d’un conflit nucléaire, même si son influence sur la politique russe reste limitée.Jeudi, M. Medvedev avait fustigé M. Trump en citant “la fameuse +main morte+”, une allusion à un système automatisé ultra-secret mis en place par l’Union soviétique pendant la Guerre froide pour prendre le contrôle de son arsenal nucléaire en cas de destruction de sa chaîne de commandement.L’actuel vice-président et numéro deux du Conseil de sécurité du pays avait jugé dans un autre message publié sur X le 28 juillet que chaque nouvel ultimatum fixé par le président américain pour mettre fin au conflit en Ukraine “était une menace et un pas vers la guerre” entre la Russie et les Etats-Unis.Donald Trump menace d’imposer de dures sanctions économiques contre Moscou si le président Poutine ne cesse pas les hostilités en Ukraine d’ici la fin de semaine prochaine.Il envisage des sanctions dites “secondaires”, c’est-à-dire infligées aux pays qui achètent notamment du pétrole russe, dans le but de tarir cette source de revenus essentiels pour la machine de guerre russe.Le républicain de 79 ans avait opéré peu après son retour au pouvoir en janvier un rapprochement spectaculaire avec Vladimir Poutine, persuadé que sa bonne relation avec le dirigeant russe lui permettrait d’arrêter rapidement la guerre en Ukraine.Cette promesse a fait long feu et laissé place chez Donald Trump à une frustration croissante envers le maître du Kremlin.Simultanément, l’AFP a analysé vendredi que les forces armées russes n’avaient jamais lancé autant de drones contre l’Ukraine qu’en juillet.Cette analyse, fondée sur des chiffres fournis par Kiev, révèle que Moscou a tiré 6.297 drones à longue portée contre l’Ukraine le mois dernier, un chiffre en augmentation pour le troisième mois consécutif et en hausse de 16% par rapport à juin.Cela comprend une importante part de drones leurres, surtout destinés à saturer des systèmes de défense antiaérienne ukrainiens déjà mis à mal par l’intensité des attaques.- Attaques toutes les nuits -Entre janvier et juin, la Russie a triplé le nombre de missiles envoyés sur l’Ukraine (77 contre 239, puis 198 en juillet), selon les données analysées par l’AFP. Ces attaques aériennes ont lieu toutes les nuits, poussant les habitants à se réfugier dans un abri, dans leur salle de bain ou dans les couloirs d’un métro, sous le vacarme des sirènes d’alerte.Dans la nuit de mercredi à jeudi, une attaque sur Kiev a tué 31 civils selon un nouveau bilan communiqué vendredi par les autorités, l’une des pires de ce type contre la capitale en plus de trois ans de guerre.Cinq enfants font partie des victimes, dont “le plus jeune n’avait que deux ans”, a déploré le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.Des habitants sont venus se recueillir sur les lieux, déposant des fleurs et jouets pour enfants. Parmi eux, Iryna Drozd, 28 ans, qui vit dans le quartier avec sa famille.”Nos enfants auraient pu mourir”, a-t-elle dit à l’AFP.M. Poutine a malgré tout assuré vendredi vouloir une “paix durable” en Ukraine, M. Zelensky l’appelant, en réponse, à ce qu’ils se rencontrent pour négocier.burs-aue-nr/cyb

Trump déploie deux sous-marins nucléaires face à des commentaires “provocateurs” de Moscou

Donald Trump a “ordonné” vendredi le déploiement de “deux sous-marins nucléaires” dans des “zones appropriées” après des commentaires “provocateurs” et “incendiaires” de l’ancien président russe Dmitri Medvedev.Cette brusque poussée de fièvre survient alors que Moscou a lancé davantage de drones contre l’Ukraine en juillet que lors de n’importe quel autre mois depuis l’invasion de février 2022, selon une analyse de l’AFP qui montre une intensification des bombardements en dépit des ultimatums du président américain.Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a écrit avoir “ordonné que deux sous-marins nucléaires soient positionnés dans les zones appropriées, au cas où ces déclarations idiotes et incendiaires soient plus sérieuses que cela”. “Les mots comptent et peuvent souvent avoir des conséquences imprévues, j’espère que cela ne sera pas le cas cette fois”, a averti le président des Etats-Unis.Il n’a pas précisé où exactement les sous-marins seraient envoyés, ni s’il s’agissait de submersibles à propulsion nucléaire ou porteurs d’ogives atomiques.Le milliardaire républicain n’a pas non plus expliqué à quels propos de Dmitri Medvedev il réagissait.Ce dernier a été président de la Russie de 2008 à 2012, entre deux mandats de Vladimir Poutine, et était alors considéré en Occident comme un réformiste et un modéré. – “Un pas vers la guerre” Etats-Unis/Russie -Mais il a depuis 2022 multiplié les propos provocateurs, notamment sur la menace d’un conflit nucléaire, même si son influence sur la politique russe reste limitée.Jeudi, M. Medvedev avait fustigé M. Trump en citant “la fameuse +main morte+”, une allusion à un système automatisé ultra-secret mis en place par l’Union soviétique pendant la Guerre froide pour prendre le contrôle de son arsenal nucléaire en cas de destruction de sa chaîne de commandement.L’actuel vice-président et numéro deux du Conseil de sécurité du pays avait jugé dans un autre message publié sur X le 28 juillet que chaque nouvel ultimatum fixé par le président américain pour mettre fin au conflit en Ukraine “était une menace et un pas vers la guerre” entre la Russie et les Etats-Unis.Donald Trump menace d’imposer de dures sanctions économiques contre Moscou si le président Poutine ne cesse pas les hostilités en Ukraine d’ici la fin de semaine prochaine.Il envisage des sanctions dites “secondaires”, c’est-à-dire infligées aux pays qui achètent notamment du pétrole russe, dans le but de tarir cette source de revenus essentiels pour la machine de guerre russe.Le républicain de 79 ans avait opéré peu après son retour au pouvoir en janvier un rapprochement spectaculaire avec Vladimir Poutine, persuadé que sa bonne relation avec le dirigeant russe lui permettrait d’arrêter rapidement la guerre en Ukraine.Cette promesse a fait long feu et laissé place chez Donald Trump à une frustration croissante envers le maître du Kremlin.Simultanément, l’AFP a analysé vendredi que les forces armées russes n’avaient jamais lancé autant de drones contre l’Ukraine qu’en juillet.Cette analyse, fondée sur des chiffres fournis par Kiev, révèle que Moscou a tiré 6.297 drones à longue portée contre l’Ukraine le mois dernier, un chiffre en augmentation pour le troisième mois consécutif et en hausse de 16% par rapport à juin.Cela comprend une importante part de drones leurres, surtout destinés à saturer des systèmes de défense antiaérienne ukrainiens déjà mis à mal par l’intensité des attaques.- Attaques toutes les nuits -Entre janvier et juin, la Russie a triplé le nombre de missiles envoyés sur l’Ukraine (77 contre 239, puis 198 en juillet), selon les données analysées par l’AFP. Ces attaques aériennes ont lieu toutes les nuits, poussant les habitants à se réfugier dans un abri, dans leur salle de bain ou dans les couloirs d’un métro, sous le vacarme des sirènes d’alerte.Dans la nuit de mercredi à jeudi, une attaque sur Kiev a tué 31 civils selon un nouveau bilan communiqué vendredi par les autorités, l’une des pires de ce type contre la capitale en plus de trois ans de guerre.Cinq enfants font partie des victimes, dont “le plus jeune n’avait que deux ans”, a déploré le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.Des habitants sont venus se recueillir sur les lieux, déposant des fleurs et jouets pour enfants. Parmi eux, Iryna Drozd, 28 ans, qui vit dans le quartier avec sa famille.”Nos enfants auraient pu mourir”, a-t-elle dit à l’AFP.M. Poutine a malgré tout assuré vendredi vouloir une “paix durable” en Ukraine, M. Zelensky l’appelant, en réponse, à ce qu’ils se rencontrent pour négocier.burs-aue-nr/cyb

Trump veut limoger la responsable des statistiques de l’emploi après de mauvais chiffres

Le président américain Donald Trump a demandé vendredi le renvoi d’une responsable des statistiques après la publication de chiffres de l’emploi montrant une nette dégradation des conditions sur le marché du travail ces derniers mois. “Je viens d’apprendre que les +chiffres de l’emploi+ de notre pays sont réalisés par une personne nommée par Joe Biden, Dr. Erika McEntarfer, (…) qui a truqué les chiffres de l’emploi avant l’élection pour augmenter les chances de victoire de Kamala” (Harris, sa rivale à la dernière élection présidentielle), affirme le chef de l’Etat sur sa plateforme Truth Social.”J’ai demandé à mon équipe de renvoyer cette personne nommée par Biden, IMMEDIATEMENT. Elle sera remplacée par quelqu’un de beaucoup plus compétent et qualifié”, a-t-il ajouté.Il enchaîne en affirmant que “des chiffres à ce point importants doivent être justes et exacts, ils ne peuvent pas être manipulés à des fins politiques”.Vendredi matin, le rapport mensuel sur l’emploi aux Etats-Unis a surpris en peignant un tableau plus sombre qu’attendu de l’état du marché du travail, à l’heure où les experts prédisent un ralentissement sous l’effet de l’offensive douanière de Donald Trump.La première économie mondiale a créé 73.000 emplois en juillet, selon le document publié par le ministère du Travail. “Un choc !” a commenté Donald Trump dans son message.Surtout, le nombre d’emplois censés avoir été créés pendant les mois de mai et de juin a été fortement révisé à la baisse. Les chiffres corrigés (19.000 en mai et 14.000 en juin) s’affichent ainsi au plus bas depuis la pandémie de Covid-19.Les corrections sont “bien supérieures à la normale”, est-il relevé dans le rapport. Ce sont 258.000 créations d’emplois qui se sont évaporées des statistiques sur ces deux mois.Le taux de chômage a légèrement progressé à 4,2%, contre 4,1% en juin.- Dissensions à la Fed -L’exécutif américain ne cesse d’affirmer que l’économie est rugissante, tout en appelant avec insistance la Réserve fédérale (Fed), la banque centrale des Etats-Unis, à la soutenir davantage en diminuant les taux d’intérêt.”L’économie PETE LE FEU sous +Trump+ malgré la Fed qui joue aussi un jeu, cette fois avec les taux d’intérêt”, dénonce encore Donald Trump vendredi. Plus tôt dans la semaine, la Réserve fédérale a encore préféré laisser ses taux inchangés. C’était la cinquième fois de suite, en autant de réunions depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.La décision a été marquée par la rare opposition de deux gouverneurs, qui plaidaient pour des diminutions de taux pour soutenir l’activité et le marché du travail. Ils ont publié des communiqués exposant leur position vendredi, juste avant la publication des chiffres de l’emploi.Une baisse des taux aurait “protégé de manière préventive” l’économie et le marché du travail, y argumente la gouverneure Michelle Bowman. Son collègue Christopher Waller considère de son côté que l’approche attentiste de la Fed est “excessivement prudente”.- Nouvelle donne -Les analystes ont été surpris par l’ampleur des corrections dans le rapport sur l’emploi, sans pour autant mettre en doute la réalité des nouveaux chiffres.Ce rapport “change la donne” en montrant que “le marché du travail se détériore rapidement”, selon l’économiste de la banque Navy Federal Credit Union, Heather Long.Les États-Unis n’ont “créé en moyenne que 35.000 emplois au cours des trois derniers mois”, souligne-t-elle, ajoutant que la Réserve fédérale devait “sérieusement envisager une baisse des taux en septembre” pour soutenir l’économie.Les projections des investisseurs sur le niveau futur des taux directeurs de la banque centrale ont immédiatement changé après la publication du rapport. Ils sont plus nombreux à miser sur une baisse des taux lors de la réunion de septembre, ce qui a fait baisser les taux d’emprunt de l’État fédéral et le dollar.Heather Long considère qu’il devient urgent de lever les incertitudes entourant l’offensive protectionniste du gouvernement: “Plus cette instabilité tarifaire durera, plus ce contexte de faible recrutement risque de se transformer en licenciements.”Selon Jamie Cox, du groupe Harris Financial, le président de la Fed Jerome “Powell va regretter d’avoir laissé les taux inchangés cette semaine”. La Fed, ajoute-t-il, “devra baisser les taux en septembre et cela pourrait être d’un demi-point d’un coup pour rattraper le temps perdu”.

Droits de douane: la filière des vins et spiritueux français appelle à “poursuivre les négociations”

La Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) français a déploré vendredi l’entrée en vigueur à compter du 7 août d’un droit de douane de 15% sur les produits européens, et appelé la France et l’Union européenne à “la poursuite des négociations”.Le président américain Donald Trump a signé jeudi le décret imposant une hausse des droits de douane pour des dizaines de pays.A ce stade, l’Union européenne n’a pas obtenu d’exception pour les vins (dont les champagnes) et spiritueux, un secteur particulièrement sensible pour des pays comme la France et l’Italie.”L’impact de ce droit sera d’autant plus brutal qu’il va de pair avec le recul du dollar américain aux États-Unis”, a déploré le président de la FEVS Gabriel Picard, vendredi, dans un communiqué.Il a estimé que cet effet combiné “pourrait aboutir à une réduction d’un quart” des ventes de vins et spiritueux aux États-Unis, “soit une perte d’un milliard d’euros”.Une baisse des exportations aurait par ailleurs “des effets sur les 600.000 emplois directs et indirects de la filière des vins et spiritueux” en France, selon la fédération, qui ne chiffre pas les pertes anticipées.”Nous saluons les efforts déjà fournis pour tenter d’obtenir l’exclusion des vins et spiritueux de ce droit de 15%”, a déclaré Gabriel Picard. “Mais la situation ne peut rester en l’état”, a-t-il poursuivi, estimant que “les négociations devraient se poursuivre”.”On espère pouvoir bénéficier d’une exemption et on harangue nos responsables politiques français pour qu’ils puissent obtenir de la Commission [européenne] cette négociation-là”, a déclaré de son côté le président du syndicat des vignerons indépendants de France, Jean-Marie Fabre, vendredi sur RMC.- “Marché stratégique” -La Commission européenne a indiqué jeudi poursuivre les négociations avec les États-Unis pour tenter d’obtenir des exemptions des droits de douane sur les vins et spiritueux à l’avenir, mais s’attend à ce qu’ils soient touchés par les taxes américaines de 15% à ce stade.Toutefois, côté gouvernement français, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a assuré vendredi sur Franceinfo que la France “n'[allait] pas [s’] arrêter là”, précisant vouloir “obtenir des garanties sur les vins et spiritueux”.”Les États-Unis sont un marché stratégique pour la filière viticole française et bien sûr pour le champagne en particulier”, a rappelé à l’AFP Maxime Toubart, coprésident du Comité interprofessionnel du vin de Champagne (CIVC).En 2024, les États-Unis recevaient 10% des exportations de champagne en volume et plus de 14% du chiffre d’affaires de la filière, soit 820 millions d’euros, selon le CIVC.Avec un impact certain sur les prix pour le consommateur final américain, une surtaxe de 15% devrait faire baisser la consommation de champagne aux États-Unis, a prévenu M. Toubart, “mais on ne peut pas mesurer aujourd’hui concrètement le nombre de bouteilles que l’on va perdre”.Il est “évident” aussi que cela aurait des incidences sur l’emploi dans la filière, aux États-Unis comme en France, a-t-il ajouté.Les petits producteurs de champagne notamment, qui ont les reins moins solides que les grandes maisons, risquent de souffrir le plus, prévient aussi Yves Couvreur, un administrateur de la Fédération des vignerons indépendants de Champagne.”Pour la plupart de nos vignerons c’est impossible d’assumer les 15% possibles d’augmentation” des taxes américaines, selon M. Couvreur, interrogé vendredi par l’AFP.Selon M. Toubart, certains clients aux États-Unis ont anticipé les surtaxes en commandant davantage de bouteilles à la fin de l’année dernière, mais d’autres étaient “plutôt dans l’attente” d’y voir plus clair, donc il n’y a pas eu un effet d’aubaine flagrant pour le champagne ces derniers mois.

Droits de douane: la filière des vins et spiritueux français appelle à “poursuivre les négociations”

La Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) français a déploré vendredi l’entrée en vigueur à compter du 7 août d’un droit de douane de 15% sur les produits européens, et appelé la France et l’Union européenne à “la poursuite des négociations”.Le président américain Donald Trump a signé jeudi le décret imposant une hausse des droits de douane pour des dizaines de pays.A ce stade, l’Union européenne n’a pas obtenu d’exception pour les vins (dont les champagnes) et spiritueux, un secteur particulièrement sensible pour des pays comme la France et l’Italie.”L’impact de ce droit sera d’autant plus brutal qu’il va de pair avec le recul du dollar américain aux États-Unis”, a déploré le président de la FEVS Gabriel Picard, vendredi, dans un communiqué.Il a estimé que cet effet combiné “pourrait aboutir à une réduction d’un quart” des ventes de vins et spiritueux aux États-Unis, “soit une perte d’un milliard d’euros”.Une baisse des exportations aurait par ailleurs “des effets sur les 600.000 emplois directs et indirects de la filière des vins et spiritueux” en France, selon la fédération, qui ne chiffre pas les pertes anticipées.”Nous saluons les efforts déjà fournis pour tenter d’obtenir l’exclusion des vins et spiritueux de ce droit de 15%”, a déclaré Gabriel Picard. “Mais la situation ne peut rester en l’état”, a-t-il poursuivi, estimant que “les négociations devraient se poursuivre”.”On espère pouvoir bénéficier d’une exemption et on harangue nos responsables politiques français pour qu’ils puissent obtenir de la Commission [européenne] cette négociation-là”, a déclaré de son côté le président du syndicat des vignerons indépendants de France, Jean-Marie Fabre, vendredi sur RMC.- “Marché stratégique” -La Commission européenne a indiqué jeudi poursuivre les négociations avec les États-Unis pour tenter d’obtenir des exemptions des droits de douane sur les vins et spiritueux à l’avenir, mais s’attend à ce qu’ils soient touchés par les taxes américaines de 15% à ce stade.Toutefois, côté gouvernement français, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a assuré vendredi sur Franceinfo que la France “n'[allait] pas [s’] arrêter là”, précisant vouloir “obtenir des garanties sur les vins et spiritueux”.”Les États-Unis sont un marché stratégique pour la filière viticole française et bien sûr pour le champagne en particulier”, a rappelé à l’AFP Maxime Toubart, coprésident du Comité interprofessionnel du vin de Champagne (CIVC).En 2024, les États-Unis recevaient 10% des exportations de champagne en volume et plus de 14% du chiffre d’affaires de la filière, soit 820 millions d’euros, selon le CIVC.Avec un impact certain sur les prix pour le consommateur final américain, une surtaxe de 15% devrait faire baisser la consommation de champagne aux États-Unis, a prévenu M. Toubart, “mais on ne peut pas mesurer aujourd’hui concrètement le nombre de bouteilles que l’on va perdre”.Il est “évident” aussi que cela aurait des incidences sur l’emploi dans la filière, aux États-Unis comme en France, a-t-il ajouté.Les petits producteurs de champagne notamment, qui ont les reins moins solides que les grandes maisons, risquent de souffrir le plus, prévient aussi Yves Couvreur, un administrateur de la Fédération des vignerons indépendants de Champagne.”Pour la plupart de nos vignerons c’est impossible d’assumer les 15% possibles d’augmentation” des taxes américaines, selon M. Couvreur, interrogé vendredi par l’AFP.Selon M. Toubart, certains clients aux États-Unis ont anticipé les surtaxes en commandant davantage de bouteilles à la fin de l’année dernière, mais d’autres étaient “plutôt dans l’attente” d’y voir plus clair, donc il n’y a pas eu un effet d’aubaine flagrant pour le champagne ces derniers mois.