L’astronaute Sophie Adenot veut “repousser” ses “limites” pendant sa mission sur l’ISS

A 40 jours de son envol pour l’espace, Sophie Adenot, la deuxième astronaute féminine française de l’histoire après Claudie Haigneré, s’est dit impatiente lundi de “repousser” ses “limites” pendant ses huit mois de mission sur la Station spatiale internationale (ISS).Si tout se passe comme prévu, le 15 février elle décollera à bord d’un véhicule Crew Dragon de SpaceX avec deux collègues américains et un russe vers l’ISS, trente ans après le premier vol dans l’espace de Claudie Haigneré en 1996.A l’issue d’une préparation qui aura duré deux ans et neuf mois, Sophie Adenot a donné sa dernière conférence de presse européenne avant son grand voyage au Centre européen de formation des astronautes (ESA) à Cologne, dans l’ouest de l’Allemagne.Sur le point de réaliser un rêve qu’elle a depuis ses dix ans, elle s’est dit à la fois “sereine”, “concentrée” et “curieuse, car il y aura beaucoup d’incertitudes, comme pour toute mission”.”Devenir astronaute, c’est repousser les limites”, a-t-elle souligné. “Les missions spatiales ont vraiment repoussé les frontières de ce que l’on sait faire sur Terre”.Expériences scientifiques, activités de maintenance en plomberie et en électricité, opérations de robotique pour amarrer un vaisseau cargo, et peut-être même une sortie à l’extérieur du véhicule spatial, devraient rythmer son quotidien pendant huit mois.Parmi les expériences qu’elle va réaliser sur l’ISS, Sophie Adenot a cité l’une d’entre elles dans le domaine médical.”Il s’agit d’apprendre à gérer un système d’échographie avec de la réalité augmentée. Plus tard, quand cette technologie va être validée et testée sur Terre, elle va permettre à des opérateurs (…) de directement faire l’échographie et de trouver l’organe grâce à l’intelligence artificielle”. Un tel progrès, “aura un impact direct dans les futurs déserts médicaux”, veut-elle croire.- Un regard suffit -Elle a souligné “adorer” les trois autres membres de son équipage, les Américains Jessica Meir (la commandante) et Jack Hathaway ainsi que le Russe Andreï Fediaïe. “On ne s’est pas seulement entrainé ensemble, on a appris à se faire confiance”, a-t-elle dit.Selon elle, ils maîtrisent désormais un langage non verbal “qui permet de répondre aux besoins de l’autre par un regard”.Les missions spatiales sont “le symbole de la coopération pacifique”, a-t-elle aussi souligné. Le cap récemment passé des 25 ans de présence continue dans l’espace des nations partenaires de l’ISS – Etats-Unis, Russie, onze pays européens, Japon, Canada – montre selon elle que cette coopération “perdure avec une grande résilience à toutes les crises internationales”.Si elle l’a fragilisée, l’invasion de l’Ukraine n’a en effet pas interrompue la participation des astronautes russes sur l’ISS.Comme le veut la tradition pour chaque astronaute avant une mission, l’astronaute a planté un arbre à Cologne. Symbole d’une exploration européenne au service de “la science” et des “futures générations”, cet arbre, toujours un copalme ou liquidambar, rappelle aux astronautes “d’où nous venons et ce que nous avons la responsabilité de protéger”, a-t-elle dit.- Exemple féminin -A 43 ans, Sophie Adenot suit les traces de son compatriote Thomas Pesquet sur la station spatiale placée en orbite basse autour de la Terre, où le Français, formé en 2009 comme elle partiellement à Cologne, a déjà effectué deux séjours.Cette ingénieure et pilote d’essai d’hélicoptères a encouragé toutes les petites filles à poursuivre leur rêve si elles veulent devenir astronautes.”Les femmes représentent 50% de la population, il n’y a pas de raison que l’on ne soit pas astronaute (…) Tout au long de ma formation, je n’ai jamais senti de différence (entre les hommes et les femmes)”, a-t-elle dit, rejetant les “limites” en la matière.”Les choses ont beaucoup changé en trente ans”, a-t-elle ajouté en référence à la pionnière Claudie Haigneré, avec qui elle a été en contact tout au long de sa formation.

Ukraine : une clinique touchée par des frappes russes à Kiev

Une clinique à Kiev a été touchée lundi par des frappes russes, qui ont au total causé la mort de deux personnes, à la veille d’une réunion des alliés de l’Ukraine destinée à poursuivre les efforts diplomatiques pour régler le conflit.Des alertes antiaériennes ont retenti au cours de la nuit sur tout le territoire ukrainien, visé par 165 drones selon le président Volodymyr Zelensky, qui a signalé de nouvelles coupures d’électricité.Dans la capitale ukrainienne, un incendie a été provoqué dans une clinique privée par ces attaques, y faisant un mort et trois blessés, selon les services de secours qui ont diffusé des images de l’évacuation en pleine nuit de patients sur des brancards.Margaryta Maliovana, la directrice de l’établissement, a témoigné auprès de l’AFP d’une “nuit terrible”. Selon elle, 26 patients se trouvaient sur place au moment de l’impact et un homme de 30 ans a péri.”Il y a des blessés légers mais ils ont été soignés à la clinique – quelques égratignures ici et là, quelques personnes étaient stressées”, a-t-elle ajouté.”Nous dormions, comme d’habitude. Et soudain, il y a eu une explosion. Nous nous sommes réveillés, sans comprendre. (…) Puis nous avons vu de la fumée”, a raconté Vitaly Chliaïev, un retraité 81 ans qui habite à proximité.Dans la périphérie de Kiev, plusieurs habitations et infrastructures essentielles ont souffert des bombardements, qui ont fait un mort, un homme, dans la localité de Fastiv, a expliqué le gouverneur Mykola Kalachnyk sur Telegram.Les frappes ont entraîné des coupures de courant, rendant nécessaire le déclenchement de systèmes de secours pour maintenir l’approvisionnement en eau et chauffage, a précisé ce responsable, alors que les températures nocturnes sont tombées à -8°C.- Guerre ou diplomatie -Ces attaques sont survenues à la veille d’une réunion à Paris de pays soutenant Kiev pour tenter d’avancer en vue d’un règlement du conflit qui entrera bientôt dans sa cinquième année.Les Etats-Unis seront représentés mardi dans la capitale française par l’émissaire Steve Witkoff et par le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, a déclaré lundi à l’AFP un responsable de la Maison Blanche.Pour préparer la rencontre, des conseillers à la sécurité de 15 pays, dont la France, l’Allemagne et le Canada, ainsi que des représentants de l’UE et de l’Otan, se sont retrouvés à Kiev samedi.Steve Witkoff a participé à distance aux discussions, consacrées aux détails de la dernière mouture du plan pour arrêter les hostilités présenté par les Etats-Unis et négocié avec l’Ukraine.Une autre rencontre, préparatoire, de chefs d’état-major, était prévue pour lundi.Cette série de discussions a pour but d'”apporter une contribution supplémentaire à la défense (ukrainienne) et à accélérer la fin de la guerre”, a lancé dimanche soir le président Volodymyr Zelensky.- “Défense active” -“L’Ukraine sera prête pour les deux voies possibles : la diplomatie, que nous recherchons, ou la poursuite d’une défense active si la pression exercée par nos partenaires sur la Russie s’avère insuffisante”, a-t-il ajouté.Son homologue russe Vladimir Poutine a lui aussi répété ces dernières semaines que Moscou atteindrait ses objectifs en Ukraine, soit par la voie des négociations, soit par celle des armes.Le Kremlin a fait connaître son intention de “durcir” sa position dans les pourparlers après avoir accusé l’Ukraine d’avoir voulu viser avec des drones une résidence de Vladimir Poutine, ce que Kiev dément.Donald Trump, qui s’était dans un premier temps dit choqué par l’annonce de cette attaque présumée, a finalement déclaré dimanche ne pas croire “que cette frappe ait eu lieu”.Face aux doutes exprimés par les Européens sur la véracité de cette opération, la Russie avait diffusé une vidéo montrant les débris d’un drone, une carte montrant la trajectoire des engins et le témoignage d’un homme présenté comme un habitant d’un village situé près de cette résidence.Sur le terrain, les forces russes ont poursuivi leur avancée lundi, revendiquant la prise de la localité de Grabovské dans la région de Soumy, dans le nord-est de l’Ukraine, où M. Poutine avait ordonné à ses troupes de conquérir une “zone tampon” à la frontière.L’armée russe a réalisé sa plus forte progression sur le front en 2025 depuis la première année -en 2022- de l’invasion de l’Ukraine, s’emparant de plus de 5.600 km2 de territoires ukrainiens, selon l’analyse par l’AFP de l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW), qui travaille avec le Critical Threats Project (CTP), deux centres de réflexion américains spécialisés dans l’étude des conflits.

Maduro est arrivé au tribunal de New York pour sa première comparution après sa capture

Le président vénézuélien déchu Nicolas Maduro et son épouse sont arrivés lundi pour comparaître devant un tribunal de New York, deux jours après avoir été enlevés à Caracas lors d’une opération militaire ouvrant la voie au projet de Washington de contrôler le pays riche en pétrole.Détenu depuis samedi soir à Brooklyn, dans l’un des centres de détention les plus gros des Etats-Unis, connu pour son insalubrité et sa gestion défaillante, Nicolas Maduro, 63 ans doit répondre de quatre chefs d’accusation, principalement pour des faits de trafic de drogue. Son épouse Cilia Flores, 69 ans, répondra de trois chefs.Des images diffusées par les médias américains ont montré le couple menotté et escorté par des agents des forces de l’ordre lourdement armés. Leur comparution est prévue à partir de midi (17H00 GMT).Devant le tribunal de Manhattan du Southern District, où ils ont été conduits, des dizaines de journalistes ont patienté depuis l’aube pour assurer leur place dans l’enceinte judiciaire.Quelques dizaines de partisans et opposants du président se sont massés aux abords, se faisant face.  – “merci Trump!” -“Aujourd’hui, c’est mon anniversaire, et c’est le plus beau cadeau que j’aie jamais reçu de toute ma vie”, dit Angel Montero, Vénézuélien de 36 ans, qui “tient à remercier Donald Trump”.”Je suis là pour m’opposer aux guerres américaines (…) Ca ne rendra pas l’Amérique plus sûre, ça rendra les gens de Wall Street plus riches”, croit au contraire Sydney Loving, 31 ans, venue de Minneapolis pour protester contre la capture de l’homme qui a dirigé le Venezuela d’une main de fer pendant une décennie.Le couple est visé par un nouvel acte d’accusation publié samedi, aux côtés de quatre autres personnes  – qui n’ont pas été arrêtées – dont le ministre vénézuélien de l’Intérieur, Diosdado Cabello, considéré comme l’un des hommes les plus puissants du pays, et le fils de Nicolas Maduro. Le leader vénézuélien était “à la tête d’un gouvernement corrompu et illégitime qui, depuis des décennies, a utilisé le pouvoir de l’Etat pour protéger et promouvoir des activités illégales, notamment le trafic de drogue. Ce trafic a enrichi et solidifié l’emprise de l’élite politique et militaire vénézuélienne”, écrit l’acte d’accusation.Il est notamment accusé de s’être allié avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), que Washington considère comme “terroriste”, ainsi qu’à des cartels criminels pour “acheminer des tonnes de cocaïne vers les Etats-Unis”.Sommée de se conformer aux volontés de Washington, Delcy Rodriguez, nommée dirigeante vénézuélienne par intérim à l’issue de la spectaculaire opération menée samedi par les forces spéciales américaines, a affiché sa volonté de coopérer avec les Etats-Unis dans le cadre de relations “équilibrées et respectueuses (…) fondées sur l’égalité souveraine et la non-ingérence”.Celle qui était la vice-présidente de Nicolas Maduro montre ainsi un premier signe d’ouverture envers Donald Trump qui ne cache pas ses intentions de diriger la transition ni ses ambitions pour les immenses ressources pétrolières vénézuéliennes.- “Cuba prêt à tomber -Donald Trump aussi a mis en garde la présidente par intérim: “si elle ne fait pas ce qu’il faut”, elle subira un sort pire que celui réservé au président déchu.De nombreux pays contestent la légalité de l’intervention américaine, présentée par les Etats-Unis comme une “opération de police”. Lors d’une réunion d’urgence lundi matin du Conseil de sécurité de l’ONU, à la demande du Venezuela et relayée par la Colombie, le secrétaire général Antonio Guterres a appelé au respect de l'”indépendance politique” des Etats, dans un texte lu par une adjointe.Certains alliés des États-Unis, dont l’Union européenne, ont exprimé leur inquiétude. A Paris, Emmanuel Macron a affirmé que la “méthode utilisée” par les Etats-Unis pour capturer Nicolas Maduro, n’était “ni soutenue ni approuvée” par la France. Lors de l’opération, minutieusement préparée, 32 membres des services de sécurité cubains ont été tués, a précisé le gouvernement de ce pays allié de Caracas.”Cuba est prêt à tomber”, a déclaré M. Trump à bord d’Air Force One, estimant qu’il serait difficile pour ce pays de “tenir le coup” sans les revenus issus du pétrole vénézuélien. Le président américain a affirmé dimanche soir qu’une opération en Colombie similaire à celle menée au Venezuela lui paraissait “une bonne idée”.Si les Etats-Unis assurent ne plus vouloir s’impliquer dans les affaires politiques d’autres pays comme en Irak ou en Afghanistan dans les années 2000, Donald Trump a clairement exprimé son intérêt pour les vastes ressources pétrolières du Venezuela, premières réserves de brut prouvées au monde.Il a affirmé qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à exploiter l’or noir du Venezuela, qui vend son pétrole de mauvaise qualité sur le marché noir à destination notamment de la Chine.Bien qu’aucune force américaine connue ne soit restée à l’intérieur du Venezuela, une présence navale massive, incluant un porte-avions, demeure au large des côtes.

Ligue 1: “Mon coeur et ma tête sont à Lyon”, dit Endrick

“Mon coeur et ma tête sont à Lyon où mon objectif est de jouer et gagner pour revenir en sélection”, a assuré lundi l’attaquant brésilien Endrick, prêté sans option d’achat par le Real Madrid à Lyon jusqu’à la fin de la saison.”Quand Lyon m’a contacté pour me faire savoir qu’il était intéressé par un prêt, c’était vraiment important pour mon épouse Gabriely, ma famille et mon agent, car j’avais besoin de jouer”, a commenté en conférence de presse le jeune joueur de 19 ans qui fera ses débuts dimanche à Lille en Coupe de France. “Lyon ? Je me suis dit +Waouh+, c’est Dieu qui met ce club sur mon chemin, dans mon coeur”, a ajouté Endrick qui n’a disputé que 99 minutes avec le Real sur la première moitié de saison, toutes compétitions confondues.”Mon objectif est d’aider Lyon, jouer et gagner. Et quand on est Brésilien, tout le monde rêve d’aller en sélection. Ces derniers temps je n’ai pas été appelé, mais je vais tout faire pour y revenir”, a assuré Endrick (14 sélections, 3 buts), formé à Palmeiras .Même s’il ne l’a pas mentionné, son objectif reste de disputer la Coupe du monde l’été prochain en Amérique du Nord.”Il a un talent et un potentiel immenses. Il va vite et il est capable de prendre la profondeur, de finir les actions avec son sens du but. C’est ce dont nous avions besoin”, a commenté le directeur technique de l’OL, Matthieu Louis-Jean. Son arrivée à Lyon a provoqué un enthousiasme autour du club plus vu depuis les recrutements de Sonny Anderson en 1999 et Yoann Gourcuff en 2010.  “Je suis heureux de voir cet engouement, ces supporters qui m’attendent avec ces maillots à signer. C’est important aussi pour moi car au Brésil il y aura encore plus de visibilité sur Lyon et la Ligue 1”, a estimé Endrick. Pour le directeur général de l’OL, l’Allemand Michael Gerlinger, “la priorité reste évidemment sportive”. “Nous sommes convaincus qu’Endrick est l’élément qui nous a manqué et il va donner de la force à l’équipe pour la seconde partie de saison. Mais on a vu que son image est tellement élevée qu’il va nous aider à développer l’image du club”, s’est encore félicité Gerlinger. “Nous avons pu le constater avec la vidéo de son arrivée qui a battu le record de l’OL en la matière avec 20 millions de vues” sur les réseaux sociaux, a souligné le dirigeant. 

La neige perturbe le trafic dans l’ouest de la France, 26 départements en vigilance orange

La neige tombée en abondance lundi sur l’ouest de la France a provoqué d’importantes perturbations routières, particulièrement en Normandie, placée en vigilance orange pour neige-verglas comme la Bretagne et l’Ile-de-France.Elle a également des conséquences sur le transport aérien, les compagnies devant réduire de 15% le nombre de leurs vols dans les aéroports parisiens de Paris-Charles-de-Gaulle et Orly, a annoncé le ministre des Transports Philippe Tabarot.Des mesures nécessaires pour permettre les opérations de déneigement et de préparation des appareils.S’agissant du transport ferroviaire, la vitesse des TGV est réduite à 200 km/h (au lieu de 300 km/h) depuis ce matin, mesure obligatoire, a indiqué la SNCF à l’AFP.Au total, Météo-France a placé 26 départements, du Poitou-Charentes au bassin parisien, en vigilance orange jusqu’à mardi matin en raison des intempéries.Lundi matin, des chutes de neige notables ont frappé la Manche et la Seine-Maritime, provoquant de fortes perturbations sur certains axes routiers, comme l’autoroute A84 dans la Manche ou les autoroutes A28 et A29 en Seine-Maritime, entre Rouen et Abbeville.En début d’après-midi, “l’autoroute A28 enregistrait de grosses difficultés de circulation, dans le sens Abbeville-Rouen, du fait de poids lourds bloqués en travers des voies et empêchant le flux des véhicules légers, à l’arrêt derrière eux”, selon un communiqué de presse de la préfecture.Des dépanneurs poids lourds étaient mobilisés “pour retirer des voies les véhicules qui obstruent la circulation”, a ajouté la préfecture, qui demande aux usagers de la route de “limiter ou reporter, autant que possible, leurs déplacements”.La neige a notamment perturbé la circulation sur la rocade de Coutances (Manche), où les automobilistes ont été contraints de stationner sur le bas-côté le temps de dégager les voies.En Bretagne ou en Normandie les transports scolaires ont également été suspendus par mesure de précaution et la région Normandie a reconduit cette mesure mardi pour “l’ensemble des lignes de transports scolaires et commerciales dans tous les départements normands”. – Paris et sa région touchés -A 16h lundi, les précipitations neigeuses sont bien en place dans l’intérieur de la Bretagne en Normandie et jusqu’en région parisienne. Les valeurs relevées vont de 2 à 7cm en Normandie, localement 5 à 10 cm voire 15 cm sur les hauteurs et déjà quelques cms en région parisienne, selon Météo-France.La préfecture des Yvelines, où plusieurs centimètres de neige sont attendus lundi après-midi, a invité sur X les parents à récupérer leurs enfants “à partir de 15H00” et incite les employeurs, “lorsque cela est possible, à permettre aux salariés de quitter leur lieu de travail à partir de 15H00″. Les transports scolaires sont suspendus dans le département pour la journée de mardi.Quelque 1.250 places d’hébergement supplémentaires ont été ouvertes à Paris depuis l’activation du plan grand froid le 28 décembre et ont permis de mettre plus de 1.000 personnes à l’abri, a indiqué lundi le préfet d’Ile-de-France, Marc Guillaume. Depuis le 28 décembre, 17 lieux d’hébergements ont été ouverts.”Il faut qu’on poursuive cet effort parce qu’il va faire froid pendant trois jours”, a insiste M. Guillaume.Vinci autoroutes a annoncé qu’en Ile-de-France la vitesse était limitée à 80 km/h sur les nationales et les autoroutes.Plus au nord, la préfecture des Hauts-de-France a pris lundi un arrêté réduisant, dans les cinq départements de la région, de 20 km/h la vitesse maximale autorisée pour l’ensemble des véhicules sur les portions d’autoroutes et routes nationales habituellement limitées à 130 et 110 km/h.Les chutes de neige pourraient atteindre localement entre cinq et sept centimètres sur les routes et les trottoirs de la région parisienne, avant de s’étendre aux Pays de la Loire et au Poitou-Charentes. La Vendée et la Charente-Maritime sont les plus exposées aux intempéries dans la soirée, prévient Météo-France.”Dans la nuit de lundi à mardi, après les chutes de neige, les gelées seront encore marquées, ce qui rendra les conditions de circulation très délicates jusqu’à mardi matin”, souligne l’institut.Cette vigilance orange pour neige et verglas est valable jusqu’à mardi matin et une nouvelle extension pourrait être annoncée dans la journée.Sur le reste de la France, le temps est “glacial avec de fortes gelées et des brouillards givrants parfois tenaces”, du Poitou au Centre et au Nord-Est, selon Météo-France.

La neige perturbe le trafic dans l’ouest de la France, 26 départements en vigilance orange

La neige tombée en abondance lundi sur l’ouest de la France a provoqué d’importantes perturbations routières, particulièrement en Normandie, placée en vigilance orange pour neige-verglas comme la Bretagne et l’Ile-de-France.Elle a également des conséquences sur le transport aérien, les compagnies devant réduire de 15% le nombre de leurs vols dans les aéroports parisiens de Paris-Charles-de-Gaulle et Orly, a annoncé le ministre des Transports Philippe Tabarot.Des mesures nécessaires pour permettre les opérations de déneigement et de préparation des appareils.S’agissant du transport ferroviaire, la vitesse des TGV est réduite à 200 km/h (au lieu de 300 km/h) depuis ce matin, mesure obligatoire, a indiqué la SNCF à l’AFP.Au total, Météo-France a placé 26 départements, du Poitou-Charentes au bassin parisien, en vigilance orange jusqu’à mardi matin en raison des intempéries.Lundi matin, des chutes de neige notables ont frappé la Manche et la Seine-Maritime, provoquant de fortes perturbations sur certains axes routiers, comme l’autoroute A84 dans la Manche ou les autoroutes A28 et A29 en Seine-Maritime, entre Rouen et Abbeville.En début d’après-midi, “l’autoroute A28 enregistrait de grosses difficultés de circulation, dans le sens Abbeville-Rouen, du fait de poids lourds bloqués en travers des voies et empêchant le flux des véhicules légers, à l’arrêt derrière eux”, selon un communiqué de presse de la préfecture.Des dépanneurs poids lourds étaient mobilisés “pour retirer des voies les véhicules qui obstruent la circulation”, a ajouté la préfecture, qui demande aux usagers de la route de “limiter ou reporter, autant que possible, leurs déplacements”.La neige a notamment perturbé la circulation sur la rocade de Coutances (Manche), où les automobilistes ont été contraints de stationner sur le bas-côté le temps de dégager les voies.En Bretagne ou en Normandie les transports scolaires ont également été suspendus par mesure de précaution et la région Normandie a reconduit cette mesure mardi pour “l’ensemble des lignes de transports scolaires et commerciales dans tous les départements normands”. – Paris et sa région touchés -A 16h lundi, les précipitations neigeuses sont bien en place dans l’intérieur de la Bretagne en Normandie et jusqu’en région parisienne. Les valeurs relevées vont de 2 à 7cm en Normandie, localement 5 à 10 cm voire 15 cm sur les hauteurs et déjà quelques cms en région parisienne, selon Météo-France.La préfecture des Yvelines, où plusieurs centimètres de neige sont attendus lundi après-midi, a invité sur X les parents à récupérer leurs enfants “à partir de 15H00” et incite les employeurs, “lorsque cela est possible, à permettre aux salariés de quitter leur lieu de travail à partir de 15H00″. Les transports scolaires sont suspendus dans le département pour la journée de mardi.Quelque 1.250 places d’hébergement supplémentaires ont été ouvertes à Paris depuis l’activation du plan grand froid le 28 décembre et ont permis de mettre plus de 1.000 personnes à l’abri, a indiqué lundi le préfet d’Ile-de-France, Marc Guillaume. Depuis le 28 décembre, 17 lieux d’hébergements ont été ouverts.”Il faut qu’on poursuive cet effort parce qu’il va faire froid pendant trois jours”, a insiste M. Guillaume.Vinci autoroutes a annoncé qu’en Ile-de-France la vitesse était limitée à 80 km/h sur les nationales et les autoroutes.Plus au nord, la préfecture des Hauts-de-France a pris lundi un arrêté réduisant, dans les cinq départements de la région, de 20 km/h la vitesse maximale autorisée pour l’ensemble des véhicules sur les portions d’autoroutes et routes nationales habituellement limitées à 130 et 110 km/h.Les chutes de neige pourraient atteindre localement entre cinq et sept centimètres sur les routes et les trottoirs de la région parisienne, avant de s’étendre aux Pays de la Loire et au Poitou-Charentes. La Vendée et la Charente-Maritime sont les plus exposées aux intempéries dans la soirée, prévient Météo-France.”Dans la nuit de lundi à mardi, après les chutes de neige, les gelées seront encore marquées, ce qui rendra les conditions de circulation très délicates jusqu’à mardi matin”, souligne l’institut.Cette vigilance orange pour neige et verglas est valable jusqu’à mardi matin et une nouvelle extension pourrait être annoncée dans la journée.Sur le reste de la France, le temps est “glacial avec de fortes gelées et des brouillards givrants parfois tenaces”, du Poitou au Centre et au Nord-Est, selon Météo-France.

Le Premier ministre reçoit les syndicats agricoles, de nouveau mobilisés

Les tracteurs sont lancés et la mobilisation des agriculteurs reprend lundi pour faire pression sur le gouvernement dont le chef Sébastien Lecornu reçoit les syndicats afin d’écarter la menace d’un troisième hiver de colère paysanne.Les rencontres ont débuté lundi avec les Jeunes agriculteurs (JA) à 15H, puis la Coordination rurale (CR) à 18H, avant des entretiens mardi à 17H30 avec la puissante FNSEA, suivie de la Confédération paysanne à 19H00.Les crises sont nombreuses: épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui touche les bovins; faible cours du blé et prix élevé des engrais qui plombent les céréaliers; menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur; négociations ardues à venir concernant la politique agricole commune (PAC) européenne; détresse des viticulteurs…Plusieurs points de blocage ont été dénombrés par la gendarmerie lundi, notamment sur les autoroutes A75 (Le Buisson, Lozère), A64 (Carbonne, Haute-Garonne), A51 (Roissard, Isère) et sur l’A7 au niveau de l’échangeur de Chanas dans le même département.D’autres voies d’accès à Lyon sont également perturbées. Un cortège de 30 tracteurs bloque depuis la mi-journée une voie d’accès à l’autoroute du Soleil (A7) au sud de la métropole.”On ne bouge pas jusqu’à ce que le gouvernement réponde à nos sollicitations” concernant la dermatose ou l’accord avec le Mercosur, explique Laurence Chanove, animatrice régionale de la Coordination rurale.La question sera de savoir si le président du syndicat appellera à sa sortie de Matignon à lancer les tracteurs vers Paris, rumeur qui s’amplifie ces derniers jours.La FNSEA, plus puissant des syndicats qui avait lancé ses tracteurs à l’assaut de la capitale début 2024, a sonné la mobilisation nationale dimanche, ce qui pourrait donner de l’ampleur au mouvement.- Réunion à Bruxelles -Après des premières rencontres à Matignon et à l’Elysée en décembre, le gouvernement a promis vendredi “de nombreuses mesures” pour les agriculteurs “tout au long du mois de janvier”, selon l’entourage de M. Lecornu. La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé lundi matin sur X que le fonds hydraulique agricole passerait à 60 millions d’euros en 2026. En 2025, 20 millions d’euros étaient destinés à 97 projets.Dimanche, le Premier ministre s’est adressé aux agriculteurs dans une “lettre ouverte”, promettant d’entrer dans une phase “plus offensive”, notamment vis-à-vis de l’Union européenne.M. Lecornu appelle notamment l’UE à “amplifier rapidement” ses contrôles aux frontières pour tous les produits agricoles qui “ne respecteraient pas les normes sanitaires et phytosanitaires” de l’Union imposées aux producteurs.Sébastien Lecornu et Annie Genevard ont confirmé dimanche qu’ils suspendraient par arrêté l’importation de fruits et légumes d’Amérique du Sud contenant des résidus de fongicides et herbicides interdits en Europe – les mancozèbe, glufosinate, thiophanate-méthyl et carbendazime. Attendu mardi au Journal officiel, l’arrêté devra toutefois obtenir un feu vert de Bruxelles, où Annie Genevard se rend mercredi pour une réunion spéciale avec ses homologues européens sur le Mercosur et la PAC.- Promesses “insuffisantes” -Pour l’heure, les syndicats jugent tous ces promesses “insuffisantes”, la FNSEA dénonçant notamment une “absence de vision (…) mortifère” et un manque de réponses concrètes aux “problématiques de revenus des agriculteurs”.Ces dernières semaines, le syndicat, soutien de la stratégie gouvernementale contre la dermatose nodulaire, avait laissé la main à ses sections locales pour se mobiliser, menant surtout une manifestation massive à Bruxelles en décembre contre le Mercosur.La Coordination rurale (2e syndicat, adepte des opérations coups de poing et anti-écologiste) et la Confédération paysanne (3e syndicat, classé à gauche) étaient en pointe de la contestation en France depuis décembre.Ils réclament la vaccination généralisée du cheptel bovin (près de 16 millions de bovins) et l’arrêt de l’abattage intégral du foyer dès le premier cas de dermatose nodulaire.La vaccination des bovins dans le Sud-Ouest devrait passer le cap décisif des 75% lundi, première condition pour prétendre ensuite à une levée des restrictions de mouvement d’animaux.Après une relative trêve, les syndicats avaient prévenu qu’ils relanceraient la mobilisation en janvier contre l’accord de libre-échange UE-Mercosur, qui devrait être signé le 12 janvier.Quelques dizaines d’agriculteurs et 35 tracteurs ont installé un barrage filtrant lundi à Calais, pour vérifier les marchandises transportées. Le but: “faire prendre conscience aux citoyens qu’on nous impose des normes de production que d’autres pays ne respectent pas”, explique Antoine Peenaert, responsable local de la FNSEA.