Trump fixe un prix mirobolant pour un siège permanent à son “Conseil de paix”, et refroidit ses invités

L’invitation adressée par Donald Trump à plusieurs dirigeants pour prendre part à son “Conseil de paix” était accueillie lundi avec réserve face au montant mirobolant requis pour y obtenir un siège permanent, des experts comparant le projet à une version payante de l’ONU.Initialement conçue pour superviser la reconstruction de Gaza, cette initiative voulue et présidée …

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Mutineries et attaques au Guatemala: un neuvième policier décédé

Un neuvième policier guatémaltèque est décédé lundi au lendemain d’une vague d’attaques et de mutineries dans les prisons qui ont poussé le président à décréter l’état de siège face aux gangs.La police a été la cible de diverses attaques coordonnées menées dans plusieurs régions du pays, en représailles à la reprise dimanche de trois prisons …

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Espagne: Pedro Sánchez promet une “transparence absolue” sur les causes de la collision de trains

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a décrété trois jours de deuil national et promis lundi “une transparence absolue” sur les causes de l’accident ferroviaire qui a fait au moins 40 morts dimanche dans le sud de l’Espagne, où les recherches se poursuivent dans les carcasses des deux trains.- Un bilan total inconnu -Le bilan du drame survenu dimanche soir en Andalousie s’établit à ce stade à 40 morts et 41 personnes hospitalisées, dont 12 en soins intensifs, selon un dernier bilan communiqué à la presse par les autorités de la région d’Andalousie.Mais celui-ci, qui inclut quatre enfants hospitalisés, pourrait s’alourdir à mesure que les recherches continuent. Les secouristes sur place tentent notamment d’extraire d’éventuels corps restés coincés dans la ferraille.L’entité publique chargée du suivi de la catastrophe (CID) a précisé dans un communiqué dans la soirée que les autorités avaient reçu 43 signalements pour disparition de la part de proches de victimes. Cinq personnes mortes ont déjà été identifiées au cours d’autopsies, a-t-il ajouté.Le président régional andalou Juan Manuel Moreno a ainsi estimé en début de soirée que dans les “prochaines 24 à 48 heures”, les autorités pourront déterminer “avec certitude” le nombre de victimes.- Un déraillement puis un choc violent -Dimanche à 19H45 (18H45 GMT), près d’Adamuz, à environ 35 kilomètres de Cordoue, deux trains à grande vitesse circulant sur deux voies parallèles dans des directions opposées sont entrés en collision, avec à leur bord près de 500 passagers au total.En cause: un train Iryo – un opérateur de train privé, filiale à 51% du groupe public italien Ferrovie dello Stato (Trenitalia) -, dont des voitures ont déraillé et se sont déportées sur l’autre voie, heurtant une rame de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, qui circulait dans l’autre sens en direction de Huelva (sud).Complètement sorties des rails, les quatre voitures du train de la Renfe se sont retournées, et deux d’entre elles semblent même avoir été écrasés par l’impact, selon des images aériennes diffusées par la Garde civile espagnole.Plusieurs centaines de mètres plus loin se trouve le train Iryo rouge, la plupart de ses voitures encore sur les rails et les deux dernières couchées sur le flanc. – “Transparence absolue” -Arrivé à Adamuz en début d’après-midi, le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez a promis face aux journalistes que les conclusions de l’enquête sur les circonstances de l’accident seraient diffusées avec une “transparence absolue” pour établir “la vérité”.A ce stade, le ministre des Transports Oscar Puente a évoqué un accident “extrêmement étrange”, survenu dans une ligne droite, sur une portion de voie rénovée.”L’erreur humaine est pratiquement écartée”, a balayé le président de la Renfe, Álvaro Fernández Heredia, sur la radio publique RNE. “Cela doit être lié au matériel roulant d’Iryo ou à un problème d’infrastructure”, a-t-il estimé.Sur cette portion de voie ferrée limitée à 250 km/h, la vitesse n’était pas en cause dans l’accident, a-t-il aussi assuré, soulignant qu’un des trains circulait à 205 km/h, et l’autre à 210 km/h.- Deuil national -Le pays tout entier a passé la journée de lundi sous le choc, à commencer par la petite ville d’Adamuz, où un élan de solidarité s’est rapidement mis en place.Manuel Muñoz, un de ses habitants de 60 ans, s’est empressé d’apporter “de l’eau, des couvertures, tout ce que nous avons pu” au centre municipal d’accueil.”On n’arrive pas à y croire…”, souffle pour sa part Sonia, 49 ans.Dans la commune, l’AFP a notamment vu en fin de journée un homme en larmes au téléphone, avant d’être serré dans ses bras par plusieurs personnes. La Garde civile était présente également non loin, près des arènes, pour accueillir les familles des victimes.Un deuil national de trois jours doit débuter à minuit (23H00 GMT), jusqu’à vendredi minuit, a annoncé Pedro Sánchez.La famille royale espagnole doit, pour sa part, se rendre mardi midi à proximité des lieux de l’accident.La reprise des liaisons ferroviaires entre Madrid et les grandes villes d’Andalousie pourrait n’être effective qu'”autour du 2 février”, au vu des dégâts sur les rails, a enfin indiqué le ministre des Transports, Oscar Puente.

Fin de vie: parlementaire et croyant, quand la foi s’immisce dans le débat

“Mon engagement politique vient de là”, “je ne me renie pas”… Au Sénat, le sensible débat sur la fin de vie interpelle profondément les élus croyants: quand certains assument un vote guidé par leur foi, d’autres tentent de prendre du recul par “l’introspection”.La chambre haute examine à partir de mardi deux propositions de loi sur la fin de vie, l’une d’entre elles créant un droit à l’aide à mourir par une procédure très encadrée de suicide assisté voire d’euthanasie.Une réforme vivement critiquée par les responsables français des principaux cultes – catholique, protestant,  orthodoxe, juif, musulman et bouddhiste -, qui alertent de longue date sur les “graves dérives” d’une telle loi… Avec un écho non négligeable au Parlement.”Il est assez mal vu d’avancer ses convictions religieuses aujourd’hui en politique”, assure le sénateur Les Républicains du Rhône Etienne Blanc. Mais “cela influe évidemment sur mon vote”.Pour cet élu catholique, l’aide à mourir acte un “changement de civilisation” et fait disparaître le “geste d’amour” que la religion prône dans l’accompagnement des malades en fin de vie.Le centriste Loïc Hervé considère de son côté que tout croyant a “un rapport particulier à la mort”, ce qui lui permet, en tant que parlementaire, d’avoir “une approche différente” face à une telle loi. “Je suis un humaniste d’inspiration chrétienne. Je reste sénateur dans une République laïque dès lors que je suis dans l’hémicycle mais je ne me renie pas”, poursuit l’élu de Haute-Savoie, qui émet de “très grandes réserves” vis-à-vis de cette proposition de loi.- “Jamais simple” -A gauche, où la très grande majorité des parlementaires soutient le texte, de telles voix se font plus rares – ou discrètes – mais elles existent.Pour le sénateur socialiste de Moselle Michaël Weber, ce sujet sensible “suppose une introspection”. “Les +cathos de gauche+, c’est aussi ce qui m’a amené à la politique. Mon engagement vient notamment de là”, dit cet élu qui ne participera pas au vote.”Quand on est élu, on ne peut pas se contenter de revendiquer uniquement ses propres convictions”, concède-t-il. “J’ai essayé de trouver un positionnement qui ne mettrait mal à l’aise ni mes électeurs ni moi-même. Ce n’est jamais simple”, ajoute-t-il, s’attachant à ne pas être “instrumentalisé”.Tous les sénateurs précédemment cités assurent néanmoins s’être appuyés sur d’autres arguments – notamment juridiques – pour arrêter leur position.A l’Assemblée nationale aussi, plusieurs députés avaient concédé que leurs convictions religieuses avaient pu influer sur leur vote lors des débats du printemps dernier.Les représentants des cultes n’avaient d’ailleurs pas hésité, à l’époque, à interpeller les députés par écrit pour les appeler à s’opposer au texte. La démarche se répète ces derniers jours au Sénat, même si la chambre haute, jugée plus conservatrice, devrait nettement remanier le texte pour atténuer la portée du dispositif d’aide à mourir.- “J’écoute mon évêque” -Un lobbying qui connaît plus ou moins de succès. “J’écoute la position de mon évêque, j’écoute celle du Pape”, reconnaît Etienne Blanc, membre du “groupe des parlementaires chrétiens”, instance informelle qui se réunit régulièrement pour débattre de sujets relatifs à la foi et sollicite l’avis des représentants de l’Eglise.Quelques amendements déposés au Sénat vont même jusqu’à inclure le motif religieux dans leurs justifications. C’est notamment le cas d’une proposition visant à permettre aux “établissements confessionnels” de transférer les patients concernés par l’aide à mourir vers un autre lieu, arguant d’une “atteinte grave et disproportionnée à la liberté de conscience et de religion” de ces établissements privés.”Les Eglises n’ont pas de lien avec les parlementaires qui assument plus ou moins leur foi religieuse”, balaye pour sa part Loïc Hervé: “On n’adhère par à l’Eglise catholique comme on adhère à un parti politique”.Dans le camp des opposants au texte, ils sont d’ailleurs nombreux, même croyants, à refuser d’avancer l’argument religieux pour expliquer leur vote, dans un hémicycle parfois taxé de réactionnaire.”Il faut élever ce débat”, s’agace la sénatrice LR Christine Bonfanti-Dossat, rapporteure sur le texte. “Je respecte les choix de chacun mais je ne mettrai pas ma foi en avant. On en a assez de passer pour de vieux réac’.”

En Bulgarie, démission du président avant les législatives du printemps

Le président bulgare Roumen Radev a démissionné lundi, à quelques mois d’élections législatives anticipées prévues au printemps, dernier rebondissement d’une crise politique qui déstabilise le pays depuis cinq ans.”Demain, je démissionnerai de mes fonctions de président de la République de Bulgarie”, a déclaré M. Radev, 62 ans, dans une allocution télévisée.”La bataille pour l’avenir de la patrie nous attend. Et je crois que je la mènerai avec vous tous — les dignes, les inspirés et les irréductibles. Nous sommes prêts, nous en sommes capables et nous réussirons”, a ajouté ce président sans étiquette, soutenu par les socialistes. Certains analystes lui prêtent l’intention, avec cette démission inédite d’un président en Bulgarie, de participer aux législatives anticipées du printemps, attendues fin mars ou en avril.Avec comme but pour M. Radev d’arriver, avec une nouvelle formation politique, en tête aux législatives afin d’être nommé à la tête du gouvernement.Selon le politologue Parvan Simeonov, directeur de l’institut de sondage Myara, Roumen Radev pourrait ainsi espérer bénéficier de “l’élan lié aux manifestations”, qu’il soutient. Depuis le soulèvement d’une partie des Bulgares contre la corruption, ce pays des Balkans — membre de l’Otan et, depuis le 1er janvier, de la zone euro — est plongé dans l’instabilité politique. Le président  a accusé lundi dans son adresse télévisée un “modèle de gouvernance pernicieux”, qui “présente les apparences d’une démocratie, mais en réalité fonctionne selon les mécanismes de l’oligarchie”.A la mi-décembre 2025, le gouvernement de coalition mené par les conservateurs du GERB avait démissionné après des manifestations anticorruption soutenues par Roumen Radev.Ces législatives seront les huitièmes organisées en cinq ans dans ce pays des Balkans, le plus pauvre de l’Union européenne, confronté à une corruption jugée endémique.- Ancien aviateur -Avant d’être élu président pour la première fois en 2016, le général Radev avait commandé l’armée de l’air bulgare. Sa candidature avait été soutenue par les socialistes, aux positions pro-russes.Lors des premières manifestations anticorruption en 2020, il avait aussi soutenu les protestataires, ce qui lui avait valu des sympathies chez une partie des électeurs des formations libérales pro-européennes.Ce soutien l’a aidé à décrocher un second mandat en 2021, avec près de 67% des voix au second tour, face au candidat soutenu par GERB.Mais son opposition à l’aide militaire à l’Ukraine a conduit nombre de ses détracteurs à le présenter comme prorusse.Dans un entretien accordé à CNN en juin dernier, il s’était dit “déçu” du faible soutien observé au sein de l’Union européenne pour “les efforts de paix” du président américain Donald Trump. Lors de sa dernière allocution du Nouvel an, quelques minutes avant l’entrée officielle de la Bulgarie dans la zone euro, il avait parlé d’un calendrier “contesté” pour adopter la monnaie unique.Un gouvernement technique doit être nommé et l’intérim jusqu’à la fin de son second mandat en janvier 2027 sera assuré par la vice-présidente Iliyana Iotova.

La politique internationale du gouvernement passée au grill au Parlement

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot et son homologue des Armées Catherine Vautrin ont défendu lundi la politique étrangère du gouvernement face aux critiques acerbes des députés.Lors d’un débat sans vote au Parlement sur le rôle de la France dans les crises internationales, les accusations ont été multiples: “passivité” vis-à-vis des Etats-Unis qui ont capturé le dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro et qui menacent de s’emparer du Groenland, faiblesse vis-à-vis de la République islamique d’Iran qui réprime son peuple, ou à l’égard de l’Algérie qui détient un journaliste français, ou encore dénonciation d’un “double standard” entre l’Ukraine et Gaza.”Notre pays a eu raison de dénoncer l’agression russe contre l’Ukraine (…) Mais pourquoi cette incapacité à appliquer ce même standard lorsque l’auteur de la violation n’est plus Moscou mais Washington à Caracas ou Israël à Gaza? C’est ce double standard qui ruine notre crédibilité”, a ainsi lancé Stéphane Peu (PCF).”La France (…) a refusé tout deux poids deux mesures dans ses positions internationales”, a rétorqué Jean-Noël Barrot.Et de tacler certains députés de LFI pour leurs “indignations sélectives”, “à géométrie variable”, pointant du doigt leur supposé silence sur le peuple vénézuélien qui a subi le joug de Nicolas Maduro et du peuple iranien victime d’une répression sanglante de la part des Mollahs.S’agissant de la faiblesse présumée de la France vis-à-vis de Washington, le ministre a souligné qu’il n’y avait pas d’incompatibilité entre “condamner Nicolas Maduro pour ses crimes et dénoncer les violations internationales”. Et rappelé l’importance de doter la France d’un budget pour qu’elle puisse “peser”.Il n’a en revanche pas répondu à la possibilité de classer comme groupe terroriste le Corps des gardiens de la révolution, bras idéologique du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.De son côté, la ministre des Armées a reconnu qu’il y avait urgence à assurer la souveraineté européenne en matière d’espace et de télécommunications, ce qui permettrait de venir en aide aux Iraniens victimes de coupure d’internet.Le débat au Parlement, sans vote et non contraignant pour le gouvernement, doit se poursuivre dans la soirée au Sénat.Il avait été annoncé par le Premier ministre Sébastien Lecornu à la suite de plusieurs demandes en ce sens de la part des groupes de gauche, après l’opération militaire américaine au Venezuela ayant conduit à la capture du président Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores, le 3 janvier dernier.Le chef du gouvernement français avait souhaité que ce débat soit “un moment” de se poser des questions sur l’autonomie stratégique de la France et comprendre pourquoi la réaction européenne “n’a pas été aussi rapide et aussi forte, peut-être, qu’attendu”.Depuis, l’actualité a largement dépassé le cadre de l’opération américaine au Venezuela notamment en raison des velléités du président américain vis-à-vis du Groenland.Donald Trump a menacé samedi plusieurs pays européens dont la France de surtaxes douanières, ces états ayant répliqué en promettant de rester “unis” et en examinant les différentes ripostes possibles. En France, la classe politique a été unanime pour condamner les annonces américaines.Christophe Weissberg, du groupe Ensemble pour la République, a souligné que “l’époque où Washington se posait en garant de nos processus démocratiques est bel et bien terminée”.  Mais il a appelé à faire “de ce moment de rupture une opportunité historique pour l’Europe”. 

La politique internationale du gouvernement passée au grill au Parlement

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot et son homologue des Armées Catherine Vautrin ont défendu lundi la politique étrangère du gouvernement face aux critiques acerbes des députés.Lors d’un débat sans vote au Parlement sur le rôle de la France dans les crises internationales, les accusations ont été multiples: “passivité” vis-à-vis des Etats-Unis qui ont capturé le dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro et qui menacent de s’emparer du Groenland, faiblesse vis-à-vis de la République islamique d’Iran qui réprime son peuple, ou à l’égard de l’Algérie qui détient un journaliste français, ou encore dénonciation d’un “double standard” entre l’Ukraine et Gaza.”Notre pays a eu raison de dénoncer l’agression russe contre l’Ukraine (…) Mais pourquoi cette incapacité à appliquer ce même standard lorsque l’auteur de la violation n’est plus Moscou mais Washington à Caracas ou Israël à Gaza? C’est ce double standard qui ruine notre crédibilité”, a ainsi lancé Stéphane Peu (PCF).”La France (…) a refusé tout deux poids deux mesures dans ses positions internationales”, a rétorqué Jean-Noël Barrot.Et de tacler certains députés de LFI pour leurs “indignations sélectives”, “à géométrie variable”, pointant du doigt leur supposé silence sur le peuple vénézuélien qui a subi le joug de Nicolas Maduro et du peuple iranien victime d’une répression sanglante de la part des Mollahs.S’agissant de la faiblesse présumée de la France vis-à-vis de Washington, le ministre a souligné qu’il n’y avait pas d’incompatibilité entre “condamner Nicolas Maduro pour ses crimes et dénoncer les violations internationales”. Et rappelé l’importance de doter la France d’un budget pour qu’elle puisse “peser”.Il n’a en revanche pas répondu à la possibilité de classer comme groupe terroriste le Corps des gardiens de la révolution, bras idéologique du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.De son côté, la ministre des Armées a reconnu qu’il y avait urgence à assurer la souveraineté européenne en matière d’espace et de télécommunications, ce qui permettrait de venir en aide aux Iraniens victimes de coupure d’internet.Le débat au Parlement, sans vote et non contraignant pour le gouvernement, doit se poursuivre dans la soirée au Sénat.Il avait été annoncé par le Premier ministre Sébastien Lecornu à la suite de plusieurs demandes en ce sens de la part des groupes de gauche, après l’opération militaire américaine au Venezuela ayant conduit à la capture du président Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores, le 3 janvier dernier.Le chef du gouvernement français avait souhaité que ce débat soit “un moment” de se poser des questions sur l’autonomie stratégique de la France et comprendre pourquoi la réaction européenne “n’a pas été aussi rapide et aussi forte, peut-être, qu’attendu”.Depuis, l’actualité a largement dépassé le cadre de l’opération américaine au Venezuela notamment en raison des velléités du président américain vis-à-vis du Groenland.Donald Trump a menacé samedi plusieurs pays européens dont la France de surtaxes douanières, ces états ayant répliqué en promettant de rester “unis” et en examinant les différentes ripostes possibles. En France, la classe politique a été unanime pour condamner les annonces américaines.Christophe Weissberg, du groupe Ensemble pour la République, a souligné que “l’époque où Washington se posait en garant de nos processus démocratiques est bel et bien terminée”.  Mais il a appelé à faire “de ce moment de rupture une opportunité historique pour l’Europe”.